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« Shérif, fais-moi peur » à Bruxelles, la chasse aux avoirs criminels

« Shérif, fais-moi peur » à Bruxelles, la chasse aux avoirs criminels

« Shérif, fais-moi peur » à Bruxelles, la chasse aux avoirs criminels

Bruxelles sous pression : le gouvernement Arizona affine sa traque, des cow-boys aux contribuables

Par Kadir Duran | Bruxelles Korner

Bruxelles change de ton. Et surtout de méthode.

Après la confiscation de véhicules non en règle de taxe de circulation, le gouvernement Arizona passe à la vitesse supérieure : désormais, ce sont les avoirs, les avantages en toute nature (ATN) et les impôts éludés qui sont dans le viseur. La chasse ne se limite plus aux marges. Elle entre au cœur du système.

Vendredi 6 février, une vaste opération policière a marqué un tournant. Visible. Massive. Assumée.

Une démonstration de force inédite

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Plus de 300 policiers mobilisés, issus des six zones de police bruxelloises, appuyés par la police fédérale, les douanes et l’Office des étrangers. Objectif affiché : s’attaquer aux avoirs criminels, au blanchiment et aux montages frauduleux.

Résultat :

Une opération coordonnée sous l’autorité du Parquet de Bruxelles, largement relayée par la presse, notamment DH Bruxelles.

Du bandit visible au fraudeur discret

Ce qui change fondamentalement, ce n’est pas seulement l’ampleur de l’opération. C’est sa philosophie.

Après les “cow-boys”  véhicules non immatriculés, plaques étrangères, taxes impayées  l’État cible désormais les bandits en col blanc du quotidien :

Le message est clair : le luxe ostentatoire sans cohérence fiscale devient un signal d’alerte.

L’ATN dans le viseur : la prochaine ligne de front

Ce n’est pas un hasard si, dans les milieux fiscaux et comptables, un mot revient avec insistance : ATN.

L’avantage en toute nature lié au véhicule de société est depuis longtemps une zone grise, parfois utilisée comme variable d’ajustement, parfois comme angle mort.
Désormais, il devient un point d’entrée pour les contrôles croisés : fiscalité, blanchiment, origine des fonds.

La mécanique est simple :

Un véhicule incohérent par rapport aux revenus déclarés déclenche une chaîne de vérifications.

Sécurité ou démonstration politique ?

Officiellement, le discours est consensuel :

« garantir la sécurité de tous les citoyens à Bruxelles, à travers des actions concrètes, visibles et structurées ».

Mais politiquement, le signal est tout aussi fort.
Le gouvernement Arizona montre qu’il agit, qu’il contrôle, qu’il frappe là où ça se voit. Dans une ville minée par les déficits, l’insécurité et la défiance, la saisie est devenue un outil de communication autant qu’un instrument judiciaire.

Un début, pas une fin

Personne ne se fait d’illusions : ce n’est qu’un début.
À cette allure, la pression ne peut que monter. Les contrôles vont s’intensifier, se professionnaliser, se systématiser.

Bruxelles est entrée dans une nouvelle phase :
celle où l’irrégularité fiscale devient un risque opérationnel, visible, immédiat.

Dans une ville où il y a encore trop de cow-boys et trop de bandits, l’État a choisi de reprendre le terrain… véhicule par véhicule, euro par euro.

Bruxelles Korner – Analyse politique, fiscale et urbaine.

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