Le cadeau le plus inattendu du sommet de l’OTAN : Bart De Wever découvre qu’il a rapporté… un revolver d’Erdogan
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner

Le sommet de l’OTAN à Ankara restera dans les mémoires pour les annonces stratégiques, les discussions sur la sécurité européenne et les nouveaux engagements des Alliés. Mais il laissera également une anecdote diplomatique pour le moins insolite.
Le Premier ministre belge Bart De Wever est rentré en Belgique avec un revolver personnalisé offert par le président turc Recep Tayyip Erdoğan, sans même savoir qu’il transportait une arme à feu.
Une surprise découverte… à Melsbroek
À la fin du sommet, comme le veut la tradition diplomatique, les délégations ont reçu des cadeaux protocolaires remis par la présidence turque.
Les présents, soigneusement emballés, ont été pris en charge par les collaborateurs du Premier ministre belge et chargés à bord du vol militaire sans être ouverts.
Ce n’est qu’après l’atterrissage à la base aérienne de Melsbroek, mercredi soir, que Bart De Wever et son entourage, alertés par les informations diffusées dans les médias étrangers, ont découvert le contenu du colis.
À l’intérieur se trouvait un revolver gravé au nom du Premier ministre, accompagné d’une boîte de munitions. (RTL.nl)
Une arme immédiatement remise à la police
Conformément aux procédures de sécurité belges, l’arme a été remise sans délai à la Police de l’Air, qui la conserve actuellement dans un coffre sécurisé.
Les autorités n’ont pas encore précisé quel sera le statut définitif de cette arme : conservation comme cadeau protocolaire, neutralisation ou autre procédure administrative. (RTL.nl)
Tous les dirigeants n’ont pas réagi de la même manière
Bart De Wever n’était pas le seul concerné.
Selon plusieurs médias, Recep Tayyip Erdoğan aurait offert un revolver personnalisé à l’ensemble des chefs de gouvernement présents au sommet.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a préféré laisser son exemplaire en Turquie, la législation britannique ne permettant pas son transport sur le vol de retour. L’arme sera neutralisée avant toute éventuelle expédition.
Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a adopté la même approche en laissant son revolver à l’ambassade des Pays-Bas à Ankara afin qu’il soit rendu définitivement inoffensif avant d’être conservé. (RTL.nl)
Entre tradition diplomatique et symbole politique
Les cadeaux diplomatiques sont rarement anodins.
Ils traduisent souvent une partie de l’identité culturelle ou historique du pays hôte. Dans le cas de la Turquie, offrir une arme gravée peut être interprété comme une référence à la tradition militaire du pays, à la souveraineté nationale ou encore à la coopération en matière de défense entre alliés de l’OTAN.
Mais ce choix n’est pas sans susciter des interrogations.
Dans un contexte où les législations européennes sur les armes à feu sont particulièrement strictes, offrir un revolver fonctionnel à des chefs d’État et de gouvernement crée inévitablement des difficultés juridiques, douanières et sécuritaires.
L’incident met également en lumière le fonctionnement des protocoles diplomatiques : les cadeaux officiels sont généralement réceptionnés par les équipes des délégations, sans être immédiatement ouverts par les dirigeants eux-mêmes.
Un épisode inédit
Il est rare qu’un Premier ministre découvre, une fois rentré dans son pays, qu’il a transporté une arme à feu sans en connaître l’existence.
Cette anecdote illustre à quel point un geste protocolaire peut rapidement devenir un sujet politique, médiatique et sécuritaire.
Dans un sommet consacré au renforcement de la sécurité collective, c’est finalement un simple cadeau diplomatique qui aura offert l’une des images les plus inattendues de cette réunion de l’Alliance atlantique. (RTL.nl)






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