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Bruxelles, Mémoire, transmission et diaspora, 111e anniversaire de la victoire de Çanakkale

Bruxelles, Mémoire, transmission et diaspora, 111e anniversaire de la victoire de Çanakkale

Bruxelles, Mémoire, transmission et diaspora, 111e anniversaire de la victoire de Çanakkale

18 mars : la bataille de Çanakkale commémorée à l’Ambassade de Turquie

Bruxelles Korner – Kadir Duran

Une mémoire nationale réactivée au cœur de l’Europe

Ce 18 mars 2026, l’Ambassade de Turquie à Bruxelles s’est transformée en un espace de mémoire, de transmission et de continuité historique à l’occasion du 111e anniversaire de la victoire de Çanakkale.

Dans une atmosphère solennelle, diplomates, représentants militaires, membres de la diaspora et familles se sont réunis pour rendre hommage à l’un des épisodes fondateurs de l’histoire turque moderne. Une cérémonie marquée par trois dimensions clés :

Le discours de l’Ambassadeur : entre histoire et projection stratégique

L’ambassadeur Gökhan Barış Tantekin a structuré son intervention autour d’un triptyque classique mais efficace : histoire – sacrifice – continuité.

Il a rappelé que Çanakkale dépasse le cadre militaire, constituant à la fois :

Dans une lecture plus contemporaine, il a également inscrit cet héritage dans :

Un passage notable : la mise en parallèle entre les différentes périodes de sacrifice national – Çanakkale, guerre d’indépendance, Chypre, 15 juillet – formant une narration stratégique cohérente de la résilience turque.

 

https://youtu.be/HkNWR0a-ILk

L’intervention militaire : lecture géopolitique et doctrinale

L’attaché militaire, le colonel Ramazan Türkmen, a adopté une approche plus analytique, presque doctrinale.

Son discours a repositionné Çanakkale comme :

Il a insisté sur plusieurs éléments structurants :

Mais au-delà de la stratégie, le discours a introduit une dimension éthique :

Çanakkale comme guerre où l’honneur militaire et l’humanité ont coexisté.

https://youtu.be/GHyqY3HyBIg

La diaspora comme relais de mémoire : les enfants au centre

Moment clé de la cérémonie :
la remise des prix aux enfants ayant remporté le concours de lecture de l’İstiklal Marşı.

Ces jeunes ont ensuite relu l’hymne national, incarnant une réalité fondamentale :


la transmission identitaire ne passe plus uniquement par l’État, mais par la diaspora elle-même.

Le message implicite est fort :

Une cérémonie entre diplomatie, identité et soft power

Au-delà de l’hommage, cet événement révèle une lecture plus large :

Dimension Lecture stratégique
Mémoire Consolidation du récit national à l’étranger
Diplomatie Présence institutionnelle forte en Europe
Diaspora Instrument de continuité culturelle et politique
Jeunesse Transmission active de l’identité

 

Conclusion

À Bruxelles, Çanakkale n’est pas seulement commémoré : il est réactivé.

Dans un contexte européen où les identités diasporiques se redéfinissent, la Turquie continue d’articuler mémoire historique, projection géopolitique et mobilisation communautaire.

Le 18 mars devient ainsi, loin des Dardanelles,
un outil de cohésion nationale transnationale.

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