♠️Le mot de fin de soirée♠️
??? "Je vous fais payer 3 fois le même produit " ???
de Kadir Duran
On a laissé s’installer une mise en scène devenue presque banale : des élus empilent les fonctions, et présentent ce cumul comme si tout appartenait naturellement à “leur mandat”. Comme si être député, conseiller communal, administrateur d’une intercommunale, membre d’un conseil d’administration d’un organisme public, tout cela n’était qu’une seule et même mission, un seul “service”.

En réalité, c’est souvent un système de multiprimes.
• Chaque casquette peut venir avec une rémunération, des jetons de présence, des indemnités, des avantages.
• Chaque fonction est ensuite vendue en communication comme une preuve d’“abnégation” : regardez comme je me bats pour vous.
• Et pendant que le citoyen croit payer un travail, il finance parfois surtout un portefeuille de mandats.
Le cynisme, c’est la promesse recyclée : “on va limiter le cumul”, “on va moraliser”, “ce ne sera plus le cas”. Et puis la réalité continue, parfois plus discrète, plus technique, plus “réglementaire”. Le cumul ne disparaît pas : il se restructure.
Le problème n’est pas qu’un élu ait de l’expérience locale et nationale. Le problème, c’est quand cette multiplication devient :
• une stratégie de carrière,
• une stratégie de revenus,
• et une stratégie d’image.
Car à force de présenter le cumul comme de l’engagement, on finit par transformer la démocratie en vitrine, et le mandat en métier à options : une fonction principale, et des “extensions payantes” autour.
Et au final, le citoyen est coincé dans l’arnaque la plus propre qui soit :
il vote pour un représentant… et il finance un collectionneur de mandats.
C’est peut-être ça, la fracture politique moderne : on ne reproche même plus aux élus de ne pas tenir leurs promesses. On leur reproche de tenir leur promesse la plus rentable : se servir d’abord, se raconter ensuite.














































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