MENU
  • HABER TÜRKIYE - ACTUALITE TURQUIE
  • BRUXELLES KORNER PROGRAMLARI
  • SAGLIK - SANTE
  • KÜLTÜR SANAT & SPOR - CULTURE ET SPORT
  • BIYOGRAFI
  • BK TEKNOLOJI
  • Türkiye Seçime Özel 2023
  • BELCIKA SIYASET ARENASI
  • TaXiBXL
  • SERAP'IN LEZZET SOFRASI
  • FOTO HABER
  • BRUXELLES KORNER BASIM 2016
  • BRUXELLES KORNER 2017 BASIM
  • YAZARLAR
  • FOTO GALERİ
  • WEB TV
  • HABER ARŞİVİ
  • YOL TRAFIK DURUMU
  • BİYOGRAFİLER
  • RÖPORTAJLAR
  • Künye
  • Gizlilik Politikası
  • İLETİŞİM
  • Nöbetçi Eczaneler
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
DOLAR16.7682
EURO18.0052
GR ALTIN998.07
ÇEYREK1642.4
Afyonkarahisar
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
  • BELÇİKA HABER - ACTUALITE BELGIQUE
  • TAX MAN BRUXELLES
  • VIDEO HABER / VIDEO NEWS
  • ULUSLARARASI / INTERNATIONALE
  • ORTA ASYA - ASIE CENTRALE
Kapat

Georges-Louis Bouchez, défenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?

Ana SayfaBelçi̇ka Haber - Actualite BelgiqueGeorges-Louis Bouchez, défenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?
Georges-Louis Bouchez, défenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?

Georges-Louis Bouchez, défenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?Derrière le slogan « moins d’impôts et moins de dépenses », le gouvernement Arizona introduit une taxe sur les plus-values, limite les allocations de chômage et réduit certains avantages fiscaux. Les travailleurs actifs peuvent y gagner, mais les personnes les plus éloignées de l’emploi risquent de supporter l’essentiel de l’effort.Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles5 septembre 2026

05 Eylül, 2026, Cumartesi 14:01
  • yazdıryorum yazfont küçültfont büyüt
Abone ol

Georges-Louis Bouchez, défenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?

Derrière le slogan « moins d’impôts et moins de dépenses », le gouvernement Arizona introduit une taxe sur les plus-values, limite les allocations de chômage et réduit certains avantages fiscaux. Les travailleurs actifs peuvent y gagner, mais les personnes les plus éloignées de l’emploi risquent de supporter l’essentiel de l’effort.

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles
5 septembre 2026

Georges-Louis Bouchez se présente comme le défenseur du travail, des entrepreneurs et des PME. Son message semble simple : la Belgique ne doit plus augmenter les impôts, mais réduire les dépenses inutiles, récompenser ceux qui travaillent et soutenir les entreprises qui créent de l’activité et des emplois.

Le président du MR affirme également vouloir revoir les aides accordées aux entreprises. Sur les 23,8 milliards d’euros comptabilisés sous cette appellation, moins de 7 milliards iraient, selon lui, aux entreprises réellement productives. Le reste financerait notamment les entreprises publiques, l’économie sociale et de multiples dispositifs qu’il estime insuffisamment efficaces.

Cette position peut séduire une partie du grand public. Pourquoi continuer à dépenser des milliards si l’argent ne produit ni croissance, ni emplois, ni amélioration des services publics ?

Mais lorsqu’on confronte ce discours aux décisions prises par la coalition Arizona, une contradiction apparaît. Le gouvernement auquel participe le MR a introduit un nouvel impôt sur certaines plus-values, limité les allocations de chômage, réduit plusieurs avantages fiscaux et envisagé de supprimer certains mécanismes dont bénéficient également les petites entreprises.

Georges-Louis Bouchez est-il réellement le défenseur des PME et des travailleurs, ou contribue-t-il à une politique qui fragilise les catégories sociales les plus modestes ?

La réponse mérite davantage qu’un slogan.

Une doctrine libérale relativement cohérente

Sur le plan idéologique, Georges-Louis Bouchez reste cohérent avec sa vision libérale.

Pour lui, l’État doit se concentrer sur quelques missions essentielles : la sécurité, la justice, l’enseignement, les infrastructures et une solidarité qu’il qualifie de « juste et soutenable ».

Sa doctrine peut être résumée en quelques principes :

  • réduire les dépenses publiques considérées comme improductives ;

  • diminuer la dépendance aux allocations ;

  • augmenter l’écart financier entre le travail et l’inactivité ;

  • soutenir prioritairement les entreprises qui investissent et recrutent ;

  • assouplir le marché du travail ;

  • réduire les normes et les contraintes administratives ;

  • diminuer progressivement la fiscalité sur les revenus professionnels.

Le MR ne promet donc pas de maintenir toutes les aides existantes. Il veut les sélectionner en fonction de leur contribution supposée à la croissance et à l’emploi.

La question fondamentale devient alors : qui décide qu’une dépense est productive ou improductive ?

Une aide accordée à une usine sera facilement présentée comme un investissement. Une allocation de chômage, une subvention à l’économie sociale ou une dotation à une entreprise publique sera davantage considérée comme une charge.

Mais le train qui transporte les travailleurs, l’association qui réinsère des personnes éloignées de l’emploi ou l’entreprise de travail adapté ne participent-ils pas, eux aussi, au fonctionnement de l’économie ?

Le débat est donc moins comptable que politique.

Que représentent réellement les 23,8 milliards d’aides ?

Lorsque Georges-Louis Bouchez parle de 23,8 milliards d’euros d’aides aux entreprises, le grand public pourrait imaginer que cette somme est distribuée directement sous forme de chèques ou de subventions aux entreprises privées.

La réalité est beaucoup plus complexe.

Cette enveloppe regroupe des mécanismes de nature très différente :

  • des réductions de cotisations patronales ;

  • des dispenses de versement du précompte professionnel ;

  • des aides à l’emploi ;

  • des subventions régionales ;

  • des soutiens à la recherche et au développement ;

  • des compensations accordées aux entreprises publiques ;

  • des financements destinés à l’économie sociale ;

  • des aides aux investissements et à la transition énergétique ;

  • des dispositifs sectoriels.

Bpost, la SNCB, une entreprise de travail adapté et une PME qui reçoit une aide pour acheter une nouvelle machine sont donc regroupées dans une même catégorie générale.

La formule selon laquelle « moins de 7 milliards vont aux entreprises productives » dépend surtout de la définition donnée au mot productif.

Une ligne ferroviaire déficitaire peut être considérée comme improductive dans une lecture purement comptable. Elle peut pourtant être indispensable aux travailleurs, aux étudiants, aux entreprises et à l’attractivité d’une région.

De même, l’économie sociale ne génère pas toujours une rentabilité financière immédiate, mais elle prend en charge des missions que le marché privé n’assumerait pas nécessairement.

Avant d’annoncer que des milliards peuvent être économisés, il faudrait donc publier un inventaire transparent : quelles aides seront supprimées, quels bénéficiaires seront touchés et quelles conséquences économiques et sociales sont attendues ?

Sans cette transparence, la promesse de supprimer les « mauvaises aides » reste une formule politique particulièrement commode.

Les PME ne seront pas toutes protégées

Le discours du MR donne l’impression que les petites et moyennes entreprises seraient naturellement épargnées. Or plusieurs mesures de l’accord Arizona peuvent également les concerner.

La coalition a notamment prévu ou envisagé :

  • la réforme des réductions de cotisations patronales pour les premiers engagements ;

  • la suppression de l’exonération fiscale pour l’embauche de personnel supplémentaire à bas salaire ;

  • la suppression de l’exonération pour passif social ;

  • la limitation de certains systèmes de rémunération flexible ;

  • le relèvement de la rémunération minimale nécessaire pour bénéficier du taux réduit à l’impôt des sociétés.

La rémunération minimale requise pour bénéficier de ce taux réduit passe, dans la pratique, d’environ 45 000 à 50 000 euros. Certaines petites sociétés devront augmenter la rémunération de leur dirigeant ou risquer de perdre cet avantage. Securex – réforme de l’impôt des personnes physiques

Il serait cependant incorrect de prétendre que toutes les PME seront perdantes.

L’Arizona prévoit également certaines mesures favorables aux indépendants et aux entreprises :

  • une nouvelle déduction pour entrepreneur ;

  • l’assouplissement des heures supplémentaires ;

  • le retour du régime fiscal des droits d’auteur pour certains développeurs informatiques ;

  • une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail ;

  • des régimes plus favorables pour certains investissements et certaines activités.

Le bilan dépendra donc du secteur, de la taille de l’entreprise, de sa masse salariale, de ses investissements et des dispositifs qu’elle utilisait auparavant.

La politique gouvernementale n’est pas une protection générale des PME. Elle est sélective : elle favorise certains profils d’entreprises tout en retirant des avantages à d’autres.

« Pas d’impôt supplémentaire » : une promesse difficile à défendre

La contradiction la plus visible concerne la taxe sur les plus-values financières.

Georges-Louis Bouchez affirme régulièrement que les Belges ne peuvent plus supporter de nouveaux impôts. Il rappelle que la Belgique figure déjà parmi les pays où les revenus du travail sont les plus lourdement taxés.

Pourtant, depuis 2026, les plus-values réalisées par les particuliers sur certains actifs financiers sont imposées à un taux de 10 %, avec une exonération annuelle de base de 10 000 euros.

Le SPF Finances confirme l’existence du mécanisme, les obligations de déclaration et les modalités de prélèvement par les banques. SPF Finances – taxe sur les plus-values

Il s’agit donc bien d’un nouvel impôt.

Le MR peut répondre que cette taxe résulte d’un compromis avec les autres partis de la coalition, notamment Vooruit, et que l’exonération protège une grande partie des petits investisseurs.

L’argument est politiquement compréhensible. Dans un gouvernement de coalition, aucun parti ne réalise seul l’intégralité de son programme.

Mais il révèle la limite du discours de Georges-Louis Bouchez : il communique souvent comme si le MR dirigeait seul le gouvernement, alors que son parti a accepté et approuvé un accord comprenant une nouvelle taxation du capital.

Il faut également préciser que cette taxe ne frappe pas directement les bénéfices des PME. Elle concerne principalement les personnes physiques qui réalisent une plus-value sur leurs placements. Elle peut néanmoins toucher les entrepreneurs lorsqu’ils revendent les actions de leur entreprise ou réorganisent leur patrimoine.

On ne peut donc pas simultanément annoncer « aucun impôt supplémentaire » et présenter la taxe sur les plus-values comme un détail technique. Un compromis fiscal reste un impôt lorsqu’il entre en vigueur.

Les chômeurs de longue durée ne disparaissent pas

La réforme la plus lourde socialement concerne l’assurance chômage.

Les allocations de chômage complet sont désormais limitées à un maximum de 24 mois : une période de base de douze mois, à laquelle peuvent s’ajouter jusqu’à douze mois supplémentaires selon le passé professionnel.

Les allocations d’insertion sont, quant à elles, limitées à un an.

La réforme a été adoptée par la Chambre en juillet 2025, publiée au Moniteur belge et mise en œuvre progressivement. Les nouvelles règles sont pleinement applicables depuis mars 2026. ONEM – réforme de l’assurance chômage

Dire que le gouvernement a « supprimé les chômeurs de longue durée » n’est évidemment pas exact sur le plan juridique. Ce sont leurs allocations fédérales qui prennent fin, pas les personnes ni leurs difficultés.

Une partie des demandeurs d’emploi retrouvera effectivement du travail. Mais les autres devront vivre avec l’aide de leur famille, demander un revenu d’intégration au CPAS ou se retrouver sans revenu suffisant.

Le gouvernement fédéral économise donc sur le budget de l’ONEM, mais une partie de la charge risque d’être transférée vers :

  • les communes ;

  • les CPAS ;

  • le logement social ;

  • les services de santé ;

  • les associations d’aide ;

  • les familles elles-mêmes.

Une économie réalisée à un niveau de pouvoir peut ainsi devenir une dépense supplémentaire pour un autre.

Peut-on remettre tout le monde au travail ?

La logique gouvernementale repose sur une idée : si le chômage devient moins confortable et limité dans le temps, davantage de personnes chercheront activement un emploi.

Cette logique peut fonctionner pour certaines personnes immédiatement employables et dans les régions où les offres sont nombreuses.

Mais tous les chômeurs de longue durée ne se trouvent pas dans la même situation.

Certains sont peu qualifiés. D’autres sont âgés, malades, isolés, sans moyen de transport ou confrontés à des problèmes de garde d’enfants. Certaines personnes subissent également des discriminations liées à leur âge, leur origine, leur adresse ou leur parcours professionnel.

Il existe enfin d’importantes différences régionales. Les possibilités d’emploi ne sont pas les mêmes à Bruxelles, en Wallonie ou en Flandre.

Limiter les allocations ne crée pas automatiquement des emplois. Cela ne forme pas les travailleurs, ne construit pas de crèches, ne soigne pas les personnes malades et ne supprime pas les discriminations.

Sans accompagnement efficace et sans emplois réellement accessibles, la réforme risque moins de remettre certaines personnes au travail que de les déplacer du chômage vers les CPAS.

Les travailleurs à bas revenus sont-ils perdants ?

Il serait excessif d’affirmer que tous les bas revenus sont nécessairement perdants.

Les personnes qui travaillent avec une faible rémunération peuvent bénéficier :

  • du renforcement du bonus à l’emploi ;

  • de l’augmentation progressive de la quotité exemptée d’impôt ;

  • d’une réduction de certaines cotisations ;

  • d’un salaire net légèrement plus élevé ;

  • de certains avantages liés aux heures supplémentaires.

La quotité exemptée d’impôt doit progressivement augmenter, ce qui permet de soustraire une part plus importante des revenus professionnels à l’impôt. Le bonus à l’emploi fiscal est également renforcé pour les travailleurs faiblement rémunérés.

Sur ce point, l’Arizona peut donc réellement améliorer le revenu net de certains travailleurs modestes.

Mais d’autres catégories sont directement fragilisées :

  • les chômeurs arrivant en fin de droit ;

  • les personnes dépendantes d’un revenu de remplacement ;

  • certains ménages à revenu unique ;

  • les bénéficiaires du quotient conjugal ;

  • certains parents isolés ou cohabitants ;

  • les personnes transférées vers le revenu d’intégration ;

  • certains futurs pensionnés ayant connu de longues périodes de chômage.

La réforme augmente la quotité exemptée pour les revenus professionnels, mais son effet est neutralisé ou réduit pour certains bénéficiaires de revenus de remplacement par une diminution de leurs réductions fiscales.

Le revenu d’intégration devient également imposable en tant que revenu de remplacement, tandis que la réduction d’impôt applicable aux allocations de chômage est progressivement réduite en vue de sa disparition. Securex – mesures fiscales et revenus de remplacement

Le message politique est donc clair : celui qui travaille doit conserver davantage d’argent que celui qui dépend d’une allocation.

Mais cette politique avantage principalement celui qui possède déjà un emploi. Elle devient socialement plus brutale pour celui qui, malgré ses efforts ou en raison de difficultés personnelles, ne parvient pas à retrouver une place sur le marché du travail.

Une fracture au sein même des classes populaires

La réforme Arizona n’oppose pas simplement les riches aux pauvres ou les entreprises aux travailleurs. Elle introduit une fracture à l’intérieur même des catégories populaires.

D’un côté, le travailleur à bas salaire peut recevoir une légère augmentation de son revenu net.

De l’autre, le chômeur de longue durée, le ménage à revenu unique ou la personne vivant d’un revenu de remplacement peut perdre une partie importante de sa protection.

Le gouvernement ne supprime donc pas nécessairement les avantages de toute la classe populaire. Il distingue davantage les personnes considérées comme « actives » de celles qui sont considérées comme « inactives ».

Cette séparation peut devenir dangereuse.

Une personne qui travaille aujourd’hui peut perdre son emploi demain. Un indépendant peut faire faillite. Un travailleur peut tomber malade ou devenir incapable de poursuivre son métier. La frontière entre le contribuable « productif » et l’allocataire présenté comme une charge est beaucoup moins solide que ne le laisse croire le discours politique.

L’État social n’a pas été construit uniquement pour aider les personnes qui ne travaillent pas. Il protège aussi ceux qui travaillent contre le risque de tomber, un jour, dans le chômage, la maladie ou la pauvreté.

Le MR assume une transformation de l’État social

Georges-Louis Bouchez ne cache pas son projet : l’État doit moins intervenir, dépenser moins et responsabiliser davantage les individus.

Son objectif n’est donc pas uniquement de défendre les PME. Il veut transformer le modèle social belge.

Le système actuel repose sur une logique d’assurance et de solidarité : lorsqu’une personne perd son emploi, une partie du risque est prise en charge collectivement.

Le nouveau modèle limite davantage cette prise en charge dans le temps. Une part plus importante du risque est transférée vers l’individu, sa famille et les pouvoirs locaux.

Cette orientation peut encourager certaines personnes à retrouver rapidement un emploi. Elle peut aussi accentuer la précarité de celles qui ne disposent ni d’un réseau familial, ni d’une bonne santé, ni des qualifications recherchées.

C’est pourquoi la question ne peut pas être réduite à l’opposition entre les courageux qui travaillent et ceux qui profiteraient du système.

La réalité sociale est beaucoup plus complexe.

Où se trouve la véritable contradiction ?

La contradiction de Georges-Louis Bouchez n’est pas de vouloir soutenir certaines entreprises tout en supprimant certaines subventions. Cette sélection correspond précisément à sa doctrine libérale.

La véritable contradiction se trouve entre ses slogans absolus et les décisions réellement acceptées :

  • il proclame « stop à l’impôt », mais sa coalition introduit une taxe sur les plus-values ;

  • il se présente comme le défenseur des entrepreneurs, mais certaines PME perdent ou risquent de perdre des avantages ;

  • il promet de protéger tous les citoyens, mais les allocations de chômage sont désormais limitées ;

  • il affirme soutenir les bas revenus, alors que les personnes sans emploi ou dépendantes d’un revenu de remplacement sont fragilisées ;

  • il veut réduire les dépenses fédérales, mais une partie de celles-ci risque d’être transférée vers les communes et les CPAS ;

  • il promet de rendre le travail plus rémunérateur, mais ne garantit pas que les emplois nécessaires seront disponibles et accessibles.

Georges-Louis Bouchez reste cohérent avec son idéologie, mais son discours simplifie les conséquences humaines de cette politique.

Un choix de société derrière les économies

La politique Arizona ne « détruit » pas juridiquement une classe sociale. Mais elle transforme profondément la manière dont la Belgique partage les risques économiques et sociaux.

Certains travailleurs modestes peuvent gagner quelques dizaines d’euros supplémentaires grâce aux mesures fiscales. Certaines PME peuvent profiter de davantage de flexibilité ou de nouveaux avantages.

Mais parallèlement, des chômeurs perdent leur allocation, des ménages perdent certains mécanismes fiscaux et des communes devront probablement prendre en charge une partie des personnes exclues du système fédéral.

Le débat ne porte donc pas uniquement sur le montant des économies.

Il porte sur un choix de société.

Souhaitons-nous un État qui protège durablement les personnes lorsqu’elles rencontrent des difficultés, ou un État qui limite cette protection pour les pousser plus rapidement vers le marché du travail ?

Souhaitons-nous sélectionner les aides selon leur rentabilité économique immédiate, ou reconnaître que les services publics, les transports et l’économie sociale produisent également une valeur collective ?

Georges-Louis Bouchez propose une Belgique qui récompense davantage le travail, l’entreprise et l’investissement. Mais cette récompense est financée, au moins en partie, par une réduction de la protection accordée aux personnes situées en dehors du marché du travail.

Voilà ce que ses publications ne disent pas clairement.

Derrière les mots « efficacité », « mérite », « croissance » et « responsabilité » se dessine une nouvelle répartition de la sécurité sociale : davantage d’incitants pour ceux qui sont déjà intégrés à l’économie, mais moins de protection pour ceux qui restent à ses marges.

Le véritable enjeu n’est donc pas de savoir si Georges-Louis Bouchez défend les PME. Il en défend une certaine conception : celle de l’entreprise compétitive, flexible et tournée vers la croissance.

La question est plutôt de savoir qui paiera le prix social de cette transformation.

Georges-Louis Bouchezdéfenseur des PME ou architecte d’une nouvelle fracture sociale ?
  • 0
    SEVDİM
  • 0
    ALKIŞ
  • 0
    KOMİK
  • 0
    İNANILMAZ
  • 0
    ÜZGÜN
  • 0
    KIZGIN

Facebook Yorum

Yorum Yazın

Başka haber bulunmuyor!

Bizi Takip Edin
Facebook
Twitter
Instagram
Youtube
BRUXELLES KORNER BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.
KünyeGizlilik PolitikasıRSSSitemapSitene EkleArşivİletişim
SOSYAL MEDYA BAĞLANTILARI
FACEBOOKTWITTERINSTAGRAMLINKEDINYOUTUBE

© 2026 S-B-E Ltd | Yazılım: Onemsoft

Haber GönderFirma Ekleİlan Ekle