MENU
  • HABER TÜRKIYE - ACTUALITE TURQUIE
  • BRUXELLES KORNER PROGRAMLARI
  • SAGLIK - SANTE
  • KÜLTÜR SANAT & SPOR - CULTURE ET SPORT
  • BIYOGRAFI
  • BK TEKNOLOJI
  • Türkiye Seçime Özel 2023
  • BELCIKA SIYASET ARENASI
  • TaXiBXL
  • SERAP'IN LEZZET SOFRASI
  • FOTO HABER
  • BRUXELLES KORNER BASIM 2016
  • BRUXELLES KORNER 2017 BASIM
  • YAZARLAR
  • FOTO GALERİ
  • WEB TV
  • HABER ARŞİVİ
  • YOL TRAFIK DURUMU
  • BİYOGRAFİLER
  • RÖPORTAJLAR
  • Künye
  • Gizlilik Politikası
  • İLETİŞİM
  • Nöbetçi Eczaneler
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
DOLAR16.7682
EURO18.0052
GR ALTIN998.07
ÇEYREK1642.4
Afyonkarahisar
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
  • BELÇİKA HABER - ACTUALITE BELGIQUE
  • TAX MAN BRUXELLES
  • VIDEO HABER / VIDEO NEWS
  • ORTA ASYA - ASIE CENTRALE
Kapat

Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai

Ana SayfaOrta Asya - Asie CentraleKazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai
Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai

Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai

08 Temmuz, 2026, Çarşamba 02:14
  • yazdıryorum yazfont küçültfont büyüt
Abone ol

Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai

À quelques semaines de l'installation du nouveau Kurultai, le Kazakhstan clôt à Bruxelles son cycle de dialogues consacrés à sa nouvelle Constitution

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner

Bruxelles, 7 juillet 2026. À quelques semaines de la mise en place officielle du nouveau Kurultai, prévue à la fin du mois d'août, l'Ambassade de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, de l'Union européenne et de l'OTAN a organisé la dernière édition des Shanyraq Dialogues avant la pause estivale.

Placée sous le thème « Kazakhstan–European Union: New Horizons of Enhanced Partnership and Cooperation », cette rencontre a réuni à Bruxelles plusieurs dizaines de représentants des institutions européennes, du corps diplomatique, des milieux économiques, universitaires, des médias ainsi que de la société civile afin d'échanger sur l'avenir des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne dans le contexte de la nouvelle Constitution kazakhe.

Cette conférence intervenait quelques jours seulement après l'entrée en vigueur, le 1er juillet 2026, de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, considérée par les autorités comme l'aboutissement d'un vaste processus de modernisation institutionnelle lancé par le président Kassym-Jomart Tokayev.

La réforme sera pleinement complétée à la fin du mois d'août avec l'installation du nouveau Kurultai, nouvelle assemblée appelée à devenir l'un des piliers du système politique kazakh.

Une assistance de très haut niveau

L'événement était présidé par S.E. M. Roman Vassilenko, ambassadeur de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, chef de mission auprès de l'Union européenne et de l'OTAN.

La principale intervenante était Mme Audrone Perkauskiene, Deputy Managing Director pour l'Europe orientale et l'Asie centrale au sein du Service européen pour l'action extérieure (EEAS).

La rencontre a également réuni plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles :

  • Luc Pierre Devigne, Chief Adviser auprès de la Commission européenne et ancien directeur pour l'Asie centrale au SEAE ;

  • Marilyn Josefson, conseillère diplomatique du Président du Conseil européen ;

  • Thomas Huet (EEAS) ;

  • Jean Spinette, bourgmestre de Saint-Gilles ;

  • Kęstutis Jankauskas, ancien ambassadeur de l'Union européenne au Kazakhstan et aujourd'hui Head of Division for Field Security au SEAE ;

  • Dr Antoine Bondaz, expert Chine–Indo-Pacifique auprès de la DG IDEA de la Commission européenne ;

  • Andrea Lo Presti (Chevron) ;

  • Dive Van den Boss, CEO d'Ahlers ;

  • Jan Felix Nédée, CEO de Corsendonk Hotels ;

  • Vince Leeman, Ville d'Anvers ;

  • Anna Sussarova, consule honoraire ;

  • Valentin Seiker, analyste géopolitique à la Commission européenne ;

  • Ieva Valutyte, Parlement européen ;

  • Veronika Blazejova, assistante principale de l'eurodéputé Tomas Zdechovsky ;

  • Vasyl Belmega, Panterra Adviser ;

  • Evgeniya Ulkina (AWEX) ;

  • Derya Soysal (Eureflect) ;

  • Valikhan Bakhretdinov, président de l'ONG Kazakhstan–EU Gateway ;

  • Galymzhan Beimbetov, journaliste de la télévision nationale kazakhe 24.kz ;

  • ainsi que Kadir Duran, rédacteur en chef de Bruxelles Korner, invité à participer à la séance de questions-réponses.

La diversité des participants illustrait l'intérêt croissant porté par Bruxelles à l'évolution politique du Kazakhstan ainsi qu'au développement du partenariat stratégique entre Astana et l'Union européenne.

Le Shanyraq : bien plus qu'une yourte

Dans son discours d'ouverture, Roman Vassilenko a rappelé la signification profonde du Shanyraq, élément central de la yourte kazakhe.

Bien plus qu'un simple symbole architectural, le Shanyraq représente la famille, la continuité, la confiance, le dialogue et la responsabilité collective.

Citant un proverbe kazakh « Ce qui est décidé par la concertation ne manque jamais son objectif »  l'ambassadeur a rappelé que le dialogue demeure au cœur de la culture politique kazakhe.

Selon lui, cette philosophie résume parfaitement l'esprit de ces rencontres organisées régulièrement à Bruxelles.

Une relation qui change de dimension

L'ambassadeur est revenu sur la récente visite officielle du président Kassym-Jomart Tokayev à Bruxelles, qui a marqué un tournant dans les relations entre Astana et l'Union européenne.

Pendant cette visite, plus de 30 accords économiques représentant plus de 12 milliards de dollars d'investissements ont été conclus dans des secteurs stratégiques :

  • transport et logistique ;

  • aviation ;

  • agriculture ;

  • matières premières critiques ;

  • énergie ;

  • infrastructures.

L'accord horizontal sur l'aviation a notamment été signé, tandis que des progrès importants ont été enregistrés concernant la facilitation des visas entre le Kazakhstan et l'Union européenne.

Pour Roman Vassilenko, cette visite marque le passage d'une phase de déclarations politiques à une phase de mise en œuvre concrète.

« Le véritable travail commence après les poignées de main et les photos officielles », a-t-il résumé.

Une nouvelle Constitution comme nouveau contrat social

L'ambassadeur a ensuite longuement expliqué la portée politique de la Constitution entrée en vigueur le 1er juillet.

Selon lui, cette réforme dépasse largement une simple modification juridique.

Elle représente un nouveau contrat social entre l'État et les citoyens.

La nouvelle Constitution renforce :

  • l'État de droit ;

  • les garanties constitutionnelles ;

  • les libertés fondamentales ;

  • la responsabilité des institutions publiques ;

  • le dialogue avec la société ;

  • la stabilité institutionnelle.

Pour les partenaires européens, cette évolution apporte également davantage de sécurité juridique, de prévisibilité politique et de confiance pour les investissements à long terme.

Roman Vassilenko a insisté sur le fait que la solidité des institutions nationales constitue désormais l'un des principaux moteurs du renforcement du partenariat avec l'Union européenne.

Une coopération qui dépasse désormais le commerce

L'ambassadeur a rappelé que l'Union européenne reste aujourd'hui le premier partenaire commercial ainsi que le premier investisseur étranger du Kazakhstan.

Mais selon lui, la relation ne se limite plus aux échanges économiques.

Elle s'étend désormais :

  • à la sécurité énergétique ;

  • au développement du Middle Corridor (corridor transcaspien) ;

  • aux matières premières critiques ;

  • aux infrastructures ;

  • à la numérisation ;

  • à l'innovation ;

  • à l'intelligence artificielle ;

  • à l'enseignement supérieur ;

  • aux échanges humains.

Il a souligné que chaque nouvelle ligne ferroviaire, chaque nouvelle liaison aérienne, chaque simplification des visas ou chaque projet universitaire rapproche davantage les sociétés kazakhe et européenne.

Enfin, Roman Vassilenko a rappelé qu'après plusieurs années de négociations, les relations entre Bruxelles et Astana sont désormais entrées dans une nouvelle phase.

Le défi n'est plus de signer de nouveaux accords.

Le défi est désormais de les appliquer concrètement.

C'est dans ce contexte qu'il a invité Mme Audrone Perkauskiene à partager sa vision de l'avenir des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne, ouvrant ainsi une séance d'échanges particulièrement riche avec les nombreux diplomates, experts et représentants institutionnels présents.

 

Kazakhstan – Union européenne : un partenariat qui entre dans une nouvelle phase

Partie 2 – Le regard de l'Union européenne et les échanges avec les participants

Prenant la parole après l'ambassadeur Roman Vassilenko, Mme Audrone Perkauskiene, Deputy Managing Director pour l'Europe orientale et l'Asie centrale au sein du Service européen pour l'action extérieure (EEAS), a livré une intervention particulièrement remarquée, mêlant analyse géopolitique, bilan des relations bilatérales et perspectives d'avenir.

Dès les premières minutes de son intervention, elle a tenu à féliciter le Kazakhstan pour deux événements qu'elle a qualifiés de majeurs.

Le premier est l'entrée en vigueur, le 1er juillet 2026, de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, qu'elle considère comme une étape importante dans la modernisation institutionnelle du pays et dans la construction d'un nouveau contrat entre l'État et les citoyens.

Le second est la visite officielle du président Kassym-Jomart Tokayev à Bruxelles, organisée deux semaines auparavant, qu'elle a décrite comme l'une des visites bilatérales les plus réussies de ces dernières années.

Une relation politique qui n'a jamais été aussi intense

Audrone Perkauskiene a rappelé que les échanges politiques entre Bruxelles et Astana se sont fortement accélérés.

Depuis le premier sommet Union européenne–Asie centrale organisé à Samarcande, les rencontres entre le président Tokayev, le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont multipliées.

Elle a également souligné que plusieurs dirigeants européens se sont rendus au Kazakhstan ces derniers mois, illustrant l'importance stratégique grandissante accordée au pays.

Selon elle, cette intensification des contacts n'a rien d'anodin.

« Ce niveau de dialogue politique n'avait jamais été atteint auparavant entre le Kazakhstan et l'Union européenne. »

Pour la responsable européenne, cette évolution démontre que le Kazakhstan est désormais considéré comme un partenaire stratégique à part entière.

Un partenaire fiable dans un contexte géopolitique complexe

Face aux bouleversements internationaux, Audrone Perkauskiene estime que les partenariats fondés sur la confiance deviennent essentiels.

Elle a insisté sur plusieurs valeurs partagées entre Bruxelles et Astana :

  • le respect de la Charte des Nations unies ;

  • le soutien au multilatéralisme ;

  • la stabilité régionale ;

  • la coopération internationale ;

  • la recherche de solutions pacifiques.

Selon elle, le Kazakhstan joue aujourd'hui un rôle stabilisateur en Asie centrale et constitue un interlocuteur crédible pour l'Union européenne.

Elle a rappelé que le Kazakhstan fut le premier pays d'Asie centrale à signer un Accord de partenariat et de coopération renforcé (EPCA) avec l'Union européenne, ainsi que le premier à conclure les négociations relatives à la facilitation des visas et à la coopération sur les matières premières critiques.

Les résultats concrets de la visite du président Tokayev

Revenant sur la visite présidentielle à Bruxelles, Audrone Perkauskiene a cité plusieurs réalisations concrètes.

Elle a notamment évoqué :

  • les accords industriels conclus avec Airbus, représentant plusieurs milliards d'euros ;

  • les nouveaux projets dans les domaines des infrastructures et des transports ;

  • le développement du corridor transcaspien (Middle Corridor) ;

  • le renforcement des investissements européens au Kazakhstan ;

  • l'approfondissement de la coopération énergétique.

Mais selon elle, l'un des progrès les plus significatifs reste l'aboutissement des négociations sur la facilitation des visas.

Elle a rappelé que cela faisait près de dix ans que ce dossier figurait parmi les priorités du partenariat UE–Kazakhstan.

L'heure de la mise en œuvre

Si les accords sont désormais nombreux, la représentante européenne estime que le véritable défi commence maintenant.

« Il ne s'agit plus seulement de signer des accords. Il faut désormais les mettre en œuvre. »

Elle a insisté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en résultats tangibles.

Selon elle, plusieurs secteurs devraient connaître un développement important dans les prochaines années :

  • la connectivité ;

  • les infrastructures ferroviaires ;

  • la transition énergétique ;

  • le numérique ;

  • l'intelligence artificielle ;

  • la recherche scientifique ;

  • l'enseignement supérieur ;

  • les échanges universitaires.

Elle a notamment plaidé pour un renforcement des programmes Erasmus+, Horizon Europe et des coopérations scientifiques entre universités européennes et kazakhes.

Questions-réponses : un dialogue ouvert

La seconde partie de la rencontre a pris la forme d'un échange direct avec les participants.

Diplomates, représentants européens, responsables politiques, journalistes et acteurs économiques ont interrogé la représentante du Service européen pour l'action extérieure sur les perspectives du partenariat.

Parmi les thèmes abordés figuraient :

  • l'évolution politique du Kazakhstan ;

  • les effets de la nouvelle Constitution ;

  • les opportunités offertes aux jeunes ;

  • la mobilité académique ;

  • la coopération économique ;

  • le tourisme ;

  • la sécurité régionale ;

  • les grands projets d'infrastructures.

Astana, symbole d'une transformation

Interrogée par Roman Vassilenko sur l'évolution du Kazakhstan depuis sa première visite il y a près de vingt ans, Audrone Perkauskiene a livré un témoignage personnel.

Elle a expliqué avoir découvert à l'époque une capitale encore en construction.

Lors de son récent déplacement, elle dit avoir été impressionnée par la transformation de la ville.

Elle décrit aujourd'hui Astana comme une capitale moderne, verte, dynamique, animée et tournée vers l'avenir.

Selon elle, cette évolution reflète la transformation plus large du Kazakhstan.

Jean Spinette : mieux faire connaître le Kazakhstan

Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette, a pris la parole pour souligner un paradoxe.

Alors que le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays du monde et un acteur géopolitique majeur, il demeure encore largement méconnu auprès du grand public européen.

Il a regretté le manque de publications, d'ouvrages et de documentation accessibles en français sur le Kazakhstan.

Pour lui, les échanges culturels, universitaires et les initiatives locales permettront progressivement de mieux faire connaître le pays en Europe.

Il a confirmé son soutien aux futurs projets culturels développés avec l'ambassade du Kazakhstan.

La question de Bruxelles Korner

Au cours des échanges, Kadir Duran, rédacteur en chef de Bruxelles Korner, est intervenu pour interroger Audrone Perkauskiene sur deux sujets.

La première question portait sur l'accord conclu récemment entre Bruxelles et Astana qu'elle considérait comme le plus important.

La seconde concernait le domaine où la coopération progresse aujourd'hui le plus rapidement : l'énergie, l'intelligence artificielle ou les transports.

La responsable européenne a répondu sans hésitation.

À ses yeux, la facilitation des visas constitue l'avancée la plus importante de ces dernières années.

Elle a rappelé que ce dossier avait nécessité près d'une décennie de négociations et qu'il favorisera avant tout les échanges humains entre les citoyens kazakhs et européens.

Concernant les secteurs d'avenir, elle estime que la connectivité est désormais devenue la priorité.

Le développement du Middle Corridor, les infrastructures ferroviaires, les liaisons aériennes, les ports et les corridors logistiques constituent aujourd'hui les axes les plus dynamiques de la coopération entre l'Union européenne et le Kazakhstan.

Selon elle, la connectivité ne consiste pas seulement à transporter des marchandises.

Elle permet aussi de rapprocher les économies, les universités, les entreprises, les chercheurs et les citoyens.

Quel impact de la nouvelle Constitution sur les relations avec l'Union européenne ?

Interrogée sur les conséquences de la nouvelle Constitution pour les relations bilatérales, Audrone Perkauskiene a estimé que celle-ci ne modifiera pas directement les relations entre Bruxelles et Astana.

En revanche, elle renforcera les fondements mêmes du partenariat.

Des institutions plus solides, une gouvernance plus prévisible et un État de droit consolidé créent un environnement plus favorable aux investissements, aux coopérations économiques et aux projets communs.

Pour Bruxelles, une plus grande stabilité institutionnelle du Kazakhstan constitue un facteur de confiance supplémentaire.

La séance de questions-réponses s'est poursuivie dans une atmosphère particulièrement ouverte, illustrant l'esprit des Shanyraq Dialogues : favoriser un dialogue franc, direct et constructif entre les responsables européens, les autorités kazakhes et les différents acteurs de la société civile.

 

Kazakhstan – Union européenne : un partenariat qui entre dans une nouvelle phase

Partie 3 – Un dialogue qui se poursuit au-delà des discours

Alors que les échanges officiels touchaient à leur fin, plusieurs intervenants ont souhaité partager une réflexion plus personnelle sur l'évolution des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne.

Parmi eux figurait Kęstutis Jankauskas, ancien ambassadeur de l'Union européenne au Kazakhstan et aujourd'hui responsable de la Division de la sécurité des missions au Service européen pour l'action extérieure (EEAS). Fort de plusieurs années passées à Astana, il a livré un témoignage particulièrement apprécié de l'assistance.

« Le Kazakhstan est un pays qu'il reste à découvrir »

Revenant sur ses années de mission au Kazakhstan, Kęstutis Jankauskas a expliqué qu'il avait rarement rencontré un pays aussi ouvert au dialogue.

Selon lui, le Kazakhstan a démontré sa capacité à développer une politique étrangère équilibrée, fondée sur la défense de ses propres intérêts tout en entretenant des relations constructives avec l'ensemble de ses partenaires internationaux.

Il a également insisté sur le potentiel encore largement sous-estimé du pays auprès des Européens.

« Il existe aujourd'hui en Europe une véritable envie de découvrir de nouvelles destinations. Le Kazakhstan possède tous les atouts : des paysages exceptionnels, une grande diversité culturelle, une stabilité appréciée des voyageurs et un formidable potentiel touristique. Il reste pourtant encore largement méconnu. »

Pour l'ancien ambassadeur, la future facilitation des visas devrait contribuer à rapprocher davantage les populations et à favoriser non seulement les voyages touristiques, mais aussi les échanges universitaires, économiques et culturels.

Un partenariat qui repose désormais sur les citoyens

Au fil des interventions, un constat est revenu à plusieurs reprises : les relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne ne peuvent plus être uniquement portées par les gouvernements.

Les entreprises, les universités, les collectivités locales, les médias, les chercheurs, les étudiants et les organisations de la société civile sont appelés à jouer un rôle croissant.

La coopération entre Astana et Bruxelles ne se limite plus aux grands accords diplomatiques. Elle se construit désormais à travers les échanges humains, les projets économiques, les partenariats universitaires, les initiatives culturelles et les contacts entre les citoyens.

Plusieurs intervenants ont d'ailleurs rappelé que chaque nouvelle liaison aérienne, chaque projet universitaire commun, chaque investissement ou chaque simplification administrative rapproche un peu plus les deux sociétés.

Le nouveau Kurultai au cœur des attentes

Cette dernière édition des Shanyraq Dialogues revêtait une portée particulière.

Elle clôturait plusieurs mois de rencontres organisées à Bruxelles autour de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, à quelques semaines seulement de la mise en place du nouveau Kurultai, prévue à la fin du mois d'août.

Pour les autorités kazakhes, cette nouvelle institution constitue l'une des principales innovations de la réforme constitutionnelle. Elle doit accompagner la modernisation de la gouvernance du pays, renforcer la participation aux débats publics et consolider le dialogue entre les institutions et la société.

Tout au long de la rencontre, les intervenants européens ont insisté sur le fait qu'ils suivraient avec attention la mise en œuvre concrète de cette nouvelle architecture institutionnelle.

Le message adressé par Bruxelles était clair : au-delà de la réforme constitutionnelle elle-même, c'est sa traduction dans la pratique qui sera déterminante.

Une photo de famille sous le Shanyraq

Après plus de deux heures d'échanges, l'ambassadeur Roman Vassilenko a remercié l'ensemble des participants pour leur présence et pour la qualité des discussions.

Il a rappelé que l'objectif des Shanyraq Dialogues n'était pas uniquement d'organiser des conférences, mais de créer un espace où diplomates, responsables politiques, universitaires, journalistes, entrepreneurs et représentants de la société civile puissent dialoguer librement et construire des relations durables.

Avant de clore officiellement la rencontre, l'ensemble des participants s'est réuni dans le jardin de l'ambassade pour une photo de groupe, symbole de cette communauté de partenaires réunie sous le Shanyraq, image de l'ouverture et du dialogue qui caractérisent ces rencontres.

Une réception aux saveurs du Kazakhstan

La soirée s'est ensuite poursuivie autour d'une réception conviviale organisée par l'ambassade.

Les invités ont pu découvrir plusieurs spécialités traditionnelles kazakhes, accompagnées de rafraîchissements, tandis que les discussions se poursuivaient dans un cadre plus informel.

Diplomates européens, représentants des institutions de l'Union, responsables politiques, chefs d'entreprise, universitaires, journalistes et membres de la société civile ont continué à échanger sur les perspectives de coopération entre Bruxelles et Astana.

Ces conversations, souvent prolongées bien au-delà de la séance officielle, ont illustré l'esprit même des Shanyraq Dialogues : faire du dialogue un instrument concret de rapprochement entre les peuples.

Une nouvelle étape des relations entre Bruxelles et Astana

Au-delà des annonces politiques, cette dernière rencontre avant la pause estivale a confirmé une évolution plus profonde.

En quelques années, les relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne ont changé de dimension.

L'Union européenne demeure le premier partenaire commercial et le premier investisseur étranger du Kazakhstan, mais le partenariat s'étend désormais à des domaines de plus en plus stratégiques : connectivité, transition énergétique, matières premières critiques, sécurité régionale, innovation, intelligence artificielle, recherche, enseignement supérieur et mobilité.

La récente visite du président Kassym-Jomart Tokayev à Bruxelles, les nombreux accords conclus avec les institutions européennes et les entreprises, l'avancement du processus de facilitation des visas ainsi que les projets liés au Middle Corridor témoignent de cette nouvelle dynamique.

Dans le même temps, l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution et l'installation prochaine du Kurultai marquent une nouvelle étape dans l'évolution institutionnelle du Kazakhstan.

Pour les partenaires européens présents à Bruxelles, la priorité est désormais clairement identifiée : accompagner cette nouvelle phase par une coopération concrète, fondée sur la confiance, la stabilité et des projets communs.

Comme l'a rappelé Roman Vassilenko en citant un proverbe kazakh : « Le chemin se construit en marchant. »

Au terme de cette dernière édition des Shanyraq Dialogues avant les vacances, une conviction semblait partagée par l'ensemble des participants : le partenariat entre le Kazakhstan et l'Union européenne est entré dans une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre, des réalisations concrètes et d'un rapprochement durable entre les sociétés.

À quelques semaines de l'installation du nouveau Kurultai, Bruxelles a ainsi été le théâtre d'un ultime moment de réflexion collective avant l'ouverture d'un nouveau chapitre de la vie institutionnelle du Kazakhstan.

 

Kazakhstan – Union européenne : à Bruxellesle dernier Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai
  • 0
    SEVDİM
  • 0
    ALKIŞ
  • 0
    KOMİK
  • 0
    İNANILMAZ
  • 0
    ÜZGÜN
  • 0
    KIZGIN

Facebook Yorum

Yorum Yazın

Başka haber bulunmuyor!

Bizi Takip Edin
Facebook
Twitter
Instagram
Youtube
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
KünyeGizlilik PolitikasıRSSSitemapSitene EkleArşivİletişim
SOSYAL MEDYA BAĞLANTILARI
FACEBOOKTWITTERINSTAGRAMLINKEDINYOUTUBE

© 2026 S-B-E Ltd | Yazılım: Onemsoft

Haber GönderFirma Ekleİlan Ekle