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Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul

Ana SayfaOrta Asya - Asie CentraleKirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul
Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul

Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-KoulBruxelles Korner | New York, 22 septembre 2026À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président kirghiz Sadyr Zhaparov a défendu une idée directrice : l’ONU doit pouvoir faire appliquer ses décisions. Son discours articule cette ambition autour de trois sujets — la réforme du Conseil de sécurité, l’encadrement des sanctions et la protection du lac Issyk-Koul.L’intervention prend une dimension particulière pour Bichkek. Élu pour la première fois membre non permanent du Conseil de sécurité, le Kirghizistan y siégera en 2027 et 2028. Sa candidature a recueilli 142 voix au dernier tour de scrutin. (trinidadandtobago.un.org) Zhaparov entend utiliser ce mandat pour porter les propositions exposées à New York......

23 Eylül, 2026, Çarşamba 14:40
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Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul

Bruxelles Korner | New York, 22 septembre 2026

À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président kirghiz Sadyr Zhaparov a défendu une idée directrice : l’ONU doit pouvoir faire appliquer ses décisions. Son discours articule cette ambition autour de trois sujets — la réforme du Conseil de sécurité, l’encadrement des sanctions et la protection du lac Issyk-Koul.

L’intervention prend une dimension particulière pour Bichkek. Élu pour la première fois membre non permanent du Conseil de sécurité, le Kirghizistan y siégera en 2027 et 2028. Sa candidature a recueilli 142 voix au dernier tour de scrutin. (trinidadandtobago.un.org) Zhaparov entend utiliser ce mandat pour porter les propositions exposées à New York.

Un registre pour suivre les engagements des États

Le président kirghiz propose la création, au sein de l’Assemblée générale, d’un registre public permanent retraçant la mise en œuvre des résolutions et des engagements pris par les États. Ceux-ci rendraient compte régulièrement de leurs progrès ; des analyses permettraient ensuite de suivre les résultats par région et par domaine.

Lorsque des décisions resteraient systématiquement inappliquées, Zhaparov envisage une réponse par étapes : notification à l’État concerné, mission de suivi, examen devant l’Assemblée générale, puis recours éventuel aux procédures prévues par la Charte des Nations Unies. Il s’agit de propositions, et non d’un mécanisme déjà adopté par l’ONU.

Le chef de l’État souhaite également que les membres permanents du Conseil de sécurité s’abstiennent volontairement d’utiliser leur veto lorsqu’il s’agit de répondre à une non-application systématique des décisions de l’Organisation. Il propose qu’un groupe de travail ouvert aux États intéressés examine cette piste. Une abstention volontaire dépendrait toutefois de la décision des États concernés : le discours ne crée aucune limitation du veto.

Sanctions : la souveraineté au cœur du message

Zhaparov critique ensuite les sanctions unilatérales, qu’il présente comme une source possible de pression sur les petits États. Il plaide pour que les décisions d’imposer des sanctions relèvent exclusivement de l’ONU et pour qu’un examen préalable mesure leurs conséquences humanitaires, économiques et sociales.

Cette position soulève une question politique majeure : qui pourrait décider d’une sanction si le Conseil de sécurité était lui-même bloqué ? Le président kirghiz dénonce ce blocage potentiel dans son propos sur le veto, sans résoudre entièrement la tension entre ces deux objectifs.

Le passage consacré aux organisations non gouvernementales et à Donald Trump constitue, lui aussi, une prise de position de Zhaparov. Son affirmation selon laquelle l’arrêt de financements américains aurait pratiquement mis fin à l’ingérence des ONG dans les pays en développement ne doit pas être lue comme un constat général établi par l’ONU.

Issyk-Koul, l’appel le plus concret

La dernière partie du discours donne un visage à l’urgence climatique : celui d’Issyk-Koul, le grand lac de montagne kirghiz. Zhaparov alerte sur la baisse de son niveau et sur la fonte des glaciers qui contribuent à son alimentation. Les chiffres détaillés qu’il avance dans le discours sont ceux présentés par la présidence kirghize et demanderaient une vérification scientifique distincte avant d’être repris comme mesures indépendamment confirmées.

Sa proposition est précise : créer, sous l’égide de l’ONU, un fonds fiduciaire conjoint pour la conservation du lac, auquel le Kirghizistan se dit prêt à verser 10 millions de dollars provenant de son budget national. Là encore, l’annonce porte sur une initiative et un engagement annoncé ; elle ne signifie pas que le fonds existe déjà ou que la contribution a été versée.

En reliant le sort d’Issyk-Koul à celui de la mer d’Aral et du lac Tchad, le président cherche à faire d’un enjeu national une responsabilité internationale. Il emploie pour cela le terme amanat, qu’il présente comme une obligation de transmettre aux générations futures l’héritage reçu.

Le pari d’un petit État

Le discours dessine ainsi la place que le Kirghizistan souhaite occuper au Conseil de sécurité : celle d’un État d’Asie centrale qui défend le dialogue, demande des comptes sur l’application des décisions internationales et porte la voix des pays montagneux face au changement climatique.

Le test viendra à partir du 1er janvier 2027. Bichkek pourra alors déposer ses propositions et chercher des soutiens. Leur adoption, en particulier celles qui touchent au veto et aux sanctions, dépendra de négociations autrement plus difficiles qu’une déclaration à la tribune.

Source du discours : texte français transmis à Bruxelles Korner. Le discours a été utilisé comme source des positions et des annonces attribuées à Sadyr Zhaparov ; il n’a pas été reproduit intégralement ni modifié dans cet article.

VOICI LE DISCOURS INTEGRAL /

Discours de S.E. M. Sadyr Zhaparov
Président de la République kirghize
à la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies
le 22 septembre, New York
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les chefs de délégation,
Mesdames et Messieurs,
Je tiens tout d’abord à adresser mes plus chaleureuses félicitations à 
Monsieur Khalilur Rahman pour son élection à la présidence de la 81e 
session de l’Assemblée générale des Nations Unies et à lui souhaiter plein 
succès dans ses fonctions.
• • •
Comme vous le savez, la communauté internationale a célébré l'année 
dernière le 80e anniversaire des Nations Unies.
Ainsi, depuis 80 ans, cette organisation mondiale unique veille sur la paix, 
la sécurité et le développement.
Bien que notre Organisation unisse tous les pays du monde et constitue 
la principale plateforme de coopération internationale, des guerres et des 
tensions persistent dans diverses régions du globe.
Les conflits armés et les crises humanitaires qui se produisent dans 
différentes parties du monde, notamment en Ukraine, en Iran, au Soudan 
et en Palestine, témoignent de la complexité des processus internationaux 
actuels et exigent une action conjointe de tous afin de renforcer la paix, la 
sécurité et le développement durable.
Le Kirghizistan est un pays qui croit au pouvoir du dialogue et à la 
résolution pacifique des conflits.
Notre pays est prêt à jouer un rôle de médiation dans la résolution des 
problèmes complexes et difficiles.
Ces dernières années, nous, en Asie centrale, avons clairement démontré 
au monde notre capacité à résoudre pacifiquement des problèmes 
2
interétatiques complexes. Aujourd'hui, l'Asie centrale devient un modèle 
de coopération interétatique constructive et de développement 
économique, infrastructurel et technologique.
À cet égard, nous sommes prêts à partager notre expérience acquise sur 
cette voie.
• • •
Chers chefs de délégation!
Pour la première fois de son histoire, le Kirghizistan a été élu au Conseil 
de sécurité des Nations Unies pour la période 2027-2028.
Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude aux États 
qui ont soutenu la candidature de notre pays.
Le soutien de 142 États confirme non seulement l'engagement du 
Kirghizistan sur la scène internationale, mais témoigne également du rôle 
croissant de l'Asie centrale dans les relations internationales.
Cette élection prouve clairement que même les petits États peuvent 
contribuer de manière significative à la résolution des problèmes 
mondiaux.
Nous sommes pleinement conscients que siéger au Conseil de sécurité 
n'est ni un privilège ni une récompense, mais une grande responsabilité.
Il y a un an, depuis cette même tribune, j'affirmais avec confiance que «le 
Kirghizistan est l'un des États ayant l'expérience nécessaire pour porter 
des questions importantes à l'attention du Conseil de sécurité».
Nous n'avons pas oublié nos engagements et mettrons tout en œuvre pour 
les respecter pleinement.
C'est pourquoi je tiens à le souligner encore une fois:
«Le Kirghizistan adhère fermement au droit international, à la justice et à 
la protection des droits de l'homme, et soutient un système multilatéral 
fondé sur le respect mutuel, l'équilibre des intérêts et la responsabilité 
envers les générations futures.»
Nous entendons travailler en étroite collaboration avec tous les pays et 
sommes favorables à une coopération fructueuse.
• • •
3
Chers collègues!
Comme vous le savez, depuis la fondation des Nations Unies en 1945, 
ses États Membres et ses dirigeants ont entrepris des réformes 
systémiques.
Ces réformes ont porté sur un large éventail de questions, allant de 
l'élargissement du Conseil de sécurité à la modernisation des 
mécanismes de gouvernance, en passant par le maintien de la paix et les 
droits de l'homme.
Ces initiatives font l'objet de débats actifs au niveau international; 
toutefois, malgré de nombreux efforts et de longs échanges, la structure 
institutionnelle de notre Organisation continue de se heurter à divers défis.
Par conséquent, je crois que la réforme que la communauté internationale 
attend est un élargissement du Conseil de sécurité. Il me semble juste 
d'accorder au continent Africain, qui compte plus d'un milliard d'habitants, 
deux sièges permanents, et à l'Amérique latine un siège permanent.
Aujourd'hui, le monde a changé.
C'est pourquoi certains pays développés expriment également le désir de 
devenir membres du Conseil de sécurité.
J'estime qu'il convient d'examiner les demandes de ces pays.
• • •
Un autre problème, à mon sens, réside dans la faiblesse d'efficacité des 
mécanismes permettant d'assurer la mise en œuvre des décisions de 
l'Organisation.
La non-application systématique des décisions de l'Organisation 
compromet la légitimité du multilatéralisme, donne l'impression que le droit 
international n'est pas contraignant et contribue à son mépris.
Par conséquent, nous sommes tenus d'étendre et de renforcer les 
pouvoirs des Nations Unies.
À cet égard, nous proposons de réélaborer un mécanisme de mise en 
œuvre des décisions de l'ONU et de garantie de la responsabilité.
4
Il est primordial d'établir au sein de l'Assemblée générale des Nations 
Unies un registre public permanent de la mise en œuvre par les États 
Membres des résolutions et engagements pris.
Ce Registre pourrait inclure les informations suivantes et garantir la mise 
en œuvre de mesures telles que:
Premièrement, l'enregistrement et la vérification systématiques du niveau 
de mise en œuvre des décisions adoptées.
Deuxièmement, l'obligation pour les États Membres de soumettre 
régulièrement des rapports conformément aux normes établies.
Troisièmement, la présentation de synthèses analytiques par secteur et 
par région.
Quatrièmement, la garantie de la transparence et de l'égalité d'accès à 
l'information pour tous les États.
• • •
Le fonctionnement de ce Registre pourrait être assuré par le Secrétariat 
de l'ONU, avec l'assistance d'experts indépendants.
En cas de non-respect systématique des décisions de l'Organisation, je 
propose un mécanisme de réponse progressif.
La première étape consisterait à adresser une notification officielle à l'État 
concerné et à consulter les organes compétents des Nations Unies.
La deuxième étape consisterait à dépêcher une mission de suivi dans ce 
pays afin d'évaluer les obstacles objectifs à la mise en œuvre des 
décisions et de formuler des recommandations.
La troisième étape consisterait à examiner la question en session plénière 
de l'Assemblée générale, où le statut de l'État concerné est déterminé en 
fonction de son respect ou non-respect systématique des décisions de 
l'ONU.
La quatrième étape consisterait à engager les procédures appropriées, 
conformément à la Charte de l'Organisation, à l'encontre des États qui ne 
respectent pas leurs obligations.
En particulier, la question peut être soumise au Conseil de sécurité de 
l'ONU pour examen en vue de l'adoption de mesures restrictives prévues 
par le droit international, notamment:
Premièrement, des restrictions temporaires à la participation aux 
programmes de l'ONU.
5
Deuxièmement, formuler des propositions de révision des formats de 
coopération.
Ainsi que recourir à d'autres mesures diplomatiques.
• • •
Chers collègues!
J’estime que, face à des cas de non-application systématique des 
décisions de l’ONU, les membres permanents du Conseil de sécurité 
devraient s’abstenir volontairement d’utiliser leur droit de veto.
Si le mécanisme d’application des décisions de l’ONU est 
systématiquement bloqué par les membres permanents du Conseil de 
sécurité au moyen de leur droit de veto, cette pratique ne sera plus 
conforme à l’esprit de la Charte de l’Organisation ni au principe de 
responsabilité égale des États Membres.
Il convient donc de réexaminer la possibilité de limiter volontairement le 
recours au veto en matière d’application des décisions de l’ONU.
Une telle pratique pourrait promouvoir l’universalité, l’égalité pour tous les 
États, grands ou petits, la priorité accordée à la diplomatie et le rejet du 
double standard («deux poids, deux mesures»).
Pour mettre en œuvre cette initiative, je propose la création d’un groupe 
de travail à composition non limitée au sein de l’Assemblée générale de 
l’Organisation, avec la participation des États intéressés.
Ce groupe de travail pourrait mener des consultations 
intergouvernementales et élaborer un rapport sur les modèles possibles 
pour le mécanisme proposé.
À la suite de ces consultations, l’Assemblée générale et le Conseil de 
sécurité devraient adopter les résolutions et décisions appropriées.
L’objectif stratégique de cette initiative est de garantir que les décisions 
de l’Organisation soient perçues non comme des recommandations 
politiques, mais comme de véritables engagements internationaux.
Un renforcement de leur mise en œuvre consolidera l’État de droit 
international et la confiance envers l’Organisation.
6
Le Kirghizistan est prêt à entamer des discussions interétatiques sur la 
mise en place d'un tel mécanisme.
À compter du 1er janvier 2027, en tant que membre du Conseil de sécurité 
des Nations Unies, nous avons l'intention de soumettre officiellement 
toutes ces propositions au Comité compétent pour examen.
• • •
Chers collègues!
Je souhaiterais aborder plus précisément la question des sanctions.
Comme nous le constatons tous, les sanctions sont parfois utilisées par 
certains États comme un instrument d'ingérence dans les affaires 
intérieures d'États souverains.
Les conséquences néfastes de sanctions unilatérales injustifiées affectent 
également les petits États comme le nôtre, en cours de formation et de 
développement, ce qui suscite des inquiétudes chez d'autres petits États.
Dans certains cas, de telles actions constituent une ingérence dans les 
affaires intérieures d'États indépendants et contreviennent aux principes 
fondamentaux du droit international.
Certains grands États, poursuivant leurs propres intérêts, exercent des 
pressions sur des pays plus petits comme le Kirghizistan, tentant de les 
contraindre à négocier sur des questions spécifiques et leur adressant des 
ultimatums pour faire avancer leurs propres intérêts.
À cet égard, je tiens à souligner la décision prise par le Président des États 
Unies Donald Trump, après son entrée en fonction, de cesser de financer 
les organisations non gouvernementales dans le monde entier.
De ce fait, l'ingérence des ONG dans les affaires intérieures et la politique 
des pays en développement a pratiquement cessé.
Les décisions de Trump ont créé les conditions d'un renforcement de la 
souveraineté des États et de leur liberté de choisir leur propre voie de 
développement.
C'est pourquoi je tiens à remercier Monsieur Trump d'avoir mis fin au 
financement des ONG.
7
Chers collègues!
Les décisions d'imposer des sanctions doivent être prises conformément 
à la Charte des Nations Unies et dans le seul cadre de la compétence du 
Conseil de sécurité.
À notre avis, le droit d'imposer des sanctions à un État donné devrait être 
dévolu exclusivement à l'ONU.
Je crois que c'est le seul moyen d'améliorer le système international de 
sanctions.
Il est primordial d'instaurer un mécanisme obligatoire permettant à 
l'Organisation de procéder à un examen préliminaire de toutes les 
mesures de sanctions.
Cet examen préliminaire permettra de prendre en compte les 
conséquences humanitaires, économiques et sociales potentielles des 
initiatives de sanctions.
Un élément essentiel du mécanisme proposé devrait être une 
transparence et une responsabilité accrues.
Les États imposant des sanctions doivent clairement énoncer leur 
fondement juridique, la nécessité de ces mesures, leurs objectifs, ainsi 
que les critères et conditions de leur levée ultérieure.
Il me semble opportun d'établir, sous l'égide des Nations Unies, un 
mécanisme international unifié de suivi et de révision régulière des 
sanctions.
Ce n'est qu'ainsi que le rôle central de l'ONU dans le maintien de la paix 
et de la sécurité internationales sera renforcé et ses pouvoirs élargis.
De plus, le risque qu'un pays utilise arbitrairement des sanctions contre 
un autre à des fins politiques ou économiques sera éliminé.
Aucun État ne devrait agir arbitrairement.
L'ONU doit être forte.
Chaque pays devrait trembler à l'idée que l'ONU puisse imposer des 
sanctions. Ce n'est qu'à cette condition qu'un ordre international fort 
pourra émerger.
8
Autrement, les décisions individuelles de l'ONU cessent d'être prises au 
sérieux. Les États commencent à agir à leur seule discrétion.
Toute décision de l'ONU doit être appliquée sans délai.
Si un État ne l'applique pas et que les autres pays cessent de coopérer 
avec lui, l'efficacité des sanctions s'en trouve renforcée.
Ce n'est qu'alors que les décisions seront appliquées rapidement et que 
l'ONU deviendra une organisation forte et influente.
Dans le cas contraire, les sanctions existantes deviennent dérisoires.
• • •
Chers amis!
Comme chacun sait, le changement climatique, devenu un problème 
global, persiste.
La température moyenne sur notre planète et le nombre d'urgences 
climatiques augmentent rapidement, et leurs conséquences néfastes sur 
l'énergie, l'agriculture, la sécurité alimentaire et l'économie dans son 
ensemble sont considérables.
Le Kirghizistan est un pays montagneux.
Nous sommes particulièrement sensibles aux conséquences de la fonte 
des glaciers.
Il ne s'agit pas d'une menace abstraite.
C'est un problème environnemental d'envergure régionale.
Je suis convaincu qu'il est primordial et nécessaire d'unir les efforts 
internationaux pour relever les défis climatiques et répondre aux 
problématiques des régions montagneuses.
À cet égard, nous tiendrons le deuxième Sommet mondial de la montagne 
«Bichkek+25» du 21 au 23 octobre 2027 à Bichkek.
Je saisis cette occasion pour vous inviter tous à participer à ce Sommet.
Ce Sommet clôturera les Cinq années d'Action internationale pour le 
développement des montagnes 2023-2027.
Lors de ma rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies, 
Monsieur António Guterres, le 31 août 2026 à Bichkek, j'ai proposé la 
tenue de ce Sommet conjointement avec l'Organisation.
9
Ces actions témoignent du rôle de premier plan que joue notre pays parmi 
les États montagneux et de son engagement à unir les efforts 
internationaux pour résoudre leurs problèmes.
Par conséquent, le Kirghizistan est pleinement disposé à devenir le porteparole des petits États et des États en développement aux Nations Unies 
sur les questions climatiques dans les régions montagneuses.
• • •
Chers chefs de délégation!
Pour rester sur le thème du changement climatique, j'aimerais attirer votre 
attention sur un autre problème environnemental.
Comme nous le savons tous, les racines des problèmes et des 
catastrophes mondiales se trouvent souvent au niveau local.
Il s'agit du lac de haute montagne unique d'Issyk-Koul, classé réserve de 
biosphère par l'UNESCO et zone humide d'importance internationale au 
titre de la Convention de Ramsar.
Aujourd'hui, ce précieux réservoir naturel subit de graves pressions 
climatiques.
Au cours des 170 dernières années, le niveau de l'eau a baissé de près 
de 14 mètres et, ces cinq dernières années, le rythme de cette baisse a 
atteint 7 centimètres par an.
Sur les 101 rivières qui alimentaient autrefois le lac, seules une trentaine 
coulent aujourd'hui en permanence.
La principale source d'eau d'Issyk-Koul est constituée par les glaciers de 
la chaîne de Tian Shan.
Au cours des 70 dernières années, plus de 30% des glaciers de montagne 
ont fondu.
Environ 20% de cette fonte s'est produite au cours des 7 à 10 dernières 
années seulement.
Ce processus menace directement la biodiversité de la région et la viabilité 
économique de centaines de milliers de personnes.
Afin de préserver Issyk-Koul, le Kirghizistan mobilise toutes ses 
ressources nationales disponibles.
En particulier, une conception nationale pour le développement durable 
du système écologique et économique d'Issyk-Koul à l'horizon 2030 est 
mis en œuvre.
10
Des restrictions environnementales strictes ont été mises en place et des 
projets pilotes de surveillance de la profondeur du lac par robotique sousmarine ont été lancés.
Le nettoyage à grande échelle du fond et des eaux du lac se poursuit 
régulièrement.
L'ampleur et la rapidité du changement climatique dépassent les capacités 
de tout État montagneux et exigent une action internationale concertée.
La disparition d'Issyk-Koul constituerait non seulement une tragédie 
locale, mais aussi une perte environnementale irréparable pour toute la 
région.
Pour appréhender l'ampleur potentielle de ce problème environnemental 
et le coût de sa prévention, il suffit de rappeler le sort de la mer d'Aral et 
du lac Tchad, qui ont subi de plein fouet les conséquences de ces 
dernières décennies.
(Photografies)
Jetez un coup d'œil.
Jusqu'à une période relativement récente, la mer d'Aral et le lac Tchad, 
comme le lac Issyk-Koul aujourd'hui, étaient des étendues d'eau 
abondantes.
Aujourd'hui, ils sont en grande partie à sec.
Ces exemples devraient nous servir d'avertissement.
Saisissant cette occasion, j'invite officiellement les Nations Unies, les 
institutions financières internationales et les pays donateurs à soutenir 
notre initiative et à créer, sous l'égide de lONU, un fonds fiduciaire conjoint 
spécial pour la conservation du lac Issyk-Koul.
Afin de concrétiser notre engagement, nous sommes prêts à verser 10 
millions de dollars prélevés sur le budget de l'État à ce fonds.
• • •
Dans notre culture, il existe un concept appelé «amanat» («dépôt sacré», 
«obligation»).
Il symbolise la responsabilité de préserver avec soin l'héritage de nos 
ancêtres et de le transmettre aux générations futures.
Ainsi, on peut affirmer qu'Issyk-Koul est notre amanat climatique commun.
Nous ne sollicitons pas votre aide.
11
Nous proposons un partenariat global pour préserver cette ressource 
naturelle unique de la Terre.
Avant qu'il ne soit trop tard, unissons nos efforts et nos ressources au sein 
de ce fonds fiduciaire.
• • •
Chers participants,
Mesdames et Messieurs!
Les défis auxquels nous sommes confrontés sont communs et nos 
réponses doivent être collectives.
Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère de changement.
C'est pourquoi nous ne pouvons bâtir un avenir sûr, juste et durable que 
par des efforts conjoints.
Le destin de notre planète et des générations futures est la responsabilité 
de chacun d'entre nous.
Cette année, le Kirghizistan célèbre le 35e anniversaire de son 
Indépendance.
Au cours de cette période, notre pays a traversé de nombreuses 
épreuves, mais nous avons choisi la coopération plutôt que la 
confrontation, la création plutôt que la destruction, et nous nous sommes 
engagés sur la voie du développement durable.
N'oublions jamais une chose: la paix ne se décrète pas.
C'est pourquoi, transformons nos paroles en actes, en actions concrètes 
capables de changer des vies et de préserver la nature.
Œuvrons ensemble à bâtir un monde où le dialogue prime sur les armes, 
le respect mutuel sur la peur, et où la coopération entre États apporte des 
résultats tangibles pour toute l'humanité.
Merci de votre attention

he speech of H.E. Mr. Sadyr Zhaparov, President of the Kyrgyz Republic, 
at the 81st Session of the United Nations General Assembly 
September 22, New York
Mr. President,
Mr. Secretary-General,
Distinguished Heads of Delegations,
Ladies and Gentlemen,
At the outset of my speech, I would like to sincerely congratulate Dr. Khalilur 
Rahman on being elected as the President of the 81st Session of the United 
Nations General Assembly and wish him further success.
• • •
As you are all aware, last year the international community marked the 80th 
anniversary of the United Nations.
For 80 years, this unique global organization has been standing at the 
forefront of safeguarding peace, security and development.
Although our Organization brings together all countries of the world and 
serves as the principal platform for international cooperation, wars and tensions 
still persist in various regions.
Armed conflicts and humanitarian crises in different parts of the world, 
including Ukraine, Iran, Sudan and Palestine, demonstrate the complexity of the 
current international environment and require all of us to work together to 
strengthen peace, security and sustainable development.
2
Kyrgyzstan is a country that believes in the power of dialogue and the peaceful 
settlement of conflicts.
Our country stands ready to serve as a mediator in addressing complex and 
contentious issues.
In recent years, Central Asia has clearly demonstrated to the world its ability 
to resolve complex interstate issues peacefully.
Today, Central Asia is becoming an example of constructive interstate 
cooperation, as well as economic, infrastructural and technological development.
In this regard, we are ready to share the experience we have accumulated 
along this path.
• • •
Distinguished Heads of Delegations,
For the first time in its history, Kyrgyzstan has been elected as a member of 
the United Nations Security Council for the 2027–2028 term.
Taking this opportunity, I would like to express my profound gratitude to all 
countries that supported our candidacy.
The support of 142 Member States not only confirms Kyrgyzstan's readiness 
to contribute to international affairs but also demonstrates the growing role of 
Central Asia in international relations.
This achievement is clear evidence that even small states can make a 
meaningful contribution to addressing global challenges.
We fully understand that membership in the Security Council is not a privilege 
or award – it is a great responsibility.
One year ago, standing at this stage, I stated with confidence that “Kyrgyzstan 
is among those states whose experience enables them to put forward substantive 
issues for consideration by the Security Council.”
We do not forget the promises we have made and will make every effort to 
implement them fully.
Therefore, I would like to reiterate:
3
“Kyrgyzstan firmly adheres to international law, justice and the protection of 
human rights, and supports the multilateral system based on mutual respect, 
balance of interests and responsibility toward future generations.”
We intend to work closely with every country and remain committed to 
productive cooperation.
• • •
Distinguished Colleagues,
As you all may know, since the establishment of the United Nations in 1945, 
its Member States and leaders have attempted to undertake systemic reforms.
Reforms have ranged from expanding the membership of the Security Council 
to modernizing mechanisms of governance, peacekeeping and the protection of 
human rights.
These initiatives continue to be actively discussed at the international level.
However, despite numerous efforts and years of discussion, the institutional 
structure of our Organization continues to face various challenges.
Therefore, I believe that expanding the membership of the Security Council is 
one of the reforms that the international community expects. I consider it fair to 
grant two permanent seats to the African continent with population of more than 
one billion people, and one permanent seat to Latin America.
Today, the world has changed.
At the same time, a number of developed countries have also expressed their 
aspiration to become members of the Security Council.
I believe that the requests of these countries should also be considered.
• • •
Another issue, in my view, is the weakness of effective mechanisms for 
ensuring the implementation of the decisions of the Organization.
The systematic failure to implement the Organization's decisions undermines 
the legitimacy of multilateralism’s concept, creates the impression that 
international law is not binding, and encourages disregard for international 
obligations.
Therefore, we must expand and strengthen the authority of the United 
Nations.
4
In this regard, we propose to redevelop the United Nations mechanism for the 
implementation of decisions and accountability.
First and foremost, it is necessary to establish, within the framework of the 
General Assembly, the permanent public registry of the implementation of 
resolutions and obligations by Member States.
This Registry could include the following information and ensure the 
implementation of such measures as:
The first — systematically record and verify the level of implementation of 
adopted decisions.
The second — establish the obligation for Member States to regularly submit 
report in accordance with agreed standards.
The third — provide analytical reviews on sectors and regions.
The fourth — ensure transparency and equal access to information for all 
States.
• • •
The Registry could be administered by the United Nations Secretariat, with 
the support of independent experts.
If decisions of the Organization are systematically not implemented, I propose 
the gradual response mechanism.
The first stage — an official notification to the concerned State, followed by 
consultations with the relevant bodies of the Organization.
The second stage — the deployment of a monitoring mission to the country 
concerned to assess the objective obstacles preventing the implementation of the 
decisions and to prepare recommendations.
The third stage — consideration of the case — right here — at a plenary 
meeting of the General Assembly to determine the status of the concerned State 
in terms of its systematic implementation or non-implementation of United Nations 
decisions.
The fourth stage — the initiation of appropriate procedures under the Charter 
of the United Nations with regard to States that fail to comply with the requirements.
5
In particular, the matter could be referred to the United Nations Security 
Council for consideration of restrictive measures provided for under international 
law, including:
The first - temporary restrictions on participation in United Nations programs.
The second - recommendations to review existing formats of cooperation.
And other diplomatic measures, where appropriate.
• • •
Distinguished Colleagues,
I believe that when cases of systematic non-implementation of United Nations’
decisions are considered, the permanent members of the Security Council should 
voluntarily refrain from using the veto.
If a mechanism designed to ensure the implementation of the Organization's 
decisions is systematically blocked by permanent members through the use of the 
veto, such practice would no longer be consistent with the spirit of the UN Charter 
and the principle of equal responsibility of Member States.
Therefore, we should once again consider the possibility of voluntarily 
restraining the use of the veto in matters related to the implementation of the 
Organization’s decisions.
This approach could promote universality, the equality of all states regardless 
of their size, the primacy of diplomacy and avoid the double standards.
In order to implement this initiative, I propose establishing the open working 
group within the General Assembly with the participation of the interested Member 
States.
The working group could conduct intergovernmental consultations and 
prepare a report on possible models for the proposed mechanism.
Following these consultations, the General Assembly and the Security Council 
should consider adopting the relevant resolutions and decisions.
The strategic objective of this initiative is to ensure that the decisions of the 
Organization are treated not merely as political recommendations, but as genuine 
international obligations.
Improvement of their implementation would strengthen the rule of international 
law and reinforce confidence in the United Nations.
6
Kyrgyzstan is ready to initiate interstate discussions on the development of 
such a mechanism.
Starting from January 1, 2027, as a member of the United Nations Security 
Council, we intend to formally submit all these proposals to the relevant 
Committee.
• • •
Distinguished Colleagues,
I would like to address separately the issue of sanctions.
As we have all observed, today sanctions are, in some cases, used by 
individual countries as an instrument of interference in the internal affairs of 
sovereign states.
The negative consequences of unjustified unilateral sanctions also affect 
small countries such as ours, which are at the stage of formation and development, 
and this raises concern among other small states as well.
In certain cases, such practices lead to interference in the internal affairs of 
independent states and contradict to the fundamental principles of international 
law.
Some major states, in pursuit of their own interests, put pressure on smaller 
countries such as Kyrgyzstan, attempting to force them to bargain over certain 
matters and issuing ultimatums.
In this context, I would like to take this opportunity to note the decision made
by the President of the United States His Excellency Mr. Donald Trump after taking 
office to halt funding of non-governmental organizations around the world.
As a result, interference by NGOs in the internal affairs and policies of 
developing States has practically ceased.
President Trump’s decisions have created conditions for strengthening the 
sovereignty of States and enabling them to independently choose their own path 
of development.
Therefore, taking this opportunity today, I would like to express my 
appreciation to Mr. Trump for ending the funding of NGOs.
• • •
7
Distinguished Colleagues,
Decisions to impose sanctions should be taken in accordance with the Charter 
of the United Nations and exclusively within the mandate of the Security Council.
We believe that the mandate to impose sanctions against a state should 
belong exclusively to the United Nations.
In my view, this is the only possible way to improve the international sanctions 
system.
First and foremost, we should introduce a mandatory mechanism under which 
all sanctions measures are reviewed in advance by the Organization.
The prior review of sanctions initiatives would help ensure that their potential 
humanitarian, economic and social consequences are taken into account.
An important element of the proposed mechanism should be the enhanced 
transparency and accountability.
States initiating sanctions should clearly indicate the legal basis for such 
measures, explain their necessity and objectives, and define clear criteria and 
conditions for their eventual removal.
I believe it would be appropriate to establish, under the auspices of the United 
Nations, the unified international mechanism for monitoring sanctions and 
reviewing them on a regular basis.
Only then can the central role of the United Nations in maintaining 
international peace and security be strengthened and its mandate enhanced.
This would also help eliminate the risk of sanctions being used arbitrarily by 
one country against another for political or economic gain.
No state should act arbitrarily.
The United Nations must be strong.
Every country should tremble when the United Nations intends to impose
sanctions. Only then the strict international order can be established in the world.
8
Otherwise, some decisions of the United Nations may no longer be taken 
seriously, while states simply act according to their own discretion.
Every decision of the United Nations should be implemented without delay.
If a state fails to implement such decision and other countries cease 
cooperation with it, the effectiveness of sanctions will increase.
Only then will decisions can be implemented promptly, and the United Nations 
will become a strong and respected organization.
Otherwise, existing sanctions will become a sort of children's toy.
• • •
Dear Friends,
As we all know, climate change, that has become a global challenge, 
continues.
The average temperature of our planet and the number of climate-related 
emergencies are rising rapidly, while their negative impact on energy, agriculture, 
food security and the economy as a whole has reached a significant scale.
Kyrgyzstan is a mountainous country.
We are particularly vulnerable to the effects of melting glaciers.
This is not an abstract threat.
It is an environmental challenge of regional significance.
I believe it is extremely important and necessary to unite international efforts 
in addressing climate challenges and the problems facing mountainous regions.
In this regard, on October 21–23, 2027, Bishkek will host the Second Global 
Mountain Summit, “Bishkek+25.”
Taking this opportunity, I invite all of you to participate in the Summit.
The Summit will serve as the concluding event of the Five Years of Action for 
the Development of Mountain Regions for 2023–2027 term.
During my meeting with United Nations Secretary-General Mr. António 
Guterres in Bishkek on August 31, 2026, I proposed organizing this Summit jointly 
with the Organization.
9
These efforts demonstrate our country's leading role among mountain states 
and its commitment to unite international efforts to address their challenges.
Therefore, Kyrgyzstan stands fully ready to serve within the United Nations as 
the voice of small and developing countries in addressing the climate-related 
challenges affecting mountainous regions.
• • •
Distinguished Heads of Delegations,
Continuing the topic of climate change, I would like to draw your attention to 
another environmental challenge.
As we all know, global problems and disasters often have their origins at the 
local level.
This issue concerns the unique high-altitude Lake Issyk-Kul, which is part of 
the UNESCO Biosphere Reserve and is included among wetlands of international 
importance under the Ramsar framework.
Today, this invaluable natural water reservoir is under severe climatic stress.
Over the past 170 years, the water level has fallen by almost 14 meters, while 
over the past five years the rate of decline has reached approximately seven 
centimeters per year.
101 rivers historically flowed into the lake, but today only around 30 flow 
throughout the entire year.
The main source of water for Lake Issyk-Kul is the glaciers of the Tien Shan 
mountains.
Over the past 70 years, more than 30 % of the region's mountain glaciers have 
melted.
Nearly 20 % of this reduction has occurred within just the past seven to ten 
years.
This process poses a direct threat to the biodiversity of the region and
economic stability of hundreds of thousands of people.
As part of our efforts to preserve Lake Issyk-Kul, Kyrgyzstan is mobilizing all 
available domestic resources.
In particular, the State Concept for the Sustainable Development of the IssykKul Ecological and Economic System until 2030 is being implemented.
10
Strict environmental restrictions have been introduced, and pilot projects have 
been launched to monitor the depth of the lake using underwater robotic 
technologies.
Large-scale efforts to clean the lakebed and its waters are continuing on a 
regular basis.
The scale and speed of climate change exceed the capacities of any individual 
mountain country and require consolidated international action.
The loss of Lake Issyk-Kul would not be merely a local tragedy.
It would become an irreversible environmental loss for the entire region.
In order to understand the potential scale of this environmental challenge and 
the costs associated with preventing it, it is important to look at the fate of the Aral 
Sea and Lake Chad, both of which have suffered severely over recent decades.
(Pictures)
Please take a look.
Not so long ago, the Aral Sea and Lake Chad, just like Issyk-Kul today, were 
full and reservoir with full of water.
Today, they have largely dried up.
For us, these examples must serve as a clear warning.
Taking this opportunity, I officially call upon the United Nations, international 
financial institutions and donor countries to support our initiative to establish, under 
the auspices of the Organization, the Special joint trust fund for the preservation 
of Lake Issyk-Kul.
In order to demonstrate our commitment through concrete action, we are 
prepared to contribute 10 million US dollars from the state budget to this fund.
• • •
In our culture, there is a concept known as “Amanat.”
It means the duty to carefully preserve what our ancestors have entrusted to 
us and to pass it on to future generations.
11
In this sense, it would be fair to state that Lake Issyk-Kul is our shared climate 
Amanat.
We are not asking for help.
We are proposing a joint global partnership to preserve this unique natural 
resource of the Earth.
Before it is too late, let us unite our efforts and resources within the framework 
of this trust fund.
• • •
Distinguished Participants,
Ladies and Gentlemen,
The challenges before us are shared. Therefore, our response to them must 
also be collective.
We stand at the threshold of a new era of change.
Safe, just and sustainable future can be built only through collective action.
The destiny of our planet and future generations is the responsibility of each 
and every one of us.
This year, Kyrgyzstan celebrates the 35th anniversary of its independence.
Throughout this period, our country has faced many different challenges.
Since then we chose cooperation over confrontation, creation over destruction, 
and embarked upon the path of sustainable development.
There is one thing we must all remember: peace does not come about by 
itself.
Therefore, let us turn our words into action - concrete steps that improve 
people's lives and protect nature.
Let us build together a world in which dialogue is stronger than weapons, 
mutual respect is stronger than fear, and cooperation among nations delivers 
tangible results for all humanity.
Thank you for your attention.

Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquentdes sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul
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