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        <title>BRUXELLES KORNER  COPYRIGHT 2015-2026</title>
        <link>https://www.bruxelleskorner.com/</link>
        <description>Bruxelles Korner Posta
Son Dakika Haberleri: Türkiye, Orta Asya ve Belçika’nın Fransızca, İngilizce ve Türkçe Haber Portalı
Les dernières actualités en direct de Turquie, d’Asie centrale et de Belgique,  votre portail d’information trilingue en français, anglais et turc.</description>
        <language>tr</language>
                                <item>
                <title>Turkménistan : 35 ans après l’indépendance, de la disparition de l’URSS aux nouvelles ambitions géopolitiques de l’Asie centrale</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/turkmenistan-35-ans-apres-lindependance-de-la-disparition-de-lurss-aux-nouvelles-ambitions-geopolitiques-de-lasie-centrale-15977</link>
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                <description><![CDATA[Turkménistan : 35 ans après l’indépendance, de la disparition de l’URSS aux nouvelles ambitions géopolitiques de l’Asie centrale

BRUXELLES KORNER | ÉDITION SPÉCIALE | HISTOIRE, DIPLOMATIE & GÉOPOLITIQUE

Turkménistan : 35 ans après l’indépendance, une nation entre neutralité, puissance énergétique et nouvelles ambitions eurasiatiques
De la proclamation du 27 octobre 1991 à la diplomatie menée à Bruxelles en 2026 : retour sur trente-cinq années d’histoire et sur le rôle de l’ambassadeur Sapar Palvanov dans le rapprochement entre le Turkménistan, la Belgique et l’Union européenne.

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner
Bruxelles, mardi 27 octobre 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/nGng2CQleZY" title="TURKMÉNISTAN : 35 ANS D’INDÉPENDANCE, ENTRE NEUTRALITÉ, ÉNERGIE ET AMBITIONS GÉOPOLITIQUES" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p>BRUXELLES KORNER | HISTOIRE &amp; GÉOPOLITIQUE | 27 OCTOBRE 2026</p>

<p><span style="font-size:36px"><strong>Turkménistan : 35 ans après l’indépendance, de la disparition de l’URSS aux nouvelles ambitions géopolitiques de l’Asie centrale</strong></span></p>

<p>BRUXELLES KORNER | ÉDITION SPÉCIALE | HISTOIRE, DIPLOMATIE &amp; GÉOPOLITIQUE</p>

<h1>Turkménistan : 35 ans après l’indépendance, une nation entre neutralité, puissance énergétique et nouvelles ambitions eurasiatiques</h1>

<p>De la proclamation du 27 octobre 1991 à la diplomatie menée à Bruxelles en 2026 : retour sur trente-cinq années d’histoire et sur le rôle de l’ambassadeur Sapar Palvanov dans le rapprochement entre le Turkménistan, la Belgique et l’Union européenne.</p>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner<br />
Bruxelles, mardi 27 octobre 2026</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/27f3347a-da1c-493f-835e-2a1d9c70bde8.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Le 27 octobre 1991, le Turkménistan proclamait son indépendance, ouvrant un nouveau chapitre de son histoire au moment où l’Union soviétique entrait dans les dernières semaines de son existence.</p>

<p>Trente-cinq ans plus tard, cette république d’Asie centrale occupe une position particulière dans les relations internationales. Riche en gaz naturel, attachée à sa neutralité permanente et située au carrefour des grandes routes commerciales de l’Eurasie, elle cherche désormais à renforcer son rôle dans les échanges économiques et diplomatiques entre l’Asie et l’Europe.</p>

<p>Longtemps principalement connu pour ses immenses réserves d’hydrocarbures, le Turkménistan entend également valoriser sa position géographique, développer ses infrastructures ferroviaires et portuaires, moderniser ses échanges commerciaux et multiplier ses partenariats internationaux.</p>

<p>Cette évolution trouve un écho particulier à Bruxelles.</p>

<p>Ces dernières années, les activités diplomatiques conduites par Son Excellence Sapar Palvanov, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Turkménistan auprès du Royaume de Belgique et chef de sa mission auprès de l’Union européenne, ont contribué à renforcer la visibilité du pays dans les milieux diplomatiques, économiques et culturels européens.</p>

<p>À travers ses reportages, ses analyses énergétiques et ses chroniques consacrées aux transformations de l’Asie centrale, Bruxelles Korner a régulièrement suivi ces initiatives, en mettant en évidence aussi bien les ambitions turkmènes que les obstacles à leur réalisation.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.bruxelleskorner.com&amp;sz=32" /></p>

<p>Le trente-cinquième anniversaire constitue donc une occasion de revisiter non seulement la naissance de l’État indépendant, mais aussi sa place actuelle dans les équilibres géopolitiques de l’Eurasie.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="‘Independent, neutral Turkmenistan successfully conducts multilateral, integrated foreign policy’ &lt; Politics &lt; 기사본문 - The Korea Post" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/Y0NbgO6lW4nczsOLYN7Qpzbn3Up4X5L_ZkTtdwR1ALsErmm1nY2riylyBTULFsWsbmCyzxtNstLUEA0CFk4thsCh5WE_AzSlI5y70dZYGUDbL6_dbFan-DwZ-t04mKEN0NSXqcSxlo3I8-4YmI_tN16Futu-0vTGHr5vkjKGMZs?purpose=inline" /></p>

<h2>I. Le 27 octobre 1991 : naissance d’un État souverain</h2>

<p>L’histoire contemporaine du Turkménistan est indissociable de celle de l’Union soviétique.</p>

<p>En 1924, dans le cadre de la réorganisation territoriale soviétique de l’Asie centrale, la République socialiste soviétique turkmène est constituée. Son évolution institutionnelle, économique et sociale sera profondément marquée par l’organisation politique de Moscou.</p>

<p>À la fin des années 1980, les réformes engagées par Mikhaïl Gorbatchev, la crise du système soviétique et l’émergence de revendications nationales accélèrent la transformation de l’ensemble des républiques de l’Union.</p>

<p>Le 26 octobre 1991, un référendum sur l’indépendance est organisé au Turkménistan.</p>

<p>Le lendemain, le Soviet suprême proclame officiellement la souveraineté de la République du Turkménistan.</p>

<p>L’indépendance est donc proclamée avant la dissolution formelle de l’URSS, intervenue le 26 décembre 1991.</p>

<p>Saparmourat Niazov, déjà président de la République soviétique, prend la direction de l’État indépendant et inaugure une longue période de centralisation politique.</p>

<p>La Türkiye figure parmi les premiers pays à reconnaître la souveraineté turkmène. Les relations entre Ankara et Achgabat se développent progressivement autour des affinités linguistiques, historiques, culturelles et économiques.</p>

<p>Il importe toutefois de rappeler une distinction historique : l’indépendance a été proclamée le 27 octobre 1991, tandis que la fête nationale officielle est célébrée le 27 septembre depuis 2018.</p>

<p>Le 35e anniversaire a ainsi été célébré officiellement le 27 septembre 2026, notamment à Achgabat, en présence du président Serdar Berdimuhamedow. Bruxelles Korner lui avait consacré un article le 28 septembre 2026.</p>

<p>II. Chronologie politique et diplomatique : 1991–2026</p>

<table>
	<tbody>
		<tr>
			<th>
			<p>Date</p>
			</th>
			<th>
			<p>Événement historique</p>
			</th>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>27 octobre 1991</p>
			</td>
			<td>
			<p>Proclamation de l’indépendance du Turkménistan.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2 mars 1992</p>
			</td>
			<td>
			<p>Admission du Turkménistan aux Nations unies.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>18 mai 1992</p>
			</td>
			<td>
			<p>Adoption de la Constitution de l’État indépendant.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>12 décembre 1995</p>
			</td>
			<td>
			<p>Reconnaissance de la neutralité permanente par l’Assemblée générale de l’ONU.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>1999</p>
			</td>
			<td>
			<p>Saparmourat Niazov devient président à vie.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>21 décembre 2006</p>
			</td>
			<td>
			<p>Décès de Saparmourat Niazov.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2007</p>
			</td>
			<td>
			<p>Gurbanguly Berdimuhamedow devient président.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2015</p>
			</td>
			<td>
			<p>Nouvelle résolution de l’ONU consacrée à la neutralité permanente.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2016</p>
			</td>
			<td>
			<p>Révision de la Constitution.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2018</p>
			</td>
			<td>
			<p>Première célébration officielle de l’indépendance le 27 septembre.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2022</p>
			</td>
			<td>
			<p>Serdar Berdimuhamedow devient président.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2023</p>
			</td>
			<td>
			<p>Réorganisation institutionnelle et rétablissement du Halk Maslahaty.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>2025</p>
			</td>
			<td>
			<p>Trentième anniversaire de la neutralité permanente et intensification des contacts UE–Asie centrale.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>27 septembre 2026</p>
			</td>
			<td>
			<p>Célébration officielle du 35e anniversaire de l’indépendance.</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>27 octobre 2026</p>
			</td>
			<td>
			<p>Trente-cinquième anniversaire de la proclamation historique.</p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Cette chronologie met en évidence une continuité fondamentale : le Turkménistan a consolidé sa souveraineté internationale tout en conservant un système politique fortement centralisé.</p>

<h2>III. La neutralité permanente : une doctrine devenue identité diplomatique</h2>

<p><img alt="Ashgabat (Turkmenistan) – Location, History, Facts" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/LqbOuAqlo0L-S1MTJGFOieFLVocinX6IsZAmTUAyalQfgpP1GsZcUrYQdJdztffsXrjB67sIxb1cpaYpkp__V-LusSPpN60sLR6In81fCSmk8N5omWwl4n0Cy9Szi2i22mwGxwrZf7YcXkezsC2FxOQsD8_3pIlqZLG2TMAwlzI?purpose=inline" /></p>

<p>worldplacesexplained.com</p>

<p>Le 12 décembre 1995 constitue l’une des dates les plus importantes de la diplomatie turkmène.</p>

<p>Ce jour-là, l’Assemblée générale des Nations unies reconnaît le statut de neutralité permanente du Turkménistan.</p>

<p>Cette reconnaissance donne au pays une identité diplomatique particulière parmi les États issus de l’ancienne Union soviétique.</p>

<p>Les résolutions ultérieures de 2015 et 2025 ont réaffirmé la reconnaissance internationale de cette neutralité.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>La doctrine turkmène repose sur la volonté de préserver l’indépendance des décisions nationales, de développer des relations avec différents partenaires et d’éviter une intégration contraignante dans des alliances militaires.</p>

<p>En pratique, Achgabat entretient des relations avec la Chine, la Russie, l’Iran, l’Afghanistan, la Türkiye, les autres républiques d’Asie centrale et les institutions européennes.</p>

<p>Cette neutralité ne signifie donc pas nécessairement un retrait de la scène internationale.</p>

<p>Elle peut également constituer un instrument de dialogue entre des puissances dont les intérêts ne coïncident pas toujours.</p>

<h3>Sapar Palvanov : la neutralité expliquée depuis Bruxelles</h3>

<p>Lors des célébrations du trentième anniversaire de la neutralité permanente du Turkménistan, organisées à Bruxelles en 2025, l’ambassadeur Sapar Palvanov a défendu une interprétation active de cette doctrine.</p>

<p>Dans le reportage consacré à cet événement, Bruxelles Korner rapportait cette déclaration du diplomate :</p>

<p>« La neutralité n’est pas la distance. La neutralité n’est pas un retrait. C’est un choix actif d’ouvrir des canaux de dialogue, même lorsque d’autres les ferment. »</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Cette déclaration résume la lecture diplomatique qu’Achgabat souhaite promouvoir : la neutralité comme moyen de coopération plutôt que comme synonyme d’isolement.</p>

<p>L’ambassadeur a également souligné le rôle que le pays entend jouer dans le dialogue régional et les projets de connectivité.</p>

<p>L'événement réunissait des représentants diplomatiques de plusieurs pays, notamment la Türkiye, l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan, la Mongolie et le Kirghizistan, ainsi que des représentants des milieux institutionnels, militaires, culturels et économiques.</p>

<p>Il faut toutefois distinguer cette doctrine officielle de son évaluation indépendante. La neutralité peut favoriser certains échanges diplomatiques, mais elle ne garantit à elle seule ni la stabilité régionale, ni la transparence institutionnelle, ni la réussite des projets économiques.</p>

<h2>IV. Sapar Palvanov : la diplomatie turkmène au cœur de Bruxelles</h2>

<p><img alt="Туркменистан представил в Брюсселе транзитный потенциал для связи Европы и Азии | Turkmenportal.com" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/_v3eKoH-BlarIGltKEHPneCuaakwNkkxUch9ZQ__fPdKyoeN9iYJ-Ivc7VlOy_nMBPWfwLur65-j216Q7SXeIE5SJib-UeXLrT_XZC9r1bUcV2FrSR1tJB80Q9LjIFhvjGee8wFFshL_FYom_Gr99_w_85_qZr3Haeu-_oxGUA0?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L’évolution des relations entre le Turkménistan et la Belgique mérite une attention particulière.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Ces dernières années, Sapar Palvanov s’est imposé comme l’un des principaux interlocuteurs diplomatiques du Turkménistan à Bruxelles, en développant des échanges avec les institutions européennes, les représentations diplomatiques, les acteurs économiques et les milieux culturels.</p>

<p>Son action s’inscrit dans une orientation plus large : faire connaître le Turkménistan au-delà de ses ressources énergétiques et renforcer la place du pays dans les débats sur l’avenir des corridors eurasiatiques.</p>

<h3>Les célébrations de l’indépendance à Bruxelles</h3>

<p>En septembre 2025, Bruxelles Korner publiait un reportage consacré au 34e anniversaire de l’indépendance turkmène, à l’occasion d’une manifestation culturelle intitulée Trésors de l’Indépendance : une célébration du patrimoine turkmène.</p>

<p>L’événement, organisé par l’ambassadeur Sapar Palvanov avec Yelena Kharitonova, fondatrice de la Central-Asian European Creative Alliance, rassemblait des représentants diplomatiques, institutionnels et culturels.</p>

<p>Cette initiative illustrait une dimension parfois sous-estimée des relations internationales : la diplomatie culturelle, qui permet de créer des liens à travers le patrimoine, les traditions et les échanges humains.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3>Le dialogue avec les autorités belges</h3>

<p>Une autre publication de Bruxelles Korner, intitulée De Bruxelles à la Route de la Soie : l’Asie centrale renforce son dialogue stratégique avec la Belgique, évoquait un petit-déjeuner de travail entre le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot et plusieurs ambassadeurs accrédités à Bruxelles.</p>

<p>Le Turkménistan y était représenté par Sapar Palvanov.</p>

<p>Les thèmes abordés comprenaient les relations économiques, la sécurité énergétique, les transports et la connectivité entre l’Europe et l’Asie centrale.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Cette participation illustre la place croissante de la diplomatie régionale dans les relations belges avec les pays d’Asie centrale.</p>

<h3>Le rôle de Bruxelles comme plateforme stratégique</h3>

<p>Dans un autre reportage, Bruxelles Korner analysait le développement d’une plateforme de dialogue consacrée aux corridors entre l’Europe et l’Asie.</p>

<p>L’ambassadeur Sapar Palvanov y avait notamment mis en avant la position du Turkménistan au croisement des axes Est-Ouest et Nord-Sud, ainsi que les possibilités offertes par le port de Türkmenbaşy, les infrastructures ferroviaires et la modernisation des formalités douanières.</p>

<p>Le diplomate avait présenté la connectivité comme un facteur de développement économique et de stabilité régionale.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Cette approche révèle une évolution dans le discours diplomatique turkmène.</p>

<p>Le pays ne souhaite plus être considéré uniquement comme une puissance gazière, mais également comme un acteur de transit, de logistique et de connectivité continentale.</p>

<p>C’est précisément cette transition qui constitue l’un des principaux enjeux de sa politique extérieure en 2026.</p>

<h2>V. Les relations avec la Türkiye et le monde turcique</h2>

<p><img alt="Turkmen President Serdar Berdimuhamedov Meets Turkish Leader Erdogan | Official news" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/w8Pz6Wvm4WsreHBovC6FS2RzhEDpouXW4U6ssC5CPEfeNzlxcf1Qqfs9dgN0c12a9hnn19j7F8GAaoYAgUSJkfH1J9uUbpvGSR39PKG1_SvmHIdRT0NGIET9toQWKxzsfNBzKtbVitwbfS0-ik1q0LGzVH7CxkNGvyFFYP6Eva0?purpose=inline" /></p>

<p>business.com.tm</p>

<p>Les relations entre le Turkménistan et la Türkiye reposent sur un héritage linguistique et culturel commun, issu notamment de l’histoire des peuples oghouzes.</p>

<p>Cette proximité s’est traduite, depuis 1991, par le développement de relations commerciales, d’investissements, de projets de construction et d’échanges éducatifs.</p>

<p>La présence de sociétés turques dans le secteur de la construction et des infrastructures a participé aux transformations urbaines du Turkménistan, particulièrement dans la capitale Achgabat.</p>

<p>La dimension culturelle reste également essentielle.</p>

<p>Lors des célébrations du 102e anniversaire de la République de Türkiye à Bruxelles, en octobre 2025, Sapar Palvanov avait adressé ses félicitations au peuple turc et exprimé son souhait de renforcer davantage la coopération entre les deux pays.</p>

<p>Bruxelles Korner avait rapporté une déclaration de l’ambassadeur évoquant la proximité fraternelle entre les deux nations et la nécessité d’approfondir leurs partenariats.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Cependant, l’appartenance à un espace culturel commun ne signifie pas nécessairement une convergence complète des politiques étrangères.</p>

<p>Le Turkménistan conserve une doctrine de neutralité permanente, qui façonne sa manière de participer aux coopérations régionales et au dialogue avec les pays turciques.</p>

<p>Ce positionnement constitue une singularité dans un espace où les relations entre Ankara, Bakou, Astana, Tachkent et Bichkek connaissent des développements importants.</p>

<h2>VI. Gaz naturel : une puissance économique confrontée à ses contradictions</h2>

<p><img alt="Turkmenistan will build 14 additional wells at the “Galkynysh” field | Turkmenportal.com" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/qOBudRoMg1igx-f_fHdUkDDMVonaEurzlpC2rLZQElGdVzA3lOGDBQONrv5h94_5PPQ2IkPcQ53k94jrmp-sj4eqQM61Qusypi8fhd7ifLd-6Qr3aHbe9AFKoXifiJMox9VwGoLEpkcITltWWjBfN8BXOy7AiHwPN1gCZMKWdYM?purpose=inline" /></p>

<p><img alt="Мировые гиганты: самые длинные действующие газопроводы | Общество | Селдон Новости" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/Rl15BNITH5XbtnYBN2jy_fSV90RCdFIlK0Y_HSrAzlTY5t9oFdV-ewhEd_ub5u4dqr6BtwhxAVqxzjeF5pAAnzdMuy-u6HkHDwXqIlIdUNbjIR-mgx58BRB5UyvRwnpZQAYztSPy3uywfzW16YN-u9hOjmzytSxCk6A03n2fXyM?purpose=inline" /></p>

<p><img alt="Turkmenistan, Afghanistan review implementation of TAPI gas pipeline project" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/Qsk7JPx4dH30rGCxbdC9CyfLo9ddXpjfceHDnvFiv6BQR4mK8I_l726t4RhtuigtdaN3WdXE4LlZc65XHVzrZT4jWvfLxXRiSq_CZDfjtgxkfMXO_Ngzwxlvp_6F1K7YDf7AMOkGTH0A3HmERg7KrkQ2NrmHHDuROL33fpjBisc?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le gaz naturel constitue le principal levier de puissance économique du Turkménistan.</p>

<p>Selon la Banque mondiale, le pays dispose des quatrièmes réserves prouvées de gaz naturel au monde.</p>

<p>Toutefois, cette richesse s’accompagne de difficultés structurelles : concentration des exportations, prédominance des entreprises publiques, nécessité de développer le secteur privé et manque de transparence économique.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>La Chine occupe une position particulièrement importante parmi les débouchés du gaz turkmène.</p>

<p>Cette relation procure à Achgabat un marché majeur, mais crée simultanément une forte dépendance commerciale.</p>

<h3>Le paradoxe turkmène : beaucoup de gaz, peu d'accès direct à l'Europe</h3>

<p>Dans une précédente analyse publiée par Bruxelles Korner, intitulée Alors que l’Europe cherche du gaz, le Turkménistan reste silencieux, nous avions examiné les contradictions du modèle énergétique turkmène.</p>

<p>Le constat demeure pertinent : des réserves considérables ne suffisent pas à faire d’un État un fournisseur capable d'atteindre tous les marchés.</p>

<p>Le transport du gaz exige des infrastructures, des financements, des accords de transit et des engagements commerciaux durables.</p>

<p>Or, le projet de gazoduc transcaspien, envisagé pour relier le Turkménistan à l’Azerbaïdjan sous la mer Caspienne, n’a pas été réalisé.</p>

<p>Plusieurs obstacles persistent : contraintes financières, conditions commerciales, investissements nécessaires et équilibres géopolitiques régionaux.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Il faut ici éviter une confusion essentielle : le corridor de transport transcaspien, consacré notamment au fret ferroviaire et maritime, et le gazoduc transcaspien, destiné au transport du gaz naturel, sont deux projets distincts.</p>

<p>Le premier dispose déjà d’infrastructures et de services opérationnels dans la région ; le second reste un projet énergétique à concrétiser.</p>

<h3>Le projet TAPI : un autre axe énergétique stratégique</h3>

<p>Le gazoduc Turkménistan–Afghanistan–Pakistan–Inde, connu sous le nom de TAPI, représente une autre ambition majeure.</p>

<p>Son objectif est d’ouvrir des débouchés énergétiques vers l’Asie du Sud tout en contribuant au développement des infrastructures régionales.</p>

<p>Cependant, son calendrier dépend de facteurs importants : sécurité en Afghanistan, financements, accords de transit et capacités de réalisation.</p>

<p>Les annonces d’avancement doivent donc être distinguées de la mise en service effective de l’ensemble du gazoduc.</p>

<p>Cette distinction est indispensable pour évaluer la portée réelle du projet.</p>

<h2>VII. Achgabat et Bruxelles : vers une nouvelle architecture de connectivité</h2>

<p><img alt="European Companies to Support “Green” Transformation of Caspian Sea Ports | Economy" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/-NVJ6b7ra9q6ZdgOn02PAjQW6y2qpnQL-dlR9wOf5QRDsBpUcyI44SK2BYSfuxHeQDzCVqsPYE4Z45S1sQSqLpPVNnBwFqTqg0J2evpznInURybi7YmaJwd8NCLHgnV341FMuQ9nMQhBiBaC0rcDqDlJbIXDMOpz2I1u7Jab9ls?purpose=inline" /></p>

<p>business.com.tm</p>

<p>Dans notre article Achgabat a parlé. Bruxelles a écouté, nous avions déjà souligné l’évolution du discours turkmène en matière de diplomatie économique.</p>

<p>Le pays cherche à ne plus être défini exclusivement par ses hydrocarbures.</p>

<p>Son ambition consiste désormais à mettre en valeur sa géographie, son accès à la mer Caspienne et son potentiel de transit entre plusieurs grandes régions économiques.</p>

<p>Lors d’échanges organisés à Bruxelles, Sapar Palvanov avait défendu cette vision, en insistant sur les infrastructures, la fluidité des échanges et la modernisation des procédures douanières.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L’enjeu est d’autant plus important que les chaînes d’approvisionnement mondiales connaissent de profondes transformations.</p>

<p>La guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques, les risques pesant sur certaines routes commerciales et la volonté européenne de diversifier ses connexions renforcent l’intérêt pour les itinéraires passant par l’Asie centrale et le Caucase.</p>

<p>Le port international de Türkmenbaşy représente, dans ce contexte, un actif stratégique.</p>

<p>Mais sa compétitivité doit être appréciée à partir de critères concrets : délais de transit, coûts logistiques, capacité portuaire, connexions ferroviaires, prévisibilité administrative et coordination avec les pays partenaires.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : la position géographique constitue une opportunité, mais seule la qualité des infrastructures et des services peut en faire un avantage commercial durable.</p>

<p>Le véritable défi du Turkménistan n’est pas seulement de figurer sur les cartes des corridors eurasiatiques. Il est de devenir une solution logistique réellement compétitive.</p>

<h2>VIII. La Belgique et le Turkménistan : des perspectives au-delà de la diplomatie</h2>

<p>La présence diplomatique turkmène à Bruxelles et les initiatives portées par l’ambassadeur Sapar Palvanov ouvrent plusieurs pistes de coopération.</p>

<p>La Belgique possède des compétences reconnues dans la logistique portuaire, les services d’ingénierie, la chimie industrielle, les technologies environnementales et les activités de transport international.</p>

<p>Ces secteurs peuvent présenter des complémentarités avec les besoins du Turkménistan.</p>

<p>Le rapprochement ne doit cependant pas être réduit à la question des hydrocarbures.</p>

<p>Les échanges universitaires, la formation, la culture, le tourisme, la numérisation et les services professionnels constituent également des domaines potentiels de coopération.</p>

<p>Les manifestations culturelles organisées à Bruxelles, ainsi que les rencontres diplomatiques auxquelles a participé Sapar Palvanov, contribuent à la visibilité du pays auprès des décideurs et du public européen.</p>

<p>Pour autant, les perspectives économiques doivent être distinguées des investissements effectivement annoncés ou réalisés.</p>

<p>La qualité d’une relation bilatérale ne se mesure pas uniquement au nombre de rencontres diplomatiques : elle dépend également des projets concrets, de leur financement et de leurs résultats.</p>

<h2>IX. Trente-cinq ans d’indépendance : le défi de la gouvernance et des droits fondamentaux</h2>

<p>L'analyse du Turkménistan ne peut être complète sans examiner son système politique.</p>

<p>Depuis 1991, le pays a connu trois présidences : celles de Saparmourat Niazov, de Gurbanguly Berdimuhamedow et de Serdar Berdimuhamedow.</p>

<p>La succession de 2022, du père au fils, témoigne de la continuité du pouvoir.</p>

<p>Sur le plan institutionnel, les transformations intervenues en 2023 ont également renforcé l’importance du Halk Maslahaty, placé sous la présidence de Gurbanguly Berdimuhamedow.</p>

<p>Les organisations internationales de défense des droits humains soulignent régulièrement les restrictions pesant sur la liberté d’expression, le journalisme indépendant, les associations et la participation politique.</p>

<p>Dans son Rapport mondial 2026, Human Rights Watch décrit notamment la persistance de restrictions importantes sur les libertés civiles, l’accès à Internet et les déplacements internationaux.</p>

<p>Ces éléments doivent être intégrés à l’évaluation de la stabilité politique du pays.</p>

<p>La continuité des institutions peut constituer un facteur de prévisibilité diplomatique. Mais elle ne suffit pas à garantir le pluralisme démocratique, la transparence ou la responsabilité des gouvernants.</p>

<p>La diversification économique suppose également un environnement permettant les initiatives privées, la sécurité juridique et une meilleure disponibilité des données publiques.</p>

<h2>X. L'environnement et la diversification : les enjeux de la prochaine décennie</h2>

<p>Le Turkménistan se trouve face à plusieurs défis économiques et écologiques.</p>

<p>La dépendance au gaz naturel expose ses recettes extérieures aux évolutions des marchés énergétiques.</p>

<p>La production d’hydrocarbures soulève des enjeux environnementaux, notamment concernant les émissions de méthane.</p>

<p>Par ailleurs, l’agriculture turkmène doit faire face à la raréfaction de l’eau, à la salinisation des sols et aux effets du changement climatique.</p>

<p>La Banque mondiale souligne également l’importance d’améliorer la gestion des ressources publiques, de développer les entreprises privées et de moderniser les infrastructures commerciales.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le pays dispose néanmoins de plusieurs leviers de diversification : les transports, les activités portuaires, les industries de transformation, le tourisme patrimonial et les services associés aux échanges commerciaux.</p>

<p>La question centrale est celle de leur mise en œuvre.</p>

<p>Les projets annoncés doivent pouvoir être évalués à partir de résultats mesurables, de financements identifiés et d'une contribution réelle à l’économie.</p>

<h2>XI. Le Turkménistan dans l'Asie centrale de 2026 : un acteur à part entière</h2>

<p>L’Asie centrale connaît une transformation progressive de son rôle international.</p>

<p>Le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan développent leurs relations avec l'Union européenne, la Chine, la Russie, la Türkiye et les acteurs économiques du Moyen-Orient.</p>

<p>La région prend davantage d’importance dans les discussions sur les chaînes d’approvisionnement, les matières premières, l’énergie, les infrastructures de transport et la sécurité régionale.</p>

<p>Dans cet ensemble, le Turkménistan possède un profil singulier.</p>

<p>Sa neutralité permanente lui offre un cadre diplomatique distinct. Ses réserves gazières lui donnent un poids énergétique important. Son accès à la mer Caspienne et ses frontières méridionales ouvrent des perspectives de connectivité vers le Caucase, l’Iran et l’Afghanistan.</p>

<p>Mais ces avantages ne peuvent être considérés séparément de ses contraintes institutionnelles et économiques.</p>

<p>Le Turkménistan doit donc relever un défi comparable à celui d’autres États riches en ressources naturelles : transformer une richesse géologique en capacités économiques diversifiées.</p>

<h2>XII. Analyse de Kadir Duran — De la souveraineté politique à la puissance économique</h2>

<p>Trente-cinq ans après l’indépendance, le Turkménistan présente une trajectoire originale dans l’espace postsoviétique.</p>

<p>Contrairement à certains de ses voisins, le pays a fait de la neutralité permanente une dimension centrale de son identité internationale.</p>

<p>Il a également conservé une forte centralisation politique et économique.</p>

<p>Cette combinaison a contribué à préserver une orientation diplomatique relativement constante, mais elle peut également limiter la capacité du pays à attirer de nouveaux partenaires et à développer une économie plus ouverte.</p>

<p>Les interventions de l’ambassadeur Sapar Palvanov à Bruxelles témoignent d'une volonté de présenter le Turkménistan sous un angle plus large que celui de ses ressources énergétiques.</p>

<p>La diplomatie turkmène met désormais davantage l’accent sur les échanges commerciaux, les corridors logistiques, les infrastructures et les possibilités de coopération avec l’Union européenne.</p>

<p>Cette évolution mérite d’être suivie.</p>

<p>Elle soulève cependant une interrogation fondamentale : comment un État traditionnellement fermé peut-il devenir un acteur central d’une économie eurasiatique fondée sur la circulation des marchandises, des capitaux, des technologies et de l’information ?</p>

<p>C’est probablement dans la réponse à cette question que se trouve l’un des principaux enjeux des prochaines années.</p>

<p>Le pays possède des atouts réels.</p>

<p>Mais les ambitions doivent être confrontées aux capacités de réalisation, à la transparence des engagements et à la durabilité des partenariats.</p>

<p>Depuis Bruxelles, où se croisent les intérêts européens et les diplomaties d’Asie centrale, cette évolution prend une dimension particulière.</p>

<p>Les rencontres diplomatiques, les initiatives culturelles et les projets de connectivité constituent des instruments utiles de rapprochement.</p>

<p>Leur réussite dépendra toutefois de leur traduction en réalisations concrètes.</p>

<h2>Conclusion — Trente-cinq ans après 1991, une nouvelle étape pour le Turkménistan</h2>

<p>Le 27 octobre 1991 demeure une date fondamentale dans l’histoire du peuple turkmène.</p>

<p>Elle marque la naissance d’un État souverain et l’ouverture d’une nouvelle période de relations internationales.</p>

<p>Depuis lors, le Turkménistan a développé une identité diplomatique fondée sur la neutralité permanente, consolidé ses relations avec ses voisins et cherché à valoriser ses importantes ressources énergétiques.</p>

<p>En 2026, ses ambitions dépassent désormais les frontières du secteur gazier.</p>

<p>Les corridors de transport, les relations avec l’Union européenne, la modernisation industrielle et les échanges culturels occupent une place croissante dans les priorités affichées par Achgabat.</p>

<p>À Bruxelles, l’ambassadeur Sapar Palvanov contribue à porter cette orientation auprès des acteurs diplomatiques, institutionnels et économiques.</p>

<p>Mais les ambitions géopolitiques devront être accompagnées de transformations économiques, institutionnelles et environnementales capables de produire des résultats durables.</p>

<p>Car la véritable mesure de l’indépendance d’une nation ne réside pas seulement dans sa souveraineté territoriale, ses ressources naturelles ou son influence diplomatique. Elle réside aussi dans la capacité de l’État à offrir à sa population des perspectives de prospérité, de stabilité et de développement.</p>

<p>Trente-cinq ans après sa naissance, le Turkménistan ne doit donc plus seulement démontrer qu’il possède une place sur la carte de l’Eurasie.</p>

<p>Il doit démontrer comment cette place peut devenir un véritable instrument de développement et de coopération internationale.</p>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner<br />
Analyse historique, économique et géopolitique<br />
Bruxelles, le 27 octobre 2026</p>

<h2>Archives de Bruxelles Korner et références complémentaires</h2>

<p>Les analyses et reportages suivants permettent de prolonger la lecture de cette chronique :</p>

<ol>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/turkmenistan-35-ans-dindependance-entre-souverainete-neutralite-et-ambitions-regionales-15135?utm_source=chatgpt.com">Turkménistan : 35 ans d'indépendance, entre souveraineté, neutralité et ambitions régionales — 28 septembre 2026</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/bruxelles-celebre-les-34-ans-de-lindependance-du-turkmenistan-entre-culture-diplomatie-et-enjeux-geopolitiques-9402?utm_source=chatgpt.com">Bruxelles célèbre les 34 ans de l'indépendance du Turkménistan — Kadir Duran</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/bruxelles-celebre-les-30-ans-de-neutralite-permanente-du-turkmenistan-9504?utm_source=chatgpt.com">Bruxelles célèbre les 30 ans de neutralité permanente du Turkménistan</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/achgabat-a-parle-bruxelles-a-ecoute-11866?utm_source=chatgpt.com">Achgabat a parlé. Bruxelles a écouté — Kadir Duran</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/alors-que-leurope-cherche-du-gaz-le-turkmenistan-reste-silencieux-10146?utm_source=chatgpt.com">Alors que l'Europe cherche du gaz, le Turkménistan reste silencieux — Kadir Duran</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/bruxelles-accueille-une-nouvelle-plateforme-strategique-entre-leurope-et-lasie-leurs-roles-au-coeur-des-corridors-eurasiens-13304?utm_source=chatgpt.com">Bruxelles accueille une nouvelle plateforme stratégique entre l'Europe et l'Asie</a></p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/de-bruxelles-a-la-route-de-la-soie-lasie-centrale-renforce-son-dialogue-strategique-avec-la-belgique-12671?utm_source=chatgpt.com">De Bruxelles à la Route de la Soie : l'Asie centrale renforce son dialogue stratégique avec la Belgique</a></p>
	</li>
</ol>

<p>Sources institutionnelles et indépendantes : <a href="https://mejlis.gov.tm/turkmenistan/general-information?lang=en&amp;utm_source=chatgpt.com">Parlement du Turkménistan</a> ; <a href="https://www.worldbank.org/ext/en/country/turkmenistan?utm_source=chatgpt.com">Banque mondiale</a> ; <a href="https://www.hrw.org/world-report/2026/country-chapters/turkmenistan?utm_source=chatgpt.com">Human Rights Watch — Rapport mondial 2026</a>.</p>

<p>Note éditoriale : les déclarations de Sapar Palvanov sont attribuées aux reportages publiés par Bruxelles Korner. Elles ne constituent pas de nouvelles déclarations recueillies le 27 octobre 2026. Les perspectives économiques présentées dans cet article doivent être distinguées des projets contractualisés et des résultats effectivement réalisés.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 14:16:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/turkmenistan-35-ans-apres-lindependance-de-la-disparition-de-lurss-aux-nouvelles-ambitions-geopolitiques-de-lasie-centrale-1793100328.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : Tokayev affiche la puissance économique de son pays, mais prévient que le plus difficile reste à accomplir</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-tokayev-affiche-la-puissance-economique-de-son-pays-mais-previent-que-le-plus-difficile-reste-a-accomplir-15869</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-tokayev-affiche-la-puissance-economique-de-son-pays-mais-previent-que-le-plus-difficile-reste-a-accomplir-15869</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : Tokayev affiche la puissance économique de son pays, mais prévient que le plus difficile reste à accomplir
À la veille de la fête de la République, le président kazakh dresse le bilan de sept années de transformations économiques et institutionnelles. Avec un PIB proche de 350 milliards de dollars, une nouvelle architecture politique et des ambitions technologiques affirmées, Astana entend franchir une nouvelle étape. Mais derrière les chiffres, une question demeure : comment transformer cette croissance en prospérité durable et en influence internationale ?]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>BRUXELLES KORNER | GÉOPOLITIQUE &amp; ÉCONOMIE | ASIE CENTRALE | 24 OCTOBRE 2026</p>

<h1>Kazakhstan : Tokayev affiche la puissance économique de son pays, mais prévient que le plus difficile reste à accomplir</h1>

<p>À la veille de la fête de la République, le président kazakh dresse le bilan de sept années de transformations économiques et institutionnelles. Avec un PIB proche de 350 milliards de dollars, une nouvelle architecture politique et des ambitions technologiques affirmées, Astana entend franchir une nouvelle étape. Mais derrière les chiffres, une question demeure : comment transformer cette croissance en prospérité durable et en influence internationale ?</p>

<p><img alt="Токаев: Несмотря на беспрецедентные вызовы, мы строим страну равных возможностей" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/XTFB-xp5nv-mkjyucJpxS3hyYk64D7h2OTsfhyNLAHZFP9tf84hSP0jaVkn3yf1w4CfCaNJOTcdtJwFHwxqXpqXjSxZGJiPYaNQTt6Gl7ADaOR9j5qmmU8tmozljkaM69zqNe3CvdH50bI-kxh8NsFfbKM5OzO67N3G1fGbxFmY?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="Millennium Axis Walking Tour - 1 Day" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/6HI4AtMCnsMakWUKm0BOXTDrXmE9aEGmy4GaNeEATBr1zsVMcfZa_20dbn_x_eQ3wz8iVJp4dPavsR_vuxDdHHYFgByeK47JQ-70wRrMUjAyQAL5u2Er0jy_YiXOcG6GH2cWTBb1j015F1tMmSqzErO6iwyIiY6mXKraJk6g63g?purpose=inline" /></p>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<p>ASTANA / BRUXELLES — Le Kazakhstan ne veut plus seulement être considéré comme une puissance énergétique d'Asie centrale. Il ambitionne désormais de s'imposer comme une économie diversifiée, un partenaire stratégique de l'Europe et un acteur incontournable des nouvelles routes commerciales eurasiatiques.</p>

<p>C'est dans ce contexte que le président Kassym-Jomart Tokayev a prononcé, le 23 octobre 2026, un discours à l'occasion des célébrations anticipées de la fête de la République, officiellement célébrée le 25 octobre.</p>

<p>À quelques semaines du 35e anniversaire de l'indépendance du pays, son intervention ne s'est pas limitée à une commémoration nationale. Elle a pris la dimension d'un bilan présidentiel, mais également d'un avertissement politique.</p>

<p>Le message peut se résumer ainsi : le Kazakhstan a progressé, mais ses acquis ne garantissent pas sa réussite future.</p>

<p>Le chef de l'État a reconnu que les réalisations économiques et les réformes engagées ne suffisaient pas face à l'intensification de la concurrence mondiale et à la multiplication des défis internationaux.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Une puissance économique qui change de dimension</h2>

<h1>≈ 350 Md $</h1>

<p>PIB annoncé, en dollars</p>

<h1>+30 %</h1>

<p>Croissance économique depuis 2019</p>

<h1>&gt; 15 000 $</h1>

<p>PIB par habitant</p>

<h1>40 %</h1>

<p>Part des PME dans le PIBChiffres avancés par le président Tokayev lors de son discours du 23 octobre 2026.</p>

<p>Le Kazakhstan présente aujourd'hui des indicateurs qui témoignent d'une transformation économique significative.</p>

<p>Selon les données communiquées par le chef de l'État, le produit intérieur brut national approche les 350 milliards de dollars, tandis que le PIB par habitant dépasse désormais 15 000 dollars.</p>

<p>Depuis 2019, l'économie aurait enregistré une progression d'environ 30 %.</p>

<p>Ces résultats confortent le positionnement du Kazakhstan parmi les principales économies de l'espace postsoviétique, derrière la Russie.</p>

<p>Mais l'élément le plus intéressant se trouve peut-être ailleurs.</p>

<p>Les petites et moyennes entreprises représenteraient désormais 40 % du PIB et emploieraient près de la moitié de la population en âge de travailler.</p>

<p>Pour une économie historiquement dépendante des hydrocarbures et des ressources minières, ce développement du secteur entrepreneurial constitue un indicateur important de diversification.</p>

<p>Toutefois, la véritable mesure du succès ne réside pas uniquement dans la progression du PIB. Elle dépend de la capacité à créer des entreprises compétitives, à développer une industrie nationale et à réduire la vulnérabilité du pays aux fluctuations des matières premières.</p>

<p>Le défi du Kazakhstan n'est donc plus seulement de produire davantage de richesses, mais de mieux structurer les mécanismes de leur création et de leur distribution.</p>

<h2>Une nouvelle architecture politique pour accompagner les ambitions économiques</h2>

<p>La transformation kazakhe ne se limite pas aux performances économiques.</p>

<p>Tokayev a également mis en avant les changements constitutionnels et institutionnels destinés à redéfinir le fonctionnement de l'État.</p>

<p>Parmi les principales évolutions figurent la mise en place d'un Parlement monocaméral, le Kurultai, l'introduction de la fonction de vice-président et la création du Conseil du peuple du Kazakhstan, présenté comme un organe consultatif de haut niveau.</p>

<p>Cette réorganisation répond à une ambition affichée : moderniser le système institutionnel pour permettre une prise de décision plus efficace et mieux accompagner les transformations du pays.</p>

<p>Mais une réforme institutionnelle ne se mesure pas seulement à l'apparition de nouvelles structures.</p>

<p>Elle doit également être évaluée à travers le fonctionnement des contre-pouvoirs, la transparence administrative, l'indépendance des institutions et les possibilités de participation citoyenne.</p>

<p>Dans cette perspective, la nouvelle architecture politique kazakhe représente autant une transformation de l'appareil d'État qu'un test de sa capacité à répondre aux attentes de la société.</p>

<h2>Le développement social, une question centrale pour la stabilité nationale</h2>

<p>Derrière les grands indicateurs macroéconomiques, le président a accordé une place importante aux questions sociales.</p>

<p>Le programme National Fund for Children, qui redistribue une partie des ressources du fonds national au bénéfice des jeunes générations, illustre cette stratégie.</p>

<p>D'après Tokayev, 2,5 milliards de dollars ont été affectés aux comptes de quelque sept millions d'enfants.</p>

<p>Le chef de l'État a également souligné la construction de plus de 20 millions de mètres carrés de logements l'année dernière, ainsi qu'une espérance de vie qui approche désormais 76 ans.</p>

<p>Ces chiffres traduisent une volonté politique de montrer que le développement économique doit produire des résultats tangibles pour les citoyens.</p>

<p>L'enjeu est considérable.</p>

<p>Dans un pays au territoire immense, marqué par des disparités régionales, la croissance doit pouvoir bénéficier aussi bien aux grandes métropoles qu'aux zones rurales et industrielles.</p>

<p>L'accès au logement, aux soins de santé, à une formation de qualité et à des emplois suffisamment rémunérateurs constitue une condition essentielle de la cohésion nationale.</p>

<p>La capacité du gouvernement à réduire les inégalités territoriales sera donc l'un des critères déterminants pour apprécier les résultats de cette modernisation.</p>

<h2>Intelligence artificielle, industrie et diversification : les nouvelles frontières du Kazakhstan</h2>

<p>Un autre aspect de la stratégie kazakhe mérite une attention particulière : le positionnement du pays dans l'économie numérique.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche à développer ses capacités en intelligence artificielle, en infrastructures numériques et en technologies avancées.</p>

<p>Les autorités mettent notamment en avant l'Astana Hub, le centre international Alem.ai, le développement de supercalculateurs et la création d'infrastructures spécialisées dans les centres de données.</p>

<p>Selon les données relayées à l'occasion des célébrations, les exportations de services informatiques auraient dépassé un milliard de dollars.</p>

<p>Cette stratégie vise à réduire progressivement la dépendance du pays à ses ressources naturelles.</p>

<p>Le raisonnement économique est clair : une puissance disposant d'importantes ressources énergétiques et minières doit aussi être capable de développer ses propres technologies, ses compétences scientifiques et sa valeur ajoutée industrielle.</p>

<p>Le Kazakhstan dispose d'atouts considérables : des ressources naturelles, une position géographique stratégique entre l'Europe et l'Asie, ainsi qu'un potentiel logistique qui prend une importance croissante dans les échanges eurasiatiques.</p>

<p>Mais la compétition internationale exige plus que des investissements.</p>

<p>Elle nécessite une main-d'œuvre qualifiée, un environnement juridique prévisible, des institutions performantes et une politique d'innovation cohérente.</p>

<h2>Bruxelles et Astana : une coopération qui dépasse les relations diplomatiques traditionnelles</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="KAZAKHSTAN STATE VISIT SUNDAY" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/4p5E430EJMuzLULUoCmGbJZG3Dzx8ne37ImYcCL_b4KjUeOzaFHjfVKYGMQMRUDRw0TDokKQsPzfP5sbTDydVZ-9ZOyZ-wYPruvKcjDRGBtP_aNHnc0I_7PH6lcp7h0CO6kVsVwLAWBOtn97hKfag0PHhiwJ8d_c67tOb3MzRuhJuOoQDpB3MwjD410PS9TN?purpose=inline" /></p>

<p>Du point de vue européen, le discours de Tokayev intervient dans un contexte particulièrement intéressant.</p>

<p>Quelques jours auparavant, la visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde au Kazakhstan avait donné une nouvelle visibilité aux relations belgo-kazakhes.</p>

<p>Cette visite a mis en évidence plusieurs domaines de coopération : les matières premières critiques, les transports, les technologies, l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.</p>

<p>Pour la Belgique, le Kazakhstan représente bien davantage qu'un marché d'exportation.</p>

<p>Il constitue un partenaire potentiel dans la diversification des chaînes d'approvisionnement européennes, notamment dans des secteurs industriels stratégiques.</p>

<p>Pour Astana, les partenariats avec la Belgique et l'Union européenne ouvrent des perspectives en matière de transfert de technologies, d'investissements industriels, de recherche universitaire et d'accès aux marchés européens.</p>

<p>La question essentielle sera désormais celle de la concrétisation.</p>

<p>Car les déclarations politiques et les accords de coopération ne prennent leur véritable valeur économique que lorsqu'ils se traduisent par des investissements, des projets industriels, des partenariats scientifiques et des créations d'emplois.</p>

<p>Le développement du Corridor médian, reliant l'Asie centrale à l'Europe en passant par la mer Caspienne et le Caucase, pourrait également renforcer cette complémentarité stratégique.</p>

<h2>Le 28 octobre : un discours présidentiel particulièrement attendu</h2>

<p>Au-delà du bilan présenté le 23 octobre, l'attention se porte désormais sur le prochain discours à la nation.</p>

<p>Le président Tokayev a annoncé qu'il s'adresserait au peuple kazakh le mercredi 28 octobre 2026 au matin afin de présenter les priorités nationales pour la prochaine étape du développement du pays.</p>

<p>Ce rendez-vous permettra de mesurer les orientations que le gouvernement souhaite privilégier dans les prochains mois.</p>

<p>Plusieurs questions mériteront une attention particulière : la poursuite de la diversification économique, les investissements industriels, la transformation numérique, l'efficacité de l'administration, les politiques sociales et la place du Kazakhstan dans les nouveaux équilibres géopolitiques.</p>

<p>Il conviendra également d'observer comment les autorités entendent articuler croissance économique, modernisation institutionnelle et développement du capital humain.</p>

<p>Le discours du 28 octobre constituera donc un indicateur important de la trajectoire politique et économique kazakhe.</p>

<h2>Analyse de Bruxelles Korner : un Kazakhstan plus ambitieux, face à des exigences plus élevées</h2>

<p>La trajectoire du Kazakhstan depuis 2019 révèle une ambition stratégique : passer du statut de puissance régionale riche en ressources naturelles à celui d'un État économiquement diversifié et diplomatiquement influent.</p>

<p>Cette ambition s'inscrit dans un environnement international profondément transformé.</p>

<p>Entre les rivalités des grandes puissances, la recherche européenne de nouveaux partenaires économiques, l'évolution des corridors commerciaux et les bouleversements technologiques, l'Asie centrale occupe une place de plus en plus importante dans les calculs géostratégiques.</p>

<p>Le Kazakhstan entend tirer parti de cette évolution sans renoncer à sa politique étrangère multivectorielle.</p>

<p>Mais la réussite de cette stratégie dépendra aussi de facteurs internes : qualité de la gouvernance, confiance des investisseurs, formation des jeunes générations, productivité économique et capacité d'adaptation des institutions.</p>

<p>Le discours du président Tokayev comporte ainsi une dimension particulièrement intéressante : derrière la présentation des performances nationales, le chef de l'État reconnaît que les résultats obtenus ne dispensent pas de poursuivre les transformations.</p>

<p>Cette reconnaissance des défis constitue un signal politique. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de juger de l'efficacité des politiques à venir.</p>

<h3>Conclusion — Le Kazakhstan peut-il transformer sa croissance en puissance durable ?</h3>

<p>La fête de la République du 25 octobre 2026 intervient à un moment charnière de l'histoire contemporaine du Kazakhstan.</p>

<p>Le pays affiche des résultats économiques importants, cherche à consolider sa nouvelle organisation institutionnelle et multiplie les partenariats internationaux.</p>

<p>Cependant, l'avenir ne se jouera pas uniquement sur la progression du PIB ou l'importance des ressources naturelles.</p>

<p>Il dépendra de la capacité d'Astana à convertir ses atouts géographiques, économiques et diplomatiques en prospérité durable pour sa population.</p>

<p>Pour l'Europe, et particulièrement pour la Belgique, cette évolution mérite une attention stratégique.</p>

<p>Le Kazakhstan ne cherche plus simplement à occuper une place sur la carte économique de l'Eurasie. Il veut participer à la définition de ses nouveaux équilibres.</p>

<p>Reste à savoir si les réformes politiques, les investissements économiques et les ambitions technologiques pourront avancer au même rythme.</p>

<p>Le discours présidentiel du 28 octobre devrait apporter les premiers éléments de réponse.</p>

<p>Sources et références</p>

<ul>
	<li>
	<p><a href="https://astanatimes.com/2026/10/tokayev-republic-day-marks-kazakhstans-progress-as-new-priorities-set-for-next-weeks-address/?utm_source=chatgpt.com">The Astana Times, Ayana Birbayeva — 23 octobre 2026</a> : déclaration présidentielle, bilan économique et réformes institutionnelles.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://en.tengrinews.kz/kazakhstan_news/tokayev-to-deliver-annual-address-to-the-people-of-274366/?utm_source=chatgpt.com">Tengrinews — 20 octobre 2026</a> : annonce du discours national du 28 octobre.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://vrknews.kz/en/34222-20261023-082200?utm_source=chatgpt.com">VRK News — 23 octobre 2026</a> : chiffres économiques et priorités numériques.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.akorda.kz/en?utm_source=chatgpt.com">Akorda — Présidence de la République du Kazakhstan</a> : communications officielles de la présidence.</p>
	</li>
</ul>

<p>BRUXELLES KORNER — Analyse politique, économique et géostratégique. Kadir Duran | Bruxelles, 24 octobre 2026.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 12:44:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kazakhstan-tokayev-affiche-la-puissance-economique-de-son-pays-mais-previent-que-le-plus-difficile-reste-a-accomplir-1792835213.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Belgique–Kazakhstan : après la visite royale et 40 accords, Bruxelles ouvre le débat sur l&#039;avenir d&#039;un partenariat stratégique</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-apres-la-visite-royale-et-40-accords-bruxelles-ouvre-le-debat-sur-lavenir-dun-partenariat-strategique-15863</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-apres-la-visite-royale-et-40-accords-bruxelles-ouvre-le-debat-sur-lavenir-dun-partenariat-strategique-15863</guid>
                <description><![CDATA[Belgique–Kazakhstan : après la visite royale et 40 accords, Bruxelles ouvre le débat sur l'avenir d'un partenariat stratégique
Au Press Club Brussels Europe, l'ambassadeur du Kazakhstan Roman Vassilenko a réuni diplomates, représentants institutionnels, experts, journalistes et acteurs économiques pour dresser le bilan de la visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde à Astana. Entre matières premières critiques, corridors commerciaux, coopération universitaire et enjeux sociétaux, une question a dominé les échanges : comment transformer les 40 accords annoncés en réalisations concrètes ?

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner

Bruxelles, le 23 octobre 2026 — Compte rendu et analyse à partir du discours de l'ambassadeur et des échanges recueillis lors du panel.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>BRUXELLES KORNER | DIPLOMATIE &amp; GÉOPOLITIQUE | 24 OCTOBRE 2026</p>

<h1>Belgique–Kazakhstan : après la visite royale et 40 accords, Bruxelles ouvre le débat sur l'avenir d'un partenariat stratégique</h1>

<p>Au Press Club Brussels Europe, l'ambassadeur du Kazakhstan Roman Vassilenko a réuni diplomates, représentants institutionnels, experts, journalistes et acteurs économiques pour dresser le bilan de la visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde à Astana. Entre matières premières critiques, corridors commerciaux, coopération universitaire et enjeux sociétaux, une question a dominé les échanges : comment transformer les 40 accords annoncés en réalisations concrètes ?</p>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<p>Bruxelles, le 23 octobre 2026 — Compte rendu et analyse à partir du discours de l'ambassadeur et des échanges recueillis lors du panel.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d6cc7c7a-ae8b-4978-ba7e-491f6644fbd9%20(1).png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h2>Un rendez-vous diplomatique pour préparer l'après-visite royale</h2>

<p>Vendredi 23 octobre, le Press Club Brussels Europe, situé au 95 rue Froissart, a accueilli une rencontre consacrée à l'avenir des relations belgo-kazakhes, à l'initiative de l'ambassade du Kazakhstan en Belgique.</p>

<p>Intitulé « After the Belgian Royal State Visit: What's Next for Belgium–Kazakhstan Relations? », ce panel s'inscrivait dans le prolongement direct de la visite d'État effectuée par le roi Philippe et la reine Mathilde au Kazakhstan, du 12 au 14 octobre 2026.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5d6a89c1-d22f-47ec-8d3b-7d7b9d6bd131.jpg" style="height:426px; width:800px" /></p>

<p>Près d'une centaine de participants issus de différents horizons ont assisté aux interventions et participé aux échanges. Diplomates, représentants du monde économique, chercheurs, spécialistes des relations internationales et journalistes ont ainsi pu confronter leurs interrogations aux perspectives présentées par les intervenants.</p>

<p>Quatre personnalités au cœur des échanges</p>

<ul>
	<li>
	<p>S.E. Roman Vassilenko, ambassadeur du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, représentant permanent auprès de l'Union européenne.</p>
	</li>
</ul>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a9982ce0-47a2-4347-af67-5cdfa533fed6.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<ul>
	<li>
	<p>Gommaar Dubois, directeur adjoint du département chargé de l'Asie centrale et du Caucase au ministère belge des Affaires étrangères.</p>
	</li>
</ul>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/00424c6d-8726-4a65-ab70-4376e1d2414b.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<ul>
	<li>
	<p>Marilyn Josefson, conseillère en politique étrangère auprès du président du Conseil européen.</p>
	</li>
</ul>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/cb66ec9e-d613-48d8-bea0-0cbc510a019d.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<ul>
	<li>
	<p>António Buscardini, président du Press Club Brussels Europe, qui assurait la modération.</p>
	</li>
</ul>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b61520e6-3cc7-4df6-b1a3-dfcbeae5a90b.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Au-delà du caractère protocolaire de cette rencontre, l'objectif était de prolonger la dynamique diplomatique née de la visite royale et de permettre un dialogue direct sur les prochaines étapes.</p>

<p>Car une visite d'État, aussi importante soit-elle, ne constitue pas une finalité. Elle ouvre un processus dont les résultats doivent encore se traduire en investissements, partenariats industriels, programmes universitaires et projets de coopération.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_19_50.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Roman Vassilenko : « Le véritable travail commence une fois les stylos rangés »</h2>

<p>Dans son discours d'ouverture, l'ambassadeur Roman Vassilenko a rappelé la portée historique de la visite royale.</p>

<p>Il s'agissait de la première visite d'État d'un souverain belge au Kazakhstan, mais également de la première visite d'État d'un monarque belge en Asie centrale.</p>

<p>Organisée à l'invitation du président Kassym-Jomart Tokaïev, cette visite a permis d'établir un nouveau cadre de coopération politique et économique entre les deux pays.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_27_00.jpeg" style="height:800px; width:741px" /></p>

<p>Les deux chefs d'État ont adopté une déclaration commune, tandis que les ministères des Affaires étrangères ont signé une feuille de route couvrant la période 2027–2029.</p>

<p>L'ambassadeur a particulièrement insisté sur la nécessité de passer des déclarations aux réalisations.</p>

<p>Son message peut se résumer ainsi : les signatures constituent un point de départ, mais leur véritable valeur dépendra de leur mise en œuvre.</p>

<p>Cette distinction est fondamentale. Dans la diplomatie économique contemporaine, le nombre d'accords annoncés constitue un indicateur de mobilisation, mais ne garantit ni leur exécution, ni leur financement, ni leurs retombées économiques.</p>

<h2>Quarante documents de coopération : un chantier désormais ouvert</h2>

<h1>40</h1>

<p>Documents annoncés</p>

<h1>16</h1>

<p>Accords commerciaux</p>

<h1>22</h1>

<p>Accords académiquesChiffres présentés par l'ambassadeur le 23 octobre. Les deux autres documents s'inscrivent dans le volet politique et institutionnel, notamment la déclaration commune et la feuille de route.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/2e1326e4-e833-483a-98c1-a33b3847c8ff.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Les accords couvrent des secteurs aussi variés que l'agriculture, la logistique, l'industrie, les soins de santé, les technologies avancées, l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.</p>

<p>Dans un précédent article de Bruxelles Korner, j'avais déjà présenté un premier aperçu de ces quarante documents et des domaines concernés.&nbsp;<a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-40-accords-en-quatre-jours-15834">Belgique–Kazakhstan : 40 accords en quatre jours</a></p>

<p>Cette nouvelle rencontre permet d'aller plus loin : il ne s'agit plus seulement de savoir ce qui a été signé, mais de comprendre comment les partenaires belges et kazakhs envisagent la mise en œuvre de leurs engagements.</p>

<p>De nouveaux événements, rencontres sectorielles et échanges techniques seront nécessaires pour faire progresser les dossiers. Leur calendrier précis reste à établir.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/1fe6ede2-3b2e-476c-9500-564f9c3c7a33.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Cinq secteurs prioritaires pour la coopération belgo-kazakhe</h2>

<h3>1. Matières premières critiques : dépasser la simple extraction</h3>

<p>Le Kazakhstan dispose d'importantes ressources minérales, tandis que la Belgique possède des compétences industrielles dans la métallurgie, le traitement des matériaux et le recyclage.</p>

<p>L'ambition affichée est de construire des chaînes de valeur associant extraction, transformation, recherche, technologies et formation.</p>

<p>Cette orientation rejoint les préoccupations européennes en matière de diversification des approvisionnements stratégiques.</p>

<h3>2. Agriculture : transformer davantage sur place</h3>

<p>Les entreprises belges Vandeputte, Scaldis et Linagro ont été citées parmi les partenaires impliqués dans des projets liés notamment à l'approvisionnement en graines de lin kazakhes.</p>

<p>D'autres perspectives concernent la transformation du blé, les huiles végétales et les technologies agricoles.</p>

<p>L'enjeu ne se limite pas aux exportations. Il porte également sur la création de capacités industrielles et de valeur ajoutée au Kazakhstan.</p>

<h3>3. Logistique : relier Anvers-Bruges à la mer Caspienne</h3>

<p>Le Corridor médian, également appelé route internationale de transport transcaspienne, occupe une place importante dans la stratégie de connectivité entre l'Europe et l'Asie centrale.</p>

<p>Le rapprochement envisagé entre le port d'Anvers-Bruges et les ports kazakhs d'Aktaou et de Kuryk pourrait contribuer à diversifier les itinéraires commerciaux.</p>

<p>L'ambassadeur a également mentionné cinq vols cargo hebdomadaires entre Liège et Karaganda, présentés comme un exemple de connectivité déjà opérationnelle.</p>

<h3>4. Santé : oncologie et technologies médicales</h3>

<p>La coopération médicale constitue un autre axe de développement, particulièrement dans les domaines de l'oncologie, de la recherche clinique et de la formation spécialisée.</p>

<p>L'entreprise belge IBA, déjà présente dans la coopération avec le Kazakhstan depuis plus d'une décennie, illustre les possibilités offertes par les technologies médicales avancées.</p>

<h3>5. Universités et intelligence artificielle : investir dans les générations futures</h3>

<p>Les 22 accords universitaires et scientifiques ouvrent des perspectives pour les échanges d'étudiants, la mobilité des chercheurs, les doctorats conjoints et les programmes de recherche.</p>

<p>Les domaines évoqués comprennent l'ingénierie, l'intelligence artificielle et les matières premières critiques.</p>

<p>La visite du couple royal au centre Alem.ai a également permis de mettre en évidence les ambitions numériques du Kazakhstan.</p>

<p>Pour les deux pays, la coopération universitaire peut constituer un instrument de rapprochement durable, au-delà des cycles politiques et économiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/c14d0043-5a21-4bda-bd69-3d36bc040d42.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Les échanges avec le public : de nouvelles perspectives au-delà des accords commerciaux</h2>

<p>La deuxième partie de la rencontre a permis d'aborder des questions plus larges : la coopération universitaire, les relations entre collectivités locales, l'avenir de la jeunesse, les défis environnementaux et la capacité des deux sociétés à anticiper les transformations des prochaines décennies.</p>

<p>Les interventions suivantes sont restituées à partir des notes et de la transcription partielle recueillies pendant la séance. Les réponses sont reformulées en français sans être présentées comme des citations littérales.</p>

<h3>Matières premières critiques : l'Union européenne veut développer des chaînes de valeur locales</h3>

<p>Une question a porté sur les projets concrets de coopération dans le secteur des matières premières critiques et sur la place que pourrait occuper le Kazakhstan dans les nouvelles chaînes d'approvisionnement européennes.</p>

<p>Marilyn Josefson a souligné que ce dossier constitue une priorité importante dans les relations entre l'Union européenne et le Kazakhstan.</p>

<p>Elle a néanmoins précisé ne pas disposer des détails opérationnels des projets actuellement examinés à Astana.</p>

<p>Sur le fond, elle a rappelé une orientation européenne essentielle : la coopération ne doit pas se limiter à extraire des ressources pour les transformer ensuite en Europe.</p>

<p>L'objectif consiste également à développer des capacités locales de transformation, des compétences technologiques et des activités industrielles dans les pays partenaires.</p>

<p>Le recyclage et la durabilité environnementale doivent faire partie de cette approche.</p>

<p>Cette réponse met en évidence une évolution de la diplomatie européenne des ressources : la sécurisation des approvisionnements doit être articulée avec les ambitions industrielles des pays producteurs.</p>

<h3>Un institut de recherche UE–Kazakhstan ou UE–Asie centrale à Astana ?</h3>

<p>Une autre intervention a proposé la création d'un institut de recherche consacré aux relations entre l'Union européenne et le Kazakhstan, voire entre l'Union européenne et l'ensemble de l'Asie centrale.</p>

<p>L'idée serait de réunir chercheurs, étudiants, spécialistes des affaires européennes et responsables institutionnels autour de programmes de formation, de conférences et de travaux scientifiques.</p>

<p>Roman Vassilenko s'est montré favorable à l'examen d'une telle initiative.</p>

<p>Il a expliqué que sa réalisation nécessiterait l'identification de partenaires universitaires et institutionnels appropriés.</p>

<p>Selon lui, le moment est venu d'approfondir les recherches sur le fonctionnement de l'Union européenne et sur les moyens de renforcer la coopération scientifique et politique.</p>

<p>Il s'agit toutefois, à ce stade, d'une proposition évoquée lors du débat et non de l'annonce de la création officielle d'un institut.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/1c7e1e48-b3b0-4214-bc79-2b3b8ba4244e.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h3>Diplomatie des villes : vers de nouveaux jumelages ?</h3>

<p>La coopération entre collectivités locales a également été évoquée.</p>

<p>L'ambassadeur a rappelé l'existence de liens entre Semey, ville kazakhe marquée par l'histoire des essais nucléaires soviétiques, et Ypres, ville belge associée à la mémoire des armes chimiques utilisées pendant la Première Guerre mondiale.</p>

<p>Cette relation illustre la possibilité de construire des rapprochements autour de mémoires historiques communes.</p>

<p>Roman Vassilenko a également indiqué que de nouvelles initiatives de coopération entre villes belges et kazakhes étaient à l'étude, avec l'espoir de progrès dans les prochains mois.</p>

<p>Le rapprochement entre collectivités pourrait notamment ouvrir des perspectives dans les domaines culturels, universitaires, patrimoniaux et touristiques.</p>

<h3>Les consulats honoraires : une présence diplomatique plus décentralisée</h3>

<p>Au cours des échanges, Gommaar Dubois a évoqué le renforcement du réseau des consulats honoraires.</p>

<p>Il a notamment mentionné l'ouverture d'un troisième consulat honoraire, une évolution présentée comme exceptionnelle dans le cadre des pratiques belges.</p>

<p>L'objectif est d'accompagner le développement des relations économiques et humaines, y compris au-delà des capitales.</p>

<p>Cette dimension est importante pour un pays fédéral comme la Belgique, où les Régions jouent un rôle direct dans le commerce extérieur et les partenariats économiques internationaux.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_32_04.jpeg" style="height:800px; width:687px" /></p>

<h2>Anticiper 2040 : eau, jeunesse, cohésion sociale et environnement</h2>

<p>L'une des interventions les plus prospectives a invité les participants à dépasser les priorités économiques immédiates pour réfléchir aux défis de l'horizon 2040.</p>

<p>La question portait sur les risques de crises en cascade : stress hydrique, fragilités agricoles, tensions sociales, vieillissement démographique, difficultés rencontrées par la jeunesse et dégradation des équilibres environnementaux.</p>

<p>L'intervenant a suggéré que les futures coopérations internationales pourraient également se développer autour de la restauration des écosystèmes, de la réparation des dommages environnementaux et du renforcement du tissu social.</p>

<p>L'idée centrale était que les prochaines générations d'activités économiques pourraient émerger non seulement de l'exploitation des ressources, mais aussi de la capacité à restaurer les conditions de vie et les équilibres sociaux.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_32_16.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h3>La réponse de Roman Vassilenko : construire une citoyenneté responsable</h3>

<p>L'ambassadeur a répondu en présentant plusieurs initiatives nationales portées par le président Kassym-Jomart Tokaïev.</p>

<p>Il a notamment évoqué le concept d'Adal Azamat, associé à l'idée de citoyen honnête et responsable.</p>

<p>Il a également présenté des programmes destinés à encourager le volontariat, la lecture et la participation civique.</p>

<p>Parmi les initiatives citées figure Taza Kazakhstan, programme de mobilisation autour de la propreté, de la protection de l'environnement et de la plantation d'arbres.</p>

<p>L'ambassadeur a évoqué l'ambition de planter deux milliards d'arbres dans le pays.</p>

<p>Selon lui, ces programmes cherchent à renforcer l'engagement de la jeunesse et la cohésion sociale dans une société caractérisée par sa diversité.</p>

<p>Ces objectifs gouvernementaux devront naturellement être appréciés à travers leurs résultats concrets, notamment en matière de participation citoyenne, d'environnement et d'amélioration des conditions de vie.</p>

<h2>Kazakhstan–Union européenne : une relation qui dépasse largement le cadre bilatéral</h2>

<p>Dans son intervention, Roman Vassilenko a également replacé la visite royale dans le contexte plus large des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne.</p>

<p>Selon les chiffres qu'il a présentés, les échanges commerciaux entre l'Union européenne et le Kazakhstan ont dépassé 45 milliards de dollars en 2025, tandis que l'UE représente environ 40 % du commerce extérieur kazakh.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ae73d20e-54ef-4621-8f0f-8d093a44d71b.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Il a rappelé que l'accord de partenariat et de coopération renforcé, pleinement entré en vigueur en 2020, couvre 29 domaines.</p>

<p>Trois priorités se dégagent : la connectivité eurasiatique, la sécurité énergétique et les matières premières critiques, ainsi que la recherche, l'innovation et les échanges humains.</p>

<p>L'ambassadeur a également évoqué les perspectives de facilitation des visas, les investissements dans les infrastructures transcaspiennes et l'ambition kazakhe de développer ses liens avec les programmes européens de recherche, notamment Horizon Europe.</p>

<p>La dimension régionale demeure centrale. Le sommet UE–Asie centrale organisé à Samarcande en avril 2025 a renforcé le cadre politique des relations entre les deux régions.</p>

<p>Pour Bruxelles, le Kazakhstan représente donc à la fois un partenaire bilatéral et un acteur d'une coopération plus vaste avec l'Asie centrale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/fc3517ed-ae99-40a1-8a79-3d8df376762a.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Analyse Bruxelles Korner : la véritable épreuve commence après la diplomatie des signatures</h2>

<p>La rencontre du 23 octobre a mis en lumière une question essentielle : comment transformer une volonté politique commune en résultats économiques et institutionnels mesurables ?</p>

<p>Les 40 instruments annoncés constituent un cadre de travail, mais ils présentent des niveaux d'engagement différents. Un protocole universitaire, une déclaration politique et un contrat commercial ne produisent pas les mêmes effets juridiques ou économiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/8c80a6bb-8aed-4724-a11a-826febc5f4c7.jpg" /></p>

<p>Le communiqué belge fait état de 17 accords entre entreprises et de 22 accords universitaires, tandis que le discours transmis de l'ambassadeur mentionne 16 accords commerciaux. Cette différence de périmètre mérite une clarification documentaire, sans remettre en cause le total de 40 instruments annoncé par les autorités.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Pour apprécier les résultats de cette visite dans les prochaines années, plusieurs indicateurs devront être suivis : les investissements effectivement engagés, les projets industriels opérationnels, les programmes de recherche financés, la mobilité universitaire réelle et les nouvelles infrastructures de connectivité.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/77804581-7ed8-4c3e-9cbe-51e12f898b1c.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>L'autre enjeu concerne la continuité institutionnelle. Les projets industriels, scientifiques et logistiques nécessitent souvent plusieurs années de préparation. Leur progression dépendra de la capacité des administrations, entreprises, universités et organismes financiers à maintenir un dialogue régulier.</p>

<p>La feuille de route 2027–2029 constitue à cet égard un instrument de coordination important.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/164a8fc0-839a-4e3e-8e94-6a3868a5e6a8.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Il faudra également observer comment les intérêts européens en matière de sécurité économique pourront s'articuler avec la volonté du Kazakhstan de développer sa propre industrie de transformation.</p>

<p>Cette relation ne peut être comprise uniquement comme un échange entre un fournisseur de ressources et un marché de consommation. Elle s'inscrit dans une recomposition plus large des chaînes de valeur, des routes commerciales et des partenariats technologiques.</p>

<h2>D'autres rencontres seront nécessaires</h2>

<p>La séance s'est achevée par une invitation d'António Buscardini à poursuivre les discussions de manière informelle autour d'un moment de réseautage.</p>

<p>Plusieurs questions n'avaient pas pu être abordées faute de temps, ce qui montre l'étendue des sujets ouverts par cette nouvelle étape des relations belgo-kazakhes.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/e843f073-d110-4e96-9834-2cf730e6fa96.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>D'autres rendez-vous pourront permettre d'approfondir les dossiers sectoriels, de rapprocher les acteurs économiques et de préciser les modalités de réalisation des accords.</p>

<p>Pour Bruxelles Korner, le suivi de ces développements constituera un axe important de couverture des relations entre la Belgique, le Kazakhstan et l'Union européenne.</p>

<p>La prochaine étape ne consistera pas simplement à annoncer de nouvelles coopérations, mais à documenter celles qui se concrétisent.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_46_41.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Conclusion — De la visite royale à une coopération de long terme</h2>

<p>Le 23 octobre 2026, au Press Club Brussels Europe, la Belgique et le Kazakhstan ont prolongé le dialogue ouvert lors de la visite historique du roi Philippe et de la reine Mathilde.</p>

<p>Les échanges ont montré que les perspectives ne se limitent pas aux matières premières, à la logistique ou aux contrats industriels. Elles concernent aussi la formation des jeunes, la recherche, la protection de l'environnement et le rapprochement entre les sociétés.</p>

<p>À quelques jours de la fête nationale kazakhe du 25 octobre, et à l'approche du 35e anniversaire de l'indépendance du pays en décembre, Roman Vassilenko a présenté cette coopération comme une composante de la modernisation économique et institutionnelle du Kazakhstan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-24%20at%2009_37_19%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>La visite royale a donné une impulsion politique. Les quarante accords ont établi un cadre de coopération. Le défi des prochaines années sera de transformer ces engagements en projets durables, au bénéfice des deux pays.</p>

<p>Pour la Belgique, l'enjeu est également de consolider sa présence dans une région qui occupe une place croissante dans les échanges entre l'Europe et l'Asie.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, il s'agit de diversifier ses partenariats, de développer ses capacités industrielles et de renforcer son intégration aux réseaux européens de recherche et d'innovation.</p>

<p>L'histoire de cette nouvelle phase des relations belgo-kazakhes reste donc à écrire.</p>

<h3>À relire dans Bruxelles Korner</h3>

<p><a href="https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-40-accords-en-quatre-jours-15834?utm_source=chatgpt.com">Belgique–Kazakhstan : 40 accords en quatre jours — Kadir Duran, Bruxelles Korner (21 octobre 2026)</a></p>

<h3>Sources et références</h3>

<ul>
	<li>
	<p><a href="https://www.pressclub.be/event/briefing-after-the-belgian-royal-state-visit-whats-next-for-belgium-kazakhstan-relations/?utm_source=chatgpt.com">Press Club Brussels Europe — Programme officiel du 23 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.gov.kz/org/mfa-brussels/press/news/1?directions=_4502&amp;utm_source=chatgpt.com">Ambassade du Kazakhstan — Compte rendu de la rencontre à Bruxelles</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://diplomatie.belgium.be/en/news/belgium-and-kazakhstan-strengthened-partnership-tackle-challenges-today-and-tomorrow?utm_source=chatgpt.com">SPF Affaires étrangères de Belgique — Relations Belgique–Kazakhstan</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.akorda.kz/en/joint-statement-of-his-excellency-the-president-of-the-republic-of-kazakhstan-kassym-jomart-tokayev-and-his-majesty-king-philippe-of-the-belgians-129569?utm_source=chatgpt.com">Présidence du Kazakhstan — Déclaration commune du 12 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Discours préparé de S.E. Roman Vassilenko et notes d'interventions recueillies lors du panel du 23 octobre 2026, transmis à Bruxelles Korner.</p>
	</li>
</ul>

<p>© Bruxelles Korner — Kadir Duran | Diplomatie, géopolitique et relations internationales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 10:03:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/belgiquekazakhstan-apres-la-visite-royale-et-40-accords-bruxelles-ouvre-le-debat-sur-lavenir-dun-partenariat-strategique-1792825831.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan in Focus — L&#039;actualité de la semaine 22 octobre 2026 | Édition n° 87 | Bruxelles Korner</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-in-focus-lactualite-de-la-semaine-22-octobre-2026-edition-n0-87-bruxelles-korner-15858</link>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan in Focus — L'actualité de la semaine
22 octobre 2026 | Édition n° 87 | Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan in Focus — L'actualité de la semaine</h1>

<p>22 octobre 2026 | Édition n° 87 | Bruxelles Korner</p>

<p>Cette semaine, le Kazakhstan se distingue sur plusieurs fronts : diplomatie avec l'Union européenne, coopération culturelle avec la Belgique, intelligence artificielle, infrastructures, énergie, santé publique et performances sportives.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5504b5db-4312-43db-bc14-2226aa0d507e.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>À quelques jours de la fête nationale du 25 octobre, cette 87e édition de Kazakhstan in Focus, publiée par l'ambassade du Kazakhstan en Belgique, présente neuf développements marquants.</p>

<p>Les principaux sujets de cette édition :</p>

<ol>
	<li>
	<p>Bruxelles : le Manneken-Pis revêt le costume traditionnel kazakh.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Diplomatie : échanges entre le président Tokaïev et des responsables européens et de l'UNESCO.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Réformes politiques : poursuite du dialogue institutionnel Kazakhstan–UE.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Intelligence artificielle : projet de centre de données à Ekibastouz.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Énergie : résultats financiers de KMG International et activités en Roumanie.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Santé : surveillance numérique permanente de la chaîne du froid des vaccins.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Éducation : PARAQTA, une plateforme kazakhe pour encourager la lecture.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Transports : nouvelle ligne de tramway de 18,3 km à Almaty.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Sport : l'équipe masculine kazakhe d'épée atteint la première place mondiale.</p>
	</li>
</ol>

<p>L'ensemble illustre une stratégie de diversification : développer les infrastructures et les technologies tout en renforçant les relations internationales et les initiatives sociales.</p>

<p>Source principale : ambassade de la République du Kazakhstan en Belgique, newsletter Kazakhstan in Focus, n° 87, 22 octobre 2026. Les informations ci-dessus reprennent les annonces de cette édition.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Kazakhstan : diplomatie européenne, intelligence artificielle, énergie et modernisation au cœur de l'actualité</h2>

<p>Édition n° 87 — 22 octobre 2026 | Bruxelles Korner | Kadir Duran</p>

<p>Analyse géopolitique, économique, technologique et sociétale</p>

<p>De Bruxelles à Astana, d'Ekibastouz à Almaty, le Kazakhstan poursuit sa transformation économique et institutionnelle tout en développant ses relations avec l'Europe. Cette semaine, neuf actualités permettent de mesurer les ambitions du pays, mais également les défis qui accompagnent sa modernisation.</p>

<p>À quelques jours de la fête de la République du 25 octobre, l'actualité kazakhe présente un contraste intéressant : d'un côté, une diplomatie culturelle qui s'exprime jusque dans les rues de Bruxelles ; de l'autre, des investissements dans les infrastructures numériques, les transports et l'énergie.</p>

<p>La 87e édition de la newsletter Kazakhstan in Focus, publiée le 22 octobre 2026 par l'ambassade du Kazakhstan en Belgique, met également en lumière les réformes politiques, la santé publique, l'éducation et le sport.</p>

<p>Au-delà de ces annonces, une question traverse l'ensemble de cette actualité : comment le Kazakhstan entend-il consolider sa place entre l'Europe et l'Asie tout en diversifiant son modèle de développement ?</p>

<h3>1. Bruxelles : le Manneken-Pis aux couleurs du Kazakhstan, un symbole de diplomatie culturelle</h3>

<p><img alt="Маннекен Пис примерил казахский шапан" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/QEQG17AWWxkaTEa5doC3RJuF8hYA499iRLAnsVaBu-sPOlEXPnlkc-7iEIW2LiZbDtQLQb8d_SHVr_b8M37nWOTU7veyMA-VQa1axos-OWCDkTVGrN0dtNTajfT6yaQZMmi8VRROFVAZ_pzlc7MgCCoTh5YuRKuPARnndl5RtGs?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le 21 octobre 2026, le célèbre Manneken-Pis de Bruxelles a revêtu un shapan, manteau traditionnel kazakh, à l'approche de la fête nationale du Kazakhstan célébrée le 25 octobre.</p>

<p>L'événement constitue un geste symbolique dans les relations entre la Belgique et le Kazakhstan. Au cœur de la capitale européenne, l'un des monuments les plus connus de Bruxelles est devenu, le temps d'une cérémonie, un ambassadeur du patrimoine culturel d'Asie centrale.</p>

<p>Le shapan, souvent associé à l'hospitalité, au respect et aux traditions kazakhes, représente bien davantage qu'un simple costume folklorique. Il rappelle l'importance de la transmission culturelle dans une société qui connaît une modernisation rapide.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : la diplomatie culturelle constitue un instrument de visibilité internationale. Pour un pays comme le Kazakhstan, encore relativement peu connu d'une partie du grand public européen, ce type d'événement permet de compléter les relations politiques et commerciales par une dimension humaine.</p>

<p>La Belgique, qui accueille les institutions européennes et de nombreuses représentations diplomatiques, constitue à cet égard un espace privilégié pour faire connaître le Kazakhstan.</p>

<h3>2. Diplomatie : le président Tokaïev renforce le dialogue avec l'Union européenne et l'UNESCO</h3>

<p>Selon la newsletter, le président Kassym-Jomart Tokaïev a rencontré Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, ainsi que Khaled El-Enany, directeur général de l'UNESCO, en marge d'un sommet consacré à la biodiversité à Erevan.</p>

<p>Les discussions ont porté sur plusieurs domaines stratégiques : développement durable, énergie, environnement, éducation, recherche scientifique et coopération culturelle.</p>

<p>Ces échanges s'inscrivent dans une dynamique plus large de rapprochement entre le Kazakhstan et les institutions européennes.</p>

<p>Le pays occupe une position géographique particulière, au croisement des routes commerciales eurasiatiques. Ses ressources énergétiques, ses minerais stratégiques et ses capacités de transit en font un partenaire important dans les discussions européennes sur la diversification des approvisionnements.</p>

<p>Sur le plan environnemental, le Kazakhstan doit également concilier plusieurs objectifs parfois difficiles à harmoniser : préserver sa compétitivité industrielle, réduire les émissions polluantes, moderniser ses infrastructures énergétiques et protéger ses écosystèmes.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : la coopération environnementale peut devenir un levier de rapprochement économique entre Bruxelles et Astana. Toutefois, l'intérêt diplomatique de ces rencontres dépendra des projets effectivement engagés, de leur financement et de leur mise en œuvre.</p>

<h3>3. Réformes politiques : le Kazakhstan poursuit son dialogue institutionnel avec l'Europe</h3>

<p>La newsletter annonce une rencontre entre Erlan Karin, présenté comme vice-président du Kazakhstan, et Eduards Stiprais, représentant spécial de l'Union européenne pour l'Asie centrale.</p>

<p>Les échanges auraient porté sur les réformes constitutionnelles, la modernisation politique et les relations institutionnelles avec l'Union européenne.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche depuis plusieurs années à faire évoluer ses institutions, notamment dans les domaines de l'organisation des pouvoirs publics, de la représentation politique et du fonctionnement de l'État.</p>

<p>Ces transformations présentent un enjeu intérieur, mais également international : les partenaires européens suivent les questions relatives à l'État de droit, à la gouvernance, aux libertés publiques et à la sécurité juridique.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : il convient de distinguer les réformes annoncées de leurs résultats concrets. L'adoption de nouvelles dispositions institutionnelles ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une transformation des pratiques politiques.</p>

<p>Les critères déterminants restent leur application effective, la transparence administrative, l'indépendance des institutions et les possibilités de participation citoyenne.</p>

<p>Pour les investisseurs européens, la qualité des institutions et la prévisibilité réglementaire constituent également des facteurs essentiels.</p>

<h3>4. Intelligence artificielle : Ekibastouz prépare un centre de données de 5 milliards de dollars</h3>

<p><img alt="NVIDIA и Firebird построят крупнейший AI-кластер в Казахстане | Noks.kz" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/nBlVNcdqOQjIBNYFMh8L8ZXQDwfij85AwSNNzWgnuWGHGVAJaocc-ye23eqscSN62b20N8oIchLYvOwJk9IKFyiPeHbLEtWeamLkC1mc9OkJh3zthsKNLwovrx2EsQAYgclkxEN2IZ_FQsNnwuFsQw3IIwxYeAsCL4IurTjAHLE?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le Kazakhstan franchit une nouvelle étape dans sa stratégie numérique avec le développement de Data Center Valley, un complexe consacré aux centres de données et au calcul haute performance à Ekibastouz.</p>

<p>Selon les informations publiées le 19 octobre par Qazinform, le projet présente les caractéristiques suivantes :</p>

<p>Investissement envisagé</p>

<h1>5 Md$</h1>

<p>Puissance cible</p>

<h1>1 GW</h1>

<p>Première phase réservée</p>

<h1>215 MW</h1>

<p>Premier centre prévu</p>

<h1>T2 2027</h1>

<p>Objectifs et calendrier annoncés, non capacités intégralement opérationnelles.</p>

<p>Le projet prévoit notamment des infrastructures utilisant des processeurs graphiques avancés, indispensables à l'entraînement et à l'exploitation de modèles d'intelligence artificielle. NVIDIA et Firebird AI figurent parmi les partenaires technologiques cités.</p>

<p>L'un des principaux avantages avancés par les promoteurs est le coût de l'électricité, annoncé à partir de 2,5 cents américains par kilowattheure.</p>

<p>Le Kazakhstan souhaite ainsi transformer une partie de son avantage énergétique en capacité de calcul commercialisable à l'international.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : ce projet illustre une mutation potentiellement importante du modèle économique kazakh. Le pays ne cherche plus uniquement à exporter des matières premières ou de l'énergie, mais également des services numériques à forte intensité énergétique.</p>

<p>La réussite dépendra toutefois de la disponibilité électrique, de la fiabilité des réseaux, des systèmes de refroidissement, de la cybersécurité et de la capacité à attirer durablement des clients internationaux.</p>

<p>La question environnementale sera également centrale : une infrastructure de cette dimension doit être évaluée à l'aune de sa consommation énergétique et hydrique, ainsi que de l'origine de son électricité.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://qazinform.com&amp;sz=32" /></p>

<p>qazinform.com</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3>5. KMG International : des résultats financiers en forte progression et une présence stratégique en Europe</h3>

<p><img alt="Petromidia, cea mai mare rafinărie din România, intră în revizie - Money.ro" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/xWlBalg_kcgS0CNb6ngjNkzXkprw5V4xIfU5mE5Zi4fz1f0Byq6UYlzMp93pm5s9VBDhF732IqkcBvLPIWeM2mPEn-34lozBTnvWozwhF4m6NrHPvDt3ZU7bo5aGbsVUUHv24jIoDLbHMCbFocmFciRNyD0Mf778f9lu9_I6hcI?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le groupe KMG International, lié au secteur pétrolier kazakh et fortement implanté en Roumanie, a publié des résultats en nette progression pour les neuf premiers mois de 2026.</p>

<p>Selon le communiqué de KazMunayGas du 20 octobre, les principaux indicateurs financiers sont les suivants :</p>

<table>
	<tbody>
		<tr>
			<th scope="col">
			<p>Indicateur</p>
			</th>
			<th scope="col">
			<p>Janv.–sept. 2026</p>
			</th>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>EBITDA consolidé</p>
			</td>
			<td>
			<p>469 millions $</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Progression de l'EBITDA</p>
			</td>
			<td>
			<p>+73 %</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Bénéfice net</p>
			</td>
			<td>
			<p>269 millions $</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Progression du bénéfice net</p>
			</td>
			<td>
			<p>+219 %</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Pétrole traité à Petromidia</p>
			</td>
			<td>
			<p>4,087 millions de tonnes</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Produits pétroliers vendus par les activités de distribution</p>
			</td>
			<td>
			<p>2,272 millions de tonnes</p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>La raffinerie de Petromidia a fonctionné à environ 97 % de sa capacité nominale, selon les chiffres publiés. Les volumes de distribution ont progressé de 5 % par rapport à la même période de 2025.</p>

<p>Ces résultats mettent en évidence la place de la Roumanie dans l'expansion internationale des activités énergétiques kazakhes.</p>

<p>La présence de KMG International sur le marché européen permet au Kazakhstan de participer non seulement à l'approvisionnement en hydrocarbures, mais également à leur raffinage, à leur distribution et à leur commercialisation.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : cette implantation représente un exemple concret d'intégration économique entre le Kazakhstan et l'Union européenne.</p>

<p>Elle soulève également une question de long terme : comment les actifs de raffinage et de distribution évolueront-ils dans un marché européen engagé dans une transition énergétique ?</p>

<p>La progression des résultats en 2026 est un indicateur de performance opérationnelle, mais elle ne dispense pas d'analyser les marges de raffinage, la volatilité des cours et les investissements nécessaires à la transformation du secteur.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.kmg.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>kmg.kz</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3>6. Santé publique : vers une surveillance numérique permanente des vaccins</h3>

<p>Le Kazakhstan propose de renforcer la sécurité de sa chaîne du froid vaccinale par un système de surveillance numérique fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.</p>

<p>L'objectif est de contrôler les températures de conservation et d'améliorer la traçabilité des vaccins depuis leur livraison jusqu'aux établissements de santé.</p>

<p>Cette initiative répond à une exigence sanitaire fondamentale : certains vaccins doivent être maintenus dans des plages de température strictes pour préserver leur qualité.</p>

<p>Une rupture non détectée de la chaîne du froid peut entraîner des pertes de produits, des coûts supplémentaires et des risques de diminution de leur efficacité.</p>

<p>La surveillance numérique peut permettre de déclencher des alertes automatiques, d'identifier les incidents et de documenter les conditions de stockage.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : cette mesure témoigne de l'intérêt croissant du Kazakhstan pour la numérisation des services publics.</p>

<p>Son efficacité dépendra néanmoins de l'équipement des établissements, de la formation du personnel, de la fiabilité des capteurs et de l'existence de procédures d'intervention en cas d'anomalie.</p>

<p>La technologie ne remplace pas l'organisation sanitaire : elle en renforce les capacités de contrôle.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://qazinform.com&amp;sz=32" /></p>

<p>get the latest news at qazinform.com</p>

<p>&nbsp;</p>

<h3>7. PARAQTA : une innovation kazakhe pour développer la culture de la lecture</h3>

<p><img alt="Жетісу облысында Ұлттық кітап күніне орай 150-ден астам шара өтіп жатыр" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/BL1dOuToysXsh1GwC0QM2OdKAqJTeJQy8gWfbRIlCm07tD509IPg8cOi2dWUgCJdlOTue362a7WllP5gC9BylV1hCM_qi3i0hVPQLL3DUYorGb5Ovgb2ippswLsLkFGohbUMefdii79QYyz3bAiiYUgaqoUvF89ULuZIsSNylHY?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L'ingénieur kazakh Yerdaulet Ayanuly a développé PARAQTA, une plateforme numérique destinée à encourager la lecture quotidienne.</p>

<p>Le principe repose sur une approche interactive : transformer la lecture en habitude grâce à des objectifs personnalisés, au suivi des progrès et à des mécanismes de ludification.</p>

<p>Dans un environnement dominé par les réseaux sociaux et les contenus courts, cette initiative cherche à mobiliser les outils numériques au service d'une activité intellectuelle de long terme.</p>

<p>La plateforme illustre également l'émergence d'innovations locales qui ne se limitent pas aux secteurs industriels ou financiers.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : la transformation numérique d'un pays ne se mesure pas uniquement au nombre de centres de données ou aux investissements technologiques.</p>

<p>Elle dépend aussi de la capacité des citoyens à accéder au savoir, à développer leurs compétences et à utiliser les outils numériques dans une perspective éducative.</p>

<p>Pour PARAQTA, les indicateurs les plus pertinents seront notamment la fidélisation des utilisateurs, la fréquence réelle de lecture et l'accessibilité de la plateforme.</p>

<h3>8. Almaty : une nouvelle ligne de tramway de 18,3 kilomètres face aux questions de coût et de délais</h3>

<p><img alt="В Алматы построят LRT: где планируется снос  | Новости Казахстана - актуальные новости от Ratel.kz" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/CtAJjCXvCSw9tDICGAeHvacOLHa46GWVPoBcSqxRouVa2hIsWz9Oz5VxizRVC8696zQ1OK3IWdzJCvDA7UGZEopHnQ_TqZU3gkHlA_q_W0HgV9y8ZmC7oPV1nyrjqAm4272WoHrS_L5QtA_GdjscvRsmeJ6RfG8R7MmWQOrITMg?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Almaty poursuit ses projets de modernisation des transports urbains avec une nouvelle ligne de tramway annoncée sur 18,3 kilomètres.</p>

<p>Selon la newsletter, le projet devrait permettre de transporter plus de 100 000 passagers par jour. Le constructeur chinois CRRC est cité comme fournisseur potentiel du matériel roulant.</p>

<p>Longueur annoncée</p>

<h1>18,3 km</h1>

<p>Fréquentation visée</p>

<h1>100 000+</h1>

<p>voyageurs/jour</p>

<p>L'initiative s'inscrit dans les efforts visant à améliorer la mobilité dans l'une des principales métropoles du Kazakhstan.</p>

<p>La croissance urbaine, les embouteillages et les problèmes de pollution atmosphérique rendent les transports collectifs particulièrement importants pour Almaty.</p>

<p>Mais les projets d'infrastructures urbaines comportent également des risques : dépassements budgétaires, retards, perturbations pendant les travaux et difficultés d'intégration aux réseaux existants.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : l'enjeu ne consiste pas seulement à construire une ligne supplémentaire. Il s'agit de proposer une alternative crédible à l'automobile, avec une fréquence suffisante, des correspondances efficaces et une tarification accessible.</p>

<p>Les préoccupations exprimées par les habitants concernant les coûts et les délais méritent donc d'être intégrées à l'évaluation du projet.</p>

<h3>9. Sport : le Kazakhstan atteint le sommet mondial de l'escrime masculine à l'épée</h3>

<p><img alt="Казахстанские мушкетеры вошли в топ-4 мирового рейтинга" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/nwxI9gkLeeYGvdoeNFojacF-N0C9drLQE4US2JLu2eFvDRvCCFXUScTFDbti1P6UhLwIbdxkzgUjZYYbh9ijqaBnYULUSZoxW5j0rdakT6-n9gCZ5j79FbRivCC-1li3Qu50GOoT-kF7IphHh_Fya6KtmkS2y7iF1I5qbKVUOS4?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le Kazakhstan célèbre une performance historique dans le domaine de l'escrime.</p>

<p>Selon l'édition n° 87 de Kazakhstan in Focus, l'équipe masculine d'épée a atteint la première place du classement mondial après sa victoire lors de la Coupe du monde FIE à Casablanca.</p>

<p>L'équipe aurait notamment battu la France en demi-finale, avant de s'imposer face à la Fédération de Russie en finale.</p>

<p>Ce résultat constitue une étape importante pour l'escrime kazakhe et témoigne de l'émergence du pays dans des disciplines sportives internationales au-delà de ses domaines traditionnellement médiatisés.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner : les performances sportives contribuent à la visibilité internationale d'un pays et peuvent encourager les investissements dans la formation des jeunes athlètes.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, ce résultat représente également une occasion de renforcer les programmes sportifs, les infrastructures d'entraînement et la coopération avec les fédérations internationales.</p>

<p>La continuité des performances sera un enjeu essentiel pour consolider cette progression.</p>

<h2>Analyse générale — Le Kazakhstan construit progressivement une nouvelle place dans l'économie eurasiatique</h2>

<p>Les neuf actualités de cette semaine révèlent plusieurs dimensions de la transformation du Kazakhstan.</p>

<p>Premièrement, le renforcement de ses relations européennes. Les échanges diplomatiques, la coopération environnementale et la présence économique en Roumanie montrent que les relations avec l'Union européenne dépassent le cadre traditionnel des hydrocarbures.</p>

<p>Deuxièmement, la diversification technologique. Le projet d'Ekibastouz est particulièrement significatif. Il pourrait permettre au Kazakhstan de valoriser ses ressources énergétiques dans une nouvelle chaîne de valeur internationale : celle du calcul informatique et de l'intelligence artificielle.</p>

<p>Troisièmement, la modernisation des services et des infrastructures. La surveillance numérique des vaccins, le développement des transports urbains et les plateformes éducatives illustrent des initiatives destinées à améliorer le fonctionnement de l'économie et des services publics.</p>

<p>Quatrièmement, la diplomatie d'influence. Du Manneken-Pis à Bruxelles aux performances internationales des sportifs kazakhs, la culture et le sport participent à la visibilité du pays.</p>

<p>Mais plusieurs questions demeurent : les investissements annoncés produiront-ils les résultats attendus ? Les projets seront-ils achevés dans les délais ? Les transformations institutionnelles et technologiques bénéficieront-elles durablement à la population ?</p>

<p>La réponse dépendra de la qualité de leur mise en œuvre, de la gouvernance, de la formation des compétences et de la capacité à transformer les annonces en résultats mesurables.</p>

<p>Pour la Belgique, le Kazakhstan mérite une attention particulière, notamment dans les domaines des matières premières critiques, de l'énergie, de la logistique, de l'enseignement supérieur et des technologies numériques.</p>

<p>La dynamique diplomatique créée par la visite royale belge d'octobre 2026 offre un cadre supplémentaire pour approfondir ces relations.</p>

<h3>Sources et références</h3>

<ul>
	<li>
	<p>Ambassade du Kazakhstan en Belgique — Kazakhstan in Focus, édition n° 87, 22 octobre 2026 (newsletter fournie).</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.akorda.info/en/kassym-jomart-tokayev-addresses-cop17-leaders-summit-on-biodiversity-1693722?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Présidence du Kazakhstan — Discours de Tokaïev sur la biodiversité</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://qazinform.com/news/kazakhstan-builds-5-billion-ai-data-center-hub-in-ekibastuz-a25405?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Qazinform — Data Center Valley à Ekibastouz, 19 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.kmg.kz/ru/press-center/press-releases/kmgi-itogi-9%20mesyatsev-2026/?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">KazMunayGas — Résultats de KMG International, 20 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://qazaqstan.tv/news/233558?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Qazaqstan TV — Manneken-Pis en costume kazakh, 22 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
</ul>

<p>Note éditoriale : les informations relatives à PARAQTA, au tramway, aux rencontres institutionnelles et au classement d'escrime sont reprises de la newsletter diplomatique ; elles n'ont pas toutes été confirmées indépendamment. Les titres officiels et le calendrier du sommet sur la biodiversité doivent également être revérifiés avant publication définitive.</p>

<p>BRUXELLES KORNER Kadir Duran — Analyse géopolitique et économique 22 octobre 2026 | Kazakhstan in Focus — Édition n° 87</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 15:12:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kazakhstan-in-focus-lactualite-de-la-semaine-22-octobre-2026-edition-n0-87-bruxelles-korner-1792671652.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Tajikistan’s New Airport Terminal: Growth Ambitions and Practical Challenges</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-new-airport-terminal-growth-ambitions-and-practical-challenges-15857</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-new-airport-terminal-growth-ambitions-and-practical-challenges-15857</guid>
                <description><![CDATA[Tajikistan’s New Airport Terminal: Growth Ambitions and Practical Challenges
Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Tajikistan’s New Airport Terminal: Growth Ambitions and Practical Challenges</h1>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs</em></p>

<p><strong>BRUXELLES KORNER | CENTRAL ASIA | ANALYSIS</strong></p>

<p>On the evening of October 9, 2026, Dushanbe International Airport witnessed the groundbreaking of a new international passenger terminal. The ceremony was led by President Emomali Rahmon of Tajikistan, joined by the mayor of the capital and chairman of the upper house of parliament, Rustam Emomali.</p>

<p>This project forms part of the country’s broader efforts to modernize its air transport infrastructure and aims to raise the airport’s annual capacity to <strong>8.5 million passengers</strong>. The event marks the start of a new phase in the development of Tajik aviation—one that deserves a balanced analytical reading that weighs both the opportunities and the challenges.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d6ed3dda-c9fe-406c-961f-e9c5b54916b6.png" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Expanding Capacity to Meet Growing Demand</h2>

<p>The importance of building the new international terminal stems from a clear and pressing need to expand capacity.</p>

<p>Designed to handle 8.5 million passengers a year, construction officially began on October 9, 2026. The project reflects an awareness that the existing infrastructure is no longer sufficient in the face of growing tourism and travel demand.</p>

<p>In the first half of the year, the airport recorded a noticeable increase in passenger numbers compared with the same period the previous year.</p>

<p>A modern terminal should improve the passenger experience, reduce congestion, and deliver services that meet international standards while still reflecting Tajik traditions of hospitality.</p>

<h2>An Ambitious 18-Month Construction Timeline</h2>

<p>According to the project plan, construction is scheduled to be completed within 18 months.</p>

<p>The terminal will be built to modern international standards, using high-quality materials and involving hundreds of experienced specialists. Its goal is to raise the level of passenger services and ensure compliance with international requirements.</p>

<p>During the visit, President Rahmon issued clear instructions to the airport management and other responsible officials to guarantee high-quality construction and stick to the set timeline.</p>

<p>This emphasis on quality and speed is positive, yet it also places pressure on implementation—especially given the continued absence of public details about the total cost, sources of funding, or the main contractor.</p>

<h2>Strengthening Tajikistan’s International Connectivity</h2>

<p>In the wider context, Tajikistan is working to modernize its transport infrastructure and improve its connectivity with global markets.</p>

<p>Developing aviation facilities is one part of these efforts, aimed at enhancing passenger services and strengthening regional and international links.</p>

<p>Dushanbe International Airport already plays an important role in supporting business travel, tourism, and international cooperation.</p>

<p>Upgrading its infrastructure can improve the traveler experience, facilitate movement, and reinforce the capital’s position as a gateway for visitors and partners.</p>

<p>Continued development of the aviation sector could also support tourism growth, encourage business mobility, and create additional opportunities for cooperation with international airlines and travel organizers.</p>

<p>Some reports have noted that the project aligns with the country’s “open skies” policy and with the rise in foreign tourist arrivals, which reached around <strong>1.3 million in the first eight months of the year</strong>.</p>

<h2>Could Dushanbe Become a Regional Aviation Hub?</h2>

<p>From an analytical perspective, the project clearly carries significant weight.</p>

<p>The airport’s current capacity remains relatively limited compared with the ambition announced, and expanding it to 8.5 million passengers a year represents a substantial leap.</p>

<p>If accompanied by real growth in flights and destinations, it could help position Dushanbe as a potential regional hub in Central Asia.</p>

<p>In this sense, the terminal would strengthen Tajik aviation in terms of both capacity and efficiency, while opening the door to attracting more airlines and improving air connectivity.</p>

<p>At the same time, success will depend on several other factors:</p>

<ul>
	<li>
	<p>The actual quality of construction.</p>
	</li>
	<li>
	<p>The ability to attract new investment and routes.</p>
	</li>
	<li>
	<p>The development of ground services.</p>
	</li>
	<li>
	<p>The capacity to compete with more advanced regional airports.</p>
	</li>
	<li>
	<p>The continued training of airport personnel to meet international standards.</p>
	</li>
</ul>

<p>The intention to combine traditional hospitality with international standards is commendable, yet it will require ongoing staff training.</p>

<h2>Conclusion: Infrastructure Ambition Must Be Matched by Execution</h2>

<p>In the end, this project is both a balanced and ambitious step.</p>

<p>It responds to a genuine need for growth and gives Tajikistan a real opportunity to strengthen its aviation standing.</p>

<p>Yet it is not a magic solution.</p>

<p>True success will only become clear after the terminal enters operation—when the airport can actually handle larger numbers of passengers with efficiency and comfort.</p>

<p>Until then, the outcome will rest on careful follow-through and precise execution, as is the case with any major infrastructure project in a region undergoing continuous change.</p>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs</em></p>

<p><strong>Published by Bruxelles Korner</strong><br />
<em>International Affairs | Central Asia | Aviation Infrastructure | Economic Development</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 12:29:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/tajikistans-new-airport-terminal-growth-ambitions-and-practical-challenges-1792661852.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Belgique–Kazakhstan : 40 accords en quatre jours</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-40-accords-en-quatre-jours-15834</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/belgiquekazakhstan-40-accords-en-quatre-jours-15834</guid>
                <description><![CDATA[Belgique–Kazakhstan : 40 accords en quatre jours, une visite royale qui redessine les ambitions économiques entre l'Europe et l'Asie centrale
Par Kadir Duran — Bruxelles Korner

Bruxelles, le 21 octobre 2026

La première visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde au Kazakhstan, organisée du 11 au 14 octobre 2026, dépasse largement le cadre d'une rencontre protocolaire. Avec un bilan annoncé de 40 accords et instruments de coopération, cette mission illustre la volonté de Bruxelles et d'Astana d'approfondir leurs relations diplomatiques, industrielles, scientifiques et commerciales.

Derrière les photographies officielles, les cérémonies de signature et les rencontres présidentielles, une transformation plus profonde se dessine : le Kazakhstan cherche à renforcer son rôle de plateforme économique eurasiatique, tandis que la Belgique souhaite diversifier ses partenariats stratégiques, notamment dans les matières premières critiques, l'énergie, la logistique et les technologies de pointe.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>BRUXELLES KORNER | GRAND DOSSIER INTERNATIONAL</h1>

<p>Géopolitique · Diplomatie économique · Relations Belgique–Asie centrale</p>

<h1>Belgique–Kazakhstan : 40 accords en quatre jours, une visite royale qui redessine les ambitions économiques entre l'Europe et l'Asie centrale</h1>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<p>Bruxelles, le 21 octobre 2026</p>

<p>La première visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde au Kazakhstan, organisée du 11 au 14 octobre 2026, dépasse largement le cadre d'une rencontre protocolaire. Avec un bilan annoncé de 40 accords et instruments de coopération, cette mission illustre la volonté de Bruxelles et d'Astana d'approfondir leurs relations diplomatiques, industrielles, scientifiques et commerciales.</p>

<p>Derrière les photographies officielles, les cérémonies de signature et les rencontres présidentielles, une transformation plus profonde se dessine : le Kazakhstan cherche à renforcer son rôle de plateforme économique eurasiatique, tandis que la Belgique souhaite diversifier ses partenariats stratégiques, notamment dans les matières premières critiques, l'énergie, la logistique et les technologies de pointe.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-21%20at%2021_46_05.jpeg" style="height:727px; width:800px" /></p>

<h2>Une visite historique, dans un contexte géopolitique en mutation</h2>

<p>Accueillis par le président Kassym-Jomart Tokaïev, les souverains belges ont participé à un programme associant responsables politiques, chefs d'entreprise, scientifiques et dirigeants universitaires.</p>

<p>La mission comprenait notamment le quatrième Conseil d'affaires Kazakhstan–Belgique, le Forum des recteurs, des discussions sur les minerais critiques, des rencontres consacrées à l'intelligence artificielle et une visite de l'Institut de physique nucléaire d'Almaty.</p>

<p>Le déplacement intervient dans un environnement international caractérisé par la recherche de nouvelles chaînes d'approvisionnement, la diversification des corridors commerciaux et la concurrence pour les technologies stratégiques.</p>

<p>Dans ce contexte, les deux pays présentent des complémentarités : le Kazakhstan possède des ressources naturelles importantes et une position géographique centrale ; la Belgique dispose de capacités industrielles, scientifiques, portuaires et logistiques susceptibles de contribuer à leur valorisation.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://news.belgium.be&amp;sz=32" /></p>

<p>News.belgium</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Quarante accords : ce que recouvre réellement ce chiffre</h2>

<p>Le bilan annoncé se décompose en trois ensembles.</p>

<table>
	<tbody>
		<tr>
			<th>
			<p>Catégorie</p>
			</th>
			<th>
			<p>Nombre annoncé</p>
			</th>
			<th>
			<p>Objet</p>
			</th>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Coopération diplomatique</p>
			</td>
			<td>
			<p>1</p>
			</td>
			<td>
			<p>Feuille de route entre ministères des Affaires étrangères pour 2027–2029</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Coopération économique</p>
			</td>
			<td>
			<p>17</p>
			</td>
			<td>
			<p>Industrie, agriculture, santé, énergie, logistique, construction et aviation</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Coopération universitaire</p>
			</td>
			<td>
			<p>22</p>
			</td>
			<td>
			<p>Recherche, formation, échanges académiques et innovation</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Total</p>
			</td>
			<td>
			<p>40</p>
			</td>
			<td>
			<p>Instruments de coopération de nature différente</p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Cette présentation appelle une précision essentielle : les 40 instruments ne sont pas tous des contrats commerciaux exécutoires. Certains constituent des protocoles d'accord, des engagements de coopération, des conventions académiques ou des projets dont la réalisation dépendra de décisions ultérieures.</p>

<p>La valeur économique globale de ces 40 instruments n'est pas établie dans les sources publiques examinées.</p>

<h2>1. La feuille de route 2027–2029 : inscrire la coopération dans la durée</h2>

<p>Le 12 octobre, Yerzhan Ashikbayev, premier vice-ministre kazakh des Affaires étrangères, et Theodora Gentzis, présidente du comité de direction du SPF Affaires étrangères belge, ont signé une feuille de route diplomatique pour la période 2027–2029.</p>

<p>Ce document prévoit l'intensification du dialogue politique, des consultations régulières, le renforcement des contacts entre administrations et le développement d'initiatives conjointes.</p>

<p>Les discussions ont également abordé les relations Kazakhstan–Union européenne, les questions de mobilité internationale et les enjeux de sécurité multilatérale.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.gov.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>GOV.KZ</p>

<p>Cette feuille de route présente un intérêt particulier à l'approche du 35e anniversaire des relations diplomatiques en 2027. Elle crée un cadre pour prolonger les engagements de la visite royale au-delà des rencontres officielles.</p>

<h2>2. Dix-sept accords économiques : des projets industriels aux chaînes d'approvisionnement</h2>

<p>Le quatrième Conseil d'affaires Kazakhstan–Belgique, organisé à Astana le 13 octobre, a constitué l'un des principaux volets économiques de la visite.</p>

<p>Selon Kazakh Invest, 17 documents ont été signés dans plusieurs secteurs, notamment l'agro-industrie, les soins de santé, la logistique, la construction, l'énergie, l'intelligence artificielle et l'aviation.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://invest.gov.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>invest.gov.kz</p>

<h3>Agriculture et transformation alimentaire</h3>

<p>Plusieurs entreprises belges se positionnent sur les chaînes de valeur agricoles kazakhes.</p>

<p>Les accords identifiés concernent notamment l'approvisionnement en graines de lin, la transformation industrielle du blé, le raffinage d'huiles végétales et les équipements destinés à moderniser la production de pommes de terre.</p>

<p>La participation d'entreprises telles que Vandeputte, Scaldis, Linagro, De Smet Engineers &amp; Contractors, Desmet Ballestra et Dewulf traduit l'intérêt pour des projets combinant production locale et savoir-faire industriel belge.</p>

<p>L'enjeu dépasse l'exportation de produits agricoles : il concerne également la capacité du Kazakhstan à transformer une plus grande partie de sa production sur son territoire.</p>

<h3>Construction, infrastructures et aviation</h3>

<p>Le projet associant ARTEX Holding et DOREARCHITECTURE concerne le développement d'une unité de fabrication de maisons préfabriquées écologiques.</p>

<p>Dans le secteur aéronautique, une coopération impliquant Proviron et l'aéroport international d'Almaty porte sur la localisation de la production de liquides de dégivrage.</p>

<p>Ces initiatives pourraient renforcer les capacités industrielles locales et réduire certaines dépendances aux importations, sous réserve de leur concrétisation.</p>

<h3>Santé et médecine nucléaire</h3>

<p>Le secteur médical constitue un autre axe de rapprochement.</p>

<p>La société belge IBA figure parmi les acteurs associés à l'étude d'un projet de protonthérapie à Alatau City.</p>

<p>Cette technologie utilise des faisceaux de protons pour traiter certaines tumeurs, avec l'objectif de mieux contrôler la dose de rayonnement délivrée aux tissus environnants.</p>

<p>Une étude de faisabilité ne constitue cependant pas encore une décision définitive de construction ou de financement.</p>

<h2>3. Matières premières critiques : l'un des enjeux stratégiques majeurs</h2>

<p>Le Kazakhstan dispose de réserves significatives de ressources minérales nécessaires aux industries modernes.</p>

<p>D'après les autorités kazakhes, le pays produit 21 des 34 catégories de matières premières jugées critiques par l'Union européenne.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://invest.gov.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>invest.gov.kz</p>

<p>La coopération potentielle avec la Belgique concerne plusieurs étapes : extraction, traitement, raffinage, recyclage et recherche appliquée.</p>

<p>Des acteurs tels que VITO, Hydrometal, Molymet Belgium, KU Leuven et ses centres de recherche spécialisés participent à cet écosystème.</p>

<p>Le séminaire consacré aux minerais critiques, illustré par l'une des photographies accompagnant cet article, montre la volonté de rapprocher les chercheurs, les industriels et les investisseurs.</p>

<p>L'enjeu géoéconomique est considérable : pour l'Europe, il s'agit de diversifier ses approvisionnements ; pour le Kazakhstan, de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.</p>

<p>Le roi Philippe a explicitement présenté la complémentarité entre les ressources kazakhes et les compétences belges en métallurgie, transformation et recyclage comme une priorité de la coopération bilatérale.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.monarchie.be&amp;sz=32" /></p>

<p>The Belgian Monarchy</p>

<h2>4. Le corridor transcaspien : relier le Kazakhstan aux ports belges</h2>

<p>La connectivité entre l'Europe et l'Asie constitue un autre pilier de la relation.</p>

<p>Le corridor transcaspien, également appelé Middle Corridor, relie l'Asie centrale à l'Europe en passant par la mer Caspienne, le Caucase et la Türkiye.</p>

<p>Le Kazakhstan souhaite renforcer le rôle de ses ports d'Aktaou et de Kuryk, tandis que la Belgique dispose avec Anvers-Bruges d'une infrastructure portuaire majeure.</p>

<p>Les discussions ont porté sur les possibilités de coopération logistique entre ces plateformes.</p>

<p>Cette orientation présente trois dimensions : diversification des itinéraires commerciaux, développement des infrastructures multimodales et amélioration de la résilience des chaînes d'approvisionnement.</p>

<p>Il reste néanmoins nécessaire de distinguer les intentions de coopération des investissements portuaires effectivement contractualisés.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.akorda.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>Akorda.kz</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>5. Vingt-deux accords universitaires : construire les partenariats scientifiques de demain</h2>

<p>Le Forum des recteurs, organisé le 13 octobre au centre international Alem.ai d'Astana, a réuni des établissements d'enseignement supérieur des deux pays autour de l'intelligence artificielle et de son impact sur la recherche.</p>

<p>Les coopérations annoncées portent sur la mobilité des étudiants et chercheurs, les programmes conjoints, la formation doctorale, les sciences des matériaux et la transformation numérique de l'enseignement supérieur.</p>

<p>Parmi les partenariats identifiés figurent notamment ceux de l'UMONS avec plusieurs universités kazakhes, ainsi que des initiatives associant UGent, KU Leuven, UCLouvain et des institutions scientifiques du Kazakhstan.</p>

<p>Une attention particulière est portée aux matériaux critiques, à l'intelligence artificielle et à la recherche interdisciplinaire.</p>

<p>L'objectif ne consiste pas uniquement à multiplier les échanges universitaires : il s'agit également de rapprocher les laboratoires et les entreprises, afin que la recherche puisse déboucher sur des applications industrielles.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://node2.akorda.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>node2.akorda.kz</p>

<p>La liste publique exhaustive des 22 instruments n'étant pas disponible dans les documents examinés, il serait prématuré d'attribuer nominativement chacun des accords.</p>

<h2>6. Intelligence artificielle : Astana veut devenir un pôle technologique régional</h2>

<p>La visite du centre Alem.ai par le roi Philippe, la reine Mathilde et le président Tokaïev a constitué l'un des moments symboliques de la mission.</p>

<p>Le Kazakhstan a désigné 2026 comme année de l'intelligence artificielle et souhaite développer son écosystème numérique.</p>

<p>Les discussions bilatérales ont porté sur l'IA, les mégadonnées, les infrastructures de calcul, les centres de données et les applications scientifiques.</p>

<p>Pour les universités et entreprises belges, ces projets peuvent ouvrir de nouvelles possibilités de recherche, de développement et de coopération technologique.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://news.belgium.be&amp;sz=32" /></p>

<p>News.belgium</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>7. Médecine nucléaire : un partenariat scientifique à forte valeur ajoutée</h2>

<p>À Almaty, le 14 octobre, la délégation royale a visité l'Institut de physique nucléaire, où des représentants belges et kazakhs ont échangé sur les technologies nucléaires appliquées à la médecine.</p>

<p>Les photographies transmises montrent notamment une séance de travail bilatérale, un équipement portant le logo d'IBA et des cérémonies de signature.</p>

<p>La médecine nucléaire et les technologies d'irradiation représentent des domaines dans lesquels la Belgique possède une expertise industrielle et scientifique reconnue.</p>

<p>Les applications possibles concernent la production de radio-isotopes, le diagnostic, certaines thérapies oncologiques et les équipements spécialisés.</p>

<p>Il convient toutefois de ne pas confondre la présentation d'un équipement, une coopération scientifique et la conclusion d'un contrat industriel définitif.</p>

<h2>8. Les échanges économiques : une relation déjà significative</h2>

<p>Selon les chiffres présentés par les autorités belges, les échanges commerciaux bilatéraux sont passés de 220 millions d'euros en 2016 à 765 millions d'euros en 2025.</p>

<p>La Belgique figure également parmi les principales sources d'investissements étrangers au Kazakhstan, avec une présence de plus d'une centaine d'entreprises belges.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://news.belgium.be&amp;sz=32" /></p>

<p>News.belgium</p>

<p>Ces chiffres témoignent d'une relation économique déjà structurée, mais dont les secteurs de coopération pourraient évoluer vers des activités davantage technologiques et industrielles.</p>

<p>Les données commerciales publiées par les institutions belges et kazakhes ne sont pas toujours directement comparables en raison des différences de méthodes statistiques, de monnaies et de périmètres.</p>

<h2>9. Une coopération qui s'inscrit dans la stratégie européenne en Asie centrale</h2>

<p>La déclaration commune du 12 octobre réaffirme l'attachement des deux pays au partenariat renforcé entre l'Union européenne et le Kazakhstan.</p>

<p>Elle couvre également les énergies renouvelables, l'environnement, la sécurité internationale, les échanges culturels et la santé publique.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.akorda.kz&amp;sz=32" /></p>

<p>Akorda.kz</p>

<p>Pour Astana, le rapprochement avec Bruxelles contribue à diversifier ses partenaires économiques et diplomatiques.</p>

<p>Pour la Belgique, le Kazakhstan représente à la fois un marché, un partenaire industriel et un point d'accès à une région dont l'importance logistique et géoéconomique s'accroît.</p>

<p>Cette coopération ne supprime ni les contraintes géographiques ni les risques commerciaux. Elle ouvre plutôt un ensemble de possibilités dont la viabilité dépendra des coûts, des financements, des infrastructures et des conditions réglementaires.</p>

<h2>10. Après les signatures, l'épreuve des résultats</h2>

<p>Les 40 instruments annoncés constituent un indicateur de l'intensité diplomatique de la visite, mais non une mesure directe de son rendement économique.</p>

<p>La prochaine phase sera déterminante : certains projets pourront rapidement déboucher sur des commandes ou des échanges universitaires, tandis que d'autres nécessiteront plusieurs années d'études, de financement et de mise en œuvre.</p>

<p>La feuille de route 2027–2029 permettra d'observer si la coopération se traduit par des résultats mesurables.</p>

<h3>Conclusion — Bruxelles Korner</h3>

<p>La visite du roi Philippe et de la reine Mathilde au Kazakhstan marque une évolution importante des relations entre les deux pays.</p>

<p>Elle révèle une diplomatie économique dans laquelle les ressources naturelles, les technologies industrielles, les universités et les corridors logistiques deviennent des instruments complémentaires de coopération internationale.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l'enjeu est d'accroître la transformation locale de ses ressources et de renforcer ses liens avec l'Europe. Pour la Belgique, il s'agit de développer de nouveaux débouchés économiques et scientifiques tout en diversifiant certains partenariats stratégiques.</p>

<p>Quarante accords en quatre jours constituent un bilan diplomatique notable. Mais c'est leur réalisation concrète, et non leur nombre, qui permettra de mesurer la portée de cette visite historique.</p>

<p>Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<h2>Sources et références</h2>

<ol>
	<li>
	<p><a href="https://www.monarchie.be/fr/agenda/le-roi-et-la-reine-effectuent-une-visite-detat-au-kazakhstan?utm_source=chatgpt.com">Palais royal de Belgique — Programme de la visite d'État au Kazakhstan, octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.akorda.kz/en/joint-statement-of-his-excellency-the-president-of-the-republic-of-kazakhstan-kassym-jomart-tokayev-and-his-majesty-king-philippe-of-the-belgians-129569?utm_source=chatgpt.com">Présidence du Kazakhstan — Déclaration commune Tokaïev–Philippe, 12 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.gov.kz/org/mfa/press/news/details/1309605?lang=en&amp;utm_source=chatgpt.com">Ministère kazakh des Affaires étrangères — Feuille de route 2027–2029</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://invest.gov.kz/amp/news/41515/?utm_source=chatgpt.com">Kazakh Invest — Quatrième Conseil d'affaires Kazakhstan–Belgique et 17 documents signés</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://node2.akorda.kz/en/president-kassym-jomart-tokayev-king-philippe-and-queen-mathilde-attend-rectors-forum-139655?utm_source=chatgpt.com">Présidence du Kazakhstan — Forum des recteurs, 13 octobre 2026</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://news.belgium.be/en/belgium-and-kazakhstan-strengthened-partnership-tackle-challenges-today-and-tomorrow?utm_source=chatgpt.com">Gouvernement fédéral belge — Relations économiques, minerais critiques et innovation</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://www.monarchie.be/en/agenda/royal-address-of-his-majesty-the-king-to-the-business-council-during-the-state-visit-to-the?utm_source=chatgpt.com">Palais royal — Discours du roi Philippe devant le Conseil d'affaires</a>.</p>
	</li>
	<li>
	<p><a href="https://benelux.kz/fr/relations/belgium?utm_source=chatgpt.com">Chambre de commerce Benelux au Kazakhstan — Relations économiques bilatérales</a>.</p>
	</li>
</ol>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 22:49:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>OUZBÉKISTAN :ANALYSE ÉCONOMIQUE INTERNATIONALE  Période analysée : 1er au 15 octobre 2026</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-analyse-economique-internationale-periode-analysee-1er-au-15-octobre-2026-15810</link>
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                <description><![CDATA[OUZBÉKISTAN : UNE ÉCONOMIE EN PLEINE TRANSFORMATION, ENTRE INVESTISSEMENTS EUROPÉENS, CORRIDORS COMMERCIAUX ET AMBITIONS INDUSTRIELLES
BRUXELLES KORNER | ANALYSE ÉCONOMIQUE INTERNATIONALE

Période analysée : 1er au 15 octobre 2026 | Publication : 21 octobre 2026

L’Ouzbékistan accélère son repositionnement économique sur la scène internationale. Entre rapprochement avec les partenaires européens, développement de nouvelles infrastructures logistiques, modernisation industrielle et diversification des investissements étrangers, Tachkent cherche à transformer sa position géographique en avantage stratégique. Les développements de la première quinzaine d’octobre 2026 confirment une orientation : faire de l’Ouzbékistan un pôle industriel, financier et commercial majeur en Asie centrale.

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>OUZBÉKISTAN : UNE ÉCONOMIE EN PLEINE TRANSFORMATION, ENTRE INVESTISSEMENTS EUROPÉENS, CORRIDORS COMMERCIAUX ET AMBITIONS INDUSTRIELLES</h1>

<p>BRUXELLES KORNER | ANALYSE ÉCONOMIQUE INTERNATIONALE</p>

<p>Période analysée : 1er au 15 octobre 2026 | Publication : 21 octobre 2026</p>

<p><img alt="Usbekistan – ein aufstrebender Zukunftsmarkt - WKO" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/celBZCBJTTKyEg0JnHEatcY_bkfKarpOrOrMb5bUq3MCkkoq1n3ZKxUqe1KmK6b-wH8PPKCj98WBY86KDcXl-9kJ4zelsKpAEozjTU8F7SIe3RZ7LXeRDlknnE8mad1Hqi1-_y88HJvFe7wPHTdhHCvsScRbjFpkw5G9bJb64OE?purpose=inline" /></p>

<p><img alt="Uzbekistan’s Railways See Strong Growth in Cargo and Passenger Transport - Caspianpost.com" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/DWpBeZkKBH7_bmptvGvo_z3QNPZRVZUiEujOJqu8Qy2pi5QTqTh2mivd3NPL-ILiUd80W2ZKUZRXvTSeII3SK5oZGVWBko8TgDu60eMpHXfLvpi2SUGfK2hRgy2tE5v_omhZYxHUZb9adqd5Zmoo0QszQQlIF98LHC30j6HiUjY?purpose=inline" /></p>

<p><img alt="Yuqori kuchlanishli kabel ishlab chiqaruvchi korxona bilan tanishildi" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/wXRjsPTFa64zNXwCpWK48MHjL1qskLhlyOvIlIh_xX_9bHJf2StK21LFJTSuPfnpYlM0OvSXvE3WLXRdXo10tWRXGaUrJx7f58IvPU8_1e2n998feVosyUWz4x_r1qm5Irz3FdqGMyoxyv8w3DnJ5xiu6Ggx80PQnwwCb64vWG8?purpose=inline" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L’Ouzbékistan accélère son repositionnement économique sur la scène internationale. Entre rapprochement avec les partenaires européens, développement de nouvelles infrastructures logistiques, modernisation industrielle et diversification des investissements étrangers, Tachkent cherche à transformer sa position géographique en avantage stratégique. Les développements de la première quinzaine d’octobre 2026 confirment une orientation : faire de l’Ouzbékistan un pôle industriel, financier et commercial majeur en Asie centrale.</p>

<p>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<h2>Une économie qui veut dépasser son rôle de marché émergent</h2>

<p>Depuis plusieurs années, l’Ouzbékistan poursuit une transformation économique fondée sur l’ouverture internationale, la diversification productive et l'amélioration de son environnement des affaires.</p>

<p>Sous la présidence de Shavkat Mirziyoyev, cette stratégie s'inscrit dans une ambition plus large : réduire la dépendance aux secteurs traditionnels, attirer les capitaux étrangers et intégrer davantage l'économie nationale aux chaînes de valeur internationales.</p>

<p>Les développements enregistrés entre le 1er et le 15 octobre 2026 montrent que cette politique se déploie désormais sur plusieurs fronts : commerce extérieur, financement, infrastructures, technologies, énergie et coopération régionale.</p>

<p>L'enjeu n'est plus seulement d'attirer des investisseurs. Il consiste à construire un écosystème capable de transformer les investissements en capacités de production, en emplois qualifiés et en exportations.</p>

<h2>1. L'Europe devient un partenaire central de la diversification économique</h2>

<p>Le rapprochement avec les économies européennes constitue l'un des axes majeurs de la politique économique ouzbèke.</p>

<p>Durant cette quinzaine, plusieurs initiatives diplomatiques et commerciales ont illustré cette orientation.</p>

<h3>Danemark : une coopération qui dépasse le commerce traditionnel</h3>

<p>Le 2 octobre, le président Shavkat Mirziyoyev a rencontré le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen.</p>

<p>Selon les informations publiées par EUROUZ, les échanges commerciaux entre les deux pays ont presque quintuplé au cours des dernières années.</p>

<p>Les entreprises danoises participent déjà à des projets dans les secteurs minier, chimique, agricole, alimentaire et de l'approvisionnement en eau.</p>

<p>Les discussions ont porté sur de nouveaux investissements dans l'énergie, l'industrie pharmaceutique, les transports, la logistique et l'agro-industrie.</p>

<p>Pour l'Ouzbékistan, l'intérêt de cette coopération dépasse les flux commerciaux : le Danemark représente également une source de technologies, de compétences industrielles et de solutions pour une utilisation plus efficace des ressources.</p>

<h3>Royaume-Uni : 46 projets au cœur du partenariat économique</h3>

<p>La deuxième réunion du Comité économique ouzbéko-britannique a confirmé l'intensification des relations commerciales.</p>

<p>Commerce bilatéral, janvier–août 2026</p>

<h1>≈ 250 M$</h1>

<p>+12,6 % sur un an</p>

<p>Projets conjoints examinés</p>

<h1>46</h1>

<p>Avec participation d'UK Export Finance</p>

<p>Chiffres rapportés par EUROUZ pour les échanges entre l'Ouzbékistan et le Royaume-Uni.</p>

<p>Les discussions ont également concerné le futur Centre financier international de Tachkent, les minerais critiques, la pharmacie, l'ingénierie et les technologies numériques.</p>

<p>La question de la certification des produits ouzbeks et de leur accès au marché britannique occupe une place importante.</p>

<p>Pour les entreprises locales, la capacité à satisfaire les normes techniques et réglementaires internationales peut devenir aussi déterminante que le coût de production.</p>

<h2>2. Le corridor transcaspien : l'atout géoéconomique de l'Ouzbékistan</h2>

<p><img alt="Uzbekistan discusses development of Middle Corridor | Report.az" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/ya8beuKzHWIcSl8YeQZNqiF3LRQz63yMaH0VrqcZK7v4vRVjT3eLPFXCNbgGAZuqqq9soaq2INjs5fzeSKhPTKOh5DaCpqFq9rtTzid9tBpgttfS2P3J8VDBNBOH66wzF1g_4URJ4lGKR5fTx7Q0lhgiePTwDxXeeJ1D0a-up2E?purpose=inline" /></p>

<p><a href="https://report.az/en/infrastructure/uzbekistan-discusses-development-of-middle-corridor?utm_source=chatgpt.com">report.az</a></p>

<p>L'un des développements les plus stratégiques de cette période concerne le Corridor médian, également appelé route internationale de transport transcaspienne.</p>

<p>Ce réseau relie l'Asie centrale aux marchés européens en passant notamment par la mer Caspienne, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Türkiye.</p>

<p>Un rapport de la Banque mondiale, publié le 28 septembre et repris dans la revue économique d'octobre d'EUROUZ, met en évidence son potentiel.</p>

<h2>25,1 Md$</h2>

<p>Projets d'infrastructures prioritaires</p>

<h2>30 Md$</h2>

<p>Investissements complémentaires identifiés</p>

<h2>2 millions</h2>

<p>Emplois supplémentaires potentiels d'ici 2040</p>

<p>Estimations et scénarios régionaux rapportés dans la synthèse EUROUZ du rapport de la Banque mondiale ; il ne s'agit pas de financements déjà engagés ni de résultats garantis.</p>

<p>Selon les projections présentées, l'amélioration de ce corridor pourrait permettre de plus que tripler les échanges commerciaux concernés d'ici 2040.</p>

<p>Pour l'Ouzbékistan, pays doublement enclavé, cette évolution est particulièrement importante.</p>

<p>L'absence d'accès direct à la mer constitue historiquement un handicap logistique. Le développement de corridors multimodaux pourrait progressivement réduire ce désavantage en diversifiant les itinéraires d'exportation.</p>

<p>La modernisation des infrastructures ne suffira cependant pas. La compétitivité du corridor dépendra également de la simplification douanière, de la numérisation des documents commerciaux, de la coordination frontalière et de la fiabilité des délais de transport.</p>

<p>L'enjeu géopolitique est considérable : la diversification des corridors commerciaux peut renforcer l'autonomie économique des États d'Asie centrale et leur capacité à négocier avec plusieurs grands partenaires simultanément.</p>

<h2>3. Géorgie–Ouzbékistan : un objectif commercial d'un milliard de dollars</h2>

<p>Le 13 octobre, la onzième réunion de la Commission intergouvernementale ouzbéko-géorgienne de coopération économique s'est tenue à Tsinandali.</p>

<p>Les deux pays ont affiché un objectif ambitieux : porter leurs échanges bilatéraux à un milliard de dollars.</p>

<p>La coopération couvre plusieurs secteurs : industrie, construction, agriculture, énergie, finance et transports.</p>

<p>Le développement d'un centre logistique ouzbek au port géorgien de Poti représente une initiative particulièrement significative.</p>

<p>Une première expédition pilote de produits ouzbeks vers l'Europe a déjà été réalisée via cette plateforme, selon EUROUZ.</p>

<p>Cette infrastructure pourrait contribuer à structurer de nouvelles routes d'exportation et à améliorer l'accès des entreprises ouzbèkes aux marchés européens.</p>

<p>Parallèlement, le Forum d'affaires Géorgie–Ouzbékistan, organisé les 7 et 8 octobre à Tachkent avec le soutien d'EUROUZ, a réuni plus de 200 représentants économiques, présenté plus de 40 entreprises géorgiennes et facilité plus de 35 rencontres B2B.</p>

<p>Ces résultats témoignent d'une volonté de transformer les relations diplomatiques en partenariats opérationnels.</p>

<h2>4. Une nouvelle architecture économique régionale en Asie centrale</h2>

<p>Le 8 octobre, lors de la huitième réunion consultative des dirigeants d'Asie centrale et de l'Azerbaïdjan au Turkménistan, le président Mirziyoyev a proposé plusieurs initiatives destinées à approfondir l'intégration économique régionale.</p>

<p>Parmi elles figure le concept « six économies, un produit », visant à encourager la production industrielle conjointe.</p>

<p>Cette proposition repose sur une logique économique : associer les capacités productives, les ressources naturelles, les compétences et les infrastructures de plusieurs pays pour développer des produits compétitifs à l'international.</p>

<p>Le président ouzbek a également proposé la création d'une alliance régionale consacrée aux minerais critiques.</p>

<p>Dans un contexte mondial marqué par la demande croissante de lithium, de cuivre, de terres rares et d'autres matières premières stratégiques, cette initiative pourrait renforcer le pouvoir de négociation des pays producteurs.</p>

<p>La coopération régionale doit également s'étendre aux infrastructures d'intelligence artificielle, à l'énergie bas carbone, à la gestion de l'eau et à la réduction de la pollution atmosphérique.</p>

<p>Ces propositions restent à traduire en mécanismes institutionnels, engagements financiers et projets industriels concrets.</p>

<p>Elles indiquent néanmoins une évolution importante : l'Asie centrale cherche progressivement à passer d'une coopération essentiellement bilatérale à une logique d'intégration économique régionale.</p>

<h2>5. Luxembourg–Ouzbékistan : finance, technologies et nouvelles perspectives pour le Benelux</h2>

<p><img alt="Luxembourg's manco fund control room gears up for more work | Luxembourg Times" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/m7ZCrAqJKy2L-81Ity8OH3BZxbMnBbzKgtzbXmgre4kd_sRb1eotwWwNZOne6CHnkPhTJ7ilmqEieGFobs32y22T1OXw4wbzPc1cj-y03ntp9fKK-DjWhVlpnMWdXv1G0BQuqaLpJmNBNdxQJYGqV6DvM3s2jmVESzei2auQnJk?purpose=inline" /></p>

<p><a href="https://www.luxtimes.lu/businessandfinance/luxembourg-s-manco-fund-control-room-gears-up-for-more-work/1331181.html?utm_source=chatgpt.com">luxtimes.lu</a></p>

<p>Les 8 et 9 octobre, un forum économique Luxembourg–Ouzbékistan a été organisé dans le cadre d'une mission commerciale luxembourgeoise.</p>

<p>L'événement, soutenu par EUROUZ et organisé notamment avec la Chambre de commerce BeNeLux Uzbekistan, la Chambre de commerce du Luxembourg et le Consulat honoraire du Luxembourg à Tachkent, a réuni des entreprises issues de plusieurs secteurs stratégiques.</p>

<p>La finance, la logistique, les technologies de l'information, l'intelligence artificielle, les médias, le conseil, la santé et l'industrie pharmaceutique figuraient parmi les domaines représentés.</p>

<p>Cette initiative mérite une attention particulière du point de vue belge.</p>

<p>Le Luxembourg dispose d'un écosystème financier international et d'une expertise reconnue dans la structuration des investissements. La Belgique bénéficie, de son côté, d'atouts en matière de logistique, de services professionnels, de pharmacie, de recherche et de commerce international.</p>

<p>La coopération avec l'Ouzbékistan pourrait donc ouvrir des perspectives pour les entreprises du Benelux, notamment dans l'accompagnement des investissements, le financement de projets et le transfert de technologies.</p>

<p>Il faut toutefois distinguer les contacts commerciaux et les projets effectivement conclus. Le forum représente une plateforme de mise en relation, et non la confirmation automatique de nouveaux investissements.</p>

<h2>6. Les investisseurs étrangers élargissent leur présence</h2>

<p>L'évolution de l'économie ouzbèke se reflète également dans la diversification des entreprises internationales présentes sur le marché.</p>

<p>Parmi les nouveaux membres annoncés par EUROUZ figure White Star Real Estate, groupe immobilier international actif dans plusieurs segments de l'immobilier et de l'énergie.</p>

<p>Fondé en 1992, le groupe indique avoir réalisé plus de 70 projets représentant une valeur supérieure à 2,8 milliards d'euros.</p>

<p>Son expansion en Ouzbékistan et en Asie centrale en 2026 porte principalement sur l'immobilier commercial, les infrastructures et l'énergie.</p>

<p>La présence de ce type d'acteur peut favoriser l'émergence de nouveaux standards de développement immobilier et de gestion des actifs.</p>

<p>Le secteur des boissons et de l'agro-industrie bénéficie également d'une présence internationale, illustrée par UzCarlsberg, autre nouveau membre d'EUROUZ.</p>

<p>Parallèlement, l'adhésion de Sarbon University souligne l'importance croissante de la formation, de l'innovation et de la transformation numérique dans les partenariats économiques.</p>

<p>Ces exemples montrent que l'attractivité du pays ne repose pas uniquement sur les matières premières ou les infrastructures. Elle concerne également les services, l'éducation et les activités de consommation.</p>

<h2>7. Gouvernance, conformité et ESG : les nouvelles exigences du marché</h2>

<p>L'attractivité économique ne se mesure pas seulement au volume des investissements annoncés.</p>

<p>Elle dépend aussi de la qualité des institutions, de la sécurité juridique, de la transparence financière et de la capacité des entreprises à respecter les normes internationales.</p>

<p>Dans ce contexte, EUROUZ a relancé son comité ESG pour le cycle 2026–2027, à la suite d'une réunion organisée le 30 septembre.</p>

<p>Roman Dovolnov, responsable des services climat et durabilité chez EY Uzbekistan, en assure la présidence, aux côtés de Tatiana Miroshnichenko, directrice exécutive de GCF Eurasia, nommée coprésidente.</p>

<p>Le comité doit notamment travailler sur les stratégies environnementales, sociales et de gouvernance, les obligations de reporting et leur application pratique.</p>

<p>Le 6 octobre, le comité Ressources humaines et renforcement des capacités d'EUROUZ a également organisé, avec PwC, une rencontre consacrée à la croissance des entreprises et à la maîtrise de leur complexité organisationnelle.</p>

<p>Ces initiatives traduisent un besoin croissant de professionnalisation du secteur privé.</p>

<p>Pour les investisseurs européens, la conformité, la gouvernance d'entreprise et la qualité de l'information financière constituent des facteurs essentiels dans l'évaluation des risques.</p>

<p>L'enjeu pour l'Ouzbékistan sera de faire évoluer ces pratiques au-delà des grandes entreprises internationales, notamment vers les entreprises locales et les PME.</p>

<h2>8. EUROUZ, un instrument de rapprochement entre l'Europe et l'Ouzbékistan</h2>

<p>La Europe–Uzbekistan Association for Economic Cooperation (EUROUZ) occupe une place croissante dans le dialogue économique entre les entreprises européennes et ouzbèkes.</p>

<p>L'association facilite les échanges entre investisseurs, institutions, chambres de commerce et acteurs économiques.</p>

<p>Pour le mandat 2026–2028, son conseil d'administration a confirmé Pierre-Paul Antheunissens, dirigeant d'EDF en Asie centrale, à la présidence.</p>

<p>Oybek Shaykhov, fondateur d'EUROUZ et président exécutif d'East-West Group, a été nommé trésorier.</p>

<p>Les activités de l'association durant cette quinzaine montrent une diversification de ses partenariats, notamment vers la Géorgie, le Luxembourg et Hong Kong.</p>

<p>Le rapprochement avec EuroCham Hong Kong et la Hong Kong General Chamber of Commerce illustre également la volonté de connecter l'Ouzbékistan à des réseaux économiques dépassant le seul cadre européen.</p>

<p>Pour les entreprises belges et européennes, ce type de plateforme peut faciliter l'accès à l'information économique, l'identification de partenaires et la compréhension des conditions locales d'investissement.</p>

<h2>9. Les défis économiques : transformer les ambitions en résultats</h2>

<p>Malgré les perspectives favorables, plusieurs défis structurels restent déterminants.</p>

<p>La diversification économique suppose d'abord un accroissement durable de la productivité industrielle. Attirer des capitaux ne suffit pas si les projets ne favorisent pas la création de valeur ajoutée locale.</p>

<p>Le développement des infrastructures logistiques nécessite également des financements importants et une coopération étroite entre États.</p>

<p>L'accès à l'énergie, la gestion des ressources hydriques et les besoins de modernisation technologique peuvent peser sur les coûts de production.</p>

<p>Enfin, la stabilité réglementaire, l'efficacité administrative, la protection des investisseurs et la disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée seront décisives pour transformer les intentions d'investissement en projets durables.</p>

<p>La question fondamentale est donc celle de la qualité de la croissance : quelle part des investissements se traduira par des emplois, des exportations à plus forte valeur ajoutée et une amélioration durable de la compétitivité ?</p>

<h2>10. Analyse géoéconomique : l'Ouzbékistan peut-il devenir une plateforme entre l'Europe et l'Asie ?</h2>

<p>La trajectoire ouzbèke doit être replacée dans le contexte plus large de la recomposition des échanges internationaux.</p>

<p>Les entreprises européennes cherchent à diversifier leurs approvisionnements, sécuriser leurs chaînes logistiques et identifier de nouveaux marchés.</p>

<p>Dans le même temps, les économies d'Asie centrale cherchent à développer leurs propres capacités industrielles et à limiter leur dépendance à un nombre restreint de partenaires commerciaux.</p>

<p>L'Ouzbékistan dispose de plusieurs atouts : une population importante à l'échelle régionale, un marché intérieur en développement, une position centrale en Asie et une politique active de coopération économique internationale.</p>

<p>Sa capacité à devenir une plateforme régionale dépendra toutefois de trois transformations.</p>

<p>La première est logistique : réduire les coûts et les délais de transport grâce à des corridors diversifiés.</p>

<p>La deuxième est industrielle : développer des activités de transformation capables de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.</p>

<p>La troisième est institutionnelle : offrir aux investisseurs un environnement prévisible, transparent et compatible avec les exigences du commerce international.</p>

<p>Ces transformations sont interdépendantes. Une infrastructure performante sans production compétitive risque de demeurer sous-utilisée. Une industrie moderne sans accès efficace aux marchés étrangers voit sa croissance limitée. Et des investissements importants sans sécurité juridique peuvent rester fragiles.</p>

<h2>Conclusion — De l'ouverture économique à la puissance régionale</h2>

<p>La première quinzaine d'octobre 2026 révèle une dynamique cohérente : l'Ouzbékistan cherche à transformer son ouverture diplomatique en intégration économique concrète.</p>

<p>Le renforcement des relations avec le Danemark, le Royaume-Uni et le Luxembourg, les initiatives avec la Géorgie, le développement du corridor transcaspien et les projets d'intégration industrielle régionale participent d'une même stratégie.</p>

<p>L'objectif est de faire du pays non seulement un marché de consommation ou une destination d'investissement, mais également un centre de production, de transit et de services.</p>

<p>Pour l'Union européenne, et particulièrement pour la Belgique et le Benelux, cette évolution mérite une attention stratégique. Elle pourrait créer de nouvelles possibilités dans les domaines de la logistique, de l'énergie, des services financiers, des technologies et de l'industrie.</p>

<p>Mais la réussite du modèle ouzbek ne se mesurera pas uniquement au nombre de forums économiques, d'accords signés ou de projets annoncés.</p>

<p>Elle dépendra de leur exécution, de leur rentabilité, de leur impact sur l'emploi et de leur contribution à la transformation structurelle de l'économie.</p>

<p>L'Ouzbékistan ne cherche plus simplement à participer aux échanges entre l'Europe et l'Asie. Il ambitionne d'en devenir l'un des acteurs structurants. La prochaine étape consistera à démontrer que cette ambition peut se traduire en performances économiques durables.</p>

<p>Source principale : EUROUZ / Uzbek.Review, Uzbekistan Update: October 1–15, 2026, édition du 21 octobre 2026, à partir des informations communiquées. Analyse et mise en perspective éditoriale : Bruxelles Korner. Les chiffres et annonces sont ceux du bulletin fourni ; les projections, propositions et objectifs ne doivent pas être interprétés comme des résultats déjà réalisés. L'extrait transmis ne couvre pas l'intégralité des rubriques économiques du rapport réservé aux abonnés.</p>

<p>Bruxelles Korner — Kadir Duran Économie internationale | Géopolitique | Relations Europe–Asie centrale</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 10:34:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Ouzbékistan Day aux Pays-Bas : de Bruxelles à Veldhoven, un voyage au cœur des traditions, de la gastronomie et de la diplomatie culturelle ouzbèke</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-day-aux-pays-bas-de-bruxelles-a-veldhoven-un-voyage-au-coeur-des-traditions-de-la-gastronomie-et-de-la-diplomatie-culturelle-ouzbeke-15761</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-day-aux-pays-bas-de-bruxelles-a-veldhoven-un-voyage-au-coeur-des-traditions-de-la-gastronomie-et-de-la-diplomatie-culturelle-ouzbeke-15761</guid>
                <description><![CDATA[Ouzbékistan Day aux Pays-Bas : de Bruxelles à Veldhoven, un voyage au cœur des traditions, de la gastronomie et de la diplomatie culturelle ouzbèke
BRUXELLES KORNER | REPORTAGE INTERNATIONAL – CULTURE – GASTRONOMIE – TOURISME – RENCONTRES

Une vingtaine de participants issus de différentes nationalités et cultures se sont retrouvés aux Pays-Bas pour une expérience consacrée à la découverte de l'Ouzbékistan. Parmi eux, six invités venus spécialement de Bruxelles, dont des personnalités actives dans les domaines diplomatique, économique, sportif et médiatique. Au programme : une présentation approfondie du pays par Shoira, une initiation à la cuisine traditionnelle de Boukhara et des échanges autour du bien-être et du rapprochement entre les cultures.

Veldhoven (Pays-Bas), 17 octobre 2026 — Par Kadir Duran, Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="707" height="431" src="https://www.youtube.com/embed/BQhGN_a1pNM" title="DE BRUXELLES AUX PAYS-BAS : UNE BELLE DÉCOUVERTE DE L’OUZBÉKISTAN, ?? " frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Ouzbékistan Day aux Pays-Bas : de Bruxelles à Veldhoven, un voyage au cœur des traditions, de la gastronomie et de la diplomatie culturelle ouzbèke</h1>

<p><strong>BRUXELLES KORNER | REPORTAGE INTERNATIONAL – CULTURE – GASTRONOMIE – TOURISME – RENCONTRES</strong></p>

<p><em>Une vingtaine de participants issus de différentes nationalités et cultures se sont retrouvés aux Pays-Bas pour une expérience consacrée à la découverte de l'Ouzbékistan. Parmi eux, six invités venus spécialement de Bruxelles, dont des personnalités actives dans les domaines diplomatique, économique, sportif et médiatique. Au programme : une présentation approfondie du pays par Shoira, une initiation à la cuisine traditionnelle de Boukhara et des échanges autour du bien-être et du rapprochement entre les cultures.</em></p>

<p><strong>Veldhoven (Pays-Bas), 17 octobre 2026 — Par Kadir Duran, Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-18%20at%2020_52_29.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<h2>Une invitation à découvrir l'Ouzbékistan autrement</h2>

<p>Il existe différentes manières de découvrir un pays. On peut parcourir ses villes, admirer ses monuments, étudier son histoire ou analyser son évolution politique et économique. Mais il existe aussi une approche plus humaine, plus chaleureuse et parfois plus révélatrice : découvrir un peuple à travers ses traditions, sa gastronomie et son hospitalité.</p>

<p>C'est précisément l'expérience que nous avons vécue aux Pays-Bas, à l'occasion d'une rencontre interculturelle organisée dans le cadre de <strong>« Wellness &amp; Uzbek Cooking Experience »</strong>, une initiative originale associant découverte de l'Ouzbékistan, cuisine traditionnelle, activité physique et bien-être.</p>

<p>Organisée par <strong>Shoira, représentante du tourisme ouzbek et coach de vie, en collaboration avec Ronny, coach sportif de Moves &amp; More</strong>, cette manifestation s'inscrivait dans un programme de rencontres proposé les 10 et 17 octobre 2026 à Veldhoven.</p>

<p>Une vingtaine de participants venus d'horizons géographiques, professionnels et culturels différents avaient répondu à l'invitation.</p>

<p>Parmi eux, notre délégation composée de six personnes venues spécialement de Bruxelles, désireuses de découvrir de plus près les richesses de l'Ouzbékistan et de partager une expérience humaine autour d'une culture encore insuffisamment connue d'une partie du public européen.</p>

<p>Dès les premiers échanges, la diversité des invités et la convivialité de la rencontre ont donné à cette journée une dimension dépassant largement le cadre d'un simple atelier culinaire.</p>

<h2>Une délégation bruxelloise réunissant sport, diplomatie, économie et médias</h2>

<p>La présence de plusieurs personnalités venues de Bruxelles a apporté une dimension internationale particulière à cette rencontre.</p>

<p>Parmi les invités figurait <strong>Jeannot Mulolo</strong>, champion de karaté, dont le parcours sportif évoque les valeurs de discipline, de persévérance, de respect et de dépassement de soi. Sa participation s'inscrivait naturellement dans l'esprit d'une initiative associant culture, activité physique et bien-être.</p>

<p>Également présent, <strong>Awad Chamas</strong>, dirigeant d'entreprise et conseiller stratégique spécialisé dans les relations entre l'Union européenne, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Asie. Son expertise couvre notamment les affaires gouvernementales, la promotion des investissements, les partenariats internationaux et l'accompagnement stratégique sur les marchés émergents.</p>

<p>Sa présence rappelait l'intérêt croissant que représente l'Asie centrale pour les échanges économiques, les investissements et les nouvelles coopérations entre l'Europe et les marchés internationaux.</p>

<p><strong>Lilija Geisler, de BJacht</strong>, faisait également partie des invités bruxellois, contribuant à la diversité des profils réunis autour de cette découverte culturelle.</p>

<p>La rencontre comptait aussi parmi ses participants <strong>Monia Ben Amor</strong>, attachée sociale auprès du Consulat général de Tunisie à Bruxelles. Sa présence, à titre de participante, témoignait de l'intérêt que peuvent susciter ces initiatives interculturelles auprès de personnes issues de différents environnements professionnels et institutionnels.</p>

<p>Enfin, <strong>Kadir Duran, chroniqueur et représentant de Bruxelles Korner</strong>, participait à cette rencontre afin de découvrir et de faire connaître cette initiative consacrée à la culture ouzbèke, à la gastronomie et aux échanges entre les peuples.</p>

<p>Au total, six personnes avaient fait le déplacement depuis Bruxelles.</p>

<p>La diversité de leurs parcours constituait déjà, à elle seule, une illustration de l'esprit de cette journée : réunir des personnes aux expériences différentes autour d'une découverte commune, sans distinction d'origine, de nationalité ou de profession.</p>

<h2>Shoira : une présentation passionnante pour mieux comprendre l'Ouzbékistan</h2>

<p>L'un des temps forts de cette rencontre fut incontestablement la présentation détaillée de l'Ouzbékistan proposée par Shoira.</p>

<p>Bien au-delà de l'organisation d'un atelier de cuisine, elle avait souhaité faire découvrir aux participants l'histoire, les traditions, l'identité culturelle et les richesses touristiques de son pays.</p>

<p>Son intervention nous a permis d'approfondir notre connaissance de cette nation d'Asie centrale, dont l'histoire est intimement liée aux grandes routes commerciales et culturelles qui reliaient autrefois l'Orient à l'Occident.</p>

<p>Situé au cœur de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan occupe une place singulière dans l'histoire des civilisations.</p>

<p>Son territoire a accueilli, au fil des siècles, des centres majeurs du commerce, des sciences, de la philosophie, de l'architecture et des échanges intellectuels.</p>

<p>Les noms de <strong>Samarcande, Boukhara et Khiva</strong> évoquent immédiatement les grandes heures de la Route de la soie.</p>

<p>Samarcande, avec sa célèbre place du Régistan et ses monuments majestueux, demeure l'un des symboles les plus remarquables du patrimoine architectural d'Asie centrale.</p>

<p>Boukhara, ancienne cité marchande et centre religieux et intellectuel, témoigne de plusieurs siècles de rayonnement culturel.</p>

<p>Khiva, avec son centre historique fortifié d'Itchan Kala, offre quant à elle un témoignage exceptionnel de l'architecture urbaine traditionnelle de la région.</p>

<p>À travers cette présentation, Shoira a permis aux invités de mieux saisir l'importance de cet héritage historique, mais aussi de découvrir un Ouzbékistan contemporain, attaché à ses traditions tout en développant son ouverture touristique et internationale.</p>

<p>Ce fut également l'occasion de comprendre combien l'hospitalité, le respect des invités, les relations familiales et le partage occupent une place importante dans la culture ouzbèke.</p>

<p>Pour notre groupe venu de Bruxelles, cette présentation a constitué une véritable découverte, apportant une dimension historique et culturelle à l'expérience gastronomique qui allait suivre.</p>

<h2>Boukhara à l'honneur : quand un plat de riz raconte l'histoire d'un peuple</h2>

<p>Après cette immersion dans l'histoire et la culture du pays, les participants ont été invités à découvrir une autre richesse de l'Ouzbékistan : sa gastronomie.</p>

<p>Le plat choisi pour cette expérience était un riz traditionnel préparé à la manière de <strong>Boukhara</strong>, l'une des régions historiques les plus emblématiques du pays.</p>

<p>Le <em>palov</em>, également appelé <em>plov</em> ou <em>osh</em>, est considéré comme l'un des plats les plus représentatifs de la cuisine ouzbèke.</p>

<p>À base de riz, de légumes, d'épices et, selon les recettes, de viande ou d'autres ingrédients, il existe sous différentes variantes régionales.</p>

<p>Chaque région, chaque famille et parfois chaque cuisinier possède sa propre manière de préparer ce plat, dont la transmission repose largement sur les traditions et le savoir-faire.</p>

<p>Mais le <em>palov</em> ne représente pas seulement une spécialité gastronomique.</p>

<p>En Ouzbékistan, il occupe une place centrale dans la vie sociale. Il accompagne les grandes célébrations, les mariages, les rassemblements familiaux et les moments importants de la communauté.</p>

<p>En 2016, la culture et les traditions associées au <em>palov</em> ont été inscrites sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.</p>

<p>Cette reconnaissance internationale souligne que la valeur d'un plat ne réside pas uniquement dans ses ingrédients ou sa préparation, mais également dans les traditions, les relations sociales et les savoirs transmis entre générations.</p>

<p>À Veldhoven, la découverte du riz à la manière de Boukhara a permis aux participants de mieux comprendre cette dimension culturelle.</p>

<p>Sous les explications de Shoira, chacun a pu découvrir les particularités de cette préparation, les ingrédients utilisés et les traditions qui entourent la cuisine ouzbèke.</p>

<p>La préparation collective est ainsi devenue un moment privilégié d'échanges, de curiosité et de convivialité.</p>

<h2>Une vingtaine de participants, plusieurs cultures et une même table</h2>

<p>Ce qui rendait cette rencontre particulièrement intéressante était la diversité des participants.</p>

<p>Autour de la cuisine ouzbèke se retrouvaient des personnes issues de différents pays, parlant différentes langues et possédant des traditions parfois très éloignées les unes des autres.</p>

<p>Pourtant, autour de la préparation du repas, ces différences n'étaient plus des obstacles, mais des occasions d'apprendre et de partager.</p>

<p>Chacun pouvait découvrir de nouvelles saveurs, comparer les habitudes culinaires et échanger sur les traditions de son propre pays.</p>

<p>Notre délégation bruxelloise a particulièrement apprécié cette dimension multiculturelle.</p>

<p>Bruxelles, ville internationale et cosmopolite, constitue elle-même un carrefour de cultures, de nationalités et de traditions.</p>

<p>Retrouver cette diversité autour d'une initiative consacrée à l'Ouzbékistan, organisée aux Pays-Bas, démontrait combien les échanges culturels peuvent dépasser les frontières nationales.</p>

<p>Il n'était pas nécessaire de parler la même langue, de partager la même histoire ou d'appartenir au même environnement professionnel pour participer à cette expérience.</p>

<p>La curiosité, le respect et le plaisir de découvrir suffisaient à créer un terrain commun.</p>

<h2>Ronny et Shoira : la gastronomie associée au sport et au bien-être</h2>

<p>L'originalité de cette initiative reposait également sur la volonté de ne pas limiter la rencontre à la seule découverte culinaire.</p>

<p>Avec la participation de Ronny, coach sportif de <em>Moves &amp; More</em>, les organisateurs avaient souhaité intégrer une dimension consacrée à l'activité physique, à la motivation et à l'adoption d'habitudes de vie plus saines.</p>

<p>Le slogan de l'événement résumait parfaitement cette philosophie :</p>

<p><strong>« Beweeg. Kook. Voel je sterker. Leef gezonder. »</strong></p>

<p>En français : <strong>« Bougez. Cuisinez. Sentez-vous plus forts. Vivez plus sainement. »</strong></p>

<p>L'idée était de montrer qu'une meilleure qualité de vie repose sur plusieurs éléments complémentaires : une alimentation équilibrée, une activité physique adaptée, une motivation personnelle et le plaisir de partager des moments positifs.</p>

<p>La découverte de la cuisine traditionnelle ouzbèke s'inscrivait ainsi dans une approche plus globale du bien-être.</p>

<p>L'objectif n'était pas d'opposer les plaisirs gastronomiques à une alimentation saine, mais plutôt d'encourager les participants à mieux connaître les produits, les préparations et les habitudes qui peuvent contribuer à un mode de vie équilibré.</p>

<p>Cette approche, ouverte aussi bien aux femmes qu'aux hommes, donnait à la rencontre un caractère accessible et convivial.</p>

<h2>L'Ouzbékistan, un pays qui mérite davantage de visibilité en Europe</h2>

<p>Cette journée a également soulevé une réflexion plus large sur la place de l'Ouzbékistan dans les échanges culturels et touristiques entre l'Asie centrale et l'Europe.</p>

<p>Malgré son patrimoine historique exceptionnel, le pays demeure encore relativement peu connu d'une partie du public européen.</p>

<p>Pourtant, ses villes historiques, ses traditions artisanales, sa gastronomie et son héritage architectural constituent autant d'atouts pour le développement du tourisme culturel.</p>

<p>Au-delà de ces richesses, l'Ouzbékistan occupe également une position géographique importante au cœur de l'Asie centrale, région qui suscite un intérêt croissant en matière de connectivité, de commerce, de transports et de coopération internationale.</p>

<p>Les relations entre l'Union européenne et les pays d'Asie centrale ne se limitent donc plus aux seules questions diplomatiques.</p>

<p>Elles englobent progressivement les échanges économiques, les investissements, l'éducation, le tourisme et les initiatives culturelles.</p>

<p>Dans ce contexte, des rencontres comme celle organisée par Shoira et Ronny contribuent à rapprocher les sociétés européennes des réalités culturelles de cette région.</p>

<p>Elles permettent de découvrir les pays d'Asie centrale non seulement à travers leurs enjeux géopolitiques, mais également à travers leurs populations, leurs traditions et leur patrimoine vivant.</p>

<h2>La diplomatie culturelle ne se limite pas aux ambassades</h2>

<p>L'un des enseignements les plus intéressants de cette expérience concerne précisément la notion de diplomatie culturelle.</p>

<p>Lorsqu'on évoque les relations internationales, on pense généralement aux chefs d'État, aux ministres, aux ambassadeurs, aux accords commerciaux et aux institutions.</p>

<p>Pourtant, les relations entre les peuples se construisent également à travers des initiatives beaucoup plus modestes, mais dont la portée humaine peut être considérable.</p>

<p>Une présentation culturelle, un atelier gastronomique ou une rencontre entre personnes de nationalités différentes peuvent contribuer à faire tomber certains préjugés et à encourager la connaissance mutuelle.</p>

<p>L'initiative de Shoira en constitue un exemple concret.</p>

<p>Sans cérémonie officielle ni protocole diplomatique, elle a permis à une vingtaine de personnes de découvrir l'histoire et la culture de son pays, tout en participant à une expérience gastronomique collective.</p>

<p>La présence de participants issus du sport, des médias, de l'entrepreneuriat et de milieux liés à la diplomatie a renforcé la richesse des échanges.</p>

<p>Ce type de rencontre illustre ce que l'on pourrait qualifier de <strong>diplomatie culturelle citoyenne</strong>, dans laquelle les individus deviennent eux-mêmes des acteurs du rapprochement entre les sociétés.</p>

<h2>Bruxelles Korner : une expérience humaine au-delà de la découverte gastronomique</h2>

<p>Pour notre rédaction, cette invitation aux Pays-Bas a constitué une expérience particulièrement enrichissante.</p>

<p>Nous avons eu l'occasion de découvrir de plus près l'Ouzbékistan grâce à la présentation de Shoira, d'approfondir notre connaissance de son histoire et de ses traditions, mais également de participer à une expérience culinaire autour du riz traditionnel de Boukhara.</p>

<p>La présence de nos compagnons de voyage venus de Bruxelles, ainsi que celle des autres participants issus de différents horizons, a donné à cette rencontre une dimension humaine et interculturelle particulièrement appréciable.</p>

<p>En tant que média attaché à l'analyse des relations internationales, à la découverte des sociétés et au dialogue entre les cultures, Bruxelles Korner considère que ces initiatives méritent une attention particulière.</p>

<p>Car les relations entre les peuples ne peuvent se construire uniquement à travers les intérêts économiques, les accords politiques ou les considérations géostratégiques.</p>

<p>Elles nécessitent également une connaissance réciproque, une curiosité sincère et une volonté de comprendre les traditions et les sensibilités de l'autre.</p>

<p>Dans un monde souvent marqué par les tensions, les incompréhensions et les rivalités, une rencontre autour d'une table peut rappeler une évidence fondamentale : <strong>la diversité culturelle n'est pas un obstacle au dialogue, mais une richesse lorsqu'elle s'accompagne de respect et d'ouverture.</strong></p>

<h2>Une journée de découverte, de partage et de reconnaissance</h2>

<p>Au terme de cette expérience, nous souhaitons exprimer nos sincères remerciements à <strong>Shoira et Ronny</strong> pour leur invitation, leur accueil et leur engagement dans l'organisation de cette rencontre.</p>

<p>Nous saluons particulièrement la présentation de Shoira, qui nous a permis de mieux connaître l'Ouzbékistan, son patrimoine, son histoire et ses traditions.</p>

<p>Nous remercions également l'ensemble des participants pour les échanges et les moments de convivialité partagés tout au long de cette expérience.</p>

<p>Notre déplacement depuis Bruxelles nous aura permis de découvrir bien davantage qu'un plat traditionnel.</p>

<p>Nous avons découvert une culture, approfondi notre connaissance d'un pays et participé à une rencontre où les différences d'origine et de parcours ont laissé place à la curiosité et au partage.</p>

<p><strong>Six invités venus de Bruxelles, une vingtaine de participants de différentes cultures, une présentation de l'Ouzbékistan et un riz traditionnel de Boukhara : tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette rencontre un véritable voyage culturel et humain.</strong></p>

<p>Et si cette journée devait se résumer en une seule réflexion, ce serait celle-ci :</p>

<p><strong>On peut découvrir un pays en parcourant des milliers de kilomètres. Mais parfois, il suffit de s'asseoir autour d'une table, d'écouter son histoire et de partager sa cuisine pour commencer à comprendre l'âme de son peuple.</strong></p>

<p><strong>Kadir Duran</strong><br />
<strong>Bruxelles Korner</strong><br />
<em>Reportage – Culture, gastronomie et diplomatie citoyenne</em><br />
<em>Veldhoven, Pays-Bas — 17 octobre 2026</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 18 Oct 2026 22:58:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/ouzbekistan-day-aux-pays-bas-de-bruxelles-a-veldhoven-un-voyage-au-coeur-des-traditions-de-la-gastronomie-et-de-la-diplomatie-culturelle-ouzbeke-1792353591.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf au Kazakhstan ?  Actualité présentée dans le numéro 86</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-actualite-presentee-dans-le-numero-86-15724</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-actualite-presentee-dans-le-numero-86-15724</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf au Kazakhstan ? 
Quoi de neuf au Kazakhstan ?

Bruxelles Korner | Revue de l'actualité kazakhe | 12–16 octobre 2026

Kazakhstan–Belgique : une semaine diplomatique majeure, entre visite royale, investissements et coopération scientifique
La semaine du 12 au 16 octobre 2026 est marquée par un rapprochement diplomatique et économique entre le Kazakhstan et la Belgique. La visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde constitue le fil conducteur de l'actualité présentée dans le numéro 86 de la newsletter Kazakhstan in Focus, daté du 14 octobre.

Au-delà du protocole, plusieurs développements méritent une attention particulière pour les lecteurs de Bruxelles Korner.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>KAZAKHSTAN IN FOCUS</h1>

<p>Quoi de neuf au Kazakhstan ?</p>

<p>Bruxelles Korner | Revue de l'actualité kazakhe | 12–16 octobre 2026</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b8263289-a844-4a26-a3d8-d437e835a3fd.png" /></p>

<h2>Kazakhstan–Belgique : une semaine diplomatique majeure, entre visite royale, investissements et coopération scientifique</h2>

<p>La semaine du 12 au 16 octobre 2026 est marquée par un rapprochement diplomatique et économique entre le Kazakhstan et la Belgique. La visite d'État du roi Philippe et de la reine Mathilde constitue le fil conducteur de l'actualité présentée dans le numéro 86 de la newsletter Kazakhstan in Focus, daté du 14 octobre.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/849042399_934658939433160_6298288203024717929_n.jpg" style="height:582px; width:800px" /></p>

<p>Au-delà du protocole, plusieurs développements méritent une attention particulière pour les lecteurs de Bruxelles Korner.</p>

<h2>Les neuf développements à retenir</h2>

<p>1. Tokayev et le roi Philippe définissent de nouvelles priorités bilatérales. Le président Kassym-Jomart Tokaïev et le souverain belge ont adopté une déclaration commune portant notamment sur les corridors de transport, les matières premières critiques, les technologies numériques, l'enseignement et la culture.</p>

<p>2. La visite royale prend une dimension géopolitique. Elle illustre l'intérêt croissant porté aux relations entre l'Europe et l'Asie centrale, notamment dans les domaines de l'énergie, des infrastructures et de la diversification des partenariats internationaux.</p>

<p>3. Le Conseil d'affaires Kazakhstan–Belgique renforce le dialogue économique. Responsables publics et dirigeants d'entreprises ont discuté de projets d'investissement, de développement commercial et de simplification des opérations bilatérales.</p>

<p>4. Plus de vingt accords universitaires annoncés. Un forum réunissant 29 universités et organismes de recherche a permis de développer des partenariats autour de la mobilité académique, de la recherche et de l'intelligence artificielle.</p>

<p>5. Le roi Philippe s'adresse aux milieux économiques. Dans son intervention devant le Conseil d'affaires, il a souligné la complémentarité des économies belge et kazakhe et les perspectives de coopération.</p>

<p>6. Le drapeau kazakh hissé à Bruxelles. Le drapeau du Kazakhstan a été hissé à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, sur la Grand-Place, dans le cadre de la visite d'État et des célébrations du 35e anniversaire de l'indépendance.</p>

<p>7. Coopération nucléaire et médicale à Almaty. Le couple royal a visité l'Institut de physique nucléaire, mettant en lumière les collaborations scientifiques existantes et les perspectives dans la médecine nucléaire et les technologies avancées.</p>

<p>8. La culture au cœur des échanges. Le programme d'Almaty a notamment mis à l'honneur l'art contemporain et la chorégraphe Ula Sickle, basée à Bruxelles, avec une collaboration impliquant KANAL–Centre Pompidou.</p>

<p>9. Une relation diplomatique inscrite dans la durée. Philippe s'était déjà rendu au Kazakhstan en 2002, 2009 et 2010, notamment dans le cadre de missions liées aux activités spatiales et économiques belges. La visite d'État de 2026 prolonge donc une relation construite depuis plus de deux décennies.</p>

<h2>Les autres actualités importantes de la semaine</h2>

<p>La revue de presse du 16 octobre permet de compléter la newsletter diplomatique par plusieurs développements économiques, technologiques et géopolitiques.</p>

<p><img alt="Порт Актау: доступность, скорость и надежность - Железнодорожник Казахстана" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/hgW1yrBkJdmJhqjqoTAeVJq7KnEpQKohAv1wKmK81TITGeJQAJ77PNW9ajuUfl_lChGTnwr81CxZVGFWrUU1bDTgYa_nk82dYJRbbMMf1su-gHPpNmS97PTZPB5lMr278OwGgssNP205I_KxUC9nX4tJtMXvIhuMNGVZ_-nmp6Y?purpose=inline" /></p>

<p>10. Corridor transcaspien : Anvers-Bruges, Aktau et Kuryk</p>

<p>Le Kazakhstan souhaite rapprocher ses ports caspiens du port d'Anvers-Bruges. Dix-sept accords ont été annoncés en marge du Conseil d'affaires belgo-kazakh.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.euronews.com&amp;sz=32" /></p>

<p>Euronews</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="Aktogay | KAZ Minerals" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/am8z4-kG-Pd_hMuJxzbSGZZ5LZnkILOpJFVCSOQHXL1f4yxGabBUrHrRDK2Ts5mXNkP1J8pdnq4Q-U4CMJguIcQH4CNMImdmVoLHRIQBMEWtidH59ukgD6vubRwaArKvBHw9pR3wrLjBouQKDRewk_aeeWPEi3n-9K3UBvhdlpk?purpose=inline" /></p>

<p>11. Banque mondiale : initiative visant 20 milliards de dollars</p>

<p>Le 16 octobre, le Kazakhstan est devenu le premier pays d'Asie centrale à rejoindre le Metals and Minerals Compact, qui vise à mobiliser environ 20 milliards de dollars d'investissements d'ici 2031. Il s'agit d'un objectif, non de financements déjà réalisés.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://astanatimes.com&amp;sz=32" /></p>

<p>The Astana Times</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="Trans-Caspian fiber-optic cable laying begins from Baku to Aktau" src="https://images.openai.com/static-rsc-4/VRSJGrjPBOzVjEFf7gfTRGz6lOfEYSM6o5y4iZ8Y2dDbLrhEMC5S3VSfEQZRk4X_OZ7G7XbsU8UeDlBr-Oyk-WkwqIoXXvldaRPRhsdCKuqcGpf7LucBYHD7NgSh-q16ZMbUNLmaaW2r3htxCBXOROB9dxd0siHBU6wh0qCv9eQ?purpose=inline" /></p>

<p>12. Kazakhstan–Azerbaïdjan : câble numérique de 380 kilomètres</p>

<p>Le 15 octobre, les deux pays ont annoncé le lancement d'un câble à fibre optique transcaspien, destiné à renforcer la connectivité numérique entre l'Asie centrale et le Caucase.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://astanatimes.com&amp;sz=32" /></p>

<p>The Astana Times</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><img alt="The saiga." src="https://images.openai.com/static-rsc-4/2lHEAI65DDArAHs0qCG3ZucQeUtPKXs_emBem7uKMyTHcSzmm2j9v6TYKLyQfWpF7ZNLWfGPKtJ-SBDrymgF1u5imVxAsyhkvuYpyWnTTsWs2R5J7hhH2DVjjldKc6DDJ5tfGEsVF8uxx8bcGMUJkjWg92SuRBgdxwz5XkzY25o_6Jobo9zlhViUf9CnV-MH?purpose=inline" /></p>

<p>13. Biodiversité : protection des espèces menacées</p>

<p>Le président Tokaïev a présenté de nouvelles ambitions en matière de conservation, notamment un fonds international de protection des espèces rares et une proposition de coopération régionale à Almaty.</p>

<p><img src="https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://astanatimes.com&amp;sz=32" /></p>

<p>The Astana Times</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Analyse géopolitique | Bruxelles Korner</h2>

<p>La portée de cette semaine dépasse les relations bilatérales. Trois transformations se dessinent : l'intégration du Kazakhstan dans les chaînes logistiques reliant l'Europe à l'Asie, la valorisation stratégique de ses ressources minérales et le développement d'infrastructures numériques transcaspiennes.</p>

<p>La Belgique dispose d'atouts dans les ports, les technologies, les sciences de la vie et la recherche. Le Kazakhstan apporte une position géographique centrale, des ressources naturelles et des ambitions de diversification économique.</p>

<p>L'enjeu sera désormais de transformer les déclarations politiques et les accords annoncés en investissements effectivement engagés, en infrastructures opérationnelles et en partenariats durables.</p>

<p>Pour Bruxelles Korner, le sujet éditorial à approfondir est donc : « Du port d'Anvers à la mer Caspienne : le Kazakhstan devient-il un partenaire structurant de la stratégie européenne en Asie centrale ? »</p>

<p>Sources : Présidence du Kazakhstan, Monarchie belge, Euronews, The Astana Times et Kazakhstan in Focus n°86, 12–16 octobre 2026.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 01:00:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-actualite-presentee-dans-le-numero-86-1792188473.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kyrgyz Banks in 2026: Credit Expansion and the Rise of Islamic Finance</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyz-banks-in-2026-credit-expansion-and-the-rise-of-islamic-finance-15721</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyz-banks-in-2026-credit-expansion-and-the-rise-of-islamic-finance-15721</guid>
                <description><![CDATA[Kyrgyz Banks in 2026: Credit Expansion and the Rise of Islamic Finance
Rapid lending growth, the emergence of Islamic finance and strong capital buffers are reshaping Kyrgyzstan’s banking landscape. Yet rising problem loans, slower deposit growth and declining profitability raise important questions about the sustainability of this expansion.

By Abdulhamid Hamid Al-Kba Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs

Bruxelles Korner | Economic Analysis | 16 October 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>BRUXELLES KORNER | CENTRAL ASIA • BANKING • ECONOMY • ISLAMIC FINANCE</p>

<h1>Kyrgyz Banks in 2026: Credit Expansion and the Rise of Islamic Finance</h1>

<p>Rapid lending growth, the emergence of Islamic finance and strong capital buffers are reshaping Kyrgyzstan’s banking landscape. Yet rising problem loans, slower deposit growth and declining profitability raise important questions about the sustainability of this expansion.</p>

<p>By Abdulhamid Hamid Al-Kba Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs</p>

<p>Bruxelles Korner | Economic Analysis | 16 October 2026</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5d140c10-c703-4f43-8391-001edfd60d2e.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h2>A banking sector entering a new phase of expansion</h2>

<p>Kyrgyzstan’s banking sector is experiencing a period of significant expansion, reflecting the country’s evolving financial landscape and the growing role of commercial banks in supporting economic activity.</p>

<p>According to figures from the National Bank of the Kyrgyz Republic, the first eight months of 2026 were marked by substantial increases in banking assets, credit portfolios and net profits. Islamic finance emerged as one of the fastest-growing segments of the financial system.</p>

<p>However, beneath these encouraging developments lies a more complex reality. The rapid expansion of lending has been accompanied by an increase in classified and overdue loans, while customer deposits have grown at a considerably slower pace. At the same time, profitability ratios have declined despite higher aggregate profits.</p>

<p>These contrasting trends suggest that Kyrgyzstan’s banking system is not facing an immediate systemic crisis, but is entering a phase in which the quality and sustainability of growth will become increasingly important.</p>

<p>The central question is no longer simply how rapidly Kyrgyz banks can expand, but whether they can maintain financial stability while financing a growing economy.</p>

<h2>1. Banking assets surpass 1.5 trillion som</h2>

<p>As of 31 August 2026, total banking-sector assets reached 1,504.8 billion Kyrgyz som, representing an increase of 24.2% since the beginning of the year.</p>

<p>At an indicative exchange rate of 87.45 som per US dollar, this corresponds to approximately $17.2 billion.</p>

<p>Net profits for the January–August period amounted to 24.07 billion som, equivalent to approximately $275 million, an increase of 16.9% compared with the same period in 2025.</p>

<p>KEY BANKING INDICATORS | AUGUST 2026</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-10-16%20231802.png" style="height:278px; width:800px" /></p>

<p>Source: National Bank of the Kyrgyz Republic, figures supplied for 31 August 2026. USD equivalents are approximate.</p>

<p>Although these figures remain modest compared with the banking systems of larger economies, their significance should be assessed in relation to Kyrgyzstan’s economic size and financial development.</p>

<p>A growing banking sector can support investment, facilitate domestic trade, improve access to financing and strengthen financial intermediation.</p>

<p>Nevertheless, the expansion of banking assets must be accompanied by effective supervision and prudent risk management to ensure that financial growth contributes to long-term economic resilience.</p>

<h2>2. Credit expansion: a powerful engine of economic activity</h2>

<p>One of the most striking developments is the acceleration of bank lending.</p>

<p>The total loan portfolio increased from approximately 507 billion som at the end of 2025 to 633.3 billion som by the end of August 2026, representing growth of 24.9%.</p>

<p>In dollar terms, the outstanding loan portfolio reached approximately $7.24 billion.</p>

<p>This expansion indicates stronger demand for financing and a growing capacity among banks to support businesses, households and investment projects.</p>

<p>Credit growth can generate several positive economic effects. It provides enterprises with working capital, enables companies to invest in equipment and infrastructure, and supports consumption and entrepreneurial activity.</p>

<p>For an economy seeking to strengthen its productive capacity, access to bank financing is an essential component of economic development.</p>

<p>However, the pace of credit expansion also requires careful examination.</p>

<p>Rapid lending growth may increase financial vulnerability if credit assessments, borrower repayment capacity and collateral valuations fail to keep pace with the volume of new loans.</p>

<p>The sustainability of the expansion will therefore depend not only on the quantity of credit extended, but also on its allocation to productive activities and the quality of borrowers.</p>

<h2>3. Islamic finance: the fastest-growing segment of the banking market</h2>

<p>Perhaps the most strategically significant development is the rapid expansion of Islamic finance.</p>

<p>By the end of August 2026, financing provided under Islamic banking principles reached 29.7 billion som, an increase of 54.3% since the beginning of the year.</p>

<p>Six of Kyrgyzstan’s 26 commercial banks offered financial services structured in accordance with Islamic principles, in national and/or foreign currencies.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-10-16%20231737.png" style="height:510px; width:800px" /></p>

<p>Growth comparison: January–August 2026</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Percentage growth since the beginning of 2026</p>

<p>Islamic finance is becoming an increasingly visible component of Kyrgyzstan’s financial ecosystem.</p>

<p>Its expansion reflects opportunities to diversify banking products and serve customer groups seeking financial structures consistent with Sharia principles.</p>

<p>Unlike conventional interest-based lending, Islamic financial products generally rely on contractual structures involving trade, leasing, partnership or asset-backed financing, depending on the product and applicable regulatory framework.</p>

<p>The development of these services may also broaden financial inclusion by attracting individuals and enterprises that have traditionally been reluctant to use conventional banking products.</p>

<p>From a strategic perspective, Islamic finance could create additional opportunities for cooperation with financial institutions and investors in the Gulf countries, Türkiye and other markets where Islamic financial instruments are established.</p>

<p>However, rapid growth from a relatively small base should not be confused with market dominance.</p>

<p>At 29.7 billion som, Islamic financing represents approximately 4.7% of the banking sector’s total loan portfolio.</p>

<p>The segment is therefore expanding quickly but remains a comparatively small part of the overall market.</p>

<p>Its long-term success will depend on regulatory clarity, professional expertise, product transparency and effective risk management.</p>

<h2>4. A widening gap between lending and deposits</h2>

<p>While bank lending expanded by 24.9%, customer deposits increased by only 6.1%, reaching 919.2 billion som.</p>

<p>This divergence deserves particular attention.</p>

<p>Deposits remain a fundamental source of funding for commercial banks. When credit expands significantly faster than the deposit base, banks may increasingly depend on other sources of financing or changes in their liquidity positions.</p>

<p>Sector liabilities rose by 21.6% to 1,204.5 billion som.</p>

<p>The available figures do not establish an immediate funding shortage. Indeed, the sector’s liquidity indicators remain strong.</p>

<p>Nevertheless, a persistent imbalance between loan growth and deposit accumulation could eventually increase funding costs and create additional pressure on banks’ financial margins.</p>

<p>The challenge for Kyrgyz financial institutions will be to attract more stable domestic savings while maintaining competitive financing conditions.</p>

<p>This may require innovation in deposit products, greater customer confidence, stronger digital banking services and broader access to formal financial institutions.</p>

<h2>5. Rising problem loans: the warning behind the growth</h2>

<p>The most important area of concern is the deterioration in certain asset-quality indicators.</p>

<p>The share of classified loans increased from 10.5% at the beginning of the year to 11.5% by the end of August.</p>

<p>In absolute terms, classified loans rose from 53 billion to 72.5 billion som, an increase of 19.5 billion som, or 36.8%.</p>

<p>Overdue loans also increased, reaching 11.6 billion som, equivalent to approximately 1.8% of the total loan portfolio.</p>

<p>Their volume rose by 33.3% since the beginning of the year.</p>

<p>&nbsp;</p>

<table>
	<tbody>
		<tr>
			<th>
			<p>Asset-quality indicator</p>
			</th>
			<th>
			<p>Beginning of 2026</p>
			</th>
			<th>
			<p>August 2026</p>
			</th>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Classified loans</p>
			</td>
			<td>
			<p>53.0B som</p>
			</td>
			<td>
			<p>72.5B som</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Classified-loan share</p>
			</td>
			<td>
			<p>10.5%</p>
			</td>
			<td>
			<p>11.5%</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Overdue loans</p>
			</td>
			<td>
			<p>8.7B som</p>
			</td>
			<td>
			<p>11.6B som</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>
			<p>Overdue-loan share</p>
			</td>
			<td>
			<p>—</p>
			</td>
			<td>
			<p>1.8%</p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>These developments suggest that credit risk is increasing alongside lending activity.</p>

<p>However, classified loans and overdue loans should not be treated as interchangeable indicators. They measure different aspects of credit quality and may be subject to distinct regulatory definitions.</p>

<p>The figures therefore require careful interpretation.</p>

<p>The increase in classified loans does not automatically imply an impending banking crisis, but it indicates that banks must reinforce borrower assessment, portfolio monitoring and provisioning practices.</p>

<p>The relatively limited volume of overdue Islamic financing is also noteworthy.</p>

<p>Overdue financing under Islamic principles amounted to approximately 0.2 billion som, or 0.7% of the segment’s financing portfolio.</p>

<p>This compares favourably with the overall overdue-loan ratio of 1.8%, although differences in portfolio maturity, customer composition and risk-classification standards prevent a definitive conclusion that Islamic financing is inherently less risky.</p>

<p>More detailed supervisory data would be required for such a comparison.</p>

<h2>6. Strong capital and liquidity buffers support stability</h2>

<p>Despite the increase in credit risk, Kyrgyzstan’s banking system continues to report substantial capital and liquidity cushions.</p>

<p>Net total regulatory capital increased by 36.7% to 295.9 billion som.</p>

<p>Capital adequacy stood at 31.8%, significantly above the regulatory minimum of 12%.</p>

<p>The leverage ratio reached 16.9%, compared with a required minimum of 6%, while the liquidity ratio stood at 86.4%, against a minimum of 45%.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-10-16%20231647TT.png" style="height:264px; width:800px" /></p>

<p>Banking stability indicators versus regulatory minimums</p>

<p>Capital adequacy</p>

<p>31.8%</p>

<p>Regulatory minimum: 12%</p>

<p>Leverage ratio</p>

<p>16.9%</p>

<p>Regulatory minimum: 6%</p>

<p>Liquidity</p>

<p>86.4%</p>

<p>Regulatory minimum: 45%</p>

<p>Gold represents the regulatory minimum; green represents the additional buffer. Figures as of August 2026.</p>

<p>These ratios provide important reassurance regarding the sector’s capacity to absorb financial shocks.</p>

<p>A banking system with adequate capital and liquidity is generally better positioned to withstand unexpected losses, fluctuations in funding conditions and periods of economic uncertainty.</p>

<p>Nevertheless, strong aggregate indicators do not eliminate vulnerabilities at the level of individual institutions.</p>

<p>Supervisory authorities must therefore continue assessing risk concentration, asset quality and the resilience of banks under adverse economic scenarios.</p>

<h2>7. Profitability declines despite higher aggregate earnings</h2>

<p>Another important feature of the latest figures is the decline in profitability ratios.</p>

<p>Return on assets (ROA) decreased from 3.3% at the end of 2025 to 2.5% by August 2026.</p>

<p>Return on equity (ROE) declined from 22% to 15.1% over the same period.</p>

<p>This development may appear contradictory given the 16.9% increase in net profits during January–August compared with the corresponding period of 2025.</p>

<p>However, higher absolute profits do not necessarily translate into higher returns relative to assets or capital.</p>

<p>The banking sector’s balance sheet and capital base expanded rapidly, which can affect profitability ratios.</p>

<p>Other potential influences include operating expenses, provisioning requirements, competition and changes in the composition of financial assets.</p>

<p>The available data do not permit these factors to be isolated conclusively.</p>

<p>Moreover, comparisons between end-of-year profitability ratios and interim figures should take account of the National Bank’s calculation methodology.</p>

<p>The decline nevertheless highlights the need for banks to preserve operational efficiency while pursuing expansion.</p>

<h2>8. Domestic capital gains importance</h2>

<p>Foreign participation in paid-in authorized capital presents another interesting development.</p>

<p>The foreign-owned share declined from 16.5% to 14.1%, even though the absolute amount of foreign participation increased from 26.6 billion to 34.9 billion som.</p>

<p>This apparent contradiction reflects faster growth in the overall capital base than in foreign-owned capital.</p>

<p>The result is a relative increase in the weight of domestic capital within the banking sector.</p>

<p>This evolution may contribute to the development of locally financed banking institutions, although it does not necessarily indicate a withdrawal of foreign investors.</p>

<p>On the contrary, foreign capital continued to increase in absolute terms.</p>

<p>A diversified ownership structure combining domestic and international investment can strengthen competition, governance and access to financial expertise.</p>

<h2>9. Financial intermediation deepens, while dollarization declines</h2>

<p>The banking sector is becoming more deeply integrated into Kyrgyzstan’s economy.</p>

<p>Banking assets increased from 61.3% to 66% of GDP, while the loan-to-GDP ratio rose from 25.7% to 27.8%.</p>

<p>By contrast, the deposit-to-GDP ratio declined from 43.8% to 40.3%.</p>

<p>These indicators reinforce the observation that credit intermediation is expanding faster than deposit mobilization.</p>

<p>At the same time, the reduction in financial dollarization represents a positive structural development.</p>

<p>The share of foreign-currency loans declined by 0.3 percentage points to 18%, while the foreign-currency share of deposits fell by 3.3 percentage points to 31.5%.</p>

<p>Lower dollarization can reduce exposure to exchange-rate movements, particularly for borrowers whose income is denominated in Kyrgyz som.</p>

<p>It may also strengthen the effectiveness of domestic monetary policy.</p>

<p>Nevertheless, the banking system remains exposed to currency-related risks, especially through foreign-currency deposits and the broader economy’s international financial connections.</p>

<h2>10. Strategic outlook: growth, diversification and financial discipline</h2>

<p>Kyrgyzstan’s banking sector stands at an important stage of its development.</p>

<p>The expansion of credit and financial assets demonstrates increasing banking activity and a growing capacity to finance economic needs.</p>

<p>Islamic finance introduces an additional dimension of diversification and may strengthen financial inclusion and international investment connections.</p>

<p>Strong capital and liquidity indicators provide a foundation for continued development.</p>

<p>However, three challenges will be decisive.</p>

<p>First, credit quality must remain a supervisory priority. The rise in classified and overdue loans shows that expanding lending volumes must be accompanied by rigorous risk assessment.</p>

<p>Second, funding growth must become more balanced. Banks will need to strengthen deposit mobilization and diversify stable funding sources if lending continues to expand rapidly.</p>

<p>Third, profitability must be protected without weakening financial discipline. Sustainable banking development depends on efficient operations, prudent lending and adequate capital.</p>

<p>For policymakers, the objective should not be to restrict financial development unnecessarily, but to ensure that banking expansion remains compatible with macroeconomic stability.</p>

<p>For financial institutions, the priority should be to transform rapid balance-sheet growth into durable profitability and improved financial services.</p>

<p>For investors, Kyrgyzstan presents an expanding banking market with emerging opportunities, particularly in Islamic finance, but one that requires careful attention to credit quality, regulatory developments and funding structures.</p>

<h2>Conclusion: cautious optimism, not complacency</h2>

<p>The performance of Kyrgyzstan’s banking sector during the first eight months of 2026 offers grounds for cautious optimism.</p>

<p>Banking assets have expanded substantially, lending has accelerated, profitability remains positive in absolute terms, and Islamic finance has recorded particularly strong growth.</p>

<p>The sector also maintains capital and liquidity ratios comfortably above regulatory requirements.</p>

<p>Yet the increase in classified loans, the slower expansion of deposits and the decline in profitability ratios demonstrate that rapid growth brings additional responsibilities.</p>

<p>Kyrgyzstan’s banking system is not showing the aggregate characteristics of an immediate financial crisis. However, neither should its current expansion be interpreted as evidence that risks are absent.</p>

<p>The real measure of success will not be how quickly Kyrgyz banks grow in 2026, but how effectively they convert that growth into a resilient, diversified and sustainable financial system.</p>

<p>If financial institutions strengthen credit-risk management, maintain adequate capital buffers and develop more balanced funding structures, the present expansion could become a foundation for long-term economic development.</p>

<p>The rise of Islamic finance may contribute to this transformation, provided its growth remains supported by sound regulation, transparency and responsible financing practices.</p>

<p>For Kyrgyzstan, the opportunity is significant. The challenge is to ensure that financial expansion strengthens the economy without creating vulnerabilities that could undermine future progress.</p>

<p>Abdulhamid Hamid Al-Kba Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs</p>

<p>BRUXELLES KORNER — International Economic Analysis</p>

<p>Editorial note: This article is an analytical revision of the author's supplied text, based on banking figures attributed to the National Bank of the Kyrgyz Republic as of 31 August 2026. The figures have not been independently verified for this edition. Correction to the accompanying visual: Islamic financing is 29.7 billion som (approximately US$340 million), not US$29.7 billion. The visual should be corrected before publication.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 00:14:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kyrgyz-banks-in-2026-credit-expansion-and-the-rise-of-islamic-finance-1792185964.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Tajikistan’s 2026 Growth Outlook: What the Gap Between Official and International Forecasts Reveals</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-2026-growth-outlook-what-the-gap-between-official-and-international-forecasts-reveals-15561</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-2026-growth-outlook-what-the-gap-between-official-and-international-forecasts-reveals-15561</guid>
                <description><![CDATA[Tajikistan’s 2026 Growth Outlook: What the Gap Between Official and International Forecasts Reveals
Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan

Tajikistan’s economic forecasts for 2026 show a clear numerical gap between the government and the major international financial institutions. This difference does not necessarily mean one side is wrong. Rather, it reflects different weightings of the domestic and external factors that shape the country’s growth path. Reading these estimates objectively helps us understand the nature of Tajikistan’s economy more than it helps us pin down an exact GDP figure.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>

<h1>Tajikistan’s 2026 Growth Outlook: What the Gap Between Official and International Forecasts Reveals</h1>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan</em></p>

<p><strong>Tajikistan’s economic forecasts for 2026 show a clear numerical gap between the government and the major international financial institutions. This difference does not necessarily mean one side is wrong. Rather, it reflects different weightings of the domestic and external factors that shape the country’s growth path. Reading these estimates objectively helps us understand the nature of Tajikistan’s economy more than it helps us pin down an exact GDP figure.</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-11%20at%2020_30_27.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>According to the latest available projections, the Eurasian Development Bank expects growth of <strong>8.3 percent</strong>, the European Bank for Reconstruction and Development <strong>7.9 percent</strong>, and the Asian Development Bank <strong>7.3 percent</strong>. The World Bank places its estimate at <strong>6.5 percent</strong>, while the International Monetary Fund puts it at <strong>6 percent</strong>. The government, for its part, forecasts <strong>8.5 percent</strong> growth. Despite the spread, every institution agrees that the positive momentum will continue; they simply differ in how cautiously they treat the risks.</p>

<p>A large part of the divergence comes down to the assessment of remittances. Tajikistan remains heavily dependent on money sent home by migrant workers, especially those in Russia. In recent years these transfers have accounted for a high share of GDP—around 30 percent or more in some estimates. They support private consumption and help finance a significant portion of imports. Any slowdown in the Russian economy or tighter migration policies could therefore feed through quickly into domestic demand. The government, by contrast, believes that ongoing investment projects—particularly in energy and infrastructure—can offset part of this reliance and push growth toward the higher end of the range.</p>

<p>Public and private investment form the second main driver. Projects such as the <strong>Rogun hydropower plant</strong>, together with spending on transport and industry, are giving the economy tangible momentum. That momentum, however, still depends on the state’s ability to deliver projects efficiently and on the private sector’s capacity to raise productivity. The economy has shown good resilience in recent years, yet it remains narrowly diversified, with exports still concentrated in precious metals and a handful of primary commodities.</p>

<p><strong>This is why I judge that growth in the range of 7 to 7.5 percent represents a realistic outlook for 2026.</strong> The figure is not a simple arithmetic average of the various forecasts. It rests on three main conditions: that remittances continue at acceptable levels even if they ease somewhat, that a meaningful share of planned investment is actually implemented without major delays, and that no sharp external shock hits energy prices or supply chains. If these conditions hold, performance should move closer to the more optimistic institutional forecasts. If remittances fall more sharply or projects slip, growth is more likely to settle nearer the cautious end of the spectrum.</p>

<p>The real opportunity lies in turning the current momentum into a broader productive base. Developing local manufacturing linked to the metals sector, improving the business environment, and raising private-sector productivity can gradually reduce dependence on remittances. Strengthening domestic value chains would give growth greater durability than consumption financed from abroad.</p>

<p><strong>In the end, the gap in forecasts points to an economy that clearly possesses positive momentum, yet still needs to build more diversified foundations.</strong> The final growth number for 2026 matters, but what matters more is whether that growth prepares the ground for a phase less exposed to external shocks and more reliant on domestic production. A realistic approach requires close monitoring of these factors and quiet, steady work to strengthen economic resilience—without placing excessive weight on any single forecast.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Oct 2026 21:34:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/tajikistans-2026-growth-outlook-what-the-gap-between-official-and-international-forecasts-reveals-1791743785.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>L’importance stratégique du Kazakhstan dépasse le Corridor médian</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/limportance-strategique-du-kazakhstan-depasse-le-corridor-median-15560</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/limportance-strategique-du-kazakhstan-depasse-le-corridor-median-15560</guid>
                <description><![CDATA[L’importance stratégique du Kazakhstan dépasse le Corridor médian

Par Dr Glenn Agung Hole

La relation entre la Belgique et le Kazakhstan ne se limite ni aux voies de transport ni à l’accès aux ressources. Les partenariats universitaires et scientifiques soulèvent une autre question stratégique : quelle part des connaissances nécessaires au développement d’une économie est produite sur son propre territoire ?]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<div>
<p><span style="font-size:25pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="color:#203a4a"><strong>L’importance stratégique du Kazakhstan dépasse le Corridor médian</strong></span></span></span></p>
</div>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525"><span style="font-size:10.5pt"><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif">Par Dr Glenn Agung Hole</span></span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525"><strong><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif"><span style="color:#344753">La relation entre la Belgique et le Kazakhstan ne se limite ni aux voies de transport ni à l’accès aux ressources. Les partenariats universitaires et scientifiques soulèvent une autre question stratégique : quelle part des connaissances nécessaires au développement d’une économie est produite sur son propre territoire ?</span></span></strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525"><strong><span style="font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif"><span style="color:#344753"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/0a669674-0dcf-4336-b3bd-9a4ee50eaa65.png" style="height:533px; width:800px" /></span></span></strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Lors de leur rencontre à Bruxelles, le 23 juin 2026, les ministres belge et kazakhstanais des Affaires étrangères ont abordé la coopération universitaire parallèlement au développement de l’itinéraire de transport transcaspien. L’enseignement et la logistique figuraient ainsi à un même agenda diplomatique. <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa/press/news/details/1246215?lang=en"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(gov.kz)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Le lien entre ces deux domaines apparaît plus clairement lorsque l’on considère les infrastructures comme un système économique plutôt que comme une succession de chantiers. Un corridor de transport ouvre un accès aux marchés. Les compétences qui se développent autour de lui contribuent à déterminer si une économie assure principalement le passage des marchandises d’autres pays ou fait émerger ses propres entreprises et technologies.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Lors du National Think Tank Forum auquel j’ai participé à Astana le 21 août, cette articulation était présente dans les discussions sur l’enseignement supérieur. Les universités étaient abordées aux côtés de la technologie, de l’industrie et de l’énergie. La présentation du ministère distinguait également plusieurs formes de coopération internationale, notamment les implantations universitaires et les cursus conjoints. Ces modèles institutionnels n’étaient pas interchangeables. <a href="https://geopolitika.no/kasakhstan-importerer-universiteter-hvor-er-norge/"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(geopolitika.no)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Cette distinction compte pour comprendre la place du Kazakhstan en Eurasie. Le Corridor médian relie les marchés chinois et européens à travers l’Asie centrale et le Caucase, avec le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et la Géorgie au cœur du dispositif. La Banque mondiale souligne que son importance dépasse le transit entre la Chine et l’Europe : il concerne aussi les échanges et le développement économique des pays traversés. Son fonctionnement dépend de la coordination et des services logistiques autant que des infrastructures physiques. <a href="https://www.worldbank.org/en/region/eca/publication/middle-trade-and-transport-corridor"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(worldbank.org)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Pour le Kazakhstan, cela pose une question économique à laquelle la géographie seule ne peut répondre. Une hausse du fret peut traverser un pays sans entraîner une progression équivalente de ses capacités technologiques. Les recettes de transit et le développement industriel sont liés, mais ne constituent pas un seul et même résultat. Leur articulation dépend notamment de la capacité des entreprises locales à fournir des services plus élaborés et de celle des institutions à former les spécialistes dont ces entreprises ont besoin.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">La même distinction s’applique aux ressources. La Commission européenne identifie le Kazakhstan comme un partenaire dans les matières premières critiques et soutient une coopération comprenant la recherche géologique et la cartographie des ressources. Le cadre bilatéral couvre également les chaînes de valeur des batteries et de l’hydrogène renouvelable. La production de connaissances fait donc déjà partie de cette relation économique. <a href="https://international-partnerships.ec.europa.eu/countries/kazakhstan_en"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(international-partnerships.ec.europa.eu)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Prenons le cas d’une installation de transformation financée par des investissements étrangers. Elle peut créer des emplois et des recettes d’exportation tout en dépendant d’une ingénierie et de décisions techniques élaborées ailleurs. Lorsque des chercheurs et des entreprises du pays participent à l’adaptation de ses procédés, la relation évolue. L’économie d’accueil commence à acquérir une capacité à résoudre des problèmes, plutôt qu’à seulement acheter des solutions. Il s’agit d’un mécanisme possible de développement des compétences, et non de la preuve que chaque investissement ou partenariat universitaire le produit.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Dans mes travaux, j’utilise le concept de <em>capital institutionnel</em> pour examiner cette articulation. Le capital humain renvoie à ce que les individus savent. Le capital institutionnel concerne les dispositifs qui permettent de coordonner, de conserver et de renouveler leurs connaissances. La portée économique d’une université dépasse donc les diplômes qu’elle délivre. Elle tient aussi à la possibilité de préserver une expertise au-delà des carrières individuelles, de la rendre accessible aux entreprises et de former une nouvelle génération de chercheurs.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">La relation avec la Belgique donne à ce raisonnement un ancrage concret. Dans son compte rendu des entretiens de juin, le ministère kazakhstanais des Affaires étrangères mentionnait l’intérêt de KU Leuven, de l’Université de Gand et d’imec pour de futurs partenariats. Il s’agissait d’un intérêt déclaré, pas de l’annonce de campus belges. <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa/press/news/details/1246215?lang=en"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(gov.kz)</span></span></a></span></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/842282150_2952248258482535_6559093267069969730_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></span></span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Imec illustre le type d’organisation en jeu. Établi à Leuven, le centre associe la recherche sur les semi-conducteurs à des infrastructures partagées et à une coopération réunissant universités, entreprises et jeunes pousses. Ses activités comprennent également la formation et l’accompagnement de nouvelles entreprises. Recherche, expérimentation et application commerciale y sont ainsi mises en relation de manière continue. Ce fonctionnement relève d’une organisation institutionnelle, et pas seulement d’une concentration d’équipements spécialisés. <a href="https://www.imec-int.com/en/about-us"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(imec-int.com)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Des liens universitaires existent déjà. Un compte rendu publié en février 2026 par l’ambassade du Kazakhstan décrit la coopération entre l’Université de Gand et l’Université M. Auezov du Kazakhstan du Sud en ingénierie des biosciences et en formation de spécialistes. Il fait également état de discussions sur des recherches communes et l’encadrement doctoral. Ces relations concernent la constitution de communautés scientifiques, au-delà de la seule mobilité étudiante. <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa-brussels/press/news/details/1167667?lang=en"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(gov.kz)</span></span></a></span></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/842282150_2952248258482535_6559093267069969730_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></span></span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Cette dynamique ne se limite pas à la Flandre. Les échanges organisés en avril 2026 avec l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements et Wallonie-Bruxelles International ont associé coopération industrielle, sciences et enseignement. Selon le compte rendu kazakhstanais, une attention particulière a été accordée aux chaînes de valeur et à la participation d’entreprises wallonnes disposant d’une expertise technologique. La coopération universitaire s’inscrit ainsi dans une discussion plus large sur l’activité productive. <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa-brussels/press/news/details/1202671?lang=en"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(gov.kz)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Ces contacts laissent entrevoir une relation dans laquelle les organisations belges apporteraient des compétences spécialisées, tandis que leurs partenaires du Kazakhstan contribueraient par leurs capacités scientifiques et leur connaissance des conditions industrielles locales. Il ne s’agirait pas nécessairement d’un transfert d’enseignement à sens unique. Le travail commun pourrait produire des connaissances qu’aucun des partenaires ne développerait de la même manière isolément. Cette possibilité dépend toutefois du contenu des accords, notamment du partage des orientations scientifiques et des responsabilités.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">La distance reste considérable entre un accord international et une institution de recherche durable. Un programme peut élargir l’accès à l’enseignement sans développer la capacité à conduire des recherches originales. Un laboratoire peut fonctionner tout en demeurant dépendant de personnels venus de l’étranger. Ces constats ne diminuent ni la valeur de l’enseignement ni celle de la mobilité internationale. Ils désignent simplement des résultats différents, que le nombre d’accords signés ne permet pas de déduire.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">L’autonomie scientifique entre dans cette même analyse. La Recommandation de l’UNESCO concernant la science et les chercheurs scientifiques associe la capacité nationale de recherche à des personnels formés, à des moyens adaptés et à la libre communication des résultats. Elle reconnaît aussi la participation des chercheurs à la définition de leurs travaux et l’importance d’une coopération internationale développant les capacités locales. Ces principes permettent d’examiner les partenariats sans préjuger du fonctionnement d’un établissement particulier. <a href="https://www.unesco.org/en/legal-affairs/recommendation-science-and-scientific-researchers"><span style="font-size:9.5pt"><span style="color:#345e75">(unesco.org)</span></span></a></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Les questions financières et organisationnelles sont tout aussi concrètes. Lorsqu’un partenariat dépend d’un prestataire extérieur, sa continuité peut être affectée par l’évolution des priorités de celui-ci. La capacité des chercheurs locaux à entretenir les équipements, à former leurs successeurs et à obtenir de nouveaux projets devient alors déterminante. La répartition des moyens entre un programme international et les établissements nationaux qui l’entourent compte également.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Pour la Belgique, la relation avec le Kazakhstan dépasse ainsi la perspective d’un nouveau marché de l’enseignement. Elle concerne la manière dont les institutions scientifiques et les entreprises peuvent participer au développement d’une économie reliée aux marchés européens et asiatiques. Pour le Kazakhstan, la question encore ouverte est celle de la transformation de ces coopérations en capacités que les organisations nationales pourront entretenir et mobiliser dans la durée.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">Les accords montrent qu’une coopération est recherchée. Ils n’en établissent pas encore les effets économiques à long terme. Des recherches dirigées localement, une formation doctorale pérenne et des collaborations suivies avec les entreprises permettraient de distinguer l’élargissement de l’offre d’enseignement du développement d’une capacité à produire des connaissances.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><span style="color:#252525">La position stratégique du Kazakhstan se joue donc à la fois dans l’accès aux marchés et dans les capacités productives. Ses connexions de transport déterminent où les marchandises peuvent circuler. Ses partenariats universitaires concernent les lieux où peuvent être élaborées les connaissances nécessaires à leur développement et aux systèmes qui les accompagnent. C’est dans cette articulation que l’enseignement rejoint l’importance économique plus large du Kazakhstan pour l’Europe.</span></span></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Oct 2026 21:20:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Les États turciques mettent le cap sur l’espace : quatre pays signent un accord-cadre à Antalya</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/les-etats-turciques-mettent-le-cap-sur-lespace-quatre-pays-signent-un-accord-cadre-a-antalya-15462</link>
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                <description><![CDATA[Les États turciques mettent le cap sur l’espace : quatre pays signent un accord-cadre à Antalya
Par Kadir Duran — Bruxelles Korner
7 octobre 2026

L’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Turquie et l’Ouzbékistan ont signé, le 6 octobre à Antalya, un accord-cadre initial pour développer leur coopération dans l’industrie spatiale. Une étape institutionnelle qui donne davantage de substance à l’ambition technologique de l’Organisation des États turciques, tout en laissant ouverte la question de sa traduction opérationnelle.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Les États turciques mettent le cap sur l’espace : quatre pays signent un accord-cadre à Antalya</h1>

<p><strong>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</strong><br />
<strong>7 octobre 2026</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-10-07%20at%2021_53_22.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p><strong>L’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Turquie et l’Ouzbékistan ont signé, le 6 octobre à Antalya, un accord-cadre initial pour développer leur coopération dans l’industrie spatiale. Une étape institutionnelle qui donne davantage de substance à l’ambition technologique de l’Organisation des États turciques, tout en laissant ouverte la question de sa traduction opérationnelle.</strong></p>

<p>L’annonce est officielle. En marge du 77ᵉ Congrès international d’astronautique, organisé du 5 au 9 octobre 2026 à Antalya, les quatre pays ont conclu un document destiné à renforcer leurs capacités de coopération spatiale au sein de l’Organisation des États turciques (OTS, selon le sigle anglais).</p>

<p>Le communiqué de l’organisation identifie cinq domaines : les technologies spatiales, le développement de satellites, la recherche, la coopération industrielle et le renforcement des capacités. Le secrétaire général de l’OTS, Kubanychbek Omuraliev, présente cette signature comme une base institutionnelle permettant d’élargir les initiatives communes et de prolonger l’expérience du projet OTS-SAT. [1]</p>

<p>Cette formulation compte. L’événement marque un engagement à structurer la coopération ; il ne suffit pas, à lui seul, à établir l’existence d’un programme spatial intégré disposant d’un budget commun, d’une gouvernance unifiée et d’un calendrier industriel arrêté. Le communiqué de signature ne fournit pas ces précisions.</p>

<p>La démarche s’inscrit dans un processus déjà engagé. L’OTS rappelle qu’un mémorandum sur les activités spatiales a été signé lors du sommet de Bichkek, le 6 novembre 2024. Le projet de nanosatellite commun 12U OTS-SAT figure parmi les principaux instruments de cette coopération.</p>

<p>Lors d’une réunion à Tachkent, le 30 mars 2026, les responsables des agences spatiales avaient examiné l’avancement du projet. L’organisation mentionne également la nécessité de finaliser les procédures de coordination des fréquences et les autorisations pertinentes auprès de l’Union internationale des télécommunications avant le lancement. Une réunion technique du 2 juillet avait ensuite confirmé la volonté de mener le projet à son terme et de finaliser le nouveau cadre contractuel. [2]</p>

<p>L’accord d’Antalya prolonge donc une construction progressive. Pour les partenaires, le défi consiste désormais à transformer les mécanismes de concertation en capacités durables : équipes formées, coopération entre organismes de recherche, compétences industrielles et exploitation effective des données.</p>

<p>L’OTS situe notamment les applications envisagées dans l’agriculture, la gestion de l’eau, la surveillance environnementale, l’observation climatique et la prévention des catastrophes. Ces usages relient les ambitions spatiales à des besoins économiques et publics concrets. [2]</p>

<p>D’un point de vue stratégique, ce rapprochement peut être lu comme une tentative d’élargir l’intégration turcique au domaine des compétences et des infrastructures technologiques. La valeur d’un partenariat spatial tient autant à la capacité d’apprendre et de produire ensemble qu’à la visibilité d’un lancement.</p>

<p>Cette ambition devra toutefois surmonter des arbitrages très pratiques. Qui finance les projets ? Comment se répartissent les tâches industrielles ? Qui accède aux données et selon quelles modalités ? Comment organise-t-on la maintenance, la formation et le renouvellement des équipements ? Autant de questions qui permettront d’évaluer la profondeur du partenariat au-delà de l’annonce diplomatique.</p>

<p>Pour Bruxelles Korner, l’intérêt de cette signature réside dans le passage recherché entre solidarité politique et coopération productive. Si les engagements débouchent sur des programmes financés et des compétences réellement partagées, l’espace pourrait devenir un terrain concret de consolidation des relations entre les quatre pays.</p>

<p>Antalya constitue ainsi un jalon. La prochaine mesure du succès se trouvera dans les réalisations : des projets livrés, des équipes capables de travailler ensemble et des services utiles aux économies comme aux populations.</p>

<p>Sources :<br />
[1] Organisation des États turciques, communiqué du 6 octobre 2026 : <a href="https://turkicstates.org/en/news/ots-member-states-signed-space-industrial-initial-framework-contract-for-capacity-development-of-collaboration-within-the-ots">https://turkicstates.org/en/news/ots-member-states-signed-space-industrial-initial-framework-contract-for-capacity-development-of-collaboration-within-the-ots</a><br />
[2] Organisation des États turciques, présentation de la coopération spatiale : <a href="https://turkicstates.org/en/areas-of-cooperation-detail/18-space-cooperation">https://turkicstates.org/en/areas-of-cooperation-detail/18-space-cooperation</a><br />
[3] Fédération internationale d’astronautique, IAC 2026 : <a href="https://www.iafastro.org/events/iac/international-astronautical-congress-2026/">https://www.iafastro.org/events/iac/international-astronautical-congress-2026/</a></p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 22:51:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ? Kazakhstan in Focus » n° 85</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-kazakhstan-in-focus-n0-85-15461</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-kazakhstan-in-focus-n0-85-15461</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?
Intelligence artificielle, rapprochement avec la Belgique et ambitions logistiques : les points à retenir au 7 octobre 2026.

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?</h1>

<p><strong>Intelligence artificielle, rapprochement avec la Belgique et ambitions logistiques : les points à retenir au 7 octobre 2026.</strong></p>

<p><em>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/9374f5af-8d73-46c1-97e3-0b504ee23a24.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>Le Kazakhstan met en avant plusieurs dimensions de sa transformation : le numérique, les échanges internationaux, mais aussi la culture et la préservation de son patrimoine naturel. Selon la newsletter <strong>« Kazakhstan in Focus » n° 85</strong>, publiée le 7 octobre par l’ambassade du Kazakhstan en Belgique, cette semaine est notamment marquée par la préparation de la visite d’État du Roi Philippe et de la Reine Mathilde.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>La Belgique au cœur de l’agenda diplomatique</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/931be705-cfc3-400c-80b5-59caefdf36d1.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>À l’approche de cette visite royale annoncée, l’ambassadeur Roman Vassilenko a rencontré le ministre belge Jean-Luc Crucke. Les échanges ont porté sur les transports, la logistique, l’énergie verte, les matières premières critiques et le développement durable.</p>

<p>Une attention particulière a été accordée au <strong>corridor transcaspien</strong>, également appelé <em>Middle Corridor</em>. Pour les relations kazakho-belges, l’enjeu est de traduire cette convergence d’intérêts en coopérations concrètes. Transport, transition énergétique et échanges académiques dessinent ainsi un agenda qui dépasse le seul protocole diplomatique.</p>

<p><strong>L’intelligence artificielle comme ambition nationale</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b5feb1bf-653f-41c8-b4b8-558572d59487.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Lors du forum <strong>AI &amp; Digital Bridge 2026</strong>, le président Kassym-Jomart Tokaïev a présenté les orientations du Kazakhstan en matière d’intelligence artificielle et d’expansion des infrastructures numériques.</p>

<p>Le message politique est clair : le pays entend renforcer sa place dans l’économie technologique régionale. L’enjeu sera de convertir cette ambition en compétences, en investissements et en applications utiles aux entreprises comme aux citoyens.</p>

<p><strong>Exportations et logistique : deux indicateurs à suivre</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7c64f137-8c91-4fa2-82ce-4e58c6c50fe5.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>La newsletter fait état de <strong>48,5 milliards de dollars d’exportations au premier semestre 2026</strong>, soutenues par la demande internationale en énergie, matières premières et produits agricoles. Ce montant illustre l’importance des échanges extérieurs, sans permettre, à lui seul, de mesurer les progrès de la diversification économique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/54b898e1-e205-430a-a66e-3531359eb865.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Autre tendance signalée : selon un rapport de l’IATA cité par l’ambassade, <strong>les volumes de fret aérien en Asie centrale ont plus que doublé depuis 2019</strong>. Ce chiffre concerne l’ensemble de la région. Il souligne néanmoins l’importance croissante des infrastructures et des connexions logistiques dans les perspectives économiques du Kazakhstan.</p>

<p><strong>Lecture, sport et biodiversité complètent l’actualité</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a5cbd5e7-2a36-4768-bb06-89a2533e9c6a.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Les autorités annoncent l’adoption prochaine d’un cadre national destiné à promouvoir la lecture, soutenir l’édition locale et renforcer l’intérêt des jeunes pour la littérature.</p>

<p>Sur le terrain sportif, la newsletter rapporte un bilan de <strong>84 médailles aux Jeux asiatiques</strong>, avec une huitième place au classement général.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/46cfd275-3fec-4c61-ab7b-2c02dab45ab6.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Dans les steppes, la naissance de deux poulains de chevaux de Przewalski, baptisés <strong>Botai et Tumar</strong>, marque une étape du programme de réintroduction de l’espèce.</p>

<p>Parallèlement, des recherches associant fouilles archéologiques, ADN ancien et analyse des métaux apportent de nouveaux éclairages sur le peuplement ancien du territoire et son histoire métallurgique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/3dceae4a-2278-4064-876c-ec3bc1a47f05.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><strong>Le regard de Bruxelles Korner</strong></p>

<p>Le fil conducteur de cette sélection est la volonté de relier modernisation intérieure et ouverture internationale. Pour les lecteurs belges, la visite royale annoncée constitue le dossier à suivre en priorité : sa portée se mesurera aux accords, aux projets et aux partenariats qui en découleront.</p>

<p><em>Source : « Kazakhstan in Focus: Key Developments at a Glance », n° 85, 7 octobre 2026, ambassade du Kazakhstan en Belgique. Synthèse réalisée à partir du contenu transmis.</em></p>

<p><em>EN EXTRA :</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b68383f2-b99c-46b4-80eb-ec62026689bd.png" style="height:450px; width:800px" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 22:14:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-kazakhstan-in-focus-n0-85-1791401567.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kyrgyzstan and Oman: A Joint Investment Fund and a New Test for Economic Cooperation</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyzstan-and-oman-a-joint-investment-fund-and-a-new-test-for-economic-cooperation-15459</link>
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                <description><![CDATA[Kyrgyzstan and Oman: A Joint Investment Fund and a New Test for Economic Cooperation
Can a bilateral investment vehicle transform diplomatic momentum into bankable projects and attract larger flows of Gulf capital into Central Asia?
By Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion Writer Specialising in Central Asia and Azerbaijan Affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kyrgyzstan and Oman: A Joint Investment Fund and a New Test for Economic Cooperation</h1>

<h3><em>Can a bilateral investment vehicle transform diplomatic momentum into bankable projects and attract larger flows of Gulf capital into Central Asia?</em></h3>

<p><strong>By Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion Writer Specialising in Central Asia and Azerbaijan Affairs</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7dba0c35-5441-46cd-a413-56d6f6e5d785.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>In the map of relations between Central Asia and the Gulf, quiet signals are not always less significant than large announcements. The meeting held on 5 October 2026 between the Kyrgyz and Omani sides was not merely a protocol encounter. It put forward the idea of an institutional financing instrument: the creation of a joint developmental investment fund and the attraction of private capital. The real value here does not lie in the meeting itself, but in whether the two sides can turn it into a workable investment mechanism.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>According to Kyrgyzstan’s National Investment Agency, the meeting was chaired by the head of the agency together with an Omani delegation led by the head of the Central Asia Department at the Omani Foreign Ministry. The two sides identified clear priority areas: energy and renewable energy, tourism, agriculture and product processing, transport and logistics, aviation, and digitalisation. This list reflects tangible points of intersection between Kyrgyzstan’s financing and development needs on the one hand, and the capacity of Omani capital to seek new markets on the other.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>The two sides also discussed the possibility of attracting Omani investment into projects inside Kyrgyzstan and establishing direct contacts between investment institutions and companies. To translate the discussion into practical steps, they proposed holding joint investment forums and organising reciprocal business missions, and agreed to continue work on specific projects of mutual interest.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>This orientation is not new. Kyrgyzstan had already invited Oman to consider investment in hydropower and infrastructure projects. In February 2025, Kyrgyz Foreign Minister Jeenbek Kulubaev discussed the development of trade and economic relations with the head of the Oman Chamber of Commerce and Industry, Faisal Al Rawas, and the two sides agreed at the time to continue building business contacts. The latest meeting appears to be an extension of those efforts, yet it carries a more specific tone by putting forward the fund as an institutional instrument.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Analytically, the proposal carries both opportunities and challenges. Kyrgyzstan needs sustainable financing for renewable energy projects, particularly hydropower, improvements in transport and logistics networks, and the development of the agricultural and tourism sectors. Oman, for its part, is seeking to diversify its investment portfolios beyond the traditional sphere and views Central Asia as a region with still under-utilised potential. A joint fund, if established with transparent and flexible governance, could combine Omani capital with local knowledge of projects and reduce the risks of individual market entry.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>The deeper question goes beyond the volume of funds the two sides might contribute. Can a bilateral fund, even if relatively limited in size, function as a tool for reducing risk and attracting larger private capital? This is the decisive point from an investor’s perspective. If the fund succeeds in providing clear guarantees and selecting projects with measurable returns, it could become a gateway for additional capital. If, however, it remains a general framework without precise governance or defined priorities, its ability to attract private capital will stay limited.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>The transition from discussion to implementation is by no means guaranteed. The success of such funds depends on clear governance, the precise prioritisation of projects rather than the scattering of resources, and the provision of legal and investment guarantees that encourage investors to participate. Previous experience in the region shows that joint announcements are plentiful, yet continuity and execution remain the real measure. Focusing on sectors such as renewable energy and logistics could give the fund clearer added value, while uncontrolled expansion might weaken it.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>In conclusion, the discussion of a joint investment fund between Kyrgyzstan and Oman represents a positive signal within broader efforts to diversify economic partnerships. The real value will be determined by the ability to move from the negotiating table to projects that can be monitored. If the two sides succeed in building a practical and flexible mechanism focused on projects with clear and measurable returns, this cooperation could form an initial model for a more effective partnership between Central Asia and the Gulf. If it remains within the realm of general intentions, it will simply be added to the list of opportunities that were never realised.</p>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong></p>

<p><em>Opinion Writer Specialising in Central Asia and Azerbaijan Affairs</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 21:34:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kyrgyzstan-and-oman-a-joint-investment-fund-and-a-new-test-for-economic-cooperation-1791398347.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Ouzbékistan : l’ouverture européenne s’accélère, la bataille des corridors se précise</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-louverture-europeenne-saccelere-la-bataille-des-corridors-se-precise-15453</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-louverture-europeenne-saccelere-la-bataille-des-corridors-se-precise-15453</guid>
                <description><![CDATA[Ouzbékistan : l’ouverture européenne s’accélère, la bataille des corridors se précise

Commerce, investissements, diplomatie économique : durant la seconde moitié de septembre 2026, Tachkent a multiplié les initiatives pour renforcer ses liens avec l’Europe et diversifier ses voies d’accès aux marchés internationaux. Selon la lettre Uzbek.Review d’EUROUZ, cette dynamique associe désormais accords commerciaux, projets d’infrastructures et dialogue avec les institutions européennes.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:18px"><strong>Ouzbékistan : l’ouverture européenne s’accélère, la bataille des corridors se précise</strong></span></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Commerce, investissements, diplomatie économique : durant la seconde moitié de septembre 2026, Tachkent a multiplié les initiatives pour renforcer ses liens avec l’Europe et diversifier ses voies d’accès aux marchés internationaux. Selon la lettre Uzbek.Review d’EUROUZ, cette dynamique associe désormais accords commerciaux, projets d’infrastructures et dialogue avec les institutions européennes.</strong></span></p>

<p>Bruxelles Korner — Pour un pays doublement enclavé, l’ouverture économique dépend autant des routes que des accords. Les développements rapportés par EUROUZ dessinent une stratégie ouzbèke articulée autour de trois priorités : développer ses débouchés européens, renforcer les échanges régionaux et réduire les contraintes logistiques qui pèsent sur ses entreprises.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/839822976_2259395158237690_5652248519308420473_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>À Bruxelles, cette ambition s’est traduite par une délégation d’affaires organisée du 23 au 25 septembre. Rencontres au Parlement européen, échanges avec la Commission et visite à la Banque européenne d’investissement, à Luxembourg : le programme a rapproché entreprises ouzbèkes, partenaires européens et acteurs du financement.</p>

<p>La réception du 24 septembre, organisée avec l’ambassade d’Ouzbékistan à l’occasion du 35ᵉ anniversaire de l’indépendance, a réuni près de 300 invités, selon EUROUZ. Au-delà de la célébration, cette séquence témoigne de la place croissante de la diplomatie économique dans la relation entre Tachkent et Bruxelles.</p>

<p>L’Europe, un débouché commercial et un partenaire de transformation</p>

<p>Plusieurs annonces donnent une dimension concrète à ce rapprochement. Selon le rapport, Uzkimyoimpeks et Eudaira ont conclu un accord portant sur la livraison de 10 000 tonnes d’engrais minéraux à la France avant la fin de 2026. Des missions commerciales en France et en Pologne ont également débouché sur des accords concernant les produits alimentaires, les vêtements et les équipements électriques.</p>

<p>Dans le cuivre, Infinity Copper Group prévoit une première phase d’exportations vers la France d’une valeur de 5 millions de dollars. Cette démarche illustre la volonté de développer des débouchés européens pour les produits industriels ouzbeks.</p>

<p>Le financement du développement constitue un autre pilier. Les consultations avec l’Agence française de développement ont identifié un portefeuille indicatif de 11 projets représentant environ 1,125 milliard d’euros pour 2027–2030. Énergie, transports, irrigation, agriculture et développement urbain figurent parmi les secteurs concernés. Il s’agit d’une programmation envisagée, dont la concrétisation dépendra de la préparation et de l’approbation des projets.</p>

<p>Le corridor transcaspien au cœur de l’équation</p>

<p>La deuxième conférence nationale consacrée au corridor de transport transcaspien, organisée le 30 septembre à Tachkent avec l’Union européenne, souligne l’importance stratégique de la connectivité.</p>

<p>L’enjeu dépasse la construction de voies ferrées ou de routes. Il concerne aussi les procédures douanières, la numérisation des documents, la coordination entre frontières et la participation des entreprises privées. Une liaison internationale ne devient réellement compétitive que lorsque les délais, les coûts et les conditions de passage sont suffisamment prévisibles.</p>

<p>Dans cette perspective, l’Ouzbékistan développe ses options sur la Caspienne et la mer Noire. Le rapport mentionne un accord avec des partenaires géorgiens pour établir des installations logistiques au port de Poti, avec une étude de faisabilité prévue. Des possibilités de participation sont également examinées à Aktau, Turkmenbashi, Bakou et Anaklia.</p>

<p>Tachkent étudie par ailleurs une liaison ferroviaire passant par le Nakhitchevan, susceptible d’offrir un accès supplémentaire à la Turquie et à ses ports. Ces pistes restent à des stades différents de préparation : leur portée dépendra des investissements et des arrangements opérationnels effectivement réalisés.</p>

<p>L’intégration régionale soutient l’ouverture extérieure</p>

<p>Cette projection vers l’Europe s’appuie sur une intensification des échanges en Asie centrale. Selon les chiffres repris par Uzbek.Review, les exportations intrarégionales ont atteint 8,1 milliards de dollars entre janvier et juillet 2026, soit une progression annuelle de 25,4 %. Les exportations ouzbèkes vers les pays voisins auraient augmenté de 34,5 %, pour atteindre environ 2 milliards de dollars.</p>

<p>Avec le Kazakhstan, la création d’un groupe de travail sur le « transit sans rupture » vise à simplifier les démarches et à développer les documents électroniques. La remise en service du poste-frontière de Gishtkuprik, annoncée pour le quatrième trimestre 2026 après reconstruction, pourrait également améliorer la fluidité des échanges.</p>

<p>L’analyse Bruxelles Korner</p>

<p>Ces initiatives suggèrent une même logique : élargir les choix économiques de l’Ouzbékistan. Multiplier les marchés, les partenaires financiers et les itinéraires de transport peut accroître sa marge de manœuvre dans un environnement régional soumis à de fortes contraintes géopolitiques.</p>

<p>Pour les entreprises européennes, les perspectives concernent notamment la logistique, l’énergie, l’industrie, l’agriculture et les services associés. Mais le véritable indicateur de réussite sera la capacité à transformer les annonces en flux commerciaux réguliers, en financements mobilisés et en infrastructures utilisables.</p>

<p>La prochaine étape se mesurera donc à l’exécution : acheminer plus vite, produire davantage de valeur et rendre les partenariats durables.</p>

<p>Source : extrait de la lettre Uzbek.Review / EUROUZ publié le 6 octobre 2026</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 20:42:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/ouzbekistan-louverture-europeenne-saccelere-la-bataille-des-corridors-se-precise-1791395047.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : quoi de neuf cette semaine ?  1er octobre 2026 | Issue No. 84</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-quoi-de-neuf-cette-semaine-1er-octobre-2026-issue-no-84-15275</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-quoi-de-neuf-cette-semaine-1er-octobre-2026-issue-no-84-15275</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : quoi de neuf cette semaine ?
Berlin, Bruxelles, innovation, énergie et Middle Corridor : une semaine placée sous le signe de la diplomatie économique
Kazakhstan in Focus — 1er octobre 2026 | Issue No. 84
Bruxelles Korner — Kadir Duran]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan : quoi de neuf cette semaine ?</h1>

<h2>Berlin, Bruxelles, innovation, énergie et Middle Corridor : une semaine placée sous le signe de la diplomatie économique</h2>

<p><strong>Kazakhstan in Focus — 1er octobre 2026 | Issue No. 84</strong><br />
<strong>Bruxelles Korner — Kadir Duran</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/56f83c20-2641-4b75-8481-52d404b1fa24.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Le Kazakhstan a connu une semaine particulièrement dense sur les fronts diplomatique, économique et industriel. La visite du président Kassym-Jomart Tokayev en Allemagne constitue le principal événement international, mais elle s’inscrit dans une dynamique beaucoup plus large : investissements européens, technologies, infrastructures caspiennes, Middle Corridor, innovation, énergie, agriculture et modernisation d’Astana.</p>

<p>Un élément ressort de l’ensemble : Astana cherche de plus en plus à transformer sa diplomatie multivectorielle en partenariats économiques et industriels concrets.</p>

<h2>???? Berlin : la diplomatie multivectorielle devient industrielle</h2>

<p>La visite du président Kassym-Jomart Tokayev en Allemagne a occupé une place centrale dans l’actualité kazakhe.</p>

<p>Le message adressé à Berlin est clair : le Kazakhstan ne souhaite plus seulement être considéré comme un fournisseur de matières premières ou un partenaire énergétique. Il ambitionne de développer avec l’Allemagne une coopération couvrant l’industrie, les technologies, les infrastructures, les matières premières critiques et les chaînes de valeur.</p>

<p>Cette orientation traduit une évolution intéressante de la politique étrangère kazakhe.</p>

<p>La traditionnelle diplomatie « multivectorielle » du pays, longtemps comprise principalement comme une recherche d’équilibre entre Russie, Chine, Occident et puissances régionales, prend progressivement une dimension géoéconomique.</p>

<p>Astana cherche désormais à multiplier non seulement les partenaires, mais aussi les centres d’investissement, de technologie et de production.</p>

<h2>Une plateforme financière Kazakhstan–Allemagne</h2>

<p>Parmi les propositions les plus importantes figure la création d’une <strong>plateforme kazakho-allemande d’investissement et de financement</strong>.</p>

<p>L'objectif serait de mobiliser des capitaux allemands et européens pour financer des projets au Kazakhstan, en combinant investissements privés, cofinancements, garanties et mécanismes de partage des risques.</p>

<p>Plusieurs secteurs sont particulièrement concernés : matières premières critiques, énergie, technologies numériques, infrastructures et grands projets industriels.</p>

<p>L’enjeu dépasse donc les relations bilatérales.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, il s’agit aussi de renforcer son intégration économique avec l’Union européenne et de se positionner comme une plateforme industrielle entre l’Europe et l’Asie.</p>

<h2>???? La Bavière entre dans l’équation technologique</h2>

<p>La coopération avec l’Allemagne ne se limite pas à Berlin.</p>

<p>Les échanges avec la Bavière ont mis en évidence plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée : industrie avancée, microélectronique, automatisation industrielle, agriculture, formation professionnelle et logistique.</p>

<p>La question des semi-conducteurs est particulièrement intéressante.</p>

<p>Pour un pays historiquement associé au pétrole, au gaz, à l’uranium et aux minerais, l’ambition de développer des partenariats dans la microélectronique témoigne d’une volonté de diversification.</p>

<p>L’objectif est également d’attirer davantage d'entreprises bavaroises vers le marché kazakh, avec une perspective qui dépasse les frontières nationales : le Kazakhstan souhaite servir de point d’accès à l’ensemble de l’Asie centrale.</p>

<h2>?? La Belgique apparaît également dans la stratégie kazakhe</h2>

<p>Autre élément notable de la semaine : deux grands groupes belges figurent dans les discussions économiques du Kazakhstan.</p>

<h3>Jan De Nul : la Caspienne et les infrastructures</h3>

<p>Le Kazakhstan et <strong>Jan De Nul</strong> examinent des possibilités de coopération dans les infrastructures de transport et portuaires, l’ingénierie maritime et l’énergie.</p>

<p>Les discussions prennent une dimension stratégique lorsqu’elles sont replacées dans le développement du <strong>Middle Corridor</strong>, la route transcaspienne reliant la Chine et l’Asie centrale à l’Europe via la mer Caspienne, le Caucase et la Turquie.</p>

<p>Dragage, ingénierie hydraulique, infrastructures portuaires et aménagements maritimes constituent précisément des domaines dans lesquels l’expertise du groupe belge peut répondre aux besoins croissants de la région caspienne.</p>

<h3>Katoen Natie : construire les plateformes logistiques de demain</h3>

<p>Le groupe belge <strong>Katoen Natie</strong> apparaît également dans cette dynamique.</p>

<p>Les discussions concernent la logistique, les infrastructures d’entreposage, les terminaux multimodaux et le développement de nouveaux hubs.</p>

<p>Là encore, le Middle Corridor constitue la toile de fond.</p>

<p>Pour que cette route commerciale devienne une véritable alternative logistique entre l’Asie et l’Europe, il ne suffit pas de disposer de voies ferrées et de ports.</p>

<p>Il faut également des terminaux efficaces, des capacités de stockage, des plateformes multimodales, une meilleure digitalisation des flux et une réduction des délais aux frontières.</p>

<p>C’est précisément dans cette infrastructure intermédiaire que des groupes spécialisés comme Katoen Natie peuvent jouer un rôle.</p>

<h2>Le Middle Corridor devient un axe structurant</h2>

<p>Ces discussions avec l’Allemagne et la Belgique révèlent une évolution plus profonde.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche à devenir non seulement un pays de transit, mais un <strong>hub industriel et logistique eurasiatique</strong>.</p>

<p>La différence est importante.</p>

<p>Un pays de transit tire essentiellement des revenus du passage des marchandises. Un hub économique cherche au contraire à capter davantage de valeur : stockage, transformation, production, services logistiques, financement, technologies et distribution.</p>

<p>C’est probablement l’un des enjeux majeurs de la stratégie économique kazakhe des prochaines années.</p>

<h2>? L’ONU salue le rôle diplomatique du Kazakhstan</h2>

<p>Sur le plan diplomatique, le secrétaire général des Nations unies António Guterres a également salué le rôle du Kazakhstan dans le dialogue international.</p>

<p>Le pays continue de cultiver son image de médiateur et de « pont » entre différentes puissances.</p>

<p>Cette diplomatie est cohérente avec la position géographique et politique particulière du Kazakhstan : membre de plusieurs organisations eurasiatiques, voisin direct de la Russie et de la Chine, mais parallèlement partenaire économique croissant de l’Union européenne et des États-Unis.</p>

<p>La capacité à maintenir ces différents canaux constitue l’un des piliers de la politique étrangère kazakhe.</p>

<h2>? Innovation : le Kazakhstan gagne huit places</h2>

<p>Autre indicateur encourageant : le Kazakhstan progresse de <strong>huit positions dans le Global Innovation Index</strong>.</p>

<p>Le pays atteint ainsi son meilleur classement depuis une décennie.</p>

<p>Cette progression est liée notamment à l’adoption technologique, aux productions créatives et à l’évolution de certains indicateurs institutionnels.</p>

<p>Mais le véritable test commencera maintenant.</p>

<p>Progresser dans un classement constitue un signal positif ; transformer cette progression en entreprises innovantes, productivité, recherche appliquée, propriété intellectuelle et exportations technologiques constitue une étape beaucoup plus difficile.</p>

<p>Le défi du Kazakhstan sera donc de transformer les investissements dans la numérisation et l’innovation en gains économiques durables.</p>

<h2>⚡ KIOGE fête trente ans</h2>

<p>Le secteur énergétique demeure parallèlement un pilier incontournable de l’économie.</p>

<p>L’édition 2026 de la <strong>Kazakhstan International Oil and Gas Exhibition — KIOGE</strong> marque les trente ans de cette plateforme de dialogue énergétique.</p>

<p>L’événement intervient à un moment où le Kazakhstan doit gérer plusieurs impératifs simultanément : continuer à attirer les investissements dans les hydrocarbures, développer son industrie gazière et préparer progressivement la transition énergétique.</p>

<p>Cette équation est particulièrement importante pour un pays dont une partie significative des recettes d’exportation reste liée aux ressources naturelles.</p>

<h2>? Plus de 15 millions de tonnes de céréales et de farine exportées</h2>

<p>L’agriculture constitue l’autre grande actualité économique.</p>

<p>Le Kazakhstan a dépassé les <strong>15 millions de tonnes de céréales et de farine exportées</strong>, en équivalent céréales.</p>

<p>Cette performance rappelle que le pays n’est pas seulement une puissance énergétique et minière.</p>

<p>Grâce à l’étendue de ses terres agricoles et à sa production céréalière, il joue également un rôle important dans la sécurité alimentaire régionale.</p>

<p>Mais ici encore, la logistique est déterminante.</p>

<p>La compétitivité des céréales kazakhes dépend directement de la capacité du pays à accéder efficacement aux marchés d’Asie centrale, de Chine, du Caucase, du Moyen-Orient et, potentiellement, d’Europe.</p>

<p>Agriculture et Middle Corridor finissent donc par rejoindre la même problématique : <strong>la connectivité</strong>.</p>

<h2>?️ Astana poursuit sa transformation</h2>

<p>La capitale kazakhe continue parallèlement son développement urbain et son internationalisation.</p>

<p>Astana cherche à consolider son image de capitale moderne et futuriste, caractérisée par une architecture spectaculaire devenue l’un des principaux symboles internationaux du Kazakhstan.</p>

<p>Cette semaine, la dimension touristique a également été mise en avant avec la visibilité internationale accordée à la capitale.</p>

<p>Sur le plan de la mobilité urbaine, le réseau <strong>Tarlan</strong> a franchi le seuil des <strong>10 millions de passagers depuis son lancement</strong>.</p>

<p>Au-delà du chiffre, cette progression traduit l’importance croissante des transports collectifs dans une capitale dont la population et l’étendue urbaine continuent d’augmenter.</p>

<h2>? Tokayev remet le travail et le capital humain au centre</h2>

<p>À l’occasion de la Fête du Travail, Kassym-Jomart Tokayev a également réaffirmé l’importance accordée par l’État aux métiers, aux travailleurs qualifiés et au développement du capital humain.</p>

<p>Ce discours complète assez logiquement les ambitions industrielles présentées en Allemagne.</p>

<p>Attirer des usines, des technologies et des capitaux ne suffit pas : encore faut-il disposer des ingénieurs, techniciens, opérateurs et spécialistes capables de faire fonctionner ces nouvelles activités.</p>

<p>La formation professionnelle devient ainsi une composante essentielle de la stratégie d’industrialisation.</p>

<h2>?️ Le saviez-vous ? La dune qui « chante »</h2>

<p>Le Kazakhstan possède également l’un des phénomènes naturels les plus étonnants d’Asie centrale.</p>

<p>Dans le parc national d’<strong>Altyn-Emel</strong> se trouve la célèbre <strong>Dune chantante</strong>, haute d’environ 150 mètres.</p>

<p>Lorsque le sable sec se déplace sous l’effet du vent ou des pas, la dune peut produire un grondement grave et puissant, parfois comparé au son d’un orgue ou d’un moteur.</p>

<p>Particularité supplémentaire : contrairement à de nombreuses dunes mobiles, celle d’Altyn-Emel reste relativement stable grâce à la configuration géographique et aux vents de la région.</p>

<h2>Analyse — Une semaine qui révèle la nouvelle équation kazakhe</h2>

<p>Pris séparément, ces événements peuvent sembler appartenir à des domaines différents : visite présidentielle en Allemagne, entreprises belges, innovation, céréales, énergie, transports urbains ou tourisme.</p>

<p>Mais mis ensemble, ils dessinent une même trajectoire.</p>

<p>Le Kazakhstan tente de passer progressivement d’un modèle principalement fondé sur <strong>les ressources naturelles et la géographie</strong> à un modèle utilisant ces deux avantages comme leviers pour attirer <strong>capital, industrie, technologie et logistique</strong>.</p>

<p>L’Allemagne apporte potentiellement l’industrie, la technologie et le financement.</p>

<p>La Belgique apporte notamment une expertise de premier plan dans les ports, l’ingénierie maritime et la logistique.</p>

<p>Le Kazakhstan apporte les ressources, le territoire, les infrastructures eurasiatiques et sa position entre Chine, Russie, mer Caspienne et Europe.</p>

<p>Au centre de cette équation se trouve désormais le <strong>Middle Corridor</strong>.</p>

<p>Si Astana réussit à transformer cet axe de transport en véritable corridor économique — avec industrie, transformation, plateformes logistiques, services et investissements autour des infrastructures — le Kazakhstan pourrait capter une part beaucoup plus importante de la valeur créée par les échanges entre l’Asie et l’Europe.</p>

<p>C’est probablement le message essentiel de cette semaine : <strong>le Kazakhstan ne veut plus seulement être situé entre les grandes puissances et les grands marchés. Il cherche à devenir l’un des lieux où ils se rencontrent, investissent et produisent.</strong></p>

<p><strong>Bruxelles Korner</strong><br />
<strong>Kadir Duran</strong><br />
<em>1er octobre 2026</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 20:19:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kazakhstan-quoi-de-neuf-cette-semaine-1er-octobre-2026-issue-no-84-1790875368.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Le Kazakhstan progresse dans les classements de l’innovation. L’épreuve institutionnelle commence</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-progresse-dans-les-classements-de-linnovation-lepreuve-institutionnelle-commence-15230</link>
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                <description><![CDATA[Le Kazakhstan progresse dans les classements de l’innovation. L’épreuve institutionnelle commence

Par Dr Glenn Agung Hole, économiste institutionnel

La progression du Kazakhstan de huit places, au 73e rang de l’Indice mondial de l’innovation 2026, mérite l’attention de Bruxelles. Elle indique une avancée dans une économie dont l’importance pour l’Europe s’accroît. La question du développement qui se pose derrière ce classement est toutefois plus exigeante : quelle part des connaissances et des investissements entrant au Kazakhstan se transforme en capacités durables au sein de ses propres entreprises ?]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:21pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="color:black"><span style="font-size:20.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Le Kazakhstan progresse dans les classements de l’innovation. L’épreuve institutionnelle commence</span></span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><em>Par Dr Glenn Agung Hole, économiste institutionnel</em></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">La progression du Kazakhstan de huit places, au 73e rang de l’Indice mondial de l’innovation 2026, mérite l’attention de Bruxelles. Elle indique une avancée dans une économie dont l’importance pour l’Europe s’accroît. La question du développement qui se pose derrière ce classement est toutefois plus exigeante : quelle part des connaissances et des investissements entrant au Kazakhstan se transforme en capacités durables au sein de ses propres entreprises ?</span></span></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/44367a93-ac57-4bb6-8c59-104aaea18747.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle identifie le Kazakhstan comme le pays ayant enregistré la plus forte progression en Asie centrale et du Sud cette année. Sa méthodologie impose également de la prudence dans les comparaisons annuelles : les classements reflètent l’évolution de la disponibilité des données autant que celle des performances économiques. Cette amélioration constitue un signal encourageant, sans suffire à démontrer une transformation structurelle de l’économie.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Pour un économiste institutionnel, l’enjeu décisif se situe entre l’acquisition de ressources et leur utilisation productive. Un investisseur étranger peut installer des équipements avancés. Une université peut former des ingénieurs. Une agence publique peut financer un programme technologique. La capacité de ces activités à se renforcer mutuellement dépend de dispositifs souvent moins visibles que l’annonce d’un investissement : des contrats effectivement applicables, des incitations commerciales crédibles et des organisations capables de maintenir la coopération lorsque leurs dirigeants changent.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">J’emploie la notion de capital institutionnel pour désigner cette capacité accumulée à coordonner l’activité économique et à conserver les connaissances qu’elle produit. Elle se construit par des coopérations répétées, dans un cadre de règles auxquelles les participants peuvent se fier. Lorsque ces relations fonctionnent, un investissement peut diffuser des apprentissages dans un réseau de fournisseurs. Lorsqu’elles restent fragiles, le même investissement peut générer une production importante tout en laissant relativement peu de compétences hors des activités de l’investisseur.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Cette distinction compte pour le Kazakhstan, car l’intégration internationale peut prendre des formes très différentes. Un corridor de transport ouvre l’accès aux marchés ; cet accès devient plus précieux lorsque les entreprises nationales peuvent satisfaire les normes qui y sont exigées. Une technologie importée accroît le potentiel productif, mais sa contribution à l’ensemble de l’économie dépend de la capacité des salariés locaux à l’adapter et des fournisseurs à acquérir les compétences nécessaires à son fonctionnement. La diversification économique suppose ces évolutions au sein des entreprises, dans la durée.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">L’Europe a un intérêt direct dans ce processus. Lors de la visite du président Kassym-Jomart Tokaïev à Bruxelles, le 23 juin, les dirigeants européens et kazakhs ont réaffirmé leur coopération dans les matières premières critiques, l’énergie et les transports, ainsi que dans la numérisation et les technologies émergentes. Ils ont également salué l’élargissement de la coopération scientifique et éducative. Le partenariat dispose ainsi d’une base pour relier l’investissement industriel aux institutions qui permettent aux connaissances de circuler.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Les incitations économiques doivent être examinées attentivement. Une entreprise européenne peut avoir de bonnes raisons de recourir à ses fournisseurs internationaux habituels plutôt que d’en développer de nouveaux sur place. Une université kazakhe peut récompenser la publication scientifique plus clairement que la collaboration durable avec l’industrie. Une jeune entreprise peut éprouver des difficultés à financer la certification nécessaire à son premier contrat d’exportation. Chaque décision peut être rationnelle pour l’organisation concernée, tout en limitant collectivement le développement des capacités nationales.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">L’action publique devrait s’attaquer à ces obstacles précis. Le développement des fournisseurs est plus crédible lorsqu’il comprend une assistance technique et une trajectoire réaliste vers la compétitivité. La recherche conjointe exige des accords sur la propriété intellectuelle et l’accès aux équipements avant le lancement du projet. La commande publique peut offrir un premier débouché à une technologie émergente, à condition que la sélection reste transparente et que les contrats ne soustraient pas indéfiniment les entreprises à la concurrence. L’objectif est de rendre l’apprentissage économiquement viable.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Les universités ont ici un rôle particulièrement important. Leur contribution dépasse la formation de diplômés ou la signature d’accords de coopération. Un travail suivi avec les entreprises permet aux chercheurs de comprendre les problèmes de production et aide les entreprises à repérer les connaissances qu’elles pourraient mobiliser. Cela exige du temps, des modalités de financement adaptées et une reconnaissance professionnelle pour les universitaires qui s’y engagent. Un partenariat qui n’existe que sur le papier contribue peu à la capacité d’innovation d’une économie.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Le financement doit aussi correspondre au stade de développement. Le capital-risque peut soutenir certaines entreprises technologiques, mais de nombreux fournisseurs industriels ont besoin de crédits à long terme, de financement d’équipements ou de ressources pour le développement appliqué. Ramener chaque problème d’innovation à un manque d’investissement dans les jeunes pousses risque de négliger les entreprises établies capables d’améliorer leur productivité grâce à des changements technologiques relativement modestes. La politique d’innovation doit également les atteindre.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Il faut, en parallèle, évaluer honnêtement les aides publiques. Les programmes doivent démontrer qu’ils suscitent des investissements privés supplémentaires, des applications commerciales réussies et un renforcement des compétences des entreprises. La visibilité politique renseigne mal sur la valeur économique. Les pouvoirs publics doivent pouvoir réviser les dispositifs décevants et mettre fin au soutien lorsque la dépendance remplace l’apprentissage. Des règles prévisibles et l’ouverture à de nouveaux entrants contribuent à empêcher que le développement industriel ne serve à protéger les acteurs en place.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Pour l’Union européenne, cette approche donnerait aussi un contenu concret au partenariat stratégique. Les entreprises européennes bénéficient de fournisseurs locaux plus fiables et techniquement plus compétents. Le Kazakhstan acquiert une base productive plus large et une capacité accrue à négocier ses relations économiques futures. Ces bénéfices réciproques dépendent de la conception de chaque projet, notamment de ses engagements de formation et de ses relations avec la recherche ; ils ne découleront pas automatiquement du volume des investissements.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">La prochaine phase devrait donc être évaluée à partir de changements observables dans l’économie kazakhe. Un fournisseur national peut-il obtenir des contrats plus exigeants ? Un partenariat universitaire peut-il déboucher sur une technologie effectivement utilisée par une entreprise ? Une entreprise en croissance peut-elle se financer sans dépendre d’un accès personnel aux décideurs ? Les réponses à ces questions nous apprendraient bien davantage sur la solidité des progrès qu’un nouveau mouvement dans un palmarès international.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">L’accès au 73e rang offre une occasion utile de les poser. Le Kazakhstan peut mettre ses relations internationales croissantes au service d’un approfondissement de ses compétences nationales. L’Europe peut y contribuer en intégrant concrètement cette ambition à sa coopération. L’acquis durable serait une économie dans laquelle les entreprises continuent d’apprendre et de rester compétitives après l’achèvement du premier projet d’investissement.</span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><strong>Sources</strong></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">WIPO — Global Innovation Index 2026<br />
<span style="font-size:8.0pt">https://www.wipo.int/web-publications-preview/global-innovation-index-2026/en/gii-2026-results.html</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">European Council — Joint statement, 23 June 2026<br />
<span style="font-size:8.0pt">https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/06/23/strengthening-the-strategic-partnership-between-the-european-union-and-kazakhstan/</span></span></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 01:58:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/le-kazakhstan-progresse-dans-les-classements-de-linnovation-lepreuve-institutionnelle-commence-1790809347.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Tajikistan’s Investment Surge: Can the Capital Boom Turn into Sustainable Growth?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-investment-surge-can-the-capital-boom-turn-into-sustainable-growth-15227</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistans-investment-surge-can-the-capital-boom-turn-into-sustainable-growth-15227</guid>
                <description><![CDATA[Tajikistan’s Investment Surge: Can the Capital Boom Turn into Sustainable Growth?
By Abdulhamid Hameed Al-Kba
Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan

When I look at Tajikistan’s investment figures, I do not stop at the size of the increase alone. I try to understand what they say about the direction of the economy and its ability to keep growing.

In July 2026, capital investment from all financing sources reached about 5.7 billion somoni (roughly $618 million), 2.4 times the level recorded in July 2025. From January to July, the total came to around 25.5 billion somoni (about $2.8 billion), one and a half times the amount for the same period a year earlier.

These are not just statistical jumps; they point to a real acceleration in the pulse of Tajikistan’s economy.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Tajikistan’s Investment Surge: Can the Capital Boom Turn into Sustainable Growth?</h1>

<p><strong>By Abdulhamid Hameed Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/58bb681f-3065-489a-9597-5f15d53aa89a.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>When I look at Tajikistan’s investment figures, I do not stop at the size of the increase alone. I try to understand what they say about the direction of the economy and its ability to keep growing.</p>

<p>In July 2026, capital investment from all financing sources reached about <strong>5.7 billion somoni (roughly $618 million)</strong>, <strong>2.4 times the level recorded in July 2025</strong>. From January to July, the total came to around <strong>25.5 billion somoni (about $2.8 billion)</strong>, one and a half times the amount for the same period a year earlier.</p>

<p>These are not just statistical jumps; they point to a real acceleration in the pulse of Tajikistan’s economy.</p>

<h2>A clear acceleration in investment</h2>

<p>Placed in their time context, the acceleration becomes clearer.</p>

<p>In January–May 2026, investment grew by <strong>19.2 percent to 10.8 billion somoni</strong>. In the first half of the year it reached <strong>14.1 billion somoni, up 18.4 percent</strong>.</p>

<p>In 2025, by contrast, the rise in July was only <strong>16.2 percent</strong>, and the first seven months saw growth of <strong>20.9 percent</strong>.</p>

<p>What we are seeing now is not a linear extension of previous trends but a distinct leap.</p>

<p>The average monthly investment over the first seven months stands close to <strong>3.6 billion somoni</strong>. If that rate continues through the end of the year, the annual total could approach <strong>43.7 billion somoni</strong>. If the July pace holds for the remaining five months, the figure could exceed <strong>54 billion somoni</strong>.</p>

<p>These are trend estimates only. The final number will depend on the timing of major project financing and on how effectively the implementing agencies turn plans into reality.</p>

<h2>Private investment begins to gain ground</h2>

<p>What draws attention more than the overall volume is the structure of financing.</p>

<p>Data for the first half of 2026 showed a striking convergence between business and government investment, with the private sector edging slightly ahead: <strong>business investment reached about 6.46 billion somoni (45.8 percent)</strong> against <strong>6.36 billion for the government (45.1 percent)</strong>, while the share of foreign investment fell to roughly <strong>8.9 percent</strong> after standing higher the previous year.</p>

<p>This shift matters.</p>

<p>It suggests the economy is beginning to move a little away from near-total reliance on public spending. At the same time, the decline in the foreign share is a reminder that attracting stable inflows from abroad remains an ongoing challenge.</p>

<h2>Growth, but with structural vulnerabilities</h2>

<p>In my view the increase is clearly positive. It supports construction, infrastructure development and industrial projects, and it may create jobs and broaden the productive base.</p>

<p>At the same time, sustainability remains conditional on several structural factors: <strong>heavy dependence on remittances from migrant workers, a narrow export base, and the continuing need to finance large-scale projects such as the Rogun hydropower plant</strong>.</p>

<p>Monthly investment volumes can fluctuate according to the timing of funding and the launch or completion of individual projects. Any delay in flows could push the figures back toward more modest levels.</p>

<h2>Credit ratings send a positive signal</h2>

<p>Credit ratings reflect part of this picture.</p>

<p>In March 2026, <strong>Moody’s raised Tajikistan’s sovereign rating to B2 with a stable outlook</strong>, citing sustained growth and improved fiscal management.</p>

<p>In August, <strong>Standard &amp; Poor’s lifted the rating to B+ with a stable outlook</strong> as well, pointing to a stronger external position and relatively lower public debt.</p>

<p>These upgrades signal an improved assessment of sovereign risk by the agencies. They do not, however, mean that every investment project enjoys the same level of viability or that the economy has moved beyond the challenges of diversification.</p>

<h2>The real test: diversification</h2>

<p>Indicators of economic growth reinforce this picture.</p>

<p>Growth exceeded <strong>8 percent in the first half of 2026</strong>, supported by industry, agriculture, trade and investment. International institutions such as the World Bank point to annual growth in the range of roughly <strong>6.5 to 7 percent for 2026</strong> after several years of higher rates.</p>

<p>Such forecasts change with the date of each report, and the real test remains translating the investment momentum into genuine diversification of the productive base.</p>

<h2>Three conditions for sustainable success</h2>

<p>In my assessment, three factors will decide whether these figures become a story of lasting success.</p>

<p><strong>First</strong> is the private sector’s ability to remain in the lead and avoid a return to near-total reliance on government spending.</p>

<p><strong>Second</strong> is success in attracting more stable and less volatile foreign direct investment.</p>

<p><strong>Third</strong> is the management of financial risks with realism rather than excessive optimism, especially given the large financing needs of strategic projects.</p>

<h2>An opportunity that requires careful management</h2>

<p>In the end, the numbers are speaking loudly this year.</p>

<p>But volume alone is not enough.</p>

<p>What matters is what remains after the noise settles: <strong>will these investments become an economic root that gives the country real productive capacity, or merely a temporary wave that leaves behind debt or unfinished projects?</strong></p>

<p>That question, not the figure itself, is what deserves attention in the months and years ahead.</p>

<p><strong>Tajikistan has an opportunity. An opportunity always needs a careful hand, not quick applause.</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 01:16:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan–Allemagne : Tokayev veut transformer le partenariat économique en alliance industrielle et financière</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstanallemagne-tokayev-veut-transformer-le-partenariat-economique-en-alliance-industrielle-et-financiere-15226</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstanallemagne-tokayev-veut-transformer-le-partenariat-economique-en-alliance-industrielle-et-financiere-15226</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan–Allemagne : Tokayev veut transformer le partenariat économique en alliance industrielle et financière

KAZAKHSTAN–ALLEMAGNE : LES ÉCHANGES COMMERCIAUX DÉPASSENT 2,6 MILLIARDS DE DOLLARS EN SEPT MOIS]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size:26px">Kazakhstan–Allemagne : Tokayev veut transformer le partenariat économique en alliance industrielle et financière</span></strong></p>

<p><strong><span style="font-size:26px">KAZAKHSTAN–ALLEMAGNE : LES ÉCHANGES COMMERCIAUX DÉPASSENT 2,6 MILLIARDS DE DOLLARS EN SEPT MOIS</span></strong></p>

<p>Les relations économiques et commerciales entre le Kazakhstan et l’Allemagne poursuivent leur développement.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/825336862_1086662257478741_7653836823492561706_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Lors de la rencontre à Berlin entre le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, les deux dirigeants ont notamment abordé les relations commerciales et les investissements entre leurs pays.</p>

<p>Selon les chiffres communiqués par le président Tokaïev, le volume des échanges commerciaux entre le Kazakhstan et l’Allemagne a atteint 4,5 milliards de dollars en 2025. Au cours des sept premiers mois de 2026, le commerce bilatéral a déjà dépassé 2,6 milliards de dollars.</p>

<p>Plus de 1 400 entreprises à capitaux allemands sont enregistrées au Kazakhstan. Le montant total des investissements allemands réalisés au Kazakhstan au cours des vingt dernières années s’élèverait par ailleurs à environ 8 milliards de dollars.</p>

<p>Les discussions ont également porté sur le renforcement de la coopération dans d’autres domaines, notamment l’enseignement supérieur, la santé et la culture.</p>

<p><a href="https://www.facebook.com/hashtag/kazakhstan?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Kazakhstan</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/allemagne?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Allemagne</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/tokayev?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Tokayev</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/%C3%A9conomie?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Économie</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/commerce?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Commerce</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/investissements?__cft__[0]=AZiBVkPZGQzs2oBg08zVI54aIb24XZXTxb-1MePoVOVYvxWyIe9hnLDAY2RSrDwKES-9_rDfFgQvmzF3De7jJvjRv_ma9n6EiWD78MKmCNLYm683Y1u4mY8k5GEmkhiPZKQBX5yUNCrNgTpZNn6ARHhIgfHnwA3b&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Investissements</a></p>

<p>Je peux aussi en faire une version journalistique Bruxelles Korner, plus développée et contextualisée sur l’axe économique Kazakhstan–Allemagne–Union européenne..."</p>

<p>Matières premières critiques, financement, intelligence artificielle, énergie, infrastructures : à Berlin, Kassym-Jomart Tokayev propose une plateforme financière commune qui pourrait donner une nouvelle dimension aux relations entre le Kazakhstan, l’Allemagne et, au-delà, l’Union européenne.</p>

<p>Analyse de Kadir Duran — Bruxelles Korner</p>

<p>BERLIN — 29 septembre 2026. La visite officielle de Kassym-Jomart Tokayev en Allemagne ne se résume pas à une nouvelle séquence diplomatique entre Astana et Berlin. Derrière les rencontres politiques apparaît une ambition économique beaucoup plus structurée : rapprocher les ressources et les capacités d’investissement du Kazakhstan du capital, de la technologie et du savoir-faire industriel allemand.</p>

<p>Le président kazakh a ainsi proposé la création d’une plateforme d’investissement et de financement Kazakhstan–Allemagne, associant capitaux allemands et européens, cofinancements kazakhs, garanties publiques et mécanismes de partage des risques. La proposition a été formulée lors d’une rencontre à Berlin avec des responsables d’associations économiques et d’institutions financières allemandes. (<a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2FAkorda.kz%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAcGRvZgVicmlkETFTdndGZGw5OWhYcFFlN1d6c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHnZOJ-yGBWF5LnbMhzEFHQHPEfLZTqh3YvAzHC9N5Clo2vA--uOsvsA36zPp_aem_QQ_myNijRsYjX7vXWLwMQw&amp;h=AUBVmxBvcBTgjsVZLM5AXjCr1Fwwk1JZcWtsWtYovqEKUSSIP8UD3MqHNonSJSYyS3aVgeiUUzjNHdExWzr3SzDhB4dUOYn46AF4yf4wMmxKBN6H6W5MO_znYW4XXYWBlhujSWYc0comMgKBkp23HJ5JcXPNpb1r&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AUB4U-Dk3bT7vw_SLqI-z0GuCwTfKRdq0Wy9bLh3dMsYzShT7Jt3YRoL_M4Fj--6tLtG07sQJ8IHXjxGiJyIIGhC-rNzvc98CPh5ufpMQnIXCrve1TJzAuGOKIGzPI2VqvncdRBl3EBKPlcsQbTme-7aO2guf8UV2tV1V4xKzI0sBtizQf8Aii71GkpR-B0" rel="nofollow" tabindex="0" target="_blank">Akorda.kz</a>⁠￼)</p>

<p>Ce mécanisme mérite attention car il pourrait faire évoluer la relation bilatérale d’une logique essentiellement commerciale vers une logique de co-investissement industriel.</p>

<p>Le Kazakhstan ne veut plus seulement exporter ses matières premières</p>

<p>C’est probablement l’un des éléments essentiels du message de Tokayev.</p>

<p>Le Kazakhstan possède une importante base de ressources naturelles. Mais Astana cherche progressivement à attirer davantage d’investissements dans la transformation industrielle, les infrastructures, la technologie, l’énergie et les services financiers.</p>

<p>Dans cette stratégie, l’Allemagne représente un partenaire particulièrement intéressant : puissance industrielle, ingénierie, banques, entreprises technologiques et surtout son Mittelstand, ce réseau de PME et d’entreprises intermédiaires spécialisées qui constitue l’une des particularités du modèle industriel allemand.</p>

<p>Tokayev l’a explicitement présenté comme une expérience dont le Kazakhstan souhaite s’inspirer dans sa propre modernisation économique. (The Astana Times⁠￼)</p>

<p>La plateforme proposée doit précisément faciliter le passage entre deux mondes qui disposent d’atouts complémentaires : d’un côté, le financement, les technologies et l’ingénierie européennes ; de l’autre, les ressources naturelles, les besoins d’infrastructures et la position géographique du Kazakhstan.</p>

<p>Baiterek au centre du dispositif</p>

<p>Le projet prévoit notamment un rôle pour le holding public kazakh Baiterek, qui pourrait participer à la structuration des investissements.</p>

<p>L’idée avancée à Berlin consiste à associer ces mécanismes kazakhs aux instruments allemands de crédit à l’exportation et d’assurance des investissements, ainsi qu’aux institutions financières internationales présentes au Kazakhstan. (The Astana Times⁠￼)</p>

<p>Ce point est déterminant.</p>

<p>L’un des principaux obstacles aux grands investissements internationaux dans les économies émergentes reste le risque : risque financier, réglementaire, monétaire ou lié à la durée des projets.</p>

<p>En partageant ces risques entre institutions kazakhes, banques allemandes, garanties publiques et institutions financières internationales, Astana cherche à rendre certains projets plus facilement finançables.</p>

<p>Tokayev affirme d’ailleurs que les institutions kazakhes de développement ont mobilisé environ 20 milliards de dollars de soutien à l’économie l’année dernière.</p>

<p>La Banque de développement du Kazakhstan aurait également attiré plus de 1,2 milliard de dollars auprès d’institutions telles que Deutsche Bank, Helaba, LBBW, Commerzbank et KfW pour financer des projets industriels, énergétiques et d’infrastructures. (The Astana Times⁠￼)</p>

<p>La plateforme proposée à Berlin chercherait donc moins à partir de zéro qu’à institutionnaliser et amplifier des circuits financiers déjà existants.</p>

<p>Les matières premières critiques : le véritable enjeu stratégique</p>

<p>Derrière les investissements apparaît surtout un enjeu géoéconomique majeur : les matières premières critiques.</p>

<p>L’Union européenne cherche depuis plusieurs années à diversifier ses approvisionnements nécessaires aux batteries, aux technologies numériques, aux énergies renouvelables et à différentes industries stratégiques.</p>

<p>Le Kazakhstan occupe ici une place particulière.</p>

<p>Dès novembre 2022, Bruxelles et Astana ont signé un partenariat stratégique consacré aux matières premières durables, aux batteries et à l’hydrogène renouvelable. L’objectif européen est notamment de construire des chaînes d’approvisionnement plus sûres et plus diversifiées. (Trade and Economic Security⁠￼)</p>

<p>Ce partenariat ne concerne pas seulement l’extraction.</p>

<p>Il prévoit également la transformation des matières premières, le recyclage, la modernisation des technologies minières, la recherche, les investissements privés et le développement de chaînes de valeur industrielles. (International Partnerships⁠￼)</p>

<p>Autrement dit, la relation Kazakhstan–Allemagne s’insère dans une stratégie européenne beaucoup plus large.</p>

<p>Pour Berlin, sécuriser l’accès aux ressources nécessaires à son industrie constitue un enjeu économique.</p>

<p>Pour Astana, l’objectif est différent mais complémentaire : utiliser ses ressources pour attirer capital, technologies et capacités industrielles.</p>

<p>Le facteur géopolitique</p>

<p>Cette coopération intervient également dans un environnement international profondément transformé.</p>

<p>L’Europe cherche à réduire certaines dépendances stratégiques et à diversifier ses chaînes d’approvisionnement. Dans le même temps, le Kazakhstan poursuit une politique étrangère multi-vectorielle et cherche à approfondir ses relations économiques avec l’Union européenne tout en conservant ses relations avec la Chine, la Russie et d’autres puissances.</p>

<p>Le rapprochement avec l’Allemagne s’inscrit dans cette logique.</p>

<p>Berlin avait d’ailleurs annoncé avant la rencontre entre Tokayev et le chancelier Friedrich Merz que les discussions porteraient notamment sur le développement du partenariat bilatéral dans l’énergie et les matières premières, mais également sur la coopération régionale en Asie centrale et les questions de sécurité internationale. (Bundesregierung⁠￼)</p>

<p>Le Kazakhstan peut ainsi devenir simultanément un fournisseur de matières premières, une plateforme industrielle et un corridor entre l’Asie et l’Europe.</p>

<p>Le corridor transcaspien complète l’équation</p>

<p>La géographie donne ici au Kazakhstan un avantage supplémentaire.</p>

<p>L’Union européenne investit dans le développement du corridor de transport transcaspien, également appelé Middle Corridor, reliant l’Asie centrale à l’Europe via la mer Caspienne, le Caucase et la Türkiye.</p>

<p>L’objectif européen est de créer un axe moderne permettant de relier l’Europe et l’Asie centrale en environ 15 jours. (International Partnerships⁠￼)</p>

<p>Lors du forum consacré à cette connectivité en 2024, les partenaires internationaux avaient annoncé des engagements représentant environ 10 milliards d’euros pour le développement de transports durables en Asie centrale. (International Partnerships⁠￼)</p>

<p>L’intérêt dépasse donc largement le transport.</p>

<p>Si l’Europe souhaite importer davantage de matières premières ou de produits transformés depuis l’Asie centrale, elle doit disposer d’une infrastructure logistique fiable permettant de les acheminer.</p>

<p>Matières premières + industrie + financement + transport : c’est cette combinaison qui donne sa dimension stratégique au rapprochement Kazakhstan–Allemagne.</p>

<p>L’intelligence artificielle entre dans le partenariat</p>

<p>Autre élément significatif de la visite : l’intelligence artificielle et l’économie numérique.</p>

<p>Tokayev a invité les entreprises allemandes à participer au développement kazakh dans les centres de données, l’efficacité énergétique, le cloud et la cybersécurité.</p>

<p>La fintech constitue également une priorité.</p>

<p>Astana veut notamment développer les technologies de paiement et la tokenisation des actifs, puis éventuellement déployer ces solutions à l’échelle régionale. (The Astana Times⁠￼)</p>

<p>Cela montre que la stratégie kazakhe ne repose plus uniquement sur les hydrocarbures et l’exploitation minière.</p>

<p>Le pays cherche à associer ses ressources naturelles à une deuxième transformation : numérique, financière et technologique.</p>

<p>Alatau City : laboratoire du Kazakhstan de demain</p>

<p>C’est dans cette perspective que Tokayev a présenté Alatau City aux investisseurs allemands.</p>

<p>Le projet doit devenir une ville intelligente et un nouveau centre économique capable d’attirer les capitaux internationaux.</p>

<p>La stratégie officielle kazakhe prévoit notamment d’y développer les actifs numériques, la tokenisation de l’économie réelle et une nouvelle architecture financière. (Mirror Akorda⁠￼)</p>

<p>Tokayev propose donc aux investisseurs allemands non seulement des mines, des infrastructures ou des centrales énergétiques, mais également une participation à la construction d’un nouvel écosystème urbain, financier et technologique.</p>

<p>De fournisseur de ressources à partenaire industriel ?</p>

<p>C’est probablement ici que se trouve la question centrale.</p>

<p>Pendant longtemps, les relations économiques entre l’Europe et de nombreux pays riches en matières premières ont reposé sur un modèle relativement simple : extraire, exporter, transformer ailleurs.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche manifestement à modifier cette équation.</p>

<p>Astana veut davantage de transformation locale, de technologies, d’industries et de chaînes de valeur implantées sur son territoire.</p>

<p>L’Allemagne, de son côté, cherche des partenaires capables de contribuer à la sécurité de ses approvisionnements industriels tout en offrant de nouveaux débouchés à ses entreprises.</p>

<p>Les intérêts peuvent donc converger.</p>

<p>Mais la réussite dépendra de la transformation des annonces politiques en projets bancables, de la stabilité du cadre réglementaire, des infrastructures disponibles et de la capacité à construire des chaînes industrielles économiquement compétitives.</p>

<p>Berlin–Astana : une relation qui dépasse désormais les deux capitales</p>

<p>La proposition formulée par Tokayev doit finalement être observée dans un cadre plus large.</p>

<p>Il ne s’agit plus seulement d’une relation entre l’Allemagne et le Kazakhstan.</p>

<p>Il s’agit progressivement d’une articulation entre l’Union européenne et l’Asie centrale autour de quatre infrastructures stratégiques :</p>

<p>les matières premières, les corridors de transport, l’énergie et les technologies numériques.</p>

<p>Le Kazakhstan se trouve géographiquement au centre de cette nouvelle architecture.</p>

<p>Et l’Allemagne possède une partie du capital, des technologies, des entreprises et de l’ingénierie nécessaires pour la développer.</p>

<p>La plateforme financière proposée par Tokayev pourrait ainsi devenir un instrument concret permettant de transformer cette complémentarité théorique en investissements.</p>

<p>La question sera désormais de savoir combien de projets industriels sortiront effectivement des déclarations de Berlin.</p>

<p>Car c’est à ce niveau que se mesurera la véritable portée du nouveau partenariat économique entre le Kazakhstan et l’Allemagne.</p>

<p>Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner</p>

<p>Sources principales : Présidence du Kazakhstan — Akorda⁠￼ · Gouvernement fédéral allemand⁠￼ · Commission européenne — partenariat UE–Kazakhstan⁠￼ · Commission européenne — corridor transcaspien⁠￼ · The Astana Times⁠￼.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 21:07:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/kazakhstanallemagne-tokayev-veut-transformer-le-partenariat-economique-en-alliance-industrielle-et-financiere-1790791721.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-15139</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-15139</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:22px"><strong>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?</strong></span></p>

<p>Kazakhstan in Focus | Bruxelles Korner</p>

<p>Édition du 27 septembre 2026 — D’après la newsletter du 24 septembre, n° 83</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/825329263_2936727676701260_171903972085425473_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Une semaine marquée par le deuil, mais aussi par la poursuite des transformations institutionnelles, économiques et numériques. Du nouveau Conseil du peuple à la préservation de la biodiversité, voici les principaux sujets à retenir.</p>

<p><img alt="?️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7d/1/16/1f56f.png" style="height:16px; width:16px" /> Drame en mer Caspienne : une journée de deuil national</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokayev a décrété le 25 septembre journée de deuil national, après la mort de militaires lors d’exercices en mer Caspienne.</p>

<p>Au-delà des annonces officielles, cette tragédie laisse des familles endeuillées et d’autres confrontées à l’attente de nouvelles de leurs proches.</p>

<p>Bruxelles Korner et Kadir Duran adressent leurs sincères condoléances aux familles des victimes et expriment leur solidarité au peuple kazakh.</p>

<p><img alt="?️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t89/1/16/1f3db.png" style="height:16px; width:16px" /> Conseil du peuple : des réformes à leur mise en œuvre</p>

<p>Le président Tokayev a présenté le nouveau Conseil du peuple comme un canal de dialogue direct entre l’État et la société, dans le prolongement des réformes institutionnelles du pays.</p>

<p>Le message politique est désormais centré sur les résultats : croissance économique, développement social et capacité des institutions à répondre aux attentes de la population.</p>

<p>L’enjeu : traduire la réorganisation institutionnelle en améliorations concrètes de la vie quotidienne, tout en renforçant la place du Kazakhstan comme puissance intermédiaire sur la scène internationale.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/taa/1/16/1f4ca.png" style="height:16px; width:16px" /> Sept ans de transformation économique en chiffres</p>

<p>Le bilan présenté dans cette édition met en avant un PIB d’environ 306 milliards de dollars, ainsi qu’une progression de l’industrie manufacturière, des investissements et des réserves internationales.</p>

<p>Il souligne également les réformes institutionnelles, le programme « Fonds national pour les enfants », ainsi que les investissements dans l’éducation et les infrastructures.</p>

<p>Ces indicateurs dessinent une trajectoire de transformation. Pour en apprécier pleinement les effets, leur lecture doit aussi tenir compte du pouvoir d’achat, de la qualité des emplois et de la répartition des progrès entre les régions.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t36/1/16/1f916.png" style="height:16px; width:16px" /> Un mois national consacré à l’intelligence artificielle</p>

<p>Le Kazakhstan lance « AI Month 2026 », un programme national inscrit dans l’Année de la numérisation.</p>

<p>Au programme : hackathons, conférences sur la cybersécurité, compétitions de robotique et rencontres consacrées à l’investissement.</p>

<p>L’objectif affiché est d’accélérer la transformation numérique des principaux secteurs économiques, tout en mobilisant les compétences et les porteurs de projets.</p>

<p>Le défi : faire passer l’intelligence artificielle des démonstrations aux usages concrets, dans les entreprises comme dans les services.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t2d/1/16/1f3ac.png" style="height:16px; width:16px" /> Almaty veut mettre son cinéma à l’honneur</p>

<p>Les autorités d’Almaty ont annoncé un projet de parc consacré au cinéma kazakh, baptisé « Kazakhfilm ».</p>

<p>Cet espace public devrait accueillir des installations interactives, des zones thématiques et un amphithéâtre en plein air, pour faire découvrir l’histoire et le patrimoine cinématographiques du pays.</p>

<p>Une initiative qui associe culture, transmission et attractivité urbaine, en donnant au public un nouveau lieu de rencontre avec le cinéma national.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t1e/1/16/1f33f.png" style="height:16px; width:16px" /> Des koulans réintroduits dans la réserve d’Ile-Balkhach</p>

<p>Un groupe de koulans, les ânes sauvages d’Asie centrale, a été relâché dans la réserve naturelle d’Ile-Balkhach.</p>

<p>Cette opération s’inscrit dans un programme de restauration des écosystèmes et de préservation de la biodiversité.</p>

<p>Elle rappelle une autre dimension de l’avenir du Kazakhstan : protéger ses espaces naturels et permettre le retour d’espèces dans leurs habitats.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t3c/1/16/1f34e.png" style="height:16px; width:16px" /> Le saviez-vous ? Le Kazakhstan, un berceau de la pomme</p>

<p>Les montagnes du Tian Shan, dans le sud-est du Kazakhstan, abritent le Malus sieversii, un pommier sauvage présenté comme l’un des principaux ancêtres de nos pommes cultivées.</p>

<p>Ce patrimoine naturel fait écho au nom d’Almaty, associé aux pommes et généralement compris comme « lieu riche en pommes ».</p>

<p>Derrière ce fruit du quotidien se cache ainsi une histoire qui relie l’Asie centrale aux vergers du monde entier.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le regard de Bruxelles Korner</p>

<p>Cette édition juxtapose le temps du recueillement et celui des transformations. Institutions, économie, intelligence artificielle, culture et biodiversité dessinent les différentes ambitions du pays. Leur portée se mesurera à la continuité des actions engagées et aux résultats perceptibles pour la population.</p>

<p>Kadir Duran | Bruxelles Korner</p>

<p>Comprendre le Kazakhstan depuis Bruxelles.</p>

<p>Source : « Kazakhstan in Focus: Key Developments at a Glance », 24 septembre 2026, n° 83. Adaptation et mise en perspective à partir des éléments transmis.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:49:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-1790632246.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Alerte OCS — Islamabad ouvre la phase de programmation de sa présidence 2026-2027</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/alerte-ocs-islamabad-ouvre-la-phase-de-programmation-de-sa-presidence-2026-2027-15138</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/alerte-ocs-islamabad-ouvre-la-phase-de-programmation-de-sa-presidence-2026-2027-15138</guid>
                <description><![CDATA[Alerte OCS — Islamabad ouvre la phase de programmation de sa présidence 2026-2027]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Alerte OCS — Islamabad ouvre la phase de programmation de sa présidence 2026-2027</strong></span></p>

<p>Une évolution institutionnelle significative justifie cette notification : le Conseil des coordinateurs nationaux de l’Organisation de coopération de Shanghai se réunit à Islamabad du 28 au 30 septembre 2026, pour sa première session sous présidence pakistanaise. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères confirme que les dix États membres et le Secrétariat de l’OCS participent aux travaux.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/827995595_1112826904634584_6977761751812201250_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>L’enjeu est plus important qu’une réunion préparatoire ordinaire. Les coordinateurs doivent examiner et structurer le programme d’activités de toute la présidence pakistanaise, préparer les prochaines réunions de haut niveau et coordonner les dossiers inscrits à l’agenda de l’organisation. C’est donc à ce niveau que les orientations politiques adoptées à Bichkek le 1er septembre commencent à être transformées en calendrier institutionnel pour 2026-2027.</p>

<p>Islamabad confirme quatre priorités transversales : connectivité régionale, innovation, coopération économique et contacts entre les populations, sous le thème « Turning Vision into Action: Connectivity, Innovation and Shared Prosperity ». Cette programmation doit conduire au prochain Conseil des chefs d’État de l’OCS, que le Pakistan accueillera en août 2027 — précision importante, puisque septembre 2027 avait auparavant été évoqué dans certaines informations préparatoires.</p>

<p>Sur les dossiers que nous suivons spécifiquement — Banque de développement, infrastructure souveraine d’IA, corridor numérique, connectivité et nouvelles structures de sécurité — aucune nouvelle décision définitive n’est encore annoncée dans le communiqué d’ouverture du 27 septembre. La réunion se poursuit jusqu’au 30 septembre ; ce seront donc surtout ses conclusions qui permettront de déterminer si certaines propositions pakistanaises deviennent officiellement des projets communs de l’OCS.</p>

<p>Le changement substantiel est néanmoins institutionnel : la présidence pakistanaise entre maintenant dans sa phase formelle de programmation, avec les coordinateurs des dix États autour de la table. Après Bichkek, l’enjeu n’est plus seulement de définir des priorités, mais de décider quels projets seront effectivement inscrits au programme 2026-2027 et conduits jusqu’au sommet d’Islamabad d’août 2027.</p>

<p>Communiqué officiel du ministère pakistanais des Affaires étrangères — Conseil des coordinateurs nationaux de l’OCS</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:44:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/alerte-ocs-islamabad-ouvre-la-phase-de-programmation-de-sa-presidence-2026-2027-1790631942.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : Aidos Myrzakhmetov nommé à la Défense, une réforme militaire demandée sous dix jours</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-aidos-myrzakhmetov-nomme-a-la-defense-une-reforme-militaire-demandee-sous-dix-jours-15136</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-aidos-myrzakhmetov-nomme-a-la-defense-une-reforme-militaire-demandee-sous-dix-jours-15136</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : Aidos Myrzakhmetov nommé à la Défense, une réforme militaire demandée sous dix jours]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:26px"><strong>Kazakhstan : Aidos Myrzakhmetov nommé à la Défense, une réforme militaire demandée sous dix jours</strong></span></p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokayev a nommé, le 27 septembre 2026, Aidos Myrzakhmetov ministre de la Défense, en remplacement de Dauren Kosanov. Cette nomination est confirmée par le site officiel du gouvernement kazakh. Le nouveau ministre dirigeait auparavant les forces d’opérations spéciales des forces armées.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/828333467_1117185687439221_6716655271461029204_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Ce changement intervient après le drame survenu le 24 septembre lors d’exercices militaires dans la région du Mangystau, en mer Caspienne. Il s’inscrit dans une séquence où la sécurité des militaires et les responsabilités du commandement sont directement en question. Les éléments consultés ne permettent toutefois pas de présenter le remplacement du ministre comme une conclusion de l’enquête.</p>

<p>Au-delà de la nomination, Tokayev a demandé aux services du Conseil de sécurité et au ministère de la Défense de préparer un plan de réforme militaire dans un délai de dix jours, selon Trend, qui cite la présidence. Il s’agit donc d’une réforme à élaborer, dont le contenu et les modalités d’application restent à préciser.</p>

<p>Pour Bruxelles Korner, l’enjeu sera désormais d’observer les mesures concrètes : prévention des accidents, conditions d’entraînement et contrôle de la chaîne de commandement. Le changement de responsable ouvre une nouvelle étape ; ses résultats se mesureront à la protection effective des militaires</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:35:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/kazakhstan-aidos-myrzakhmetov-nomme-a-la-defense-une-reforme-militaire-demandee-sous-dix-jours-1790631449.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Turkménistan : 35 ans d’indépendance, entre souveraineté, neutralité et ambitions régionales</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/turkmenistan-35-ans-dindependance-entre-souverainete-neutralite-et-ambitions-regionales-15135</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/turkmenistan-35-ans-dindependance-entre-souverainete-neutralite-et-ambitions-regionales-15135</guid>
                <description><![CDATA[Turkménistan : 35 ans d’indépendance, entre souveraineté, neutralité et ambitions régionales]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>Turkménistan : 35 ans d’indépendance, entre souveraineté, neutralité et ambitions régionales</strong></span></p>

<p>BRUXELLES KORNER | Asie centrale — 28 septembre 2026</p>

<p>Le Turkménistan a célébré, le 27 septembre 2026, le 35e anniversaire de son indépendance, proclamée en 1991 dans le contexte de la dissolution de l’Union soviétique. À Achgabat comme dans les différentes régions du pays, cérémonies officielles, parade, événements culturels et commémorations ont marqué cet anniversaire particulièrement symbolique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/826878610_947659815062712_5492246816932727627_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Au-delà des festivités, ces 35 années permettent de revenir sur la trajectoire singulière de l’un des États les plus particuliers d’Asie centrale : un pays riche en hydrocarbures, attaché à sa souveraineté et qui a fait de sa neutralité permanente l’un des piliers de sa politique étrangère.</p>

<p>De 1991 à 2026 : 35 années d’État indépendant</p>

<p>Après l’effondrement de l’URSS, le Turkménistan accède à l’indépendance en 1991. Le 27 septembre est aujourd’hui officiellement célébré comme la fête nationale de l’indépendance.</p>

<p>Une autre date constitue un jalon fondamental de la diplomatie turkmène : le 12 décembre 1995, lorsque l’Assemblée générale des Nations unies reconnaît le statut de neutralité permanente du Turkménistan. Cette doctrine va progressivement devenir l’une des principales caractéristiques de la politique extérieure d’Achgabat.</p>

<p>Cette neutralité vise notamment à permettre au pays d’entretenir simultanément des relations avec ses voisins d’Asie centrale, la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie, l’Union européenne et d’autres partenaires sans s’inscrire dans une logique classique d’alliance militaire.</p>

<p>Une célébration nationale à Achgabat</p>

<p>Pour le 35e anniversaire, le gouvernement avait préparé un programme national comprenant forums, expositions, manifestations éducatives, concerts, cérémonies de remise de distinctions, dépôts de fleurs au Monument de l’Indépendance et levées du drapeau national.</p>

<p>Le point culminant s’est déroulé le 27 septembre à Achgabat, avec une parade militaire et une procession cérémonielle auxquelles a assisté le président Serdar Berdimuhamedov. Le chef de l’État a également participé à la cérémonie organisée au Monument de l’Indépendance.</p>

<p>La capitale avait été largement décorée de drapeaux, bannières et installations commémoratives. Les chevaux Akhal-Téké, élément important du patrimoine et de l’identité nationale turkmènes, occupaient également une place particulière dans la symbolique des célébrations de 2026.</p>

<p>Le gaz au cœur de la puissance économique turkmène</p>

<p>L’indépendance du Turkménistan possède également une dimension économique et géopolitique majeure.</p>

<p>Le pays dispose d’importantes ressources gazières qui constituent depuis plusieurs décennies le socle de son économie extérieure. Cette situation lui confère une place stratégique entre Asie centrale, mer Caspienne, Chine, Russie, Iran, Caucase et marchés potentiels européens et sud-asiatiques.</p>

<p>La question centrale pour Achgabat reste celle de la diversification : diversification des débouchés énergétiques, mais également transformation d’une économie historiquement très dépendante des hydrocarbures.</p>

<p>Quelques jours avant l’anniversaire, les autorités ont d’ailleurs approuvé une stratégie nationale de développement industriel pour 2030-2045, donnant une dimension économique de long terme aux orientations affichées en cette année anniversaire.</p>

<p>Une position particulière dans une Asie centrale en transformation</p>

<p>Le 35e anniversaire intervient alors que l’ensemble de l’Asie centrale connaît une phase d’intensification des échanges diplomatiques et économiques.</p>

<p>Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan cherchent à renforcer leurs infrastructures, leurs corridors commerciaux et leurs connexions avec l’Europe, la Chine, le Caucase, la Turquie et le Moyen-Orient.</p>

<p>Dans cette recomposition, le Turkménistan occupe une position géographique importante : son territoire donne accès à la mer Caspienne, tandis que ses frontières avec l’Iran et l’Afghanistan lui donnent une profondeur stratégique particulière.</p>

<p>Pour Achgabat, l’enjeu des prochaines années sera donc de concilier sa doctrine traditionnelle de neutralité avec une intégration économique régionale de plus en plus poussée.</p>

<p>La neutralité comme marque diplomatique</p>

<p>C’est probablement ici que réside la singularité du modèle turkmène.</p>

<p>Là où d’autres États de la région participent davantage à des structures politiques ou sécuritaires multilatérales, Achgabat continue de mettre en avant son statut de neutralité permanente comme principe structurant de ses relations internationales.</p>

<p>Cette politique n’équivaut cependant pas à un isolement diplomatique. Le Turkménistan cherche parallèlement à développer des relations bilatérales et des coopérations économiques avec de nombreux partenaires.</p>

<p>Le pays utilise notamment sa position géographique et énergétique pour défendre une diplomatie fondée sur le transit, l’énergie, les transports et la connectivité régionale.</p>

<p>35 ans : un anniversaire, mais surtout une nouvelle étape</p>

<p>Le message institutionnel porté lors des célébrations de 2026 dépasse ainsi la simple commémoration de 1991.</p>

<p>Pour le Turkménistan, les prochaines décennies poseront plusieurs questions structurantes : diversification économique, modernisation industrielle, valorisation des ressources gazières, développement des infrastructures de transport et articulation entre neutralité diplomatique et intégration régionale.</p>

<p>Le 35e anniversaire intervient donc à un moment où l’Asie centrale acquiert une visibilité internationale croissante.</p>

<p>Entre la Chine, la Russie, l’Europe, la Turquie, l’Iran et le Caucase, le Turkménistan entend conserver ce qui constitue depuis 1991 le cœur de sa doctrine : préserver son indépendance de décision tout en valorisant sa position géographique et énergétique.</p>

<p>Bruxelles Korner</p>

<p>À l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance du Turkménistan, Bruxelles Korner adresse ses félicitations au peuple turkmène.</p>

<p>Bağımsızlığının 35. yılında Türkmenistan halkının Bağımsızlık Günü’nü kutluyor; Türkmenistan’a barış, refah ve başarılar diliyoruz.</p>

<p>Türkmenistan’ın Bağımsızlık Günü kutlu olsun! <img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t65/1/16/1f1f9_1f1f2.png" style="height:16px; width:16px" /></p>

<p>— Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner</p>

<p>Portail officiel du Turkménistan — célébrations du 35e anniversaire⁠</p>

<p>Ministère des Affaires étrangères du Turkménistan — informations générales⁠</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:31:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>L’Ouzbékistan célèbre ses 35 ans d’indépendance dans l’élégance bruxelloise</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/louzbekistan-celebre-ses-35-ans-dindependance-dans-lelegance-bruxelloise-15078</link>
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                <description><![CDATA[L’Ouzbékistan célèbre ses 35 ans d’indépendance dans l’élégance bruxelloise
Diplomatie, coopération économique et traditions culturelles : l’Ambassade de la République d’Ouzbékistan et EUROUZ ont réuni, le 24 septembre 2026 à Bruxelles, des personnalités diplomatiques, institutionnelles et économiques pour célébrer un anniversaire historique et renforcer les relations entre l’Ouzbékistan, la Belgique et l’Union européenne.
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/1y_bh_1zi6Q" title="?? L’Ouzbékistan célèbre ses 35 ans d’indépendance à Bxl" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>L’Ouzbékistan célèbre ses 35 ans d’indépendance dans l’élégance bruxelloise</h1>

<h3>Diplomatie, coopération économique et traditions culturelles : l’Ambassade de la République d’Ouzbékistan et EUROUZ ont réuni, le 24 septembre 2026 à Bruxelles, des personnalités diplomatiques, institutionnelles et économiques pour célébrer un anniversaire historique et renforcer les relations entre l’Ouzbékistan, la Belgique et l’Union européenne.</h3>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/bd7a5916-bf81-4c59-a264-d9787b046f36.jpg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p><strong>BRUXELLES, 24 septembre 2026 — Trente-cinq ans après la proclamation de son indépendance, l’Ouzbékistan a célébré son anniversaire national dans la capitale européenne lors d’une réception diplomatique organisée conjointement par l’Ambassade de la République d’Ouzbékistan et l’association EUROUZ – Europe-Uzbekistan Association for Economic Cooperation.</strong></p>

<p>L’événement a réuni des représentants du corps diplomatique, des institutions belges et européennes, des entreprises et des organisations économiques internationales.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/13b63f4c-a365-444c-9331-253b0c0a92fd.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>La soirée a notamment été marquée par les interventions de Son Excellence M. Gayrat Fozilov, ambassadeur de la République d’Ouzbékistan, de M. Pierre Cartuyvels, représentant du Protocole du ministère belge des Affaires étrangères, de Son Excellence M. Eduards Stiprais, représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale, et de M. Pierre-Paul Antheunissens, président du conseil d’administration d’EUROUZ.</p>

<p>Au-delà des célébrations protocolaires, cette réception s’inscrivait dans un programme de rencontres économiques organisé à l’occasion de la visite d’une délégation d’affaires ouzbèke à Bruxelles et au Luxembourg, du 23 au 25 septembre 2026.&nbsp;</p>

<p>Une soirée placée sous le signe de la diplomatie, de la coopération économique et de la richesse culturelle d’un pays qui poursuit sa transformation et affirme progressivement sa présence sur la scène internationale.</p>

<h2>35 ans d’indépendance : l’Ouzbékistan entre héritage historique et modernité</h2>

<p>Le 1er septembre 1991, l’Ouzbékistan proclamait son indépendance, ouvrant une nouvelle page de son histoire après plusieurs décennies au sein de l’Union soviétique.</p>

<p>Trente-cinq années plus tard, le pays poursuit son développement politique, économique et institutionnel, tout en affirmant son identité culturelle et sa place dans les relations internationales.</p>

<p>Situé au cœur de l’Asie centrale, l’Ouzbékistan possède un patrimoine historique exceptionnel. Samarcande, Boukhara et Khiva témoignent encore aujourd’hui du rayonnement commercial, scientifique et intellectuel de cette région traversée pendant des siècles par les grandes Routes de la soie.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/724cfbbc-5fa5-40e6-98fc-a805b654cc4e.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Shavkat Mirziyoyev en 2016, le pays a engagé une nouvelle phase de réformes, notamment dans les domaines de l’économie, de l’administration, des investissements et de l’ouverture internationale.</p>

<p>C’est dans ce contexte que la réception organisée à Bruxelles a pris une dimension particulière : célébrer l’indépendance nationale tout en présentant les perspectives d’un Ouzbékistan tourné vers l’avenir.</p>

<h2>Gayrat Fozilov : une célébration placée sous le signe de l’indépendance et de la diplomatie</h2>

<p>La cérémonie protocolaire s’est ouverte par l’interprétation solennelle de l’hymne national de la République d’Ouzbékistan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/e99ff779-8e07-46e7-8d38-14c22579595f.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Ce moment symbolique a précédé l’intervention de <strong>Son Excellence M. Gayrat Fozilov, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Ouzbékistan auprès des pays du Benelux et chef de mission auprès de l’Union européenne et de l’OTAN.</strong></p>

<p>Devant les représentants du corps diplomatique et les invités réunis dans la capitale belge, l’ambassadeur a pris la parole à l’occasion du 35ᵉ anniversaire de l’indépendance de son pays.</p>

<p>Cette célébration a permis de rappeler le chemin parcouru depuis le 1er septembre 1991 et de mettre en lumière les relations que l’Ouzbékistan développe avec ses partenaires internationaux.</p>

<p>La présence de représentants des institutions européennes et du monde économique a également donné à cette réception une dimension dépassant le cadre de la commémoration nationale.</p>

<p>La coopération avec la Belgique et l’Union européenne occupe une place croissante dans cette dynamique, notamment à travers les investissements, les échanges commerciaux, les partenariats entre entreprises et le dialogue institutionnel.</p>

<p>La réception bruxelloise a ainsi constitué un moment de rencontre entre les représentants de l’Ouzbékistan et leurs partenaires européens, dans un contexte marqué par le renforcement des relations entre l’Europe et l’Asie centrale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/69c6e2ef-b555-4354-b623-fdbfe923fee7.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h1>Pierre Cartuyvels : « La Belgique célèbre avec l’Ouzbékistan l’amitié et la coopération qui unissent nos deux pays »</h1>

<p>L’une des interventions marquantes de la soirée fut celle de <strong>M. Pierre Cartuyvels, représentant du Protocole du ministère belge des Affaires étrangères</strong>, qui a transmis les félicitations du gouvernement du Royaume de Belgique au peuple ouzbek à l’occasion de sa fête nationale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d5c70883-6d4e-479c-a8ec-10fa8495212c.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Dans un discours associant histoire, diplomatie, coopération économique et attachement au droit international, le représentant belge a rappelé les liens qui unissent les deux pays et les perspectives de développement de leurs relations bilatérales.</p>

<h2>L’Ouzbékistan, carrefour historique entre l’Orient et l’Occident</h2>

<p>Pierre Cartuyvels a commencé son intervention en rappelant la place exceptionnelle de l’Ouzbékistan dans l’histoire de l’humanité.</p>

<p>Pendant des siècles, les grandes villes ouzbèkes ont constitué des carrefours majeurs des Routes de la soie, reliant l’Orient et l’Occident.</p>

<p>Ces échanges ne concernaient pas uniquement les marchandises, mais également les idées, les connaissances scientifiques et les cultures.</p>

<p>Cette tradition historique d’ouverture constitue, selon le représentant belge, un élément important de l’identité internationale de l’Ouzbékistan contemporain.</p>

<h2>Un hommage au message de Saida Mirziyoyeva devant les Nations unies</h2>

<p>Pierre Cartuyvels a également fait référence à l’intervention de <strong>Mme Saida Mirziyoyeva, cheffe de l’Administration présidentielle de la République d’Ouzbékistan</strong>, prononcée la veille devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York.</p>

<p>Il a notamment souligné le message d’ouverture et de dialogue porté par la représentante ouzbèke.</p>

<p>Selon les propos rapportés par Pierre Cartuyvels, l’Ouzbékistan entend privilégier le dialogue plutôt que l’alignement sur les rivalités entre grandes puissances.</p>

<p>La dignité humaine, les relations de bon voisinage et l’attachement aux Nations unies figuraient également parmi les principes évoqués.</p>

<p>Le représentant belge a rapproché cette vision du message porté par le ministre belge des Affaires étrangères, <strong>Maxime Prévot</strong>, qui avait lui aussi réaffirmé son attachement à l’ouverture internationale, à la liberté de navigation et au respect du droit international.</p>

<p>Pierre Cartuyvels a insisté sur l’interdépendance des nations, rappelant les conséquences que peuvent entraîner la fermeture des routes commerciales ou l’interruption du dialogue entre les États.</p>

<p>Il a également tenu à remercier personnellement l’ambassadeur Gayrat Fozilov et son équipe pour leur travail diplomatique à Bruxelles.</p>

<p>Selon lui, les ambassadeurs incarnent cet esprit de dialogue dont les relations internationales ont particulièrement besoin.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7c6cb539-4f68-4757-b436-f2e6332df7a7.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Un événement historique : l’ouverture de l’Ambassade de Belgique à Tachkent</h2>

<p>L’une des annonces les plus importantes de son discours concernait le développement de la présence diplomatique belge en Ouzbékistan.</p>

<p>Pierre Cartuyvels a salué l’évolution des relations bilatérales dans les domaines politique, économique, académique et humain.</p>

<p>Il a notamment rappelé les visites de haut niveau effectuées en Belgique par les autorités ouzbèkes en octobre 2025, parmi lesquelles celle du président Shavkat Mirziyoyev et du ministre des Affaires étrangères Bakhtiyor Saidov.</p>

<p>Mais le représentant belge a particulièrement insisté sur un événement récent : <strong>l’arrivée, fin août 2026, du premier ambassadeur résident de Belgique à Tachkent et l’ouverture de la nouvelle ambassade belge en Ouzbékistan.</strong></p>

<p>Cette étape constitue une évolution significative dans les relations diplomatiques entre Bruxelles et Tachkent.</p>

<p>Pierre Cartuyvels a également annoncé que cette présence diplomatique serait renforcée au cours de l’année 2027.</p>

<p>Selon ses déclarations, l’ambassade devrait accueillir un diplomate supplémentaire ainsi qu’une section consulaire.</p>

<p>Cette évolution traduit la volonté de la Belgique de développer une présence permanente en Ouzbékistan et d’accompagner le développement des relations bilatérales.</p>

<h2>La Belgique soutient l’adhésion de l’Ouzbékistan à l’OMC</h2>

<p>Le représentant belge a également consacré une partie de son intervention aux performances économiques de l’Ouzbékistan.</p>

<p>Il a salué les progrès accomplis dans les domaines économique et social, évoquant notamment une croissance économique supérieure à 7 % en 2025 et des améliorations dans les conditions de vie de la population.</p>

<p>Il a ensuite réaffirmé le soutien de la Belgique au processus d’adhésion de l’Ouzbékistan à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>

<p>Selon Pierre Cartuyvels, cette adhésion devrait contribuer au développement des relations commerciales entre les deux pays.</p>

<p>Le représentant belge a également confirmé le soutien de son pays au renforcement des relations entre l’Union européenne et l’ensemble de l’Asie centrale.</p>

<p>Ces déclarations ont donné une portée économique supplémentaire à une soirée organisée conjointement avec EUROUZ, l’association qui accompagne le développement des relations entre les entreprises européennes et ouzbèkes.</p>

<h2>Un message de paix inspiré par la cloche de Tachkent</h2>

<p>En conclusion, Pierre Cartuyvels a choisi de terminer son intervention par une référence symbolique à la ville de Tachkent.</p>

<p>Il a évoqué la cloche de la paix située dans la capitale ouzbèke, dont le message invite les nouvelles générations à préserver la paix et l’harmonie entre les peuples.</p>

<p>Dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions géopolitiques, cette référence a donné une dimension particulièrement humaine à son discours.</p>

<p>Le représentant belge a conclu en adressant ses vœux de paix, de prospérité et de réussite au peuple ouzbek.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-09-26%20014621.png" style="height:441px; width:361px" /></p>

<p><strong>« Aujourd’hui, la Belgique célèbre avec l’Ouzbékistan non seulement son indépendance, mais aussi l’amitié et la coopération qui unissent nos deux pays. »</strong></p>

<p>Il a exprimé le souhait de voir ces relations continuer à se développer au cours des prochaines années dans les domaines de la diplomatie, du commerce, de la culture, de l’éducation et de l’agriculture.</p>

<h1>Eduards Stiprais : dix années de transformations qui ont profondément changé l’Ouzbékistan</h1>

<p>L’un des autres moments particulièrement significatifs de la cérémonie fut l’intervention de <strong>Son Excellence M. Eduards Stiprais, représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale.</strong></p>

<p>Le diplomate européen a livré un témoignage personnel sur les transformations observées en Ouzbékistan au cours de la dernière décennie.</p>

<p>Ancien chef de la délégation de l’Union européenne à Tachkent entre 2016 et 2020, il connaît particulièrement bien le pays et les évolutions qui ont marqué son développement récent.</p>

<p>Nommé représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale à compter du 1er mars 2025, Eduards Stiprais travaille désormais au renforcement des relations entre l’Union européenne et les cinq républiques de cette région.&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7dfe504d-977b-48b3-9d43-aae97088c951.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Dix années du « nouvel Ouzbékistan »</h2>

<p>Après avoir adressé ses félicitations au peuple ouzbek à l’occasion du 35ᵉ anniversaire de son indépendance, Eduards Stiprais a évoqué un autre anniversaire qu’il considère comme particulièrement significatif : les dix années du « nouvel Ouzbékistan ».</p>

<p>Il a rappelé son arrivée à Tachkent en septembre 2016, lorsqu’il venait d’être nommé ambassadeur de l’Union européenne.</p>

<p>Cette expérience lui a permis d’observer directement les transformations engagées dans le pays sous la présidence de Shavkat Mirziyoyev.</p>

<p>Dans son intervention, il a évoqué des changements profonds dans l’économie, l’administration publique, la vie politique et sociale, l’éducation et le développement des compétences.</p>

<p>Selon le diplomate européen, ces transformations ont progressivement modifié le fonctionnement du pays et permis de libérer une partie importante de son potentiel économique et humain.</p>

<p>Il a particulièrement insisté sur la vision et la persévérance du président Shavkat Mirziyoyev dans la conduite de ces réformes.</p>

<p>L’ouverture du pays sur le monde, le développement de son économie et la valorisation des compétences de sa population constituent, selon lui, des éléments essentiels de cette évolution.</p>

<h2>« J’ai retrouvé un pays complètement différent »</h2>

<p>Après quatre années passées à Tachkent, Eduards Stiprais avait quitté l’Ouzbékistan en 2020.</p>

<p>Son retour dans le pays, dans le cadre de ses nouvelles responsabilités européennes, lui a permis de mesurer les transformations intervenues depuis son départ.</p>

<p>Devant les invités réunis à Bruxelles, il a expliqué avoir découvert un pays profondément différent de celui qu’il avait connu quelques années auparavant.</p>

<p>Il a décrit un Ouzbékistan plus moderne, dynamique et davantage ouvert sur le monde.</p>

<p>Le représentant européen a également reconnu que des réformes d’une telle ampleur pouvaient s’accompagner de difficultés et d’erreurs.</p>

<p>Mais il a rappelé, à travers une réflexion sur l’action politique, que ceux qui ne font rien sont aussi ceux qui ne commettent pas d’erreurs.</p>

<p>L’inaction, a-t-il suggéré, peut elle-même constituer une erreur stratégique.</p>

<p>Cette observation a donné à son intervention une dimension dépassant le cadre diplomatique : celle de la nécessité d’agir pour transformer un pays.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/cda074aa-87af-49be-9197-4ba04961ce6a.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>L’Asie centrale affirme sa place internationale</h2>

<p>Eduards Stiprais a également élargi son intervention à l’ensemble de l’Asie centrale.</p>

<p>Il a évoqué le rapprochement progressif entre les cinq républiques de la région et le développement de leur dialogue avec l’Union européenne.</p>

<p>Selon lui, cette dynamique régionale doit beaucoup à l’engagement personnel des dirigeants des cinq pays d’Asie centrale.</p>

<p>Le représentant européen a ainsi inscrit l’évolution de l’Ouzbékistan dans un mouvement plus large de coopération régionale, d’ouverture internationale et de renforcement des relations avec l’Europe.</p>

<p>En conclusion, il a renouvelé ses félicitations au peuple ouzbek à l’occasion de cette fête nationale.</p>

<p>Son intervention a apporté à la réception bruxelloise une dimension particulièrement significative : celle d’un diplomate européen ayant personnellement observé dix années de transformations en Ouzbékistan.</p>

<h1>Pierre-Paul Antheunissens : « EUROUZ est le véritable pont entre l’Ouzbékistan et l’Europe »</h1>

<p>La cérémonie s’est poursuivie avec l’intervention de <strong>M. Pierre-Paul Antheunissens, président du conseil d’administration d’EUROUZ et CEO d’EDF Central Asia</strong>, basé à Tachkent.</p>

<p>Dans un discours empreint de convivialité, il s’est réjoui de la présence à Bruxelles d’une délégation d’entreprises ouzbèkes.</p>

<p>Pour lui, l’organisation de telles missions économiques constitue l’une des principales raisons d’être d’EUROUZ.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/25b03e16-0ac2-47ae-9eb7-d4a216649141.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Une chambre de commerce européenne au service du rapprochement économique</h2>

<p>Pierre-Paul Antheunissens a rappelé que l’association EUROUZ, dont le nom complet est <em>Europe-Uzbekistan Association for Economic Cooperation</em>, représente les intérêts des entreprises européennes en Ouzbékistan.</p>

<p>Il a présenté EUROUZ comme une véritable chambre de commerce européenne dans le pays.</p>

<p>L’organisation dispose d’un bureau à Bruxelles et d’une équipe permanente à Tachkent, composée de six à sept collaborateurs.</p>

<p>Tout au long de l’année, elle organise des rencontres professionnelles, des échanges institutionnels et des travaux thématiques portant notamment sur la conformité réglementaire, la fiscalité et les questions économiques intéressant les entreprises.</p>

<p>Son objectif est de faciliter les contacts et de contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires.</p>

<p><strong>« Nous sommes le véritable pont entre l’Ouzbékistan et l’Europe »,</strong> a déclaré Pierre-Paul Antheunissens, invitant les entreprises souhaitant développer leurs activités dans le pays à rejoindre l’association.</p>

<h2>Une organisation soutenue par ses membres et partenaires</h2>

<p>Le président d’EUROUZ a également rappelé que l’association fonctionne sans but lucratif et que ses activités reposent notamment sur les cotisations de ses membres.</p>

<p>Il a insisté sur l’importance du travail accompli par son équipe permanente, tant à Tachkent qu’à Bruxelles.</p>

<p>Il a ensuite tenu à remercier les partenaires ayant contribué à l’organisation de cette réception diplomatique et économique aux côtés de l’Ambassade d’Ouzbékistan.</p>

<p>Parmi les institutions et entreprises mentionnées figuraient notamment la Banque européenne d’investissement, ADM, ALES Logistics et PayNet, une entreprise ouzbèke active dans les technologies financières et les paiements mobiles.</p>

<p>Cette diversité d’acteurs reflète l’étendue des secteurs économiques concernés par le développement des relations entre l’Ouzbékistan et l’Europe.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/61d2c06f-3c23-48ad-89cc-eb2e0239e9f3.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Un anniversaire célébré de Tachkent à Bruxelles</h2>

<p>En conclusion de son intervention, Pierre-Paul Antheunissens a adressé, au nom d’EUROUZ, ses félicitations au peuple ouzbek à l’occasion du 35ᵉ anniversaire de l’indépendance nationale.</p>

<p>Il a rappelé que les célébrations avaient commencé dès le 1er septembre à Tachkent et s’est réjoui de pouvoir les prolonger à Bruxelles.</p>

<p>Une manière de rappeler que l’indépendance ouzbèke constitue également un moment de rassemblement pour les partenaires et les amis du pays à travers le monde.</p>

<h1>Une délégation économique ouzbèke au cœur de Bruxelles</h1>

<p>Au-delà de la célébration nationale, la réception du 24 septembre s’inscrivait dans un programme de rencontres professionnelles destiné à renforcer les relations économiques entre l’Ouzbékistan et l’Europe.</p>

<p>Organisée dans le cadre de la mission d’affaires ouzbèke à Bruxelles et au Luxembourg, du 23 au 25 septembre, cette initiative avait pour objectif de faciliter le dialogue entre les entreprises et les institutions européennes.</p>

<p>Le programme comprenait notamment des rencontres institutionnelles, une réception officielle et un espace de présentation consacré aux entreprises ouzbèkes, l’<em>Uzbekistan Business Showcase</em>. <a href="https://eurouz.glueup.com/event/uzbekistan-business-delegation-to-the-european-union-191216/?utm_source=chatgpt.com">Glue Up</a></p>

<p>La présence de représentants d’entreprises, d’institutions européennes, de missions diplomatiques et d’organisations économiques internationales a donné à cette réception une dimension dépassant la seule commémoration nationale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/548bb106-3a95-45d9-bd54-7052d1f0f7d9.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Bruxelles constitue à cet égard une plateforme particulièrement importante.</p>

<p>La présence des institutions européennes, des représentations diplomatiques et de nombreuses organisations économiques permet aux entreprises d’Asie centrale de développer des relations avec les acteurs économiques du continent.</p>

<p>À travers EUROUZ, l’Ouzbékistan dispose ainsi d’un interlocuteur destiné à faciliter les échanges entre les entreprises ouzbèkes et leurs partenaires européens.</p>

<h1>Une soirée placée sous le signe de l’art culinaire ouzbek</h1>

<p>Après les interventions officielles, les convives ont été invités à découvrir les richesses de la gastronomie ouzbèke à travers un buffet composé de spécialités traditionnelles.</p>

<p>Le moment particulièrement attendu fut la dégustation du légendaire <strong>plov, également appelé pilaf</strong>, plat emblématique de la cuisine ouzbèke et symbole de convivialité, de partage et d’hospitalité.</p>

<p>Préparé à base de riz, de viande, de carottes et d’épices, ce mets traditionnel occupe une place privilégiée dans les grandes célébrations familiales et nationales.</p>

<p>Bien plus qu’un simple plat, le plov représente une véritable tradition de partage.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/3a8fb51c-fcdd-49c3-8119-b8c8d7f2e898.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Les invités ont également pu apprécier différentes spécialités et pâtisseries ouzbèkes, accompagnées de café et de thé.</p>

<p>La réception s’est prolongée dans une atmosphère chaleureuse, favorisant les échanges entre diplomates, responsables institutionnels, entrepreneurs et représentants de la société civile.</p>

<p>Cette dimension culturelle a permis de présenter une autre facette de l’Ouzbékistan : celle d’une nation profondément attachée à ses traditions, à son patrimoine et à son identité.</p>

<h1>Bruxelles, vitrine européenne d’un Ouzbékistan en pleine transformation</h1>

<p>La célébration du 35ᵉ anniversaire de l’indépendance ouzbèke dans la capitale belge possède une dimension diplomatique et économique particulière.</p>

<p>Bruxelles constitue l’un des principaux centres de décision européens et un lieu de rencontre privilégié pour les États souhaitant développer leurs relations avec l’Union européenne.</p>

<p>Pour l’Ouzbékistan, cette réception représentait une occasion de présenter le chemin parcouru depuis 1991 et de rappeler les perspectives offertes par son développement économique.</p>

<p>Les interventions des personnalités diplomatiques et économiques réunies ce 24 septembre ont mis en évidence plusieurs dimensions complémentaires.</p>

<p>L’ambassadeur Gayrat Fozilov a porté la dimension nationale et diplomatique de la célébration.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/bdcaa366-ad09-4522-94f9-01393b8df86e.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Pierre Cartuyvels a exprimé l’amitié de la Belgique envers l’Ouzbékistan, en soulignant le développement des relations bilatérales et le renforcement de la présence diplomatique belge à Tachkent.</p>

<p>Eduards Stiprais a apporté le témoignage d’un diplomate européen ayant observé les transformations de l’Ouzbékistan depuis 2016.</p>

<p>Pierre-Paul Antheunissens a rappelé le rôle économique d’EUROUZ et l’importance des partenariats entre les entreprises européennes et ouzbèkes.</p>

<p>Ces différentes interventions ont donné à la réception une portée à la fois historique, diplomatique, économique et culturelle.</p>

<h2>Conclusion — De la Route de la soie aux institutions européennes</h2>

<p>Trente-cinq ans après son indépendance, l’Ouzbékistan continue d’écrire son histoire entre fidélité à ses racines et ouverture internationale.</p>

<p>La réception organisée le 24 septembre à Bruxelles a permis de réunir diplomatie, économie et culture autour d’un pays qui cherche à renforcer sa place dans les échanges internationaux.</p>

<p>De Samarcande à Bruxelles, de Boukhara à Tachkent, l’Ouzbékistan poursuit son développement tout en valorisant un héritage historique qui a longtemps fait de l’Asie centrale un carrefour entre les civilisations.</p>

<p>L’ouverture récente de l’Ambassade de Belgique à Tachkent, les relations avec l’Union européenne et le développement des initiatives économiques portées par EUROUZ illustrent différentes facettes de ce rapprochement.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/c35f2814-4971-4b22-bc24-276600ff51e1.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p><strong>La soirée bruxelloise du 24 septembre aura ainsi été bien davantage qu’une réception commémorative : elle aura réuni les représentants d’une histoire nationale, les acteurs d’une coopération diplomatique et les entrepreneurs appelés à développer les échanges entre l’Ouzbékistan et l’Europe.</strong></p>

<p>Trente-cinq années d’indépendance, dix années de transformations et de nouvelles perspectives pour les relations entre Tachkent et Bruxelles.</p>

<p><strong>Mustaqillik bayramingiz muborak !</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/6ff68930-a68c-4ab5-b335-a16a3c14fa05.jpg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p><strong>Joyeux 35ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République d’Ouzbékistan !</strong></p>

<p><strong>Kadir Duran</strong><br />
<em>Bruxelles Korner – Bruxelles</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 02:20:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/louzbekistan-celebre-ses-35-ans-dindependance-dans-lelegance-bruxelloise-1790379277.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : quatorze militaires morts en mer Caspienne, Bruxelles Korner s’associe au deuil des familles</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-quatorze-militaires-morts-en-mer-caspienne-bruxelles-korner-sassocie-au-deuil-des-familles-15032</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-quatorze-militaires-morts-en-mer-caspienne-bruxelles-korner-sassocie-au-deuil-des-familles-15032</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : quatorze militaires morts en mer Caspienne, Bruxelles Korner s’associe au deuil des familles
Par Kadir Duran — Bruxelles Korner
Bruxelles, le 25 septembre 2026

Un exercice militaire dans la région de Mangystau a tourné au drame le 24 septembre. Selon le bilan actualisé publié le 25 septembre par The Astana Times, quatorze militaires ont perdu la vie et trois ont été secourus. Bruxelles Korner rend hommage aux disparus et adresse ses condoléances à leurs proches ainsi qu’au peuple kazakh.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/Co3VD9hMUmQ" title="Kazakh..: quatorze militaires morts en merUn exercice militaire" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Kazakhstan : quatorze militaires morts en mer Caspienne, Bruxelles Korner s’associe au deuil des familles</h1>

<p><strong>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner</strong><br />
<strong>Bruxelles, le 25 septembre 2026</strong></p>

<p><strong>Un exercice militaire dans la région de Mangystau a tourné au drame le 24 septembre. Selon le bilan actualisé publié le 25 septembre par The Astana Times, quatorze militaires ont perdu la vie et trois ont été secourus. Bruxelles Korner rend hommage aux disparus et adresse ses condoléances à leurs proches ainsi qu’au peuple kazakh.</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/362e9fbc-96c4-4e85-8d59-66525c4fb6c1.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Derrière les chiffres, il y a des vies interrompues, des familles bouleversées et des camarades confrontés à la disparition de ceux avec lesquels ils servaient. Le respect dû aux victimes impose de raconter ce drame avec sobriété, en distinguant les informations établies des questions auxquelles l’enquête devra répondre.</p>

<p>Selon les informations du ministère de la Défense relayées par The Astana Times, les militaires ont été emportés au large alors que les conditions météorologiques se dégradaient brutalement, avec des vents violents. L’exercice naval « Khazar Korgany-2026 », commencé le 22 septembre dans le secteur kazakh de la Caspienne, mobilisait plus de 500 militaires ainsi que des moyens navals et aériens.</p>

<p>Les premières dépêches du 24 septembre faisaient état de neuf décès et de recherches en cours. Le compte rendu publié le lendemain porte le bilan à quatorze morts, après la découverte des deux derniers corps. Il évoque dix-sept militaires emportés en mer, contre dix-neuf dans les premières informations. Ces chiffres successifs doivent donc être distingués : le bilan actualisé est de quatorze morts et trois rescapés. Les recherches sont désormais terminées. [1–3]</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokaïev a présenté ses condoléances aux familles et aux proches. Il a demandé à la commission gouvernementale de faire la lumière sur les circonstances du drame et de prendre les mesures nécessaires pour soutenir les familles. Le 25 septembre a été déclaré journée de deuil national, rapporte The Astana Times. [1–2]</p>

<p>Les secours ont mobilisé plusieurs services, dont les forces navales, les services d’urgence et l’aviation. Une commission gouvernementale présidée par le vice-Premier ministre Kanat Bozumbayev a été constituée. Le parquet général a également annoncé l’ouverture d’une procédure pénale et la mise en place d’une équipe d’enquête. [3]</p>

<p>La météo figure parmi les circonstances rapportées ; elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer l’ensemble des causes. L’enquête devra établir les décisions prises et les éventuelles responsabilités. À ce stade, attribuer une faute à une personne ou à une unité serait prématuré.</p>

<p>Les autorités ont annoncé une aide matérielle et psychologique aux familles. L’état des trois rescapés est décrit comme stable dans le compte rendu du 25 septembre. [2] Au-delà de l’urgence, l’accompagnement des proches devra s’inscrire dans la durée. L’hommage aux morts prend aussi son sens dans l’attention portée à ceux qui restent.</p>

<p>À Bruxelles, selon les informations communiquées à notre rédaction, <strong>un livre de condoléances et d’hommage aux militaires disparus est à disposition à l’ambassade du Kazakhstan</strong>. Les personnes souhaitant honorer leur mémoire peuvent y exprimer leur solidarité avec les familles et le peuple kazakh. Les modalités d’accès et les horaires sont à vérifier directement auprès de l’ambassade.</p>

<p>Pour Bruxelles Korner, ce geste de recueillement traduit une solidarité humaine qui dépasse les frontières. Quelques mots ne peuvent effacer la douleur, mais ils peuvent témoigner aux familles qu’elles ne sont pas seules.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/3018d5a3-573b-4db0-8ce5-f98c1f350c3c.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><strong>Condoléances de Bruxelles Korner et de Kadir Duran</strong></p>

<p>Au nom de Bruxelles Korner et en mon nom personnel, j’adresse mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des quatorze militaires qui ont perdu la vie en mer Caspienne.</p>

<p>Nous nous inclinons avec respect devant la mémoire de ces hommes morts alors qu’ils accomplissaient leur service. Nous rendons hommage à ces martyrs du devoir, dont la disparition laisse un vide irremplaçable auprès de ceux qui les aimaient.</p>

<p>Nos pensées accompagnent également leurs camarades, les rescapés et toutes les personnes mobilisées dans les opérations de secours.</p>

<p>À l’ambassade du Kazakhstan à Bruxelles, aux forces armées et à l’ensemble du peuple kazakh, nous exprimons notre profonde sympathie et notre solidarité dans cette épreuve.</p>

<p>Que les disparus reposent en paix. Que leurs familles trouvent la force et le soutien nécessaires pour traverser ces heures douloureuses. Leur mémoire mérite respect, dignité et fidélité.</p>

<p><strong>Kadir Duran</strong><br />
<strong>Bruxelles Korner</strong></p>

<p>Sources :</p>

<ol start="1">
	<li>
	<p>Dana Omirgazy, The Astana Times, 24 septembre 2026 : <a href="https://astanatimes.com/2026/09/tokayev-expresses-condolences-over-deaths-of-service-members-in-caspian-sea/">https://astanatimes.com/2026/09/tokayev-expresses-condolences-over-deaths-of-service-members-in-caspian-sea/</a></p>
	</li>
	<li>
	<p>Ayana Birbayeva, The Astana Times, 25 septembre 2026 : <a href="https://astanatimes.com/2026/09/search-operation-ends-after-bodies-of-two-missing-service-officers-found-in-caspian-sea/">https://astanatimes.com/2026/09/search-operation-ends-after-bodies-of-two-missing-service-officers-found-in-caspian-sea/</a></p>
	</li>
	<li>
	<p>Dana Omirgazy, The Astana Times, 24 septembre 2026 : <a href="https://astanatimes.com/2026/09/nine-servicemen-die-in-incident-during-caspian-sea-military-exercise/">https://astanatimes.com/2026/09/nine-servicemen-die-in-incident-during-caspian-sea-military-exercise/</a></p>
	</li>
</ol>

<p>Note de rédaction : la mise à disposition du livre de condoléances est une information fournie par Kadir Duran ; ses modalités pratiques n’ont pas été confirmées par une annonce publique consultable lors de la rédaction.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 12:07:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/kazakhstan-quatorze-militaires-morts-en-mer-caspienne-bruxelles-korner-sassocie-au-deuil-des-familles-1790327734.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Le Kazakhstan fait découvrir sa « Nation de lecteurs » aux étudiants belges : à Mons, la littérature devient un pont entre les cultures</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-fait-decouvrir-sa-nation-de-lecteurs-aux-etudiants-belges-a-mons-la-litterature-devient-un-pont-entre-les-cultures-15011</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-fait-decouvrir-sa-nation-de-lecteurs-aux-etudiants-belges-a-mons-la-litterature-devient-un-pont-entre-les-cultures-15011</guid>
                <description><![CDATA[Le Kazakhstan fait découvrir sa « Nation de lecteurs » aux étudiants belges : à Mons, la littérature devient un pont entre les cultures
Bruxelles Korner | Culture, éducation et diplomatie culturelle
23 septembre 2026

À l’Université de Mons, plus de 40 étudiants ont découvert une initiative kazakhe qui place la lecture, la transmission du savoir et le dialogue interculturel au cœur de l’éducation. Une rencontre qui a également ouvert de nouvelles perspectives pour l’apprentissage de la langue kazakhe en Belgique.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Le Kazakhstan fait découvrir sa « Nation de lecteurs » aux étudiants belges : à Mons, la littérature devient un pont entre les cultures</h1>

<p><strong>Bruxelles Korner | Culture, éducation et diplomatie culturelle</strong><br />
<em>23 septembre 2026</em></p>

<h3>À l’Université de Mons, plus de 40 étudiants ont découvert une initiative kazakhe qui place la lecture, la transmission du savoir et le dialogue interculturel au cœur de l’éducation. Une rencontre qui a également ouvert de nouvelles perspectives pour l’apprentissage de la langue kazakhe en Belgique.</h3>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/822276496_1973856256636077_6517429902369444770_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p><strong>Mons, le 21 septembre 2026.</strong> L’Université de Mons (UMONS) a accueilli une présentation du projet national kazakh « Kitap oqityn ult », que l’on peut traduire par « Nation de lecteurs ». Cette initiative entend encourager la lecture, particulièrement auprès des jeunes générations, tout en renforçant leur intérêt pour la connaissance, la culture et le patrimoine national.</p>

<p>Au-delà de la promotion des livres, cette rencontre a illustré une autre dimension de la coopération entre la Belgique et le Kazakhstan : celle des échanges universitaires, linguistiques et culturels.</p>

<h2>Une initiative kazakhe qui dépasse les frontières</h2>

<p>La présentation s’est déroulée en présence de Chantal Scoubeau, doyenne de la Faculté Warocqué d’Économie et de Gestion, appelée à devenir vice-rectrice chargée du développement durable et de la vie en société en octobre 2026.</p>

<p>Des membres du corps enseignant et plus de 40 étudiants inscrits en bachelier, en master et en doctorat ont également participé à cette rencontre.</p>

<p>Les participants ont découvert les objectifs du marathon national de lecture kazakh ainsi que son nouveau volet, baptisé « Parasat », qui permet de rejoindre le mouvement en dehors du cadre compétitif.</p>

<p>Cette formule élargit la portée du projet en proposant une approche plus accessible de la lecture, fondée sur la curiosité intellectuelle, le partage des connaissances et l'enrichissement personnel.</p>

<p>L'ambition est de faire du livre un instrument de développement individuel, mais aussi un moyen de rapprocher les générations et les cultures.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/820936066_1920640399319685_365035127128534498_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>« La lecture permet de porter un regard nouveau sur le monde »</h2>

<p>Parmi les participants, Jade Charpentier, étudiante à l'Université de Mons ayant déjà séjourné au Kazakhstan, a souligné l'intérêt de cette initiative pour les jeunes Européens.</p>

<p>« Une initiative visant à promouvoir la lecture auprès des jeunes permet d’élargir ses horizons, de découvrir de nouvelles idées et cultures, mais aussi de porter un regard nouveau sur le monde qui nous entoure. »</p>

<p>Son témoignage illustre l'intérêt des échanges universitaires internationaux : la découverte d'un pays ne se limite pas aux frontières géographiques, mais passe également par sa littérature, son histoire, ses traditions et sa langue.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/819898365_1592819739003641_2208552033207543189_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>La langue kazakhe suscite la curiosité des étudiants belges</h2>

<p>La rencontre ne s'est pas limitée à la présentation du projet littéraire.</p>

<p>Un programme culturel a permis aux étudiants de découvrir plusieurs aspects du Kazakhstan contemporain et de son patrimoine.</p>

<p>Aigerim Akkulova, représentante du Qazaq Centre, et Ainur Kassenova, toutes deux membres de la communauté kazakhe résidant à Mons, ont présenté différentes traditions nationales et leur place dans la société kazakhe.</p>

<p>Les étudiants de la Faculté de Traduction et d'Interprétation, notamment ceux qui s'intéressent à l'espace postsoviétique, ont manifesté une curiosité particulière pour la langue kazakhe.</p>

<p>Au cours d'une session interactive, ils ont appris plusieurs mots et expressions courants et prononcé leurs premières phrases en kazakh.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/819581231_5338408803050896_1064310654367968718_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p><strong>Certains participants ont même exprimé le souhait de poursuivre cet apprentissage et évoqué la possibilité de créer un cours complet de langue kazakhe au sein de la Faculté.</strong></p>

<p>Il s'agit, à ce stade, d'un intérêt exprimé par les étudiants et non de l'annonce officielle de l'ouverture d'un nouveau programme universitaire.</p>

<p>Cette perspective témoigne néanmoins de l'intérêt que peut susciter une langue encore relativement peu enseignée dans les établissements d'enseignement supérieur belges.</p>

<h2>La dombra, autre ambassadeur de la culture kazakhe</h2>

<p>L'un des moments marquants de la rencontre a été la prestation musicale de deux étudiants belges, Angelika et Xavier.</p>

<p>À la dombra, instrument traditionnel à deux cordes emblématique du Kazakhstan, ils ont interprété deux <em>küys</em>, compositions instrumentales occupant une place importante dans le patrimoine musical kazakh.</p>

<p>Leur prestation revêtait une signification particulière.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/819012147_1081066864679360_470470824697980339_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Les deux étudiants avaient précédemment effectué un stage de six mois à Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan. Durant leur séjour, ils ont découvert la culture locale, partagé le quotidien des habitants et commencé à apprendre à jouer de la dombra.</p>

<p>De retour en Belgique, ils ont ainsi pu transmettre à leurs camarades une partie de leur expérience kazakhe.</p>

<p>Cette séquence musicale a donné une dimension concrète aux échanges interculturels : des étudiants belges devenaient, à leur tour, des passeurs de la culture kazakhe.</p>

<h2>Belgique–Kazakhstan : la coopération universitaire comme levier de rapprochement</h2>

<p>La présentation de « Nation de lecteurs » à l'Université de Mons s'inscrit dans une dynamique plus large de découverte mutuelle entre les sociétés belge et kazakhe.</p>

<p>Les échanges universitaires, les séjours d'études et les initiatives culturelles peuvent contribuer à mieux faire connaître le Kazakhstan auprès du public européen.</p>

<p>Ils permettent également de dépasser une approche exclusivement économique ou diplomatique des relations internationales.</p>

<p>La présence d'étudiants belges ayant déjà vécu au Kazakhstan montre que ces échanges ne sont pas uniquement institutionnels. Ils reposent aussi sur des expériences humaines, des rencontres et des parcours individuels.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/821656020_2086713405270739_3509402260385033503_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Quant à la communauté kazakhe installée en Belgique, elle joue un rôle de relais culturel en contribuant à la transmission des traditions et à la découverte de son patrimoine.</p>

<h3>L'analyse de Bruxelles Korner : quand le livre devient un instrument de diplomatie culturelle</h3>

<p>Dans un contexte international où les relations entre États sont souvent abordées sous l'angle des intérêts économiques, de la sécurité ou de la géopolitique, cette rencontre rappelle l'importance d'une autre forme de rapprochement : <strong>la diplomatie culturelle et universitaire.</strong></p>

<p>Le projet « Kitap oqityn ult » offre au Kazakhstan une occasion de faire connaître son identité culturelle à travers un instrument universel : la lecture.</p>

<p>L'intérêt manifesté à Mons pour la langue kazakhe et la prestation de jeunes Belges à la dombra illustrent la manière dont ces initiatives peuvent produire des échanges réciproques.</p>

<p>Car l'enjeu dépasse la découverte ponctuelle d'un pays.</p>

<p>Il s'agit également de créer les conditions d'une coopération durable entre universités, étudiants et communautés culturelles.</p>

<p><strong>À Mons, le 21 septembre, le Kazakhstan ne s'est pas seulement présenté à travers ses livres. Il s'est aussi fait entendre à travers sa langue, ses traditions et sa musique.</strong></p>

<p>Et c'est peut-être là que réside la portée de cette rencontre : transformer la curiosité culturelle en une relation humaine et intellectuelle susceptible de se prolonger bien au-delà des murs de l'université.</p>

<p><strong>Kadir Duran</strong><br />
<em>Bruxelles Korner – Analyse internationale, éducation et diplomatie culturelle</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 00:21:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/le-kazakhstan-fait-decouvrir-sa-nation-de-lecteurs-aux-etudiants-belges-a-mons-la-litterature-devient-un-pont-entre-les-cultures-1790198730.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kirghizistan-a-lonu-sadyr-zhaparov-veut-des-decisions-qui-sappliquent-des-sanctions-encadrees-et-un-fonds-pour-issyk-koul-15010</link>
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                <description><![CDATA[Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul
Bruxelles Korner | New York, 22 septembre 2026

À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président kirghiz Sadyr Zhaparov a défendu une idée directrice : l’ONU doit pouvoir faire appliquer ses décisions. Son discours articule cette ambition autour de trois sujets — la réforme du Conseil de sécurité, l’encadrement des sanctions et la protection du lac Issyk-Koul.

L’intervention prend une dimension particulière pour Bichkek. Élu pour la première fois membre non permanent du Conseil de sécurité, le Kirghizistan y siégera en 2027 et 2028. Sa candidature a recueilli 142 voix au dernier tour de scrutin. (trinidadandtobago.un.org) Zhaparov entend utiliser ce mandat pour porter les propositions exposées à New York......]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kirghizistan à l’ONU : Sadyr Zhaparov veut des décisions qui s’appliquent, des sanctions encadrées et un fonds pour Issyk-Koul</h1>

<p><strong>Bruxelles Korner | New York, 22 septembre 2026</strong></p>

<p>À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président kirghiz Sadyr Zhaparov a défendu une idée directrice : l’ONU doit pouvoir faire appliquer ses décisions. Son discours articule cette ambition autour de trois sujets — la réforme du Conseil de sécurité, l’encadrement des sanctions et la protection du lac Issyk-Koul.</p>

<p>L’intervention prend une dimension particulière pour Bichkek. Élu pour la première fois membre non permanent du Conseil de sécurité, le Kirghizistan y siégera en 2027 et 2028. Sa candidature a recueilli <strong>142 voix</strong> au dernier tour de scrutin. (trinidadandtobago.un.org) Zhaparov entend utiliser ce mandat pour porter les propositions exposées à New York.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-09-23%20at%2013_42_42.jpeg" style="height:506px; width:800px" /></p>

<h2>Un registre pour suivre les engagements des États</h2>

<p>Le président kirghiz propose la création, au sein de l’Assemblée générale, d’un <strong>registre public permanent</strong> retraçant la mise en œuvre des résolutions et des engagements pris par les États. Ceux-ci rendraient compte régulièrement de leurs progrès ; des analyses permettraient ensuite de suivre les résultats par région et par domaine.</p>

<p>Lorsque des décisions resteraient systématiquement inappliquées, Zhaparov envisage une réponse par étapes : notification à l’État concerné, mission de suivi, examen devant l’Assemblée générale, puis recours éventuel aux procédures prévues par la Charte des Nations Unies. <strong>Il s’agit de propositions</strong>, et non d’un mécanisme déjà adopté par l’ONU.</p>

<p>Le chef de l’État souhaite également que les membres permanents du Conseil de sécurité s’abstiennent volontairement d’utiliser leur veto lorsqu’il s’agit de répondre à une non-application systématique des décisions de l’Organisation. Il propose qu’un groupe de travail ouvert aux États intéressés examine cette piste. Une abstention volontaire dépendrait toutefois de la décision des États concernés : le discours ne crée aucune limitation du veto.</p>

<h2>Sanctions : la souveraineté au cœur du message</h2>

<p>Zhaparov critique ensuite les sanctions unilatérales, qu’il présente comme une source possible de pression sur les petits États. Il plaide pour que les décisions d’imposer des sanctions relèvent exclusivement de l’ONU et pour qu’un examen préalable mesure leurs conséquences humanitaires, économiques et sociales.</p>

<p>Cette position soulève une question politique majeure : <strong>qui pourrait décider d’une sanction si le Conseil de sécurité était lui-même bloqué ?</strong> Le président kirghiz dénonce ce blocage potentiel dans son propos sur le veto, sans résoudre entièrement la tension entre ces deux objectifs.</p>

<p>Le passage consacré aux organisations non gouvernementales et à Donald Trump constitue, lui aussi, une prise de position de Zhaparov. Son affirmation selon laquelle l’arrêt de financements américains aurait pratiquement mis fin à l’ingérence des ONG dans les pays en développement ne doit pas être lue comme un constat général établi par l’ONU.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-09-23%20at%2013_42_43%20(1).jpeg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<h2>Issyk-Koul, l’appel le plus concret</h2>

<p>La dernière partie du discours donne un visage à l’urgence climatique : celui d’<strong>Issyk-Koul</strong>, le grand lac de montagne kirghiz. Zhaparov alerte sur la baisse de son niveau et sur la fonte des glaciers qui contribuent à son alimentation. Les chiffres détaillés qu’il avance dans le discours sont ceux présentés par la présidence kirghize et demanderaient une vérification scientifique distincte avant d’être repris comme mesures indépendamment confirmées.</p>

<p>Sa proposition est précise : créer, sous l’égide de l’ONU, un <strong>fonds fiduciaire conjoint pour la conservation du lac</strong>, auquel le Kirghizistan se dit prêt à verser <strong>10 millions de dollars</strong> provenant de son budget national. Là encore, l’annonce porte sur une initiative et un engagement annoncé ; elle ne signifie pas que le fonds existe déjà ou que la contribution a été versée.</p>

<p>En reliant le sort d’Issyk-Koul à celui de la mer d’Aral et du lac Tchad, le président cherche à faire d’un enjeu national une responsabilité internationale. Il emploie pour cela le terme <em>amanat</em>, qu’il présente comme une obligation de transmettre aux générations futures l’héritage reçu.</p>

<h2 style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-09-23%20at%2013_42_42%20(1).jpeg" style="height:720px; width:800px" /></h2>

<h2>Le pari d’un petit État</h2>

<p>Le discours dessine ainsi la place que le Kirghizistan souhaite occuper au Conseil de sécurité : celle d’un État d’Asie centrale qui défend le dialogue, demande des comptes sur l’application des décisions internationales et porte la voix des pays montagneux face au changement climatique.</p>

<p>Le test viendra à partir du <strong>1er janvier 2027</strong>. Bichkek pourra alors déposer ses propositions et chercher des soutiens. Leur adoption, en particulier celles qui touchent au veto et aux sanctions, dépendra de négociations autrement plus difficiles qu’une déclaration à la tribune.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-09-23%20at%2013_42_43.jpeg" style="height:500px; width:800px" /></p>

<p><strong>Source du discours :</strong> texte français transmis à Bruxelles Korner. Le discours a été utilisé comme source des positions et des annonces attribuées à Sadyr Zhaparov ; il n’a pas été reproduit intégralement ni modifié dans cet article.</p>

<p>VOICI LE DISCOURS INTEGRAL /</p>

<p><span style="font-size:10px"><em>Discours de S.E. M. Sadyr Zhaparov<br />
Président de la République kirghize<br />
à la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies<br />
le 22 septembre, New York<br />
Monsieur le Président,<br />
Monsieur le Secrétaire général,<br />
Mesdames et Messieurs les chefs de délégation,<br />
Mesdames et Messieurs,<br />
Je tiens tout d’abord à adresser mes plus chaleureuses félicitations à&nbsp;<br />
Monsieur Khalilur Rahman pour son élection à la présidence de la 81e&nbsp;<br />
session de l’Assemblée générale des Nations Unies et à lui souhaiter plein&nbsp;<br />
succès dans ses fonctions.<br />
• • •<br />
Comme vous le savez, la communauté internationale a célébré l'année&nbsp;<br />
dernière le 80e anniversaire des Nations Unies.<br />
Ainsi, depuis 80 ans, cette organisation mondiale unique veille sur la paix,&nbsp;<br />
la sécurité et le développement.<br />
Bien que notre Organisation unisse tous les pays du monde et constitue&nbsp;<br />
la principale plateforme de coopération internationale, des guerres et des&nbsp;<br />
tensions persistent dans diverses régions du globe.<br />
Les conflits armés et les crises humanitaires qui se produisent dans&nbsp;<br />
différentes parties du monde, notamment en Ukraine, en Iran, au Soudan&nbsp;<br />
et en Palestine, témoignent de la complexité des processus internationaux&nbsp;<br />
actuels et exigent une action conjointe de tous afin de renforcer la paix, la&nbsp;<br />
sécurité et le développement durable.<br />
Le Kirghizistan est un pays qui croit au pouvoir du dialogue et à la&nbsp;<br />
résolution pacifique des conflits.<br />
Notre pays est prêt à jouer un rôle de médiation dans la résolution des&nbsp;<br />
problèmes complexes et difficiles.<br />
Ces dernières années, nous, en Asie centrale, avons clairement démontré&nbsp;<br />
au monde notre capacité à résoudre pacifiquement des problèmes&nbsp;<br />
2<br />
interétatiques complexes. Aujourd'hui, l'Asie centrale devient un modèle&nbsp;<br />
de coopération interétatique constructive et de développement&nbsp;<br />
économique, infrastructurel et technologique.<br />
À cet égard, nous sommes prêts à partager notre expérience acquise sur&nbsp;<br />
cette voie.<br />
• • •<br />
Chers chefs de délégation!<br />
Pour la première fois de son histoire, le Kirghizistan a été élu au Conseil&nbsp;<br />
de sécurité des Nations Unies pour la période 2027-2028.<br />
Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude aux États&nbsp;<br />
qui ont soutenu la candidature de notre pays.<br />
Le soutien de 142 États confirme non seulement l'engagement du&nbsp;<br />
Kirghizistan sur la scène internationale, mais témoigne également du rôle&nbsp;<br />
croissant de l'Asie centrale dans les relations internationales.<br />
Cette élection prouve clairement que même les petits États peuvent&nbsp;<br />
contribuer de manière significative à la résolution des problèmes&nbsp;<br />
mondiaux.<br />
Nous sommes pleinement conscients que siéger au Conseil de sécurité&nbsp;<br />
n'est ni un privilège ni une récompense, mais une grande responsabilité.<br />
Il y a un an, depuis cette même tribune, j'affirmais avec confiance que «le&nbsp;<br />
Kirghizistan est l'un des États ayant l'expérience nécessaire pour porter&nbsp;<br />
des questions importantes à l'attention du Conseil de sécurité».<br />
Nous n'avons pas oublié nos engagements et mettrons tout en œuvre pour&nbsp;<br />
les respecter pleinement.<br />
C'est pourquoi je tiens à le souligner encore une fois:<br />
«Le Kirghizistan adhère fermement au droit international, à la justice et à&nbsp;<br />
la protection des droits de l'homme, et soutient un système multilatéral&nbsp;<br />
fondé sur le respect mutuel, l'équilibre des intérêts et la responsabilité&nbsp;<br />
envers les générations futures.»<br />
Nous entendons travailler en étroite collaboration avec tous les pays et&nbsp;<br />
sommes favorables à une coopération fructueuse.<br />
• • •<br />
3<br />
Chers collègues!<br />
Comme vous le savez, depuis la fondation des Nations Unies en 1945,&nbsp;<br />
ses États Membres et ses dirigeants ont entrepris des réformes&nbsp;<br />
systémiques.<br />
Ces réformes ont porté sur un large éventail de questions, allant de&nbsp;<br />
l'élargissement du Conseil de sécurité à la modernisation des&nbsp;<br />
mécanismes de gouvernance, en passant par le maintien de la paix et les&nbsp;<br />
droits de l'homme.<br />
Ces initiatives font l'objet de débats actifs au niveau international;&nbsp;<br />
toutefois, malgré de nombreux efforts et de longs échanges, la structure&nbsp;<br />
institutionnelle de notre Organisation continue de se heurter à divers défis.<br />
Par conséquent, je crois que la réforme que la communauté internationale&nbsp;<br />
attend est un élargissement du Conseil de sécurité. Il me semble juste&nbsp;<br />
d'accorder au continent Africain, qui compte plus d'un milliard d'habitants,&nbsp;<br />
deux sièges permanents, et à l'Amérique latine un siège permanent.<br />
Aujourd'hui, le monde a changé.<br />
C'est pourquoi certains pays développés expriment également le désir de&nbsp;<br />
devenir membres du Conseil de sécurité.<br />
J'estime qu'il convient d'examiner les demandes de ces pays.<br />
• • •<br />
Un autre problème, à mon sens, réside dans la faiblesse d'efficacité des&nbsp;<br />
mécanismes permettant d'assurer la mise en œuvre des décisions de&nbsp;<br />
l'Organisation.<br />
La non-application systématique des décisions de l'Organisation&nbsp;<br />
compromet la légitimité du multilatéralisme, donne l'impression que le droit&nbsp;<br />
international n'est pas contraignant et contribue à son mépris.<br />
Par conséquent, nous sommes tenus d'étendre et de renforcer les&nbsp;<br />
pouvoirs des Nations Unies.<br />
À cet égard, nous proposons de réélaborer un mécanisme de mise en&nbsp;<br />
œuvre des décisions de l'ONU et de garantie de la responsabilité.<br />
4<br />
Il est primordial d'établir au sein de l'Assemblée générale des Nations&nbsp;<br />
Unies un registre public permanent de la mise en œuvre par les États&nbsp;<br />
Membres des résolutions et engagements pris.<br />
Ce Registre pourrait inclure les informations suivantes et garantir la mise&nbsp;<br />
en œuvre de mesures telles que:<br />
Premièrement, l'enregistrement et la vérification systématiques du niveau&nbsp;<br />
de mise en œuvre des décisions adoptées.<br />
Deuxièmement, l'obligation pour les États Membres de soumettre&nbsp;<br />
régulièrement des rapports conformément aux normes établies.<br />
Troisièmement, la présentation de synthèses analytiques par secteur et&nbsp;<br />
par région.<br />
Quatrièmement, la garantie de la transparence et de l'égalité d'accès à&nbsp;<br />
l'information pour tous les États.<br />
• • •<br />
Le fonctionnement de ce Registre pourrait être assuré par le Secrétariat&nbsp;<br />
de l'ONU, avec l'assistance d'experts indépendants.<br />
En cas de non-respect systématique des décisions de l'Organisation, je&nbsp;<br />
propose un mécanisme de réponse progressif.<br />
La première étape consisterait à adresser une notification officielle à l'État&nbsp;<br />
concerné et à consulter les organes compétents des Nations Unies.<br />
La deuxième étape consisterait à dépêcher une mission de suivi dans ce&nbsp;<br />
pays afin d'évaluer les obstacles objectifs à la mise en œuvre des&nbsp;<br />
décisions et de formuler des recommandations.<br />
La troisième étape consisterait à examiner la question en session plénière&nbsp;<br />
de l'Assemblée générale, où le statut de l'État concerné est déterminé en&nbsp;<br />
fonction de son respect ou non-respect systématique des décisions de&nbsp;<br />
l'ONU.<br />
La quatrième étape consisterait à engager les procédures appropriées,&nbsp;<br />
conformément à la Charte de l'Organisation, à l'encontre des États qui ne&nbsp;<br />
respectent pas leurs obligations.<br />
En particulier, la question peut être soumise au Conseil de sécurité de&nbsp;<br />
l'ONU pour examen en vue de l'adoption de mesures restrictives prévues&nbsp;<br />
par le droit international, notamment:<br />
Premièrement, des restrictions temporaires à la participation aux&nbsp;<br />
programmes de l'ONU.<br />
5<br />
Deuxièmement, formuler des propositions de révision des formats de&nbsp;<br />
coopération.<br />
Ainsi que recourir à d'autres mesures diplomatiques.<br />
• • •<br />
Chers collègues!<br />
J’estime que, face à des cas de non-application systématique des&nbsp;<br />
décisions de l’ONU, les membres permanents du Conseil de sécurité&nbsp;<br />
devraient s’abstenir volontairement d’utiliser leur droit de veto.<br />
Si le mécanisme d’application des décisions de l’ONU est&nbsp;<br />
systématiquement bloqué par les membres permanents du Conseil de&nbsp;<br />
sécurité au moyen de leur droit de veto, cette pratique ne sera plus&nbsp;<br />
conforme à l’esprit de la Charte de l’Organisation ni au principe de&nbsp;<br />
responsabilité égale des États Membres.<br />
Il convient donc de réexaminer la possibilité de limiter volontairement le&nbsp;<br />
recours au veto en matière d’application des décisions de l’ONU.<br />
Une telle pratique pourrait promouvoir l’universalité, l’égalité pour tous les&nbsp;<br />
États, grands ou petits, la priorité accordée à la diplomatie et le rejet du&nbsp;<br />
double standard («deux poids, deux mesures»).<br />
Pour mettre en œuvre cette initiative, je propose la création d’un groupe&nbsp;<br />
de travail à composition non limitée au sein de l’Assemblée générale de&nbsp;<br />
l’Organisation, avec la participation des États intéressés.<br />
Ce groupe de travail pourrait mener des consultations&nbsp;<br />
intergouvernementales et élaborer un rapport sur les modèles possibles&nbsp;<br />
pour le mécanisme proposé.<br />
À la suite de ces consultations, l’Assemblée générale et le Conseil de&nbsp;<br />
sécurité devraient adopter les résolutions et décisions appropriées.<br />
L’objectif stratégique de cette initiative est de garantir que les décisions&nbsp;<br />
de l’Organisation soient perçues non comme des recommandations&nbsp;<br />
politiques, mais comme de véritables engagements internationaux.<br />
Un renforcement de leur mise en œuvre consolidera l’État de droit&nbsp;<br />
international et la confiance envers l’Organisation.<br />
6<br />
Le Kirghizistan est prêt à entamer des discussions interétatiques sur la&nbsp;<br />
mise en place d'un tel mécanisme.<br />
À compter du 1er janvier 2027, en tant que membre du Conseil de sécurité&nbsp;<br />
des Nations Unies, nous avons l'intention de soumettre officiellement&nbsp;<br />
toutes ces propositions au Comité compétent pour examen.<br />
• • •<br />
Chers collègues!<br />
Je souhaiterais aborder plus précisément la question des sanctions.<br />
Comme nous le constatons tous, les sanctions sont parfois utilisées par&nbsp;<br />
certains États comme un instrument d'ingérence dans les affaires&nbsp;<br />
intérieures d'États souverains.<br />
Les conséquences néfastes de sanctions unilatérales injustifiées affectent&nbsp;<br />
également les petits États comme le nôtre, en cours de formation et de&nbsp;<br />
développement, ce qui suscite des inquiétudes chez d'autres petits États.<br />
Dans certains cas, de telles actions constituent une ingérence dans les&nbsp;<br />
affaires intérieures d'États indépendants et contreviennent aux principes&nbsp;<br />
fondamentaux du droit international.<br />
Certains grands États, poursuivant leurs propres intérêts, exercent des&nbsp;<br />
pressions sur des pays plus petits comme le Kirghizistan, tentant de les&nbsp;<br />
contraindre à négocier sur des questions spécifiques et leur adressant des&nbsp;<br />
ultimatums pour faire avancer leurs propres intérêts.<br />
À cet égard, je tiens à souligner la décision prise par le Président des États&nbsp;<br />
Unies Donald Trump, après son entrée en fonction, de cesser de financer&nbsp;<br />
les organisations non gouvernementales dans le monde entier.<br />
De ce fait, l'ingérence des ONG dans les affaires intérieures et la politique&nbsp;<br />
des pays en développement a pratiquement cessé.<br />
Les décisions de Trump ont créé les conditions d'un renforcement de la&nbsp;<br />
souveraineté des États et de leur liberté de choisir leur propre voie de&nbsp;<br />
développement.<br />
C'est pourquoi je tiens à remercier Monsieur Trump d'avoir mis fin au&nbsp;<br />
financement des ONG.<br />
7<br />
Chers collègues!<br />
Les décisions d'imposer des sanctions doivent être prises conformément&nbsp;<br />
à la Charte des Nations Unies et dans le seul cadre de la compétence du&nbsp;<br />
Conseil de sécurité.<br />
À notre avis, le droit d'imposer des sanctions à un État donné devrait être&nbsp;<br />
dévolu exclusivement à l'ONU.<br />
Je crois que c'est le seul moyen d'améliorer le système international de&nbsp;<br />
sanctions.<br />
Il est primordial d'instaurer un mécanisme obligatoire permettant à&nbsp;<br />
l'Organisation de procéder à un examen préliminaire de toutes les&nbsp;<br />
mesures de sanctions.<br />
Cet examen préliminaire permettra de prendre en compte les&nbsp;<br />
conséquences humanitaires, économiques et sociales potentielles des&nbsp;<br />
initiatives de sanctions.<br />
Un élément essentiel du mécanisme proposé devrait être une&nbsp;<br />
transparence et une responsabilité accrues.<br />
Les États imposant des sanctions doivent clairement énoncer leur&nbsp;<br />
fondement juridique, la nécessité de ces mesures, leurs objectifs, ainsi&nbsp;<br />
que les critères et conditions de leur levée ultérieure.<br />
Il me semble opportun d'établir, sous l'égide des Nations Unies, un&nbsp;<br />
mécanisme international unifié de suivi et de révision régulière des&nbsp;<br />
sanctions.<br />
Ce n'est qu'ainsi que le rôle central de l'ONU dans le maintien de la paix&nbsp;<br />
et de la sécurité internationales sera renforcé et ses pouvoirs élargis.<br />
De plus, le risque qu'un pays utilise arbitrairement des sanctions contre&nbsp;<br />
un autre à des fins politiques ou économiques sera éliminé.<br />
Aucun État ne devrait agir arbitrairement.<br />
L'ONU doit être forte.<br />
Chaque pays devrait trembler à l'idée que l'ONU puisse imposer des&nbsp;<br />
sanctions. Ce n'est qu'à cette condition qu'un ordre international fort&nbsp;<br />
pourra émerger.<br />
8<br />
Autrement, les décisions individuelles de l'ONU cessent d'être prises au&nbsp;<br />
sérieux. Les États commencent à agir à leur seule discrétion.<br />
Toute décision de l'ONU doit être appliquée sans délai.<br />
Si un État ne l'applique pas et que les autres pays cessent de coopérer&nbsp;<br />
avec lui, l'efficacité des sanctions s'en trouve renforcée.<br />
Ce n'est qu'alors que les décisions seront appliquées rapidement et que&nbsp;<br />
l'ONU deviendra une organisation forte et influente.<br />
Dans le cas contraire, les sanctions existantes deviennent dérisoires.<br />
• • •<br />
Chers amis!<br />
Comme chacun sait, le changement climatique, devenu un problème&nbsp;<br />
global, persiste.<br />
La température moyenne sur notre planète et le nombre d'urgences&nbsp;<br />
climatiques augmentent rapidement, et leurs conséquences néfastes sur&nbsp;<br />
l'énergie, l'agriculture, la sécurité alimentaire et l'économie dans son&nbsp;<br />
ensemble sont considérables.<br />
Le Kirghizistan est un pays montagneux.<br />
Nous sommes particulièrement sensibles aux conséquences de la fonte&nbsp;<br />
des glaciers.<br />
Il ne s'agit pas d'une menace abstraite.<br />
C'est un problème environnemental d'envergure régionale.<br />
Je suis convaincu qu'il est primordial et nécessaire d'unir les efforts&nbsp;<br />
internationaux pour relever les défis climatiques et répondre aux&nbsp;<br />
problématiques des régions montagneuses.<br />
À cet égard, nous tiendrons le deuxième Sommet mondial de la montagne&nbsp;<br />
«Bichkek+25» du 21 au 23 octobre 2027 à Bichkek.<br />
Je saisis cette occasion pour vous inviter tous à participer à ce Sommet.<br />
Ce Sommet clôturera les Cinq années d'Action internationale pour le&nbsp;<br />
développement des montagnes 2023-2027.<br />
Lors de ma rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies,&nbsp;<br />
Monsieur António Guterres, le 31 août 2026 à Bichkek, j'ai proposé la&nbsp;<br />
tenue de ce Sommet conjointement avec l'Organisation.<br />
9<br />
Ces actions témoignent du rôle de premier plan que joue notre pays parmi&nbsp;<br />
les États montagneux et de son engagement à unir les efforts&nbsp;<br />
internationaux pour résoudre leurs problèmes.<br />
Par conséquent, le Kirghizistan est pleinement disposé à devenir le porteparole des petits États et des États en développement aux Nations Unies&nbsp;<br />
sur les questions climatiques dans les régions montagneuses.<br />
• • •<br />
Chers chefs de délégation!<br />
Pour rester sur le thème du changement climatique, j'aimerais attirer votre&nbsp;<br />
attention sur un autre problème environnemental.<br />
Comme nous le savons tous, les racines des problèmes et des&nbsp;<br />
catastrophes mondiales se trouvent souvent au niveau local.<br />
Il s'agit du lac de haute montagne unique d'Issyk-Koul, classé réserve de&nbsp;<br />
biosphère par l'UNESCO et zone humide d'importance internationale au&nbsp;<br />
titre de la Convention de Ramsar.<br />
Aujourd'hui, ce précieux réservoir naturel subit de graves pressions&nbsp;<br />
climatiques.<br />
Au cours des 170 dernières années, le niveau de l'eau a baissé de près&nbsp;<br />
de 14 mètres et, ces cinq dernières années, le rythme de cette baisse a&nbsp;<br />
atteint 7 centimètres par an.<br />
Sur les 101 rivières qui alimentaient autrefois le lac, seules une trentaine&nbsp;<br />
coulent aujourd'hui en permanence.<br />
La principale source d'eau d'Issyk-Koul est constituée par les glaciers de&nbsp;<br />
la chaîne de Tian Shan.<br />
Au cours des 70 dernières années, plus de 30% des glaciers de montagne&nbsp;<br />
ont fondu.<br />
Environ 20% de cette fonte s'est produite au cours des 7 à 10 dernières&nbsp;<br />
années seulement.<br />
Ce processus menace directement la biodiversité de la région et la viabilité&nbsp;<br />
économique de centaines de milliers de personnes.<br />
Afin de préserver Issyk-Koul, le Kirghizistan mobilise toutes ses&nbsp;<br />
ressources nationales disponibles.<br />
En particulier, une conception nationale pour le développement durable&nbsp;<br />
du système écologique et économique d'Issyk-Koul à l'horizon 2030 est&nbsp;<br />
mis en œuvre.<br />
10<br />
Des restrictions environnementales strictes ont été mises en place et des&nbsp;<br />
projets pilotes de surveillance de la profondeur du lac par robotique sousmarine ont été lancés.<br />
Le nettoyage à grande échelle du fond et des eaux du lac se poursuit&nbsp;<br />
régulièrement.<br />
L'ampleur et la rapidité du changement climatique dépassent les capacités&nbsp;<br />
de tout État montagneux et exigent une action internationale concertée.<br />
La disparition d'Issyk-Koul constituerait non seulement une tragédie&nbsp;<br />
locale, mais aussi une perte environnementale irréparable pour toute la&nbsp;<br />
région.<br />
Pour appréhender l'ampleur potentielle de ce problème environnemental&nbsp;<br />
et le coût de sa prévention, il suffit de rappeler le sort de la mer d'Aral et&nbsp;<br />
du lac Tchad, qui ont subi de plein fouet les conséquences de ces&nbsp;<br />
dernières décennies.<br />
(Photografies)<br />
Jetez un coup d'œil.<br />
Jusqu'à une période relativement récente, la mer d'Aral et le lac Tchad,&nbsp;<br />
comme le lac Issyk-Koul aujourd'hui, étaient des étendues d'eau&nbsp;<br />
abondantes.<br />
Aujourd'hui, ils sont en grande partie à sec.<br />
Ces exemples devraient nous servir d'avertissement.<br />
Saisissant cette occasion, j'invite officiellement les Nations Unies, les&nbsp;<br />
institutions financières internationales et les pays donateurs à soutenir&nbsp;<br />
notre initiative et à créer, sous l'égide de lONU, un fonds fiduciaire conjoint&nbsp;<br />
spécial pour la conservation du lac Issyk-Koul.<br />
Afin de concrétiser notre engagement, nous sommes prêts à verser 10&nbsp;<br />
millions de dollars prélevés sur le budget de l'État à ce fonds.<br />
• • •<br />
Dans notre culture, il existe un concept appelé «amanat» («dépôt sacré»,&nbsp;<br />
«obligation»).<br />
Il symbolise la responsabilité de préserver avec soin l'héritage de nos&nbsp;<br />
ancêtres et de le transmettre aux générations futures.<br />
Ainsi, on peut affirmer qu'Issyk-Koul est notre amanat climatique commun.<br />
Nous ne sollicitons pas votre aide.<br />
11<br />
Nous proposons un partenariat global pour préserver cette ressource&nbsp;<br />
naturelle unique de la Terre.<br />
Avant qu'il ne soit trop tard, unissons nos efforts et nos ressources au sein&nbsp;<br />
de ce fonds fiduciaire.<br />
• • •<br />
Chers participants,<br />
Mesdames et Messieurs!<br />
Les défis auxquels nous sommes confrontés sont communs et nos&nbsp;<br />
réponses doivent être collectives.<br />
Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère de changement.<br />
C'est pourquoi nous ne pouvons bâtir un avenir sûr, juste et durable que&nbsp;<br />
par des efforts conjoints.<br />
Le destin de notre planète et des générations futures est la responsabilité&nbsp;<br />
de chacun d'entre nous.<br />
Cette année, le Kirghizistan célèbre le 35e anniversaire de son&nbsp;<br />
Indépendance.<br />
Au cours de cette période, notre pays a traversé de nombreuses&nbsp;<br />
épreuves, mais nous avons choisi la coopération plutôt que la&nbsp;<br />
confrontation, la création plutôt que la destruction, et nous nous sommes&nbsp;<br />
engagés sur la voie du développement durable.<br />
N'oublions jamais une chose: la paix ne se décrète pas.<br />
C'est pourquoi, transformons nos paroles en actes, en actions concrètes&nbsp;<br />
capables de changer des vies et de préserver la nature.<br />
Œuvrons ensemble à bâtir un monde où le dialogue prime sur les armes,&nbsp;<br />
le respect mutuel sur la peur, et où la coopération entre États apporte des&nbsp;<br />
résultats tangibles pour toute l'humanité.<br />
Merci de votre attention</em></span></p>

<p><span style="font-size:10px">he speech of H.E. Mr. Sadyr Zhaparov, President of the Kyrgyz Republic,&nbsp;<br />
at the 81st Session of the United Nations General Assembly&nbsp;<br />
September 22, New York<br />
Mr. President,<br />
Mr. Secretary-General,<br />
Distinguished Heads of Delegations,<br />
Ladies and Gentlemen,<br />
At the outset of my speech, I would like to sincerely congratulate Dr. Khalilur&nbsp;<br />
Rahman on being elected as the President of the 81st Session of the United&nbsp;<br />
Nations General Assembly and wish him further success.<br />
• • •<br />
As you are all aware, last year the international community marked the 80th&nbsp;<br />
anniversary of the United Nations.<br />
For 80 years, this unique global organization has been standing at the&nbsp;<br />
forefront of safeguarding peace, security and development.<br />
Although our Organization brings together all countries of the world and&nbsp;<br />
serves as the principal platform for international cooperation, wars and tensions&nbsp;<br />
still persist in various regions.<br />
Armed conflicts and humanitarian crises in different parts of the world,&nbsp;<br />
including Ukraine, Iran, Sudan and Palestine, demonstrate the complexity of the&nbsp;<br />
current international environment and require all of us to work together to&nbsp;<br />
strengthen peace, security and sustainable development.<br />
2<br />
Kyrgyzstan is a country that believes in the power of dialogue and the peaceful&nbsp;<br />
settlement of conflicts.<br />
Our country stands ready to serve as a mediator in addressing complex and&nbsp;<br />
contentious issues.<br />
In recent years, Central Asia has clearly demonstrated to the world its ability&nbsp;<br />
to resolve complex interstate issues peacefully.<br />
Today, Central Asia is becoming an example of constructive interstate&nbsp;<br />
cooperation, as well as economic, infrastructural and technological development.<br />
In this regard, we are ready to share the experience we have accumulated&nbsp;<br />
along this path.<br />
• • •<br />
Distinguished Heads of Delegations,<br />
For the first time in its history, Kyrgyzstan has been elected as a member of&nbsp;<br />
the United Nations Security Council for the 2027–2028 term.<br />
Taking this opportunity, I would like to express my profound gratitude to all&nbsp;<br />
countries that supported our candidacy.<br />
The support of 142 Member States not only confirms Kyrgyzstan's readiness&nbsp;<br />
to contribute to international affairs but also demonstrates the growing role of&nbsp;<br />
Central Asia in international relations.<br />
This achievement is clear evidence that even small states can make a&nbsp;<br />
meaningful contribution to addressing global challenges.<br />
We fully understand that membership in the Security Council is not a privilege&nbsp;<br />
or award – it is a great responsibility.<br />
One year ago, standing at this stage, I stated with confidence that “Kyrgyzstan&nbsp;<br />
is among those states whose experience enables them to put forward substantive&nbsp;<br />
issues for consideration by the Security Council.”<br />
We do not forget the promises we have made and will make every effort to&nbsp;<br />
implement them fully.<br />
Therefore, I would like to reiterate:<br />
3<br />
“Kyrgyzstan firmly adheres to international law, justice and the protection of&nbsp;<br />
human rights, and supports the multilateral system based on mutual respect,&nbsp;<br />
balance of interests and responsibility toward future generations.”<br />
We intend to work closely with every country and remain committed to&nbsp;<br />
productive cooperation.<br />
• • •<br />
Distinguished Colleagues,<br />
As you all may know, since the establishment of the United Nations in 1945,&nbsp;<br />
its Member States and leaders have attempted to undertake systemic reforms.<br />
Reforms have ranged from expanding the membership of the Security Council&nbsp;<br />
to modernizing mechanisms of governance, peacekeeping and the protection of&nbsp;<br />
human rights.<br />
These initiatives continue to be actively discussed at the international level.<br />
However, despite numerous efforts and years of discussion, the institutional&nbsp;<br />
structure of our Organization continues to face various challenges.<br />
Therefore, I believe that expanding the membership of the Security Council is&nbsp;<br />
one of the reforms that the international community expects. I consider it fair to&nbsp;<br />
grant two permanent seats to the African continent with population of more than&nbsp;<br />
one billion people, and one permanent seat to Latin America.<br />
Today, the world has changed.<br />
At the same time, a number of developed countries have also expressed their&nbsp;<br />
aspiration to become members of the Security Council.<br />
I believe that the requests of these countries should also be considered.<br />
• • •<br />
Another issue, in my view, is the weakness of effective mechanisms for&nbsp;<br />
ensuring the implementation of the decisions of the Organization.<br />
The systematic failure to implement the Organization's decisions undermines&nbsp;<br />
the legitimacy of multilateralism’s concept, creates the impression that&nbsp;<br />
international law is not binding, and encourages disregard for international&nbsp;<br />
obligations.<br />
Therefore, we must expand and strengthen the authority of the United&nbsp;<br />
Nations.<br />
4<br />
In this regard, we propose to redevelop the United Nations mechanism for the&nbsp;<br />
implementation of decisions and accountability.<br />
First and foremost, it is necessary to establish, within the framework of the&nbsp;<br />
General Assembly, the permanent public registry of the implementation of&nbsp;<br />
resolutions and obligations by Member States.<br />
This Registry could include the following information and ensure the&nbsp;<br />
implementation of such measures as:<br />
The first — systematically record and verify the level of implementation of&nbsp;<br />
adopted decisions.<br />
The second — establish the obligation for Member States to regularly submit&nbsp;<br />
report in accordance with agreed standards.<br />
The third — provide analytical reviews on sectors and regions.<br />
The fourth — ensure transparency and equal access to information for all&nbsp;<br />
States.<br />
• • •<br />
The Registry could be administered by the United Nations Secretariat, with&nbsp;<br />
the support of independent experts.<br />
If decisions of the Organization are systematically not implemented, I propose&nbsp;<br />
the gradual response mechanism.<br />
The first stage — an official notification to the concerned State, followed by&nbsp;<br />
consultations with the relevant bodies of the Organization.<br />
The second stage — the deployment of a monitoring mission to the country&nbsp;<br />
concerned to assess the objective obstacles preventing the implementation of the&nbsp;<br />
decisions and to prepare recommendations.<br />
The third stage — consideration of the case — right here — at a plenary&nbsp;<br />
meeting of the General Assembly to determine the status of the concerned State&nbsp;<br />
in terms of its systematic implementation or non-implementation of United Nations&nbsp;<br />
decisions.<br />
The fourth stage — the initiation of appropriate procedures under the Charter&nbsp;<br />
of the United Nations with regard to States that fail to comply with the requirements.<br />
5<br />
In particular, the matter could be referred to the United Nations Security&nbsp;<br />
Council for consideration of restrictive measures provided for under international&nbsp;<br />
law, including:<br />
The first - temporary restrictions on participation in United Nations programs.<br />
The second - recommendations to review existing formats of cooperation.<br />
And other diplomatic measures, where appropriate.<br />
• • •<br />
Distinguished Colleagues,<br />
I believe that when cases of systematic non-implementation of United Nations’<br />
decisions are considered, the permanent members of the Security Council should&nbsp;<br />
voluntarily refrain from using the veto.<br />
If a mechanism designed to ensure the implementation of the Organization's&nbsp;<br />
decisions is systematically blocked by permanent members through the use of the&nbsp;<br />
veto, such practice would no longer be consistent with the spirit of the UN Charter&nbsp;<br />
and the principle of equal responsibility of Member States.<br />
Therefore, we should once again consider the possibility of voluntarily&nbsp;<br />
restraining the use of the veto in matters related to the implementation of the&nbsp;<br />
Organization’s decisions.<br />
This approach could promote universality, the equality of all states regardless&nbsp;<br />
of their size, the primacy of diplomacy and avoid the double standards.<br />
In order to implement this initiative, I propose establishing the open working&nbsp;<br />
group within the General Assembly with the participation of the interested Member&nbsp;<br />
States.<br />
The working group could conduct intergovernmental consultations and&nbsp;<br />
prepare a report on possible models for the proposed mechanism.<br />
Following these consultations, the General Assembly and the Security Council&nbsp;<br />
should consider adopting the relevant resolutions and decisions.<br />
The strategic objective of this initiative is to ensure that the decisions of the&nbsp;<br />
Organization are treated not merely as political recommendations, but as genuine&nbsp;<br />
international obligations.<br />
Improvement of their implementation would strengthen the rule of international&nbsp;<br />
law and reinforce confidence in the United Nations.<br />
6<br />
Kyrgyzstan is ready to initiate interstate discussions on the development of&nbsp;<br />
such a mechanism.<br />
Starting from January 1, 2027, as a member of the United Nations Security&nbsp;<br />
Council, we intend to formally submit all these proposals to the relevant&nbsp;<br />
Committee.<br />
• • •<br />
Distinguished Colleagues,<br />
I would like to address separately the issue of sanctions.<br />
As we have all observed, today sanctions are, in some cases, used by&nbsp;<br />
individual countries as an instrument of interference in the internal affairs of&nbsp;<br />
sovereign states.<br />
The negative consequences of unjustified unilateral sanctions also affect&nbsp;<br />
small countries such as ours, which are at the stage of formation and development,&nbsp;<br />
and this raises concern among other small states as well.<br />
In certain cases, such practices lead to interference in the internal affairs of&nbsp;<br />
independent states and contradict to the fundamental principles of international&nbsp;<br />
law.<br />
Some major states, in pursuit of their own interests, put pressure on smaller&nbsp;<br />
countries such as Kyrgyzstan, attempting to force them to bargain over certain&nbsp;<br />
matters and issuing ultimatums.<br />
In this context, I would like to take this opportunity to note the decision made<br />
by the President of the United States His Excellency Mr. Donald Trump after taking&nbsp;<br />
office to halt funding of non-governmental organizations around the world.<br />
As a result, interference by NGOs in the internal affairs and policies of&nbsp;<br />
developing States has practically ceased.<br />
President Trump’s decisions have created conditions for strengthening the&nbsp;<br />
sovereignty of States and enabling them to independently choose their own path&nbsp;<br />
of development.<br />
Therefore, taking this opportunity today, I would like to express my&nbsp;<br />
appreciation to Mr. Trump for ending the funding of NGOs.<br />
• • •<br />
7<br />
Distinguished Colleagues,<br />
Decisions to impose sanctions should be taken in accordance with the Charter&nbsp;<br />
of the United Nations and exclusively within the mandate of the Security Council.<br />
We believe that the mandate to impose sanctions against a state should&nbsp;<br />
belong exclusively to the United Nations.<br />
In my view, this is the only possible way to improve the international sanctions&nbsp;<br />
system.<br />
First and foremost, we should introduce a mandatory mechanism under which&nbsp;<br />
all sanctions measures are reviewed in advance by the Organization.<br />
The prior review of sanctions initiatives would help ensure that their potential&nbsp;<br />
humanitarian, economic and social consequences are taken into account.<br />
An important element of the proposed mechanism should be the enhanced&nbsp;<br />
transparency and accountability.<br />
States initiating sanctions should clearly indicate the legal basis for such&nbsp;<br />
measures, explain their necessity and objectives, and define clear criteria and&nbsp;<br />
conditions for their eventual removal.<br />
I believe it would be appropriate to establish, under the auspices of the United&nbsp;<br />
Nations, the unified international mechanism for monitoring sanctions and&nbsp;<br />
reviewing them on a regular basis.<br />
Only then can the central role of the United Nations in maintaining&nbsp;<br />
international peace and security be strengthened and its mandate enhanced.<br />
This would also help eliminate the risk of sanctions being used arbitrarily by&nbsp;<br />
one country against another for political or economic gain.<br />
No state should act arbitrarily.<br />
The United Nations must be strong.<br />
Every country should tremble when the United Nations intends to impose<br />
sanctions. Only then the strict international order can be established in the world.<br />
8<br />
Otherwise, some decisions of the United Nations may no longer be taken&nbsp;<br />
seriously, while states simply act according to their own discretion.<br />
Every decision of the United Nations should be implemented without delay.<br />
If a state fails to implement such decision and other countries cease&nbsp;<br />
cooperation with it, the effectiveness of sanctions will increase.<br />
Only then will decisions can be implemented promptly, and the United Nations&nbsp;<br />
will become a strong and respected organization.<br />
Otherwise, existing sanctions will become a sort of children's toy.<br />
• • •<br />
Dear Friends,<br />
As we all know, climate change, that has become a global challenge,&nbsp;<br />
continues.<br />
The average temperature of our planet and the number of climate-related&nbsp;<br />
emergencies are rising rapidly, while their negative impact on energy, agriculture,&nbsp;<br />
food security and the economy as a whole has reached a significant scale.<br />
Kyrgyzstan is a mountainous country.<br />
We are particularly vulnerable to the effects of melting glaciers.<br />
This is not an abstract threat.<br />
It is an environmental challenge of regional significance.<br />
I believe it is extremely important and necessary to unite international efforts&nbsp;<br />
in addressing climate challenges and the problems facing mountainous regions.<br />
In this regard, on October 21–23, 2027, Bishkek will host the Second Global&nbsp;<br />
Mountain Summit, “Bishkek+25.”<br />
Taking this opportunity, I invite all of you to participate in the Summit.<br />
The Summit will serve as the concluding event of the Five Years of Action for&nbsp;<br />
the Development of Mountain Regions for 2023–2027 term.<br />
During my meeting with United Nations Secretary-General Mr. António&nbsp;<br />
Guterres in Bishkek on August 31, 2026, I proposed organizing this Summit jointly&nbsp;<br />
with the Organization.<br />
9<br />
These efforts demonstrate our country's leading role among mountain states&nbsp;<br />
and its commitment to unite international efforts to address their challenges.<br />
Therefore, Kyrgyzstan stands fully ready to serve within the United Nations as&nbsp;<br />
the voice of small and developing countries in addressing the climate-related&nbsp;<br />
challenges affecting mountainous regions.<br />
• • •<br />
Distinguished Heads of Delegations,<br />
Continuing the topic of climate change, I would like to draw your attention to&nbsp;<br />
another environmental challenge.<br />
As we all know, global problems and disasters often have their origins at the&nbsp;<br />
local level.<br />
This issue concerns the unique high-altitude Lake Issyk-Kul, which is part of&nbsp;<br />
the UNESCO Biosphere Reserve and is included among wetlands of international&nbsp;<br />
importance under the Ramsar framework.<br />
Today, this invaluable natural water reservoir is under severe climatic stress.<br />
Over the past 170 years, the water level has fallen by almost 14 meters, while&nbsp;<br />
over the past five years the rate of decline has reached approximately seven&nbsp;<br />
centimeters per year.<br />
101 rivers historically flowed into the lake, but today only around 30 flow&nbsp;<br />
throughout the entire year.<br />
The main source of water for Lake Issyk-Kul is the glaciers of the Tien Shan&nbsp;<br />
mountains.<br />
Over the past 70 years, more than 30 % of the region's mountain glaciers have&nbsp;<br />
melted.<br />
Nearly 20 % of this reduction has occurred within just the past seven to ten&nbsp;<br />
years.<br />
This process poses a direct threat to the biodiversity of the region and<br />
economic stability of hundreds of thousands of people.<br />
As part of our efforts to preserve Lake Issyk-Kul, Kyrgyzstan is mobilizing all&nbsp;<br />
available domestic resources.<br />
In particular, the State Concept for the Sustainable Development of the IssykKul Ecological and Economic System until 2030 is being implemented.<br />
10<br />
Strict environmental restrictions have been introduced, and pilot projects have&nbsp;<br />
been launched to monitor the depth of the lake using underwater robotic&nbsp;<br />
technologies.<br />
Large-scale efforts to clean the lakebed and its waters are continuing on a&nbsp;<br />
regular basis.<br />
The scale and speed of climate change exceed the capacities of any individual&nbsp;<br />
mountain country and require consolidated international action.<br />
The loss of Lake Issyk-Kul would not be merely a local tragedy.<br />
It would become an irreversible environmental loss for the entire region.<br />
In order to understand the potential scale of this environmental challenge and&nbsp;<br />
the costs associated with preventing it, it is important to look at the fate of the Aral&nbsp;<br />
Sea and Lake Chad, both of which have suffered severely over recent decades.<br />
(Pictures)<br />
Please take a look.<br />
Not so long ago, the Aral Sea and Lake Chad, just like Issyk-Kul today, were&nbsp;<br />
full and reservoir with full of water.<br />
Today, they have largely dried up.<br />
For us, these examples must serve as a clear warning.<br />
Taking this opportunity, I officially call upon the United Nations, international&nbsp;<br />
financial institutions and donor countries to support our initiative to establish, under&nbsp;<br />
the auspices of the Organization, the Special joint trust fund for the preservation&nbsp;<br />
of Lake Issyk-Kul.<br />
In order to demonstrate our commitment through concrete action, we are&nbsp;<br />
prepared to contribute 10 million US dollars from the state budget to this fund.<br />
• • •<br />
In our culture, there is a concept known as “Amanat.”<br />
It means the duty to carefully preserve what our ancestors have entrusted to&nbsp;<br />
us and to pass it on to future generations.<br />
11<br />
In this sense, it would be fair to state that Lake Issyk-Kul is our shared climate&nbsp;<br />
Amanat.<br />
We are not asking for help.<br />
We are proposing a joint global partnership to preserve this unique natural&nbsp;<br />
resource of the Earth.<br />
Before it is too late, let us unite our efforts and resources within the framework&nbsp;<br />
of this trust fund.<br />
• • •<br />
Distinguished Participants,<br />
Ladies and Gentlemen,<br />
The challenges before us are shared. Therefore, our response to them must&nbsp;<br />
also be collective.<br />
We stand at the threshold of a new era of change.<br />
Safe, just and sustainable future can be built only through collective action.<br />
The destiny of our planet and future generations is the responsibility of each&nbsp;<br />
and every one of us.<br />
This year, Kyrgyzstan celebrates the 35th anniversary of its independence.<br />
Throughout this period, our country has faced many different challenges.<br />
Since then we chose cooperation over confrontation, creation over destruction,&nbsp;<br />
and embarked upon the path of sustainable development.<br />
There is one thing we must all remember: peace does not come about by&nbsp;<br />
itself.<br />
Therefore, let us turn our words into action - concrete steps that improve&nbsp;<br />
people's lives and protect nature.<br />
Let us build together a world in which dialogue is stronger than weapons,&nbsp;<br />
mutual respect is stronger than fear, and cooperation among nations delivers&nbsp;<br />
tangible results for all humanity.<br />
Thank you for your attention.</span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 23 Sep 2026 14:40:00 +0300</pubDate>
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            </item>
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                <title>À Astana, HackAlem AI réunit 2 500 participants et vise un record mondial  FR/EN</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-astana-hackalem-ai-reunit-2-500-participants-et-vise-un-record-mondial-fren-15009</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-astana-hackalem-ai-reunit-2-500-participants-et-vise-un-record-mondial-fren-15009</guid>
                <description><![CDATA[À Astana, HackAlem AI réunit 2 500 participants et vise un record mondial
ASTANA — Pendant cinq heures, 2 500 participants venus de 21 pays ont travaillé sur des solutions d’intelligence artificielle dans le cadre de HackAlem AI. Organisé en ouverture du « Mois de l’IA » au Kazakhstan, le hackathon a également fait l’objet d’une tentative de record Guinness, dont le résultat doit encore être vérifié et confirmé.

Étudiants, développeurs et jeunes professionnels se sont attaqués à des défis proposés dans dix domaines, parmi lesquels l’énergie, la finance, l’éducation, la logistique et les télécommunications. Selon les organisateurs, des étudiants issus de 129 universités ont pris part à l’événement.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>À Astana, HackAlem AI réunit 2 500 participants et vise un record mondial</h1>

<p><strong>ASTANA —</strong> Pendant cinq heures, 2 500 participants venus de 21 pays ont travaillé sur des solutions d’intelligence artificielle dans le cadre de HackAlem AI. Organisé en ouverture du « Mois de l’IA » au Kazakhstan, le hackathon a également fait l’objet d’une <strong>tentative de record Guinness</strong>, dont le résultat doit encore être vérifié et confirmé.</p>

<p>Étudiants, développeurs et jeunes professionnels se sont attaqués à des défis proposés dans dix domaines, parmi lesquels l’énergie, la finance, l’éducation, la logistique et les télécommunications. Selon les organisateurs, des étudiants issus de 129 universités ont pris part à l’événement.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/bd23a2fa-f77f-4774-9bc1-54dc1e2371b0.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>L’ambition affichée dépasse la compétition de cinq heures. Les équipes ont travaillé sur des problèmes rencontrés par les entreprises et les services publics, avec l’objectif de faire évoluer les meilleurs prototypes vers des projets pilotes, puis vers des applications concrètes. « Notre objectif est de bâtir au Kazakhstan un environnement où les talents, la technologie et les besoins de l’économie réelle se rencontrent », a déclaré Zhaslan Madiyev, vice-Premier ministre et ministre kazakh de l’Intelligence artificielle et du Développement numérique, dans le communiqué des organisateurs.</p>

<p>Les participants ont eu accès à des ressources technologiques et pédagogiques fournies notamment par OpenAI, NVIDIA et l’Arizona State University. Les organisateurs en évaluent la valeur totale à <strong>1,5 million de dollars</strong>. Les auteurs des meilleures solutions se partageront également une dotation annoncée de <strong>200 000 dollars</strong>, composée pour moitié de ressources technologiques et pour moitié d’une contribution d’Astana Hub. La remise des prix est prévue lors du forum <strong>AI &amp; Digital Bridge 2026</strong>.</p>

<p>La tentative de record a été encadrée par un dispositif de contrôle des présences : identification des participants, lecture de badges aux entrées et sorties et surveillance sur place. Seules les personnes ayant effectivement travaillé sur un projet dans les conditions requises doivent être prises en compte. <strong>Aucun record ne peut donc être présenté comme acquis à ce stade</strong> : le résultat final dépend de la procédure de vérification de Guinness World Records.</p>

<p>Pour Astana, l’enjeu est aussi économique. Le hackathon associe ministères, universités, entreprises et acteurs technologiques internationaux autour d’une même question : comment transformer une démonstration de talent en produits utiles et en entreprises durables ? La réponse ne se mesurera pas seulement au nombre de participants, mais au devenir des solutions conçues à HackAlem AI.</p>

<p><em>Source : communiqué de presse des organisateurs de HackAlem AI transmis à Bruxelles Korner.</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><strong>PRESS RELEASE</strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><strong>23.09.2026&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;Astana, Kazakhstan</strong></span></span></p>

<h1><span style="font-size:20pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><strong><span style="font-size:12.0pt">Astana Hosts One of the World’s Largest AI Hackathons, HackAlem AI</span></strong></span></span></h1>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">One of the world’s largest AI hackathons, featuring global technology leaders OpenAI and NVIDIA, kicked off in Astana as part of AI Month. HackAlem AI became an official attempt to set a GUINNESS WORLD RECORDS title.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">“HackAlem AI is an opportunity for us to bring together talent, cutting-edge technologies, and real-world economic challenges. Participants worked on specific industry challenges provided by the country’s leading companies, developing solutions for businesses and key sectors. Our goal is to build an environment in Kazakhstan where talent, technology, and the needs of the real economy come together within a single ecosystem. It is important that the best solutions have an opportunity to progress from an idea and prototype to piloting and implementation. It is through this connection between technology teams and industry that new products and companies capable of competing in the global market emerge,” <strong>said Zhaslan Madiyev, Deputy Prime Minister and Minister of Artificial Intelligence and Digital Development of the Republic of Kazakhstan.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">“Today, artificial intelligence is becoming one of the key technologies shaping the competitiveness of countries and economies. For Kazakhstan, it is essential not only to adopt ready-made solutions, but also to build its own ecosystem of developers, researchers, and technology entrepreneurs. HackAlem AI gives our young people an opportunity to work on real-world challenges, develop their own solutions, and gain practical experience. It is particularly important that university students from across the country have actively joined the initiative. Through projects like this, we are developing a new generation of specialists capable of creating the technologies of the future here in Kazakhstan,” <strong>said Sayasat Nurbek, Minister of Science and Higher Education of the Republic of Kazakhstan.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">Over five hours, participants developed AI solutions across ten areas: energy, finance, governance, telecommunications, logistics, creative industries, education, innovation, communications, and trade. Developers, students, young professionals, and IT enthusiasts worked on AI solutions addressing real-world challenges faced by businesses, government, and key sectors of the economy.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">“HackAlem AI has become a large-scale platform for young developers, students, and AI enthusiasts from around the world. The hackathon brought together 2,500 participants from 21 countries, including students from 129 universities. Every participant had the opportunity to work with technology resources provided by global leaders such as OpenAI and NVIDIA. It is important for us to create opportunities for talent in Kazakhstan, provide access to knowledge and cutting-edge technologies, and help turn ideas into real products. We want young developers not only to gain their first practical experience, but also to create solutions with the potential to enter global markets. Initiatives like this are shaping a new generation of technology leaders in Kazakhstan,” <strong>said Magzhan Madiyev, CEO of Astana Hub.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">Hackathon participants received access to technology and educational resources from <strong>OpenAI, NVIDIA, and Arizona State University (USA)</strong> with a total value of <strong>up to $1.5 million.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">“HackAlem AI is not just the largest Agentic AI Hackathon; it is an event that demonstrates the scale of opportunities our region can create today. For the first time, we are officially announcing that the hackathon is being held as an attempt to set a Guinness World Records title. The project involves global technology partners, including OpenAI, NVIDIA, Palo Alto Networks, Firebird, and Arizona State University, and for us, this is an important indication that Kazakhstan and Central Eurasia are becoming increasingly integrated into the global AI ecosystem. The mission of Silkroad Innovation Hub is to give talent, teams, and companies from our region access to global technologies, knowledge, and partnerships. HackAlem AI is exactly this kind of opportunity: to create something meaningful here in the region, but with the potential to make an impact on a global scale,” <strong>said Asset Abdualiyev, Founder and CEO of Silkroad Innovation Hub.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">The creators of the best AI solutions will share a <strong>$200,000 prize pool: $100,000 in technology resources and an additional $100,000 from Astana Hub.</strong> The official awards ceremony will take place on the stage of the international technology forum <strong>AI &amp; Digital Bridge 2026</strong>.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">In addition to technology and educational opportunities, participants received branded HackAlem AI merchandise and personalized certificates. The hackathon also served as a platform for professional networking, bringing together developers, technology teams, and representatives of the international AI community.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">“HackAlem AI is more than just an event. Behind it is a technology community that has been developing in Kazakhstan for years and today brings together thousands of developers. Now this community also has its own digital infrastructure. To host a hackathon of this scale, we created a platform capable of supporting the entire competition cycle and the simultaneous work of thousands of participants. But its purpose extends far beyond a single event: it will host new hackathons, companies will be able to set real-world technology challenges, and the solutions created on the platform will be able to develop further and enter the market. In the AI era, the path from an idea at a hackathon to a fully fledged product is becoming increasingly shorter. That is why the legacy of today’s HackAlem AI will be not only a world record, but also an ongoing ecosystem: a community and infrastructure that will contribute to Kazakhstan’s continued technological development,” <strong>said Aidana Kaskyrbek, Founder and CEO of Blockchain &amp; AI Technology Center (BAITC).</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">The world record attempt was conducted in accordance with Guinness World Records requirements. A system was in place at the venue to verify actual participation: participants underwent registration and identification, entries and exits were recorded by scanning personalized badges, and stewards monitored compliance with the established rules in each sector. Only participants who met the established requirements and directly worked on projects during the hackathon were counted toward the final result. The final result will be announced after the required record verification and confirmation procedure has been completed.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">HackAlem AI opened AI Month, a series of events dedicated to artificial intelligence, digital technologies, cybersecurity, and the development of technological competencies, held ahead of the international technology forum AI &amp; Digital Bridge 2026 as part of the Year of Digitalization and Artificial Intelligence in Kazakhstan.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">The organizers and partners of HackAlem AI were the <strong>Ministry of Artificial Intelligence and Digital Development of the Republic of Kazakhstan, Ministry of Science and Higher Education of the Republic of Kazakhstan, Akimat of Astana, Astana Hub International Innovation Cluster, Silkroad Innovation Hub, Blockchain &amp; AI Technology Center (BAITC), Romanovsky Product, AI &amp; Digital Bridge, OpenAI, NVIDIA, Arizona State University, Palo Alto Networks, and MSSP.GLOBAL.</strong></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Arial,sans-serif"><span style="font-size:12.0pt">The sponsors of HackAlem AI were <strong>Samruk-Kazyna Sovereign Wealth Fund JSC, Freedom Holding Corp., Kaspi.kz JSC, Kazakhtelecom JSC, Transtelecom JSC, Halyk Bank of Kazakhstan JSC (Halyk Bank), Firebird Inc., and Beeline Kazakhstan.</strong></span></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 23 Sep 2026 14:30:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/a-astana-hackalem-ai-reunit-2-500-participants-et-vise-un-record-mondial-fren-1790163191.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>OUZBÉKISTAN : LES FAITS MARQUANTS 1er–15 SEPTEMBRE 2026</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-les-faits-marquants-1er15-septembre-2026-14937</link>
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                <description><![CDATA[OUZBÉKISTAN : LES FAITS MARQUANTS
1er–15 SEPTEMBRE 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Ouzbékistan : les faits marquants du 1er au 15 septembre 2026</h1>

<h3>Diplomatie économique, capitaux européens, technologies et connectivité régionale au cœur de la rentrée</h3>

<p>Durant la première quinzaine de septembre 2026, l’Ouzbékistan a poursuivi sa stratégie d’ouverture internationale. Tachkent cherche simultanément à attirer des capitaux institutionnels, moderniser son industrie, renforcer ses relations avec l’Europe et mieux s’intégrer aux corridors économiques reliant l’Asie centrale au Caucase et au reste du continent asiatique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/f7665718-84c1-4254-8509-dd410ca5fdf5.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h2>L’Europe regarde le marché financier ouzbek</h2>

<p>L’une des évolutions les plus significatives concerne l’intérêt manifesté par plusieurs investisseurs institutionnels européens pour les obligations d’État ouzbèkes.</p>

<p>Le ministère ouzbek de l’Économie et des Finances a notamment rencontré le Fonds national de pension finlandais ainsi que les groupes Ilmarinen, Elo, Veritas et Aktia Bank. Les discussions ont porté sur l’accès au marché intérieur des bons du Trésor, la gestion de la dette publique, la notation souveraine et le développement des financements en monnaie locale.</p>

<p>Pour Tachkent, l’objectif est stratégique : diversifier les sources de financement du pays et réduire progressivement la dépendance envers les capitaux étrangers libellés en dollars ou en euros. Mais l’arrivée durable des investisseurs institutionnels dépendra de la transparence du marché, de la stabilité du soum et de la crédibilité budgétaire de l’État.</p>

<h2>L’Union européenne se tourne vers les régions</h2>

<p>Le 15 septembre, l’ambassadeur de l’Union européenne, Toivo Klaar, accompagné de représentants de plusieurs États membres, a entamé une mission « Team Europe » dans les régions de Ferghana et de Namangan.</p>

<p>Cette démarche traduit une évolution importante : la coopération européenne ne veut plus rester concentrée sur Tachkent. L’Union cherche à établir des relations plus directes avec les administrations régionales, les entreprises, les bénéficiaires de projets européens et les organisations de la société civile.</p>

<p>La vallée de Ferghana, fortement peuplée et dotée d’un tissu industriel et agricole considérable, constitue à cet égard une région essentielle pour la stabilité économique et sociale du pays.</p>

<h2>Un rapprochement technologique avec la France et l’Allemagne</h2>

<p>À Paris, des responsables ouzbeks ont rencontré La French Tech afin d’envisager une coopération entre les écosystèmes de startups des deux pays.</p>

<p>Un mémorandum entre IT Park Uzbekistan et La French Tech pourrait faciliter l’installation d’entreprises françaises en Ouzbékistan, tout en ouvrant aux startups ouzbèkes un accès plus large aux marchés français et européen. La création d’une présence permanente de La French Tech en Ouzbékistan a également été évoquée.</p>

<p>À Berlin, IT Park Uzbekistan a organisé l’événement « Digital Uzbekistan ». Des entreprises ouzbèkes ont pu présenter leurs solutions à Deloitte, Delivery Hero, Start2 Group et German Accelerator. Un accord a par ailleurs été signé avec Cambridge Innovation Center pour soutenir l’internationalisation des entreprises technologiques ouzbèkes.</p>

<p>Cette offensive montre que Tachkent ne veut plus seulement attirer des usines : le pays entend également exporter des services numériques et intégrer les réseaux européens de l’innovation.</p>

<h2>Matières premières stratégiques : dialogue renforcé avec l’Allemagne</h2>

<p>L’Ouzbékistan et l’Allemagne ont également approfondi leurs discussions sur les minerais et métaux stratégiques.</p>

<p>Le ministre ouzbek de l’Industrie minière et de la Géologie a rencontré une délégation conduite par Klaus Mangold, président de Mangold Consulting. L’Uzbek Technological Metals Complex a présenté ses capacités dans le développement et la transformation des ressources minières, tandis que Mercedes-Benz a formulé plusieurs propositions dans le cadre du dialogue germano-ouzbek sur les matières premières.</p>

<p>L’intérêt allemand reflète la recherche européenne de chaînes d’approvisionnement plus diversifiées. Pour l’Ouzbékistan, l’enjeu consistera à dépasser l’exportation de matières brutes et à développer localement la transformation industrielle.</p>

<h2>Coopérations avec la Finlande, l’Italie et la Suisse</h2>

<p>Les relations avec plusieurs autres pays européens ont progressé.</p>

<p>EUROUZ a reçu l’ambassadrice de Finlande, Maria Ågren, ainsi que des représentants d’EastCham Finland. Les discussions ont porté sur les échanges commerciaux, les visites d’entreprises et l’organisation d’activités sectorielles.</p>

<p>Une délégation italienne conduite par Italy4Trade et APRI International a également exploré les possibilités de coopération dans les domaines économiques, éducatifs et professionnels.</p>

<p>Avec la Suisse, Tachkent souhaite renforcer les échanges dans la propriété intellectuelle, l’enseignement juridique et la recherche scientifique. L’Ouzbékistan propose notamment des contacts directs entre son ministère de la Justice et l’Institut fédéral suisse de la propriété intellectuelle.</p>

<h2>Türkiye–Ouzbékistan : priorité au commerce et à l’industrie</h2>

<p>Le 12 septembre, le vice-ministre ouzbek de l’Investissement, de l’Industrie et du Commerce, Akram Aliyev, a rencontré la vice-ministre turque des Affaires étrangères, Berris Ekinci.</p>

<p>Les deux parties ont examiné l’augmentation des échanges commerciaux, l’avancement des projets industriels communs, les liaisons de transport et la coopération entre les régions. Les préparatifs de la prochaine commission intergouvernementale ouzbéko-turque ont également été abordés.</p>

<p>La relation avec Ankara s’inscrit désormais dans une logique de partenariat industriel, logistique et commercial, au-delà des liens historiques et culturels.</p>

<h2>Le sommet de l’OCS confirme les ambitions régionales</h2>

<p>Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, le président Shavkat Mirziyoyev a défendu une coopération industrielle plus approfondie, une meilleure connectivité des transports et des réponses communes aux enjeux alimentaires, hydriques et énergétiques.</p>

<p>Le sommet s’est conclu par l’adoption de la Déclaration de Bichkek et de plusieurs documents consacrés à l’économie, aux transports, à l’environnement et aux technologies.</p>

<p>Pour un pays doublement enclavé comme l’Ouzbékistan, chaque nouvelle infrastructure ferroviaire ou routière possède une portée géopolitique. L’accès aux marchés mondiaux dépend de la multiplication des corridors passant par le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Turkménistan, l’Afghanistan ou le Caucase.</p>

<h2>L’Ouzbékistan se rapproche du Caucase</h2>

<p>Le 7 septembre, les vice-ministres des Affaires étrangères d’Ouzbékistan et d’Arménie ont tenu des consultations à Erevan. L’industrie, les transports, la logistique, l’agriculture, le numérique, le tourisme et l’éducation ont été désignés comme secteurs prioritaires.</p>

<p>Avec l’Azerbaïdjan, la coopération progresse dans la numérisation des services publics. Les ministères et agences compétents doivent poursuivre leurs échanges dans le cadre du programme bilatéral 2027-2028.</p>

<p>Ces initiatives complètent la stratégie ouzbèke visant à se rapprocher du corridor transcaspien et des marchés européens par l’intermédiaire du Caucase du Sud.</p>

<h2>Un nouveau mécanisme avec la Corée du Sud</h2>

<p>Le 14 septembre, les ministres de l’Industrie des cinq pays d’Asie centrale ont rencontré leurs homologues sud-coréens à Séoul dans un nouveau format régional.</p>

<p>Ce mécanisme doit soutenir la coopération industrielle, les transferts technologiques et les relations entre les entreprises coréennes et centrasiatiques. Selon les données présentées par l’Ouzbékistan, les échanges combinés entre la Corée du Sud et les pays d’Asie centrale ont dépassé 10 milliards de dollars en 2025, soit une progression proche de 10 %.</p>

<p>Séoul est perçu comme un partenaire technologique important dans l’automobile, l’électronique, l’intelligence artificielle, la robotique et les villes intelligentes.</p>

<h2>L’ESG entre dans le fonctionnement des entreprises</h2>

<p>Une analyse d’EY souligne le passage progressif de l’Ouzbékistan d’une politique générale d’économie verte à un véritable cadre réglementaire ESG.</p>

<p>Depuis juillet 2026, les entreprises concernées doivent adapter leurs systèmes de contrôle interne, leur collecte de données et leurs mécanismes de publication aux normes internationales de durabilité.</p>

<p>Cette évolution peut faciliter l’accès aux capitaux internationaux. Elle impose néanmoins des coûts d’adaptation et nécessite encore des orientations méthodologiques précises pour éviter que les obligations ESG restent purement déclaratives.</p>

<h2>EUROUZ renforce son rôle de plateforme économique</h2>

<p>Le 11 septembre, EUROUZ a ouvert sa nouvelle saison par une soirée réunissant ambassadeurs, entreprises, partenaires et représentants des institutions ouzbèkes.</p>

<p>Le 15 septembre, l’organisation a reçu des représentants du Forum économique mondial afin d’examiner les possibilités de coopération avec les milieux d’affaires ouzbeks.</p>

<p>EUROUZ prépare également plusieurs rendez-vous :</p>

<ul>
	<li>
	<p>réunion de son comité ESG le 30 septembre ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>forum économique Géorgie–Ouzbékistan les 7 et 8 octobre à Tachkent ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>salon TransLogistica Uzbekistan du 10 au 12 novembre.</p>
	</li>
</ul>

<h2>Analyse : une diplomatie économique à plusieurs directions</h2>

<p>La première quinzaine de septembre révèle trois tendances principales.</p>

<p>Premièrement, l’Ouzbékistan cherche à attirer des capitaux plus sophistiqués : investisseurs institutionnels, fonds de pension, acteurs du marché obligataire et partenaires engagés dans les normes ESG.</p>

<p>Deuxièmement, le pays veut remonter dans les chaînes de valeur, notamment dans les technologies, les minerais stratégiques, l’industrie et les services numériques.</p>

<p>Troisièmement, Tachkent consolide une diplomatie multidirectionnelle. L’Union européenne, la Türkiye, la Corée du Sud, la Chine, la Russie, le Caucase et les autres États d’Asie centrale sont traités comme des partenaires complémentaires.</p>

<p>L’Ouzbékistan confirme ainsi son ambition : devenir non seulement un marché en croissance, mais aussi une plateforme industrielle, technologique et logistique reliant l’Europe et l’Asie.</p>

<p><strong>Kadir Duran — Bruxelles Korner</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 18:16:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/ouzbekistan-les-faits-marquants-1er15-septembre-2026-1790003925.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Cette semaine, le Kazakhstan affirme ses ambitions sur plusieurs fronts 17 septembre 2026 — Édition n°82</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/cette-semaine-le-kazakhstan-affirme-ses-ambitions-sur-plusieurs-fronts-17-septembre-2026-edition-n082-14933</link>
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                <description><![CDATA[L’essentiel de l’actualité kazakhe

17 septembre 2026 — Édition n°82

Cette semaine, le Kazakhstan affirme ses ambitions sur plusieurs fronts : renouvellement politique, souveraineté numérique, énergie nucléaire, commerce international, diplomatie sportive et rayonnement culturel. Une actualité qui révèle la volonté du pays de devenir un acteur central entre l’Europe et l’Asie.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Kazakhstan in Focus</p>

<p><span style="font-size:26px"><strong>L’essentiel de l’actualité kazakhe</strong></span></p>

<p><span style="font-size:26px"><strong>17 septembre 2026 — Édition n°82</strong></span></p>

<p>Cette semaine, le Kazakhstan affirme ses ambitions sur plusieurs fronts : renouvellement politique, souveraineté numérique, énergie nucléaire, commerce international, diplomatie sportive et rayonnement culturel. Une actualité qui révèle la volonté du pays de devenir un acteur central entre l’Europe et l’Asie.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/6c306728-43aa-4572-98db-c1a3cfbb7739.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Le Kazakhstan entre dans une nouvelle ère politique</p>

<p>Après l’adoption de ses réformes constitutionnelles et parlementaires, le Kazakhstan poursuit la transformation de son système politique.</p>

<p>Le renouvellement des institutions, l’élargissement annoncé de la participation politique et la nouvelle architecture du pouvoir doivent ouvrir une étape différente dans la gouvernance du pays. L’enjeu sera désormais de traduire ces changements institutionnels en pluralisme effectif, en transparence et en participation citoyenne.</p>

<p>Sur le plan extérieur, Astana maintient sa diplomatie multivectorielle, fondée sur un équilibre entre la Russie, la Chine, l’Union européenne, les États-Unis et le monde turcique. Le renforcement des relations politiques et économiques avec l’Union européenne demeure au cœur de cette stratégie.</p>

<p>_____</p>

<p>Intelligence artificielle : la bataille de la souveraineté numérique</p>

<p>Le Kazakhstan veut devenir le principal centre technologique et numérique d’Asie centrale.</p>

<p>Son projet de Data Center Valley à Ekibastouz doit permettre de développer les capacités nationales de calcul, d’attirer les investisseurs internationaux et de renforcer les infrastructures indispensables à l’intelligence artificielle.</p>

<p>Le choix d’Ekibastouz n’est pas anodin. Cette grande région énergétique peut fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement de centres de données particulièrement énergivores.</p>

<p>L’ambition kazakhe dépasse ainsi la simple adoption de l’IA : le pays cherche à acquérir une véritable autonomie de calcul, à héberger ses données stratégiques sur son territoire et à s’insérer dans les nouvelles chaînes mondiales de valeur numérique.</p>

<p>⸻</p>

<p>Une nouvelle étape pour l’énergie nucléaire civile</p>

<p>Lors de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le Kazakhstan a présenté ses projets de développement de l’énergie nucléaire civile.</p>

<p>Astana insiste sur trois principes : la sûreté nucléaire, la non-prolifération et l’utilisation exclusivement pacifique de l’atome.</p>

<p>Premier producteur mondial d’uranium, le Kazakhstan cherche désormais à dépasser son rôle de fournisseur de matières premières. Le pays veut développer davantage de compétences industrielles, scientifiques et énergétiques sur l’ensemble de la chaîne nucléaire.</p>

<p>Cette orientation répond également à un besoin national : diversifier la production d’électricité, sécuriser l’approvisionnement énergétique et accompagner la croissance économique tout en réduisant progressivement la dépendance au charbon.</p>

<p>⸻</p>

<p>Le commerce extérieur a doublé depuis l’adhésion à l’OMC</p>

<p>Depuis son entrée à l’Organisation mondiale du commerce, le Kazakhstan a vu son commerce extérieur doubler.</p>

<p>Cette progression reflète l’ouverture croissante de son économie, la mise en œuvre de réformes commerciales et son intégration dans les marchés internationaux. Le pays reste cependant fortement dépendant de ses exportations de pétrole, de gaz, d’uranium et de matières premières.</p>

<p>Le prochain défi consiste donc à diversifier les exportations, à développer les produits transformés et à renforcer le rôle du Kazakhstan comme plateforme logistique entre la Chine, l’Asie centrale, le Caucase et l’Europe.</p>

<p>Le développement du Corridor médian constitue, dans cette perspective, un instrument économique mais aussi géopolitique.</p>

<p>⸻</p>

<p>Astana accueillera la Supercoupe de l’UEFA en 2028</p>

<p>L’Astana Arena accueillera la Supercoupe de l’UEFA en 2028. La décision a été officiellement confirmée par le Comité exécutif de l’UEFA. Il s’agira de la première grande finale européenne de clubs organisée en Asie centrale. UEFA⁠￼</p>

<p>L’événement opposera les vainqueurs de la Ligue des champions et de la Ligue Europa.</p>

<p>Au-delà du football, cette attribution constitue une victoire diplomatique et médiatique pour le Kazakhstan. Elle devrait renforcer la visibilité internationale d’Astana, soutenir le tourisme et démontrer la capacité du pays à accueillir des événements sportifs de premier plan.</p>

<p>⸻</p>

<p>Astana accueille un grand festival international du cinéma généré par l’IA</p>

<p>La capitale kazakhe a accueilli un festival consacré aux films créés à l’aide de l’intelligence artificielle.</p>

<p>Plus de 8 000 œuvres provenant de 125 pays auraient été soumises aux organisateurs. L’événement a réuni création cinématographique, narration numérique et nouvelles technologies visuelles.</p>

<p>Cette initiative complète la stratégie numérique du pays : le Kazakhstan ne veut pas seulement développer des infrastructures informatiques, mais également encourager les usages culturels et créatifs de l’IA.</p>

<p>Astana cherche ainsi à se positionner comme un lieu de rencontre entre technologie, industrie culturelle et innovation artistique.</p>

<p>⸻</p>

<p>Soixante-dix ans de sculpture kazakhe réunis à Almaty</p>

<p>Le Musée des arts d’Almaty présente l’exposition « Müsinder : la sculpture au Kazakhstan des années 1950 à nos jours ».</p>

<p>Ouverte le 8 septembre, elle réunit plus de 50 œuvres réalisées par plusieurs générations d’artistes. L’exposition ne suit pas uniquement une chronologie : elle explore aussi le corps humain, la mémoire, la famille, l’identité et les transformations sociales.</p>

<p>Le mot kazakh müsın peut désigner à la fois la sculpture et la figure humaine. L’exposition permet ainsi de suivre l’évolution de l’art kazakh, depuis les contraintes esthétiques de la période soviétique jusqu’aux formes contemporaines d’expression. The Astana Times⁠￼</p>

<p>⸻</p>

<p>L’artisanat kazakh présenté au BRICS Bazaar de New Delhi</p>

<p>L’artisane kazakhe Togzhan Babieva a présenté des créations traditionnelles et contemporaines lors du BRICS Bazaar organisé à New Delhi.</p>

<p>Ses œuvres ont mis en valeur les savoir-faire artisanaux, les motifs nationaux et la richesse du patrimoine culturel kazakh.</p>

<p>Cette présence illustre la place croissante de la diplomatie culturelle dans la politique internationale du Kazakhstan. L’artisanat devient un moyen de transmettre une identité, de promouvoir les industries créatives et de renforcer les échanges entre les sociétés.</p>

<p>⸻</p>

<p>Le saviez-vous ?</p>

<p>Le Besik Toy est une cérémonie familiale kazakhe organisée lorsque le nouveau-né est placé pour la première fois dans le besik, le berceau traditionnel en bois.</p>

<p>Les membres de la famille se réunissent autour de l’enfant pour accomplir différents rites, offrir des cadeaux et prononcer des bénédictions.</p>

<p>Cette cérémonie symbolise la protection, la santé et le bien-être du nouveau-né. Elle représente également la transmission des traditions et le lien entre les générations.</p>

<p>⸻</p>

<p>Le regard de Bruxelles Korner</p>

<p>L’actualité de cette semaine révèle une stratégie cohérente : le Kazakhstan veut transformer ses ressources naturelles et sa position géographique en influence durable.</p>

<p>Les réformes politiques doivent renforcer sa stabilité institutionnelle. L’intelligence artificielle et le nucléaire doivent soutenir son autonomie stratégique. Le commerce et les corridors logistiques doivent consolider son rôle de pont entre l’Europe et l’Asie. Enfin, le sport et la culture contribuent à construire une image internationale plus moderne.</p>

<p>Bruxelles Korner — Kazakhstan in Focus</p>

<p>Édition n°82 | 17 septembre 2026</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:19:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Electronic Procurement in Azerbaijan: Rising Value and the Next Stage of Digitalisation</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/electronic-procurement-in-azerbaijan-rising-value-and-the-next-stage-of-digitalisation-14932</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/electronic-procurement-in-azerbaijan-rising-value-and-the-next-stage-of-digitalisation-14932</guid>
                <description><![CDATA[Electronic Procurement in Azerbaijan: Rising Value and the Next Stage of Digitalisation
Azerbaijan’s electronic public procurement rose by 12.5% in value during the first seven months of 2026. The figures point to greater digitalisation and budget efficiency—but also underline the need for broader competition and stronger SME participation.
Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Electronic Procurement in Azerbaijan: Rising Value and the Next Stage of Digitalisation</h1>

<h2>Azerbaijan’s electronic public procurement rose by 12.5% in value during the first seven months of 2026. The figures point to greater digitalisation and budget efficiency—but also underline the need for broader competition and stronger SME participation.</h2>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan affairs</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-09-20%20at%2019_07_16.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>When public procurement figures point to a digital shift, they reveal far more than an administrative trend. They reflect a change in how public money is managed, how contracts are awarded and how widely the market is opened to competition.</p>

<p>Between January and July 2026, Azerbaijan recorded a <strong>12.5% increase in the value of electronic procurement</strong> compared with the same period a year earlier, according to data from the State Agency for Antimonopoly and Consumer Market Control under the President of the Republic of Azerbaijan.</p>

<h2>The figures at a glance</h2>

<ul>
	<li>
	<p><strong>2.34 billion manat</strong> in electronic procurement during January–July 2026—approximately <strong>$1.37 billion</strong>;</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>4,596 electronic procedures</strong>, compared with 4,582 during the same period in 2025;</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>12.5% growth in total value</strong>, while the number of procedures increased by only <strong>0.3%</strong>;</p>
	</li>
	<li>
	<p>an average of <strong>3.5 participants</strong> in open tenders.</p>
	</li>
</ul>

<p>In the corresponding period of 2025, electronic procurement was worth 2.08 billion manat, or approximately $1.2 billion. The contrast is significant: the number of procedures remained almost stable, but their combined value rose markedly.</p>

<h2>Larger contracts are moving online</h2>

<p>This divergence suggests that electronic procurement is increasingly being used for higher-value contracts rather than merely generating a greater number of transactions. It indicates that digital platforms are becoming more central to the management of substantial public expenditure.</p>

<p>The average of 3.5 participants per open tender also points to a meaningful degree of competition. Yet it should not be treated as an endpoint. The figures leave room for a wider supplier base, particularly among small and medium-sized enterprises.</p>

<p>The Agency considers the rise in electronic procurement a sign of deeper digitalisation, improved accessibility and positive momentum in the competitive environment. Its Deputy Head, Mirza Mirzayev, has likewise stated that the digital transformation of public purchasing continues to advance.</p>

<h2>A longer-term transformation</h2>

<p>The trend did not begin in 2026. According to Mirzayev, the total volume of public procurement in 2025 was <strong>1.6 times higher than in 2020</strong>. Over the same period, the number of electronic procedures increased <strong>4.3-fold</strong>, while their combined value rose <strong>5.3-fold</strong>.</p>

<p>Electronic procurement reportedly generated savings equal to <strong>17.9% of estimated contract values</strong> for the state budget. This is one of the clearest indications that digital procedures can deliver benefits beyond administrative convenience: stronger price competition and measurable economic efficiency.</p>

<p>The momentum continued during the first half of 2026, when nearly 3,500 electronic procedures were conducted with a total value of 1.7 billion manat—approximately $1 billion—and an average of 3.5 participants in open tenders.</p>

<h2>Transparency, efficiency and access</h2>

<p>Moving from paper-based procedures to electronic platforms can strengthen transparency, reduce opportunities for unjustified interference and make tenders more accessible to companies. It can also improve traceability, standardise procedures and reinforce oversight of public spending.</p>

<p>For businesses, digitalisation may lower the administrative barriers associated with participation in government tenders. For the state, it can broaden the pool of suppliers and improve value for money.</p>

<p>However, digitalisation alone does not automatically guarantee effective competition. Its impact depends on how the platform is designed, how accessible it is to suppliers and how consistently procurement rules are applied.</p>

<h2>The remaining challenge: deeper competition</h2>

<p>The modest increase in the number of procedures, compared with the sharper rise in value, may indicate that progress is concentrated in larger contracts while some smaller-scale purchasing remains less visible on the electronic platform.</p>

<p>Similarly, an average of 3.5 bidders is encouraging but still highlights the need to attract more suppliers. Greater SME participation would help prevent excessive concentration, improve regional access and make the procurement market more inclusive.</p>

<p>The next stage therefore requires attention to several factors:</p>

<ul>
	<li>
	<p>ease of access and use for businesses;</p>
	</li>
	<li>
	<p>stable and secure digital infrastructure;</p>
	</li>
	<li>
	<p>supplier confidence in the fairness of procedures;</p>
	</li>
	<li>
	<p>effective oversight as transaction volumes grow;</p>
	</li>
	<li>
	<p>timely completion of procurement processes;</p>
	</li>
	<li>
	<p>wider participation across sectors and regions.</p>
	</li>
</ul>

<h2>From numerical growth to institutional maturity</h2>

<p>The figures for the first seven months of 2026 present a broadly positive but balanced picture. Azerbaijan is taking clear steps toward the digitalisation of public procurement, and the rise in contract value confirms that electronic platforms are becoming an increasingly important channel for government spending.</p>

<p>Yet sustainable transformation requires more than rising totals. It depends on broader participation, consistent transparency across contracts of every size and the ability to extend digital procurement across different sectors and regions.</p>

<p>The direction is upward. The real test will be whether Azerbaijan can convert this momentum into a procurement system that is not only more digital, but also more competitive, inclusive, efficient and trusted over the long term.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:06:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/electronic-procurement-in-azerbaijan-rising-value-and-the-next-stage-of-digitalisation-1789924121.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>The Grand Astana Mosque: An Islamic Landmark Reviving the Splendour of Central Asia</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/the-grand-astana-mosque-an-islamic-landmark-reviving-the-splendour-of-central-asia-14763</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/the-grand-astana-mosque-an-islamic-landmark-reviving-the-splendour-of-central-asia-14763</guid>
                <description><![CDATA[The Grand Astana Mosque: An Islamic Landmark Reviving the Splendour of Central Asia
Kazakhstan is emerging as an attractive destination for researchers and travellers seeking a balanced encounter with spirituality, culture and the Islamic heritage of Central Asia
By Amr Yehia – Bruxelles Korner | Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>The Grand Astana Mosque: An Islamic Landmark Reviving the Splendour of Central Asia</h1>

<h3>Kazakhstan is emerging as an attractive destination for researchers and travellers seeking a balanced encounter with spirituality, culture and the Islamic heritage of Central Asia</h3>

<p><strong>By Amr Yehia – Bruxelles Korner | Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/da6acee6-2cf8-43e0-bc90-c4c8482d7c3f.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p>At the heart of Central Asia, Kazakhstan has gradually established itself as an important voice for moderation, religious coexistence and intercultural dialogue. Islam reached the territory of present-day Kazakhstan as early as the eighth century, becoming deeply intertwined with the history, identity and cultural traditions of the Kazakh steppe.</p>

<p>Since independence, however, Kazakhstan has sought to develop a distinctive model: one that preserves its Islamic heritage while maintaining a secular state, encouraging openness to other cultures and promoting dialogue among different religions and civilizations.</p>

<p>Through its religious, academic and cultural institutions — as well as its continued hosting of international gatherings devoted to interfaith dialogue — Astana has sought to project an image of an Islam rooted in moderation, tolerance and intellectual openness. This approach has increasingly positioned Kazakhstan as a regional platform for dialogue and as a voice opposing religious extremism and ideological polarization.</p>

<h2>Astana: Where Modernity Meets Spiritual Heritage</h2>

<p>Today, Astana is no longer simply Kazakhstan’s political and administrative capital. It is increasingly developing into a destination for cultural, architectural and spiritual tourism in Central Asia.</p>

<p>The city’s skyline reflects this dual identity. Futuristic towers, monumental government buildings and contemporary architecture stand alongside mosques and cultural institutions inspired by the traditions of the steppe and the broader Islamic world.</p>

<p>Kazakhstan’s geographical position also adds to its significance. Situated between Europe and Asia and historically linked to the great routes of the Silk Road, the country has long served as a meeting point between civilizations, religions and trading cultures.</p>

<p>For researchers, historians and travellers interested in Islam in Central Asia, Kazakhstan therefore offers something distinctive: an opportunity to explore Islamic heritage within a society that simultaneously emphasizes modernization, religious moderation and intercultural coexistence.</p>

<p>And nowhere is that ambition expressed more dramatically than in the <strong>Grand Astana Mosque</strong>.</p>

<h2>A Monument Rising from the Kazakh Steppe</h2>

<p>Rising majestically from the vast landscape of the Kazakh capital, the Grand Astana Mosque is more than a place of worship.</p>

<p>It is an architectural statement.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/f45f78c5-76c0-42f6-8037-f102f0a304ef.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p>Inaugurated in 2022, the mosque ranks among the most imposing Islamic religious complexes in Central Asia and has quickly become one of Astana’s most recognizable landmarks.</p>

<p>Its monumental proportions evoke the architectural grandeur historically associated with the great Islamic centres of Samarkand, Bukhara and Turkestan, while its decorative language incorporates distinctly Kazakh motifs.</p>

<p>The result is an architectural synthesis: classical Islamic geometry meets the artistic vocabulary of the Kazakh steppe.</p>

<p>The mosque’s spectacular blue central dome rises approximately <strong>83 metres above the ground</strong>, surrounded by dozens of smaller domes arranged in a carefully structured composition. Four soaring minarets, each reaching around <strong>130 metres</strong>, frame the complex and dominate the surrounding skyline.</p>

<p>The symbolism is difficult to miss.</p>

<p>In a capital built largely during the post-independence era, the mosque represents both continuity with centuries of Islamic civilization and Kazakhstan’s desire to give that heritage a contemporary national expression.</p>

<h2>Calligraphy on a Monumental Scale</h2>

<p>Among the mosque’s most remarkable artistic elements is its extensive Arabic calligraphy.</p>

<p>Qur’anic verses decorate the interior in an extraordinary hand-drawn calligraphic composition extending for nearly <strong>200 metres</strong>, transforming the walls themselves into a monumental work of sacred art.</p>

<p>The calligraphy, produced with the involvement of Kazakh artists and craftsmen, underlines another important dimension of the project: the mosque was designed not merely as a religious building, but as a showcase of Kazakhstan’s contribution to contemporary Islamic art and architecture.</p>

<p>Every architectural element appears conceived to create a sense of scale.</p>

<p>Yet the building’s grandeur does not rely solely on size. Ornamentation, geometry, light and craftsmanship work together to create an atmosphere intended to combine solemnity with visual harmony.</p>

<h2>Inside: Monumentality and Precision</h2>

<p>The interior is equally striking.</p>

<p>Visitors enter through immense wooden doors, including monumental elements made from African iroko wood, before reaching prayer halls conceived on a vast scale.</p>

<p>One of the centrepieces is an enormous hand-woven carpet covering approximately <strong>16,000 square metres</strong> — an extraordinary example of textile craftsmanship designed specifically for the mosque.</p>

<p>Suspended above the main prayer hall is another spectacular feature: a giant crystal chandelier weighing around <strong>22 tonnes</strong>.</p>

<p>Composed of an immense number of individual crystal elements, the chandelier transforms the interior as light passes through it, producing constantly changing reflections and colours.</p>

<p>Architecture, illumination and decorative art therefore become part of the same visual language.</p>

<p>The effect is deliberate: visitors are not simply entering a large building, but an environment designed to evoke contemplation, harmony and transcendence.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/eed9ba68-578f-4e21-865c-a6cf76283d1a.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>A Mosque Designed Also for Visitors</h2>

<p>The Grand Astana Mosque also reflects a broader evolution taking place across the Muslim world: major religious monuments are increasingly functioning simultaneously as places of worship, cultural institutions and international tourist destinations.</p>

<p>One of the mosque’s towering minarets has been designed to accommodate visitors, with elevator access allowing panoramic views across Astana.</p>

<p>From above, the symbolism of the building becomes even clearer.</p>

<p>The mosque rises within one of the world’s youngest purpose-built capitals, surrounded by contemporary architecture and the enormous open spaces of the Eurasian steppe.</p>

<p>The panorama visually captures Kazakhstan’s broader national narrative: heritage and modernity are not necessarily presented as opposing forces, but as two elements of the same national project.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/04e0e3c0-f4f9-4169-b78a-6ded22fdffd8.jpg" style="height:800px; width:533px" /></p>

<h2>More Than a Place of Prayer</h2>

<p>The Grand Astana Mosque’s significance extends well beyond its prayer halls.</p>

<p>The complex also incorporates spaces dedicated to cultural and educational activities, including conference and seminar facilities, a library, exhibition areas and other community infrastructure.</p>

<p>It therefore functions as a religious institution, but also as a centre for learning, dialogue and social life.</p>

<p>Its infrastructure was conceived with Astana’s extreme continental climate in mind. With winter temperatures regularly falling far below freezing, accessibility and circulation become essential elements of urban architecture. The mosque complex consequently incorporates transport and underground access arrangements intended to facilitate the movement of large numbers of visitors even during Kazakhstan’s severe winters.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/c5d30de5-2e1e-4686-917a-94712e4e983f.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>This functional dimension reinforces the scale of the project.</p>

<p>The Grand Astana Mosque was conceived not merely for ceremonial occasions, but as a living institution capable of receiving worshippers, scholars, tourists, delegations and international visitors throughout the year.</p>

<h2>Kazakhstan’s Cultural Diplomacy Through Architecture</h2>

<p>There is also a diplomatic dimension.</p>

<p>Kazakhstan has for years sought to present itself internationally as a country where different religions and ethnic communities can coexist within a secular political framework.</p>

<p>Astana’s international meetings devoted to religious dialogue form part of that policy, as does the country’s effort to position itself as an intermediary between Europe, the Islamic world and Asia.</p>

<p>The Grand Astana Mosque gives architectural form to that ambition.</p>

<p>It communicates several messages simultaneously: attachment to Islamic civilization, pride in Kazakh national identity, openness to international visitors and a rejection of the idea that modernity and religious heritage must exist in permanent conflict.</p>

<p>In this sense, the mosque has become much more than one of Astana’s major landmarks.</p>

<p>It is part of Kazakhstan’s cultural diplomacy.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d3c28d65-a638-4469-bf04-2d40c13aa012.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Central Asia Reclaims Its Place on the Map of Islamic Civilization</h2>

<p>For centuries, Central Asia stood at the heart of the intellectual geography of the Muslim world.</p>

<p>The region produced scholars, philosophers, mathematicians, physicians, theologians and poets whose influence extended from the Middle East to Europe and Asia. Cities such as Bukhara, Samarkand, Otrar and Turkestan were not peripheral centres: they were among the great crossroads of knowledge and civilization.</p>

<p>The Grand Astana Mosque can therefore be read within a much broader historical context.</p>

<p>It is a contemporary reminder that Central Asia is once again seeking greater visibility within the cultural and intellectual landscape of the Islamic world.</p>

<p>And Kazakhstan, with its combination of Eurasian geography, Islamic heritage, nomadic traditions and ambitious modernization, occupies a particularly interesting position in that revival.</p>

<p>For the traveller arriving in Astana, the mosque is undoubtedly spectacular.</p>

<p>For the historian, it reflects the re-emergence of Central Asian identity after decades of Soviet rule.</p>

<p>For the researcher, it provides insight into Kazakhstan’s evolving relationship with religion, national identity and modernization.</p>

<p>And for Kazakhstan itself, the Grand Astana Mosque represents something even larger: <strong>a monumental declaration that the Islamic heritage of the Central Asian steppe is not merely part of the past — it is once again becoming part of the region’s future.</strong></p>

<p><strong>Amr Yehia</strong><br />
<em>From Astana, for Bruxelles Korner</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/cb570954-0f1f-4e6e-a4b2-7264dd18bcd4.jpg" style="height:600px; width:800px" /></em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 15:47:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/the-grand-astana-mosque-an-islamic-landmark-reviving-the-splendour-of-central-asia-1789217642.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>À Bruxelles, le Kazakhstan expose sa nouvelle architecture politique et voudrait partager ses meilleures expériences avec ses partenaires européens</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-bruxelles-le-kazakhstan-expose-sa-nouvelle-architecture-politique-et-voudrait-partager-ses-meilleures-experiences-avec-ses-partenaires-europeens-14762</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-bruxelles-le-kazakhstan-expose-sa-nouvelle-architecture-politique-et-voudrait-partager-ses-meilleures-experiences-avec-ses-partenaires-europeens-14762</guid>
                <description><![CDATA[À Bruxelles, le Kazakhstan expose sa nouvelle architecture politique et voudrait partager ses meilleures expériences avec ses partenaires européens
Le Kazakhstan veut faire de sa réforme constitutionnelle un marqueur de stabilité politique, de modernisation institutionnelle et d’ouverture vers l’Europe. Réunis à Bruxelles dans le cadre des “Shanyraq Dialogues”, diplomates, experts et représentants européens ont examiné les premiers effets du nouveau modèle politique kazakh, quelques semaines après l’élection du nouveau Kurultai.

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles
12 septembre 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>

<h1>À Bruxelles, le Kazakhstan expose sa nouvelle architecture politique et voudrait partager ses meilleures expériences avec&nbsp;ses partenaires européens</h1>

<p><strong>Le Kazakhstan veut faire de sa réforme constitutionnelle un marqueur de stabilité politique, de modernisation institutionnelle et d’ouverture vers l’Europe. Réunis à Bruxelles dans le cadre des “Shanyraq Dialogues”, diplomates, experts et représentants européens ont examiné les premiers effets du nouveau modèle politique kazakh, quelques semaines après l’élection du nouveau Kurultai.</strong></p>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles</strong><br />
<strong>12 septembre 2026</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/805700075_1675884017873964_2260185655381298650_n.jpg" /></strong></p>

<p>Le Kazakhstan entre dans une nouvelle phase de sa transformation politique. À Bruxelles, l’ambassade du Kazakhstan en Belgique a réuni, le 11 septembre, représentants européens, diplomates, experts, entrepreneurs et journalistes autour d’une question centrale : comment les réformes constitutionnelles récemment engagées vont-elles désormais fonctionner dans la pratique ?</p>

<p>Organisée dans le cadre de la plateforme de discussion <strong>“Shanyraq Dialogues”</strong>, la rencontre était consacrée au thème <strong>“Kazakhstan’s New Political Era: Constitutional Reforms in Action”</strong>.</p>

<p>Au-delà de la présentation institutionnelle, le débat a surtout permis de mesurer l’ambition d’Astana : démontrer à ses partenaires européens que la transformation politique du pays ne se limite plus à une réforme juridique, mais qu’elle entend modifier durablement le fonctionnement de l’État, les mécanismes de représentation et le rapport entre institutions et société.</p>

<p>La présence de représentants du Palais royal belge, des institutions européennes, de la Banque européenne d’investissement, du corps diplomatique, ainsi que des milieux économiques et médiatiques, illustrait également l’intérêt croissant accordé à l’évolution du Kazakhstan en Europe.</p>

<h2>Roman Vassilenko : des réformes désormais à l’épreuve de la pratique</h2>

<p>Ouvrant les discussions, l’ambassadeur du Kazakhstan en Belgique, <strong>Roman Vassilenko</strong>, a présenté les principaux résultats des transformations constitutionnelles.</p>

<p>Selon lui, le pays entre désormais dans une phase décisive : celle de la mise en œuvre concrète.</p>

<p>L’objectif affiché est de renforcer les institutions publiques, d’élargir le dialogue avec la société et d’améliorer l’efficacité de l’administration.</p>

<p>Une attention particulière a été accordée au futur <strong>Halyq Kenesi</strong>, appelé à devenir une nouvelle plateforme de dialogue public et de participation de différents groupes de la société à la définition des priorités nationales.</p>

<p>Cette nouvelle institution est suivie avec intérêt par les observateurs européens, car son fonctionnement permettra en partie de mesurer la capacité du nouveau système politique kazakh à créer des espaces de consultation au-delà des structures parlementaires traditionnelles.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/805980018_1585325016479400_1683298847854554819_n.jpg" style="height:394px; width:590px" /></p>

<h2>Le nouveau Kurultai au cœur de la transformation institutionnelle</h2>

<p>Le débat intervient dans un contexte politique particulièrement important pour le Kazakhstan.</p>

<p>Le pays vient d’organiser ses premières élections dans le cadre du nouveau <strong>Kurultai monocaméral</strong>, qui remplace l’ancien système parlementaire.</p>

<p>Cette évolution constitue l’un des piliers de la nouvelle architecture institutionnelle.</p>

<p>Présent au Kazakhstan lors du scrutin, <strong>Georgi Gotev</strong>, rédacteur en chef d’<strong>EUalive</strong>, a qualifié ces élections d’étape importante dans le développement politique du pays.</p>

<p>Il a également souligné l’intérêt du format des “Shanyraq Dialogues”, qu’il considère comme un espace informel venant compléter les relations de plus en plus denses entre le Kazakhstan, la Belgique et l’Union européenne.</p>

<p>L’un des enjeux sera désormais de déterminer si la nouvelle structure parlementaire permettra une prise de décision plus efficace tout en renforçant la responsabilité politique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-09-12%20143919.png" style="height:348px; width:345px" /></p>

<h2>Alberto Turkstra : la véritable question commence maintenant</h2>

<p>Pour <strong>Alberto Turkstra</strong>, directeur de projet à <strong>Diplomatic World</strong>, le Kazakhstan se trouve à un tournant de son développement institutionnel.</p>

<p>Selon lui, le débat ne porte plus uniquement sur le contenu des réformes.</p>

<p>La question fondamentale devient désormais celle de leur fonctionnement réel.</p>

<p>Comment les nouvelles institutions exerceront-elles leurs compétences ? Quel équilibre s’installera entre les différents centres de décision ? Quelle culture politique émergera progressivement autour de ces nouvelles structures ?</p>

<p>Autant de questions qui détermineront la portée réelle de la transformation engagée.</p>

<p>L’expert a notamment insisté sur le rôle du Kurultai monocaméral, qu’il considère comme l’un des éléments centraux du nouveau système.</p>

<p>Pour ses promoteurs, cette réforme doit permettre un processus décisionnel plus lisible, davantage de responsabilité politique et une meilleure articulation entre institutions et citoyens.</p>

<h2>Politique, économie et investissements : trois dimensions désormais liées</h2>

<p>Les échanges ne se sont pas limités aux institutions.</p>

<p>La transformation politique du Kazakhstan est également présentée comme un élément de sa stratégie économique.</p>

<p>Au cours de la session de questions-réponses, plusieurs interventions ont porté sur le climat des affaires, l’investissement étranger et les perspectives de coopération économique avec la Belgique et l’Union européenne.</p>

<p>Pour Astana, la stabilité institutionnelle et la prévisibilité politique constituent désormais des arguments directement liés à l’attractivité économique du pays.</p>

<p>Le message adressé aux investisseurs européens est clair : le Kazakhstan veut apparaître non seulement comme un fournisseur de matières premières ou un partenaire énergétique, mais comme une économie en modernisation cherchant à attirer des capitaux dans les infrastructures, la technologie, le numérique et l’industrie.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/806397561_2395849700949193_3875387606424578424_n.jpg" style="height:414px; width:800px" /></p>

<h2>L’intelligence artificielle devient un instrument de puissance</h2>

<p>L’intelligence artificielle et la digitalisation ont occupé une place importante dans les discussions.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche depuis plusieurs années à accélérer la transformation numérique de son économie et de son administration.</p>

<p>Les discussions ont notamment porté sur les projets de <strong>smart cities</strong>, sur le développement d’<strong>Alatau City</strong> et sur les initiatives technologiques internationales lancées par le pays.</p>

<p>Cette orientation dépasse désormais la seule politique numérique.</p>

<p>L’intelligence artificielle devient progressivement un élément de politique économique, d’attractivité internationale et même de diplomatie.</p>

<p>Dans cette perspective, les partenaires européens et belges ont été invités à participer à <strong>AI &amp; Digital Bridge 2026</strong>, qui se tiendra à Astana du <strong>1er au 3 octobre 2026</strong>.</p>

<h2>Le Kazakhstan cherche une place stratégique entre l’Europe et l’Asie</h2>

<p>Derrière la réforme constitutionnelle se dessine également une ambition géopolitique.</p>

<p>Le Kazakhstan veut consolider son rôle de puissance centrale en Asie centrale, tout en développant ses relations avec l’Union européenne, la Chine, la Russie et les autres partenaires internationaux.</p>

<p>Cette politique d’équilibre repose sur plusieurs piliers : souveraineté nationale, coopération économique, diversification des partenariats et défense d’un ordre international fondé sur le dialogue.</p>

<p>Au cours de la rencontre, l’importance accordée par le Kazakhstan au règlement pacifique des différends, à la Charte des Nations unies et aux principes du droit international a été rappelée.</p>

<p>Dans un environnement international de plus en plus fragmenté, Astana cherche ainsi à préserver une diplomatie multivectorielle tout en se positionnant comme un pont entre plusieurs espaces géopolitiques.</p>

<h2>Le Corridor médian donne une dimension stratégique supplémentaire</h2>

<p>Cette transformation politique intervient alors que le Kazakhstan devient également un acteur essentiel des nouvelles routes commerciales entre l’Asie et l’Europe.</p>

<p>Le développement du <strong>Corridor médian</strong>, reliant la Chine à l’Europe via l’Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase et la Turquie, renforce considérablement l’importance géoéconomique du pays.</p>

<p>Le Kazakhstan ne veut donc plus être perçu uniquement comme un grand territoire riche en ressources naturelles.</p>

<p>Il ambitionne de devenir un hub logistique, énergétique, industriel et numérique reliant plusieurs marchés.</p>

<p>Dans cette stratégie, l’Europe occupe une place centrale.</p>

<h2>Bruxelles comme vitrine politique du Kazakhstan en Europe</h2>

<p>La tenue de cette rencontre à Bruxelles n’est pas anodine.</p>

<p>Capitale de la Belgique mais aussi centre institutionnel de l’Union européenne et de l’OTAN, Bruxelles constitue un espace stratégique pour la diplomatie kazakhe.</p>

<p>Les “Shanyraq Dialogues” permettent à Astana de présenter directement ses réformes à des interlocuteurs européens tout en créant un espace de discussion moins formel que les rencontres diplomatiques traditionnelles.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche ainsi à construire une relation avec l’Europe qui dépasse les hydrocarbures, l’uranium et les matières premières critiques.</p>

<p>L’ambition est désormais plus large : coopération politique, investissements, infrastructures, intelligence artificielle, transport, innovation et capital humain.</p>

<h2>Une réforme institutionnelle encore à confirmer dans la durée</h2>

<p>La transformation engagée par le Kazakhstan est profonde, mais son évaluation ne pourra se faire qu’avec le temps.</p>

<p>Les nouvelles institutions devront démontrer leur capacité à fonctionner efficacement, à renforcer la responsabilité publique et à créer de véritables mécanismes de participation.</p>

<p>Le succès de la réforme dépendra donc moins de l’architecture constitutionnelle elle-même que de la manière dont elle sera appliquée.</p>

<p>C’est précisément ce que les discussions de Bruxelles ont mis en évidence.</p>

<p>Le Kazakhstan a désormais construit un nouveau cadre institutionnel.</p>

<p>La prochaine étape sera de démontrer que celui-ci peut produire une nouvelle pratique politique.</p>

<p>Et c’est sur ce terrain que les partenaires européens, les investisseurs et les observateurs internationaux jugeront la portée réelle de la nouvelle ère politique annoncée par Astana.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 15:36:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/a-bruxelles-le-kazakhstan-expose-sa-nouvelle-architecture-politique-et-cherche-a-convaincre-ses-partenaires-europeens-1789216927.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>La Belgique ouvre officiellement son ambassade à Tachkent</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/la-belgique-ouvre-officiellement-son-ambassade-a-tachkent-14761</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/la-belgique-ouvre-officiellement-son-ambassade-a-tachkent-14761</guid>
                <description><![CDATA[La Belgique ouvre officiellement son ambassade à Tachkent]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>La Belgique ouvre officiellement son ambassade à Tachkent : un nouveau chapitre avec l’Ouzbékistan</h1>

<h3>Mathias Kende devient le premier ambassadeur belge résident en Ouzbékistan, consacrant la volonté de Bruxelles de renforcer sa présence en Asie centrale</h3>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles</strong><br />
<strong>12 septembre 2026</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/0ba5079d-ba74-45a5-8520-12c10cb18ac1.png" style="height:533px; width:800px" /></strong></p>

<p>La Belgique vient de franchir une étape historique dans ses relations avec l’Ouzbékistan. Pour la première fois, le Royaume dispose désormais d’une <strong>ambassade permanente à Tachkent</strong>, donnant une nouvelle dimension à une relation bilatérale qui prend une importance croissante sur les plans diplomatique, économique et géostratégique.</p>

<p>Le nouvel ambassadeur belge, <strong>Mathias Kende</strong>, a remis le 10 septembre les copies de ses lettres de créance au ministre ouzbek des Affaires étrangères, <strong>Bakhtiyor Saidov</strong>. Cette prise de fonctions marque le passage d’une représentation belge jusque-là assurée depuis l’étranger à une présence diplomatique permanente dans la capitale ouzbèke. (<a href="https://dunyo.info/en/news/bahtiyor-saidov-nachalo-deyatelnosti-posolstva-belgii-v-tashkente?utm_source=chatgpt.com" title="Bakhtiyor Saidov: Opening of the Embassy of Belgium in Tashkent marks an important milestone in the development of bilateral relations">Dunyo.info</a>)</p>

<h2>Un choix diplomatique, mais aussi géopolitique</h2>

<p>L’ouverture de l’ambassade ne relève pas simplement d’un réaménagement administratif du réseau diplomatique belge.</p>

<p>Bruxelles avait annoncé dès 2025 sa volonté d’établir une représentation à Tachkent, considérant l’Asie centrale comme une région présentant des <strong>opportunités stratégiques majeures</strong>, notamment en raison du développement du <strong>corridor transcaspien</strong>, parfois qualifié de nouvelle Route de la soie. (<a href="https://diplomatie.belgium.be/en/policy/policy-areas/highlighted/revised-diplomatic-network-uphold-belgian-interests-even-more-effectively?utm_source=chatgpt.com" title="A revised diplomatic network to uphold Belgian interests even more effectively | FPS Foreign Affairs - Foreign Trade and Development Cooperation">Affaires Étrangères</a>)</p>

<p>La diplomatie belge souligne elle-même que cette région, située entre la Russie, la Chine, l’Afghanistan, l’Iran et les grands marchés asiatiques, est appelée à connaître une croissance considérable au cours de la prochaine décennie. La Belgique entend donc y défendre davantage ses intérêts économiques tout en renforçant sa capacité d’analyse et d’influence.</p>

<p>L’ambassade belge à Astana reste ouverte, mais elle n’est désormais plus compétente pour l’Ouzbékistan, Tachkent disposant de sa propre représentation belge. (<a href="https://kazakhstan.diplomatie.belgium.be/en/opening-belgian-embassy-tashkent-2026?utm_source=chatgpt.com" title="Opening of a Belgian Embassy in Tashkent in 2026 | FPS Foreign Affairs - Foreign Trade and Development Cooperation">kazakhstan.diplomatie.belgium.be</a>)</p>

<h2>Le rapprochement politique se concrétise</h2>

<p>À Tachkent, Bakhtiyor Saidov a qualifié le début des activités de l’ambassade belge de <strong>« jalon important » dans le développement des relations bilatérales</strong>.</p>

<p>Les discussions avec Mathias Kende ont porté sur trois axes principaux : le renforcement du dialogue politique, l’élargissement des relations commerciales et économiques, et le développement des investissements entre les deux pays. Bruxelles et Tachkent entendent également approfondir leur coopération dans le cadre plus large des relations entre l’Ouzbékistan et l’Union européenne. (<a href="https://dunyo.info/en/news/bahtiyor-saidov-nachalo-deyatelnosti-posolstva-belgii-v-tashkente?utm_source=chatgpt.com" title="Bakhtiyor Saidov: Opening of the Embassy of Belgium in Tashkent marks an important milestone in the development of bilateral relations">Dunyo.info</a>)</p>

<p>Cette implantation diplomatique concrétise ainsi un rapprochement engagé au plus haut niveau politique et témoigne de la place croissante accordée à l’Ouzbékistan dans la stratégie européenne envers l’Asie centrale.</p>

<h2>Pourquoi l’Ouzbékistan intéresse davantage la Belgique</h2>

<p>Avec plus de 37 millions d’habitants, une économie en transformation et une position centrale entre les marchés chinois, russes, caucasiens et européens, l’Ouzbékistan cherche à devenir l’un des principaux carrefours économiques de l’Asie centrale.</p>

<p>Pour la Belgique, plusieurs domaines peuvent présenter un potentiel de coopération : logistique et transport, industrie, technologies, énergie, infrastructures, pharmacie, agroalimentaire ou encore services financiers.</p>

<p>Mais l’enjeu dépasse le commerce.</p>

<p>La guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques ont renforcé l'intérêt européen pour les <strong>routes commerciales alternatives reliant l'Europe à l'Asie sans traverser la Russie</strong>. Dans ce contexte, le corridor transcaspien — reliant notamment l’Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase, la Turquie et l’Europe — acquiert une importance stratégique nouvelle.</p>

<p>C’est précisément cette évolution que le SPF belge des Affaires étrangères a mise en avant pour justifier l’ouverture de la représentation à Tachkent. (<a href="https://diplomatie.belgium.be/en/news/belgium-optimises-its-network-diplomatic-posts-increase-its-impact?utm_source=chatgpt.com" title="Belgium optimises its network of diplomatic posts to increase its impact | FPS Foreign Affairs - Foreign Trade and Development Cooperation">Affaires Étrangères</a>)</p>

<h2>Tachkent devient un nouveau point d’ancrage belge en Asie centrale</h2>

<p>La décision traduit également une évolution plus large de la diplomatie belge.</p>

<p>Face au déplacement progressif d’une partie du centre de gravité économique mondial vers l’Asie et le Golfe, Bruxelles réorganise son réseau diplomatique afin d'être davantage présente dans les régions considérées comme stratégiques pour les prochaines décennies.</p>

<p>Tachkent rejoint ainsi les nouveaux points d'ancrage choisis par la Belgique dans le cadre de cette révision de son dispositif international. (<a href="https://diplomatie.belgium.be/en/policy/policy-areas/highlighted/revised-diplomatic-network-uphold-belgian-interests-even-more-effectively?utm_source=chatgpt.com" title="A revised diplomatic network to uphold Belgian interests even more effectively | FPS Foreign Affairs - Foreign Trade and Development Cooperation">Affaires Étrangères</a>)</p>

<p>Pour les entreprises belges, la présence d’une ambassade sur place pourrait également faciliter l’identification des opportunités économiques, les contacts institutionnels et l'accompagnement des investissements.</p>

<h2><strong>Analyse Bruxelles Korner : la Belgique regarde davantage vers l’Asie centrale</strong></h2>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/1789115677992.jpg" style="height:533px; width:800px" /></strong></p>

<p>L’ouverture de cette ambassade mérite d’être observée au-delà de la seule relation belgo-ouzbèke.</p>

<p>Pendant longtemps, l’Asie centrale est restée relativement périphérique dans la politique étrangère de nombreux États européens. Ce n’est plus le cas.</p>

<p>Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan et les autres pays de la région se retrouvent désormais au croisement de plusieurs enjeux majeurs : matières premières critiques, énergie, routes commerciales, connectivité numérique, sécurité et diversification des chaînes d’approvisionnement.</p>

<p>L’Ouzbékistan, de son côté, poursuit une politique d’ouverture visant à attirer simultanément les investissements européens, chinois, turcs, coréens, japonais et du Golfe.</p>

<p>La Belgique semble avoir compris que <strong>l’Asie centrale ne peut plus être regardée uniquement depuis Bruxelles ou depuis une ambassade située dans un pays voisin</strong>.</p>

<p>Installer un ambassadeur directement à Tachkent signifie disposer de représentants capables de suivre quotidiennement les mutations politiques et économiques du pays, d'établir des contacts avec les décideurs et de soutenir plus directement les acteurs économiques belges.</p>

<p>L’arrivée de <strong>Mathias Kende comme premier ambassadeur belge résident en Ouzbékistan</strong> constitue donc beaucoup plus qu’un symbole diplomatique.</p>

<p>Elle confirme que, dans une géographie économique mondiale en pleine recomposition, <strong>Bruxelles commence elle aussi à regarder plus attentivement vers Tachkent et l’Asie centrale</strong>.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 14:56:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/la-belgique-ouvre-officiellement-son-ambassade-a-tachkent-1789214461.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>The “Best of the Year – 13th Edition 2026” Kadir Duran has been nominated</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/the-best-of-the-year-13th-edition-2026-kadir-duran-has-been-nominated-14760</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/the-best-of-the-year-13th-edition-2026-kadir-duran-has-been-nominated-14760</guid>
                <description><![CDATA[The “Best of the Year – 13th Edition 2026” awards organised by BELEMTÜRK, Kadir Duran has been nominated on behalf of Bruxelles Korner in the “Media Personality of the Year – Press, Radio and Television” category.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Hello everyone,</p>

<p>As part of the “Best of the Year – 13th Edition 2026” awards organised by BELEMTÜRK, Kadir Duran has been nominated on behalf of Bruxelles Korner in the “Media Personality of the Year – Press, Radio and Television” category.</p>

<p>With many years of experience, Kadir Duran is a highly active journalist. Through his programmes, articles and various professional responsibilities, he closely follows developments across the Turkic world and brings major international news to the public.</p>

<p>To support his nomination, please click on the link below and vote for Kadir Duran, who appears in third position in the “Media Personality of the Year” category:</p>

<p><a href="https://www.belemturktv.com/anketler/belemturk-13-yilin-enleri-2026" rel="noopener" target="_new">https://www.belemturktv.com/anketler/belemturk-13-yilin-enleri-2026</a></p>

<p>Your support means a great deal to us. Please feel free to share the link with your friends and family so they can also take part in the vote.</p>

<p>Thank you in advance for your interest and support.</p>

<p>With our warmest regards,</p>

<p>Bruxelles Korner</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/806002390_4589049564703311_2819178050590752285_n%20(1).jpg" style="height:800px; width:533px" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 14:39:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/the-best-of-the-year-13th-edition-2026-kadir-duran-has-been-nominated-1789213731.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/retail-trade-growth-in-tajikistan-consumption-momentum-or-a-fragile-boom-14728</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/retail-trade-growth-in-tajikistan-consumption-momentum-or-a-fragile-boom-14728</guid>
                <description><![CDATA[Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?
Tajikistan’s retail sector recorded spectacular growth during the first half of 2026. Behind the headline figures, however, lies a crucial question: does this acceleration reflect a lasting improvement in household purchasing power, or merely a temporary injection of liquidity into the economy?

By Abdulhamid Hamid Al-Kba – Bruxelles Korner
Opinion writer specialising in Central Asian and Azerbaijani affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?</h1>

<p><strong>Tajikistan’s retail sector recorded spectacular growth during the first half of 2026. Behind the headline figures, however, lies a crucial question: does this acceleration reflect a lasting improvement in household purchasing power, or merely a temporary injection of liquidity into the economy?</strong></p>

<p><strong>By Abdulhamid Hamid Al-Kba – Bruxelles Korner</strong><br />
<em>Opinion writer specialising in Central Asian and Azerbaijani affairs</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7960e3ae-4422-4d14-b000-e81bfef9d46f.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>During the first six months of 2026, Tajikistan’s retail sector appeared to awaken abruptly after a period of relatively modest activity. Consumers are spending more, shops are busier, and the domestic market is expanding at a pace rarely seen in recent years.</p>

<p>The figures are striking. Retail trade turnover reached 38.3 billion somoni—approximately 4.15 billion US dollars—in the first half of 2026. According to data from the Interstate Statistical Committee of the Commonwealth of Independent States, retail trade volume at constant prices increased by 35.9% compared with the same period in 2025.</p>

<p>For a country whose economy remains heavily influenced by remittances and a substantial informal sector, such growth is far from insignificant. It suggests that consumer behaviour, available liquidity—or both—have changed considerably.</p>

<h2>June confirms the acceleration</h2>

<p>The figures for June offer an even clearer picture of this economic momentum. Retail trade volume increased by 48.7% year-on-year at constant prices and rose by 12.4% compared with May 2026.</p>

<p>This represents a dramatic reversal from the previous year. During the first half of 2025, retail trade had grown by only 5.1% compared with the same period in 2024. In June 2025, it had even declined by 5.1% year-on-year and by 8.3% compared with the previous month.</p>

<p>In other words, Tajikistan’s retail sector has moved within a year from sluggish growth—and occasional contraction—to a phase of rapid acceleration.</p>

<p>This development reflects stronger consumer activity and an expansion in domestic demand. It could also stimulate other parts of the economy, including wholesale trade, transport, logistics and services, while creating new opportunities for local businesses.</p>

<p>However, spectacular percentages alone do not prove that the foundations of the economy have become stronger.</p>

<h2>Purchasing power or additional liquidity?</h2>

<p>The central question is whether this surge reflects a genuine and sustainable improvement in the living standards of Tajik households.</p>

<p>Are consumers spending more because wages and employment have improved? Or is the market simply benefiting from a temporary increase in available money, particularly through remittances from Tajik citizens working abroad?</p>

<p>These two scenarios may produce similar retail figures, but they do not have the same economic meaning.</p>

<p>If consumption growth is supported by rising real incomes, stable employment and stronger domestic production, it may become a lasting engine of development. If it depends mainly on external remittances, credit or temporary liquidity, however, the momentum could weaken rapidly in the event of an external shock.</p>

<p>Remittances remain an important component of Tajikistan’s economy and may therefore have contributed to the recent acceleration. Nevertheless, this remains an analytical hypothesis that requires more detailed data on household income, employment, money transfers and consumer credit.</p>

<h2>Inflation remains the key test</h2>

<p>Inflation is another essential factor. An increase in retail turnover does not necessarily mean that households are purchasing significantly more goods. Part of the rise may result from higher prices.</p>

<p>This is why the distinction between nominal growth and growth at constant prices is important. The available figures suggest that the increase is not exclusively inflationary. Yet the sustainability of the trend will depend on whether household incomes continue to rise faster than the cost of living.</p>

<p>If food, housing, energy and imported consumer goods become more expensive more rapidly than wages, the apparent retail boom could conceal increasing pressure on family budgets.</p>

<p>Exchange-rate fluctuations and the country’s dependence on imports could also affect the availability and affordability of goods. A weaker currency would make imported products more expensive and could gradually erode the purchasing power behind the current expansion.</p>

<h2>Consumption cannot replace production</h2>

<p>Growing domestic demand is generally positive for an economy. It encourages commercial activity, supports business revenues and may stimulate investment. But consumption alone cannot provide a solid basis for long-term prosperity.</p>

<p>For Tajikistan, the real challenge is to transform this commercial momentum into productive capacity. Higher consumer demand should encourage local production, the development of distribution networks, investment in logistics and the formalisation of business activity.</p>

<p>If domestic demand is met mainly through imports, a large part of the economic benefit will flow outside the country. By contrast, if local companies can respond by producing more goods and services, the retail boom may support employment, tax revenues and broader economic diversification.</p>

<p>Improved commercial infrastructure will also be necessary. Modern payment systems, better transport links, reliable storage facilities and transparent business regulations could allow the retail sector to become more efficient and inclusive, particularly outside the main urban centres.</p>

<h2>A positive signal that still demands caution</h2>

<p>The sharp rise in Tajikistan’s retail trade is unquestionably encouraging. It demonstrates renewed consumer confidence and greater activity in the domestic market. For businesses, it opens opportunities. For the government, it offers evidence of economic dynamism.</p>

<p>But it would be premature to interpret these figures as proof of a structural transformation.</p>

<p>The quality of the growth will ultimately depend on its foundations: real household income, job creation, price stability, domestic production and resilience against external shocks. Remittances can support consumption, but they cannot permanently replace productive investment and stable employment at home.</p>

<p>Tajikistan’s retail market is moving faster than before. The numbers speak clearly—but they must be read carefully. The country may be witnessing the emergence of a stronger domestic economy, or merely enjoying a powerful but vulnerable consumption cycle.</p>

<p>The decisive question is therefore no longer whether retail trade is growing. It is whether Tajikistan can convert this momentum into sustainable and broadly shared economic development.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 13:21:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/retail-trade-growth-in-tajikistan-consumption-momentum-or-a-fragile-boom-1789035812.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/retail-trade-growth-in-tajikistan-consumption-momentum-or-a-fragile-boom-14727</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/retail-trade-growth-in-tajikistan-consumption-momentum-or-a-fragile-boom-14727</guid>
                <description><![CDATA[Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?
Tajikistan’s retail sector recorded spectacular growth during the first half of 2026. Behind the headline figures, however, lies a crucial question: does this acceleration reflect a lasting improvement in household purchasing power, or merely a temporary injection of liquidity into the economy?

By Abdulhamid Hamid Al-Kba – Bruxelles Korner
Opinion writer specialising in Central Asian and Azerbaijani affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Retail Trade Growth in Tajikistan: Consumption Momentum or a Fragile Boom?</h1>

<p><strong>Tajikistan’s retail sector recorded spectacular growth during the first half of 2026. Behind the headline figures, however, lies a crucial question: does this acceleration reflect a lasting improvement in household purchasing power, or merely a temporary injection of liquidity into the economy?</strong></p>

<p><strong>By Abdulhamid Hamid Al-Kba – Bruxelles Korner</strong><br />
<em>Opinion writer specialising in Central Asian and Azerbaijani affairs</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7960e3ae-4422-4d14-b000-e81bfef9d46f.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>During the first six months of 2026, Tajikistan’s retail sector appeared to awaken abruptly after a period of relatively modest activity. Consumers are spending more, shops are busier, and the domestic market is expanding at a pace rarely seen in recent years.</p>

<p>The figures are striking. Retail trade turnover reached 38.3 billion somoni—approximately 4.15 billion US dollars—in the first half of 2026. According to data from the Interstate Statistical Committee of the Commonwealth of Independent States, retail trade volume at constant prices increased by 35.9% compared with the same period in 2025.</p>

<p>For a country whose economy remains heavily influenced by remittances and a substantial informal sector, such growth is far from insignificant. It suggests that consumer behaviour, available liquidity—or both—have changed considerably.</p>

<h2>June confirms the acceleration</h2>

<p>The figures for June offer an even clearer picture of this economic momentum. Retail trade volume increased by 48.7% year-on-year at constant prices and rose by 12.4% compared with May 2026.</p>

<p>This represents a dramatic reversal from the previous year. During the first half of 2025, retail trade had grown by only 5.1% compared with the same period in 2024. In June 2025, it had even declined by 5.1% year-on-year and by 8.3% compared with the previous month.</p>

<p>In other words, Tajikistan’s retail sector has moved within a year from sluggish growth—and occasional contraction—to a phase of rapid acceleration.</p>

<p>This development reflects stronger consumer activity and an expansion in domestic demand. It could also stimulate other parts of the economy, including wholesale trade, transport, logistics and services, while creating new opportunities for local businesses.</p>

<p>However, spectacular percentages alone do not prove that the foundations of the economy have become stronger.</p>

<h2>Purchasing power or additional liquidity?</h2>

<p>The central question is whether this surge reflects a genuine and sustainable improvement in the living standards of Tajik households.</p>

<p>Are consumers spending more because wages and employment have improved? Or is the market simply benefiting from a temporary increase in available money, particularly through remittances from Tajik citizens working abroad?</p>

<p>These two scenarios may produce similar retail figures, but they do not have the same economic meaning.</p>

<p>If consumption growth is supported by rising real incomes, stable employment and stronger domestic production, it may become a lasting engine of development. If it depends mainly on external remittances, credit or temporary liquidity, however, the momentum could weaken rapidly in the event of an external shock.</p>

<p>Remittances remain an important component of Tajikistan’s economy and may therefore have contributed to the recent acceleration. Nevertheless, this remains an analytical hypothesis that requires more detailed data on household income, employment, money transfers and consumer credit.</p>

<h2>Inflation remains the key test</h2>

<p>Inflation is another essential factor. An increase in retail turnover does not necessarily mean that households are purchasing significantly more goods. Part of the rise may result from higher prices.</p>

<p>This is why the distinction between nominal growth and growth at constant prices is important. The available figures suggest that the increase is not exclusively inflationary. Yet the sustainability of the trend will depend on whether household incomes continue to rise faster than the cost of living.</p>

<p>If food, housing, energy and imported consumer goods become more expensive more rapidly than wages, the apparent retail boom could conceal increasing pressure on family budgets.</p>

<p>Exchange-rate fluctuations and the country’s dependence on imports could also affect the availability and affordability of goods. A weaker currency would make imported products more expensive and could gradually erode the purchasing power behind the current expansion.</p>

<h2>Consumption cannot replace production</h2>

<p>Growing domestic demand is generally positive for an economy. It encourages commercial activity, supports business revenues and may stimulate investment. But consumption alone cannot provide a solid basis for long-term prosperity.</p>

<p>For Tajikistan, the real challenge is to transform this commercial momentum into productive capacity. Higher consumer demand should encourage local production, the development of distribution networks, investment in logistics and the formalisation of business activity.</p>

<p>If domestic demand is met mainly through imports, a large part of the economic benefit will flow outside the country. By contrast, if local companies can respond by producing more goods and services, the retail boom may support employment, tax revenues and broader economic diversification.</p>

<p>Improved commercial infrastructure will also be necessary. Modern payment systems, better transport links, reliable storage facilities and transparent business regulations could allow the retail sector to become more efficient and inclusive, particularly outside the main urban centres.</p>

<h2>A positive signal that still demands caution</h2>

<p>The sharp rise in Tajikistan’s retail trade is unquestionably encouraging. It demonstrates renewed consumer confidence and greater activity in the domestic market. For businesses, it opens opportunities. For the government, it offers evidence of economic dynamism.</p>

<p>But it would be premature to interpret these figures as proof of a structural transformation.</p>

<p>The quality of the growth will ultimately depend on its foundations: real household income, job creation, price stability, domestic production and resilience against external shocks. Remittances can support consumption, but they cannot permanently replace productive investment and stable employment at home.</p>

<p>Tajikistan’s retail market is moving faster than before. The numbers speak clearly—but they must be read carefully. The country may be witnessing the emergence of a stronger domestic economy, or merely enjoying a powerful but vulnerable consumption cycle.</p>

<p>The decisive question is therefore no longer whether retail trade is growing. It is whether Tajikistan can convert this momentum into sustainable and broadly shared economic development.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 13:21:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Ouzbékistan : l’Europe s’intéresse de plus en plus à un pays devenu carrefour entre marchés, énergie et nouvelles routes commerciales</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-leurope-sinteresse-de-plus-en-plus-a-un-pays-devenu-carrefour-entre-marches-energie-et-nouvelles-routes-commerciales-14711</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-leurope-sinteresse-de-plus-en-plus-a-un-pays-devenu-carrefour-entre-marches-energie-et-nouvelles-routes-commerciales-14711</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf en Ouzbékistan cette semaine ?

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles

9 septembre 2026

Ouzbékistan : l’Europe s’intéresse de plus en plus à un pays devenu carrefour entre marchés, énergie et nouvelles routes commerciales

Entre progression des exportations vers la Belgique, rapprochement avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, coopération nucléaire avec le Kazakhstan et partenariat stratégique avec l’Azerbaïdjan, Tachkent poursuit méthodiquement son ouverture. L’Ouzbékistan ne veut plus seulement attirer des capitaux : il cherche désormais à devenir un partenaire économique structurant entre l’Europe et l’Asie centrale.

Entre percée commerciale en Belgique, Corridor médian et modernisation de l’État

L’Ouzbékistan renforce ses relations avec l’Europe tout en consolidant ses partenariats régionaux. Commerce agroalimentaire avec la Belgique, emploi avec l’Allemagne, coopération fiscale britannique, réforme des services publics soutenue par l’Union européenne et rapprochement stratégique avec l’Azerbaïdjan : voici les informations essentielles de la semaine.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Quoi de neuf en Ouzbékistan cette semaine ?</strong></span></p>

<p><em>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles</em></p>

<p>9 septembre 2026</p>

<p><span style="font-size:16px"><em>Ouzbékistan : l’Europe s’intéresse de plus en plus à un pays devenu carrefour entre marchés, énergie et nouvelles routes commerciales</em></span></p>

<p><span style="font-size:16px"><em>Entre progression des exportations vers la Belgique, rapprochement avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, coopération nucléaire avec le Kazakhstan et partenariat stratégique avec l’Azerbaïdjan, Tachkent poursuit méthodiquement son ouverture. L’Ouzbékistan ne veut plus seulement attirer des capitaux : il cherche désormais à devenir un partenaire économique structurant entre l’Europe et l’Asie centrale.</em></span></p>

<p><span style="font-size:16px"><em>Entre percée commerciale en Belgique, Corridor médian et modernisation de l’État</em></span></p>

<p><span style="font-size:16px"><em>L’Ouzbékistan renforce ses relations avec l’Europe tout en consolidant ses partenariats régionaux. Commerce agroalimentaire avec la Belgique, emploi avec l’Allemagne, coopération fiscale britannique, réforme des services publics soutenue par l’Union européenne et rapprochement stratégique avec l’Azerbaïdjan : voici les informations essentielles de la semaine.</em></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:16px"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/801284634_1624232269326140_6321877548579862091_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></em></span></p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t94/1/16/1f1e7_1f1ea.png" style="height:16px; width:16px" /> Les exportations alimentaires vers la Belgique dépassent un million de dollars</p>

<p>Au cours du premier semestre 2026, dix entreprises ouzbèkes ont exporté 807 tonnes de produits alimentaires vers la Belgique. La valeur totale des livraisons dépasse un million de dollars.</p>

<p>Les exportations comprennent notamment des pruneaux, des herbes aromatiques, des haricots et des raisins secs. Le régime européen SPG+ facilite l’accès des produits ouzbeks au marché européen, tandis que Tachkent poursuit l’adaptation de ses normes sanitaires et phytosanitaires.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t16/1/16/1f1e9_1f1ea.png" style="height:16px; width:16px" /> L’Allemagne veut recruter davantage de travailleurs ouzbeks</p>

<p>L’Ouzbékistan et l’Allemagne souhaitent développer des filières de migration professionnelle organisées. Les besoins allemands concernent notamment les infirmiers, les chauffeurs, l’hôtellerie et les métiers techniques.</p>

<p>Des formations professionnelles et linguistiques doivent préparer les candidats avant leur départ. Les deux pays veulent aussi accélérer les procédures de visa et associer davantage d’employeurs allemands au programme.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t96/1/16/1f1ec_1f1e7.png" style="height:16px; width:16px" /> Une coopération universitaire pour moderniser la fiscalité</p>

<p>Le Comité fiscal ouzbek a conclu des accords avec des établissements universitaires britanniques. La London School of Economics doit contribuer aux travaux consacrés à l’économie informelle, tandis que la Hull Business School participera au développement de formations sur la numérisation du système fiscal.</p>

<p>Une vingtaine de spécialistes ouzbeks pourraient par ailleurs effectuer un stage au Royaume-Uni.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tdd/1/16/1f1ea_1f1fa.png" style="height:16px; width:16px" /> L’Union européenne soutient la réforme des services publics</p>

<p>L’Union européenne finance un programme de 4,9 millions d’euros, mis en œuvre avec le PNUD et le ministère ouzbek de la Justice jusqu’en 2029.</p>

<p>Le projet prévoit :</p>

<p>* la formation de 1 000 fonctionnaires ;</p>

<p>* la numérisation d’au moins 35 services publics ;</p>

<p>* la création de 34 zones de services dans les mahallas ;</p>

<p>* l’amélioration de l’accès administratif en dehors des grandes villes.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tf7/1/16/1f1e6_1f1ff.png" style="height:16px; width:16px" /> L’Ouzbékistan et l’Azerbaïdjan renforcent leur alliance</p>

<p>Les présidents Shavkat Mirziyoyev et Ilham Aliyev ont signé un traité d’amitié éternelle. Les deux pays veulent porter leur commerce annuel à un milliard de dollars et lancer des projets communs dans la banque, le logement, l’éducation, le tourisme, les minerais, l’énergie et l’agriculture.</p>

<p>Un accord sur les pensions permettra également de prendre en compte les périodes de travail effectuées dans chacun des deux pays. Son application dépend encore de l’accomplissement des procédures nécessaires.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tcc/1/16/1f686.png" style="height:16px; width:16px" /> Le Corridor médian gagne en importance</p>

<p>Tachkent et Bakou veulent accélérer le développement de la route transcaspienne. Cet itinéraire relie l’Asie centrale à l’Europe par la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Türkiye.</p>

<p>Pour l’Ouzbékistan, doublement enclavé, l’enjeu est majeur : accéder à davantage de ports et réduire sa dépendance à un nombre limité de routes commerciales.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tc0/1/16/1f1ec_1f1ea.png" style="height:16px; width:16px" /> Les permis routiers avec la Géorgie deviennent numériques</p>

<p>Depuis le 21 août 2026, les transporteurs ouzbeks et géorgiens utilisent le système E-Permit pour les opérations internationales.</p>

<p>La mesure doit réduire les délais, les formalités et la consommation de papier. Elle est stratégique, car plus de 60 % des transporteurs routiers ouzbeks passeraient par la Géorgie.</p>

<p><img alt="⚛️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t36/1/16/269b.png" style="height:16px; width:16px" /> Tachkent et Astana préparent une coopération nucléaire</p>

<p>L’Ouzbékistan et le Kazakhstan veulent coordonner leurs politiques de sûreté nucléaire, de radioprotection et de surveillance environnementale.</p>

<p>Les discussions portent aussi sur la formation de spécialistes et la création éventuelle d’un centre régional destiné à l’ensemble de l’Asie centrale. L’objectif est d’accompagner le développement de futurs projets nucléaires dans les deux pays.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/td/1/16/1f4bc.png" style="height:16px; width:16px" /> EUROUZ accompagne la transformation économique</p>

<p>Le nouveau conseil d’administration d’EUROUZ a engagé ses travaux sur les priorités de la prochaine période.</p>

<p>Le Comité Healthcare &amp; Life Sciences poursuit notamment ses réflexions sur :</p>

<p>* la réglementation des prix ;</p>

<p>* les produits contrefaits ;</p>

<p>* les importations parallèles ;</p>

<p>* le marquage numérique ;</p>

<p>* la modernisation du cadre réglementaire pharmaceutique.</p>

<p>EUROUZ prépare également plusieurs rencontres professionnelles à Tachkent, dont une soirée économique italienne destinée à rapprocher les entreprises européennes du marché ouzbek.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t1/1/16/1f4c8.png" style="height:16px; width:16px" /> Les entreprises bougent</p>

<p>Plusieurs annonces illustrent le dynamisme du secteur privé :</p>

<p>* AKFA Holding envisage 10 000 emplois pour les travailleurs ouzbeks revenant de l’étranger ;</p>

<p>* KAP DEPO a réalisé une opération de 121 milliards de soums sur des actions de Hamkorbank ;</p>

<p>* Voltalia poursuit le développement de ses projets d’énergie renouvelable ;</p>

<p>* Paynet a investi 17,2 milliards de soums dans GOINVEST.</p>

<p>L’analyse de la semaine</p>

<p>Une même logique relie ces différentes nouvelles : l’Ouzbékistan veut transformer son enclavement géographique en position de carrefour.</p>

<p>Le pays rapproche ses normes de celles de l’Europe, développe les routes transcaspiennes, forme sa main-d’œuvre et modernise son administration. Cette stratégie peut renforcer son attractivité, mais la prochaine étape sera décisive : passer des annonces à une mise en œuvre transparente et durable.</p>

<p>Source principale : EUROUZ – Uzbek Review.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 13:10:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>World Championship of Akhal-Teke Horses in the Netherlands — The Golden Horse Comes to Europe</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/world-championship-of-akhal-teke-horses-in-the-netherlands-the-golden-horse-comes-to-europe-14669</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/world-championship-of-akhal-teke-horses-in-the-netherlands-the-golden-horse-comes-to-europe-14669</guid>
                <description><![CDATA[World Championship of Akhal-Teke Horses in the Netherlands — The Golden Horse Comes to Europe

KRONENBERG, THE NETHERLANDS, September 4–6, 2026 — Gurbanguly Berdimuhamedov, Chairman of the Halk Maslahaty and National Leader of the Turkmen people, visited the Kingdom of the Netherlands for the World Beauty Championship and Equestrian Sports Competition of the Heavenly Akhal-Teke Horses, held at the Peelbergen Equestrian Centre in Kronenberg, Limburg. Jointly organized by Turkmenistan's "Türkmen Atlary" State Association and the Akhal-Teke Horse Association (ATHA) Europe, it was one of the largest gatherings ever dedicated to the breed in Europe, coinciding this year with the Year of the Horse.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><span style="font-size:26px"><strong><span style="font-family:Aptos,sans-serif">World Championship of Akhal-Teke Horses in the Netherlands — The Golden Horse Comes to Europe</span></strong></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">KRONENBERG, THE NETHERLANDS, September 4–6, 2026 — Gurbanguly Berdimuhamedov, Chairman of the Halk Maslahaty and National Leader of the Turkmen people, visited the Kingdom of the Netherlands for the World Beauty Championship and Equestrian Sports Competition of the Heavenly Akhal-Teke Horses, held at the Peelbergen Equestrian Centre in Kronenberg, Limburg. Jointly organized by Turkmenistan's "Türkmen Atlary" State Association and the Akhal-Teke Horse Association (ATHA) Europe, it was one of the largest gatherings ever dedicated to the breed in Europe, coinciding this year with the Year of the Horse.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><em><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><span style="font-size:16px">By Derya Soysal&nbsp;</span></span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><span style="font-size:16px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/IMG_5477.jpg" /></span></span></em></p>

<p style="text-align:justify">&nbsp;</p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><strong>The book of the national leader</strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Known as the "Soul of the Turkmen People" and the "Heavenly Horse," the Akhal-Teke is among the world's oldest purebred breeds, famed for its metallic golden sheen, elegance, endurance and intelligence. It remains a central national symbol of Turkmenistan, featured on the State Emblem. In 2023, UNESCO inscribed the "Art of Akhal-Teke horse breeding and traditions of horses' decoration" on its Intangible Cultural Heritage list.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-09-08%20160132.png" style="height:360px; width:454px" /></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><strong>Three Days of Sport, Science and Culture</strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Friday, September 4 opened the World Beauty Championship for young horses and mares, alongside a dressage competition and the International Scientific Conference "The Akhal-Teke Horse: The Turkmen Art of World-Class Horse Breeding." The Dutch edition of Berdimuhamedov's book <em>"The Horse: A Symbol of Faithfulness and Happiness"</em> was also presented, with remarks from Allaberdy Ashirov (President, Academy of Sciences of Turkmenistan), Sapar Palvanov (Ambassador of Turkmenistan to Belgium), Marian Weltevreden (President, ATHA Europe), and Pygy Bayramdurdyyew (rector, Aba Annayew International Academy of Horse Breeding).</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5018e390-2343-4cf1-910e-0287c54f3dd1.jpg" style="height:800px; width:533px" /></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Saturday, September 5 was the championship's peak: the adult beauty contest, selection of the World Champion Akhal-Teke Horse, the "Best Decorated Horse" contest, a show-jumping competition, and an awards ceremony for artists depicting horses in painting, sculpture and carpet-weaving.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Sunday, September 6 closed with cultural performances and a fireworks display featuring horse motifs and the Turkmen flag, resonant with Turkmenistan's upcoming 35th anniversary of independence.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><strong>Gala Concert: Turkmen Culture Meets Europe</strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">The closing gala brought together 22 musical and dance numbers by leading Turkmen artists alongside international guests from Türkiye, the UK, Germany and Italy. Highlights included Turkmen folk classics like <em>"Ýar-Ýar Ýarally"</em> and <em>"Küştdepdi"</em> (a UNESCO-listed folk dance), an international touch with <em>"Granada"</em> (Lorca/Lara) performed alongside Lewent Gündüz of Türkiye, and solo performances by Rachel Docket (UK), Konstantin Rittel-Kobylyanski (Germany), and Debora Tesdasekkan (Italy). Several songs — <em>"Rowaç,"</em> <em>"Arzuw,"</em> and the closing anthem <em>"Öňe, Öňe Diňe Öňe, Jan Watanym Türkmenistan!"</em> — featured lyrics personally written by Gurbanguly Berdimuhamedov, set to music by Kerim Berdimuhamedov, with the finale sung collectively by all attendees.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/IMG_5679.jpg" /></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><strong>Beauty Crown Goes to France</strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">The world's most beautiful Akhal-Teke title went to Yandym, owned by French breeder Audrey Martinez of the CaratKoum stud farm — highlighting the breed's growing international reach.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">High-Level Guests</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Notable attendees included Jan Peter Balkenende (Minister of State, former Dutch PM), Emile Roemer (King's Commissioner of Limburg), Ryan Palmen (Mayor, Horst aan de Maas), Marian Weltevreden (ATHA President), and ambassadors of Uzbekistan, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Mongolia, Tajikistan and Türkiye.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Cultural Diplomacy</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">On September 3, Turkmen Foreign Minister Rashid Meredov met his Dutch counterpart in The Hague, discussing cooperation in transport, agriculture, energy and technology, with both sides welcoming the championship as a milestone for bilateral cultural ties.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Conclusion</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Capped by an international gala blending Turkmen tradition with European artistry, the championship showcased the Akhal-Teke's growing global recognition — a fitting tribute as Turkmenistan marks 35 years of independence and deepens its friendship with the Netherlands.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif">Sources</span></span></p>

<p><span style="font-size:12pt"><span style="font-family:Aptos,sans-serif"><a href="https://www.eureflect.com/gurbanguly-berdimuhamedov-visits-the-kingdom-of-the-netherlands-for-the-world" style="color:#467886; text-decoration:underline">https://www.eureflect.com/gurbanguly-berdimuhamedov-visits-the-kingdom-of-the-netherlands-for-the-world</a> </span></span></p>

<p><span style="font-size:12.0pt"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif"><a href="https://eurasiafocus.com/gurbanguly-berdimuhamedov-se-rend-au-royaume-des-pays-bas-pour-le-championnat-du-monde-de-beaute-du-cheval-akhal-teke/" style="color:#467886; text-decoration:underline">https://eurasiafocus.com/gurbanguly-berdimuhamedov-se-rend-au-royaume-des-pays-bas-pour-le-championnat-du-monde-de-beaute-du-cheval-akhal-teke/</a></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:12.0pt"><span style="font-family:&quot;Aptos&quot;,sans-serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a90ff1b3-95f8-47be-b2d2-2f5b25739277%20(1).jpg" style="height:800px; width:576px" /></span></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 16:51:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/world-championship-of-akhal-teke-horses-in-the-netherlands-the-golden-horse-comes-to-europe-1788876551.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>In Ghent, Kazakhstan Turns Language and Books into Bridges Between Generations</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/in-ghent-kazakhstan-turns-language-and-books-into-bridges-between-generations-14625</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/in-ghent-kazakhstan-turns-language-and-books-into-bridges-between-generations-14625</guid>
                <description><![CDATA[In Ghent, Kazakhstan Turns Language and Books into Bridges Between Generations
Kazakhstan’s Day of Languages was marked in Ghent with a cultural and educational gathering centred on reading, identity and transmission. Beyond the celebration itself, the event highlighted a broader challenge for diaspora communities: how to preserve language and cultural roots while remaining fully integrated into Belgian society.

By Kadir Duran – Bruxelles Korner | Brussels]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>In Ghent, Kazakhstan Turns Language and Books into Bridges Between Generations</h1>

<p><strong>Kazakhstan’s Day of Languages was marked in Ghent with a cultural and educational gathering centred on reading, identity and transmission. Beyond the celebration itself, the event highlighted a broader challenge for diaspora communities: how to preserve language and cultural roots while remaining fully integrated into Belgian society.</strong></p>

<p><strong>By Kadir Duran – Bruxelles Korner | Brussels</strong></p>

<p>Ghent became a small meeting point between Kazakhstan and Belgium on 5 September, as the Qazaq Roots Kazakh Cultural Centre hosted an event dedicated to Kazakhstan’s Day of Languages and the “Kitap Oqityn Ult – Reading Nation” initiative.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/72820f93-4cd0-4882-bf33-8b8b08adc3cd.png" /></p>

<p>Organised with the support of the Embassy of Kazakhstan in Belgium, the gathering brought together members of the Kazakh community living in Flanders, children adopted by Belgian families, and Belgian participants interested in Kazakhstan’s language, literature and culture.</p>

<p>At first sight, it was a cultural event built around books, quizzes and language games. But behind the informal atmosphere lay a more strategic issue: the preservation of cultural identity among younger generations growing up far from their country of origin.</p>

<p>Participants read books in Kazakh, explored works by Kazakhstani authors and took part in interactive activities designed to make the language more accessible, particularly for children.</p>

<p>For families living abroad, language often becomes much more than a means of communication. It can become a link with family history, collective memory and a sense of belonging.</p>

<p>That message was central to the intervention of <strong>Ayan Sakoshev</strong>, Executive Director of the “Kitap Oqityn Ult – Reading Nation” Public Foundation, who joined the event online.</p>

<p>He stressed that the project seeks to make reading part of everyday life and to create stronger connections between generations.</p>

<p>For Kazakhstanis living abroad, he argued, books can also help preserve a direct relationship with the Kazakh language, national culture and the country itself.</p>

<h2>Books as an instrument of cultural continuity</h2>

<p>As part of the Reading Nation programme, the library collection at Qazaq Roots was expanded with new works by Kazakhstani authors.</p>

<p>These books will be made available for reading and exchange, giving the centre a role that goes beyond language teaching.</p>

<p>The objective is to create a cultural space where children and adults can read, meet, speak Kazakh and deepen their understanding of Kazakhstan.</p>

<p><strong>Mainur Zhumanova</strong>, Head of the Qazaq Roots Centre, underlined the importance of this mission for children growing up in Belgium.</p>

<p>For them, she explained, the Kazakh language remains an important connection to their roots.</p>

<p>The centre therefore seeks not only to teach vocabulary and grammar, but also to create an environment in which children can communicate with each other, discover literature and develop a more concrete understanding of Kazakhstan’s history and culture.</p>

<p>This dimension is particularly significant for children of Kazakh origin adopted by Belgian families.</p>

<p>For some of them, language and cultural activities may provide one of the few structured opportunities to reconnect with the country of their birth and to explore an identity that can otherwise remain distant or abstract.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/0ed3c5c9e5541ad04306eb59331202cf_1280x720.jpeg" style="height:720px; width:540px" /></p>

<h2>A form of cultural diplomacy at local level</h2>

<p>Kazakh cultural centres in Brussels and Ghent now offer Kazakh-language courses open to a wider public.</p>

<p>Their role therefore has two dimensions.</p>

<p>The first is directed towards the diaspora: preserving linguistic and cultural continuity.</p>

<p>The second is directed towards Belgian society: introducing Kazakhstan to people who may know relatively little about the country beyond its geopolitical position in Central Asia.</p>

<p>This is where cultural initiatives take on a diplomatic dimension.</p>

<p>Diplomacy is not conducted only through embassies, summits and official negotiations. It is also built through literature, language, education and personal contact.</p>

<p>For Kazakhstan, which is increasingly seeking to strengthen its visibility in Europe, such initiatives contribute to what is often described as <strong>soft power</strong>: building familiarity and long-term relationships through culture rather than political messaging alone.</p>

<p>Belgium is a particularly relevant setting for this type of outreach.</p>

<p>As the seat of the European institutions and a highly international society, the country provides Kazakhstan with a platform not only for formal diplomacy but also for cultural engagement with local communities.</p>

<h2>Preserving roots without creating distance</h2>

<p>The deeper question raised by the Ghent event is one faced by many diaspora communities across Europe: how can a younger generation remain connected to its cultural origins without being isolated from the society in which it grows up?</p>

<p>The most effective answer is rarely to choose between identities.</p>

<p>Language, literature and cultural education can instead allow children to develop several layers of belonging at the same time.</p>

<p>A child can be Belgian, European and connected to Kazakh heritage without contradiction.</p>

<p>That is precisely why initiatives such as Qazaq Roots may matter beyond their modest scale.</p>

<p>They offer a space where identity is transmitted not through nostalgia, but through learning, reading and participation.</p>

<p>In this sense, Kazakhstan’s Day of Languages in Ghent was not simply a celebration of vocabulary or tradition.</p>

<p>It was an illustration of how culture can help preserve memory, strengthen communities and create bridges between Kazakhstan and Belgium — one book, one language lesson and one generation at a time.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 16:28:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/in-ghent-kazakhstan-turns-language-and-books-into-bridges-between-generations-1788874391.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : une semaine de recomposition politique, d’ambitions économiques et d’offensive diplomatique N80</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-une-semaine-de-recomposition-politique-dambitions-economiques-et-doffensive-diplomatique-n80-14602</link>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan : une semaine de recomposition politique, d’ambitions économiques et d’offensive diplomatique
Installation du nouveau Kurultai, nomination d’un vice-président, retour de Mukhtar Tileuberdi aux Affaires étrangères, sommet de l’OCS et investissements massifs : le Kazakhstan vient de vivre une semaine qui révèle les grandes orientations de son nouveau cycle politique.
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles
5 septembre 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/-S_Xc4BVBvg" title="kazakhstan edition 80 septembre 2026" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Kazakhstan : une semaine de recomposition politique, d’ambitions économiques et d’offensive diplomatique</h1>

<h2>Installation du nouveau Kurultai, nomination d’un vice-président, retour de Mukhtar Tileuberdi aux Affaires étrangères, sommet de l’OCS et investissements massifs : le Kazakhstan vient de vivre une semaine qui révèle les grandes orientations de son nouveau cycle politique.</h2>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner | Bruxelles</strong><br />
<em>5 septembre 2026</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/8f731689-17d3-4dd8-929d-ffd22515ba04.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>Le Kazakhstan n’a pas simplement changé de Parlement. Il est entré cette semaine dans une nouvelle architecture institutionnelle, construite autour d’un pouvoir exécutif renforcé, d’un Parlement monocaméral et d’une diplomatie destinée à consolider la place du pays entre l’Europe, la Russie, la Chine et le reste de l’Asie.</p>

<p>De la formation du nouveau gouvernement au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, en passant par les investissements, la coopération scientifique et la diplomatie antinucléaire, Astana a multiplié les annonces. Une même ligne stratégique se dessine : renforcer l’État à l’intérieur pour rendre le Kazakhstan plus influent à l’extérieur.</p>

<h2>Le premier Kurultai ouvre une nouvelle période institutionnelle</h2>

<p>Le premier Kurultai, Parlement monocaméral créé par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er juillet 2026, a commencé ses travaux après les élections législatives du 23 août.</p>

<p>Cette assemblée de 145 députés remplace désormais l’ancien système composé du Sénat et du Majilis. Elle est profondément renouvelée : 111 députés y siègent pour la première fois, tandis que les femmes occupent près d’un tiers des sièges. La présence de jeunes parlementaires progresse également.</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokaïev a demandé aux nouveaux élus de moderniser la législation et de mettre les lois existantes en conformité avec la nouvelle Constitution. Parmi les priorités annoncées figurent l’intelligence artificielle, la numérisation de l’administration, la politique migratoire et la protection sociale.</p>

<p>Mais cette modernisation institutionnelle ne met pas fin aux interrogations politiques. Le parti présidentiel Adilet détient 110 des 145 sièges. Le pouvoir dispose donc d’une majorité écrasante lui permettant de faire adopter rapidement son programme.</p>

<p>Pour Astana, cette concentration doit offrir stabilité et efficacité. Pour les observateurs critiques, elle risque cependant de limiter le pluralisme et la capacité du Parlement à exercer un véritable contrôle sur l’exécutif. La réussite du Kurultai ne se mesurera donc pas seulement au nombre de lois adoptées, mais à la qualité des débats et à la place laissée aux voix indépendantes.</p>

<h2>Erlan Karin devient vice-président</h2>

<p>L’une des décisions les plus importantes de la semaine est la nomination d’Erlan Karin au nouveau poste de vice-président de la République.</p>

<p>La candidature proposée par Tokaïev a obtenu le soutien de 141 députés sur 145. Conseiller de longue date du chef de l’État et l’un des principaux architectes idéologiques du « Nouveau Kazakhstan », Erlan Karin devient ainsi l’un des personnages les plus puissants du pays.</p>

<p>Cette nomination dépasse une simple redistribution des fonctions. Le vice-président occupe désormais une place centrale dans la continuité de l’État et dans l’équilibre institutionnel voulu par la nouvelle Constitution.</p>

<p>Olzhas Bektenov a, pour sa part, été reconduit comme Premier ministre avec le soutien de 137 députés. Le message est clair : réforme institutionnelle ne signifie pas rupture administrative. Tokaïev renouvelle les structures, mais conserve une grande partie de l’équipe chargée de conduire sa politique.</p>

<p>La formation du nouveau gouvernement confirme cette recherche de continuité. La plupart des ministres économiques ont gardé leurs fonctions, ce qui doit rassurer les investisseurs et éviter une période d’incertitude bureaucratique. <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/kazakhstans-president-appoints-top-adviser-vice-president-2026-08-31/">Reuters</a></p>

<h2>Mukhtar Tileuberdi revient aux Affaires étrangères</h2>

<p>Autre changement significatif : Mukhtar Tileuberdi a retrouvé la direction du ministère kazakh des Affaires étrangères, poste qu’il avait déjà occupé entre 2019 et 2023.</p>

<p>Avant son retour à Astana, il était ambassadeur en Autriche et représentant permanent auprès des organisations internationales établies à Vienne. Il remplace Yermek Kosherbayev, qui dirigeait la diplomatie kazakhe depuis septembre 2025.</p>

<p>Ce choix est révélateur. Dans un environnement international devenu plus instable, Tokaïev rappelle un diplomate expérimenté, parfaitement familiarisé avec la Russie, la Chine, l’Union européenne, les Nations unies et les organisations multilatérales.</p>

<p>Tileuberdi aura pour mission de préserver la politique étrangère « multivectorielle » du Kazakhstan : coopérer avec Moscou sans devenir dépendant de la Russie, approfondir les relations avec Pékin sans fermer la porte à l’Europe, et attirer les capitaux occidentaux tout en développant les corridors commerciaux eurasiens. <a href="https://primeminister.kz/en/government/composition">Gouvernement kazakh</a></p>

<h2>À Bichkek, le Kazakhstan défend une Eurasie connectée</h2>

<p>Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai organisé le 1er septembre à Bichkek, le président Tokaïev a plaidé pour une coopération plus concrète dans les domaines de la sécurité, du commerce, des investissements, des transports et de l’eau.</p>

<p>Le Kazakhstan veut notamment accélérer le développement du Corridor médian reliant la Chine à l’Europe à travers l’Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase et la Türkiye. Cette route est devenue stratégique depuis que les tensions internationales fragilisent les itinéraires traditionnels passant par la Russie et les voies maritimes.</p>

<p>Astana cherche ainsi à transformer sa géographie, longtemps perçue comme une contrainte, en avantage économique. Le pays ne veut plus seulement exporter du pétrole, du gaz, de l’uranium ou des minerais. Il souhaite devenir une plateforme de transit, de transformation industrielle, de données et de services.</p>

<p>Tokaïev a également proposé la création d’une Organisation internationale de l’eau sous l’égide des Nations unies ainsi que d’un centre de l’OCS consacré à l’analyse des questions hydriques. Une proposition particulièrement importante pour une Asie centrale confrontée à la raréfaction de l’eau, au recul des glaciers et aux rivalités entre pays situés en amont et en aval des grands fleuves. <a href="https://www.euronews.com/2026/09/01/president-tokayev-urges-concrete-initiatives-as-sco-trade-nears-1-trillion">Euronews</a></p>

<h2>Un portefeuille de 78,6 milliards de dollars d’investissements</h2>

<p>Sur le plan économique, le gouvernement a présenté un portefeuille de 215 projets représentant 78,6 milliards de dollars et plus de 88 000 emplois potentiels.</p>

<p>Selon les chiffres annoncés, 93 projets, d’une valeur de 32,2 milliards de dollars, sont déjà en cours de réalisation. Les 122 autres, représentant 46,4 milliards, se trouvent encore en phase de développement.</p>

<p>Les secteurs ciblés comprennent l’industrie manufacturière, la transformation des matières premières, l’énergie, la métallurgie, les infrastructures, les technologies numériques, l’agriculture, la pharmacie et la santé.</p>

<p>La volonté de diversification est réelle, mais la prudence reste nécessaire : près de 60 % de la valeur totale concerne encore des projets qui ne sont pas entrés dans leur phase de réalisation. Environ 30 milliards de dollars seraient par ailleurs liés au seul projet de « Data Center Valley » d’Ekibastuz. Il faudra donc distinguer les intentions annoncées des capitaux effectivement investis. <a href="https://timesca.com/kazakhstan-investment-portfolio-78-6-billion/">Times of Central Asia</a></p>

<p>L’enjeu est stratégique. Le Kazakhstan veut sortir progressivement du modèle consistant à exporter des ressources brutes pour importer des produits transformés. Il cherche à conserver davantage de valeur ajoutée sur son territoire et à attirer des industries capables de créer des compétences locales.</p>

<h2>Le Kazakhstan veut envoyer davantage de scientifiques au CERN</h2>

<p>Astana et le CERN travaillent également à un nouveau mécanisme permettant aux scientifiques kazakhs de participer à des expériences et à des stages de recherche dans le domaine de la physique des hautes énergies.</p>

<p>Un projet de protocole a été élaboré dans le cadre de l’accord de coopération conclu en 2018. Les chercheurs pourraient accéder aux programmes du CERN par l’intermédiaire des stages scientifiques financés par le programme international Bolashak.</p>

<p>Cette initiative intervient alors que le Kazakhstan développe ses ambitions dans le nucléaire civil. La participation au CERN ne constitue pas une formation directe à l’exploitation des centrales, mais elle peut renforcer les compétences du pays en physique, ingénierie, informatique scientifique et technologies de détection. <a href="https://international-relations.web.cern.ch/stakeholder-relations/states/kazakhstan">CERN</a></p>

<h2>Semipalatinsk : une mémoire nationale transformée en diplomatie mondiale</h2>

<p>À l’occasion du 35ᵉ anniversaire de la fermeture du site nucléaire de Semipalatinsk, Tokaïev a appelé les puissances nucléaires à reprendre le dialogue et à accélérer l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.</p>

<p>Plus de 450 essais ont été réalisés à Semipalatinsk pendant la période soviétique, laissant des conséquences sanitaires et environnementales qui touchent encore plusieurs générations.</p>

<p>Le Kazakhstan a transformé cette tragédie en instrument de diplomatie internationale. Après avoir renoncé à l’arsenal nucléaire hérité de l’Union soviétique, le pays s’est positionné comme défenseur du désarmement et de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.</p>

<p>Ce discours acquiert une portée particulière dans un contexte où les grandes puissances modernisent leurs arsenaux et où le risque d’une nouvelle course nucléaire réapparaît. <a href="https://apnews.com/article/ba2d508de1991586a8d0c7c989d8b2cd">Associated Press</a></p>

<h2>Le Tazy kazakh présenté au cœur de l’Europe</h2>

<p>La semaine kazakhe s’est également invitée à Bruxelles. Le 2 septembre, l’ambassade du Kazakhstan en Belgique a organisé l’exposition photographique « Tazy — Faster than the Wind », à l’occasion de la Journée du Tazy et du Tobet.</p>

<p>Le Tazy, lévrier traditionnel de la Grande Steppe, bénéficie depuis 2024 d’une reconnaissance internationale préliminaire de la Fédération cynologique internationale, dont le siège se trouve en Belgique.</p>

<p>L’exposition a rassemblé des représentants des institutions européennes, du monde diplomatique, des organisations internationales et de la diaspora kazakhe. Au-delà de l’animal, Astana cherche à promouvoir un élément de son patrimoine comme symbole culturel et comme instrument de diplomatie douce.&nbsp;</p>

<h2>Une semaine qui résume la stratégie de Tokaïev</h2>

<p>Cette semaine permet de mieux comprendre la trajectoire actuelle du Kazakhstan.</p>

<p>À l’intérieur, le pouvoir consolide les institutions issues de la nouvelle Constitution, installe un vice-président et recherche la continuité gouvernementale. À l’extérieur, il renforce sa présence dans l’espace eurasiatique, développe ses relations scientifiques avec l’Europe et poursuit sa diplomatie antinucléaire. Sur le plan économique, il affiche des ambitions considérables, mais devra encore convertir les portefeuilles de projets en usines, infrastructures, emplois et transferts technologiques.</p>

<p>Le Kazakhstan veut se présenter comme un État stable, moderne et prévisible au milieu d’une Eurasie en pleine recomposition. Mais son véritable défi sera de maintenir un équilibre entre efficacité du pouvoir et pluralisme politique, entre exploitation des ressources et diversification, entre proximité avec les grandes puissances et préservation de sa souveraineté.</p>

<p>Astana change de structures. Il lui reste désormais à démontrer que cette transformation institutionnelle produira aussi des résultats concrets pour la population.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 14:16:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/kazakhstan-une-semaine-de-recomposition-politique-dambitions-economiques-et-doffensive-diplomatique-n80-1788607291.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ? 27 août 2026 | Newsletter n°79</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-27-aout-2026-newsletter-n079-14573</link>
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                <description><![CDATA[Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ? 27 août 2026 | Newsletter n°79]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?</h1>

<h2>Kazakhstan in Focus — L’essentiel de l’actualité</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/efb412cc-d490-4d01-979f-9bda3a8a0b7f.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><strong>27 août 2026 | Newsletter n°79</strong><br />
Les résultats définitifs des premières élections du Kurultai</p>

<p>Les élections du 23 août ont marqué une étape majeure de la réforme constitutionnelle du Kazakhstan avec l’installation du nouveau Parlement monocaméral.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ac634823-dbe7-41d7-9664-c8a67aedf0f0.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Cinq partis politiques ont franchi le seuil électoral et obtenu une représentation au sein du Kurultai. Ce scrutin ouvre ainsi une nouvelle séquence institutionnelle pour le pays, désormais engagé dans la mise en œuvre concrète de son nouveau modèle parlementaire.</p>

<h2>Tokayev et Costa veulent approfondir le partenariat Kazakhstan–Union européenne</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ead2f9a6-03b4-4273-88ac-8ed7f1595cb0.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokayev et António Costa ont discuté du renforcement du partenariat stratégique entre le Kazakhstan et l’Union européenne.</p>

<p>Les deux parties souhaitent prolonger la dynamique créée par la visite du président kazakh à Bruxelles en juin dernier. Les priorités concernent notamment le commerce, les investissements, les transports, la logistique et le développement des corridors de connectivité entre l’Europe et l’Asie centrale.</p>

<h2>Le Kazakhstan et la Belgique célèbrent 34 ans de relations diplomatiques</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/0c8e3932-629f-4bc0-babf-f44bdc100dd8.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Le Kazakhstan et la Belgique ont célébré le 34ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.</p>

<p>Au fil des années, leur coopération s’est élargie aux investissements, au commerce, aux transports, aux matières premières critiques, aux technologies vertes et à l’innovation. Cette relation bilatérale s’inscrit également dans le cadre plus large du rapprochement entre Astana et l’Union européenne.</p>

<h2>Faire entrer les garanties constitutionnelles dans la vie quotidienne</h2>

<p>Les réformes engagées au Kazakhstan visent désormais à transformer les garanties constitutionnelles relatives aux droits humains en protections concrètes et accessibles dans la vie quotidienne.</p>

<p>Les priorités annoncées portent sur le renforcement de l’État de droit, une meilleure protection des groupes vulnérables et l’élargissement de la coopération avec les institutions internationales compétentes en matière de droits humains.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/9335a2fa-93bf-4420-b7b6-997354e2b2fc.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>L’enjeu central sera de mesurer l’écart entre les textes adoptés, leur application administrative et leur impact réel sur les citoyens.</p>

<h2>Le Kazakhstan révise ses prévisions de production pétrolière</h2>

<p>Le Kazakhstan a ramené son objectif de production pétrolière pour 2026 de <strong>98 à 96 millions de tonnes</strong>.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/bf5fb1ac-2ad4-4647-81c8-a89ee9051597.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Cette révision intervient dans un contexte de perturbations affectant le Consortium du pipeline de la Caspienne, infrastructure essentielle à l’exportation du pétrole kazakh. Astana poursuit ses efforts pour maintenir la stabilité de la production et des flux d’exportation tout en cherchant à diversifier progressivement ses itinéraires énergétiques.</p>

<h2>Le Kazakhstan se prépare au Smithsonian Folklife Festival 2027</h2>

<p>Les préparatifs ont commencé en vue de la participation du Kazakhstan au <strong>Smithsonian Folklife Festival 2027</strong>.</p>

<p>Cet événement international offrira au pays une vitrine importante pour présenter son patrimoine culturel, ses traditions populaires et la diversité de ses expressions artistiques. Il constituera également un instrument de diplomatie culturelle et de rapprochement avec le public international.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a0b7bbd7-0b95-49ad-b782-04ba56fcc176.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h2>Le saviez-vous ?</h2>

<p>La montée en puissance d’Almaty comme destination de grands événements internationaux commence à produire des effets économiques mesurables.</p>

<p>Un concert international organisé le <strong>15 août</strong> aurait accueilli <strong>31 000 spectateurs</strong>, parmi lesquels environ <strong>7 700 visiteurs venus de plus de 50 pays</strong>. Son impact économique lié au tourisme est estimé à près de <strong>11 millions de dollars</strong>.</p>

<p>Ces chiffres montrent que les grands rendez-vous culturels peuvent devenir de véritables leviers pour l’hôtellerie, la restauration, les transports et l’image internationale des villes kazakhes.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner — Kazakhstan in Focus</strong><br />
<strong>Newsletter n°79 | 27 août 2026</strong><br />
<strong>Kadir Duran – Bruxelles</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Aug 2026 16:45:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-27-aout-2026-newsletter-n079-1788097979.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Le Kirghizstan célèbre 35 ans d’indépendance à Bruxelles sous le signe de Yusuf Balasaguni</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kirghizstan-celebre-35-ans-dindependance-a-bruxelles-sous-le-signe-de-yusuf-balasaguni-14553</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kirghizstan-celebre-35-ans-dindependance-a-bruxelles-sous-le-signe-de-yusuf-balasaguni-14553</guid>
                <description><![CDATA[Le Kirghizstan célèbre 35 ans d’indépendance à Bruxelles sous le signe de Yusuf Balasaguni
Derya Soysal a consacré son intervention à l’héritage du philosophe né à Balasagun, figure commune de la civilisation turcique
Bruxelles Korner / Kadir Duran – Bruxelles
https://youtu.be/fzXO8PxKjQU]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/fzXO8PxKjQU" title="Le Kirghizstan célèbre 35 ans d’indépendance à Bruxelles sous le signe de Yusuf Balasaguni" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p>&nbsp;</p>

<h1>Le Kirghizstan célèbre 35 ans d’indépendance à Bruxelles sous le signe de Yusuf Balasaguni</h1>

<h2>Derya Soysal a consacré son intervention à l’héritage du philosophe né à Balasagun, figure commune de la civilisation turcique</h2>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran – Bruxelles</strong></p>

<p>À l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance de la République kirghize, célébrée chaque année le 31 août, une cérémonie organisée à Bruxelles a mis à l’honneur non seulement la souveraineté du pays, mais également la profondeur historique et intellectuelle de la civilisation kirghize.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-30%20at%2000_11_01.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtu.be/fzXO8PxKjQU">https://youtu.be/fzXO8PxKjQU</a></p>

<p>Au cours de cette commémoration, Derya Soysal a présenté une lecture consacrée à Yusuf Balasaguni, poète, philosophe et homme d’État du XIe siècle. Son intervention a permis de replacer l’indépendance contemporaine du Kirghizstan dans une histoire beaucoup plus ancienne, façonnée par la Route de la soie, la civilisation karakhanide et les échanges entre les mondes turcique, persan et musulman.</p>

<h2>Trente-cinq ans de souveraineté</h2>

<p>Le Kirghizstan a proclamé son indépendance le 31 août 1991, dans le contexte de la dissolution de l’Union soviétique. Trente-cinq ans plus tard, cette date demeure le symbole de la souveraineté nationale et de la capacité du peuple kirghiz à choisir librement son avenir.</p>

<p>Mais l’indépendance ne se limite pas aux institutions, aux frontières ou à la reconnaissance internationale. Elle repose également sur la préservation d’une langue, d’une mémoire et d’un patrimoine culturel.</p>

<p>C’est précisément dans cette perspective que Derya Soysal a choisi de présenter l’œuvre et la pensée de Yusuf Balasaguni, dont le 1 010e anniversaire de la naissance est commémoré en 2026.</p>

<h2>Yusuf Balasaguni, une figure universelle</h2>

<p>Né vers 1016 à Balasagun, ville historique située sur le territoire de l’actuel Kirghizstan, Yusuf Balasaguni est l’un des plus grands intellectuels de l’histoire turcique.</p>

<p>Il est également connu sous le nom de Yusuf Khass Hajib. Cette seconde appellation ne constitue pas un nom de famille, mais un titre honorifique qui lui fut accordé après la présentation de son œuvre au souverain karakhanide de Kashgar. Le titre de <em>Khass Hajib</em> peut être traduit par « conseiller privé », « chambellan » ou « chancelier de la Cour ».</p>

<p>Yusuf Balasaguni fut à la fois poète, philosophe, diplomate, conseiller politique et penseur de l’État. Il incarne ainsi la figure de l’intellectuel engagé dans la conduite des affaires publiques.</p>

<p>Son œuvre ne relève pas uniquement du patrimoine kirghiz. Elle appartient également à l’héritage commun des peuples turciques d’Asie centrale, notamment des Ouzbeks, des Ouïghours, des Kazakhs et, plus largement, de l’ensemble du monde turcique.</p>

<h2>Le <em>Kutadgu Bilig</em>, la sagesse qui conduit au bonheur</h2>

<p>L’œuvre majeure de Yusuf Balasaguni est le <em>Kutadgu Bilig</em>, achevé à Kashgar en 1069 ou 1070. Ce monument de la littérature turcique compte environ 6 520 distiques, soit près de 13 000 vers répartis en 85 chapitres.</p>

<p>Son titre est généralement traduit par « La sagesse qui conduit au bonheur », « La connaissance qui apporte la félicité » ou encore « La science du gouvernement heureux ».</p>

<p>Le mot <em>kut</em> évoque le bonheur, la bénédiction, la fortune ou la grâce, tandis que <em>bilig</em> signifie la connaissance et la sagesse. Le titre résume donc la conviction centrale de Yusuf Balasaguni : c’est par le savoir, la justice et la vertu que l’être humain comme la société peuvent accéder au bonheur et à la prospérité.</p>

<p>Le <em>Kutadgu Bilig</em> n’est pas simplement une œuvre poétique. Il constitue un véritable traité de philosophie politique destiné aux gouvernants.</p>

<p>Yusuf Balasaguni y examine plusieurs questions fondamentales : comment exercer le pouvoir avec justice ? Comment protéger la société contre l’arbitraire ? Quelle doit être la relation entre le dirigeant et le citoyen ? Comment concilier prospérité matérielle, connaissance et élévation spirituelle ?</p>

<p>Pour le philosophe, la puissance d’un État ne dépend pas uniquement de son armée ou de ses richesses. Elle repose d’abord sur la justice, la qualité des lois, la connaissance et le comportement moral de ceux qui gouvernent.</p>

<h2>La langue turcique élevée au rang de langue savante</h2>

<p>À l’époque de Yusuf Balasaguni, l’arabe et le persan occupaient une place dominante dans les domaines de la science, de la philosophie et de la littérature. En rédigeant une œuvre politique et philosophique de cette ampleur dans la langue turcique des Karakhanides, il démontra que celle-ci pouvait également devenir une grande langue intellectuelle.</p>

<p>Le <em>Kutadgu Bilig</em> constitue ainsi l’un des premiers chefs-d’œuvre de la littérature turco-musulmane.</p>

<p>Près de mille ans plus tard, plusieurs mots et expressions employés par Yusuf Balasaguni restent reconnaissables dans les langues turciques contemporaines. Cette continuité linguistique témoigne de la profondeur historique des liens unissant les différents peuples de l’espace turcique.</p>

<p>Le manuscrit original n’a pas été retrouvé, mais trois copies principales ont traversé les siècles : les manuscrits de Vienne, du Caire et de Fergana. Leur préservation démontre que l’œuvre fut étudiée bien au-delà de l’Asie centrale, notamment dans les grands centres intellectuels du monde musulman.</p>

<h2>Le Kirghizstan au cœur de la civilisation karakhanide</h2>

<p>L’intervention de Derya Soysal a également rappelé l’importance de l’État karakhanide dans l’histoire de l’Asie centrale.</p>

<p>Cette puissance turcique, qui fit de l’islam une composante centrale de son organisation politique et culturelle, contrôlait autrefois des villes stratégiques de la Route de la soie, parmi lesquelles Balasagun, Kashgar, Samarcande et Boukhara.</p>

<p>Le monde karakhanide se situait au point de rencontre des traditions nomades turciques, de la culture persane et de la civilisation islamique. Cette rencontre produisit un espace intellectuel particulièrement fécond.</p>

<p>Le site de Burana, situé dans la vallée de la Tchou au Kirghizstan, demeure aujourd’hui l’un des témoignages architecturaux les plus importants de cet héritage. La célèbre tour de Burana se trouve à proximité de l’ancienne cité de Balasagun.</p>

<p>Le Kirghizstan peut également revendiquer un lien avec Mahmud al-Kashgari, autre grande figure intellectuelle du XIe siècle associée à la région d’Issyk-Koul. Auteur du <em>Dīwān Lughāt al-Turk</em>, celui-ci réalisa l’un des premiers grands dictionnaires des langues turciques.</p>

<h2>De Yusuf Balasaguni à Chingiz Aitmatov</h2>

<p>Dans son intervention, Derya Soysal a établi un lien entre Yusuf Balasaguni et Chingiz Aitmatov, deux figures séparées par près de neuf siècles, mais unies par leur contribution exceptionnelle à la culture universelle.</p>

<p>Yusuf Balasaguni a élevé la langue turcique au rang de langue de philosophie et de gouvernement. Chingiz Aitmatov a, quant à lui, fait connaître au monde la culture, les paysages, les traditions et les interrogations existentielles du peuple kirghiz.</p>

<p>Leurs œuvres démontrent que le Kirghizstan ne peut être réduit à sa position géographique ou à son histoire soviétique. Le pays est l’héritier d’une civilisation ancienne, située au cœur des échanges entre l’Orient et l’Occident.</p>

<h2>Une pensée toujours actuelle</h2>

<p>À une époque où les sociétés sont confrontées aux crises politiques, aux rivalités géopolitiques et à la perte de confiance envers les institutions, les enseignements de Yusuf Balasaguni conservent une étonnante actualité.</p>

<p>Il y a près de mille ans, le philosophe affirmait déjà que le pouvoir devait être encadré par la justice, que le savoir constituait la véritable richesse d’une société et qu’aucun État ne pouvait durablement prospérer sans responsabilité morale.</p>

<p>Son message pourrait aujourd’hui encore servir de principe directeur : le pouvoir sans justice conduit à l’oppression, la richesse sans sagesse demeure fragile et la connaissance sans vertu perd sa finalité.</p>

<h2>L’indépendance comme héritage et responsabilité</h2>

<p>En mettant Yusuf Balasaguni au centre de cette célébration, l’intervention de Derya Soysal a rappelé que l’indépendance du Kirghizstan ne constitue pas uniquement un acquis politique obtenu en 1991. Elle représente aussi la responsabilité de protéger et de transmettre un patrimoine millénaire.</p>

<p>Le Kirghizstan moderne est l’héritier des traditions nomades, de la civilisation karakhanide, de la Route de la soie et d’une littérature ayant offert au monde Yusuf Balasaguni et Chingiz Aitmatov.</p>

<p>Trente-cinq ans après son accession à la souveraineté, le pays cherche désormais à consolider son développement tout en renforçant sa coopération avec les autres États d’Asie centrale.</p>

<p>Cette dynamique régionale rejoint, d’une certaine manière, la philosophie du <em>Kutadgu Bilig</em> : c’est par la connaissance, la justice, le dialogue et la coopération que les peuples peuvent atteindre la prospérité.</p>

<p>Les richesses matérielles peuvent disparaître et les pouvoirs politiques sont nécessairement temporaires. Mais les œuvres, les bonnes actions et les idées peuvent traverser les siècles.</p>

<p>Plus de mille ans après sa naissance, Yusuf Balasaguni continue ainsi de parler au Kirghizstan, au monde turcique et à l’humanité tout entière.</p>

<h1>Derya Soysal Presents the Legacy of Yusuf Khass Hajib</h1>

<p>During the cultural section of the reception, Central Asia expert and journalist <strong>Derya Soysal</strong> delivered an English-language presentation on the great Turkic thinker, poet and statesman <strong>Yusuf Khass Hajib</strong>.</p>

<p>Soysal emphasised that Yusuf Khass Hajib—whose 1,010th birth anniversary is being commemorated through various academic events in 2026—represents a shared civilisational legacy for the Kyrgyz, Uzbek, Uyghur and other Turkic peoples.</p>

<p>She argued that understanding Kyrgyzstan’s independence requires looking beyond the country’s recent political history and examining the thousand-year intellectual and civilisational foundation upon which it stands:</p>

<p>“As we celebrate the 35th anniversary of Kyrgyzstan’s independence, we must also look at the legacy of Yusuf Khass Hajib to better understand the historical and cultural foundations of that independence.”</p>

<h2>From Balasagun to the Turkic world</h2>

<p>Yusuf Khass Hajib was born in the 11th century in <strong>Balasagun</strong>, an important centre of the Karakhanid state located near the present-day Kyrgyz city of Tokmok.</p>

<p>Also known as Yusuf Balasaguni, after his city of birth, the thinker received the title <strong>Khass Hajib</strong> after presenting his celebrated work to the ruler of Kashgar. The title referred to a senior position at the royal court.</p>

<p>Derya Soysal explained that this title shows that Yusuf Khass Hajib was not merely a poet and philosopher. He was also a statesman with considerable knowledge of governance, politics and diplomacy.</p>

<p>His intellectual world was shaped by the concepts of justice, knowledge, virtue, happiness, good governance and social order.</p>

<h2><em>Kutadgu Bilig</em>: Reaching happiness through knowledge</h2>

<p>The presentation focused on Yusuf Khass Hajib’s masterpiece, <em><strong>Kutadgu Bilig</strong></em>, completed around 1069–1070 and consisting of more than 6,500 couplets.</p>

<p>The title has been interpreted as “Wisdom that brings happiness,” “Knowledge of good fortune” or “Knowledge that leads the individual towards felicity.”</p>

<p>Soysal noted that the words “kut” and “bilig” remain recognisable in contemporary Turkic languages, even though nearly a thousand years have passed since the work was written.</p>

<p>“Bilig” is associated with knowledge and wisdom, while “kut” refers to happiness, good fortune, blessing, prosperity and legitimate authority. In this sense, <em>Kutadgu Bilig</em> explains how people can attain happiness, peace and a just social order through knowledge and virtue.</p>

<p>“According to Yusuf Khass Hajib, genuine wealth is not limited to material possessions. Knowledge, virtue and justice are also among humanity’s greatest forms of good fortune.”</p>

<p>The work does more than guide individuals towards an ethical life. It is also a “mirror for princes”: a political and moral treatise advising rulers and public officials to govern justly, maintain healthy relations with different sections of society and extend prosperity to the people.</p>

<h2>A just state and a virtuous ruler</h2>

<p>Derya Soysal said it was no coincidence that <em>Kutadgu Bilig</em> was read for centuries by rulers, statesmen and intellectuals.</p>

<p>The work teaches that a ruler’s power is not unlimited and must be balanced by justice and moral responsibility. The strength of a state does not come solely from its army or wealth, but also from treating its citizens fairly and being governed by knowledgeable leaders.</p>

<p>In this respect, the book does not speak only to the medieval rulers of the Karakhanid state. It continues to illuminate contemporary debates concerning the rule of law, public ethics, merit and social prosperity.</p>

<p>Remembering Yusuf Khass Hajib during the 35th anniversary of Kyrgyzstan’s independence therefore provided a powerful connection between the past and the present.</p>

<h2>Establishing Turkic as a language of thought and governance</h2>

<p>Derya Soysal stressed that the historical importance of <em>Kutadgu Bilig</em> also lies in the language in which it was written.</p>

<p>At a time when most literary, philosophical and academic works in the Islamic world were written in Arabic or Persian, Yusuf Khass Hajib composed his masterpiece in Karakhanid Turkic.</p>

<p>In doing so, he demonstrated that Turkic was not merely a language of everyday life or oral culture. It was also a powerful language of civilisation capable of expressing philosophy, ethics, politics, social order and the principles of government.</p>

<p>Soysal described the Karakhanid lands as a meeting point between Turkic nomadic traditions and Islamic, Arab and Persian cultures. She presented <em>Kutadgu Bilig</em> as one of the greatest works to emerge from this civilisational encounter.</p>

<p>The preservation of different manuscripts in several regions also shows that its influence was not limited to Central Asia, but extended across much of the Turkic and Islamic worlds.</p>

<h2>The Karakhanids and the Silk Road</h2>

<p>The presentation also examined the Karakhanid state’s strategic position, connecting major cultural and commercial centres such as Kashgar, Balasagun, Samarkand and Bukhara.</p>

<p>The Karakhanids played an important role not only in Silk Road trade, but also in the circulation of ideas, religions, languages and cultures.</p>

<p>Referring to Ambassador Aidit Erkin’s call to revitalise the Silk Road, Soysal said the growing cooperation between today’s Central Asian states rests upon a thousand-year historical foundation:</p>

<p>“During the Karakhanid era, this region served as a bridge between Asia and Europe. Today, Kyrgyzstan and the other Central Asian countries are reviving the Silk Road’s connections and its spirit of cooperation.”</p>

<p>The China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway represents a modern expression of this historical continuity. The connections once maintained by caravans are now being rebuilt through railways, energy corridors and digital networks.</p>

<h2>A shared legacy of Kyrgyz, Uzbek and Uyghur peoples</h2>

<p>Derya Soysal particularly emphasised that Yusuf Khass Hajib’s legacy cannot be confined within modern national borders.</p>

<p>In his lifetime, Kyrgyz, Uzbek and Uyghur national identities and state borders did not exist in their contemporary forms. He should therefore be regarded first and foremost as a representative of the shared intellectual heritage of the Turkic world—and, in a broader sense, of humanity.</p>

<p>Balasagun lies in present-day Kyrgyzstan, while Kashgar is located in today’s Xinjiang Uyghur Autonomous Region of China. The influence of Karakhanid civilisation extended as far as Samarkand and Bukhara in present-day Uzbekistan.</p>

<p>This broad geography explains why Yusuf Khass Hajib is valued so highly in Kyrgyz, Uzbek and Uyghur cultural circles alike.</p>

<h2>A literary tradition extending to Chinghiz Aitmatov</h2>

<p>Derya Soysal also highlighted the rich literary tradition extending from Yusuf Khass Hajib to the internationally acclaimed Kyrgyz author <strong>Chinghiz Aitmatov</strong>.</p>

<p>Yusuf Khass Hajib’s intellectual world, founded on justice, virtue, wisdom and good governance, and Aitmatov’s works centred on humanity, society, memory, identity and nature represent two great contributions by the Kyrgyz people to world literature.</p>

<p>These two figures symbolise not only Kyrgyzstan’s political independence, but also the cultural and intellectual strength that the country has preserved over the centuries.</p>

<p>Remembering Yusuf Khass Hajib and Chinghiz Aitmatov during Kyrgyzstan’s 35th anniversary celebrations demonstrated the country’s determination to protect its historical memory while building its future.</p>

<h2>Liliya Geisler: “This work reminded me of my childhood”</h2>

<p>Following the presentation, Uzbekistan-born <strong>Liliya Geisler</strong> said she had first read <em>Kutadgu Bilig</em> at the age of 11 and spoke about the profound impression the work had left on her.</p>

<p>Geisler explained that Yusuf Khass Hajib’s words are also widely known in Uzbekistan and that the values of goodness, morality, knowledge and happiness expressed in his work have been transmitted from one generation to the next.</p>

<p>Her intervention illustrated that <em>Kutadgu Bilig</em> is not simply an ancient text studied in academic circles, but a living component of the cultural memory shared by Kyrgyz and Uzbek peoples.</p>

<h2>Ambassador Erkin recalls Mahmud al-Kashgari</h2>

<p>Ambassador Aidit Erkin offered a brief observation following the presentation. He noted that in historical Turkic usage, the word “kara” did not refer only to the colour black, but could also carry meanings associated with greatness, strength and grandeur.</p>

<p>Erkin also recalled the place of <strong>Mahmud al-Kashgari</strong>, another major Turkic scholar associated with the wider Kyrgyz cultural geography, within this shared civilisation.</p>

<p>Mahmud al-Kashgari, author of <em>Dīwān Lughāt al-Turk</em>, and Yusuf Khass Hajib, author of <em>Kutadgu Bilig</em>, stand out as two great historical figures who transmitted the Turkic language, culture and intellectual tradition to future generations through the written word.</p>

<h2>“A person passes away, but a good name and good words remain”</h2>

<p>Derya Soysal concluded her presentation by recalling Yusuf Khass Hajib’s teaching on the transience of human life and the enduring value of a good name and useful works:</p>

<p>“A person may lose their wealth and possessions. Life will eventually come to an end, but the good they have done, the truthful words they have spoken and the honourable name they leave behind will continue to live.”</p>

<p>Nearly a thousand years later, the survival of Yusuf Khass Hajib’s name and the continuing relevance of <em>Kutadgu Bilig</em> to discussions about justice, politics, ethics and governance offer the strongest confirmation of that teaching.</p>

<h2>Diplomacy, culture and Kyrgyz hospitality</h2>

<p>The celebration in Brussels was not limited to formal speeches. The programme brought together Kyrgyzstan’s historical heritage, literature, cuisine and tradition of hospitality.</p>

<p>Following Derya Soysal’s presentation, guests were served traditional <strong>Kyrgyz plov</strong> and a selection of refreshments. Diplomatic representatives, journalists, academics and members of the Kyrgyz community exchanged views in a warm and friendly atmosphere.</p>

<p>The guests were therefore able to discover not only Kyrgyzstan’s political and economic vision, but also its deeply rooted culture and culinary traditions.</p>

<p>The event concluded with lively conversations, new friendships and refreshments reflecting the warmth of Kyrgyz hospitality.</p>

<h2>From independence to a new Silk Road</h2>

<p>The central message of the 35th anniversary celebration in Brussels was clear: Kyrgyzstan does not regard independence solely as a historic achievement secured in the past, but as a responsibility to build its future according to its own choices.</p>

<p>On one side stand judicial reform, digitalisation, public services and economic development. On the other are the China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway, partnership with the European Union and closer cooperation among the Central Asian states.</p>

<p>At the intellectual foundation of this vision are the principles of knowledge, justice, virtue and good governance articulated by Yusuf Khass Hajib nearly a thousand years ago.</p>

<p>The spirit of independence that rose from the foothills of the Tian Shan Mountains is now acquiring a new dimension through transport corridors, diplomatic partnerships and cultural relations connecting Europe with Central Asia.</p>

<p>Kyrgyzstan’s 35-year journey of independence is therefore not only about safeguarding national sovereignty. It is also about carrying the shared heritage of the Turkic world into the future.</p>

<p><strong>Happy 35th anniversary of independence to Kyrgyzstan!</strong></p>

<p><strong>Эгемендүүлүк күнүңүздөр менен!</strong></p>

<p><strong>Long live Kyrgyzstan, and long live the brotherhood of the Turkic world!</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Aug 2026 01:04:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Kyrgyzstan’s 35th Anniversary of Independence Celebrated in Brussels</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyzstans-35th-anniversary-of-independence-celebrated-in-brussels-14552</link>
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                <description><![CDATA[Kyrgyzstan’s 35th Anniversary of Independence Celebrated in Brussels
Ambassador Aidit Erkin: “Independence means being free to choose your own future”
Kyrgyzstan’s development ambitions, relations with the European Union and the shared cultural heritage of the Turkic world took centre stage at a reception held in Brussels to mark the country’s 35th anniversary of independence. Following Ambassador Aidit Erkin’s address, Derya Soysal delivered a comprehensive presentation on Yusuf Khass Hajib and Kutadgu Bilig.

Bruxelles Korner / Kadir Duran – Brussels]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/TNiUcJahrg0" title="Kırgızistan’ın 35. Bağımsızlık Günü kutlu olsun!" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Kyrgyzstan’s 35th Anniversary of Independence Celebrated in Brussels</h1>

<h2>Ambassador Aidit Erkin: “Independence means being free to choose your own future”</h2>

<p>Kyrgyzstan’s development ambitions, relations with the European Union and the shared cultural heritage of the Turkic world took centre stage at a reception held in Brussels to mark the country’s 35th anniversary of independence. Following Ambassador Aidit Erkin’s address, Derya Soysal delivered a comprehensive presentation on Yusuf Khass Hajib and <em>Kutadgu Bilig</em>.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran – Brussels</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ab9f3349-39f9-4600-9db3-926f7317e6cc.png" /></strong></p>

<p>Kyrgyzstan’s National Day was celebrated in Brussels with the participation of the country’s diplomatic representatives, members of foreign missions, journalists, academics and guests from the Kyrgyz community.</p>

<p>The Kyrgyz Republic declared its independence on 31 August 1991. Addressing the reception, <strong>Aidit Erkin</strong>, Ambassador of the Kyrgyz Republic to Belgium, Luxembourg and the European Union, stressed that independence was not merely a historic right secured in the past, but a living value whose benefits should be felt by every citizen in everyday life.</p>

<p>The programme also featured a presentation by Central Asia expert and journalist <strong>Derya Soysal</strong>, who explored the intellectual legacy of Yusuf Khass Hajib, the place of <em>Kutadgu Bilig</em> in Turkic-Islamic civilisation and the cultural heritage extending from the Karakhanid era to the present day.</p>

<h2>“Today is one of the sacred days in our history”</h2>

<p>Ambassador Aidit Erkin began his address by thanking the guests, diplomatic representatives and friends of Kyrgyzstan. He described the historical significance of 31 August for the Kyrgyz people:</p>

<p>“Today we celebrate our National Day—our freedom, sovereignty and independence. This is a sacred day for Kyrgyzstan: a day of history, hope, promise and new possibilities.”</p>

<p>Recalling that Kyrgyzstan declared its independence from the Soviet Union 35 years ago, Erkin said that sovereignty fundamentally means allowing a nation to determine its own future:</p>

<p>“Independence means being free to choose your own future. What matters to us is that every citizen should be able to feel the benefits of independence in their own life.”</p>

<p>His remarks showed that Kyrgyzstan does not view independence solely through the symbols of sovereignty, flags and national borders. It also connects independence with economic development, justice, the quality of public services and citizens’ well-being.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>From national revival to national prosperity</h2>

<p>According to Ambassador Erkin, Kyrgyzstan is moving beyond a period of national revival and institutional reconstruction into a new phase aimed at strengthening economic and social prosperity.</p>

<p>The reforms under way in the country focus on strengthening public institutions, judicial independence, transparency, the rule of law and citizens’ access to justice.</p>

<p>“Kyrgyzstan is now moving from a period of national revival to a period of national prosperity. We are continuing reforms aimed at strengthening the independence of the judicial system, increasing transparency and ensuring citizens’ access to justice.”</p>

<p>The ambassador’s message also highlighted the institutional dimension of independence. Genuine sovereignty is not achieved solely by becoming an independent state in the international arena. It also requires accountable and effective institutions that command the confidence of citizens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Digital transformation and public services</h2>

<p>Ambassador Aidit Erkin also addressed Kyrgyzstan’s technological transformation, explaining that investments in digital infrastructure are intended to encourage innovation and improve the quality of public services.</p>

<p>“We are investing in technology and digital infrastructure to foster innovation and improve public services.”</p>

<p>For a mountainous country such as Kyrgyzstan, digitalisation means more than technological modernisation. It is also strategically important for narrowing disparities in services between the capital and remote regions, facilitating access to public institutions and extending economic activity throughout the country.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(6).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>The China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway</h2>

<p>One of the most significant economic and geopolitical themes of the ambassador’s address was the <strong>China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway Project</strong>.</p>

<p>Discussed for many years, this strategic transport corridor is intended to connect China, through Kyrgyzstan and Uzbekistan, with other Central Asian states, the Caspian region and European markets.</p>

<p>Ambassador Erkin said that implementation of the project had begun:</p>

<p>“We have started implementing the major regional project to construct the China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway.”</p>

<p>For Kyrgyzstan, this is far more than an ordinary railway investment. The new line has the potential to strengthen regional connectivity, expand foreign trade, generate logistics revenues and turn landlocked Kyrgyzstan into an important hub along Eurasian trade routes.</p>

<p>Kyrgyzstan is therefore seeking to redefine its historic position on the Silk Road within the transport and commercial networks of the 21st century.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Shared values with the European Union</h2>

<p>Ambassador Aidit Erkin said Kyrgyzstan places considerable importance on the partnership it has developed with the European Union over the years.</p>

<p>He described respect for democracy, human rights and the rule of law as the cornerstones of the relationship, while emphasising that economic cooperation is another vital dimension of the partnership:</p>

<p>“We greatly value the partnership that has evolved between Kyrgyzstan and the European Union over the years. Respect for democracy, human rights and the rule of law forms the cornerstone of our partnership.”</p>

<p>Kyrgyzstan supports the European Union’s efforts to strengthen commercial, economic and transport links between Europe and Central Asia. Brussels’ contributions to sustainable development, governance, education, digitalisation and connectivity in the region are viewed in Bishkek as important components of the strategic partnership.</p>

<p>The visit by Kyrgyz President <strong>Sadyr Japarov</strong> to the European Union institutions in Brussels in June 2024 was also recalled as an important stage in the development of political dialogue between Bishkek and Brussels.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(3).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Special thanks to the Benelux countries</h2>

<p>Aidit Erkin described Belgium, the Netherlands and Luxembourg as trusted European partners of Kyrgyzstan:</p>

<p>“Belgium, Luxembourg and the Netherlands are trusted and strong partners in supporting reforms, promoting good governance and fostering economic growth.”</p>

<p>The agreements signed between Kyrgyzstan and the Benelux countries in June 2025—covering visa exemptions for holders of diplomatic and service passports, as well as readmission—were cited as concrete examples of this growing institutional cooperation.</p>

<p>Ambassador Erkin’s address demonstrated that Kyrgyzstan wishes to develop its relations with Europe not only through political dialogue, but also through trade, transport, reform, governance and people-to-people ties.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2016_09_07.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Recognition of the Kyrgyz community’s solidarity</h2>

<p>At the end of his address, Ambassador Aidit Erkin offered special thanks to Kyrgyz citizens living in Belgium and neighbouring countries.</p>

<p>Highlighting the solidarity shown by members of the Kyrgyz community towards people in need, Erkin said that citizens living abroad not only represent their country’s culture but also form a human bridge between Kyrgyzstan and Europe.</p>

<p>“Together, we are building a strong state with a vibrant civil society.”</p>

<p>This message, delivered on the 35th anniversary of independence, showed that Kyrgyzstan regards its civil society and diaspora, alongside its state institutions, as important elements of its future.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(8).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h1>Derya Soysal Presents the Legacy of Yusuf Khass Hajib</h1>

<p>During the cultural section of the reception, Central Asia expert and journalist <strong>Derya Soysal</strong> delivered an English-language presentation on the great Turkic thinker, poet and statesman <strong>Yusuf Khass Hajib</strong>.</p>

<p>Soysal emphasised that Yusuf Khass Hajib—whose 1,010th birth anniversary is being commemorated through various academic events in 2026—represents a shared civilisational legacy for the Kyrgyz, Uzbek, Uyghur and other Turkic peoples.</p>

<p>She argued that understanding Kyrgyzstan’s independence requires looking beyond the country’s recent political history and examining the thousand-year intellectual and civilisational foundation upon which it stands:</p>

<p>“As we celebrate the 35th anniversary of Kyrgyzstan’s independence, we must also look at the legacy of Yusuf Khass Hajib to better understand the historical and cultural foundations of that independence.”</p>

<h2>From Balasagun to the Turkic world</h2>

<p>Yusuf Khass Hajib was born in the 11th century in <strong>Balasagun</strong>, an important centre of the Karakhanid state located near the present-day Kyrgyz city of Tokmok.</p>

<p>Also known as Yusuf Balasaguni, after his city of birth, the thinker received the title <strong>Khass Hajib</strong> after presenting his celebrated work to the ruler of Kashgar. The title referred to a senior position at the royal court.</p>

<p>Derya Soysal explained that this title shows that Yusuf Khass Hajib was not merely a poet and philosopher. He was also a statesman with considerable knowledge of governance, politics and diplomacy.</p>

<p>His intellectual world was shaped by the concepts of justice, knowledge, virtue, happiness, good governance and social order.</p>

<h2><em>Kutadgu Bilig</em>: Reaching happiness through knowledge</h2>

<p>The presentation focused on Yusuf Khass Hajib’s masterpiece, <em><strong>Kutadgu Bilig</strong></em>, completed around 1069–1070 and consisting of more than 6,500 couplets.</p>

<p>The title has been interpreted as “Wisdom that brings happiness,” “Knowledge of good fortune” or “Knowledge that leads the individual towards felicity.”</p>

<p>Soysal noted that the words “kut” and “bilig” remain recognisable in contemporary Turkic languages, even though nearly a thousand years have passed since the work was written.</p>

<p>“Bilig” is associated with knowledge and wisdom, while “kut” refers to happiness, good fortune, blessing, prosperity and legitimate authority. In this sense, <em>Kutadgu Bilig</em> explains how people can attain happiness, peace and a just social order through knowledge and virtue.</p>

<p>“According to Yusuf Khass Hajib, genuine wealth is not limited to material possessions. Knowledge, virtue and justice are also among humanity’s greatest forms of good fortune.”</p>

<p>The work does more than guide individuals towards an ethical life. It is also a “mirror for princes”: a political and moral treatise advising rulers and public officials to govern justly, maintain healthy relations with different sections of society and extend prosperity to the people.</p>

<h2>A just state and a virtuous ruler</h2>

<p>Derya Soysal said it was no coincidence that <em>Kutadgu Bilig</em> was read for centuries by rulers, statesmen and intellectuals.</p>

<p>The work teaches that a ruler’s power is not unlimited and must be balanced by justice and moral responsibility. The strength of a state does not come solely from its army or wealth, but also from treating its citizens fairly and being governed by knowledgeable leaders.</p>

<p>In this respect, the book does not speak only to the medieval rulers of the Karakhanid state. It continues to illuminate contemporary debates concerning the rule of law, public ethics, merit and social prosperity.</p>

<p>Remembering Yusuf Khass Hajib during the 35th anniversary of Kyrgyzstan’s independence therefore provided a powerful connection between the past and the present.</p>

<h2>Establishing Turkic as a language of thought and governance</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d59328f1-c325-4e97-85e5-3d4430621d06%20(1).png" style="height:444px; width:800px" /></p>

<p>Derya Soysal stressed that the historical importance of <em>Kutadgu Bilig</em> also lies in the language in which it was written.</p>

<p>At a time when most literary, philosophical and academic works in the Islamic world were written in Arabic or Persian, Yusuf Khass Hajib composed his masterpiece in Karakhanid Turkic.</p>

<p>In doing so, he demonstrated that Turkic was not merely a language of everyday life or oral culture. It was also a powerful language of civilisation capable of expressing philosophy, ethics, politics, social order and the principles of government.</p>

<p>Soysal described the Karakhanid lands as a meeting point between Turkic nomadic traditions and Islamic, Arab and Persian cultures. She presented <em>Kutadgu Bilig</em> as one of the greatest works to emerge from this civilisational encounter.</p>

<p>The preservation of different manuscripts in several regions also shows that its influence was not limited to Central Asia, but extended across much of the Turkic and Islamic worlds.</p>

<h2>The Karakhanids and the Silk Road</h2>

<p>The presentation also examined the Karakhanid state’s strategic position, connecting major cultural and commercial centres such as Kashgar, Balasagun, Samarkand and Bukhara.</p>

<p>The Karakhanids played an important role not only in Silk Road trade, but also in the circulation of ideas, religions, languages and cultures.</p>

<p>Referring to Ambassador Aidit Erkin’s call to revitalise the Silk Road, Soysal said the growing cooperation between today’s Central Asian states rests upon a thousand-year historical foundation:</p>

<p>“During the Karakhanid era, this region served as a bridge between Asia and Europe. Today, Kyrgyzstan and the other Central Asian countries are reviving the Silk Road’s connections and its spirit of cooperation.”</p>

<p>The China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway represents a modern expression of this historical continuity. The connections once maintained by caravans are now being rebuilt through railways, energy corridors and digital networks.</p>

<h2>A shared legacy of Kyrgyz, Uzbek and Uyghur peoples</h2>

<p>Derya Soysal particularly emphasised that Yusuf Khass Hajib’s legacy cannot be confined within modern national borders.</p>

<p>In his lifetime, Kyrgyz, Uzbek and Uyghur national identities and state borders did not exist in their contemporary forms. He should therefore be regarded first and foremost as a representative of the shared intellectual heritage of the Turkic world—and, in a broader sense, of humanity.</p>

<p>Balasagun lies in present-day Kyrgyzstan, while Kashgar is located in today’s Xinjiang Uyghur Autonomous Region of China. The influence of Karakhanid civilisation extended as far as Samarkand and Bukhara in present-day Uzbekistan.</p>

<p>This broad geography explains why Yusuf Khass Hajib is valued so highly in Kyrgyz, Uzbek and Uyghur cultural circles alike.</p>

<h2>A literary tradition extending to Chinghiz Aitmatov</h2>

<p>Derya Soysal also highlighted the rich literary tradition extending from Yusuf Khass Hajib to the internationally acclaimed Kyrgyz author <strong>Chinghiz Aitmatov</strong>.</p>

<p>Yusuf Khass Hajib’s intellectual world, founded on justice, virtue, wisdom and good governance, and Aitmatov’s works centred on humanity, society, memory, identity and nature represent two great contributions by the Kyrgyz people to world literature.</p>

<p>These two figures symbolise not only Kyrgyzstan’s political independence, but also the cultural and intellectual strength that the country has preserved over the centuries.</p>

<p>Remembering Yusuf Khass Hajib and Chinghiz Aitmatov during Kyrgyzstan’s 35th anniversary celebrations demonstrated the country’s determination to protect its historical memory while building its future.</p>

<h2>Liliya Geisler: “This work reminded me of my childhood”</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(5).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Following the presentation, Uzbekistan-born <strong>Liliya Geisler</strong> said she had first read <em>Kutadgu Bilig</em> at the age of 11 and spoke about the profound impression the work had left on her.</p>

<p>Geisler explained that Yusuf Khass Hajib’s words are also widely known in Uzbekistan and that the values of goodness, morality, knowledge and happiness expressed in his work have been transmitted from one generation to the next.</p>

<p>Her intervention illustrated that <em>Kutadgu Bilig</em> is not simply an ancient text studied in academic circles, but a living component of the cultural memory shared by Kyrgyz and Uzbek peoples.</p>

<h2>Ambassador Erkin recalls Mahmud al-Kashgari</h2>

<p>Ambassador Aidit Erkin offered a brief observation following the presentation. He noted that in historical Turkic usage, the word “kara” did not refer only to the colour black, but could also carry meanings associated with greatness, strength and grandeur.</p>

<p>Erkin also recalled the place of <strong>Mahmud al-Kashgari</strong>, another major Turkic scholar associated with the wider Kyrgyz cultural geography, within this shared civilisation.</p>

<p>Mahmud al-Kashgari, author of <em>Dīwān Lughāt al-Turk</em>, and Yusuf Khass Hajib, author of <em>Kutadgu Bilig</em>, stand out as two great historical figures who transmitted the Turkic language, culture and intellectual tradition to future generations through the written word.</p>

<h2>“A person passes away, but a good name and good words remain”</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(9).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Derya Soysal concluded her presentation by recalling Yusuf Khass Hajib’s teaching on the transience of human life and the enduring value of a good name and useful works:</p>

<p>“A person may lose their wealth and possessions. Life will eventually come to an end, but the good they have done, the truthful words they have spoken and the honourable name they leave behind will continue to live.”</p>

<p>Nearly a thousand years later, the survival of Yusuf Khass Hajib’s name and the continuing relevance of <em>Kutadgu Bilig</em> to discussions about justice, politics, ethics and governance offer the strongest confirmation of that teaching.</p>

<h2>Diplomacy, culture and Kyrgyz hospitality</h2>

<p>The celebration in Brussels was not limited to formal speeches. The programme brought together Kyrgyzstan’s historical heritage, literature, cuisine and tradition of hospitality.</p>

<p>Following Derya Soysal’s presentation, guests were served traditional <strong>Kyrgyz plov</strong> and a selection of refreshments. Diplomatic representatives, journalists, academics and members of the Kyrgyz community exchanged views in a warm and friendly atmosphere.</p>

<p>The guests were therefore able to discover not only Kyrgyzstan’s political and economic vision, but also its deeply rooted culture and culinary traditions.</p>

<p>The event concluded with lively conversations, new friendships and refreshments reflecting the warmth of Kyrgyz hospitality.</p>

<h2>From independence to a new Silk Road</h2>

<p>The central message of the 35th anniversary celebration in Brussels was clear: Kyrgyzstan does not regard independence solely as a historic achievement secured in the past, but as a responsibility to build its future according to its own choices.</p>

<p>On one side stand judicial reform, digitalisation, public services and economic development. On the other are the China–Kyrgyzstan–Uzbekistan Railway, partnership with the European Union and closer cooperation among the Central Asian states.</p>

<p>At the intellectual foundation of this vision are the principles of knowledge, justice, virtue and good governance articulated by Yusuf Khass Hajib nearly a thousand years ago.</p>

<p>The spirit of independence that rose from the foothills of the Tian Shan Mountains is now acquiring a new dimension through transport corridors, diplomatic partnerships and cultural relations connecting Europe with Central Asia.</p>

<p>Kyrgyzstan’s 35-year journey of independence is therefore not only about safeguarding national sovereignty. It is also about carrying the shared heritage of the Turkic world into the future.</p>

<p><strong>Happy 35th anniversary of independence to Kyrgyzstan!</strong></p>

<p><strong>Эгемендүүлүк күнүңүздөр менен!</strong></p>

<p><strong>Long live Kyrgyzstan, and long live the brotherhood of the Turkic world!</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_19_25.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Aug 2026 00:23:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kyrgyzstans-35th-anniversary-of-independence-celebrated-in-brussels-1788040353.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılı Brüksel’de kutlandı</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kirgizistanin-bagimsizliginin-35-yili-brukselde-kutlandi-14551</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kirgizistanin-bagimsizliginin-35-yili-brukselde-kutlandi-14551</guid>
                <description><![CDATA[Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılı Brüksel’de kutlandı
Büyükelçi Aidit Erkin: “Bağımsızlık, kendi geleceğini özgürce seçebilmektir”
Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yıl dönümü dolayısıyla Brüksel’de düzenlenen resepsiyonda ülkenin kalkınma hedefleri, Avrupa Birliği ile ilişkileri ve Türk dünyasının ortak kültürel mirası ön plana çıktı. Büyükelçi Aidit Erkin’in konuşmasının ardından Derya Soysal, Yusuf Has Hacib ve Kutadgu Bilig üzerine kapsamlı bir sunum gerçekleştirdi.

Bruxelles Korner / Kadir Duran – Brüksel]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/TNiUcJahrg0" title="Kırgızistan’ın 35. Bağımsızlık Günü kutlu olsun!" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılı Brüksel’de kutlandı</h1>

<h2>Büyükelçi Aidit Erkin: “Bağımsızlık, kendi geleceğini özgürce seçebilmektir”</h2>

<p>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yıl dönümü dolayısıyla Brüksel’de düzenlenen resepsiyonda ülkenin kalkınma hedefleri, Avrupa Birliği ile ilişkileri ve Türk dünyasının ortak kültürel mirası ön plana çıktı. Büyükelçi Aidit Erkin’in konuşmasının ardından Derya Soysal, Yusuf Has Hacib ve <em>Kutadgu Bilig</em> üzerine kapsamlı bir sunum gerçekleştirdi.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran – Brüksel</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/34f87a5c-0714-4016-826d-1bc6054c6ee6.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>31 Ağustos 1991’de bağımsızlığını ilan eden Kırgızistan’ın millî günü, ülkenin diplomatik temsilcileri, yabancı misyon üyeleri, gazeteciler, akademisyenler ve Kırgız toplumundan davetlilerin katılımıyla Brüksel’de kutlandı.</p>

<p>Kırgız Cumhuriyeti’nin Belçika, Lüksemburg ve Avrupa Birliği nezdindeki Büyükelçisi <strong>Aidit Erkin</strong>, bağımsızlığın yalnızca geçmişte kazanılmış tarihî bir hak değil, her vatandaşın günlük hayatında sonuçlarını hissedebilmesi gereken canlı bir değer olduğunu vurguladı.</p>

<p>Programda ayrıca Orta Asya uzmanı ve gazeteci <strong>Derya Soysal</strong>, doğumunun 1010. yılı anılan Yusuf Has Hacib’in düşünce dünyasını, <em>Kutadgu Bilig’in</em> Türk-İslam medeniyetindeki yerini ve Karahanlılardan günümüze uzanan ortak kültürel mirası anlattı.</p>

<h2>“Bugün tarihimizin kutsal günlerinden biridir”</h2>

<p>Davetlilere, diplomatik temsilcilere ve Kırgızistan’ın dostlarına teşekkür ederek konuşmasına başlayan Büyükelçi Aidit Erkin, 31 Ağustos’un Kırgız halkı açısından taşıdığı tarihî anlamı şu sözlerle ifade etti:</p>

<p>“Bugün millî günümüzü; özgürlüğümüzü, egemenliğimizi ve bağımsızlığımızı kutluyoruz. Bu, Kırgızistan için kutsal bir gündür. Tarihin, umudun, verilen sözlerin ve yeni imkânların günüdür.”</p>

<p>Kırgızistan’ın 35 yıl önce Sovyetler Birliği’nden bağımsızlığını ilan ettiğini hatırlatan Erkin, egemenliğin temel anlamının bir milletin geleceğini kendi iradesiyle belirleyebilmesi olduğunu söyledi:</p>

<p>“Bağımsızlık, kendi geleceğini özgürce seçebilmek demektir. Bizim için önemli olan, her vatandaşımızın bağımsızlığın kazanımlarını hayatında hissedebilmesidir.”</p>

<p>Bu ifadeler, Kırgızistan’ın bağımsızlığı yalnızca egemenlik, bayrak ve sınırlar üzerinden değerlendirmediğini; ekonomik kalkınma, adalet, kamu hizmetlerinin kalitesi ve vatandaşların refahıyla ilişkilendirdiğini ortaya koydu.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2016_09_07.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Ulusal dirilişten ulusal refaha</h2>

<p>Büyükelçi Erkin’e göre Kırgızistan artık millî kimliğini ve devlet kurumlarını yeniden inşa ettiği ulusal diriliş döneminden, ekonomik ve toplumsal refahı güçlendirmeyi amaçlayan yeni bir aşamaya geçiyor.</p>

<p>Ülkede yürütülen reformların merkezinde devlet kurumlarının güçlendirilmesi, yargı bağımsızlığı, şeffaflık, hukukun üstünlüğü ve vatandaşların adalete erişiminin geliştirilmesi bulunuyor.</p>

<p>“Kırgızistan bugün ulusal diriliş döneminden ulusal refah dönemine geçmektedir. Yargı sisteminin bağımsızlığını güçlendirmeyi, şeffaflığı artırmayı ve vatandaşların adalete erişimini güvence altına almayı amaçlayan reform sürecimizi sürdürüyoruz.”</p>

<p>Büyükelçinin mesajı, bağımsızlığın kurumsal boyutunu da öne çıkardı: Gerçek egemenlik yalnızca uluslararası alanda bağımsız bir devlet olmakla değil, vatandaşların güven duyduğu, hesap verebilir ve etkili kurumlar oluşturmakla mümkün olabilir.</p>

<h2>Dijital dönüşüm ve kamu hizmetleri</h2>

<p>Kırgızistan’ın teknolojik dönüşümüne de değinen Büyükelçi Aidit Erkin, dijital altyapıya yapılan yatırımların yenilikçiliği teşvik etmeyi ve kamu hizmetlerinin kalitesini yükseltmeyi hedeflediğini belirtti.</p>

<p>“İnovasyonu teşvik etmek ve kamu hizmetlerini iyileştirmek amacıyla teknolojiye ve dijital altyapıya yatırım yapıyoruz.”</p>

<p>Dağlık coğrafyaya sahip Kırgızistan açısından dijitalleşme, yalnızca teknolojik modernleşme anlamına gelmiyor. Başkent ile uzak bölgeler arasındaki hizmet farklarının azaltılması, vatandaşların kamu kurumlarına daha kolay ulaşması ve ekonomik faaliyetlerin ülke geneline yayılması bakımından da stratejik önem taşıyor.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Çin–Kırgızistan–Özbekistan Demir Yolu</h2>

<p>Konuşmanın ekonomik ve jeopolitik açıdan en dikkat çekici başlıklarından biri <strong>Çin–Kırgızistan–Özbekistan Demir Yolu Projesi</strong> oldu.</p>

<p>Uzun yıllardır gündemde bulunan bu stratejik ulaşım hattı, Çin’i Kırgızistan ve Özbekistan üzerinden Orta Asya’nın diğer ülkelerine, Hazar havzasına ve Avrupa pazarlarına bağlamayı hedefliyor.</p>

<p>Büyükelçi Erkin, projenin hayata geçirilmesine yönelik çalışmaların başladığını belirtti:</p>

<p>“Çin–Kırgızistan–Özbekistan Demir Yolu’nun inşasına yönelik büyük bölgesel projenin uygulanmasına başladık.”</p>

<p>Bu proje, Kırgızistan açısından basit bir demir yolu yatırımının ötesine geçiyor. Yeni hat; ülkenin bölgesel bağlantısallığını geliştirme, dış ticareti artırma, lojistik gelirler elde etme ve denize çıkışı bulunmayan Kırgızistan’ı Avrasya ticaret güzergâhlarının önemli merkezlerinden biri hâline getirme potansiyeli taşıyor.</p>

<p>Kırgızistan böylece tarihî İpek Yolu üzerindeki konumunu, 21. yüzyılın ulaşım ve ticaret ağları içerisinde yeniden değerlendirmek istiyor.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Avrupa Birliği ile ortak değerler</h2>

<p>Büyükelçi Aidit Erkin, Kırgızistan’ın Avrupa Birliği ile yıllar içinde gelişen ortaklığına büyük önem verdiğini söyledi.</p>

<p>Demokrasiye, insan haklarına ve hukukun üstünlüğüne duyulan saygının bu ilişkinin temel taşlarını oluşturduğunu belirten Erkin, ekonomik iş birliğinin de ortaklığın hayati boyutlarından biri olduğunu vurguladı:</p>

<p>“Avrupa Birliği ile yıllar içerisinde gelişen ortaklığımıza büyük değer veriyoruz. Demokrasiye, insan haklarına ve hukukun üstünlüğüne saygı, ortaklığımızın temel taşlarını oluşturmaktadır.”</p>

<p>Kırgızistan, Avrupa Birliği’nin Avrupa ile Orta Asya arasındaki ticari, ekonomik ve ulaştırma bağlantılarını güçlendirme iradesini destekliyor. Brüksel’in bölgede sürdürülebilir kalkınma, yönetişim, eğitim, dijitalleşme ve bağlantısallık alanlarına yaptığı katkılar, Bişkek tarafından stratejik ortaklığın parçaları olarak görülüyor.</p>

<p>Kırgızistan Cumhurbaşkanı <strong>Sadır Caparov’un Haziran 2024’te Brüksel’de Avrupa Birliği kurumlarını ziyaret etmesi</strong> de Bişkek ile Brüksel arasındaki siyasi diyaloğun gelişmesinde önemli bir aşama olarak hatırlatıldı.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(8).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Benelüks ülkelerine özel teşekkür</h2>

<p>Aidit Erkin, Belçika, Hollanda ve Lüksemburg’un Kırgızistan’ın Avrupa’daki güvenilir ortakları arasında bulunduğunu belirtti.</p>

<p>“Belçika, Lüksemburg ve Hollanda; reformların desteklenmesi, iyi yönetişimin teşvik edilmesi ve ekonomik büyümenin güçlendirilmesi açısından güvenilir ve sağlam ortaklarımızdır.”</p>

<p>Kırgızistan ile Benelüks ülkeleri arasında Haziran 2025’te diplomatik ve hizmet pasaportu sahiplerine yönelik vize muafiyeti ile geri kabul anlaşmalarının imzalanması, bu kurumsal yakınlaşmanın somut örneklerinden biri olmuştu.</p>

<p>Büyükelçi Erkin’in konuşması, Kırgızistan’ın Avrupa ile ilişkilerini yalnızca siyasi diyalog üzerinden değil; ticaret, ulaşım, reform, yönetişim ve toplumlar arası ilişkiler üzerinden geliştirmek istediğini gösterdi.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(7).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Kırgız toplumuna dayanışma teşekkürü</h2>

<p>Büyükelçi Aidit Erkin, konuşmasının sonunda Belçika ve çevre ülkelerde yaşayan Kırgız vatandaşlarına da özel teşekkürlerini iletti.</p>

<p>Kırgız toplumunun ihtiyaç sahiplerine gösterdiği dayanışmaya dikkat çeken Erkin, yurt dışında yaşayan vatandaşların yalnızca ülkelerinin kültürünü temsil etmediğini, aynı zamanda Kırgızistan ile Avrupa arasında insani bir köprü oluşturduğunu vurguladı.</p>

<p>“Birlikte, canlı bir sivil topluma sahip güçlü bir devlet inşa ediyoruz.”</p>

<p>Bağımsızlığın 35. yılı dolayısıyla verilen bu mesaj, Kırgızistan’ın devlet kurumları kadar sivil toplumunu ve diasporasını da geleceğinin önemli unsurları arasında gördüğünü ortaya koydu.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h1>Derya Soysal’dan Yusuf Has Hacib sunumu</h1>

<p>Resepsiyonun kültürel bölümünde Orta Asya uzmanı ve gazeteci <strong>Derya Soysal</strong>, İngilizce gerçekleştirdiği sunumunda büyük Türk düşünürü, şairi ve devlet adamı <strong>Yusuf Has Hacib’i</strong> anlattı.</p>

<p>2026 yılında doğumunun 1010. yıl dönümü çeşitli bilimsel etkinliklerle anılan Yusuf Has Hacib’in Kırgız, Özbek, Uygur ve diğer Türk halklarının ortak medeniyet mirasının temsilcisi olduğu vurgulandı.</p>

<p>Soysal, Kırgızistan’ın bağımsızlığını anlamak için yalnızca yakın siyasi tarihe değil, ülkenin üzerinde yükseldiği bin yıllık düşünce ve medeniyet birikimine de bakılması gerektiğini söyledi:</p>

<p>“Bugün Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılını kutlarken, bu bağımsızlığın tarihsel ve kültürel temellerini daha iyi anlamak için Yusuf Has Hacib’in mirasına da bakmamız gerekiyor.”</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/d59328f1-c325-4e97-85e5-3d4430621d06%20(1).png" style="height:444px; width:800px" /></p>

<h2>Balasagun’dan Türk dünyasına</h2>

<p>Yusuf Has Hacib, 11. yüzyılda Karahanlı Devleti’nin önemli merkezlerinden biri olan <strong>Balasagun’da</strong>, bugünkü Kırgızistan’ın Tokmok şehri yakınlarında dünyaya geldi.</p>

<p>Doğduğu şehir nedeniyle Yusuf Balasagunî adıyla da anılan düşünür, ünlü eserini Kaşgar hükümdarına sunduktan sonra saraydaki önemli görevlerden birini ifade eden <strong>Has Hacib</strong> unvanını aldı.</p>

<p>Derya Soysal, bu unvanın Yusuf Has Hacib’in yalnızca bir şair ve filozof olmadığını; devlet yönetimi, siyaset ve diplomasi alanlarında da bilgi sahibi bir devlet adamı olduğunu gösterdiğini belirtti.</p>

<p>Onun düşünce dünyası adalet, bilgi, erdem, mutluluk, iyi yönetim ve toplumsal düzen kavramları etrafında şekillendi.</p>

<h2>Bilgiyle mutluluğa ulaşmanın eseri: <em>Kutadgu Bilig</em></h2>

<p>Sunumun merkezinde Yusuf Has Hacib’in 1069–1070 yıllarında tamamladığı ve 6.500’den fazla beyitten oluşan başyapıtı <em><strong>Kutadgu Bilig</strong></em> yer aldı.</p>

<p>Eserin adı “mutluluk veren bilgi”, “kutlu olma bilgisi” veya “insanı saadete ulaştıran bilgi” biçiminde açıklanıyor.</p>

<p>Soysal, eserin adında bulunan “kut” ve “bilig” kelimelerinin aradan yaklaşık bin yıl geçmesine rağmen günümüz Türk dillerinde anlaşılabildiğine dikkat çekti.</p>

<p>“Bilig”, bilgi ve bilgelikle; “kut” ise mutluluk, saadet, talih, bereket ve devletle ilişkilidir. Bu bakımdan <em>Kutadgu Bilig</em>, insanın bilgi ve erdem aracılığıyla mutluluğa, huzura ve adil bir toplumsal düzene nasıl ulaşabileceğini anlatır.</p>

<p>“Yusuf Has Hacib’e göre gerçek zenginlik yalnızca maddi servet değildir. Bilgiye, erdeme ve adalete sahip olmak da insanın en büyük talihidir.”</p>

<p>Eser yalnızca bireye ahlaklı bir hayatın yollarını göstermekle kalmaz. Hükümdarlara ve devlet yöneticilerine adaletli davranmayı, toplumun farklı kesimleriyle sağlıklı ilişkiler kurmayı ve refahı halka yaymayı öğütleyen bir siyasetname niteliği taşır.</p>

<h2>Adil devlet ve erdemli yönetici</h2>

<p>Derya Soysal, <em>Kutadgu Bilig’in</em> yüzyıllar boyunca hükümdarlar, devlet adamları ve aydınlar tarafından okunmasının tesadüf olmadığını söyledi.</p>

<p>Eserde yöneticinin gücünün sınırsız olmadığı, adalet ve ahlaki sorumlulukla dengelenmesi gerektiği anlatılır. Devletin gücü yalnızca ordusundan veya zenginliğinden değil, halkına adil davranmasından ve bilgili yöneticiler tarafından idare edilmesinden doğar.</p>

<p>Bu yönüyle eser, yalnızca Orta Çağ’daki Karahanlı yöneticilerine seslenmez. Hukukun üstünlüğü, kamu ahlakı, liyakat ve toplumsal refah konusunda günümüzde sürdürülen tartışmalara da ışık tutar.</p>

<p>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılında Yusuf Has Hacib’in yeniden hatırlanması, geçmiş ile bugünü birbirine bağlayan güçlü bir mesaj niteliği taşıdı.</p>

<h2>Türkçeyi düşünce ve devlet dili hâline getiren eser</h2>

<p>Derya Soysal, <em>Kutadgu Bilig’in</em> tarihsel öneminin yazıldığı dilde de saklı olduğuna dikkat çekti.</p>

<p>Orta Çağ İslam dünyasında bilimsel, edebî ve felsefi eserler çoğunlukla Arapça veya Farsça kaleme alınırken Yusuf Has Hacib, büyük eserini Karahanlı Türkçesiyle yazdı.</p>

<p>Böylece Türkçenin yalnızca günlük yaşamda veya sözlü kültürde kullanılan bir dil olmadığını; devlet yönetimini, felsefeyi, ahlakı, siyaseti ve toplumsal düzeni anlatabilecek güçlü bir medeniyet dili olduğunu gösterdi.</p>

<p>Karahanlı coğrafyasının Türk göçebe gelenekleriyle İslam, Arap ve Fars kültürlerinin kesiştiği bir alan olduğunu belirten Soysal, <em>Kutadgu Bilig’i</em> bu medeniyet buluşmasının en önemli eserlerinden biri olarak değerlendirdi.</p>

<p>Eserin farklı nüshalarının çeşitli coğrafyalarda korunmuş olması da etkisinin Orta Asya ile sınırlı kalmadığını, Türk ve İslam dünyasının geniş bir bölümüne yayıldığını gösteriyor.</p>

<h2>Karahanlılar ve İpek Yolu</h2>

<p>Sunumda Karahanlı Devleti’nin Kaşgar, Balasagun, Semerkant ve Buhara gibi dönemin önemli kültür ve ticaret merkezlerini birbirine bağlayan stratejik konumu da anlatıldı.</p>

<p>Karahanlılar, İpek Yolu üzerindeki ticaretin yanı sıra fikirlerin, inançların, dillerin ve kültürlerin dolaşımında da önemli rol oynadı.</p>

<p>Soysal, Büyükelçi Aidit Erkin’in İpek Yolu’nu yeniden güçlendirme çağrısına atıfta bulunarak, günümüzde Orta Asya ülkeleri arasında gelişen iş birliğinin bin yıllık tarihsel bir temele dayandığını belirtti:</p>

<p>“Karahanlılar döneminde bu coğrafya Asya ile Avrupa arasında bir köprüydü. Bugün Kırgızistan ve diğer Orta Asya ülkeleri, İpek Yolu’nun bağlantılarını ve iş birliği ruhunu yeniden canlandırıyor.”</p>

<p>Çin–Kırgızistan–Özbekistan Demir Yolu da bu tarihsel sürekliliğin çağdaş bir örneği olarak öne çıkıyor. Bin yıl önce kervanlarla sağlanan bağlantının bugün demir yolları, enerji hatları ve dijital ağlarla yeniden kurulması hedefleniyor.</p>

<h2>Kırgız, Özbek ve Uygur halklarının ortak mirası</h2>

<p>Derya Soysal, Yusuf Has Hacib’in mirasının modern millî sınırlar içerisine hapsedilemeyeceğini özellikle vurguladı.</p>

<p>Yusuf Has Hacib’in yaşadığı dönemde bugünkü anlamıyla Kırgız, Özbek veya Uygur millî kimlikleri ve devlet sınırları henüz mevcut değildi. Bu nedenle onun en doğru biçimde Türk dünyasının ve daha geniş anlamda insanlığın ortak düşünce mirasının bir temsilcisi olarak değerlendirilmesi gerekiyor.</p>

<p>Balasagun günümüz Kırgızistan’ında, Kaşgar günümüz Çin sınırları içerisindeki Sincan Uygur Özerk Bölgesi’nde bulunurken; Karahanlı medeniyetinin etkisi Özbekistan’daki Semerkant ve Buhara’ya kadar uzanıyordu.</p>

<p>Bu geniş coğrafya, Yusuf Has Hacib’in neden Kırgızistan, Özbekistan ve Uygur kültür çevresinde aynı derecede önemsendiğini açıklıyor.</p>

<h2>Cengiz Aytmatov’a uzanan edebiyat geleneği</h2>

<p>Derya Soysal, Yusuf Has Hacib’den dünyaca tanınan Kırgız yazar <strong>Cengiz Aytmatov’a</strong> uzanan güçlü edebî geleneğe de dikkat çekti.</p>

<p>Yusuf Has Hacib’in adalet, erdem, bilgelik ve iyi yönetim üzerine kurduğu düşünce dünyası ile Aytmatov’un insan, toplum, hafıza, kimlik ve doğa merkezli eserleri, Kırgız halkının dünya edebiyatına sunduğu iki büyük medeniyet halkasını oluşturuyor.</p>

<p>Bu iki isim, Kırgızistan’ın yalnızca siyasi bağımsızlığını değil, yüzyıllar boyunca koruduğu kültürel ve düşünsel varlığını da temsil ediyor.</p>

<p>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yılında Yusuf Has Hacib ve Cengiz Aytmatov’un birlikte anılması, ülkenin geleceğini inşa ederken tarihsel hafızasına sahip çıkma iradesini gösteriyor.</p>

<h2>Liliya Geisler: “Bu eser bana çocukluğumu hatırlattı”</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_22_54%20(5).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Sunumun ardından söz alan Özbekistanlı <strong>Liliya Geisler</strong>, <em>Kutadgu Bilig’i</em> henüz 11 yaşındayken okuduğunu belirterek eserin kendisinde bıraktığı derin izleri anlattı.</p>

<p>Geisler, Yusuf Has Hacib’in sözlerinin Özbekistan’da da geniş biçimde tanındığını ve eserdeki iyilik, ahlak, bilgi ve mutluluk anlayışının kuşaktan kuşağa aktarıldığını söyledi.</p>

<p>Bu müdahale, <em>Kutadgu Bilig’in</em> yalnızca akademik çevrelerde incelenen eski bir metin olmadığını, Kırgız ve Özbek halkları arasında yaşamaya devam eden ortak bir kültürel hafızaya dönüştüğünü gösterdi.</p>

<h2>Büyükelçi Erkin’den Kaşgarlı Mahmud hatırlatması</h2>

<p>Büyükelçi Aidit Erkin de sunumun ardından kısa bir değerlendirme yaptı. “Kara” kelimesinin tarihî Türkçede yalnızca renk anlamı taşımadığına; büyüklük, güç ve yücelik gibi anlamlarla da ilişkilendirilebildiğine dikkat çekti.</p>

<p>Erkin ayrıca Kırgızistan coğrafyasıyla ilişkilendirilen bir diğer büyük Türk bilgini <strong>Kaşgarlı Mahmud’un</strong> ortak medeniyet içerisindeki önemini hatırlattı.</p>

<p><em>Dîvânu Lugâti’t-Türk’ün</em> yazarı Kaşgarlı Mahmud ile <em>Kutadgu Bilig’in</em> yazarı Yusuf Has Hacib, Türk dilini, kültürünü ve düşünce dünyasını yazılı eserlerle gelecek kuşaklara aktaran iki büyük tarihî şahsiyet olarak öne çıkıyor.</p>

<h2>“İnsan gider, iyi adı ve sözü kalır”</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_19_06.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Derya Soysal, sunumunu Yusuf Has Hacib’in insan hayatının geçiciliği, iyi adın ve faydalı eserlerin ise kalıcılığı üzerine kurulu öğretisiyle tamamladı:</p>

<p>“İnsan servetini ve sahip olduklarını kaybedebilir. Hayatı bir gün sona erer; ancak yaptığı iyilikler, söylediği doğru sözler ve bıraktığı güzel ad yaşamaya devam eder.”</p>

<p>Aradan yaklaşık bin yıl geçmesine rağmen Yusuf Has Hacib’in adının hâlâ yaşaması ve <em>Kutadgu Bilig’in</em> adalet, siyaset, ahlak ve devlet yönetimi tartışmalarındaki önemini koruması, bu öğretinin en güçlü kanıtını oluşturuyor.</p>

<h2>Diplomasi, kültür ve Kırgız misafirperverliği</h2>

<p>Brüksel’deki kutlama yalnızca resmî konuşmalardan oluşmadı. Program, Kırgızistan’ın tarihî mirasını, edebiyatını, mutfağını ve misafirperverlik geleneğini bir araya getirdi.</p>

<p>Derya Soysal’ın sunumunun ardından davetlilere geleneksel <strong>Kırgız pilavı</strong> ve çeşitli ikramlar sunuldu. Diplomatik temsilciler, gazeteciler, akademisyenler ve Kırgız toplumunun üyeleri, samimi sohbetler eşliğinde görüş alışverişinde bulundu.</p>

<p>Konuklar böylece Kırgızistan’ın siyasi ve ekonomik vizyonunun yanı sıra köklü kültürünü ve mutfak geleneğini de yakından tanıma fırsatı buldu.</p>

<p>Etkinlik, güzel sohbetler, yeni dostluklar ve Kırgız misafirperverliğinin sıcaklığını yansıtan ikramlarla sona erdi.</p>

<h2>Bağımsızlıktan yeni İpek Yolu’na</h2>

<p>Brüksel’de düzenlenen 35. yıl kutlamasının ortaya koyduğu temel mesaj açıktı: Kırgızistan bağımsızlığını yalnızca geçmişte kazanılmış bir tarihî başarı olarak değil, geleceğini kendi iradesiyle inşa etme sorumluluğu olarak görüyor.</p>

<p>Bir tarafta yargı reformu, dijitalleşme, kamu hizmetleri ve ekonomik kalkınma; diğer tarafta Çin–Kırgızistan–Özbekistan Demir Yolu, Avrupa Birliği ile ortaklık ve Orta Asya ülkeleri arasındaki yakınlaşma bulunuyor.</p>

<p>Bu gelecek vizyonunun düşünsel temelinde ise Yusuf Has Hacib’in bin yıl önce dile getirdiği bilgi, adalet, erdem ve iyi yönetim ilkeleri yer alıyor.</p>

<p>Tanrı Dağları’nın eteklerinden yükselen bağımsızlık iradesi, bugün Avrupa ile Orta Asya’yı birbirine bağlayan yeni ulaşım hatları, diplomatik ortaklıklar ve kültürel ilişkilerle yeni bir boyut kazanıyor.</p>

<p>Kırgızistan’ın 35 yıllık bağımsızlık yolculuğu, ulusal egemenliğin korunması kadar, ortak Türk dünyası mirasının geleceğe taşınması anlamını da taşıyor.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2023_19_25.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p><strong>Kırgızistan’ın bağımsızlığının 35. yıl dönümü kutlu olsun!</strong></p>

<p><strong>Эгемендүүлүк күнүңүздөр менен!</strong></p>

<p><strong>Yaşasın Kırgızistan, yaşasın Türk dünyasının kardeşliği!</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Aug 2026 00:11:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kirgizistanin-bagimsizliginin-35-yili-brukselde-kutlandi-1788038120.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Les dés sont jetés au Kazakhstan : le Kurultai installé en un jour, Bruxelles avait attendu 613 jours</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/les-des-sont-jetes-au-kazakhstan-le-kurultai-installe-en-un-jour-bruxelles-avait-attendu-613-jours-14516</link>
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                <description><![CDATA[Les dés sont jetés au Kazakhstan : le Kurultai installé en un jour, Bruxelles avait attendu 613 jours
Le nouveau Parlement monocaméral kazakh a élu, dès sa séance inaugurale, son président, ses trois vice-présidents et les responsables de ses huit commissions permanentes. Cette rapidité contraste avec les interminables négociations bruxelloises. Mais la comparaison doit être nuancée : Astana a organisé son pouvoir législatif, tandis que Bruxelles devait construire une coalition gouvernementale entre plusieurs partis et deux groupes linguistiques.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Les dés sont jetés au Kazakhstan : le Kurultai installé en un jour, Bruxelles avait attendu 613 jours</h1>

<h2>Le nouveau Parlement monocaméral kazakh a élu, dès sa séance inaugurale, son président, ses trois vice-présidents et les responsables de ses huit commissions permanentes. Cette rapidité contraste avec les interminables négociations bruxelloises. Mais la comparaison doit être nuancée : Astana a organisé son pouvoir législatif, tandis que Bruxelles devait construire une coalition gouvernementale entre plusieurs partis et deux groupes linguistiques.</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/46288e07-7175-4d7e-89e5-7b4c826e3194.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner, Astana</strong></p>

<p>Les dés sont jetés. Cinq jours après les élections législatives du 23 août 2026, le Kazakhstan a installé, le 28 août, la direction de son nouveau Parlement monocaméral.</p>

<p>En une seule séance, les 145 députés du Kurultai ont prêté serment, élu le président de l’assemblée, désigné trois vice-présidents et confié la direction des huit commissions permanentes aux parlementaires appelés à encadrer le travail législatif.</p>

<p>À Astana, la nouvelle architecture parlementaire est donc devenue opérationnelle en une journée.</p>

<p>Le contraste est saisissant avec Bruxelles, où il avait fallu <strong>613 jours après les élections régionales du 9 juin 2024</strong> pour parvenir à un accord de gouvernement, en février 2026. La capitale belge avait ainsi vécu plus d’un an et demi de négociations, de ruptures, de veto croisés et de blocage institutionnel avant de se doter d’un nouvel exécutif.</p>

<p>Le Kazakhstan donne l’image d’un système capable de décider rapidement. La Belgique illustre, à l’inverse, les lenteurs d’une démocratie de coalition extrêmement fragmentée.</p>

<p>Mais la comparaison mérite une précision fondamentale : <strong>le Kazakhstan n’a pas formé un nouveau gouvernement en un jour</strong>. Il a installé la direction de son Parlement et les responsables de ses commissions. Le gouvernement relève d’une procédure institutionnelle distincte. À Bruxelles, les 613 jours de crise concernaient la formation d’une coalition gouvernementale régionale.</p>

<p>La rapidité d’Astana demeure néanmoins politiquement significative.</p>

<h2>Les citoyens ont élu les partis, les députés ont élu leurs dirigeants</h2>

<p>Les 145 députés du Kurultai ont été élus par les citoyens kazakhstanais lors du scrutin législatif du 23 août 2026.</p>

<p>Les électeurs n’ont pas choisi directement chaque parlementaire de manière individuelle. Ils ont voté pour des listes nationales présentées par les partis politiques. Les sièges ont ensuite été répartis proportionnellement entre les formations ayant franchi le seuil électoral de 5 %.</p>

<p>Cinq partis ont obtenu une représentation parlementaire :</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/4dc6d128-008c-44a1-8f10-345ac29c2e1f.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Une fois élus, les députés ont voté pour désigner les responsables du Kurultai.</p>

<p>La candidature d’Aibek Dadebai à la présidence de l’assemblée avait été proposée par le président Kassym-Jomart Tokayev. Elle a ensuite été soumise au vote des députés, qui l’ont approuvée lors de la séance inaugurale.</p>

<p>Il faut donc distinguer clairement les différentes étapes : <strong>les citoyens ont élu les listes et déterminé le rapport de force parlementaire ; les députés ont ensuite élu la direction du Kurultai et les présidents de ses commissions.</strong></p>

<h2>Aibek Dadebai élu président du Kurultai</h2>

<p>Président du parti Adilet et ancien chef de l’Administration présidentielle, Aibek Dadebai a été élu à la tête du nouveau Parlement monocaméral.</p>

<p>Après son élection, il a remercié le président Tokayev d’avoir proposé sa candidature ainsi que les députés pour la confiance qui lui a été accordée. Il a qualifié sa nouvelle fonction de « grand honneur » et de « grande responsabilité ».</p>

<p>Son élection n’est pas une surprise. Adilet possède 110 des 145 sièges du Kurultai. Avec plus des trois quarts des mandats, la formation majoritaire peut faire adopter ses candidats et maîtriser largement l’organisation parlementaire.</p>

<p>Dans son premier discours, Aibek Dadebai a souligné l’ampleur des responsabilités qui attendent la nouvelle assemblée :</p>

<p>« Beaucoup de travail nous attend. Je suis convaincu que nous parcourrons ensemble ce chemin exigeant et porteur de responsabilités. »</p>

<p>Il a également appelé les députés à prendre des décisions équilibrées, à faire preuve de professionnalisme et à contribuer à la modernisation du pays ainsi qu’au développement d’un dialogue public constructif.</p>

<h2>Qui est Aibek Dadebai ?</h2>

<p>Né le 1er avril 1980 à Almaty, Aibek Arkabaiuly Dadebai appartient à cette génération de hauts fonctionnaires kazakhs dont le parcours s’est construit entre l’administration, le Parlement et la diplomatie.</p>

<p>Il est le fils d’Arkabay Dadebayev, linguiste spécialisé dans la langue arabe et auteur notamment d’un dictionnaire arabe-kazakh. Aibek Dadebai a étudié les relations internationales, la documentation internationale et les études régionales à Almaty. Il a ensuite travaillé comme enseignant universitaire.</p>

<p>Entre 2008 et 2011, il a exercé comme expert auprès du Sénat. Il a également occupé le poste de troisième secrétaire à la Mission permanente du Kazakhstan auprès de l’Office des Nations unies à Genève.</p>

<p>De 2013 à 2019, il a été chef adjoint, puis chef du secrétariat du Sénat. Il a ensuite rejoint l’Administration présidentielle, où il a progressivement accédé aux fonctions les plus élevées.</p>

<p>Après avoir dirigé la Chancellerie présidentielle entre 2022 et 2024, il a été nommé chef de l’Administration présidentielle le 6 février 2024. Il a occupé cette fonction jusqu’au 5 mai 2026, avant de prendre, deux jours plus tard, la présidence du parti Adilet.</p>

<p>Sous sa direction, Adilet a remporté les élections du 23 août avec 71,17 % des suffrages et 110 sièges.</p>

<p>Aibek Dadebai connaît donc parfaitement les rouages de la présidence, de l’administration et du pouvoir législatif. Son profil traduit une volonté de continuité institutionnelle, mais soulève également une question essentielle : pourra-t-il transformer une majorité écrasante en force de modernisation tout en laissant une place réelle au débat contradictoire ?</p>

<h2>Trois vice-présidents, dont deux femmes</h2>

<p>Le Kurultai a également élu trois vice-présidents.</p>

<p>Nurlan Beknazarov, membre du parti Adilet, apporte une longue expérience parlementaire. Sénateur représentant Chymkent entre 2018 et 2026, il présidait dernièrement la Commission de la législation constitutionnelle, du système judiciaire et des forces de l’ordre.</p>

<p>Daniya Yesspayeva, présidente du parti Ak Zhol et ancienne vice-présidente du Mazhilis, représente une formation extérieure à la majorité Adilet.</p>

<p>Dinara Zakiyeva, ancienne commissaire aux droits de l’enfant et députée du parti Amanat entre 2021 et 2023, complète la nouvelle présidence.</p>

<p>Avec deux femmes parmi les trois vice-présidents et la présence d’Ak Zhol à ce niveau de responsabilité, la direction du Kurultai présente une certaine diversité politique et de genre.</p>

<p>Le politologue Gaziz Abishev considère ainsi que la composition de la présidence reflète une représentation relativement large, tant sur le plan partisan que sur celui du genre.</p>

<h2>Huit commissions installées immédiatement</h2>

<p>Les députés ont également élu les présidents des huit commissions permanentes :</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-29%20at%2011_26_43%20(1).jpeg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<table>
	<tbody>
		<tr>
			<td>&nbsp;</td>
			<td>&nbsp;</td>
		</tr>
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		</tr>
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		</tr>
		<tr>
			<td>&nbsp;</td>
			<td>&nbsp;</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Ces commissions examineront les projets de loi avant leur présentation à l’ensemble des députés. Elles constitueront donc les véritables ateliers législatifs du nouveau Kurultai.</p>

<p>Sept des huit commissions sont présidées par des membres du parti Adilet. Seule la Commission des affaires agraires revient à un représentant d’Auyl.</p>

<p>La diversité existe ainsi au sommet de l’institution, mais le contrôle du travail parlementaire reste très largement concentré entre les mains de la majorité.</p>

<h2>Pourquoi le Kazakhstan a-t-il pu décider en un jour ?</h2>

<p>La rapidité de la séance du 28 août s’explique d’abord par la clarté du résultat électoral.</p>

<p>Avec 110 députés sur 145, Adilet ne doit pas négocier une coalition avec plusieurs formations pour dégager une majorité. Le parti peut faire élire ses candidats sans rechercher l’appui indispensable des autres groupes.</p>

<p>Les fonctions à attribuer avaient également fait l’objet de préparations et de consultations avant la séance inaugurale. Le vote d’une journée représentait l’aboutissement institutionnel du processus, et non le commencement improvisé de négociations politiques.</p>

<p>Le système électoral par listes nationales renforce par ailleurs la discipline des partis. Les députés sont élus sur des listes constituées par leur formation politique et évoluent dans un cadre partisan plus centralisé.</p>

<p>Le Kazakhstan bénéficie donc d’une majorité nette, d’un centre décisionnel puissant et d’une faible nécessité de négocier entre des partenaires idéologiquement éloignés.</p>

<h2>Pourquoi Bruxelles avait-elle attendu 613 jours ?</h2>

<p>La Région de Bruxelles-Capitale fonctionne selon une logique totalement différente.</p>

<p>Son Parlement compte plusieurs partis francophones et néerlandophones. Pour former le gouvernement régional, il ne suffit pas de disposer d’une majorité générale : il faut également construire des accords entre les deux groupes linguistiques et répartir les responsabilités conformément aux équilibres institutionnels bruxellois.</p>

<p>Après les élections du 9 juin 2024, aucun parti ne pouvait gouverner seul. Les négociateurs devaient rapprocher des formations aux programmes économiques, sociaux et institutionnels parfois incompatibles.</p>

<p>La question de la participation de la N-VA, les tensions entre le MR et le PS, la fragmentation du collège néerlandophone et les exigences propres au système bilingue ont prolongé la crise.</p>

<p>Le gouvernement bruxellois n’a finalement été formé qu’en février 2026, soit 613 jours après les élections. Bruxelles avait ainsi dépassé le précédent record belge de 541 jours établi lors de la formation du gouvernement fédéral Di Rupo en 2010-2011. Le blocage bruxellois avait déjà atteint 542 jours en décembre 2025.</p>

<h2>Rapidité kazakhe contre compromis belge</h2>

<p>La tentation est grande d’opposer l’efficacité kazakhe à l’impuissance belge.</p>

<p>À Astana, cinq jours ont séparé le scrutin de l’installation du Parlement. En une séance, les principales fonctions parlementaires ont été attribuées par un vote majoritaire.</p>

<p>À Bruxelles, plus d’un an et demi a été nécessaire pour réunir des partis capables de gouverner ensemble.</p>

<p>Mais la rapidité et le pluralisme ne se mesurent pas avec la même horloge.</p>

<p>Le Kazakhstan dispose d’un parti dominant contrôlant plus des trois quarts du Kurultai. La Belgique repose sur des coalitions, des compromis linguistiques et une dispersion beaucoup plus grande du pouvoir politique.</p>

<p>Le système kazakh décide rapidement parce que le résultat électoral a produit une majorité incontestable. Le système bruxellois négocie longuement parce qu’aucune composante ne peut imposer seule sa volonté.</p>

<p>La rapidité peut garantir la stabilité et l’efficacité. Elle peut aussi réduire l’espace de la contradiction. À l’inverse, la recherche permanente du compromis peut protéger le pluralisme, mais elle devient dangereuse lorsqu’elle paralyse durablement les institutions.</p>

<h2>Le véritable test commence maintenant</h2>

<p>L’installation du Kurultai en une journée constitue incontestablement une démonstration d’efficacité institutionnelle. Mais la rapidité de la mise en place ne garantit pas, à elle seule, la qualité du travail parlementaire.</p>

<p>Le nouveau Kurultai hérite de plusieurs textes laissés inachevés par l’ancien Parlement. Il devra accompagner les réformes économiques, sociales et administratives, tout en légiférant sur les finances publiques, l’énergie, la numérisation, les infrastructures, la justice, la sécurité et le développement régional.</p>

<p>Le premier défi sera de démontrer que le monocaméralisme accélère le processus législatif sans affaiblir l’examen des textes.</p>

<p>Le deuxième consistera à donner une place réelle aux quatre partis minoritaires. Avec 110 sièges, Adilet peut gouverner le Kurultai sans eux. La qualité démocratique de l’institution dépendra pourtant de sa capacité à entendre leurs propositions et leurs critiques.</p>

<p>Le troisième défi sera celui du contrôle du pouvoir exécutif. Un Parlement efficace ne doit pas seulement voter rapidement. Il doit questionner, contrôler, amender et, lorsque cela est nécessaire, s’opposer.</p>

<p>Le Kazakhstan a réussi à installer sa nouvelle assemblée en une journée. Bruxelles avait eu besoin de 613 jours pour former son gouvernement régional. Cette différence raconte deux cultures politiques et deux systèmes institutionnels.</p>

<p>À Astana, la majorité permet d’avancer immédiatement. À Bruxelles, la fragmentation impose de négocier presque indéfiniment.</p>

<p>Entre la vitesse qui peut étouffer le débat et le compromis qui peut devenir paralysie, la véritable question reste la même : <strong>comment décider efficacement sans affaiblir la démocratie ?</strong></p>

<p><strong>Sources principales :</strong> The Astana Times – Installation de la direction du Kurultai, The Astana Times – Première session et réformes législatives.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 29 Aug 2026 12:21:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>À Astana, le professeur Glenn Agung Hole, le journaliste japonais Ken Moriyasu et l’observateur international Basel Al-Haj Jassem ont analysé les premières élections du Kurultai monocaméral.</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan : après le scrutin, le véritable test sera celui des institutions
À Astana, le professeur Glenn Agung Hole, le journaliste japonais Ken Moriyasu et l’observateur international Basel Al-Haj Jassem ont analysé les premières élections du Kurultai monocaméral. Tous appellent à distinguer le bon déroulement du vote de l’évaluation politique, qui ne pourra intervenir que dans la durée.
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner, Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/mdpcAIhzzQk" title="À Astana, le Pr Glenn Agung Hole, le journaliste japonais Ken Moriyasu et l’obs  int Basel Al-Haj J." frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Kazakhstan : après le scrutin, le véritable test sera celui des institutions</h1>

<h2>À Astana, le professeur Glenn Agung Hole, le journaliste japonais Ken Moriyasu et l’observateur international Basel Al-Haj Jassem ont analysé les premières élections du Kurultai monocaméral. Tous appellent à distinguer le bon déroulement du vote de l’évaluation politique, qui ne pourra intervenir que dans la durée.</h2>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner, Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_53%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p>Les urnes ont parlé, mais l’essentiel commence après le dépouillement. C’est le message central qui ressort des interventions de plusieurs experts internationaux réunis à Astana à l’occasion des premières élections du nouveau Kurultai monocaméral du Kazakhstan.</p>

<p>Le professeur norvégien <strong>Glenn Agung Hole</strong>, le journaliste japonais <strong>Ken Moriyasu</strong> et l’analyste des relations internationales <strong>Basel Al-Haj Jassem</strong> ont abordé le scrutin sous trois angles complémentaires : la solidité des institutions, la stabilité politique et la place stratégique du Kazakhstan entre la Chine, la Russie, l’Europe et les États-Unis.</p>

<h2>Glenn Agung Hole : « Le jour du scrutin donne une voix aux citoyens »</h2>

<p>Pour le professeur Glenn Agung Hole, économiste institutionnel et universitaire norvégien, l’observation électorale ne doit pas se limiter aux procédures techniques. Elle doit également permettre de comprendre ce que les citoyens attendent du changement politique.</p>

<p>Lors de ses échanges avec des électeurs, il a constaté une diversité réelle des préoccupations. Certains ont insisté sur la nécessité pour le Kazakhstan de maintenir des relations équilibrées avec la Chine, la Russie, les États-Unis et l’Union européenne, tout en conservant sa capacité de décision souveraine. D’autres se sont montrés davantage intéressés par la réforme politique et la représentation au sein du nouveau système. Une troisième catégorie d’électeurs a placé les enjeux environnementaux et le modèle de développement au premier plan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_53.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Pour Glenn Agung Hole, cette pluralité constitue précisément la raison d’être des institutions démocratiques.</p>

<p>« Le rôle des institutions n’est pas d’obliger tout le monde à penser de la même manière. Il consiste à offrir aux différents intérêts une place légitime dans le processus politique et à transformer ces attentes en politiques publiques cohérentes. »</p>

<p>L’universitaire rappelle toutefois que quelques conversations et visites de bureaux de vote ne suffisent pas à dresser un bilan définitif de l’ensemble du scrutin national.</p>

<p>Selon lui, l’élection doit être évaluée à deux niveaux. Le premier concerne le déroulement du vote : accès aux bureaux, respect des procédures, participation et dépouillement. Le second, beaucoup plus déterminant, porte sur la capacité des nouvelles institutions à répondre durablement aux attentes exprimées.</p>

<p>« Le jour du scrutin donne une voix aux citoyens. Mais ce qui se passe après l’élection montre dans quelle mesure les institutions sont capables de répondre à cette voix. »</p>

<p>Le véritable test sera donc celui de la représentation politique, de la responsabilité publique et de la traduction des demandes citoyennes en décisions concrètes.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_53%20(3).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Basel Al-Haj Jassem : « Il est encore trop tôt pour une évaluation définitive »</h2>

<p>L’observateur international Basel Al-Haj Jassem, spécialiste des relations internationales et de la politique moyen-orientale, a visité plusieurs bureaux de vote à Astana.</p>

<p>Il a souligné le caractère particulier de ces élections, organisées pour la première fois afin de désigner les députés d’un Parlement monocaméral.</p>

<p>« Il s’agit d’une étape importante du processus de renouvellement engagé dans le cadre des réformes constitutionnelles et politiques du Kazakhstan. »</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_53%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Après ses premières visites, l’observateur a relevé l’ouverture du processus électoral, l’accès accordé aux observateurs ainsi que la possibilité d’échanger avec les citoyens venus voter.</p>

<p>« Ce que nous avons observé dans les bureaux de vote indique que le processus se déroule de manière transparente et ouverte. »</p>

<p>Basel Al-Haj Jassem refuse néanmoins de tirer des conclusions prématurées. Une appréciation sérieuse doit, selon lui, porter sur l’ensemble du cycle électoral : campagne, vote, dépouillement, proclamation des résultats et traitement des éventuelles contestations.</p>

<p>« Il est encore trop tôt pour formuler une appréciation générale et définitive. Il faut attendre l’achèvement de tout le processus électoral. »</p>

<p>L’analyste a également rappelé que la stabilité du Kazakhstan dépassait largement ses frontières nationales. Situé au croisement des intérêts russes, chinois et européens, le pays occupe une position centrale dans l’équilibre politique et économique de l’Eurasie.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_53%20(5).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Ken Moriyasu : une transition politique préparée dans la durée</h2>

<p>Le journaliste et analyste japonais <strong>Ken Moriyasu</strong> a replacé la réforme du Kurultai dans une perspective plus large : celle de la stabilité du système politique et de la préparation de l’avenir institutionnel du Kazakhstan.</p>

<p>Selon son analyse, la création du Parlement monocaméral, les nouvelles structures du pouvoir et les réformes constitutionnelles participent à la recherche d’une trajectoire politique plus prévisible.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_52%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>L’expression employée par le président Kassym-Jomart Tokayev — selon laquelle certaines décisions majeures ne sont pleinement comprises par la population que plusieurs années plus tard — pourrait être résumée, d’après Ken Moriyasu, par trois mots :</p>

<p>« Faites confiance au processus. »</p>

<p>Cette stabilité politique possède également une dimension économique. Les investisseurs internationaux ont besoin de règles prévisibles, d’une fiscalité stable, d’une sécurité juridique et d’une visibilité allant bien au-delà d’un seul cycle électoral.</p>

<p>Glenn Agung Hole a abondé dans ce sens : pour attirer des investissements durables, le Kazakhstan doit réduire les modifications trop fréquentes de son environnement juridique et démontrer, sur une période de trois à cinq ans, que les règles sont appliquées de manière cohérente.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Le Kazakhstan au cœur des corridors eurasiatiques</h2>

<p>Ken Moriyasu a accordé une attention particulière au rôle du Kazakhstan dans la stratégie économique chinoise. Pékin cherche à diversifier ses routes commerciales et à limiter sa dépendance aux voies maritimes susceptibles d’être perturbées par des crises internationales.</p>

<p>Dans cette perspective, le Kazakhstan constitue un passage continental essentiel entre la Chine, la mer Caspienne, le Caucase, la Turquie et l’Europe.</p>

<p>La stabilité politique et juridique d’Astana devient donc déterminante pour les investissements chinois dans les infrastructures, les chemins de fer, l’énergie et les corridors commerciaux.</p>

<p>Mais cette évolution ne sert pas uniquement les intérêts de Pékin. Les États-Unis et l’Union européenne peuvent également bénéficier du développement de ces routes, à condition que les pays traversés — notamment le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et la Turquie — préservent une politique étrangère autonome et diversifiée.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2023_07_54.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Pas de rupture attendue dans la politique étrangère</h2>

<p>Interrogés sur les conséquences du scrutin pour les relations du Kazakhstan avec la Russie, la Chine, l’Union européenne et les États-Unis, les experts ont écarté l’hypothèse d’un changement brutal.</p>

<p>Le nouveau dispositif institutionnel semble avant tout conçu pour garantir la continuité et la prévisibilité de la politique étrangère multivectorielle du Kazakhstan.</p>

<p>Astana devrait donc poursuivre sa coopération avec Moscou et Pékin, tout en approfondissant ses relations avec Bruxelles et Washington. L’enjeu consiste à développer ces partenariats sans tomber dans une dépendance excessive à l’égard d’une seule puissance.</p>

<p>Glenn Agung Hole a résumé cette position en défendant un Kazakhstan ouvert à l’Europe, mais maître de ses propres choix :</p>

<p>« Le Kazakhstan doit développer ses relations avec l’Union européenne, les États-Unis, la Russie et la Chine, sans se laisser dicter sa politique par l’un de ces partenaires. »</p>

<h2>Trois questions au cœur de l’après-élection</h2>

<p>Les échanges entre les journalistes et les observateurs ont fait émerger trois interrogations principales :</p>

<ol>
	<li>
	<p><strong>Le nouveau Kurultai renforcera-t-il réellement la représentation et la responsabilité politiques ?</strong></p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>La stabilité institutionnelle permettra-t-elle d’améliorer la confiance des investisseurs et d’attirer davantage de capitaux à long terme ?</strong></p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Le Kazakhstan pourra-t-il maintenir sa politique étrangère équilibrée face à l’intensification des rivalités entre la Chine, la Russie, l’Europe et les États-Unis ?</strong></p>
	</li>
</ol>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-28%20at%2022_26_45(1).jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Les premières observations portent sur une organisation calme, accessible et globalement transparente. Mais la qualité d’un système politique ne se mesure pas uniquement le jour du vote.</p>

<p>Elle se vérifie dans la durée : lorsque le Parlement commence à travailler, que les décisions sont prises, que les engagements sont confrontés aux réalités et que les institutions doivent démontrer leur capacité à entendre les différentes voix de la société.</p>

<p>Le scrutin a ouvert une nouvelle page. Il appartient désormais au Kurultai de montrer si cette réforme institutionnelle peut produire davantage de représentation, de confiance et d’efficacité publique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 29 Aug 2026 00:04:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>À Astana, l’expert polonais Jerzy Olędzki et le journaliste suisse Muise Wahabdeen ont livré leurs premières observations sur les élections du nouveau Kurultai.</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-astana-lexpert-polonais-jerzy-oledzki-et-le-journaliste-suisse-muise-wahabdeen-ont-livre-leurs-premieres-observations-sur-les-elections-du-nouveau-kurultai-14514</link>
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                <description><![CDATA[Élections au Kazakhstan : les observateurs internationaux saluent l’organisation du scrutin tout en appelant à renforcer le contrôle parlementaire
À Astana, l’expert polonais Jerzy Olędzki et le journaliste suisse Muise Wahabdeen ont livré leurs premières observations sur les élections du nouveau Kurultai. Ils évoquent un scrutin organisé et transparent, tout en rappelant que la stabilité politique doit s’accompagner d’un véritable contrôle démocratique.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Élections au Kazakhstan : les observateurs internationaux saluent l’organisation du scrutin tout en appelant à renforcer le contrôle parlementaire</h1>

<h2>À Astana, l’expert polonais Jerzy Olędzki et le journaliste suisse Muise Wahabdeen ont livré leurs premières observations sur les élections du nouveau Kurultai. Ils évoquent un scrutin organisé et transparent, tout en rappelant que la stabilité politique doit s’accompagner d’un véritable contrôle démocratique.</h2>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner, Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a171a08f-6b1c-4be9-8027-5ca6276e2660.jpg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p>À l’occasion des élections du nouveau Kurultai, le Kazakhstan a accueilli plusieurs centaines d’observateurs, de journalistes et d’experts internationaux chargés de suivre le déroulement du scrutin.</p>

<p>Parmi eux figuraient <strong>Jerzy Olędzki</strong>, membre du conseil d’administration de l’Institut Michał Boym pour les études asiatiques et mondiales en Pologne, ainsi que <strong>Muise Wahabdeen</strong>, rédacteur en chef de <em>The Geneva Times</em>, basé en Suisse.</p>

<p>Lors d’une rencontre avec la presse à Astana, les deux observateurs ont partagé leurs premières impressions sur l’organisation du vote et sur les enjeux politiques de l’après-élection.</p>

<h2>Jerzy Olędzki : « La stabilité doit s’accompagner d’un contrôle démocratique »</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/8df5a8b6-ddd7-4213-9e2b-fc4af2f22661.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Spécialiste de l’Asie centrale, Jerzy Olędzki a souligné l’importance de la poursuite des réformes engagées sous la présidence de <strong>Kassym-Jomart Tokaïev</strong>.</p>

<p>Selon lui, la mise en œuvre du programme présidentiel nécessite l’existence d’un Parlement stable. Cette stabilité ne doit cependant pas transformer le Kurultai en une simple chambre d’accompagnement du pouvoir exécutif.</p>

<p>Le nouveau Parlement devra également assumer pleinement sa mission de contrôle sur le gouvernement et les institutions exécutives.</p>

<p>« Il est essentiel que le Kazakhstan poursuive les réformes engagées dans le cadre du programme du président Kassym-Jomart Tokaïev. Cela nécessite le soutien d’un Kurultai stable. Mais il faut également rappeler que le Parlement doit exercer un contrôle effectif sur le pouvoir exécutif et le gouvernement. »</p>

<p>L’expert polonais considère que les résultats du scrutin ne détermineront pas uniquement la future composition du Parlement. Ils influenceront également la direction et le rythme des transformations politiques intérieures du Kazakhstan.</p>

<p>« Les résultats de ces élections détermineront l’orientation et la dynamique des réformes intérieures, mais aussi la continuité de la politique étrangère du Kazakhstan. »</p>

<h2>Un enjeu important pour la Pologne et l’Union européenne</h2>

<p>Jerzy Olędzki a également replacé les élections kazakhstanaises dans un contexte européen plus large.</p>

<p>Pour la Pologne comme pour les autres États membres de l’Union européenne, la stabilité politique et institutionnelle du Kazakhstan revêt une importance croissante.</p>

<p>Situé entre la Russie, la Chine, la mer Caspienne et l’Asie centrale, le pays occupe une position stratégique dans les domaines de l’énergie, du commerce, des matières premières critiques et des corridors de transport reliant l’Asie à l’Europe.</p>

<p>La continuité de la politique étrangère multivectorielle d’Astana sera donc suivie avec attention à Bruxelles et dans les autres capitales européennes.</p>

<h2>Des bureaux de vote jugés bien organisés</h2>

<p>Au cours de leur mission, les observateurs internationaux ont eu l’occasion de visiter plusieurs bureaux de vote.</p>

<p>Jerzy Olędzki a notamment indiqué avoir suivi les opérations dans deux bureaux. Sur la base de ses observations directes, il a décrit un processus accessible, organisé et transparent.</p>

<p>« Dans les bureaux de vote que nous avons visités, le processus nous a semblé correctement organisé et transparent. Nous avons pu observer librement les différentes procédures. Cette transparence constitue l’un des fondements essentiels de tout processus démocratique. »</p>

<p>L’observateur polonais a néanmoins tenu à faire preuve de prudence. La visite de deux bureaux de vote ne permet pas, à elle seule, de porter un jugement définitif sur l’ensemble du scrutin national.</p>

<p>« Deux bureaux de vote ne peuvent pas représenter tout un pays. Notre évaluation finale doit toujours reposer sur un processus d’observation plus large. Mais sur la base de ce que nous avons personnellement constaté, notre expérience a été très positive. »</p>

<h2>Muise Wahabdeen souligne la participation des citoyens</h2>

<p>Présent aux côtés de Jerzy Olędzki, <strong>Muise Wahabdeen</strong> a également suivi le processus électoral à Astana.</p>

<p>Le rédacteur en chef de <em>The Geneva Times</em> a notamment relevé la participation des citoyens malgré les conditions météorologiques difficiles observées dans la capitale kazakhstanaise.</p>

<p>Pour lui, la présence des électeurs dans les bureaux de vote traduit leur volonté de prendre part à cette nouvelle étape institutionnelle.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/cef17a27-0fc2-4b58-bb78-00dad981718f.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Son intervention a également mis l’accent sur la confiance, considérée comme un élément indispensable dans la relation entre les citoyens et leurs institutions.</p>

<h2>« Le choix appartient au peuple du Kazakhstan »</h2>

<p>Jerzy Olędzki a enfin rappelé les limites et les responsabilités de toute mission d’observation internationale.</p>

<p>Selon lui, les observateurs étrangers ne sont présents ni pour influencer le vote ni pour se substituer au jugement des citoyens kazakhstanais.</p>

<p>« L’observation électorale ne consiste pas à prendre la place des électeurs. Le choix appartient au peuple du Kazakhstan. Notre responsabilité est simple : observer, écouter et rapporter ce que nous constatons de manière indépendante et équitable. »</p>

<p>Il a également remercié les responsables électoraux rencontrés pour leur disponibilité, leur coopération et leur ouverture envers les délégations étrangères.</p>

<h2>Le véritable test commencera après les élections</h2>

<p>Les premières observations livrées à Astana dressent ainsi le tableau d’un scrutin organisé dans une atmosphère calme et sans tensions majeures dans les bureaux visités.</p>

<p>Mais au-delà du déroulement technique du vote, la question centrale concerne désormais le rôle que jouera le nouveau Kurultai.</p>

<p>Sa capacité à représenter les différentes sensibilités politiques, à contrôler l’action du gouvernement et à transformer les engagements institutionnels en résultats concrets constituera le véritable test de cette nouvelle étape politique.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l’enjeu ne se limite donc pas à organiser des élections. Il s’agit désormais de démontrer que la stabilité peut aller de pair avec la responsabilité politique, la transparence et le renforcement des institutions.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner poursuivra son analyse du nouveau paysage parlementaire kazakhstanais et des conséquences du scrutin sur les relations entre Astana et l’Union européenne.</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Aug 2026 23:27:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/a-astana-lexpert-polonais-jerzy-oledzki-et-le-journaliste-suisse-muise-wahabdeen-ont-livre-leurs-premieres-observations-sur-les-elections-du-nouveau-kurultai-1787949227.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : le grand pari de Tokayev sur la stabilité</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-le-grand-pari-de-tokayev-sur-la-stabilite-14420</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-le-grand-pari-de-tokayev-sur-la-stabilite-14420</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : le grand pari de Tokayev sur la stabilité
Entre la Russie, la Chine et les États-Unis, Astana cherche à préserver sa politique multivectorielle en renforçant d’abord la cohésion de l’État

Bruxelles Korner / Kadir Duran – Astana

Source et éclairage : cette analyse s’appuie notamment sur la tribune d’opinion de Ken Moriyasu, senior fellow au Hudson Institute et ancien correspondant de Nikkei, publiée dans Nikkei Asia le 26 août 2026 sous le titre : « Kazakhstan, the world's most important hedger, bets on stability – Tokayev consolidates power to preserve a balance between China, Russia and the US ».]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan : le grand pari de Tokayev sur la stabilité</h1>

<p><strong>Entre la Russie, la Chine et les États-Unis, Astana cherche à préserver sa politique multivectorielle en renforçant d’abord la cohésion de l’État</strong></p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran – Astana</strong></p>

<p><strong>Source et éclairage :</strong> cette analyse s’appuie notamment sur la tribune d’opinion de <strong>Ken Moriyasu</strong>, senior fellow au <strong>Hudson Institute</strong> et ancien correspondant de Nikkei, publiée dans <strong>Nikkei Asia</strong> le 26 août 2026 sous le titre : <strong>« Kazakhstan, the world's most important hedger, bets on stability – Tokayev consolidates power to preserve a balance between China, Russia and the US »</strong>.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/e3e7a33d-a0b8-46fe-a59f-edb045fe1c14.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Les élections du 23 août 2026 au Kazakhstan ont livré un résultat sans ambiguïté. Le parti Adilet, favorable au président Kassym-Jomart Tokayev, a remporté 71,17 % des suffrages et obtenu 110 sièges sur les 145 que compte le nouveau Kurultai.</p>

<p>À première vue, le scrutin peut donc être interprété comme une consolidation spectaculaire du pouvoir présidentiel.</p>

<p>Mais réduire cette séquence politique à une simple victoire électorale serait insuffisant.</p>

<p>C’est précisément l’angle développé par Ken Moriyasu dans sa tribune publiée par Nikkei Asia. Selon lui, le Kazakhstan doit être compris comme l’un des États qui pratiquent le plus activement une stratégie de <strong>« hedging » géopolitique</strong>, c’est-à-dire une politique consistant à ne pas s’aligner exclusivement sur une seule grande puissance, mais à maintenir simultanément plusieurs partenariats afin de préserver sa marge de manœuvre.</p>

<p>Moriyasu considère ainsi que la consolidation politique menée par Tokayev vise moins à produire une démocratisation rapide qu’à créer les conditions d’une stabilité intérieure permettant à Astana de continuer à équilibrer ses relations avec <strong>la Russie, la Chine et les États-Unis</strong>.</p>

<p>Cette lecture mérite d’être examinée de près.</p>

<h2>Une nouvelle architecture institutionnelle</h2>

<p>La Constitution entrée en vigueur le 1er juillet 2026 a profondément modifié le système politique kazakh.</p>

<p>L’ancien Parlement bicaméral a été supprimé. Le Sénat et le Majilis ont laissé place à une assemblée unique de 145 députés : le Kurultai.</p>

<p>Ce terme n’est pas neutre.</p>

<p>Dans l’histoire politique des peuples turciques et mongols, le kurultai désignait une assemblée au sein de laquelle étaient discutées les grandes décisions collectives, notamment celles concernant le pouvoir, la guerre ou la succession.</p>

<p>Le choix de ce nom traduit donc la volonté de conjuguer une référence historique avec une architecture institutionnelle moderne.</p>

<p>La nouvelle Constitution instaure également une fonction de vice-président.</p>

<p>Cet élément est particulièrement important, car il touche directement à la question de la continuité du pouvoir et de la succession présidentielle.</p>

<p>Dans l’interprétation de Ken Moriyasu, le nouveau Kurultai, la création de la vice-présidence et l’incertitude entretenue autour de l’après-2029 doivent être lus ensemble : ils formeraient les éléments d’une tentative d’organiser une transition politique ordonnée et d’éviter qu’une succession présidentielle ne se transforme en lutte ouverte entre factions.</p>

<h2>Le traumatisme de janvier 2022</h2>

<p>Pour comprendre cette obsession de la stabilité, il faut revenir sur les événements de janvier 2022.</p>

<p>Les manifestations qui avaient commencé sur des revendications sociales s’étaient rapidement transformées en crise politique et sécuritaire majeure.</p>

<p>Tokayev avait alors demandé l’intervention de l’Organisation du traité de sécurité collective, dominée par la Russie.</p>

<p>Les forces étrangères s’étaient retirées rapidement, mais l’épisode avait révélé une vulnérabilité stratégique fondamentale :</p>

<p><strong>une crise politique intérieure peut très rapidement devenir une dépendance extérieure.</strong></p>

<p>C’est également un élément central de l’analyse de Moriyasu. Il souligne que les événements de 2022 ont montré à quel point une rupture des équilibres internes pouvait offrir à Moscou un levier militaire et politique considérable, même temporairement.</p>

<p>Depuis cette crise, Tokayev a progressivement démantelé plusieurs centres de pouvoir hérités de l’époque de Nursultan Nazarbayev et réorganisé l’appareil institutionnel.</p>

<p>Les réformes actuelles s’inscrivent dans cette continuité.</p>

<h2>Le débat démocratique demeure</h2>

<p>L’analyse de Nikkei Asia ne passe toutefois pas sous silence les critiques.</p>

<p>Ken Moriyasu souligne que les sept partis ayant participé au scrutin étaient globalement favorables au système en place, tandis que les véritables forces d’opposition restaient marginalisées. Il relève également les critiques relatives à la pression exercée sur certains journalistes et acteurs contestataires.</p>

<p>De ce point de vue, les détracteurs du pouvoir considèrent que le scrutin du 23 août constitue davantage une consolidation du système qu’une avancée démocratique.</p>

<p>Cette critique ne peut être écartée.</p>

<p>Mais la thèse de Moriyasu est précisément que l’analyse du Kazakhstan ne peut pas se limiter à la seule grille « démocratisation contre autoritarisme ».</p>

<p>Selon lui, le pays se prépare à évoluer dans un environnement international beaucoup plus instable et conflictuel.</p>

<p>Le raisonnement du pouvoir kazakh reposerait donc sur une autre hiérarchie des priorités : empêcher que la fragmentation interne ne compromette la politique étrangère multivectorielle du pays.</p>

<p>Le modèle kazakh peut ainsi être résumé par la formule suivante :</p>

<p><strong>transformation politique contrôlée, État central fort et politique étrangère multivectorielle.</strong></p>

<h2>Le Kazakhstan, puissance du « hedging »</h2>

<p>C’est sur ce point que la tribune de Ken Moriyasu apporte son concept le plus intéressant.</p>

<p>Il qualifie le Kazakhstan de <strong>« world's most important hedger »</strong>, que l’on pourrait traduire par l’un des États les plus importants au monde dans l’art de la couverture ou de l’équilibrage géopolitique.</p>

<p>Dans le langage des relations internationales, le « hedging » désigne une stratégie intermédiaire entre l’alignement et la neutralité.</p>

<p>Un État ne choisit pas définitivement un camp.</p>

<p>Il multiplie les partenariats, limite les dépendances et cherche à conserver plusieurs options ouvertes simultanément.</p>

<p>C’est exactement ce que le Kazakhstan tente de faire.</p>

<p>Le pays partage plus de 7 000 kilomètres de frontière avec la Russie et près de 1 800 kilomètres avec la Chine.</p>

<p>Il est à la fois un État d’Asie centrale, une puissance énergétique, un producteur majeur d’uranium et un territoire indispensable aux nouvelles routes commerciales reliant la Chine, la mer Caspienne, le Caucase et l’Europe.</p>

<p>Pour Pékin, le Kazakhstan constitue l’un des principaux maillons terrestres des corridors eurasiatiques.</p>

<p>Pour Moscou, il reste un partenaire essentiel de l’espace post-soviétique.</p>

<p>Pour l’Union européenne, il représente un fournisseur stratégique d’énergie, d’uranium et de matières premières critiques.</p>

<p>Pour Washington, l’Asie centrale devient progressivement un espace où il est possible de diversifier les chaînes d’approvisionnement et de réduire certaines dépendances vis-à-vis de la Chine.</p>

<h2>Le véritable objectif : ne dépendre de personne</h2>

<p>Depuis plusieurs décennies, la diplomatie kazakhe repose sur ce que l’on appelle une politique étrangère multivectorielle.</p>

<p>Son principe est simple dans sa formulation, mais extrêmement difficile dans son exécution :</p>

<p>coopérer avec la Russie sans dépendre de la Russie ;</p>

<p>développer les relations économiques avec la Chine sans entrer dans son orbite exclusive ;</p>

<p>renforcer les relations avec les États-Unis et l’Union européenne sans devenir un instrument occidental dans une confrontation avec Moscou ou Pékin.</p>

<p>Pour Ken Moriyasu, c’est précisément cette capacité de manœuvre qui explique en partie l’importance accordée à la stabilité politique intérieure.</p>

<p>Un État politiquement fragmenté ou traversé par une lutte de succession serait beaucoup plus vulnérable aux pressions extérieures.</p>

<p>Dans cette perspective, la consolidation du pouvoir par Tokayev est un moyen de préserver non seulement le contrôle politique interne, mais également l’autonomie stratégique du Kazakhstan.</p>

<h2>Trois grandes puissances autour d’Astana</h2>

<p>La compétition géopolitique devient par ailleurs de plus en plus visible en Asie centrale.</p>

<p>La Chine investit dans les infrastructures terrestres, ferroviaires, énergétiques et logistiques permettant de relier son économie aux marchés occidentaux tout en réduisant sa dépendance aux routes maritimes.</p>

<p>La Russie demeure la puissance historique et sécuritaire dominante de la région.</p>

<p>Les États-Unis, pour leur part, manifestent un intérêt croissant pour les minerais critiques, les chaînes d’approvisionnement, les transports et le positionnement géopolitique de l’Asie centrale.</p>

<p>Moriyasu souligne ainsi que le Kazakhstan doit aujourd’hui réussir une tâche particulièrement délicate : faire en sorte que Moscou, Pékin et Washington aient chacun le sentiment d’entretenir avec Astana une relation importante, sans permettre à aucun de ces acteurs de devenir dominant.</p>

<p>C’est la définition même du « hedging ».</p>

<h2>La véritable échéance : l’après-Tokayev</h2>

<p>La question centrale n’est donc peut-être pas celle du résultat du 23 août.</p>

<p>Le véritable enjeu pourrait être celui de la transition politique à venir.</p>

<p>Le nouveau Kurultai doit tenir sa première séance le 28 août 2026.</p>

<p>L’une des étapes importantes sera ensuite la mise en place du nouveau dispositif institutionnel et notamment la désignation du vice-président.</p>

<p>Cette fonction pourrait devenir l’un des pivots de la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir.</p>

<p>La question de 2029 demeure également particulièrement sensible.</p>

<p>Ken Moriyasu rappelle que la Cour constitutionnelle a considéré que la nouvelle Constitution pouvait modifier la lecture du calendrier présidentiel, ce qui entretient l’hypothèse théorique d’une nouvelle candidature de Tokayev après l’expiration de son mandat actuel.</p>

<p>Mais il rapporte également qu’une source proche du pouvoir lui a indiqué que cette possibilité ne devait pas nécessairement être interprétée comme la preuve d’une volonté de rester au pouvoir, mais plutôt comme un moyen d’éviter que Tokayev ne devienne trop tôt un président en fin de mandat.</p>

<p>Autrement dit : conserver l’option ouverte afin de préserver l’autorité jusqu’au moment de la transition.</p>

<h2>Un pari politique et géopolitique</h2>

<p>L’analyse de Ken Moriyasu permet donc de poser autrement la question kazakhe.</p>

<p>Tokayev ne cherche pas uniquement à gagner des élections ou à consolider son pouvoir.</p>

<p>Il cherche à résoudre plusieurs équations simultanément.</p>

<p>Renforcer l’État sans fermer complètement la société.</p>

<p>Préparer une succession sans déclencher prématurément une guerre de succession.</p>

<p>Préserver la relation stratégique avec la Russie sans devenir dépendant de Moscou.</p>

<p>Attirer les investissements chinois sans tomber dans une dépendance économique excessive envers Pékin.</p>

<p>Approfondir les relations avec Washington et Bruxelles sans être perçu comme un adversaire par les deux grands voisins du Kazakhstan.</p>

<p>Et conserver une souveraineté stratégique dans une région où la compétition entre grandes puissances ne fera probablement que s’intensifier.</p>

<p>C’est là que se situe le véritable pari de Tokayev.</p>

<p>Le scrutin du 23 août a renforcé son architecture politique.</p>

<p>Mais le véritable test sera ailleurs :</p>

<p><strong>le Kazakhstan pourra-t-il consolider l’État sans rigidifier le système, organiser une succession sans provoquer de rupture et continuer à équilibrer la Russie, la Chine, les États-Unis et l’Europe sans perdre sa liberté stratégique ?</strong></p>

<p>Comme le suggère Ken Moriyasu dans Nikkei Asia, la réponse ne sera probablement pas visible immédiatement.</p>

<p>C’est dans plusieurs années que l’on saura si le pari de stabilité de Tokayev aura réellement permis au Kazakhstan de conserver ce qui constitue aujourd’hui son principal capital géopolitique : <strong>sa capacité à parler avec toutes les grandes puissances sans appartenir exclusivement au camp d’aucune d’entre elles.</strong></p>

<h3>Source principale</h3>

<p><strong>Ken Moriyasu</strong>, « <em>Kazakhstan, the world's most important hedger, bets on stability – Tokayev consolidates power to preserve a balance between China, Russia and the US</em> », <strong>Nikkei Asia</strong>, rubrique Opinion, 26 août 2026.</p>

<p>Ken Moriyasu est ancien correspondant de Nikkei et senior fellow au <strong>Hudson Institute</strong>.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-08-26%20192917(1).png" style="height:624px; width:800px" /></p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 20:36:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-le-grand-pari-de-tokayev-sur-la-stabilite-1787766279.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>TGF, Özbekistan Gazeteciler Birliği ile iş birliği protokolü imzaladı</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tgf-ozbekistan-gazeteciler-birligi-ile-is-birligi-protokolu-imzaladi-14371</link>
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                <description><![CDATA[TGF, Özbekistan Gazeteciler Birliği ile iş birliği protokolü imzaladı]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>

<h1>TGF, Özbekistan Gazeteciler Birliği ile iş birliği protokolü imzaladı</h1>

<h2>Balıkesir’de düzenlenen Uluslararası Yapay Zeka ve Medya Çalıştayı, Türk dünyası gazetecileri arasında yeni bir kurumsal iş birliğine sahne oldu</h2>

<p><strong>Bruxelles Korner / Balıkesir</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/780981542_1776236050523119_1786877404049082882_n.jpg" style="height:440px; width:610px" /></strong></p>

<p>Türkiye Gazeteciler Federasyonu (TGF), Özbekistan Gazeteciler Birliği ile medya alanındaki ilişkileri geliştirmek, gazeteciler arasındaki mesleki dayanışmayı artırmak ve ortak projelere zemin hazırlamak amacıyla iş birliği protokolü imzaladı.</p>

<p>Protokol, Balıkesir Gazeteciler ve Yazarlar Cemiyeti’nin ev sahipliğinde gerçekleştirilen <strong>Uluslararası Yapay Zeka ve Medya Çalıştayı</strong> kapsamında imzalandı.</p>

<p>Çalıştay, Türkiye’nin yanı sıra Özbekistan, Azerbaycan, Kırgızistan, Kuzey Kıbrıs Türk Cumhuriyeti ve İngiltere’den gazeteciler ile medya temsilcilerini Balıkesir’de bir araya getirdi.</p>

<h2>Karaca: “Türk dünyasından kardeşlerimizle beraber olmanın mutluluğunu yaşıyoruz”</h2>

<p>Çalıştay kapsamında düzenlenen basın toplantısında konuşan Türkiye Gazeteciler Federasyonu Genel Başkanı <strong>Yılmaz Karaca</strong>, organizasyonun uluslararası niteliğine dikkat çekerek Türk dünyası medya kuruluşları arasındaki ilişkilerin geliştirilmesinin önemini vurguladı.</p>

<p>Karaca şöyle konuştu:</p>

<p>“Buranın en büyük özelliği, Türkiye Gazeteciler Federasyonu olarak biz Başkanlar Konseyimizi yaparken sizlerin de Özbekistan, Azerbaycan, Kırgızistan, Kıbrıs ve İngiltere’den pek çok dostumuzun katılımıyla buranın uluslararası bir nitelik kazanmasıdır. Türk dünyasından kardeşlerimizle beraber olmanın büyük bir mutluluğunu yaşıyoruz.”</p>

<p>TGF’nin geçmiş yıllarda film yarışmaları, Türk dünyası basın şuraları ve farklı uluslararası medya organizasyonları gerçekleştirdiğini hatırlatan Karaca, önümüzdeki dönemde bu ilişkilerin daha kurumsal ve sürdürülebilir bir zeminde devam ettirilmesinin hedeflendiğini belirtti.</p>

<h2>Oripov: “Türk dünyasının medya köprüleri güçlenecek”</h2>

<p>Özbekistan Gazeteciler Birliği Başkanı <strong>Shuhrat Oripov</strong> da Balıkesir’de Türk dünyasının farklı ülkelerinden gelen gazetecilerle buluşmaktan duyduğu memnuniyeti dile getirdi.</p>

<p>Oripov, Türkiye ile Özbekistan arasındaki medya iş birliğinin yalnızca iki ülkenin gazetecileri açısından değil, daha geniş anlamda Türk dünyasının iletişim ağı açısından da önem taşıdığını belirtti.</p>

<p>Oripov şu değerlendirmede bulundu:</p>

<p>“Türkiye’de, bu güzel şehir Balıkesir’de meslektaşlarımızla bir araya gelmekten ve Türk dünyasının ortak geleceği için kritik bir adım atmaktan büyük bir onur duyuyoruz. İmzaladığımız bu protokol, sadece iki ülke gazetecileri arasında değil, tüm Türk dünyasının medya köprülerinin güçlenmesinde tarihi bir dönüm noktasıdır.”</p>

<p>Oripov, özellikle yapay zekânın medya sektörünü hızla dönüştürdüğü bir dönemde gazetecilik kuruluşlarının ortak projeler geliştirmesinin, tecrübe paylaşımında bulunmasının ve yeni teknolojilere birlikte uyum sağlamasının giderek daha önemli hale geldiğini ifade etti.</p>

<h2>Yapay zekâ çağında ortak medya projeleri</h2>

<p>Uluslararası Yapay Zeka ve Medya Çalıştayı’nın ana gündemlerinden biri de yapay zekânın gazetecilik üzerindeki etkileri oldu.</p>

<p>Haber üretim süreçlerinin otomasyonu, dezenformasyonla mücadele, yapay zekâ destekli içerik üretimi, gazetecilik etiği ve mesleğin geleceği gibi konuların tartışıldığı organizasyon, aynı zamanda Türk dünyasındaki medya kuruluşları arasında yeni iş birliklerinin geliştirilmesine imkân sağladı.</p>

<p>Bu çerçevede Türkiye Gazeteciler Federasyonu ile Özbekistan Gazeteciler Birliği arasında gerçekleştirilen görüşmeler, akşam saatlerinde resmi bir iş birliği protokolünün imzalanmasıyla sonuçlandı.</p>

<h2>Gazeteciler arasında karşılıklı dayanışma hedefleniyor</h2>

<p>İmzalanan protokol kapsamında iki kuruluş arasında;</p>

<ul>
	<li>
	<p>gazetecilerin mesleki deneyimlerinin paylaşılması,</p>
	</li>
	<li>
	<p>karşılıklı ziyaret ve temasların artırılması,</p>
	</li>
	<li>
	<p>medya çalışanlarının ortak sorunlarının ele alınması,</p>
	</li>
	<li>
	<p>eğitim ve mesleki gelişim programlarının düzenlenmesi,</p>
	</li>
	<li>
	<p>yapay zekâ ve dijital medya alanında ortak çalışmalar yürütülmesi,</p>
	</li>
	<li>
	<p>Türk dünyasında ortak medya projelerinin geliştirilmesi</p>
	</li>
</ul>

<p>gibi başlıklarda iş birliğinin güçlendirilmesi hedefleniyor.</p>

<p>TGF Genel Başkanı Yılmaz Karaca, protokolün Türkiye ve Özbekistan gazetecilik camiaları arasındaki ilişkileri daha ileri bir seviyeye taşımasını ve Türk dünyasında daha güçlü bir medya dayanışmasının oluşmasına katkı sağlamasını temenni etti.</p>

<h2>Türk dünyasında medya diplomasisi güçleniyor</h2>

<p>Balıkesir’de atılan bu adım, Türkiye ile Özbekistan arasında son yıllarda hızla gelişen siyasi, ekonomik ve kültürel ilişkilerin medya alanına da daha kurumsal biçimde yansıdığını gösteriyor.</p>

<p>Özellikle dijitalleşme ve yapay zekânın küresel medya düzenini yeniden şekillendirdiği bir süreçte, Türk dünyasındaki gazetecilik kuruluşlarının bilgi paylaşımını artırması ve ortak iletişim ağları oluşturması stratejik önem taşıyor.</p>

<p>Türkiye Gazeteciler Federasyonu ile Özbekistan Gazeteciler Birliği arasında imzalanan protokol de bu açıdan yalnızca iki meslek kuruluşu arasındaki bir anlaşma değil, <strong>Türk dünyasında giderek güçlenen medya diplomasisinin yeni halkalarından biri</strong> olarak değerlendirilebilir.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 17:36:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/tgf-ozbekistan-gazeteciler-birligi-ile-is-birligi-protokolu-imzaladi-1787755424.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakistan’da seçim sonrası yeni dönem: Kurultay 28 Ağustos’ta göreve başlıyor</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakistanda-secim-sonrasi-yeni-donem-kurultay-28-agustosta-goreve-basliyor-14370</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakistanda-secim-sonrasi-yeni-donem-kurultay-28-agustosta-goreve-basliyor-14370</guid>
                <description><![CDATA[Kazakistan’da seçim sonrası yeni dönem: Kurultay 28 Ağustos’ta göreve başlıyor
Adilet Partisi 145 sandalyenin 110’unu kazanırken, yeni tek meclisli yapı Türk dünyasında siyasi ve sembolik açıdan yakından izleniyor
Bruxelles Korner / Kadir Duran – Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakistan’da seçim sonrası yeni dönem: Kurultay 28 Ağustos’ta göreve başlıyor</h1>

<h2>Adilet Partisi 145 sandalyenin 110’unu kazanırken, yeni tek meclisli yapı Türk dünyasında siyasi ve sembolik açıdan yakından izleniyor</h2>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran – Astana</strong></p>

<p>Kazakistan’da 23 Ağustos 2026 tarihinde gerçekleştirilen tarihî seçimlerin ardından siyasi takvim hızlandı. Cumhurbaşkanı Kasım Cömert Tokayev, yeni tek kamaralı parlamentonun —Kurultay’ın— ilk oturumunu <strong>28 Ağustos 2026 Cuma günü saat 11.00’de Astana’da</strong> gerçekleştirmesi için kararname imzaladı.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/03d45556-acbc-4706-9cc0-3fdb7bf9f3a0.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>26 Ağustos’ta yayımlanan 1411 sayılı kararname, Kazakistan’ın yeni anayasal düzeninin artık teorik bir reform olmaktan çıkıp kurumsal uygulama aşamasına geçtiğini gösteriyor. Kurultay’ın ilk oturumunda başkanın seçilmesi, yönetim organlarının ve ihtisas komitelerinin oluşturulması bekleniyor.</p>

<p>Böylece Kazakistan, uzun yıllar boyunca uyguladığı Senato ve Meclis’ten oluşan iki kamaralı parlamenter yapıyı geride bırakarak, 145 milletvekilinden meydana gelen tek meclisli sisteme resmen geçiyor. <a href="https://www.akorda.kz/ru/o-sozyve-pervoy-sessii-kurultaya-respubliki-kazahstan-pervogo-sozyva-2672716">Akorda’nın 26 Ağustos tarihli kararnamesi</a></p>

<h2>Adilet Partisi 110 sandalyeyle belirleyici güç</h2>

<p>Kazakistan Merkez Seçim Komisyonu tarafından 25 Ağustos’ta açıklanan kesin sonuçlara göre, Cumhurbaşkanı Tokayev’in siyasi çizgisine yakın <strong>Adilet Partisi</strong>, oyların yüzde 71,17’sini alarak seçimlerden açık ara birinci çıktı.</p>

<p>Adilet, 145 sandalyeli Kurultay’da 110 milletvekiliyle temsil edilecek. Bu sayı yalnızca mutlak çoğunluk anlamına gelmiyor; partiye meclis gündemini ve yasama sürecini çok geniş bir hareket alanıyla belirleme gücü de veriyor.</p>

<table>
	<thead>
		<tr>
			<th>Parti</th>
			<th>Oy</th>
			<th>Oy oranı</th>
			<th>Sandalye</th>
		</tr>
	</thead>
	<tbody>
		<tr>
			<td>Adilet Partisi</td>
			<td>6.528.948</td>
			<td>%71,17</td>
			<td>110</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Auyl Partisi</td>
			<td>574.621</td>
			<td>%6,26</td>
			<td>10</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Respublica Partisi</td>
			<td>509.631</td>
			<td>%5,56</td>
			<td>9</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Ak Jol Demokratik Partisi</td>
			<td>yaklaşık 478 bin</td>
			<td>%5,21</td>
			<td>8</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Ulusal Sosyal Demokrat Parti</td>
			<td>yaklaşık 469 bin</td>
			<td>%5,11</td>
			<td>8</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Kazakistan Halk Partisi ile çevreci Baytaq Partisi ise yüzde 5’lik seçim barajını aşamadıkları için yeni Kurultay’da temsil edilemeyecek.</p>

<p>Toplam <strong>12.623.289 kayıtlı seçmenden 9.351.539’u</strong> sandığa gitti. Kesin katılım oranı yüzde 74,08 olarak açıklandı. Dolayısıyla TRT yayınındaki sözlü aktarımda geçen “900 milyon” ifadesi açık bir dil sürçmesidir; doğru rakam 9 milyon 351 bin 539 seçmendir. <a href="https://astanatimes.com/2026/08/adilet-wins-kurultai-elections-with-71-17-of-vote/">Kesin seçim sonuçları</a></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b9a7ac9c-77e6-4a07-9f37-62182a0704f4(1).png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h2>Parlamentonun adı değişti, siyasi denge büyük ölçüde değişmedi</h2>

<p>Seçimlerin ortaya çıkardığı temel gerçek şudur: Kazakistan’ın kurumsal mimarisi önemli ölçüde değişirken siyasi güç dengesi aynı ölçüde çoğulculaşmadı.</p>

<p>Adilet Partisi yeni bir siyasi oluşum görünümünde olsa da eski iktidar partisi Amanat’ın teşkilat yapısının büyük bölümünü devraldı. Bu nedenle seçim, iktidarın el değiştirmesinden çok, Tokayev döneminin siyasi ve kurumsal olarak yeniden yapılandırılması anlamına geliyor.</p>

<p>Kurultay’ın beş partili olması belirli bir parlamenter çeşitlilik sağlayacak. Ancak Adilet’in sandalyelerin yüzde 75’inden fazlasını kontrol etmesi, diğer dört partinin yasama sürecindeki gerçek etkisini sınırlayabilir.</p>

<p>Uluslararası gözlemcilerin ve bağımsız analistlerin bundan sonraki dönemde izleyeceği asıl konu, muhalefet partilerinin yalnızca temsil edilip edilmediği değil, hükümet politikalarını denetleyebilecek gerçek bir siyasi alan bulup bulamayacağı olacaktır.</p>

<h2>Tek meclis daha hızlı karar alabilir</h2>

<p>Yeni sistemin savunucularına göre iki kamaralı yapının kaldırılması, yasaların daha hızlı hazırlanmasını ve kabul edilmesini sağlayacak. Senato ile eski Meclis arasındaki prosedürlerin ortadan kalkması, yürütme ile yasama arasındaki koordinasyonu artırabilir.</p>

<p>Ancak hız ile demokratik denetim arasında hassas bir denge bulunuyor. İkinci bir meclisin bulunmaması, yasa tasarılarının yeniden incelenmesi ve dengelenmesi için mevcut olan kurumsal filtreden vazgeçilmesi anlamına da geliyor.</p>

<p>Bu nedenle Kurultay’ın başarısı yalnızca kaç yasa çıkardığıyla ölçülemez. Gerçek ölçüt; komitelerin bağımsızlığı, milletvekillerinin hükümeti sorgulama kapasitesi, bütçe denetimi ve toplumdaki farklı görüşlerin karar süreçlerine ne kadar yansıtılacağı olacaktır.</p>

<h2>Kürşad Zorlu: “Ata mirasımız Kurultay”</h2>

<p>AK Parti Genel Başkan Yardımcısı ve Türk Devletleriyle İlişkiler Başkanı <strong>Kürşad Zorlu</strong>, seçimlerin Türk dünyası açısından taşıdığı sembolik öneme dikkat çekti.</p>

<p>Zorlu, yüzyıllar sonra bir Türk devletinin parlamentosunun “Kurultay” adıyla çalışmaya başlayacak olmasını tarihî bir gelişme olarak değerlendirdi:</p>

<p>“Bu seçimlerle şekillenen yeni dönemin Türk dünyası açısından bir önemi de yüzyıllar sonra ilk kez ata mirasımız olan ‘Kurultay’ ismiyle parlamentonun çalışmalarına başlayacak olmasıdır. Kurultay, adaletin, istişarenin ve millet iradesinin Türk devlet felsefesindeki en somut karşılığıdır.”</p>

<p>Zorlu ayrıca Kazakistan’ın tek kamaralı yapısının Türkiye Büyük Millet Meclisi ile daha uyumlu bir parlamentolar arası iş birliği zemini oluşturabileceğini belirtti. <a href="https://www.trtavaz.com.tr/haber/tur/turkistandan/zorludan-kazakistan-secimleri-ve-kurultay-donemi-icin-tebrik-mesaji/6a8bfd8e3c19a3ef280579d6">Kürşad Zorlu’nun değerlendirmesi</a></p>

<h2>Türk dünyası açısından sembolden fazlası</h2>

<p>“Kurultay” kavramı Türk devlet geleneğinde yalnızca bir toplantının adı değildir. Devlet meselelerinin ortak akılla ele alınmasını, istişareyi ve siyasi meşruiyeti ifade eder.</p>

<p>Bu tarihî kavramın modern bir parlamentoya verilmesi, Türk dünyasının ortak siyasi hafızasının günümüz devlet kurumlarında yeniden görünür hâle gelmesi bakımından önemlidir.</p>

<p>Bununla birlikte isim ile işleyişi birbirinden ayırmak gerekiyor. Tarihî mirasın gerçek anlam kazanması, Kurultay’ın yalnızca güçlü bir iktidar çoğunluğunun kararlarını onaylayan bir kurum değil, tartışmanın, denetimin ve toplumsal temsilin merkezi hâline gelmesine bağlıdır.</p>

<h2>28 Ağustos’tan sonra ne olacak?</h2>

<p>İlk oturumla birlikte Kurultay başkanının seçilmesi, parti gruplarının resmen oluşturulması ve komitelerin belirlenmesi bekleniyor. Aynı zamanda Tokayev’in yeni anayasanın getirdiği cumhurbaşkanı yardımcılığı makamına kimi atayacağı da yakından izlenecek.</p>

<p>Kazakistan seçimleri tamamladı; fakat reformların gerçek sınavı şimdi başlıyor.</p>

<p>Yeni sistem daha hızlı karar üretebilir. Tokayev yönetimine daha bütünlüklü bir siyasi hareket alanı da sağlayabilir. Ancak Kurultay’ın tarihî adına uygun biçimde gerçek bir istişare ve denetim organı olup olmayacağını seçim sonuçları değil, <strong>28 Ağustos’tan sonra ortaya koyacağı siyasi pratik</strong> belirleyecek.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b9a7ac9c-77e6-4a07-9f37-62182a0704f4(1).png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<h1>Kürşad Zorlu kimdir?</h1>

<p><strong>Prof. Dr. Kürşad Zorlu</strong>, Türk akademisyen, siyaset bilimci, gazeteci ve siyasetçidir. Hâlen <strong>AK Parti Ankara Milletvekili</strong>, <strong>AK Parti Genel Başkan Yardımcısı</strong> ve <strong>Türk Devletleri ile İlişkiler Başkanı</strong> olarak görev yapmaktadır.</p>

<p>9 Nisan 1977’de Yozgat’ın Yerköy ilçesinde doğan Zorlu, Selçuk Üniversitesi Kamu Yönetimi Bölümünden mezun oldu. Yüksek lisans ve doktora çalışmalarının ardından akademik kariyerine devam ederek profesör unvanını aldı. Yönetim bilimleri, siyaset bilimi, kamu yönetimi, Türk dünyası ve Orta Asya üzerine çalışmalar yürüttü.</p>

<p>Akademik hayatında Ahi Evran Üniversitesi, Bozok Üniversitesi ve Ankara Hacı Bayram Veli Üniversitesi gibi kurumlarda görev aldı. Bozok Üniversitesi İktisadi ve İdari Bilimler Fakültesi Dekanlığı yaptı. ABD’de South Carolina Üniversitesinde misafir öğretim üyesi olarak bulundu.</p>

<p>Kamu görevleri sırasında Sağlık Bakanlığı, Ulaştırma Bakanlığı, PTT, Türk İşbirliği ve Koordinasyon Ajansı Başkanlığı ile Ahmet Yesevi Uluslararası Türk-Kazak Üniversitesinde çeşitli danışmanlık ve yöneticilik görevleri üstlendi.</p>

<p>Yeniçağ, Vatan ve Habertürk gazetelerinde köşe yazarlığı yapan Zorlu; dış politika, Türk dünyası, Orta Asya, milliyetçilik ve Türkiye’nin bölgesel stratejileri üzerine değerlendirmeleriyle tanındı.</p>

<h2>Siyasi kariyeri</h2>

<p>Kürşad Zorlu, 2022 yılında İYİ Parti’ye katıldı ve partide sözcülük ile medya ilişkileri başkanlığı görevlerini yürüttü. 2023 genel seçimlerinde Ankara milletvekili seçildi.</p>

<p>2 Ocak 2025’te İYİ Parti’den istifa etti. 21 Ocak 2025’te Cumhurbaşkanı Recep Tayyip Erdoğan’ın rozet takmasıyla AK Parti’ye katıldı. Şubat 2025’te düzenlenen AK Parti 8. Olağan Büyük Kongresi’nde Genel Başkan Yardımcılığına getirildi ve yeni kurulan <strong>Türk Devletleri ile İlişkiler Başkanlığının</strong> başına atandı. TBMM kayıtlarında Ankara milletvekili olarak AK Parti grubunda yer almaktadır. <a href="https://www5.tbmm.gov.tr/develop/owa/milletvekillerimiz_sd.mv_liste_eskiler?p_donem_kodu=28&amp;utm_source=chatgpt.com" rel="noopener" target="_new">TBMM milletvekili listesi</a></p>

<h2>Türk dünyasındaki rolü</h2>

<p>Zorlu’nun günümüzdeki temel siyasi çalışma alanı Türkiye’nin Azerbaycan, Kazakistan, Kırgızistan, Özbekistan, Türkmenistan, Kuzey Kıbrıs Türk Cumhuriyeti ve diğer Türk topluluklarıyla ilişkileridir.</p>

<p>Başkanlığını yürüttüğü yapı özellikle şu konulara odaklanmaktadır:</p>

<ul>
	<li>Türk Devletleri Teşkilatı içindeki siyasi ve ekonomik iş birliği</li>
	<li>Ortak alfabe, dil ve kültür çalışmaları</li>
	<li>Ulaştırma, enerji ve Orta Koridor projeleri</li>
	<li>Parlamentolar ve siyasi partiler arasındaki ilişkiler</li>
	<li>Türk dünyasındaki soydaş ve akraba topluluklarla bağların güçlendirilmesi</li>
</ul>

<p>Kazakistan’daki yeni Kurultay seçimlerine ilişkin açıklaması da bu görev çerçevesinde değerlendirilmelidir. Zorlu, “Kurultay” adını Türk devlet geleneğindeki <strong>adalet, istişare ve millet iradesinin sembolü</strong> olarak görmekte; Kazakistan’ın tek kamaralı parlamentoya geçişinin Türkiye ile parlamentolar arası uyumu güçlendirebileceğini savunmaktadır.</p>

<p>Kısacası Kürşad Zorlu, akademik Türk dünyası çalışmalarını aktif siyasete taşıyan; Ankara’nın Türk devletleriyle ilişkilerinde parti diplomasisi, kültürel birlik ve stratejik entegrasyon alanlarında öne çıkan bir isimdir. <a href="https://www.akparti.org.tr/haberler/genel-baskan-yardimcimiz-zorlu-3-ekim-turk-devletleri-%C4%B1sbirligi-gunu-programinda-konustu-03-10-2025-21-01-44/?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener" target="_new">AK Parti – Türk Devletleri ile İlişkiler Başkanlığı faaliyetleri</a></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 17:12:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakistanda-secim-sonrasi-yeni-donem-kurultay-28-agustosta-goreve-basliyor-1787754155.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Will Tajikistan Succeed in Building an Integrated National Digital System?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/will-tajikistan-succeed-in-building-an-integrated-national-digital-system-14369</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/will-tajikistan-succeed-in-building-an-integrated-national-digital-system-14369</guid>
                <description><![CDATA[Will Tajikistan Succeed in Building an Integrated National Digital System?
By Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion writer specializing in Central Asian affairs]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Will Tajikistan Succeed in Building an Integrated National Digital System?</h1>

<p><strong>By Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specializing in Central Asian affairs</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/e52a6900-fec1-44e8-8cce-0f1b0ada3fb1.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>In a mountainous country such as Tajikistan, where distances are vast and access to services varies sharply between cities and remote valleys, digitalization is no longer a technological luxury. It has become a practical matter concerning both the dignity of citizens and the efficiency of the state.</p>

<p>Can citizens submit their personal information once and then interact with public institutions simply and transparently, without repeatedly providing the same documents or navigating cumbersome administrative procedures?</p>

<p>This is what Tajikistan is now seeking to achieve through a series of cautious and measured steps. The objective is not merely to place existing services online, but to restructure the relationship between citizens, businesses and the state around the principles of integration, efficiency and trust.</p>

<p>The country’s progress should therefore be assessed with a balanced perspective, avoiding both excessive enthusiasm and reflexive pessimism.</p>

<h2>From Separate Services to an Integrated Digital State</h2>

<p>On 19 August, President Emomali Rahmon chaired the first meeting of the Council for the Development of the Digital Economy. During the meeting, he issued clear instructions to prioritize the electronic coordination of public services and ensure the integration of state information systems.</p>

<p>This was not a minor administrative decision. It signalled that Tajikistan is beginning to move beyond the development of isolated electronic services towards the construction of a unified digital infrastructure for the state.</p>

<p>From an analytical perspective, the decisions adopted during the meeting represent a genuine shift in approach. Existing systems often operate independently of one another, forcing citizens and businesses to submit the same information repeatedly, while many administrative procedures continue to rely on paper documentation.</p>

<p>The most significant reform is the proposed adoption of the “once-only” principle for submitting data.</p>

<p>If implemented effectively, this principle would allow government agencies to retrieve the information they require through interconnected state registers. Citizens and business owners would no longer need to carry the same files from one government office to another.</p>

<p>Such a transformation would affect more than the delivery of public services. It could gradually reshape the broader structure of public administration.</p>

<p>For businesses, integrated platforms could make it possible to complete registration, taxation, customs and licensing procedures more efficiently. The Customs Service has also been instructed to prepare a roadmap for a fully paperless system—an initiative that could become one of the most important components of Tajikistan’s digitalization of foreign trade.</p>

<h2>A Growing Economic Sector</h2>

<p>The available figures indicate that Tajikistan’s information and communications sector continues to expand steadily.</p>

<p>The value of paid services in the sector reached 3.07 billion somoni—approximately USD 333.2 million—between January and June 2026. This compares with 2.47 billion somoni during the same period of the previous year, representing growth of approximately 24.6%.</p>

<p>During the first half of 2026, the total value of goods produced and services provided across the main sectors of the economy reached 81.68 billion somoni, or approximately USD 8.86 billion, at current prices. In real terms, this represented an increase of 8.2% compared with the corresponding period of 2025.</p>

<p>Transport, storage, information and communications accounted for 7.28 billion somoni—approximately USD 789.7 million—or 8.9% of the total.</p>

<p>These figures underline the growing contribution of information and communications to the Tajik economy. They also demonstrate that digital transformation is not merely an administrative project: it is becoming an increasingly important component of the country’s wider economic development.</p>

<h2>Infrastructure Will Determine the Outcome</h2>

<p>Infrastructure will be one of the decisive factors in Tajikistan’s digital transformation.</p>

<p>Under the medium-term Digital Economy Development Programme for 2026–2030, the principal priorities include expanding digital infrastructure, creating a national data system, integrating state registers and digitalizing both the real economy and the social sectors.</p>

<p>At the Council meeting, these priorities were supplemented by measures aimed at fully digitalizing public services, supporting digital entrepreneurship, developing artificial intelligence and strengthening cybersecurity.</p>

<p>However, the state will also need to address the accessibility of digital services. The authorities have been instructed to improve internet quality and expand coverage, particularly in remote areas.</p>

<p>This is essential. The effectiveness of digital transformation will depend not only on government platforms and software, but also on the availability, reliability and affordability of basic digital infrastructure.</p>

<p>A sophisticated online public service is of little practical value to citizens who cannot access a stable internet connection.</p>

<h2>The Challenge of Human Capital</h2>

<p>Another potential obstacle is the availability of skilled personnel.</p>

<p>The Ministry of Education and Science has been instructed to align the education and retraining system more closely with labour-market requirements, while also improving digital literacy among the general population.</p>

<p>In August, Minister of Economic Development and Trade Abdullo Rahmonzoda discussed human-capital development with Takashi Nagaoka, Director of the International Monetary Fund’s Regional Office for Asia and the Pacific. Their discussions also covered Tajikistan’s participation in the Japan–IMF Scholarship Program for Asia, known as JISPA.</p>

<p>The two sides examined opportunities to train specialists in macroeconomic analysis, trade and investment policy, artificial intelligence and the digital economy.</p>

<p>These initiatives are important because digital transformation cannot be sustained through imported technologies alone. Tajikistan will need its own engineers, data specialists, cybersecurity professionals, public administrators and policymakers capable of designing, managing and regulating the emerging digital system.</p>

<h2>Artificial Intelligence and the National Data Architecture</h2>

<p>Plans to introduce artificial intelligence have emerged as a distinct component of Tajikistan’s digital transformation.</p>

<p>The Agency for Innovation and Digital Technologies has been instructed to prepare proposals for the responsible use of artificial intelligence in the national economy while strengthening cybersecurity.</p>

<p>In the short term, AI applications are likely to focus on data processing, the automation of selected administrative procedures and improvements in the efficiency of public services. Over time, their use could expand into education, healthcare, finance and other areas of the economy.</p>

<p>However, developing artificial intelligence will require more than technological solutions. It will also require clear rules governing the collection and use of data, reliable mechanisms for protecting personal information and a sufficiently qualified workforce.</p>

<p>In this respect, the proposed national data system and the integration of state registers could provide the basic infrastructure necessary for the wider adoption of AI technologies.</p>

<p>Yet the same infrastructure also raises questions. Who will have access to citizens’ data? How will that information be protected? What mechanisms will allow individuals to correct inaccurate records or challenge automated administrative decisions?</p>

<p>The success of digitalization will therefore depend not only on technological capacity, but also on public confidence in the institutions managing the system.</p>

<h2>International Cooperation: Opportunity and Dependency</h2>

<p>Tajikistan is simultaneously expanding its international cooperation in digital technologies.</p>

<p>During the sixth meeting of the Tajikistan–European Union Subcommittee on Development, the two sides discussed the digital economy alongside transport, energy, investment and other areas of cooperation. Implementing the EU’s Global Gateway initiative and coordinating joint projects with the Tajik government were identified among the priorities.</p>

<p>Separate discussions are also taking place with international technology companies. The Agency for Innovation and Digital Technologies recently met with an Apple representative to discuss digital technologies, artificial intelligence, IT education, the development of an innovation ecosystem and possible joint projects.</p>

<p>These partnerships may provide access to investment, expertise and advanced technologies. However, they will deliver lasting results only if they are integrated into Tajikistan’s national digital architecture rather than remaining isolated initiatives.</p>

<p>International cooperation should help the country strengthen its own institutional and technological capacity. It should not create a fragmented digital environment dependent on incompatible platforms, foreign providers or disconnected pilot projects.</p>

<h2>A Coherent Strategy, but Significant Risks Remain</h2>

<p>From an analytical standpoint, Tajikistan’s strategy appears coherent in its broad outlines. It combines the integration of state data, the “once-only” principle, the digitalization of services, the development of artificial intelligence and greater attention to infrastructure, cybersecurity and human capital.</p>

<p>If implemented properly, this approach could reduce paperwork, shorten administrative procedures and simplify interactions between citizens, businesses and the state.</p>

<p>Nevertheless, significant risks remain.</p>

<p>If electronic services expand more rapidly than government information systems can be integrated, administrative procedures may remain fragmented. Citizens could still be required to submit the same information repeatedly—only through digital forms rather than paper files.</p>

<p>Weak internet coverage in remote regions could also deepen the divide between urban and rural communities. A shortage of qualified professionals may slow implementation, while insufficient cybersecurity and data-protection safeguards could undermine public trust.</p>

<p>Private investment and international partnerships can accelerate the process, but they will require common technical standards, transparent procurement procedures and credible mechanisms for protecting personal information.</p>

<p>The essential question is therefore not whether Tajikistan can launch more platforms. It is whether the country can connect those platforms into a reliable, accessible and accountable national system.</p>

<h2>Technology Must Remain at the Service of People</h2>

<p>Behind every digital register, electronic platform and algorithm stands a human being.</p>

<p>There is the citizen who wants to complete an administrative procedure without spending hours in queues. There is the business owner seeking faster and more predictable procedures. And there is the young person hoping to find education, employment and opportunity within a genuine digital economy.</p>

<p>Tajikistan is now laying the foundations for the next phase of its digital transformation, covering the period from 2026 to 2030.</p>

<p>The road ahead will not be easy, nor will it be free of institutional, technological and social obstacles. Nevertheless, it offers a genuine promise: that technology can become an instrument serving citizens rather than an additional burden imposed upon them.</p>

<p>Whether Tajikistan succeeds will ultimately depend less on the number of digital platforms it launches than on its ability to integrate institutions, protect data, train people and ensure that every citizen—including those living in the country’s most remote valleys—can benefit from the transformation.</p>

<p>The coming years will show how much of that promise can be translated into tangible reality.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 16:20:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/will-tajikistan-succeed-in-building-an-integrated-national-digital-system-1787750615.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan après les élections : le véritable test commence maintenant  Prof. Dr Glenn Agung Hole : « La capacité institutionnelle crée la capacité stratégique, et la capacité stratégique élargit la l</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-apres-les-elections-le-veritable-test-commence-maintenant-prof-dr-glenn-agung-hole-la-capacite-institutionnelle-cree-la-capacite-strategique-et-la-capacite-strategique-elargit-la-liberte-da-14368</link>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan après les élections : le véritable test commence maintenant

Prof. Dr Glenn Agung Hole : « La capacité institutionnelle crée la capacité stratégique, et la capacité stratégique élargit la liberté d’action »
Entretien réalisé par Kadir Duran – Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>Kazakhstan après les élections : le véritable test commence maintenant</strong></span></p>

<h2>Prof. Dr Glenn Agung Hole : « La capacité institutionnelle crée la capacité stratégique, et la capacité stratégique élargit la liberté d’action »</h2>

<p><strong>Entretien réalisé par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/63775632-56bb-49d4-8ac4-630ad616d48e.png" /></strong></p>

<p><strong>ASTANA —</strong> Les élections parlementaires du 23 août 2026 ont ouvert une nouvelle séquence politique au Kazakhstan avec l’installation du nouveau Parlement monocaméral, le <strong>Kurultai</strong>.</p>

<p>Présent à Astana en qualité d’expert étranger, <strong>Prof. Dr Glenn Agung Hole</strong>, économiste institutionnel et spécialiste des relations internationales, a participé à plusieurs rencontres consacrées à l’avenir politique et économique du Kazakhstan : National Think Tank Day, échanges liés au format C5+ et au Hudson Institute, réunions internationales d’experts, rencontres avec les médias et visites de bureaux de vote.</p>

<p>Mais pour l’universitaire norvégien, la question essentielle commence précisément là où s’arrête généralement l’analyse électorale : <strong>après le dépouillement des votes</strong>.</p>

<p>Son raisonnement repose sur une conviction centrale : la réforme politique, la capacité institutionnelle, l’éducation, l’intelligence artificielle, l’énergie, les infrastructures, l’investissement et la politique étrangère ne constituent pas des dossiers séparés. Ils forment les différentes composantes d’une même architecture stratégique.</p>

<h2>Kadir Duran – Bruxelles Korner : Après plusieurs journées particulièrement intenses à Astana, quelle est votre principale impression ?</h2>

<p><strong>Prof. Dr Glenn Agung Hole :</strong></p>

<p>Ma principale impression est que le Kazakhstan doit être analysé de manière globale.</p>

<p>Il serait trop restrictif de considérer cette élection comme un événement politique isolé. Le développement politique, économique et géopolitique du pays est profondément interconnecté.</p>

<p>L’élection est évidemment importante. Mais pour moi, en tant qu’économiste institutionnel et universitaire, les questions les plus importantes commencent après le dépouillement des votes.</p>

<p>Que va-t-il se passer maintenant ?</p>

<p>La réforme politique renforcera-t-elle la responsabilité des institutions et la confiance du public ?</p>

<p>Les institutions seront-elles capables de transformer les décisions politiques en résultats concrets ?</p>

<p>Et ces réformes permettront-elles au Kazakhstan d’accroître sa capacité à déterminer lui-même son avenir ?</p>

<p>Ma conclusion à Astana est donc la suivante :</p>

<p><strong>la capacité institutionnelle crée la capacité stratégique, et la capacité stratégique augmente la liberté d’action d’un État.</strong></p>

<p>Au fond, il s’agit de la capacité réelle du Kazakhstan à déterminer son propre avenir.</p>

<h2>Quelle importance accordez-vous à la nouvelle architecture parlementaire du Kazakhstan ?</h2>

<p>Une nouvelle structure parlementaire peut modifier l’organisation de la responsabilité politique.</p>

<p>Mais une réforme institutionnelle ne consiste pas simplement à redessiner un organigramme.</p>

<p>La véritable importance de la réforme dépendra de la manière dont elle fonctionnera dans la pratique.</p>

<p>Un Parlement ne doit pas seulement voter des lois. Il doit également assurer la représentation politique, le contrôle, le débat public et la responsabilité des gouvernants.</p>

<p>Plus largement, l’ensemble du système institutionnel doit disposer des compétences, des ressources et de la capacité opérationnelle nécessaires pour appliquer les décisions d’une manière cohérente et prévisible.</p>

<p>Lorsque j’ai visité les bureaux de vote, j’ai pu discuter directement avec des citoyens.</p>

<p>Ils s’intéressaient au nouveau système politique, mais ils évoquaient également l’environnement, les perspectives économiques ou encore la manière dont le Kazakhstan pourrait équilibrer ses relations avec l’Occident, la Chine, la Russie et d’autres partenaires sans perdre la maîtrise de son propre développement.</p>

<p>Les préoccupations des citoyens ne suivent pas les divisions artificielles entre politique intérieure, économie et géopolitique.</p>

<p>Notre analyse ne devrait pas non plus le faire.</p>

<h2>Comment trouver l’équilibre entre reconnaissance des progrès et regard critique sur le processus politique ?</h2>

<p>En tant qu’universitaire, je pense qu’il faut reconnaître les progrès lorsqu’ils existent.</p>

<p>Mais notre rôle consiste également à continuer de poser des questions sérieuses sur la transparence, la compétition politique, la responsabilité, la représentation et la mise en œuvre des réformes.</p>

<p>Une analyse sérieuse doit être capable de prendre simultanément en considération plusieurs réalités.</p>

<p>Une élection peut être techniquement bien préparée et se dérouler dans l’ordre tout en laissant subsister des interrogations légitimes concernant les alternatives politiques réelles, l’équilibre institutionnel et l’espace disponible pour les différents intérêts et opinions.</p>

<p>La légitimité à long terme ne découle pas uniquement de procédures efficaces.</p>

<p>Elle nécessite également la participation, le pluralisme, la responsabilité et la confiance du public.</p>

<p>Les réformes ne doivent donc pas être évaluées uniquement sur leurs intentions ou sur leur apparence juridique.</p>

<p><strong>Les institutions doivent être jugées sur ce qu'elles produisent réellement et sur leur capacité à reconnaître et corriger leurs propres faiblesses.</strong></p>

<h1>La capacité institutionnelle au cœur du modèle</h1>

<h2>Vous utilisez régulièrement l’expression « capacité institutionnelle ». Que signifie-t-elle concrètement ?</h2>

<p>La capacité institutionnelle est la capacité d’une société à transformer une ambition politique en résultats durables.</p>

<p>Elle concerne naturellement la qualité des lois et des réglementations, mais également la compétence, la coordination, l’exécution des politiques publiques, la confiance, la continuité et la capacité d’apprentissage.</p>

<p>Un pays peut disposer de ressources naturelles considérables, d’une situation géographique stratégique et de plans nationaux ambitieux.</p>

<p>Sans institutions efficaces, les ressources peuvent être mal transformées en développement, les infrastructures peuvent rester fragmentées et les réformes ne produire que des résultats temporaires.</p>

<p>À l’inverse, lorsque la capacité institutionnelle est forte, ces mêmes avantages peuvent être transformés en productivité, innovation, éducation, résilience et autonomie stratégique.</p>

<p>La prévisibilité institutionnelle est également essentielle pour les investisseurs.</p>

<p>Les investisseurs à long terme n’engagent pas leur capital simplement parce qu’ils entendent des déclarations politiques ambitieuses.</p>

<p>Ils examinent si les règles sont claires, si les décisions sont prévisibles, si les contrats peuvent être exécutés et si les institutions sont capables de tenir les engagements pris par les responsables politiques.</p>

<p>Voilà pourquoi la capacité institutionnelle est simultanément une question économique, politique et géopolitique.</p>

<h1>Kazakhstan : la géographie comme avantage et comme contrainte</h1>

<h2>Comment cette réflexion s’applique-t-elle à la position géopolitique du Kazakhstan ?</h2>

<p>Le Kazakhstan se trouve au cœur de l’Eurasie.</p>

<p>La Russie se situe au nord, la Chine à l’est, l’Europe demeure un partenaire économique important et les États-Unis accordent une attention croissante à l’Asie centrale.</p>

<p>Parallèlement, le <strong>Middle Corridor – Corridor médian</strong> accroît l’importance du Kazakhstan comme pont entre l’Asie et l’Europe.</p>

<p>Cette géographie donne au Kazakhstan une importance stratégique considérable, mais elle crée également des dépendances et des vulnérabilités.</p>

<p>Selon moi, la tâche du Kazakhstan ne consiste pas à choisir une grande puissance contre toutes les autres.</p>

<p>Elle consiste à créer <strong>plusieurs options crédibles</strong>.</p>

<p>Une politique étrangère multivectorielle doit être soutenue par une économie elle aussi multivectorielle.</p>

<p>Cela signifie :</p>

<ul>
	<li>
	<p>une diversification du commerce ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>plusieurs corridors de transport ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>une énergie fiable ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>des institutions nationales solides ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>plusieurs sources de technologie, de connaissances, de capitaux et d’investissements.</p>
	</li>
</ul>

<p>C’est précisément ici que l’économie institutionnelle rejoint la géopolitique.</p>

<p>Un pays disposant de plusieurs corridors de transport possède davantage d’options.</p>

<p>Un pays disposant d’un système énergétique fiable bénéficie d’une plus grande liberté économique.</p>

<p>Un pays doté d’universités performantes et d’une population hautement qualifiée dépend moins des connaissances provenant de l’étranger.</p>

<p>Et une économie disposant de partenaires commerciaux et financiers diversifiés devient plus résistante lorsque l’environnement international change.</p>

<p>Le Kazakhstan ne doit donc pas être considéré uniquement à travers les intérêts des grandes puissances.</p>

<p><strong>Il possède ses propres intérêts, ses propres institutions et ses propres choix stratégiques.</strong></p>

<p>Les partenaires extérieurs devraient contribuer à augmenter le nombre d’options dont dispose le Kazakhstan plutôt que tenter de substituer leurs propres préférences aux choix du pays.</p>

<h1>« Les infrastructures sont la géopolitique sous une forme physique »</h1>

<h2>Quel rôle jouent les corridors de transport ?</h2>

<p>Les infrastructures sont, en quelque sorte, <strong>la géopolitique sous une forme physique</strong>.</p>

<p>Les routes, les chemins de fer, les ports, les réseaux énergétiques et les infrastructures numériques déterminent les marchés auxquels un pays peut réellement accéder, les partenaires avec lesquels il peut commercer et son degré de vulnérabilité face aux perturbations.</p>

<p>La position du Kazakhstan entre l’Asie et l’Europe crée des opportunités majeures.</p>

<p>Mais un corridor de transport n’est pas simplement une ligne tracée sur une carte.</p>

<p>Il nécessite des capacités physiques, de la maintenance, des procédures frontalières efficaces, de l’interopérabilité, du financement, une réglementation prévisible et une coordination entre plusieurs juridictions.</p>

<p>La route transcaspienne, généralement appelée <strong>Middle Corridor</strong>, peut offrir au Kazakhstan comme à l’Europe des possibilités stratégiques supplémentaires.</p>

<p>Mais son potentiel ne pourra être pleinement exploité que lorsque les infrastructures physiques et institutionnelles fonctionneront comme un système intégré.</p>

<p>La connectivité ne consiste donc pas uniquement à transporter des marchandises plus rapidement.</p>

<p>Elle permet aussi de réduire les dépendances, d’élargir l’accès aux marchés et de renforcer la résilience stratégique.</p>

<h1>Intelligence artificielle : l’ambition doit reposer sur une infrastructure réelle</h1>

<h2>Pourquoi avez-vous utilisé l’intelligence artificielle comme exemple dans votre discours ?</h2>

<p>Aujourd’hui, presque tous les pays souhaitent devenir des leaders de l’intelligence artificielle.</p>

<p>Mais une nation de l’intelligence artificielle ne se construit pas uniquement avec des déclarations.</p>

<p>Il faut des universités, des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs.</p>

<p>Il faut également une puissance de calcul et des centres de données.</p>

<p>Ces centres de données consomment à leur tour de grandes quantités d’énergie fiable.</p>

<p>L’ensemble dépend donc des réseaux électriques, des infrastructures numériques et physiques, de la cybersécurité, de compétences spécialisées et d’investissements à long terme.</p>

<p>Mais les investisseurs n’engagent leur capital que lorsque les règles sont claires, les décisions prévisibles et les institutions capables de tenir leurs engagements.</p>

<p>L’IA ne constitue donc pas uniquement un sujet technologique.</p>

<p><strong>Elle concerne simultanément l’éducation, l’énergie, les infrastructures, l’investissement et la qualité institutionnelle.</strong></p>

<p>L’un des aspects intéressants des discussions auxquelles j’ai participé à Astana était précisément cette prise de conscience : l’ambition nationale doit être soutenue par une capacité nationale correspondante.</p>

<h1>Énergie, nucléaire et autonomie stratégique</h1>

<h2>Comment la politique énergétique s’intègre-t-elle dans cette stratégie ?</h2>

<p>Une énergie fiable constitue la base du développement industriel comme du développement numérique.</p>

<p>Un pays ne peut pas développer des industries énergivores, des centres de données ou une économie numérique avancée sans capacités suffisantes de production énergétique, de réseau et de planification à long terme.</p>

<p>La question nucléaire doit également être analysée dans ce contexte plus large.</p>

<p>Le Kazakhstan dispose d’importantes ressources énergétiques et joue un rôle significatif dans l’économie mondiale de l’uranium.</p>

<p>Mais le nucléaire ne constitue pas simplement un chantier technologique.</p>

<p>Il exige des institutions de sûreté robustes, une régulation indépendante, des compétences spécialisées, du financement, de la transparence et une confiance publique durable.</p>

<p>Si ces éléments sont développés ensemble, la politique énergétique peut renforcer l’industrie, le développement technologique et l’autonomie stratégique.</p>

<p>S’ils sont traités séparément, le risque est de construire des infrastructures coûteuses sans disposer de l’écosystème institutionnel permettant de les utiliser efficacement.</p>

<p>La logique est simple :</p>

<p><strong>une énergie fiable crée des options économiques ; davantage d’options économiques augmentent la liberté politique et stratégique.</strong></p>

<h1>L’éducation ne peut pas être importée</h1>

<h2>Quelle importance accordez-vous à l’éducation ?</h2>

<p>Elle est fondamentale.</p>

<p>Un pays disposant d’universités solides, d’environnements de recherche performants et d’une population hautement qualifiée devient moins dépendant des connaissances provenant de l’extérieur.</p>

<p>La technologie peut être achetée.</p>

<p><strong>La capacité institutionnelle durable, elle, ne peut pas simplement être importée.</strong></p>

<p>Elle doit être construite à travers les personnes, les communautés professionnelles, les universités, la recherche et des institutions capables d’apprendre avec le temps.</p>

<p>À Astana, notamment lors du National Think Tank Day, l’enseignement supérieur, l’intelligence artificielle et la coopération universitaire internationale ont été abordés comme des questions stratégiques.</p>

<p>Le Kazakhstan attire aujourd’hui des partenariats universitaires internationaux et des campus étrangers.</p>

<p>Cela peut apporter de la qualité, des réseaux internationaux et des transferts de connaissances.</p>

<p>Mais la véritable épreuve à long terme sera de savoir si ces partenariats contribuent également à construire une capacité nationale.</p>

<p>Les universités étrangères ne doivent pas devenir des îlots isolés.</p>

<p>Elles doivent être connectées aux universités kazakhes, aux chercheurs, aux entreprises, aux institutions publiques et aux priorités de développement du pays.</p>

<p>L’objectif doit être le transfert réel de connaissances, le renforcement de l’écosystème académique national et la capacité à produire des solutions originales.</p>

<h1>La digitalisation comme manifestation concrète de la qualité institutionnelle</h1>

<h2>Vous avez également rencontré des entrepreneurs et des chercheurs kazakhs. Qu’avez-vous observé ?</h2>

<p>J’ai rencontré des personnes actives dans l’immobilier, la publicité, le développement international des entreprises et la recherche médicale.</p>

<p>Ces rencontres ont révélé une énergie entrepreneuriale, des compétences technologiques et une forte ouverture internationale.</p>

<p>On m’a notamment montré comment une entreprise pouvait être créée et administrée numériquement depuis un téléphone portable.</p>

<p>Cela peut sembler être un détail.</p>

<p>En réalité, il s’agit d’un exemple concret de capacité institutionnelle.</p>

<p>Lorsque les services publics réduisent le temps, l’incertitude et les coûts administratifs, il devient plus facile de créer et de développer une entreprise.</p>

<p>La digitalisation produit sa plus grande valeur lorsqu’elle ne consiste pas simplement à transférer un ancien formulaire papier sur un écran, mais lorsqu’elle simplifie réellement le processus sous-jacent.</p>

<p>Le Kazakhstan possède dans ce domaine une expérience dont d’autres pays pourraient également tirer des enseignements.</p>

<h1>Culture et identité : un capital institutionnel</h1>

<h2>Quelle place la culture occupe-t-elle dans votre analyse ?</h2>

<p>La culture n’est pas un appendice du développement institutionnel.</p>

<p>Elle constitue une partie du capital institutionnel d’une société.</p>

<p>Les symboles historiques, la langue, la musique, les vêtements traditionnels et les récits collectifs influencent le sentiment d’appartenance, la confiance et la manière dont une population comprend sa nation.</p>

<p>Ma visite au Musée national et la découverte de l’histoire du <strong>Golden Man</strong> m’ont particulièrement marqué.</p>

<p>J’ai également observé la fierté entourant les vêtements traditionnels, la musique populaire, l’hospitalité et le patrimoine culturel.</p>

<p>Le Kazakhstan accueille de nombreuses traditions ethniques et culturelles, tout en affirmant l’ambition de construire une nation politique commune.</p>

<p>Cet équilibre est important.</p>

<p>La diversité ne doit pas produire une succession de sociétés parallèles.</p>

<p>Mais l’unité nationale ne doit pas non plus exiger la disparition des différences historiques ou culturelles.</p>

<p>Une identité nationale inclusive peut produire la confiance et la cohésion sociale nécessaires aux grandes transformations institutionnelles.</p>

<h1>Pourquoi l’Europe devrait regarder davantage vers le Kazakhstan</h1>

<h2>Pourquoi l’Europe devrait-elle accorder davantage d’attention au Kazakhstan ?</h2>

<p>L’Europe devrait cesser de considérer le Kazakhstan uniquement comme un fournisseur de matières premières ou comme un territoire de transit entre la Chine et l’Europe.</p>

<p>Le pays est un acteur important pour l’avenir des transports eurasiatiques, de l’énergie, des matières premières critiques, de la sécurité alimentaire, de la technologie et de la stabilité régionale.</p>

<p>Pour l’Europe, il s’agit également d’une question de diversification et de résilience.</p>

<p>Des corridors supplémentaires, de nouveaux fournisseurs et de nouveaux partenaires scientifiques peuvent réduire les vulnérabilités stratégiques européennes.</p>

<p>Mais une coopération durable doit être réciproque.</p>

<p>L’Europe ne doit pas uniquement se demander ce que le Kazakhstan peut lui fournir.</p>

<p>Elle doit également réfléchir à la manière dont le capital, la technologie, l’éducation et la coopération institutionnelle européenne peuvent contribuer à une création de valeur durable au Kazakhstan.</p>

<p>Les universités européennes et norvégiennes devraient notamment être beaucoup plus présentes.</p>

<p>Des établissements de plusieurs pays développent déjà des partenariats et des campus au Kazakhstan.</p>

<p>La Norvège devrait également considérer les possibilités de coopération en matière de recherche, d’échanges étudiants, d’énergie, de digitalisation, d’entrepreneuriat, d’économie institutionnelle et de systèmes d’innovation.</p>

<p>Le meilleur partenariat ne serait pas fondé sur la dépendance, mais sur <strong>la construction réciproque de capacités</strong>.</p>

<h1>Ce que la Norvège peut également apprendre</h1>

<h2>Le Kazakhstan a-t-il quelque chose à enseigner à la Norvège ?</h2>

<p>Il ne s’agit évidemment pas pour la Norvège de copier le Kazakhstan.</p>

<p>Mais nous pouvons apprendre de la volonté kazakhe d’analyser la technologie, l’énergie, les compétences, les infrastructures et la stratégie nationale comme les éléments d’un même système.</p>

<p>En Norvège, nous discutons parfois de l’intelligence artificielle et des centres de données comme si l’énergie, les capacités du réseau électrique, les terrains, les infrastructures et les compétences spécialisées allaient automatiquement être disponibles.</p>

<p>Les discussions au Kazakhstan montrent une reconnaissance plus explicite du fait que les ambitions technologiques nécessitent une base matérielle et institutionnelle.</p>

<p>Nous pouvons également apprendre de la valorisation visible du patrimoine culturel.</p>

<p>La Norvège dispose elle aussi d’une riche tradition de costumes populaires, de musique traditionnelle, d’histoire locale et d’identités régionales.</p>

<p>Nous pourrions davantage utiliser ce patrimoine pour renforcer la communauté et la confiance culturelle.</p>

<p>Inversement, la Norvège dispose d’institutions solides et d’une expérience importante dans la gouvernance des ressources naturelles, la sûreté, la confiance publique et la gestion à long terme.</p>

<p>Il ne s’agit donc pas de classer les deux pays, mais d’identifier des domaines de coopération et d’apprentissage mutuel.</p>

<h1>« Une élection dure une journée. Les institutions se construisent dans le temps »</h1>

<h2>Quelle est finalement votre appréciation générale de la trajectoire du Kazakhstan ?</h2>

<p>Le Kazakhstan dispose de nombreux avantages : une géographie stratégique, d’importantes ressources naturelles, une population jeune tournée vers l’éducation, des connexions internationales croissantes et une ambition claire de modernisation.</p>

<p>Mais aucun de ces avantages ne produira automatiquement ses effets.</p>

<p>Les ressources naturelles créent des possibilités, mais elles ne génèrent pas automatiquement la prospérité.</p>

<p>La géographie procure une importance stratégique, mais elle peut également engendrer des risques.</p>

<p>La question décisive est donc de savoir comment le Kazakhstan transformera ses avantages en capacités nationales durables.</p>

<p>Pourra-t-il transformer :</p>

<p><strong>l’éducation en innovation ?</strong></p>

<p><strong>l’énergie en puissance industrielle et numérique ?</strong></p>

<p><strong>les infrastructures en connectivité ?</strong></p>

<p><strong>les investissements en développement productif ?</strong></p>

<p><strong>et les réformes politiques en institutions méritant la confiance de la population ?</strong></p>

<p>Voilà ce que j’appelle une approche holistique.</p>

<p>L’avenir du Kazakhstan ne sera déterminé ni par une seule élection, ni par une seule centrale électrique, ni par un seul corridor de transport, ni par une seule université.</p>

<p>Il dépendra de la capacité du pays à connecter tous ces éléments au moyen d’institutions capables de définir des priorités, de coordonner, d’exécuter et d’apprendre.</p>

<p><strong>Une élection se déroule en une journée.</strong></p>

<p><strong>Les institutions, elles, se développent par la pratique, la participation et la construction progressive de la confiance.</strong></p>

<p>Le véritable test commence donc lorsque les votes ont été comptés.</p>

<p>L’avenir du Kazakhstan dépendra de sa capacité à transformer <strong>l’ambition politique en capacité institutionnelle, la capacité institutionnelle en puissance stratégique, et cette puissance stratégique en véritable liberté de choix.</strong></p>

<p>C’est aujourd’hui le principal défi institutionnel et géopolitique auquel le Kazakhstan est confronté.</p>

<p><strong>Kadir Duran – Bruxelles Korner :</strong><br />
Merci, Professeur Glenn Agung Hole, pour cet échange approfondi et pour le temps consacré à Bruxelles Korner.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran</strong><br />
<strong>Astana – Kazakhstan</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-26%20at%2000_05_46.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 01:19:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-apres-les-elections-le-veritable-test-commence-maintenant-prof-dr-glenn-agung-hole-la-capacite-institutionnelle-cree-la-capacite-strategique-et-la-capacite-strategique-elargit-la-li"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Speech by Dr. Prof. Glenn Agung Hole  Norway — Reflections on Kazakhstan’s Kurultai Elections and the Institutional Challenge Ahead</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/speech-by-dr-prof-glenn-agung-hole-norway-reflections-on-kazakhstans-kurultai-elections-and-the-institutional-challenge-ahead-14367</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/speech-by-dr-prof-glenn-agung-hole-norway-reflections-on-kazakhstans-kurultai-elections-and-the-institutional-challenge-ahead-14367</guid>
                <description><![CDATA[Speech by Dr. Prof. Glenn Agung Hole

Norway — Reflections on Kazakhstan’s Kurultai Elections and the Institutional Challenge Ahead]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:26px">Speech by Dr. Prof. Glenn Agung Hole</span></p>

<h2>Norway — Reflections on Kazakhstan’s Kurultai Elections and the Institutional Challenge Ahead</h2>

<p><span style="font-size:12px"><em><strong>BRUXELLES KORNER / KADIR DURAN 26/08/2026</strong></em></span></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/9cd2c7c4-9b55-4dba-af3d-d49343d2ec31.jpg" style="height:360px; width:800px" /></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Ladies and gentlemen, distinguished colleagues,</strong></span></p>

<p>Thank you for the opportunity to share a few final reflections.</p>

<p>Yesterday was election day.</p>

<p>Today, I would like to take a step back and look at the broader picture.</p>

<p>For me, as an institutional economist and academic, the most important questions begin after the votes have been counted.</p>

<p>What happens next?</p>

<p>Will political reform strengthen accountability and public trust?</p>

<p>Will institutions be able to translate political decisions into tangible results?</p>

<p>And will these reforms give Kazakhstan greater freedom to shape its own future?</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/06857074-5405-49a5-9b3e-19ca4b0a23b3.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p>During my days in Astana, I have spoken with academics, policy experts, international colleagues, representatives of the media and, yesterday, directly with citizens.</p>

<p>One thing has become increasingly clear to me:</p>

<p>Kazakhstan’s political, economic and geopolitical development cannot be viewed separately.</p>

<p>Education, artificial intelligence, energy, infrastructure, investment and connectivity are all part of the same strategic equation.</p>

<p>Let me give you one example.</p>

<p>Almost every country today wants to become a leader in artificial intelligence.</p>

<p>But an AI-driven nation cannot be created through declarations alone.</p>

<p>It requires universities, researchers, engineers and entrepreneurs.</p>

<p>It requires computing capacity and data centres.</p>

<p>Those data centres require large amounts of reliable energy.</p>

<p>And the entire ecosystem depends on electricity grids, digital networks and physical infrastructure.</p>

<p>All of this requires substantial and sustained investment.</p>

<p>But long-term investors will only commit capital when the rules are clear, decision-making is predictable and institutions are capable of delivering what political leaders promise.</p>

<p>So artificial intelligence is not simply about technology.</p>

<p>It is also about education, energy, infrastructure and institutions.</p>

<p>This is something I have found particularly interesting here in Kazakhstan.</p>

<p>There appears to be a clear understanding that national ambition must be supported by national capacity.</p>

<p>The challenge is to ensure that all these different components work together.</p>

<p>That is what I mean by institutional capacity.</p>

<p>And institutional capacity is not only important for economic development.</p>

<p>It is also a source of geopolitical strength.</p>

<p>Kazakhstan is located at the heart of Eurasia.</p>

<p>Russia lies to the north.</p>

<p>China lies to the east.</p>

<p>Europe remains an important economic partner.</p>

<p>And the United States is becoming increasingly engaged in Central Asia.</p>

<p>At the same time, the development of the Middle Corridor is increasing Kazakhstan’s strategic importance as a bridge between Asia and Europe.</p>

<p>But Kazakhstan should not be understood only through the interests of larger powers.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7bc13084-f973-4d9b-80e2-d0abc5a768d0.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Kazakhstan has its own interests.</p>

<p>Its own institutions.</p>

<p>And its own strategic choices.</p>

<p>This is where institutional economics meets geopolitics.</p>

<p>A country with several transport corridors has more options.</p>

<p>A country with reliable energy supplies enjoys greater economic freedom.</p>

<p>A country with strong universities and a highly skilled population is less dependent on knowledge and expertise from abroad.</p>

<p>And a country with diversified trade and investment partners is more resilient when the international environment changes.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/9429e1b0-b944-425a-a50b-0d14e55cb1a8.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>The connection is straightforward:</p>

<p><strong>Institutional capacity creates strategic capacity.</strong></p>

<p>And strategic capacity creates greater freedom of action.</p>

<p>For Kazakhstan, this is essential.</p>

<p>A multi-vector foreign policy must be supported by a multi-vector economy.</p>

<p>That means diversified trade, multiple transport routes, reliable energy supplies, strong domestic institutions and access to different sources of technology and investment.</p>

<p>This brings me back to yesterday’s election.</p>

<p>The new parliamentary structure should not be judged solely by how it looks on paper.</p>

<p>The real test will be how it functions in practice.</p>

<p>Will it improve political representation?</p>

<p>Will it strengthen accountability?</p>

<p>Will different interests and perspectives be heard?</p>

<p>Will decision-making become more transparent and predictable?</p>

<p>And will the new institutional structure improve Kazakhstan’s ability to implement long-term reforms?</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/143fe84d-ef37-4996-814e-4f786b1e69b2.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>We cannot answer all of these questions today.</p>

<p>Institutions are not built through a single election.</p>

<p>They develop through practice, participation and the gradual accumulation of public trust.</p>

<p>As academics, we should recognise progress where we see it.</p>

<p>But we must also continue to ask serious questions about transparency, political competition, accountability and implementation.</p>

<p>Because institutions should not be judged only by what they promise.</p>

<p><strong>They must ultimately be judged by what they deliver.</strong></p>

<p>When I leave Kazakhstan, I will not mainly be thinking about election day itself.</p>

<p>I will be thinking about what comes next.</p>

<p>Natural resources create opportunities, but they do not automatically create prosperity.</p>

<p>Geography creates strategic importance, but it can also generate vulnerabilities and risks.</p>

<p>The decisive question is how Kazakhstan uses these advantages.</p>

<p>Can it turn education into innovation?</p>

<p>Can it turn energy into industrial and digital strength?</p>

<p>Can it transform infrastructure into broader regional connectivity?</p>

<p>Can it convert investment into productive and sustainable development?</p>

<p>And can it translate political reform into institutions that deserve and maintain public confidence?</p>

<p>Yesterday, the people of Kazakhstan voted.</p>

<p>Today, the longer and more difficult work begins.</p>

<p>Kazakhstan’s future will depend on its ability to turn political ambition into institutional capacity,</p>

<p>institutional capacity into strategic strength,</p>

<p>and strategic strength into genuine freedom of choice.</p>

<p>That is the institutional and geopolitical challenge Kazakhstan now faces.</p>

<p>Thank you.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-26%20at%2000_05_46.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center"><strong>BRUXELLES KORNER / KADIR DURAN 26/08/2026</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 26 Aug 2026 00:58:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/speech-by-dr-prof-glenn-agung-hole-norway-reflections-on-kazakhstans-kurultai-elections-and-the-institutional-challenge-ahead-1787695910.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : dans les coulisses du premier scrutin du nouveau Kurultai</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-dans-les-coulisses-du-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-14365</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-dans-les-coulisses-du-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-14365</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : dans les coulisses du premier scrutin du nouveau Kurultai
Kadir Duran, de Bruxelles Korner, au cœur d’une séquence historique entre observation électorale, diplomatie et relations avec l’Europe
Bruxelles Korner — Astana

Le Kazakhstan a organisé, le 23 août 2026, les premières élections destinées à former son nouveau Parlement monocaméral, le Kurultai. Organisé après l’entrée en vigueur de la nouvelle architecture constitutionnelle, ce scrutin marque la disparition de l’ancien système composé du Sénat et du Majilis et ouvre une nouvelle étape de la vie politique kazakhe.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align:center">Kadir Duran, de Bruxelles Korner, au cœur d’une séquence historique entre observation électorale, diplomatie et relations avec l’Europe</h1>

<p><strong>Bruxelles Korner — Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5852a328-b1a9-459a-8220-bd9713d1ebf6.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Le Kazakhstan a organisé, le 23 août 2026, les premières élections destinées à former son nouveau Parlement monocaméral, le Kurultai. Organisé après l’entrée en vigueur de la nouvelle architecture constitutionnelle, ce scrutin marque la disparition de l’ancien système composé du Sénat et du Majilis et ouvre une nouvelle étape de la vie politique kazakhe.</p>

<p>Pour suivre cet événement historique, <strong>Kadir Duran</strong>, journaliste et chroniqueur de <strong>Bruxelles Korner</strong>, s’est rendu à Astana aux côtés de <strong>Mme Liliya Geisler</strong> et de <strong>Derya Soysal</strong>, dans le cadre d’une mission préparée avec le soutien de l’ambassade de la République du Kazakhstan en Belgique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_32_43.jpeg" style="height:800px; width:794px" /></p>

<p>Cette participation a été rendue possible grâce à l’invitation et à l’accompagnement de <strong>Son Excellence Monsieur Roman Vassilenko</strong>, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, de l’Union européenne et de l’OTAN, ainsi qu’à la mobilisation de son équipe.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/737569054_1019951134074119_5575273131426596322_n(1).jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_55_18%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Kadir Duran n’y représentait pas officiellement l’État belge, mais apportait, à travers Bruxelles Korner, le regard d’un média belge et bruxellois sur la transformation institutionnelle du Kazakhstan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_30_11(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Une préparation organisée avant la journée électorale</h2>

<p>L’observation du scrutin ne s’est pas limitée au seul dimanche 23 août. Avant l’ouverture des bureaux de vote, les journalistes, diplomates, experts et observateurs internationaux ont participé à plusieurs rencontres consacrées au nouveau système politique kazakh.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_06_16.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Les discussions ont porté sur la réforme constitutionnelle, les compétences du Kurultai, la modernisation économique, le développement de l’intelligence artificielle, le capital humain et la place du Kazakhstan dans les nouveaux équilibres eurasiens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_04_50.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Les délégations étrangères ont également visité plusieurs lieux emblématiques d’Astana, dont le monument Bayterek, le Musée national et le centre technologique Alem.AI.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_32_42.jpeg" style="height:763px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p>Ces différentes étapes ont permis de mieux comprendre la manière dont le Kazakhstan cherche à conjuguer son héritage historique, son identité issue des steppes et ses ambitions de modernisation politique, économique et technologique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/424f48ae-5698-4ad6-bb8a-5fe07bd2e3c2.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Kadir Duran dans les médias kazakhs : « Une nouvelle page s’ouvre pour le Kazakhstan »</h2>

<p>Présent à Astana pour suivre les premières élections du nouveau Kurultai, <strong>Kadir Duran</strong>, de Bruxelles Korner, a accordé plusieurs interviews aux chaînes de télévision kazakhes. Il y a présenté ses premières impressions sur la portée politique, sociale et symbolique du scrutin.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_00_09.jpeg" style="height:800px; width:716px" /></p>

<p>Dans ses interventions télévisées, le journaliste belge a notamment souligné la place accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap dans le nouveau dispositif électoral.</p>

<p>À ses yeux, cette volonté d’élargir la représentation constitue un signal important pour la modernisation des institutions kazakhes. Elle pourrait permettre à des profils plus diversifiés de participer à la construction politique du pays et au fonctionnement de sa nouvelle assemblée.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_00_09%20(1).jpeg" style="height:639px; width:800px" /></p>

<p>Il convient toutefois de préciser qu’il ne s’agit pas d’une parité stricte entre les femmes et les hommes. Le mécanisme électoral prévoit un quota cumulé concernant les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap.</p>

<p>Selon les données présentées par la Commission électorale centrale, ces différentes catégories représentaient ensemble <strong>43,9 %</strong> des candidatures concernées par le dispositif. L’efficacité réelle de ce mécanisme devra donc être appréciée à partir de la composition définitive du Kurultai et de la place effectivement occupée par ces groupes au sein de la nouvelle assemblée.</p>

<p>Kadir Duran a également insisté sur le potentiel d’une jeunesse kazakhe formée, ambitieuse et de plus en plus ouverte sur le monde :</p>

<p>« Le Kazakhstan peut compter sur une nouvelle génération capable de participer à la transformation politique, économique et technologique du pays. Avec ce premier scrutin du Kurultai, une nouvelle page de l’histoire nationale commence. »</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_00_39.jpeg" style="height:800px; width:706px" /></p>

<p>Cette jeunesse représente, selon lui, l’une des principales ressources du Kazakhstan. Éduquée, connectée aux évolutions internationales et familiarisée avec les nouvelles technologies, elle pourrait jouer un rôle déterminant dans la diversification économique et la modernisation des institutions.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_44_48%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>L’expression de « jeunesse dorée » doit ici être comprise dans son sens positif : celui d’une génération talentueuse, instruite et porteuse d’une nouvelle vision pour le pays, et non comme la désignation d’une élite privilégiée ou déconnectée des réalités sociales.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20144054.jpg" style="height:351px; width:706px" /></p>

<h2>Les questions de Bruxelles Korner à la Commission électorale</h2>

<p>À la veille du vote, la Commission électorale centrale a organisé un briefing destiné aux journalistes étrangers. Ses responsables ont présenté les règles du scrutin, le fonctionnement des bureaux de vote, les procédures de dépouillement, les conditions de la campagne ainsi que le rôle des observateurs internationaux.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/e016f2e6-82fd-43d9-85f8-56e7815bdd7e.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p>Kadir Duran a profité de cette rencontre pour adresser plusieurs questions à la Commission, notamment sur la faible visibilité de la campagne électorale dans les rues d’Astana.</p>

<p>Contrairement à la Belgique, peu d’affiches individuelles présentant les candidats étaient visibles dans la capitale kazakhe. La Commission a répondu que près de <strong>12 000 emplacements d’affichage extérieur</strong> avaient été mis à la disposition des formations politiques à travers le pays. Leur utilisation dépendait toutefois des choix stratégiques et des moyens financiers de chaque parti.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/IMG_3295.jpeg" style="height:800px; width:584px" /></p>

<h2>Pourquoi les candidats étaient-ils moins visibles qu’en Belgique ?</h2>

<p>La relative discrétion de la campagne s’explique également par la nature du système électoral retenu pour former le nouveau Kurultai.</p>

<p>Contrairement au système belge, le scrutin kazakh ne prévoyait pas de vote préférentiel permettant à l’électeur de soutenir personnellement un candidat placé sur une liste. Les citoyens votaient pour une formation politique dans le cadre d’une circonscription nationale unique à la représentation proportionnelle.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_44_48.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>La communication électorale était donc principalement organisée autour des partis, de leurs programmes et de leurs emblèmes, et non autour de la personnalité de chacun des candidats.</p>

<p>En Belgique, les campagnes sont beaucoup plus personnalisées. Les candidats disposent de leurs propres affiches, utilisent leur numéro sur la liste électorale et sollicitent directement les voix de préférence. Cette particularité contribue à multiplier les portraits dans les rues et à renforcer la visibilité individuelle des candidats.</p>

<p>Au Kazakhstan, l’absence d’un affichage massif des candidats ne signifiait donc pas nécessairement l’absence d’une campagne. Elle traduisait aussi la logique d’un système dans lequel l’électeur choisissait d’abord un parti politique.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h2>Quel impact sur les relations entre le Kazakhstan et l’Europe ?</h2>

<p>Lors du briefing organisé à Astana, Kadir Duran a également interrogé la Commission électorale centrale sur les conséquences possibles de ces élections pour les relations entre le Kazakhstan et l’Europe.</p>

<p>La Commission a rappelé que sa mission consistait principalement à garantir l’organisation, la régularité et la légalité du processus électoral. La définition de la politique étrangère et des partenariats internationaux relève des institutions politiques et des autorités issues du nouveau cadre constitutionnel.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20220322.jpg" style="height:606px; width:790px" /></p>

<p>La question posée par Bruxelles Korner demeure néanmoins essentielle. L’Union européenne figure parmi les principaux partenaires économiques et commerciaux du Kazakhstan. Astana occupe également une place croissante dans les stratégies européennes relatives à l’énergie, à l’uranium, aux matières premières critiques, à la connectivité et au développement du Corridor transcaspien.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>La Belgique constitue elle-même un partenaire important du Kazakhstan. Les deux pays cherchent à renforcer leurs relations dans les domaines de l’investissement, de la logistique, des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle et de la coopération universitaire.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2021_19_52.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_42.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2017_07_39.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2021_19_53%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_39.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_39%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Le fonctionnement du nouveau Kurultai influencera donc nécessairement la perception européenne des réformes kazakhes. La stabilité institutionnelle représente un atout pour les investisseurs, mais les partenaires européens observeront aussi la qualité de la gouvernance, la sécurité juridique, le pluralisme politique et la capacité du Parlement à exercer pleinement ses responsabilités.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_05_32.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Pour Kadir Duran, les relations entre le Kazakhstan et l’Europe ne peuvent ainsi être réduites aux seuls échanges commerciaux :</p>

<p>« L’Europe a besoin d’un Kazakhstan stable, fiable et ouvert sur le monde. Mais un partenariat stratégique durable repose également sur des institutions crédibles, une sécurité juridique renforcée et un dialogue politique permanent. »</p>

<h2>Des visites dans plusieurs bureaux de vote</h2>

<p>Le jour du scrutin, les observateurs et les journalistes internationaux ont été répartis en groupes afin de visiter différents bureaux à Astana et dans les localités environnantes.</p>

<p>Bruxelles Korner a notamment suivi les opérations électorales dans plusieurs centres :</p>

<ul>
	<li>
	<p>le bureau no 50 au Palais des écoliers d’Astana ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le bureau no 129 à la Bibliothèque nationale ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le bureau no 751 à Taitobe, dans la région de Kosshy ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le bureau no 228 à l’Opéra d’Astana ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le bureau no 743 à l’école no 3 de Kosshy.</p>
	</li>
</ul>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_02_50.jpeg" style="height:800px; width:360px" /></p>

<p>Dans les bureaux visités, le vote s’est déroulé dans une atmosphère calme, organisée et sans tension visible. Les membres des commissions électorales présentaient les procédures et répondaient aux questions des délégations étrangères.</p>

<p>Une visite de plusieurs bureaux ne permet toutefois pas, à elle seule, d’évaluer l’ensemble du processus national. Une observation complète doit également prendre en considération les conditions de la campagne, l’accès aux médias, le pluralisme politique, la transparence du dépouillement et le traitement des éventuelles contestations.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2012_02_50%20(1).jpeg" style="height:800px; width:360px" /></p>

<h2>Une présence internationale importante</h2>

<p>Selon la Commission électorale centrale, <strong>777 observateurs internationaux</strong>, représentant <strong>42 États et 30 organisations internationales</strong>, avaient été accrédités.</p>

<p>La mission d’observation de la Communauté des États indépendants comptait à elle seule 190 représentants, déployés dans 14 régions ainsi que dans plusieurs bureaux établis à l’étranger.</p>

<p>Des délégations de l’Organisation des États turciques et d’autres institutions internationales ont également suivi les opérations électorales. Plusieurs observateurs ont relevé le calme et la bonne organisation technique des bureaux visités.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_41%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>Ces premières impressions doivent néanmoins être distinguées des évaluations définitives. Un rapport complet ne porte pas uniquement sur le déroulement matériel du vote, mais aussi sur l’ensemble de l’environnement électoral.</p>

<h2>Adilet domine le premier scrutin du Kurultai</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/f124e77d-74ef-442e-a1db-4246b1f3c396.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Selon les résultats préliminaires annoncés par la Commission électorale centrale, le parti <strong>Adilet</strong> est arrivé très largement en tête avec <strong>71,17 %</strong> des suffrages.</p>

<p>Il est suivi par :</p>

<ul>
	<li>
	<p>Auyl : <strong>6,26 %</strong> ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>Respublica : <strong>5,56 %</strong> ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>Ak Jol : <strong>5,21 %</strong> ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le Parti social-démocrate national, OSDP : <strong>5,11 %</strong> ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le Parti populaire du Kazakhstan : <strong>3,11 %</strong> ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>Baitaq : <strong>1,07 %</strong>.</p>
	</li>
</ul>

<p>Le vote « contre tous » a recueilli <strong>2,51 %</strong>. Cinq partis ont donc franchi le seuil électoral de 5 % leur permettant d’entrer au nouveau Kurultai.</p>

<p>La participation provisoire s’est établie à environ <strong>73,8 %</strong>, avec plus de 9,35 millions de votants.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_40%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_40.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_31_41.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-25%20at%2015_45_30.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<h2>Une nouvelle page et de nouvelles responsabilités</h2>

<p>La première élection du Kurultai ouvre incontestablement une nouvelle étape politique pour le Kazakhstan. La création d’une assemblée monocamérale vise à simplifier le processus législatif et à rendre le fonctionnement institutionnel plus efficace.</p>

<p>Cette réforme ne pourra cependant pas être évaluée uniquement à travers l’organisation technique du scrutin ou le niveau de participation. Le nouveau Parlement devra démontrer sa capacité à représenter la diversité de la société, à accompagner la modernisation du pays et à répondre aux attentes d’une population jeune et en pleine transformation.</p>

<p>Pour Kadir Duran, cette évolution doit également être observée depuis Bruxelles. Le Kazakhstan cherche à consolider son rôle de puissance moyenne, à préserver un équilibre entre ses différents partenaires et à approfondir ses relations avec l’Union européenne.</p>

<p>Le scrutin du 23 août ne constitue donc pas un aboutissement, mais le commencement d’une nouvelle séquence. Une page institutionnelle vient d’être tournée. Il appartient désormais au premier Kurultai d’écrire la suivante.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/241e96b8-1857-486c-97d3-66ba8418b8c7.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-21%20at%2023_08_08(1).jpeg" style="height:450px; width:800px" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 12:53:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-dans-les-coulisses-du-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-1787653052.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : le premier scrutin du nouveau Kurultai consacre la domination d’Adilet</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-le-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-consacre-la-domination-dadilet-14364</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-le-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-consacre-la-domination-dadilet-14364</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : le premier scrutin du nouveau Kurultai consacre la domination d’Adilet
Avec 71,17 % des suffrages selon les résultats préliminaires, le parti présidentiel s’impose très largement lors des premières élections organisées sous la nouvelle Constitution. Cinq formations franchissent le seuil électoral de 5 %. Au-delà du changement institutionnel, la véritable épreuve commence désormais : mesurer la capacité du Parlement monocaméral à contrôler l’exécutif, produire la loi et représenter la diversité politique du pays.
Bruxelles Korner / Kadir Duran — Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan : le premier scrutin du nouveau Kurultai consacre la domination d’Adilet</h1>

<h2>Avec 71,17 % des suffrages selon les résultats préliminaires, le parti présidentiel s’impose très largement lors des premières élections organisées sous la nouvelle Constitution. Cinq formations franchissent le seuil électoral de 5 %. Au-delà du changement institutionnel, la véritable épreuve commence désormais : mesurer la capacité du Parlement monocaméral à contrôler l’exécutif, produire la loi et représenter la diversité politique du pays.</h2>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/4314d8d5-b487-4e8b-ba42-87ec07c578e3.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Le Kazakhstan a franchi, le 23 août 2026, une nouvelle étape de sa transformation institutionnelle. Pour la première fois, les citoyens étaient appelés à élire les 145 députés du Kurultai, le Parlement monocaméral créé par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er juillet.</p>

<p>Selon les résultats préliminaires annoncés le 24 août par la Commission électorale centrale, 9 351 539 électeurs ont participé au scrutin sur les 12 623 289 citoyens inscrits, soit un taux de participation de 73,8 %.</p>

<p>Ce niveau de mobilisation est politiquement significatif. Il donne une assise électorale importante au nouvel édifice institutionnel, sans pour autant répondre à toutes les questions concernant la compétitivité du scrutin, l’équilibre des pouvoirs ou la capacité du futur Parlement à fonctionner de manière autonome.</p>

<h2>Adilet remporte une victoire écrasante</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-24%20at%2022_55_17.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Sept partis politiques avaient présenté au total 545 candidats pour les 145 sièges du Kurultai. Cinq formations ont franchi le seuil national de 5 % nécessaire pour obtenir une représentation parlementaire.</p>

<table>
	<thead>
		<tr>
			<th>Parti</th>
			<th>Résultat préliminaire</th>
		</tr>
	</thead>
	<tbody>
		<tr>
			<td>Adilet</td>
			<td>71,17 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Auyl</td>
			<td>6,26 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Respublica</td>
			<td>5,56 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Aq Jol</td>
			<td>5,21 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Parti social-démocrate national</td>
			<td>5,11 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Parti populaire du Kazakhstan</td>
			<td>3,11 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Parti vert Baïtaq</td>
			<td>1,07 %</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Contre tous</td>
			<td>2,51 %</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>Avec 71,17 % des voix, Adilet devient très largement la première force du nouveau Parlement. Créé en 2026 autour de personnalités proches du président Kassym-Jomart Tokaïev, le parti avait absorbé Amanat, l’ancienne formation dominante de la vie politique kazakhe.</p>

<p>La victoire d’Adilet confirme donc la centralité du camp présidentiel dans la nouvelle architecture institutionnelle. Elle lui assurera vraisemblablement une majorité absolue confortable, même si la répartition définitive des 145 sièges doit encore être officiellement établie par la Commission électorale centrale.</p>

<p>Quatre autres partis seront représentés : Auyl, Respublica, Aq Jol et le Parti social-démocrate national. Leur présence permettra formellement l’existence d’un Parlement multipartite. Mais la faiblesse de leurs résultats face à Adilet limite considérablement leur capacité à peser individuellement sur les grandes orientations législatives.</p>

<p>Les chiffres publiés demeurent préliminaires. Il faudra attendre l’achèvement des procédures de vérification, l’examen d’éventuelles contestations et la proclamation officielle des résultats avant de connaître la composition exacte du premier Kurultai. Les résultats communiqués par la Commission électorale ont néanmoins été confirmés dans leurs grandes lignes par plusieurs agences internationales. <a href="https://en.tengrinews.kz/kazakhstan_news/kurultai-election-preliminary-voting-results-announced-273096/">Tengrinews</a>, <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/pro-presidential-party-kazakhstan-won-71-votes-weekend-election-electoral-2026-08-24/">Reuters</a></p>

<h2>Une participation de 73,8 %</h2>

<p>La participation constitue l’un des principaux enseignements du scrutin. Près de trois électeurs inscrits sur quatre se sont rendus aux urnes.</p>

<p>Pour les autorités kazakhes, cette mobilisation valide le passage au Kurultai et traduit l’adhésion de la population à la nouvelle étape institutionnelle. Elle intervient cinq mois après le référendum constitutionnel du 15 mars 2026, lors duquel 87,15 % des votants avaient approuvé la nouvelle Loi fondamentale.</p>

<p>La participation ne suffit toutefois pas, à elle seule, à mesurer le degré de pluralisme ou la qualité démocratique d’une élection. Elle indique une mobilisation importante, mais doit être analysée conjointement avec les conditions de campagne, l’accès aux médias, la diversité des programmes et la possibilité offerte aux citoyens de choisir entre des projets réellement distincts.</p>

<p>Selon la première évaluation citée par l’Associated Press, les observateurs de l’OSCE ont notamment relevé l’absence d’une opposition politique clairement différenciée, les partis en lice soutenant globalement les orientations du président Tokaïev. <a href="https://apnews.com/article/d9f412547578f0e2a6e8b9328bf53336">Associated Press</a></p>

<h2>Du Parlement bicaméral au Kurultai</h2>

<p>Les élections du 23 août sont la conséquence directe de la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er juillet 2026.</p>

<p>Le précédent Parlement, composé du Sénat et du Majilis, a été remplacé par une assemblée unique de 145 députés. Ceux-ci sont élus pour cinq ans à la représentation proportionnelle, sur des listes de partis et dans une circonscription nationale unique.</p>

<p>Le pouvoir kazakh présente cette réforme comme un moyen de simplifier le processus législatif, d’accélérer la prise de décision et de rendre les institutions plus lisibles pour la population.</p>

<p>Le choix du nom « Kurultai » possède également une forte dimension historique. Dans les traditions politiques des peuples turciques et des sociétés de la steppe, le kurultai désignait une assemblée de consultation au sein de laquelle étaient discutées les grandes affaires collectives. En reprenant cette appellation, le Kazakhstan cherche à relier une institution moderne à sa mémoire politique et culturelle.</p>

<p>Mais au-delà de cette symbolique, une question essentielle demeure : la disparition du Sénat renforcera-t-elle véritablement l’efficacité du pouvoir législatif, ou réduira-t-elle un niveau de contrôle institutionnel dans un système déjà fortement présidentiel ?</p>

<h2>Une organisation électorale de grande ampleur</h2>

<p>Le vote a été organisé dans 10 423 bureaux, dont 79 à l’étranger, répartis dans 61 pays. La Commission électorale centrale avait accrédité 777 observateurs internationaux représentant 42 États et 13 organisations internationales. Parmi eux figuraient 138 parlementaires issus de 41 pays.</p>

<p>La mission d’observation de l’OSCE/BIDDH indique également que l’administration du scrutin reposait sur la Commission électorale centrale, 20 commissions territoriales régionales, 227 commissions de district ou de ville et 10 423 commissions électorales locales. Rapport préliminaire de l’OSCE/BIDDH</p>

<p>La campagne institutionnelle s’est déroulée sous le slogan « Votez pour le renouveau ! ». Pourtant, dans les rues d’Astana, la campagne est restée particulièrement discrète : peu d’affiches, une présence limitée des partis dans l’espace public et une atmosphère sensiblement plus calme que lors de nombreuses élections européennes.</p>

<p>Lors des visites effectuées dans plusieurs bureaux de vote d’Astana et de Kosshy, nous avons constaté une organisation méthodique, une ambiance sereine et l’absence de tensions visibles. Cette observation porte sur le déroulement matériel du scrutin dans les bureaux visités. Elle ne permet naturellement pas, à elle seule, d’évaluer l’ensemble de l’environnement politique et médiatique national.</p>

<h2>Une victoire qui consolide le pouvoir présidentiel</h2>

<p>La domination d’Adilet donnera au président Tokaïev un appui parlementaire particulièrement solide. Le nouveau Parlement devrait être en mesure d’adopter rapidement les textes nécessaires à l’application de la Constitution et à la réorganisation de l’État.</p>

<p>Cette stabilité peut constituer un avantage dans un environnement régional complexe. Le Kazakhstan se trouve au croisement des intérêts russes, chinois, européens, turcs et occidentaux. Il doit parallèlement gérer la diversification de son économie, les pressions inflationnistes, la dépendance aux exportations d’hydrocarbures et le développement de nouveaux corridors eurasiens.</p>

<p>Mais une majorité écrasante porte également un risque : celui d’affaiblir la contradiction parlementaire et de transformer le Kurultai en simple chambre d’accompagnement de l’exécutif.</p>

<p>Le véritable indicateur de la réforme ne sera donc pas seulement le nombre de partis représentés. Il faudra examiner leur capacité concrète à déposer des propositions, amender les textes, interpeller le gouvernement, contrôler les dépenses publiques et rendre visibles les préoccupations sociales.</p>

<h2>Une réforme liée à la transition politique</h2>

<p>La nouvelle Constitution ne se limite pas à la transformation du Parlement. Elle rétablit également la fonction de vice-président et redéfinit plusieurs mécanismes de nomination au sommet de l’État.</p>

<p>Ces modifications alimentent les interrogations sur la trajectoire politique de Kassym-Jomart Tokaïev, dont le mandat actuel doit prendre fin en 2029. Le président a déclaré qu’il était encore trop tôt pour annoncer une éventuelle candidature à un nouveau mandat. Il a cependant indiqué que le titulaire de la nouvelle vice-présidence serait désigné dans les jours suivant les élections.</p>

<p>La réforme peut ainsi être lue de deux manières : comme une modernisation destinée à rendre les institutions plus efficaces, mais également comme la préparation d’une nouvelle phase de consolidation ou de succession du pouvoir.</p>

<p>Le Kurultai sera au centre de cette équation. Il devra participer à la validation de plusieurs nominations importantes tout en exerçant ses fonctions législatives, représentatives et de contrôle.</p>

<h2>De nouvelles possibilités pour l’Europe et le Caucase du Sud</h2>

<p>Pour les partenaires étrangers du Kazakhstan, la constitution du nouveau Parlement ouvre un cycle diplomatique. Les relations interparlementaires devront être reconstruites autour d’une institution unique, disposant de compétences élargies.</p>

<p>L’Union européenne, qui cherche à diversifier ses approvisionnements énergétiques et ses accès aux matières premières critiques, suivra avec attention les premières décisions du Kurultai. La Belgique, en tant que siège des institutions européennes et centre diplomatique, peut contribuer au rapprochement entre les élus kazakhs et européens.</p>

<p>La réforme présente également un intérêt pour les pays du Caucase du Sud. L’Arménie pourrait notamment profiter de ce nouveau cycle pour approfondir ses relations avec le Kazakhstan dans les domaines du commerce, des investissements, des technologies numériques, de l’éducation, du tourisme et de la coopération culturelle.</p>

<p>Le Kazakhstan possède d’importantes ressources énergétiques, minières et logistiques, ainsi qu’une expérience croissante de la modernisation numérique. L’Arménie dispose, pour sa part, d’un écosystème technologique, éducatif et innovant susceptible de compléter ces capacités.</p>

<p>Le développement du Corridor transcaspien et des connexions entre l’Asie centrale et le Caucase du Sud offre un cadre supplémentaire. Encore faut-il que le dialogue politique se traduise par des investissements, des infrastructures et des projets économiques concrets.</p>

<h2>Le véritable test commence après les élections</h2>

<p>Le scrutin du 23 août a achevé la première phase électorale du passage à la nouvelle Constitution. Le Kazakhstan possède désormais les fondations de son Kurultai. Il doit encore démontrer que cette institution sera autre chose qu’un changement de nom ou une simplification administrative.</p>

<p>La participation élevée et la représentation de cinq partis donnent au nouveau Parlement une légitimité institutionnelle. Mais la domination d’Adilet, la proximité de la majorité des formations avec le pouvoir présidentiel et la faiblesse de l’opposition introduisent une interrogation majeure sur la réalité du pluralisme.</p>

<p>Le premier Kurultai sera donc jugé non sur les promesses de la réforme, mais sur ses actes : qualité des lois, transparence des débats, contrôle du gouvernement, écoute de la société et capacité des députés à exercer un mandat qui ne soit pas exclusivement défini par la discipline partisane.</p>

<p>Le 23 août 2026, le Kazakhstan n’a pas seulement élu un nouveau Parlement. Il a ouvert une période d’expérimentation institutionnelle. L’histoire dira si le Kurultai deviendra un véritable centre de débat et de responsabilité politique, ou s’il restera avant tout l’instrument parlementaire d’un pouvoir présidentiel renforcé.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 00:11:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-le-premier-scrutin-du-nouveau-kurultai-consacre-la-domination-dadilet-1787606186.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : l’intelligence artificielle et le capital humain au cœur du nouveau projet national</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-lintelligence-artificielle-et-le-capital-humain-au-coeur-du-nouveau-projet-national-14363</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-lintelligence-artificielle-et-le-capital-humain-au-coeur-du-nouveau-projet-national-14363</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : l’intelligence artificielle et le capital humain au cœur du nouveau projet national
À l’heure où le Kazakhstan inaugure son nouveau Parlement monocaméral, le Kurultai, Astana cherche également à redéfinir son modèle économique. Intelligence artificielle, enseignement supérieur, recherche appliquée, numérisation des services publics et transition énergétique constituent les piliers affichés de cette transformation. Mais derrière l’ambition technologique demeure une question essentielle : la modernisation de l’État s’accompagnera-t-elle d’une véritable ouverture politique ?

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner, Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan : l’intelligence artificielle et le capital humain au cœur du nouveau projet national</h1>

<p>À l’heure où le Kazakhstan inaugure son nouveau Parlement monocaméral, le Kurultai, Astana cherche également à redéfinir son modèle économique. Intelligence artificielle, enseignement supérieur, recherche appliquée, numérisation des services publics et transition énergétique constituent les piliers affichés de cette transformation. Mais derrière l’ambition technologique demeure une question essentielle : la modernisation de l’État s’accompagnera-t-elle d’une véritable ouverture politique ?</p>

<p><strong>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner, Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/df4a578b-24bc-44ae-9c24-f9b159cafa49.jpg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>Le Kazakhstan ne change pas uniquement de Parlement. Il cherche à changer d’époque.</p>

<p>À Astana, le Forum national des think tanks, organisé sous le thème « Projection de l’avenir : de l’évaluation des résultats à un nouvel agenda », a donné un aperçu du projet que les autorités entendent porter au cours des prochaines années : construire une économie davantage fondée sur la connaissance, la recherche scientifique, l’intelligence artificielle et le capital humain.</p>

<p>Organisée par l’Institut kazakhstanais d’études stratégiques auprès de la présidence de la République, la rencontre a réuni des représentants des institutions publiques, des organisations internationales, des universités et des principaux centres de réflexion du pays.</p>

<p>Le forum s’est déroulé dans un contexte institutionnel particulièrement symbolique, à la veille des élections du 23 août 2026, les premières organisées pour désigner les 145 membres du nouveau Kurultai.</p>

<h2>Un nouveau Parlement pour une nouvelle étape politique</h2>

<p>La création du Kurultai constitue l’une des principales transformations introduites par la nouvelle Constitution kazakhe, approuvée lors du référendum national du 15 mars 2026 et entrée en vigueur le 1er juillet.</p>

<p>Le Parlement bicaméral, composé jusqu’alors du Sénat et du Majilis, a été remplacé par une assemblée monocamérale de 145 députés élus à la proportionnelle.</p>

<p>Les autorités présentent cette réforme comme un moyen de simplifier le processus législatif, de rendre les institutions plus réactives et d’adapter le système politique kazakh aux bouleversements géopolitiques et économiques contemporains.</p>

<p>Le scrutin du 23 août a toutefois confirmé la domination du camp présidentiel. Le parti Adilet a obtenu plus de 71 % des voix selon les résultats préliminaires, renforçant la position du président Kassym-Jomart Tokaïev au sein de la nouvelle architecture institutionnelle. Quatre autres formations ont franchi le seuil électoral et seront représentées dans le Kurultai. <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/pro-presidential-party-kazakhstan-won-71-votes-weekend-election-electoral-2026-08-24/">Reuters</a></p>

<p>Cette configuration place le Kazakhstan face à un paradoxe : alors que le pays affiche une modernisation rapide de son administration, de ses infrastructures et de son économie, le pluralisme politique demeure limité et le pouvoir exécutif reste prépondérant.</p>

<p>C’est dans cet espace, entre réforme et continuité, que s’inscrit le nouveau projet national présenté à Astana.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-24%20at%2022_55_17%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>L’intelligence artificielle comme compétence générale</h2>

<p>Le message le plus marquant du forum est venu du ministre kazakh des Sciences et de l’Enseignement supérieur, Sayasat Nurbek.</p>

<p>Selon lui, l’intelligence artificielle ne peut plus être considérée comme une discipline réservée aux informaticiens. Elle doit devenir une compétence fondamentale pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs et, plus largement, l’ensemble de la population active.</p>

<p>Cette conception dépasse la simple formation de spécialistes. Elle vise à introduire l’usage de l’IA dans la médecine, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, les sciences sociales, l’administration et la recherche scientifique.</p>

<p>Dans le cadre de l’initiative AI-Sana, plus de 706 000 étudiants auraient déjà bénéficié d’une formation initiale à l’intelligence artificielle. Vingt-sept universités ont été sélectionnées pour contribuer au déploiement national du programme, tandis que plus de 2 000 cours liés à l’IA ont été intégrés dans les cursus de 95 établissements d’enseignement supérieur.</p>

<p>Le Kazakhstan veut ainsi éviter que l’intelligence artificielle demeure concentrée dans quelques pôles technologiques d’Astana ou d’Almaty. L’ambition consiste à diffuser ces compétences dans les régions et à les intégrer progressivement à toutes les disciplines universitaires.</p>

<h2>ChatGPT Edu et l’ouverture des universités à l’IA</h2>

<p>L’introduction annoncée de ChatGPT Edu dans les universités constitue une autre dimension importante de cette stratégie.</p>

<p>L’objectif est de permettre aux étudiants et aux enseignants d’utiliser des outils avancés d’intelligence artificielle dans la recherche documentaire, l’apprentissage, la programmation, l’analyse de données et la préparation de contenus pédagogiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-24%20at%2022_55_17%20(5).jpeg" style="height:370px; width:800px" /></p>

<p>Mais cette évolution ne saurait se résumer à la mise à disposition d’un logiciel. Elle soulève également des questions de souveraineté numérique, de protection des données, de fiabilité des contenus, d’intégrité académique et de dépendance à l’égard des grandes entreprises technologiques étrangères.</p>

<p>Le défi du Kazakhstan sera donc double : accélérer l’adoption de l’IA tout en développant ses propres infrastructures, ses propres modèles linguistiques et une capacité nationale de gouvernance technologique.</p>

<p>La prise en compte du kazakh, mais aussi du russe et des autres langues utilisées dans le pays, constituera notamment un enjeu stratégique. Une politique d’intelligence artificielle ne peut véritablement devenir nationale que si elle reflète la réalité linguistique, culturelle et sociale de la population.</p>

<h2>QAIRU, future université kazakhe de l’intelligence artificielle</h2>

<p>La création de la Kazakh Research University of Artificial Intelligence, connue sous l’acronyme QAIRU, traduit la volonté de donner une base institutionnelle durable à cette politique.</p>

<p>L’université doit commencer à accueillir ses premiers étudiants en 2026. Elle aura pour mission de former des spécialistes de haut niveau et de conduire des recherches appliquées dans des secteurs considérés comme prioritaires : industrie, énergie, santé, agriculture, cybersécurité, logistique et administration publique.</p>

<p>Sa réussite dépendra néanmoins de sa capacité à attirer des chercheurs qualifiés, à nouer des partenariats internationaux équilibrés et à retenir les talents kazakhs susceptibles de partir travailler en Europe, en Amérique du Nord, en Chine ou dans les pays du Golfe.</p>

<p>Car la véritable compétition mondiale ne porte plus uniquement sur l’accès aux hydrocarbures, aux minerais critiques ou aux corridors commerciaux. Elle concerne désormais les ingénieurs, les chercheurs, les données, la puissance de calcul et les capacités d’innovation.</p>

<h2>Reconnecter l’université et l’économie réelle</h2>

<p>La réforme de l’enseignement supérieur ne se limite pas à l’intelligence artificielle. Quelque 235 programmes éducatifs sont en cours d’actualisation, tandis que des cartes régionales des compétences et des besoins futurs ont été élaborées pour les vingt régions du pays.</p>

<p>L’enseignement en alternance et les formations professionnelles pratiques doivent également être renforcés.</p>

<p>Dix universités expérimentent déjà un modèle de « doctorat industriel » en coopération avec des entreprises. Celui-ci vise à rapprocher la recherche doctorale des besoins concrets de l’économie, en particulier dans les secteurs industriels et technologiques.</p>

<p>Cette évolution répond à une faiblesse rencontrée par de nombreux pays : l’existence d’un écart important entre la recherche universitaire et les besoins du secteur productif.</p>

<p>Les dépenses nationales consacrées à la recherche et au développement seraient passées de 121 à 173 milliards de tenges. Environ 31 % des projets scientifiques soutenus auraient atteint une forme de commercialisation.</p>

<p>Ces chiffres traduisent une progression, mais le véritable test résidera dans la capacité à transformer les résultats de recherche en entreprises, brevets, chaînes de production et emplois durables.</p>

<h2>Le gouvernement numérique, vitrine du Kazakhstan</h2>

<p>La numérisation de l’État constitue déjà l’un des domaines dans lesquels le Kazakhstan obtient les résultats internationaux les plus visibles.</p>

<p>Le pays occupe la 24e place sur 193 États dans l’Indice de développement de l’administration électronique des Nations unies, avec un score de 0,9009. Il figurait au 28e rang lors de l’édition précédente, et non au 29e comme cela est parfois indiqué. <a href="https://publicadministration.un.org/egovkb/en-us/Data/Country-Information/id/87-Kazakhstan">Nations unies</a></p>

<p>Le portail eGov donne accès à plus de 1 300 services publics, dont environ 90 % peuvent être sollicités en ligne. Plus de 15 millions d’utilisateurs seraient enregistrés sur la plateforme.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche désormais à dépasser la simple dématérialisation des procédures administratives.</p>

<p>L’étape suivante consiste à construire un État numérique « proactif », capable d’anticiper certains besoins : recherche d’emploi, attribution d’aides sociales, renouvellement de documents ou orientation vers des services publics.</p>

<p>L’intégration de l’intelligence artificielle dans l’administration pourrait réduire les délais et simplifier les démarches. Elle devra cependant être accompagnée de garanties juridiques solides concernant les données personnelles, la transparence des algorithmes et le droit de contester une décision automatisée.</p>

<p>Un État plus numérique n’est pas automatiquement un État plus démocratique. Tout dépend de la manière dont la technologie est gouvernée et des possibilités de contrôle offertes aux citoyens.</p>

<h2>Du concept de stabilité à celui de résilience sociale</h2>

<p>Le politologue Gazez Abishev a proposé de remplacer progressivement le concept traditionnel de « stabilité » par celui de « résilience sociale ».</p>

<p>La nuance est importante.</p>

<p>La stabilité peut parfois signifier l’immobilisme ou la conservation d’un ordre existant. La résilience suppose au contraire qu’un système soit capable d’entendre les attentes de la société, de reconnaître ses erreurs, de s’adapter et de mener des réformes sans perdre sa cohésion.</p>

<p>Cette approche prend tout son sens au Kazakhstan, marqué par le souvenir des violences de janvier 2022, mais aussi par les transformations sociales provoquées par l’urbanisation, l’émergence d’une nouvelle génération, les inégalités régionales et la hausse du coût de la vie.</p>

<p>La capacité d’un État à absorber les crises ne dépend pas seulement de ses institutions de sécurité. Elle repose également sur la confiance, la justice sociale, l’accès aux services publics et l’existence d’espaces permettant l’expression des mécontentements.</p>

<p>La résilience ne peut donc pas être uniquement technologique. Elle doit aussi être politique et sociale.</p>

<h2>L’énergie, entre héritage pétrolier et diversification</h2>

<p>La transformation énergétique occupe une place importante dans la nouvelle stratégie.</p>

<p>La part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité aurait plus que doublé pour atteindre environ 7 %. Ce niveau reste modeste, mais il témoigne d’une volonté de diversifier un système énergétique encore largement dépendant du charbon, du pétrole et du gaz.</p>

<p>Le Kazakhstan demeure un acteur majeur des marchés mondiaux de l’uranium et des hydrocarbures. Ses ressources naturelles continueront donc de jouer un rôle essentiel dans son économie et dans ses relations avec la Russie, la Chine, l’Union européenne et les États-Unis.</p>

<p>L’enjeu n’est pas d’abandonner brutalement cet avantage, mais d’utiliser les revenus tirés des matières premières pour financer les infrastructures numériques, l’enseignement, la recherche et la transformation industrielle.</p>

<p>Autrement dit, il s’agit de convertir une richesse géologique en richesse intellectuelle et technologique.</p>

<h2>De puissance énergétique à puissance de la connaissance</h2>

<p>Le professeur Andrey Kazantsev, de l’Université Narxoz, a rappelé les principaux atouts stratégiques du pays : sa politique étrangère multivectorielle, sa position au cœur de l’Eurasie, ses ressources naturelles, ses infrastructures numériques, son capital humain et sa culture d’ouverture internationale.</p>

<p>À ces avantages s’ajoute la montée en puissance du Corridor médian, qui relie la Chine à l’Europe à travers l’Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase et la Turquie.</p>

<p>Dans un environnement international fragmenté, le Kazakhstan veut être à la fois un fournisseur de ressources, un carrefour logistique, un partenaire diplomatique et un centre régional d’innovation.</p>

<p>Cette ambition est cohérente avec la géographie du pays. Situé entre la Russie et la Chine, mais tourné également vers l’Europe, le Kazakhstan doit préserver sa capacité de coopération avec plusieurs puissances sans devenir excessivement dépendant de l’une d’entre elles.</p>

<p>La souveraineté technologique devient ainsi le prolongement naturel de la politique étrangère multivectorielle.</p>

<h2>Le véritable défi : transformer l’ambition en institutions</h2>

<p>Le Forum national des think tanks a mis en lumière une vision relativement claire : le Kazakhstan veut progressivement passer d’une économie dominée par les ressources naturelles à une économie de la connaissance.</p>

<p>L’intelligence artificielle, la formation, la recherche appliquée, les services publics numériques et l’énergie durable constituent les instruments de cette transition.</p>

<p>Mais les annonces, aussi ambitieuses soient-elles, ne suffiront pas.</p>

<p>La réussite dépendra de la qualité de l’enseignement, de l’indépendance de la recherche, de la transparence dans l’attribution des financements, de l’ouverture de l’économie à l’innovation et de la capacité des institutions à accepter le débat critique.</p>

<p>Le nouveau Kurultai sera donc jugé non seulement sur sa capacité à adopter rapidement des lois, mais aussi sur son aptitude à contrôler l’exécutif, à représenter la diversité de la société et à accompagner la transformation technologique sans réduire l’espace politique.</p>

<p>Le Kazakhstan ouvre incontestablement un nouveau chapitre. Son pari est de conjuguer réforme institutionnelle, puissance numérique et développement humain.</p>

<p>Reste à déterminer si cette modernisation produira uniquement un État plus efficace ou si elle permettra également l’émergence d’un État plus responsable, plus pluraliste et plus attentif aux attentes de ses citoyens.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 23:58:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-lintelligence-artificielle-et-le-capital-humain-au-coeur-du-nouveau-projet-national-1787605746.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Mustafa Kapucu’s Assessment of Kazakhstan’s Kurultai Elections</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/mustafa-kapucus-assessment-of-kazakhstans-kurultai-elections-14353</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/mustafa-kapucus-assessment-of-kazakhstans-kurultai-elections-14353</guid>
                <description><![CDATA[Mustafa Kapucu’s Assessment of Kazakhstan’s Kurultai Elections]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center"><span style="font-size:20px"><strong>Mustafa Kapucu’s Assessment of Kazakhstan’s Kurultai Elections</strong></span></p>

<p><strong>Mustafa Kapucu</strong><br />
Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of the Republic of Türkiye to the Republic of Kazakhstan</p>

<p>This represents a historic change of national significance for the country. We believe that this transformation reflects the will and expectations of the people.</p>

<p>BRUXELLES KORNER / KADIR DURAN</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20220322.jpg" style="height:606px; width:790px" /></p>

<h2>Mustafa Kapucu’s Assessment of Kazakhstan’s Kurultai Elections</h2>

<p><strong>Mustafa Kapucu</strong><br />
Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of the Republic of Türkiye to the Republic of Kazakhstan</p>

<p>“This represents a historic change of national significance for the country. We believe that this transformation reflects the will and expectations of the people.</p>

<p>As is well known, the concept of the ‘Kurultai’ is deeply rooted in the shared history and traditions of the Turkic states. It embodies consultation, collective wisdom and the joint consideration of matters of state. We find it highly meaningful that this historic concept has been chosen as the name of a modern state institution.</p>

<p>Today’s elections are historically significant because they are the first elections to the unicameral Kurultai, established under Kazakhstan’s new constitutional and institutional framework. As international observers, we also had the opportunity to monitor these elections on the ground.</p>

<p>At the polling stations we visited, we observed that voting was proceeding in an orderly, calm and peaceful atmosphere. We were pleased to see that election officials had made the necessary preparations and that Kazakh citizens were provided with the conditions required to exercise their democratic rights.</p>

<p>The presence of observers from numerous countries and international organisations is also important in terms of the openness and transparency of the process. We understand that, once the electoral process has been completed, the observer delegations will present their respective assessments to the public.</p>

<p>A total of 45 observers from Türkiye, representing six separate delegations, are also monitoring the elections. They include the chairman and members of Türkiye’s Supreme Election Council, as well as academics. The initial impressions we have received from them indicate that the electoral process is being conducted in a highly orderly manner.</p>

<p>Regarding voter turnout, participation was relatively low at the polling stations we visited early in the morning. However, we observed that turnout increased as the day progressed. According to official announcements, turnout had exceeded 59% by 3 p.m. This is a comparatively high figure when measured against previous elections. We hope that voter participation will continue throughout the day.</p>

<p>I hope these elections will bring positive results for the friendly and brotherly people of Kazakhstan. I wish every success to all the officials and observers involved in the electoral process.”</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 23:03:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/mustafa-kapucus-assessment-of-kazakhstans-kurultai-elections-1787515826.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Foreign Experts Assess Kazakhstan’s Kurultai Elections: Stability, Strong Institutions and the Test of the Post-Election Period</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/foreign-experts-assess-kazakhstans-kurultai-elections-stability-strong-institutions-and-the-test-of-the-post-election-period-14352</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/foreign-experts-assess-kazakhstans-kurultai-elections-stability-strong-institutions-and-the-test-of-the-post-election-period-14352</guid>
                <description><![CDATA[Foreign Experts Assess Kazakhstan’s Kurultai Elections: Stability, Strong Institutions and the Test of the Post-Election Period
International experts observing Kazakhstan’s first elections to the new Kurultai highlighted the orderly conduct of voting, the country’s strategic position at the heart of Eurasia and the importance of translating electoral participation into effective political representation. While several observers emphasised transparency and stability, they also noted that the real institutional test would begin after polling day.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Reporting from Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Foreign Experts Assess Kazakhstan’s Kurultai Elections: Stability, Strong Institutions and the Test of the Post-Election Period</h1>

<p>International experts observing Kazakhstan’s first elections to the new Kurultai highlighted the orderly conduct of voting, the country’s strategic position at the heart of Eurasia and the importance of translating electoral participation into effective political representation. While several observers emphasised transparency and stability, they also noted that the real institutional test would begin after polling day.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Reporting from Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2021_19_52.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p>As Kazakhstan voted to elect its new unicameral parliament, the Kurultai, foreign experts present in the country offered their initial assessments of a ballot taking place amid major constitutional reforms and an increasingly unstable international environment.</p>

<p>Their comments converged around several central themes: the orderly conduct of the electoral process, Kazakhstan’s need for strong institutions, the preservation of political stability and the continuation of its multi-vector foreign policy.</p>

<p>Yet the assessments also contained an important note of caution. Observations made at a limited number of polling stations cannot provide a complete picture of an entire national election. Nor can the technical organisation of voting alone determine whether the new institutional framework will produce greater accountability, representation and public trust.</p>

<h2>Basel al-Haj Jasem: Kazakhstan’s Stability Matters to the Entire Region</h2>

<p>Dr Basel al-Haj Jasem, a Netherlands-based political commentator specialising in international relations and Middle Eastern politics, said the immediate task of foreign observers was to assess whether electoral procedures and legislation were being respected.</p>

<p>He underlined the particular significance of the elections in light of Kazakhstan’s geographical position.</p>

<p>“Kazakhstan is situated between Russia, China and Europe. Kazakhstan’s stability is important not only for the country itself, but for the entire region,” he said.</p>

<p>According to his initial observations, the voting process was being conducted transparently and openly. His remarks placed the election within a wider geopolitical framework: in Central Asia, Kazakhstan’s domestic stability has consequences extending well beyond its national borders.</p>

<h2>Glenn Agung Hole: The Real Work Begins After the Elections</h2>

<p>Professor Glenn Agung Hole of the University of South-Eastern Norway offered the most institutionally focused assessment. An expert in economics and international relations, he described Kazakhstan as a country located “at the very heart of Eurasia.”</p>

<p>This position, he argued, requires Kazakhstan to maintain international cooperation while simultaneously building domestic institutions capable of defining and protecting its national interests.</p>

<p>Hole said his conversations with voters revealed a diversity of concerns, ranging from geopolitical positioning and political reform to environmental protection. That diversity, he stressed, should not be regarded as a weakness.</p>

<p>“The purpose of strong institutions is not to make everyone think alike,” he said. “Their role is to hear different interests and give them a legal form, so that they have a legitimate place in the political process and are reflected in relevant policies.”</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2021_19_53%20(2).jpeg" /></p>

<p>For the Norwegian academic, polling stations are where constitutional principles and political rules cease to be abstract concepts. They become tangible when citizens interact directly with the electoral system.</p>

<p>However, he cautioned against drawing broad national conclusions from a handful of polling-station visits and voter conversations. Such encounters provide insights, but not a comprehensive assessment of the country.</p>

<p>His central message concerned what comes next.</p>

<p>“Elections themselves are not a product or an end result; they are about participation, representation and legitimacy,” Hole said. “The most serious institutional challenges will arise after the elections.”</p>

<p>The expectations expressed by citizens will therefore have to be converted into concrete policies and genuine representation. The effectiveness of the new Kurultai will be judged by its capacity to listen to different sections of society and respond to their concerns.</p>

<p>“Elections give citizens a voice. What happens afterwards will show how effectively institutions respond to those voices. Therefore, the main work will begin after the elections,” he concluded.</p>

<p>Hole also linked institutional credibility to Kazakhstan’s economic prospects. A stable, predictable and accountable political framework, he suggested, would strengthen confidence among international investors and help demonstrate that investments in the country are secure.</p>

<h2>Ken Moriyasu: “Trust the Process”</h2>

<p>Ken Moriyasu, Senior Fellow at the Washington-based Hudson Institute, drew attention to a speech delivered by President Kassym-Jomart Tokayev two days before the election.</p>

<p>Tokayev had argued that the true value of major decisions may only become clear many years later. Moriyasu summarised the message in three words: “Trust the process.”</p>

<p>For Moriyasu, political stability remains essential if Kazakhstan is to preserve its multi-vector foreign policy—a strategy based on maintaining balanced relations with major powers and international partners without becoming exclusively aligned with any single geopolitical bloc.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2021_19_53.jpeg" /></p>

<p>He noted that the elections were taking place in an exceptionally volatile international environment. Against this background, strong political institutions are indispensable both for citizens and for the country’s long-term success.</p>

<p>According to Moriyasu, Kazakhstan’s leadership is seeking to establish a clear political and institutional direction that will enable the country to continue navigating between competing centres of power.</p>

<h2>Jerzy Olędzki: Stability Must Be Accompanied by Oversight</h2>

<p>Jerzy Olędzki, a member of the Board of the M. Boym Institute for Asian and Global Studies and a specialist on Central Asia, said the elections could consolidate Kazakhstan’s political landscape and strengthen its administrative system.</p>

<p>He nevertheless underlined the need for reforms to continue after the vote. In particular, he argued that oversight of the executive branch should be reinforced.</p>

<p>His assessment reflects a broader question surrounding the new Kurultai: will institutional consolidation result primarily in greater administrative efficiency, or will it also strengthen parliamentary scrutiny and political accountability?</p>

<p>Olędzki also emphasised the European dimension of the election.</p>

<p>For Poland and the other European Union member states, he said, Kazakhstan must remain a stable and reliable economic and political partner. Continued economic development would help build a more prosperous society while deepening relations between Kazakhstan and the European Union.</p>

<h2>Stability as a Strategic Priority</h2>

<p>Taken together, the experts’ comments reveal a shared understanding of the stakes involved. Kazakhstan’s elections cannot be viewed exclusively as a domestic political event. The country occupies a pivotal position between Russia, China, Europe and the wider Central Asian region. Its stability directly affects trade routes, energy cooperation, investment flows and the geopolitical balance across Eurasia.</p>

<p>The concept of stability, however, carries more than one meaning. It may refer to institutional continuity and the absence of political disorder. But lasting stability also depends on public confidence, effective representation, accountable government and institutions capable of responding to social expectations.</p>

<p>This distinction will be crucial for the new Kurultai.</p>

<p>The orderly conduct observed at polling stations constitutes one part of the electoral process. The deeper test will concern the political system that emerges from the vote: its capacity to represent diverse interests, oversee the executive, sustain economic reforms and maintain Kazakhstan’s carefully balanced foreign policy.</p>

<p>The ballot boxes may close at the end of election day. The institutional process, as several foreign experts stressed, is only beginning.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 22:30:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/foreign-experts-assess-kazakhstans-kurultai-elections-stability-strong-institutions-and-the-test-of-the-post-election-period-1787514029.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>À Astana, CFive et le Hudson Institute interrogent la place du Kazakhstan dans le nouvel ordre eurasien</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-astana-cfive-et-le-hudson-institute-interrogent-la-place-du-kazakhstan-dans-le-nouvel-ordre-eurasien-14341</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-astana-cfive-et-le-hudson-institute-interrogent-la-place-du-kazakhstan-dans-le-nouvel-ordre-eurasien-14341</guid>
                <description><![CDATA[À Astana, CFive et le Hudson Institute interrogent la place du Kazakhstan dans le nouvel ordre eurasien
Partenariats stratégiques, Corridor du milieu, minéraux critiques et investissements : à deux jours des élections du nouveau Kurultai, experts kazakhs et internationaux ont débattu du rôle que le Kazakhstan entend jouer dans une Eurasie en pleine recomposition.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>À Astana, CFive et le Hudson Institute interrogent la place du Kazakhstan dans le nouvel ordre eurasien</h1>

<p><strong>Partenariats stratégiques, Corridor du milieu, minéraux critiques et investissements : à deux jours des élections du nouveau Kurultai, experts kazakhs et internationaux ont débattu du rôle que le Kazakhstan entend jouer dans une Eurasie en pleine recomposition.</strong></p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2017_00_21%20(1).jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p><strong>Astana, 21 août 2026</strong> — Dans une Eurasie où les routes commerciales se redessinent, où les puissances cherchent à sécuriser leurs approvisionnements et où l’Asie centrale attire une attention croissante, le Kazakhstan veut apparaître non plus simplement comme un territoire situé entre grandes puissances, mais comme un acteur capable d’organiser ses propres partenariats.</p>

<p>C’est autour de cette question centrale que l’Université internationale d’Astana, <strong>Astana International University (AIU)</strong>, a accueilli une discussion d’experts de haut niveau organisée conjointement par la plateforme intellectuelle <strong>CFive</strong> et le <strong>Hudson Institute</strong>, think tank basé aux États-Unis.</p>

<p>Intitulée <strong>« Le Kazakhstan et le nouveau paysage eurasien : partenariats stratégiques, connectivité et opportunités économiques »</strong>, la rencontre a réuni diplomates, responsables publics, universitaires, experts internationaux et représentants du monde économique.</p>

<p>Au-delà des échanges académiques, le débat a surtout montré combien le Kazakhstan se trouve aujourd’hui au croisement de plusieurs transformations : retour de la compétition entre puissances, réorganisation des chaînes logistiques, essor du Corridor du milieu, recherche de nouveaux fournisseurs de matières premières stratégiques et volonté européenne comme américaine de renforcer leur présence en Asie centrale.</p>

<h2>Le Kazakhstan, puissance moyenne au cœur d’une compétition de corridors</h2>

<p>La géographie constitue à la fois la principale contrainte et l’un des plus grands atouts du Kazakhstan.</p>

<p>Enclavé au cœur du continent eurasiatique, voisin de la Russie et de la Chine, tourné vers la mer Caspienne et relié à l’Europe à travers le Caucase et la Türkiye, le pays se trouve sur plusieurs axes essentiels entre l’Asie et l’Occident.</p>

<p>Cette situation explique pourquoi la notion de <strong>« puissance moyenne »</strong> a occupé une place importante dans les discussions.</p>

<p>Le Kazakhstan ne possède évidemment ni les capacités militaires ni le poids économique des grandes puissances qui l’entourent. Mais sa superficie, ses ressources énergétiques, ses minerais, sa position géographique et sa politique étrangère dite « multivectorielle » lui confèrent une marge de manœuvre diplomatique significative.</p>

<p>La question est désormais de savoir comment transformer cet avantage géographique en influence politique et économique durable.</p>

<p>Car dans la nouvelle compétition eurasienne, le Kazakhstan ne souhaite pas seulement être traversé par des routes commerciales. Il cherche à devenir un <strong>nœud stratégique</strong>, capable de connecter la Chine, l’Asie centrale, la mer Caspienne, le Caucase, la Türkiye et l’Union européenne.</p>

<h2>Le Corridor du milieu change la valeur géopolitique de l’Asie centrale</h2>

<p>Le <strong>Middle Corridor</strong>, ou Corridor transcaspien international de transport, s’est naturellement imposé comme l’un des thèmes centraux de la rencontre.</p>

<p>Cet itinéraire permet de relier la Chine et l’Asie centrale à l’Europe en passant notamment par le Kazakhstan, la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Türkiye.</p>

<p>Son intérêt a considérablement augmenté avec les bouleversements géopolitiques des dernières années.</p>

<p>La recherche d’itinéraires commerciaux alternatifs aux routes passant par la Russie, la diversification des chaînes logistiques et l’intérêt croissant de l’Union européenne pour les liaisons avec l’Asie centrale ont renforcé la dimension stratégique de ce corridor.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l’enjeu dépasse cependant le simple transit ferroviaire.</p>

<p>L’objectif est également de développer les ports de la Caspienne, les plateformes logistiques, les infrastructures ferroviaires, les autoroutes, les capacités douanières et les connexions numériques.</p>

<p>Autrement dit, le Corridor du milieu peut devenir un instrument de transformation économique du pays, à condition que le Kazakhstan réussisse à capter davantage de valeur ajoutée plutôt que de rester uniquement un territoire de passage.</p>

<h2>Washington redécouvre l’importance stratégique du Kazakhstan</h2>

<p>La présence du <strong>Hudson Institute</strong> à Astana souligne également l’attention renouvelée que les États-Unis accordent à l’Asie centrale.</p>

<p>Pendant longtemps, la région a principalement été observée à Washington à travers les relations avec la Russie, la Chine ou l’Afghanistan.</p>

<p>Cette lecture évolue.</p>

<p>L’Asie centrale devient progressivement un espace stratégique en soi.</p>

<p>Les États-Unis s’intéressent davantage aux corridors de transport, aux ressources naturelles, aux minéraux critiques, aux technologies, à l’énergie et aux possibilités d’investissement.</p>

<p>Le Kazakhstan apparaît, dans ce contexte, comme un partenaire particulièrement important.</p>

<p>Son économie est la plus importante d’Asie centrale et le pays cherche parallèlement à attirer des investissements étrangers tout en diversifiant ses partenaires.</p>

<p>L’enjeu pour Astana consiste précisément à éviter de remplacer une dépendance par une autre.</p>

<p>La stratégie kazakhe demeure fondée sur l’équilibre : maintenir des relations étroites avec la Russie, approfondir les liens économiques avec la Chine, développer les partenariats avec l’Union européenne et renforcer simultanément la coopération avec les États-Unis, la Türkiye et d’autres acteurs internationaux.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2017_00_21%20(1)(1).jpeg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Minéraux critiques : la nouvelle bataille économique</h2>

<p>Les discussions ont également accordé une place importante aux <strong>minéraux critiques</strong>.</p>

<p>La transition énergétique mondiale, la production de batteries, les semi-conducteurs, les technologies militaires, les télécommunications et les infrastructures numériques augmentent considérablement la demande pour certaines matières premières.</p>

<p>Cette évolution transforme progressivement la géographie économique mondiale.</p>

<p>Les États-Unis et l’Union européenne cherchent notamment à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement afin de réduire leur dépendance vis-à-vis d’un nombre limité de producteurs.</p>

<p>Le Kazakhstan possède dans ce domaine des ressources importantes et pourrait bénéficier de cette nouvelle compétition.</p>

<p>Mais là encore, le véritable enjeu consiste à dépasser l’exportation de matières premières.</p>

<p>Pour Astana, l’objectif stratégique serait de développer davantage de transformation industrielle locale, de technologie, de recherche et de chaînes de valeur.</p>

<p>Autrement dit, ne plus seulement exporter le minerai, mais attirer également les investissements permettant de le traiter et de produire une partie des technologies qui en dépendent.</p>

<h2>Ken Moriyasu : regarder l’Eurasie comme un système connecté</h2>

<p>L’intervenant principal de la rencontre était <strong>Ken Moriyasu</strong>, Senior Fellow au Hudson Institute, spécialiste des dynamiques de la Grande Asie, de l’Asie centrale et du Caucase.</p>

<p>Aux côtés d’experts kazakhs, européens et internationaux, il a replacé les transformations du Kazakhstan dans un contexte géopolitique beaucoup plus large.</p>

<p>Cette approche est essentielle.</p>

<p>L’Asie centrale ne peut plus être analysée exclusivement comme une périphérie de la Russie ou de la Chine.</p>

<p>Elle se situe désormais à l’intersection de plusieurs espaces : Europe, Chine, Russie, Caucase, Caspienne, Moyen-Orient et Asie du Sud.</p>

<p>Le développement de nouveaux corridors renforce encore cette interconnexion.</p>

<p>Dans ce nouvel environnement, les États capables de maintenir des relations avec plusieurs centres de puissance tout en préservant leur autonomie stratégique disposent d’un avantage particulier.</p>

<p>Le Kazakhstan tente précisément de construire cette position.</p>

<h2>L’Europe reste un partenaire déterminant</h2>

<p>Les relations avec l’Europe ont également été au cœur des discussions.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l’Union européenne demeure un partenaire commercial et un investisseur essentiel.</p>

<p>Bruxelles cherche de son côté à approfondir ses relations avec l’Asie centrale autour de plusieurs axes : énergie, matières premières stratégiques, transport, numérique, climat et connectivité.</p>

<p>Le développement du Corridor du milieu donne une dimension supplémentaire à cette relation.</p>

<p>Le Kazakhstan peut devenir un point de connexion majeur entre les économies asiatiques et européennes.</p>

<p>Mais cette perspective suppose des investissements considérables et une coordination entre plusieurs pays.</p>

<p>Ports, chemins de fer, passages frontaliers, capacités maritimes sur la Caspienne et harmonisation des procédures douanières constituent autant de défis.</p>

<p>La connectivité eurasienne ne dépend donc pas seulement de kilomètres de rails. Elle dépend également de décisions politiques, de financements et de confiance entre partenaires.</p>

<h2>Une diplomatie multivectorielle à l’épreuve du nouvel ordre mondial</h2>

<p>La discussion organisée à Astana a surtout confirmé l’importance persistante de la doctrine multivectorielle du Kazakhstan.</p>

<p>Depuis son indépendance, le pays s’efforce de maintenir des relations équilibrées avec plusieurs partenaires.</p>

<p>Cette stratégie était déjà complexe lorsque les relations entre grandes puissances étaient relativement stables.</p>

<p>Elle l’est encore davantage aujourd’hui.</p>

<p>La rivalité stratégique entre les États-Unis et la Chine, la guerre en Ukraine, les sanctions occidentales contre la Russie, la compétition pour les infrastructures et la bataille mondiale autour des matières premières obligent les pays d’Asie centrale à effectuer des arbitrages de plus en plus délicats.</p>

<p>Le Kazakhstan tente néanmoins de préserver une ligne de continuité : coopérer avec plusieurs acteurs sans s’inscrire automatiquement dans un bloc géopolitique exclusif.</p>

<p>Cette politique constitue probablement l’un des éléments fondamentaux de sa diplomatie actuelle.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-23%20at%2017_07_39.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>À deux jours des élections, un message de stabilité internationale</h2>

<p>La rencontre intervient également dans un moment politique particulier.</p>

<p>Deux jours plus tard, le <strong>23 août 2026</strong>, les électeurs kazakhs doivent choisir les représentants du nouveau <strong>Kurultai</strong>, le Parlement monocaméral instauré par la réforme constitutionnelle entrée en vigueur cet été.</p>

<p>Le fait que des rencontres internationales de cette nature soient organisées à quelques jours du scrutin illustre la volonté des autorités et des institutions kazakhes de présenter une image de continuité diplomatique et de stabilité.</p>

<p>Il serait toutefois excessif de considérer ces forums comme une validation du système politique intérieur.</p>

<p>Les enjeux de démocratisation, de pluralisme politique, de participation électorale et de fonctionnement des nouvelles institutions doivent être analysés séparément.</p>

<p>Mais sur le plan international, le message est clair : indépendamment de la transformation institutionnelle en cours, Astana souhaite continuer à apparaître comme un partenaire prévisible et ouvert au dialogue.</p>

<h2>CFive, un laboratoire de dialogue stratégique à Astana</h2>

<p>La rencontre organisée à l’Université internationale d’Astana s’inscrit dans l’ambition plus large de <strong>CFive</strong>, plateforme intellectuelle hébergée par l’AIU.</p>

<p>Son objectif est de créer à Astana un espace de débat reliant chercheurs, responsables politiques, diplomates et acteurs économiques.</p>

<p>Cette démarche possède une portée particulière.</p>

<p>Pendant longtemps, une grande partie des analyses internationales consacrées à l’Asie centrale était produite depuis Moscou, Washington, Bruxelles, Pékin ou Londres.</p>

<p>Le développement de plateformes locales permet progressivement aux pays de la région de participer eux-mêmes à la production du débat stratégique qui les concerne.</p>

<p>Il ne s’agit plus uniquement d’être étudié par les grandes puissances, mais également de participer à la définition des concepts et des stratégies concernant l’avenir de l’Eurasie.</p>

<h2>Le Kazakhstan veut passer du statut de carrefour géographique à celui d’acteur stratégique</h2>

<p>Au terme des échanges, une idée s’impose.</p>

<p>Le Kazakhstan possède depuis longtemps une position géographique exceptionnelle.</p>

<p>Mais la géographie ne produit automatiquement ni richesse ni influence.</p>

<p>Pour devenir réellement un acteur central du nouvel espace eurasien, le pays devra transformer cette position en infrastructures, en investissements, en industries, en partenariats technologiques et en capacité diplomatique.</p>

<p>Le Corridor du milieu, les minéraux critiques, les relations avec Washington, la coopération avec l’Union européenne et la diplomatie multivectorielle constituent autant de pièces d’un même puzzle.</p>

<p>La question stratégique est désormais de savoir si le Kazakhstan réussira à les assembler.</p>

<p>Dans une Eurasie où les anciennes routes sont remises en question et où de nouvelles alliances économiques se dessinent, Astana possède aujourd’hui une opportunité rarement rencontrée depuis l’indépendance : <strong>ne plus seulement être située entre les puissances, mais devenir un espace où leurs intérêts se rencontrent, se négocient et parfois s’équilibrent.</strong></p>

<p>C’est probablement là que se trouve le véritable enjeu du « nouveau paysage eurasien » débattu par CFive et le Hudson Institute à Astana.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 18:01:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/a-astana-cfive-et-le-hudson-institute-interrogent-la-place-du-kazakhstan-dans-le-nouvel-ordre-eurasien-1787497436.jpeg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>In Astana, the Central Election Commission Lifts the Veil on the First Kurultai Election</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/in-astana-the-central-election-commission-lifts-the-veil-on-the-first-kurultai-election-14340</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/in-astana-the-central-election-commission-lifts-the-veil-on-the-first-kurultai-election-14340</guid>
                <description><![CDATA[In Astana, the Central Election Commission Lifts the Veil on the First Kurultai Election
Just hours before polling stations opened, Mukhtar Yerman and Lyazzat Suyindik met with foreign media representatives to explain the organisation of Kazakhstan’s historic elections of 23 August 2026. Technical preparations, a low-key campaign, youth participation, accessibility, international observation and relations with Europe: the meeting provided an opportunity to confront the institutional narrative with the questions raised by journalists present in Kazakhstan.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Reporting from Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h2>In Astana, the Central Election Commission Lifts the Veil on the First Kurultai Election</h2>

<p>Just hours before polling stations opened, Mukhtar Yerman and Lyazzat Suyindik met with foreign media representatives to explain the organisation of Kazakhstan’s historic elections of 23 August 2026. Technical preparations, a low-key campaign, youth participation, accessibility, international observation and relations with Europe: the meeting provided an opportunity to confront the institutional narrative with the questions raised by journalists present in Kazakhstan.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Reporting from Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20144054.jpg" style="height:351px; width:706px" /></p>

<p>As part of my continuing mission in Kazakhstan, we were received in Astana at the headquarters of the Central Election Commission of the Republic of Kazakhstan, located at 4 Beibitshilik Street.</p>

<p>Organised on the eve of the 23 August 2026 elections, this briefing for foreign media was led by Mukhtar Yerman, Deputy Chairman of the Central Election Commission, and Lyazzat Suyindik, a member of the Commission.</p>

<p>For nearly an hour, the two officials presented the state of preparations and answered questions from international journalists about the first election being held to choose the 145 members of the new Kurultai.</p>

<p>This meeting was not limited to a technical presentation. It took place at a historic moment for Kazakhstan: only a few months after the constitutional referendum, voters were being called upon to give the country’s new institutional architecture its first parliamentary expression.</p>

<h2>The Kurultai Replaces the Bicameral Parliament</h2>

<p>The 2026 constitutional reform profoundly changed Kazakhstan’s institutional landscape.</p>

<p>The former Parliament, composed of the Senate and the Mazhilis, has been replaced by a unicameral assembly called the <strong>Kurultai</strong>. This new institution becomes the country’s main representative and legislative body.</p>

<p>The Kurultai consists of 145 deputies elected for five-year terms. All seats are allocated through proportional representation in a single nationwide constituency, on the basis of lists submitted by political parties.</p>

<p>Voting is based on the principles of universal, equal, direct and secret suffrage.</p>

<p>The reform therefore eliminates individual candidacies and the former territorial constituencies: the entire country now forms a single national electoral district.</p>

<p>Seven political parties are contesting the election, with a total of 545 candidates. According to the order determined by lottery, voters find the following parties on their ballots: Adilet, the Nationwide Social Democratic Party, the Baitaq Green Party, the People’s Party of Kazakhstan, Auyl, Ak Zhol and Respublica.</p>

<p>The campaign, officially launched on 1 July, lasted 54 days. It ended before the electoral silence period preceding voting day.</p>

<h2>More Than 12.6 Million Voters</h2>

<p>According to figures provided by the Central Election Commission, <strong>12,605,788 citizens</strong> are registered to vote.</p>

<p>More than 10,400 polling stations have been prepared inside the country and abroad. Among them, 79 polling stations are expected to receive Kazakh citizens residing or temporarily staying in 61 countries.</p>

<p>Nearly 12,000 citizens are reportedly concerned by voting abroad. In some countries, particularly because of specific security or logistical conditions, opening a polling station was not possible.</p>

<p>The electoral machinery mobilises more than 71,000 members of election commissions throughout the country.</p>

<p>Between 4 and 17 August, Central Election Commission officials and teams carried out inspections across the regions in order to assess the readiness of polling stations, the knowledge of electoral rules among their members and the availability of the necessary equipment.</p>

<p>“Our team is always ready to play,” Mukhtar Yerman said, using a sporting metaphor in response to a question about the relatively short period between the referendum, the entry into force of the Constitution and the organisation of the elections.</p>

<p>According to him, the succession of presidential, parliamentary and referendum votes organised in recent years has enabled the electoral administration to acquire permanent operational experience.</p>

<h2>Women, Young People and Persons with Disabilities: 43.9% of Candidates</h2>

<p>The representation of women, young people and persons with disabilities occupied an important place in Lyazzat Suyindik’s presentation.</p>

<p>Electoral legislation requires each party to respect a collective minimum quota of 30% for these three categories within its list.</p>

<p>According to the Election Commission, women, young people and persons with disabilities together account for <strong>43.9% of the 545 registered candidates</strong>.</p>

<p>This figure is presented as a sign of openness and renewal. It should nevertheless be interpreted cautiously: the proportion of candidates belonging to these categories does not guarantee equivalent representation among the future members of parliament.</p>

<p>The outcome will depend on the number of seats won by each party, but also on the order in which candidates are placed on the party lists.</p>

<p>Commission officials nevertheless say they are convinced that the future Kurultai will welcome new faces, younger candidates and parliamentarians carrying new ideas.</p>

<h2>Accessibility at the Heart of Electoral Preparations</h2>

<p>Lyazzat Suyindik, who heads the working group devoted to the electoral rights of persons with disabilities, detailed the measures adopted to make polling stations more accessible.</p>

<p>The group brings together representatives of public administrations, the Ministry of Labour and Social Protection, as well as national and regional organisations representing persons with disabilities.</p>

<p>Inspections were carried out in all regions. Whenever accessibility problems were identified, local authorities were asked to make the necessary corrections immediately.</p>

<p>A digital interactive map also allows voters to check accessibility conditions at their polling station.</p>

<p>Braille templates have been distributed for visually impaired voters. Audio devices have also been provided, as not all blind or visually impaired people necessarily know how to read Braille.</p>

<p>This focus on accessibility is one of the most concrete aspects of the preparations presented by the Commission.</p>

<h2>An Artificial Intelligence-Based Electoral Assistant</h2>

<p>Digitalisation occupies a central place in Kazakhstan’s electoral system.</p>

<p>The Commission has notably launched an assistant using artificial intelligence, available in Kazakh, Russian and English.</p>

<p>The tool is intended to enable citizens, journalists and observers to quickly obtain information about the new Constitution, electoral legislation, voting rules and the procedures required to cast a ballot.</p>

<p>Since 7 August, voters have also been able to check their registration and locate their polling station through government digital platforms.</p>

<p>Notifications have been sent through the eGov Mobile application, by SMS and through various electronic services. Call centres have been established within territorial commissions to answer citizens’ questions.</p>

<p>Members of local commissions have also distributed personalised invitations containing a QR code, providing access to key information about the election and the polling station assigned to each voter.</p>

<p>The Election Commission also uses its website, Telegram channel, YouTube, Facebook and Instagram to publish decisions and educational content.</p>

<p>The authorities therefore acknowledge that electoral communication is gradually shifting away from traditional posters towards mobile phones, applications and social media.</p>

<h2>An Almost Invisible Campaign in the Streets of Astana</h2>

<p>This digital evolution was precisely one of the main subjects of discussion during the meeting.</p>

<p>Several foreign journalists said they had been struck by the limited visibility of the campaign in the streets of Astana. There were few posters, few candidate portraits, few rallies and virtually none of the excitement traditionally observed in other capitals on the eve of a national election.</p>

<p>This observation is consistent with what we ourselves had noticed since arriving in Astana.</p>

<p>Mukhtar Yerman replied that the Commission had installed numerous information boards, particularly in railway stations, airports and public spaces. The authorities had also designated more than 8,000 locations for campaign materials and nearly 4,500 venues for meetings between parties and voters.</p>

<p>He nevertheless stressed that the Commission does not determine the communication strategies of political parties.</p>

<p>Its role is to monitor compliance with the law and the use of electoral funds, not to force political formations to organise rallies or install more posters.</p>

<p>“The global trend is shifting from outdoor advertising towards social networks and different platforms,” he explained.</p>

<p>The digital argument provides part of the explanation. It does not, however, entirely dispel the impression of a very calm, even distant, campaign in the public sphere.</p>

<p>This lack of visible excitement can be interpreted in several ways: changing communication habits, confidence in institutional continuity, limited political polarisation, or a lack of genuinely perceptible political competition.</p>

<p>Only the results, turnout and observer reports will allow this unusual atmosphere to be assessed more precisely.</p>

<h2>Astana and Almaty: Two Different Electoral Sensibilities</h2>

<p>A journalist who had covered several previous elections in Kazakhstan also highlighted the differences generally observed between voting patterns in Astana and those in Almaty, the former capital and the country’s largest metropolis.</p>

<p>Mukhtar Yerman acknowledged the existence of different political and social sensitivities.</p>

<p>Almaty has a distinct social and cultural identity. Its population is highly active on social media and within non-governmental organisations. The city also concentrates a significant part of the country’s intellectual, economic and cultural circles.</p>

<p>Astana, as the political and administrative capital, naturally maintains a different relationship with state institutions.</p>

<p>This contrast between the institutional capital and the economic metropolis should not be exaggerated, but it remains an important key to understanding Kazakh electoral behaviour.</p>

<h2>“These Are Not Early Elections”</h2>

<p>Mukhtar Yerman also returned to a terminological issue that has placed the Election Commission at odds with certain international organisations.</p>

<p>Several missions, including the OSCE/ODIHR, describe the 23 August vote as <strong>early parliamentary elections</strong>.</p>

<p>The Commission rejects this definition.</p>

<p>“These are not early elections. They are elections being held on schedule following the adoption of a new Constitution,” Mukhtar Yerman insisted.</p>

<p>According to this interpretation, the creation of the Kurultai made a new election necessary. It would therefore not amount to prematurely terminating the mandate of an institution that was supposed to continue operating, but rather to constituting an entirely new Parliament created by the Constitution.</p>

<p>The OSCE/ODIHR and several international media outlets nevertheless continue to use the expression “early elections,” considering that the mandate of the previous Parliament ended before its normal expiry date.</p>

<p>The difference is not merely semantic. It reveals two distinct ways of presenting the event: a normal constitutional transition for the Kazakh authorities; an accelerated parliamentary restructuring for some foreign observers.</p>

<p>Mukhtar Yerman recalled that Kazakhstan itself is a full member of the OSCE and respects the organisation’s work. He nevertheless called on international partners to assess the country across all dimensions of cooperation, rather than focusing solely on elections.</p>

<h2>777 International Observers</h2>

<p>The Central Election Commission has accredited <strong>777 international observers from 42 countries and 30 international organisations</strong>.</p>

<p>Hundreds of domestic observers appointed by associations and non-profit organisations are also expected to monitor voting operations.</p>

<p>Six organisations have been authorised to conduct opinion polls.</p>

<p>Asked about the role of foreign observers, Mukhtar Yerman said their presence made it possible to examine the organisation of the election “from the other side of the door.”</p>

<p>According to him, objective observation conducted in accordance with the rules of “fair play” can help the Commission improve its practices.</p>

<p>The reports published after the election will be particularly important. They will make it possible to assess not only the material organisation of polling stations, but also equality between parties, campaign conditions, media freedom, transparency in the counting process and the handling of possible irregularities.</p>

<h2>Is There a Genuine Opposition?</h2>

<p>A Spanish journalist asked the most directly political question: how does the Commission respond to those who argue that there is no genuine opposition in Kazakhstan and that participating in elections is therefore pointless?</p>

<p>Mukhtar Yerman rejected this interpretation.</p>

<p>He stressed that seven political formations were presenting different programmes and candidates. According to him, only one authority can determine their true political weight: the voter.</p>

<p>“The only judge is the people,” he said.</p>

<p>This response reiterates the democratic principle of popular suffrage. It does not, however, put an end to the debate over the quality of political pluralism.</p>

<p>A competitive election does not depend solely on the number of registered parties. It also depends on their independence, their access to the media, their ability to criticise the executive and the possibility of genuine political alternation.</p>

<p>The future Kurultai will therefore be judged not only by its composition, but also by its capacity to debate, oversee the government and represent different political sensitivities.</p>

<h2>The Future Vice-President and the Balance of Power</h2>

<p>The new Constitution also reintroduces the office of Vice-President.</p>

<p>Asked about the timetable and procedure for the appointment, Mukhtar Yerman recalled that the choice falls within the prerogatives of the President of the Republic. The appointment must take place after the elections, in accordance with the procedures established by the Constitution.</p>

<p>The creation of this office naturally raises questions about the future organisation of power, political succession and the balance between the presidency, the government and the Kurultai.</p>

<p>A Hungarian journalist also asked whether the composition of the new assembly could alter the balance between Parliament and the President.</p>

<p>Commission officials replied that the role and powers of the Kurultai are determined by the Constitution and constitutional legislation. They hope that the presence of several parties will strengthen the quality of parliamentary work.</p>

<p>The essential question will be whether this formal diversity produces a genuine institutional counterweight.</p>

<h2>The People’s Council, a New Space for Dialogue</h2>

<p>The meeting also provided an opportunity to discuss the <strong>People’s Council</strong>, a new institution whose members are expected to represent different sectors of society, non-governmental organisations and religious communities.</p>

<p>Its members are appointed according to a procedure under the authority of the presidency. The Council notably has the ability to initiate legislative proposals.</p>

<p>According to Election Commission officials, the institution is intended to become a forum for discussion and the generation of ideas between society, the Kurultai and public authorities.</p>

<p>Its real influence will nevertheless depend on its autonomy, the diversity of its membership and the way in which its proposals are handled by Parliament.</p>

<h2>Young People Want “To Be Heard”</h2>

<p>In response to a question from a German journalist about youth participation, Lyazzat Suyindik referred to the <strong>271 young voter clubs</strong> operating across the country.</p>

<p>These structures are located not only in major cities but also in rural regions.</p>

<p>They organise conferences, discussions, simulations and even theatrical or animated activities to explain how institutions function.</p>

<p>For the Commission, young Kazakhs are not necessarily indifferent to politics. They want to participate in society, understand public decisions and “be heard” by the authorities.</p>

<p>A national forum devoted to elections and the younger generation was also organised in May, bringing together representatives from all regions.</p>

<p>This effort to raise awareness is significant in a country with a relatively young population. It will nevertheless also need to be accompanied by spaces allowing free political expression, including when the opinions expressed do not correspond with official positions.</p>

<h2>My Question on Relations with Europe</h2>

<p>Speaking on behalf of a Brussels-based media outlet, I asked what impact the new Kurultai could have on relations between Kazakhstan and Europe.</p>

<p>Mukhtar Yerman expressed confidence.</p>

<p>A former member of the Mazhilis and former chairman of the Committee on International Affairs, Defence and Security, he has also participated in interparliamentary exchanges between Kazakhstan and the European Union.</p>

<p>He believes relations between the new Kurultai, the European Parliament, Kazakhstan and the European Union will continue to develop.</p>

<p>This question is central.</p>

<p>Kazakhstan occupies a strategic position between China, Russia, Central Asia and Europe. The country plays a growing role in energy, uranium, critical raw materials, transport, Trans-Caspian logistics and digital connectivity.</p>

<p>The European Union is seeking to diversify its supplies and trade corridors. Astana, for its part, wants to strengthen its diplomatic autonomy and attract more European investment.</p>

<p>The new Kurultai could become an important institutional partner for the European Parliament. But the depth of this relationship will also depend on the democratic credibility of the new assembly, its ability to oversee the executive and the genuine space afforded to political pluralism.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20144018.jpg" style="height:487px; width:800px" /></p>

<h2>A Historic Transition, but One That Still Has to Prove Itself</h2>

<p>The presentation by the Central Election Commission demonstrates a considerable degree of technical organisation: digitalised electoral registers, mobile services, personalised notifications, polling station accessibility, training of election officials, youth mobilisation and the presence of hundreds of international observers.</p>

<p>But democracy cannot be measured solely by the number of polling stations opened, SMS messages sent or observers accredited.</p>

<p>The real test will begin after the votes are counted.</p>

<p>How many parties will enter the Kurultai? Who will the new faces be? What place will women and young people occupy? Will deputies have genuine room to oversee the government? Will the People’s Council become a real forum for dialogue or remain essentially consultative? Will relations with the European Union be accompanied by progress in political pluralism and the rule of law?</p>

<p>In Astana, Election Commission officials say they are optimistic.</p>

<p>Mukhtar Yerman concluded the meeting by adapting Shakespeare’s famous phrase:</p>

<p>“To vote or not to vote is to be or not to be.”</p>

<p>The formula captures the symbolic importance of this day.</p>

<p>But beyond the right to vote, the future of Kazakhstan’s new political system will depend on the Kurultai’s ability to sustain genuine debate, truly represent society and transform the ballot placed in the box into effective political power.</p>

<p><strong>23 August 2026 therefore clearly marks a historic milestone. The question now is whether this new institutional architecture will give rise to a genuinely renewed Parliament, or whether it will primarily change the institutional form without fundamentally transforming the balance of power.</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 15:37:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/in-astana-the-central-election-commission-lifts-the-veil-on-the-first-kurultai-election-1787488976.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Alem.AI à Astana : le Kazakhstan affiche son ambition de devenir une puissance régionale de l’intelligence artificielle</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/alemai-a-astana-le-kazakhstan-affiche-son-ambition-de-devenir-une-puissance-regionale-de-lintelligence-artificielle-14339</link>
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                <description><![CDATA[Alem.AI à Astana : le Kazakhstan affiche son ambition de devenir une puissance régionale de l’intelligence artificielle
Au cœur de la nouvelle capitale kazakhe, Alem.AI est bien davantage qu’un musée technologique. Réunissant robots, avatars numériques, programmes éducatifs pour adolescents, laboratoires de recherche, accélérateurs de start-up et services gouvernementaux, le centre entend incarner l’ensemble de la stratégie numérique du Kazakhstan.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Alem.AI à Astana : le Kazakhstan affiche son ambition de devenir une puissance régionale de l’intelligence artificielle</h1>

<p>Au cœur de la nouvelle capitale kazakhe, Alem.AI est bien davantage qu’un musée technologique. Réunissant robots, avatars numériques, programmes éducatifs pour adolescents, laboratoires de recherche, accélérateurs de start-up et services gouvernementaux, le centre entend incarner l’ensemble de la stratégie numérique du Kazakhstan.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20142550.jpg" style="height:292px; width:399px" /></strong></p>

<p>À l’entrée d’Alem.AI, situé sur l’avenue Mangilik El à Astana, le visiteur ne pénètre pas dans un musée traditionnel. Il entre dans un univers où l’intelligence artificielle n’est pas seulement expliquée : elle doit être manipulée, testée et vécue.</p>

<p>Les premières installations donnent immédiatement le ton. Des écrans interactifs réagissent aux mouvements des mains, les pas des visiteurs se transforment en empreintes numériques et un tunnel immersif cherche à susciter cette sensation si souvent associée à la technologie : celle de franchir symboliquement le seuil du futur.</p>

<p>Alem.AI entend toutefois être bien plus qu’une vitrine spectaculaire. Sa mission officielle consiste à réunir, au sein d’un même écosystème, le grand public, les jeunes, les chercheurs, les start-up, les grandes entreprises technologiques et le gouvernement kazakh.</p>

<h2>L’histoire de l’intelligence artificielle rendue accessible</h2>

<p>La visite commence au Musée de la singularité, qui retrace l’évolution des instruments de calcul et de l’intelligence artificielle.</p>

<p>L’exposition revient sur les premiers dispositifs conçus pour faciliter les calculs humains. Un boulier rappelle que l’histoire de l’automatisation n’a pas commencé avec les algorithmes modernes. Il est présenté aux côtés d’un arithmomètre, l’une des premières machines mécaniques capables d’effectuer systématiquement des opérations mathématiques.</p>

<p>Plus loin se trouve l’Apple II, commercialisé en 1977 et considéré comme l’un des premiers ordinateurs personnels produits à grande échelle. Sa présence illustre la vitesse extraordinaire de la transformation technologique : en moins d’un demi-siècle, l’informatique est passée d’une machine réservée à un nombre restreint de spécialistes à une infrastructure qui imprègne presque tous les aspects de notre existence.</p>

<p>Le musée revient également sur ELIZA, le programme informatique conversationnel développé dans les années 1960 par Joseph Weizenbaum. Cette expérience simulait notamment le comportement d’un psychothérapeute en reformulant les propos de l’utilisateur sous forme de questions.</p>

<p>ELIZA peut aujourd’hui paraître rudimentaire face à ChatGPT et aux modèles génératifs les plus récents. Il demeure pourtant une étape majeure de l’histoire informatique : il avait déjà montré avec quelle facilité les êtres humains pouvaient attribuer à une machine une forme de compréhension humaine.</p>

<h2>Une intelligence artificielle que l’on peut toucher</h2>

<p>L’une des caractéristiques les plus convaincantes du musée réside dans son caractère interactif.</p>

<p>Les visiteurs peuvent entraîner un modèle simplifié à reconnaître des animaux, comparer les mécanismes d’un réseau neuronal à ceux du cerveau humain ou tenter de déterminer si une œuvre a été créée par une personne ou générée par une intelligence artificielle.</p>

<p>L’exercice paraît facile. Il ne l’est pas.</p>

<p>Les erreurs commises par les visiteurs montrent à quel point il devient difficile de distinguer la créativité humaine de la production algorithmique. L’expérience soulève une question essentielle sans nécessairement y répondre : lorsqu’une machine peut imiter une image, un texte, une voix ou un raisonnement, quels critères nous permettront encore d’en identifier l’origine ?</p>

<p>Un avatar numérique accompagne également les visiteurs et répond à des questions pratiques sur le parcours, les salles et les différentes installations. Plus loin, une partie de l’exposition est consacrée au traitement du langage naturel, aux réseaux neuronaux, à la reconnaissance d’images et à l’informatique quantique.</p>

<p>Les explications sont parfois volontairement simplifiées. L’objectif immédiat n’est pas de former des experts, mais de rendre accessibles au grand public des technologies souvent perçues comme abstraites ou intimidantes.</p>

<h2>Des robots derrière une vitre</h2>

<p>Dans le laboratoire de robotique, plusieurs machines démontrent leurs capacités physiques : déplacement, équilibre, coordination et enchaînements inspirés des arts martiaux.</p>

<p>La scène suscite à la fois l’amusement et un léger malaise. Les robots sont observés derrière une barrière, presque comme des animaux dans un espace d’exposition.</p>

<p>Un visiteur plaisante en affirmant qu’il faut espérer que les rôles ne seront jamais inversés et que les robots ne viendront pas, un jour, observer les humains.</p>

<p>La remarque peut faire sourire, mais elle résume l’ambivalence qui entoure désormais l’intelligence artificielle. La fascination pour les performances technologiques coexiste avec la peur de perdre le contrôle des systèmes que nous créons.</p>

<h2>Une ville gouvernée par les données</h2>

<p>Une autre section présente les applications de l’intelligence artificielle dans différents secteurs, notamment la finance, l’énergie, la sécurité et l’administration urbaine.</p>

<p>Le modèle de ville intelligente explique comment les systèmes numériques peuvent détecter des anomalies, analyser la circulation, surveiller les infrastructures, optimiser la consommation énergétique et assister les autorités publiques dans la gestion urbaine.</p>

<p>Cette promesse d’une plus grande efficacité soulève néanmoins une question politique majeure. Une ville intelligente peut améliorer les services publics, mais elle peut aussi devenir une ville où chaque déplacement, chaque visage et chaque comportement produit des données susceptibles d’être exploitées.</p>

<p>L’innovation technologique ne peut donc se substituer à un débat sérieux sur la protection de la vie privée, la transparence algorithmique et le contrôle démocratique des dispositifs de surveillance.</p>

<h2>Un écosystème réparti sur huit étages</h2>

<p>La structure du bâtiment révèle elle-même l’ampleur des ambitions du projet.</p>

<p>Le premier étage est ouvert au public et accueille le Musée de la singularité, les installations immersives ainsi que des espaces consacrés à l’écosystème Astana Hub.</p>

<p>Les deuxième et troisième étages abritent TUMO Astana, un centre de technologies créatives destiné aux jeunes âgés de 12 à 18 ans. Les adolescents peuvent y découvrir la programmation, la robotique, l’animation, la modélisation 3D, le développement de jeux vidéo, la réalisation cinématographique, la musique numérique et l’intelligence artificielle générative. Environ 1 300 jeunes avaient déjà commencé à y étudier lors du lancement officiel du centre.</p>

<p>Le quatrième étage accueille Tomorrow School, la première école kazakhe consacrée à l’intelligence artificielle et fondée sur un modèle d’apprentissage entre pairs. Le programme est gratuit et accessible aux citoyens âgés de plus de 18 ans, y compris à ceux qui ne possèdent aucune expérience préalable dans le domaine informatique.</p>

<p>Le cinquième étage est consacré à la formation avancée et à la recherche. Il comprend un centre de formation Apple, un centre GameDev développé en coopération avec Playrix ainsi que la future AI Research University, dont le lancement académique est prévu pour septembre 2026.</p>

<p>Les sixième et septième étages réunissent le campus consacré à l’intelligence artificielle, des start-up, des laboratoires de recherche et les bureaux de grandes entreprises technologiques. Selon les chiffres officiels, l’accélérateur AI’preneurs a reçu plus de 1 400 candidatures depuis 2024 et soutenu le lancement de 35 start-up.</p>

<p>Le huitième étage est enfin réservé à <strong>AI-Driven Government</strong>, un centre consacré à l’analyse des processus du secteur public et au développement de solutions technologiques destinées au gouvernement.</p>

<p>Cette organisation verticale n’est pas anodine. Elle met en scène un parcours allant de la découverte de l’intelligence artificielle par le grand public jusqu’à son utilisation par l’État, en passant par l’éducation de la jeunesse, la recherche et l’entrepreneuriat.</p>

<h2>Le Kazakhstan veut produire, et non simplement consommer</h2>

<p>Le message politique porté par Alem.AI est clair : le Kazakhstan ne veut pas rester un simple marché pour les technologies développées aux États-Unis, en Chine ou en Europe.</p>

<p>Le pays cherche à constituer son propre capital humain, à favoriser l’émergence d’entreprises nationales et, à terme, à exporter des solutions numériques. Le centre annonce pouvoir accueillir jusqu’à 10 000 personnes par an, tout en proposant à environ 5 000 élèves une initiation approfondie aux technologies.</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokaïev a officiellement lancé plusieurs initiatives du centre en avril 2026, parmi lesquelles TUMO Astana, le programme Astana Smart City et le développement de l’AI Research University. Alem.AI a ensuite ouvert ses portes au public le 28 avril 2026.</p>

<p>Cette stratégie s’inscrit dans la décision de proclamer 2026 « Année de la numérisation et de l’intelligence artificielle ». Elle reflète également une ambition plus large : diversifier une économie encore étroitement associée aux hydrocarbures et aux matières premières.</p>

<h2>Une ambition qui devra être évaluée dans la durée</h2>

<p>Alem.AI impressionne par sa conception, ses installations et la diversité des institutions réunies sous un même toit. Le centre offre au Kazakhstan une vitrine technologique moderne et facilement identifiable.</p>

<p>Mais un bâtiment, aussi spectaculaire soit-il, ne suffit pas à créer une puissance numérique.</p>

<p>La réussite du projet dépendra de la qualité réelle de ses programmes éducatifs, de la liberté accordée aux chercheurs, de l’accès aux infrastructures de calcul, du financement durable des start-up et de la capacité du pays à conserver les talents qu’il forme.</p>

<p>Elle dépendra également du cadre juridique applicable aux données, à la cybersécurité et à l’utilisation de l’intelligence artificielle par les pouvoirs publics. La technologie peut améliorer l’administration et les services publics. Elle ne doit pas devenir un instrument opaque de contrôle social ou de surveillance politique.</p>

<p>Alem.AI raconte ainsi deux histoires simultanément.</p>

<p>La première est celle d’un Kazakhstan déterminé à trouver sa place dans la nouvelle économie mondiale de la connaissance. La seconde est celle d’un État qui devra démontrer que l’intelligence artificielle peut servir la société sans réduire l’espace réservé à la liberté humaine.</p>

<p>À Astana, le futur est déjà exposé. Reste à savoir comment il sera gouverné.</p>

<p><em>Informations pratiques : le Musée de la singularité se trouve au premier étage d’Alem.AI, au 55/1, avenue Mangilik El, à Astana. Il est ouvert au public du mardi au dimanche.</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 15:23:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Jour de vote au Kazakhstan : une atmosphère sereine observée dans les bureaux d’Astana et de Kosshy</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/jour-de-vote-au-kazakhstan-une-atmosphere-sereine-observee-dans-les-bureaux-dastana-et-de-kosshy-14338</link>
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                <description><![CDATA[Jour de vote au Kazakhstan : une atmosphère sereine observée dans les bureaux d’Astana et de Kosshy

À l’occasion de la première élection du nouveau Kurultai, deux groupes d’observateurs internationaux ont effectué six visites dans cinq bureaux de vote distincts de la capitale kazakhe et de sa périphérie. Organisation méthodique, opérations fluides et absence de tensions visibles ont caractérisé cette mission de terrain.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:22px"><strong>Jour de vote au Kazakhstan : une atmosphère sereine observée dans les bureaux d’Astana et de Kosshy</strong></span></p>

<p>À l’occasion de la première élection du nouveau Kurultai, deux groupes d’observateurs internationaux ont effectué six visites dans cinq bureaux de vote distincts de la capitale kazakhe et de sa périphérie. Organisation méthodique, opérations fluides et absence de tensions visibles ont caractérisé cette mission de terrain.</p>

<p>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20135550.jpg" style="height:559px; width:799px" /></p>

<p>Ce dimanche 23 août 2026, le Kazakhstan vit une journée électorale historique. Les citoyens sont appelés à élire les 145 députés du nouveau Kurultai, le Parlement monocaméral issu de la réforme constitutionnelle approuvée par référendum en mars dernier.</p>

<p>Dans le cadre de notre mission au Kazakhstan, nous avons participé, en qualité d’observateurs, à une tournée de plusieurs bureaux de vote situés à Astana et à Kosshy, dans la périphérie immédiate de la capitale.</p>

<p>Deux groupes ont été constitués afin de visiter six points d’observation correspondant à cinq bureaux de vote distincts. Le bureau nº 50, installé au Palais des écoliers, figurait dans le programme des deux groupes.</p>

<p>Six visites dans des lieux très différents</p>

<p>Le premier groupe s’est rendu dans les bureaux suivants :</p>

<p>* Bureau de vote nº 50, au Palais des écoliers, 5 rue Momyshuly, à Astana ;</p>

<p>* Bureau de vote nº 129, à la Bibliothèque académique nationale, 11 rue Dostyk, à Astana ;</p>

<p>* Bureau de vote nº 751, à l’école secondaire de Taitobe, 15 rue Kenesary Khan, à Kosshy.</p>

<p>Le deuxième groupe a visité :</p>

<p>* Bureau de vote nº 50, au Palais des écoliers ;</p>

<p>* Bureau de vote nº 228, à l’Astana Opera, 1 rue Dinmukhamed Kunaev ;</p>

<p>* Bureau de vote nº 743, à l’école secondaire nº 3 de Kosshy, dans le complexe résidentiel Lesnaya Polyana.</p>

<p>Ce parcours nous a permis d’observer le déroulement du scrutin dans des environnements différents : établissement culturel prestigieux, bibliothèque nationale, palais destiné à la jeunesse et écoles situées dans des quartiers résidentiels périphériques.</p>

<p>Une organisation méthodique</p>

<p>Dans les bureaux visités, nous avons constaté une organisation globalement rigoureuse. Les membres des commissions électorales semblaient connaître leurs responsabilités et les différentes étapes du vote se déroulaient de manière ordonnée.</p>

<p>L’accueil des électeurs, la vérification de leur inscription, la remise des bulletins et l’accès aux isoloirs s’effectuaient sans encombre notable au moment de nos passages.</p>

<p>Le matériel électoral était installé et les espaces paraissaient aménagés de façon à permettre une circulation fluide. Les citoyens pouvaient accomplir leur devoir électoral dans une ambiance calme, sans pression ou agitation visible à l’intérieur des lieux observés.</p>

<p>Une ambiance sereine, sans tension apparente</p>

<p>L’élément le plus marquant de cette tournée demeure la sérénité générale constatée dans les bureaux.</p>

<p>Nous n’avons observé ni tension, ni incident manifeste, ni confrontation entre électeurs, responsables électoraux ou représentants présents. Le scrutin se déroulait dans une atmosphère paisible, presque routinière, malgré son importance institutionnelle.</p>

<p>Les électeurs arrivaient progressivement, présentaient leurs documents, recevaient leur bulletin et se dirigeaient vers les isoloirs avant de déposer leur vote dans l’urne. Les échanges avec les membres des commissions demeuraient courtois et les opérations se poursuivaient sans perturbation visible.</p>

<p>Cette tranquillité ne signifie pas que la journée électorale soit dépourvue d’enjeux politiques. Elle montre simplement que, dans les bureaux visités et pendant la durée de nos observations, les opérations se sont déroulées dans de bonnes conditions matérielles et dans un climat serein.</p>

<p>Une observation nécessairement limitée</p>

<p>Une mission d’observation doit cependant conserver toute sa prudence. La visite de plusieurs bureaux permet d’évaluer concrètement certains aspects du scrutin, mais elle ne suffit pas à tirer une conclusion définitive sur l’ensemble du processus électoral national.</p>

<p>Notre constat concerne exclusivement les lieux visités, aux heures précises de notre passage. L’évaluation complète devra également prendre en considération la campagne électorale, l’accès des partis aux médias, la présence des observateurs et représentants politiques, les éventuelles réclamations, le dépouillement, la centralisation des résultats et les conclusions des missions internationales.</p>

<p>Le calme observé à Astana et à Kosshy constitue néanmoins un indicateur positif concernant l’organisation matérielle du vote dans ces bureaux.</p>

<p>Le premier scrutin du nouveau Kurultai</p>

<p>Ces élections constituent la première mise en application électorale de la nouvelle architecture constitutionnelle du Kazakhstan. Le Kurultai remplace l’ancien Parlement bicaméral composé du Sénat et du Majilis.</p>

<p>Les électeurs doivent départager sept listes de partis présentant au total 545 candidats pour 145 sièges, dans une circonscription nationale unique. Les députés seront élus pour un mandat de cinq ans.</p>

<p>Selon les données communiquées par les autorités électorales, plus de 10 000 bureaux de vote ont été ouverts au Kazakhstan et à l’étranger pour cette journée historique. La Commission électorale centrale⁠￼ avait précédemment confirmé que sept partis participaient au scrutin, tandis que les bureaux devaient rester ouverts jusqu’à 20 heures, sauf dispositions particulières.</p>

<p>Le véritable test viendra avec le dépouillement</p>

<p>Dans les cinq bureaux distincts visités à Astana et à Kosshy, notre première impression est donc celle d’une élection matériellement bien préparée, organisée dans une ambiance calme et sans tension apparente.</p>

<p>Mais l’observation électorale ne s’arrête pas au dépôt du bulletin dans l’urne. Le dépouillement, la transmission des procès-verbaux, la publication détaillée des résultats et le traitement des éventuelles contestations constitueront les prochaines étapes déterminantes.</p>

<p>La sérénité constatée dans les bureaux représente une première donnée du terrain. La transparence de l’ensemble de la chaîne électorale permettra, elle, de porter une appréciation plus complète sur ce premier scrutin du Kurultai.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 14:54:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Élections au Kazakhstan : la mission de la CEI décrit un scrutin serein et organisé</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/elections-au-kazakhstan-la-mission-de-la-cei-decrit-un-scrutin-serein-et-organise-14337</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/elections-au-kazakhstan-la-mission-de-la-cei-decrit-un-scrutin-serein-et-organise-14337</guid>
                <description><![CDATA[Élections au Kazakhstan : la mission de la CEI décrit un scrutin serein et organisé

À Astana, Igor Petrishenko, chef de la mission d’observation de la Communauté des États indépendants, a livré une première appréciation positive du déroulement du scrutin. Présente dans quatorze régions et composée de 190 observateurs, la mission affirme n’avoir relevé, à ce stade, aucune irrégularité susceptible d’influencer les résultats. Ses conclusions définitives ne seront toutefois présentées qu’après la clôture du vote et l’observation du dépouillement.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:20px"><strong>Élections au Kazakhstan : la mission de la CEI décrit un scrutin serein et organisé</strong></span></p>

<p>À Astana, Igor Petrishenko, chef de la mission d’observation de la Communauté des États indépendants, a livré une première appréciation positive du déroulement du scrutin. Présente dans quatorze régions et composée de 190 observateurs, la mission affirme n’avoir relevé, à ce stade, aucune irrégularité susceptible d’influencer les résultats. Ses conclusions définitives ne seront toutefois présentées qu’après la clôture du vote et l’observation du dépouillement.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Intervention d’Igor Petrishenko</p>

<p>Chef de la mission d’observation de la Communauté des États indépendants (CEI</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20133837.jpg" style="height:405px; width:622px" /></p>

<p>Dans une atmosphère électorale calme, la mission d’observation de la Communauté des États indépendants a présenté ses premières constatations sur le déroulement des élections au Kazakhstan.</p>

<p>Son chef, Igor Petrishenko, a indiqué que la délégation comptait 190 membres déployés dans 14 régions du pays. Des observateurs suivent également le vote organisé à l’étranger dans les bureaux ouverts au sein des représentations diplomatiques kazakhes.</p>

<p>Pour la CEI, il s’agit de la 135ᵉ mission internationale d’observation électorale et de la 20ᵉ conduite au Kazakhstan. Ses activités ont débuté le 3 août, soit plusieurs semaines avant le jour du scrutin.</p>

<p>Durant cette phase préparatoire, les observateurs de longue durée ont visité plusieurs régions et rencontré les responsables de la Commission électorale centrale, des commissions territoriales et des bureaux de vote. La mission affirme également avoir échangé avec l’ensemble des partis politiques dont les listes figurent sur les bulletins.</p>

<p>Hymne national et premiers électeurs</p>

<p>Igor Petrishenko a décrit une ouverture des bureaux à la fois organisée et solennelle.</p>

<p>Dans plusieurs lieux observés, la journée a débuté par l’interprétation de l’hymne national avant l’accueil des premiers électeurs. Selon lui, les présidents, secrétaires et membres des commissions électorales ont travaillé de manière coordonnée, dans une ambiance bienveillante.</p>

<p>Une attention particulière aurait été accordée aux personnes âgées et aux jeunes participant pour la première fois à une élection. Certains nouveaux électeurs ont reçu des cadeaux symboliques, suscitant des réactions que le chef de mission a qualifiées d’émouvantes.</p>

<p>Ces scènes révèlent aussi la volonté des autorités électorales d’inscrire le vote dans une dimension civique et cérémonielle. Elles contribuent à présenter l’élection non seulement comme une procédure institutionnelle, mais également comme un moment de transmission entre les générations.</p>

<p>Des familles réunies autour du vote</p>

<p>La mission de la CEI affirme avoir observé l’arrivée de familles comprenant parfois trois générations : grands-parents, parents et petits-enfants.</p>

<p>Pour Igor Petrishenko, cette participation familiale traduit une forme de cohésion sociale et une volonté collective de prendre part à l’avenir politique du pays. Chaque électeur reste évidemment libre de son choix dans l’isoloir, mais la présence simultanée de plusieurs générations donne au scrutin une dimension symbolique supplémentaire.</p>

<p>Malgré la pluie constatée durant une partie de la matinée à Astana, la mission dit avoir relevé une activité régulière dans les bureaux visités.</p>

<p>Cette appréciation demeure toutefois essentiellement qualitative. Elle décrit l’ambiance observée sans fournir, à ce stade, d’indication chiffrée permettant d’évaluer le niveau général de participation.</p>

<p>Le Kurultai, symbole de la nouvelle architecture institutionnelle</p>

<p>Au-delà de l’organisation matérielle du scrutin, Igor Petrishenko a insisté sur la portée politique de l’élection du nouveau Kurultai.</p>

<p>Ce Parlement monocaméral est appelé à devenir le centre de la nouvelle architecture législative du Kazakhstan. Il devra accompagner les transformations politiques, économiques et sociales du pays, tout en assumant une responsabilité accrue dans l’élaboration des lois.</p>

<p>L’utilisation du terme historique « Kurultai » n’est pas neutre. Elle inscrit la nouvelle institution dans l’héritage politique et culturel des peuples des steppes, où le qurultay désignait traditionnellement une assemblée chargée de prendre des décisions collectives majeures.</p>

<p>Le choix de cette appellation cherche ainsi à conjuguer réforme institutionnelle, continuité historique et affirmation d’une identité politique nationale.</p>

<p>La CEI ne relève aucune violation majeure</p>

<p>Dans les bureaux visités, la mission affirme avoir trouvé le matériel électoral et les documents d’information exigés par la Commission électorale centrale.</p>

<p>Igor Petrishenko a déclaré qu’aucun manquement important ni aucune violation susceptible d’influencer les résultats n’avait été constaté à ce stade.</p>

<p>Cette formulation doit néanmoins être replacée dans son contexte. Elle constitue une appréciation préliminaire fondée sur les lieux visités par les observateurs de la CEI. Elle ne représente pas encore la conclusion définitive de la mission et ne permet pas, à elle seule, de porter un jugement global sur l’ensemble du processus électoral.</p>

<p>L’analyse finale devra également prendre en compte le dépouillement, la centralisation des résultats, les éventuelles réclamations et les informations recueillies dans toutes les régions couvertes.</p>

<p>Une évaluation définitive après le dépouillement</p>

<p>La mission observera le comptage des bulletins dans les bureaux où ses représentants sont présents. Les rapports et questionnaires des 190 observateurs seront ensuite analysés par le Conseil des coordinateurs.</p>

<p>Une déclaration finale sera préparée à partir de l’ensemble de ces éléments. Elle sera rendue publique après l’annonce des premiers résultats par la Commission électorale centrale.</p>

<p>La prudence reste donc nécessaire : les premières observations décrivent un vote calme, techniquement organisé et exempt d’incidents majeurs dans les bureaux visités, mais l’intégrité d’une élection ne se mesure pas uniquement à l’atmosphère du jour du scrutin.</p>

<p>Elle dépend également de l’équité de la compétition politique, de l’accès des partis aux électeurs et aux médias, de la liberté de choix, de la transparence du dépouillement et de l’existence de recours effectifs.</p>

<p>Une lecture géopolitique assumée</p>

<p>Igor Petrishenko a également replacé l’élection dans le cadre de la politique extérieure du Kazakhstan.</p>

<p>Il a souligné le rôle du pays dans la Communauté des États indépendants, l’Union économique eurasiatique, l’Organisation du traité de sécurité collective, l’Organisation de coopération de Shanghai et l’Organisation des États turciques.</p>

<p>Il a parallèlement rappelé l’engagement d’Astana au sein des Nations unies et de l’OSCE.</p>

<p>Cette énumération illustre la stratégie multivectorielle du Kazakhstan : préserver des liens étroits avec l’espace postsoviétique, renforcer son ancrage en Asie centrale et dans le monde turcique, tout en maintenant une coopération active avec les institutions internationales et les partenaires occidentaux.</p>

<p>À travers l’élection du Kurultai, le Kazakhstan ne cherche donc pas seulement à renouveler son Parlement. Il entend également démontrer que sa modernisation institutionnelle peut accompagner la continuité de sa diplomatie d’équilibre.</p>

<p>Pour la mission de la CEI, les premières heures du scrutin témoignent d’une organisation sereine et maîtrisée. Le véritable bilan devra cependant attendre la fin du vote, le dépouillement et la publication des conclusions définitives des différentes missions d’observation</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 14:37:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Au Musée national du Kazakhstan, un voyage au cœur de la mémoire de la Grande Steppe</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/au-musee-national-du-kazakhstan-un-voyage-au-coeur-de-la-memoire-de-la-grande-steppe-14336</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/au-musee-national-du-kazakhstan-un-voyage-au-coeur-de-la-memoire-de-la-grande-steppe-14336</guid>
                <description><![CDATA[Au Musée national du Kazakhstan, un voyage au cœur de la mémoire de la Grande Steppe

Des premières communautés préhistoriques aux « Hommes d’or », de la culture Botai aux khans kazakhs, le Musée national d’Astana raconte plusieurs millénaires d’histoire. Une visite qui montre comment le Kazakhstan indépendant mobilise l’archéologie pour reconstruire son récit national, tout en laissant subsister certaines zones de débat scientifique.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>Au Musée national du Kazakhstan, un voyage au cœur de la mémoire de la Grande Steppe</strong></span></p>

<p>Des premières communautés préhistoriques aux « Hommes d’or », de la culture Botai aux khans kazakhs, le Musée national d’Astana raconte plusieurs millénaires d’histoire. Une visite qui montre comment le Kazakhstan indépendant mobilise l’archéologie pour reconstruire son récit national, tout en laissant subsister certaines zones de débat scientifique.</p>

<p>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/784182565_2900261250347903_4536684486519267659_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>À Astana, la modernité surgit partout : dans les lignes futuristes de la capitale, dans ses monuments monumentaux et dans cette architecture conçue pour incarner les ambitions d’un État relativement jeune.</p>

<p>Mais pour comprendre le Kazakhstan contemporain, il faut aussi descendre dans les profondeurs de son passé.</p>

<p>Guidée par Ali, notre visite commence dans les salles consacrées à l’histoire ancienne et médiévale. Le bâtiment est immense : quelque 74 000 mètres carrés, sept blocs et vingt salles d’exposition. Impossible de tout découvrir en une seule fois. Le parcours se concentre donc sur les pièces jugées les plus emblématiques : les civilisations préhistoriques, la culture équestre, les peuples saka et sarmates, la Route de la soie, les sculptures turques et surtout les célèbres « Hommes d’or ».</p>

<p>Le musée ne présente pas simplement une succession d’objets anciens. Il construit un récit : celui d’une civilisation de la steppe qui ne serait ni périphérique ni immobile, mais traversée depuis des millénaires par les innovations, les échanges commerciaux, les croyances et les luttes de pouvoir.</p>

<p>Botai et la question des origines équestres</p>

<p>Le parcours commence avec les premières occupations humaines du territoire de l’actuel Kazakhstan. Pierres taillées, pointes, outils, fragments d’habitations et objets de la vie quotidienne témoignent d’une présence humaine ancienne, adaptée aux contraintes d’un territoire immense et à des conditions climatiques parfois extrêmes.</p>

<p>À mesure que l’on avance, les outils se spécialisent. L’apparition de l’arc et de la flèche transforme les pratiques de chasse. Les premières formes d’habitat permanent apparaissent. La pierre cède progressivement une partie de sa place au cuivre puis au bronze.</p>

<p>Une étape retient particulièrement l’attention : la culture Botai, découverte dans le nord du Kazakhstan et datée approximativement du IVᵉ millénaire avant notre ère.</p>

<p>Des milliers d’ossements de chevaux, des traces de substances apparentées au lait de jument et certains indices d’utilisation d’équipements équestres ont longtemps conduit les chercheurs à présenter Botai comme le plus ancien foyer connu de domestication du cheval.</p>

<p>Cette affirmation doit aujourd’hui être nuancée.</p>

<p>Les données génétiques indiquent que les chevaux associés à Botai n’étaient pas les ancêtres directs de la majorité des chevaux domestiques modernes. Ils semblent davantage liés à la lignée des chevaux de Przewalski. Les chevaux domestiques aujourd’hui répandus dans le monde proviendraient principalement d’une autre lignée développée plus tard dans la steppe pontique et caspienne.</p>

<p>Cela ne retire rien à l’importance de Botai. Les habitants de cette culture entretenaient manifestement une relation exceptionnellement avancée avec le cheval, qu’il s’agisse d’élevage, de consommation, de traite ou d’une première forme de contrôle humain. Botai demeure donc une référence centrale dans l’étude du long processus de domestication équine, même si le débat scientifique reste ouvert. L’UNESCO décrit d’ailleurs le complexe Botai comme un site majeur pour comprendre les économies pastorales anciennes et les relations entre les sociétés humaines et le cheval. UNESCO⁠￼, Scientific Reports⁠￼</p>

<p>Cette prudence est essentielle : un musée national transmet une mémoire, tandis que la recherche scientifique continue de questionner et de préciser cette mémoire.</p>

<p>Quand la steppe devient une civilisation</p>

<p>L’âge du bronze marque un changement profond. Les populations développent la métallurgie, l’élevage et des formes d’agriculture. Elles s’installent près des fleuves et des lacs, construisent des habitations plus élaborées et produisent des objets dont certains paraissent étonnamment familiers : aiguilles, couteaux, outils, récipients et ornements.</p>

<p>Les bijoux ne servent alors pas uniquement à embellir le corps. Dans les sociétés anciennes, ils possèdent souvent une fonction protectrice, spirituelle ou sociale. Les pierres colorées, les plaques métalliques et les représentations animales peuvent exprimer un rang, une appartenance ou une croyance.</p>

<p>Cerfs, bouquetins, félins, aigles, chevaux et créatures fantastiques couvrent les armes, les vêtements et les équipements équestres. Cet « art animalier », particulièrement développé chez les populations saka et sarmates, ne relève pas d’une simple décoration. Il traduit une vision du monde où l’être humain, la nature et le domaine spirituel demeurent étroitement liés.</p>

<p>Le Musée national rappelle que ses Salles d’or sont précisément consacrées aux sociétés de l’âge du bronze et du premier âge du fer, à leurs technologies métallurgiques, à leur culture équestre et à cet art animalier caractéristique. Musée national du Kazakhstan⁠￼</p>

<p>Saka, Scythes et Sarmates : les peuples derrière les noms</p>

<p>Le vocabulaire peut parfois prêter à confusion.</p>

<p>Dans une grande partie de l’historiographie occidentale, le terme « Scythes » désigne plusieurs populations nomades ou semi-nomades de la steppe eurasiatique. Les sources perses parlent davantage des Saka, un ensemble de groupes apparentés mais non nécessairement unifiés politiquement.</p>

<p>Les « Saka tigraxauda » mentionnés pendant la visite sont les « Saka aux coiffes pointues », une désignation connue par les inscriptions perses achéménides. Leur couvre-chef élevé est devenu l’un des signes visuels les plus reconnaissables des élites de la steppe.</p>

<p>Les Sarmates occupaient principalement les régions occidentales de l’actuel Kazakhstan et les espaces situés autour de la mer Caspienne. Ils ne doivent pas être confondus avec les Saka, même si leurs cultures partageaient certaines caractéristiques : mobilité équestre, organisation guerrière, art animalier et pratiques funéraires réservant une place importante aux armes, aux chevaux et aux objets précieux.</p>

<p>Ces populations n’étaient pas des « Kazakhs » au sens national moderne. Elles appartiennent néanmoins à l’histoire du territoire et à la profondeur culturelle dans laquelle le Kazakhstan contemporain inscrit aujourd’hui son identité.</p>

<p>Les « Hommes d’or », figures de la souveraineté ancienne</p>

<p>Le point culminant de la visite reste incontestablement la rencontre avec les « Hommes d’or ».</p>

<p>L’expression ne désigne pas un seul personnage, mais plusieurs individus de haut rang — hommes ou femmes — découverts dans des sépultures anciennes sur différentes parties du territoire kazakh. Les costumes présentés sont généralement des reconstitutions réalisées à partir de milliers de plaques, bijoux et accessoires en or retrouvés lors des fouilles.</p>

<p>Le plus célèbre demeure l’« Homme d’or » d’Issyk, découvert en 1969 à une cinquantaine de kilomètres d’Almaty par une équipe dirigée par l’archéologue Kemal Akishev.</p>

<p>Le défunt, probablement un jeune membre de l’élite saka ayant vécu entre le Vᵉ et le IVᵉ siècle avant notre ère, avait été enterré avec plusieurs milliers d’éléments en or. Son costume rouge reconstitué, sa haute coiffe conique et les animaux fantastiques ornant sa tenue en ont fait l’un des symboles les plus puissants du Kazakhstan indépendant.</p>

<p>Sur la coiffe apparaissent notamment des chevaux ailés et cornus. Des motifs comparables se retrouvent aujourd’hui sur les armoiries nationales. Le rapprochement est politiquement et symboliquement puissant : il établit une continuité visuelle entre les civilisations anciennes de la steppe et l’État kazakh contemporain.</p>

<p>Le personnage d’Issyk est communément appelé « Homme d’or », mais son sexe et son statut exact ont fait l’objet de discussions. L’interprétation dominante le présente comme un jeune guerrier ou un membre de l’aristocratie saka. Parler avec certitude de « roi » serait cependant aller au-delà de ce que permet d’affirmer l’archéologie.</p>

<p>Huit destins sous les ors de la steppe</p>

<p>Le musée présente plusieurs autres découvertes archéologiques regroupées dans le récit national des « Hommes d’or ».</p>

<p>Certaines proviennent de l’est du Kazakhstan, notamment des ensembles funéraires de Berel et de Shilikty. D’autres viennent du centre ou de l’ouest du pays, comme Taldy, Araltobe, Taksai et les sites de la région d’Aktioubé.</p>

<p>Les sépultures de Berel ont livré des chevaux sacrifiés et richement équipés. Les conditions climatiques et le gel du sol ont permis une conservation exceptionnelle de matières organiques normalement condamnées à disparaître : bois, cuir, textiles et même restes alimentaires.</p>

<p>Dans certaines tombes, les chevaux étaient disposés sur plusieurs niveaux, la tête orientée dans une direction symbolique. Leur présence renvoyait vraisemblablement au rang du défunt et aux croyances liées au passage vers l’au-delà. Le cheval ne constituait pas seulement un moyen de transport ou un instrument de guerre : il accompagnait symboliquement le mort dans son voyage vers le monde des esprits.</p>

<p>Le nombre de chevaux, la disposition des corps et la richesse des ornements permettent de formuler des hypothèses sur l’organisation politique et religieuse de ces sociétés. Mais ils ne livrent jamais une réponse totalement définitive. L’archéologie reconstruit des univers disparus à partir d’indices, et non à partir de certitudes absolues.</p>

<p>Femmes de pouvoir, prêtresses et guérisseuses</p>

<p>L’un des mérites de l’exposition est de ne pas réduire l’histoire ancienne de la steppe à une succession de guerriers masculins.</p>

<p>Plusieurs femmes ont été retrouvées dans des sépultures particulièrement riches. Certaines sont interprétées comme des prêtresses, des guérisseuses ou des membres de l’élite.</p>

<p>La « prêtresse de Taksai », découverte en 2012 dans l’ouest du Kazakhstan, aurait vécu aux alentours des VIᵉ–Vᵉ siècles avant notre ère. Sa tombe contenait des objets en or, mais également plusieurs centaines d’objets à caractère rituel ou domestique.</p>

<p>Une autre femme, présentée avec ses restes osseux, aurait vécu entre les IVᵉ et IIIᵉ siècles avant notre ère. L’état de ses dents rappelle un aspect très concret de la vie dans la steppe ancienne : l’alimentation était dépourvue du sucre raffiné qui se répandrait bien plus tard par les échanges commerciaux.</p>

<p>Ces découvertes obligent à dépasser les représentations simplistes des sociétés nomades. Les femmes pouvaient y exercer des fonctions spirituelles, sociales et peut-être politiques considérables.</p>

<p>Certaines sépultures contiennent aussi les restes de serviteurs sacrifiés. Ces pratiques témoignent de conceptions de l’au-delà dans lesquelles le statut du défunt devait se prolonger après la mort. Elles rappellent également la violence des hiérarchies sociales anciennes, derrière la splendeur de l’or exposé.</p>

<p>L’arbre de vie et l’oiseau Samruk</p>

<p>Au centre du récit muséal apparaît l’arbre mythologique de la steppe.</p>

<p>Ses racines représentent le monde souterrain, son tronc le monde des humains et sa cime le domaine céleste. À son sommet se tient Samruk, l’oiseau mythique associé à la vie, à la protection et au renouvellement.</p>

<p>Cette cosmologie est aujourd’hui familière aux visiteurs d’Astana. Elle se retrouve dans le monument Bayterek, dont la sphère dorée évoque l’œuf déposé par Samruk dans l’arbre de vie.</p>

<p>La scénographie du musée relie ainsi l’archéologie à l’architecture contemporaine de la capitale. Le passé n’est pas enfermé dans les vitrines : il est réinterprété dans les symboles de la République.</p>

<p>Les anciens Turcs et leurs pierres de mémoire</p>

<p>Le parcours se poursuit vers la période des khaganats turcs.</p>

<p>Des stèles et sculptures anthropomorphes, souvent appelées balbal, témoignent de la présence des peuples turciques dans l’immense espace eurasiatique. Certaines figures tiennent une coupe, symbole d’hospitalité ou de prospérité, et une arme rappelant leur statut guerrier.</p>

<p>Les inscriptions de l’époque des Göktürks constituent un héritage majeur du monde turcique. Les monuments de Kül Tegin et de Bilge Khagan, situés dans l’actuelle Mongolie, portent des textes en ancien turc ainsi que des inscriptions chinoises liées aux relations avec la dynastie Tang.</p>

<p>Ces inscriptions montrent que les sociétés turques du VIIIᵉ siècle possédaient déjà une organisation politique, une mémoire historique et une conception élaborée du pouvoir. Le terme Tengri, qui désigne le ciel divin, y occupe une place importante.</p>

<p>Il faut toutefois distinguer les continuités culturelles des raccourcis nationaux. Les anciens khaganats turcs ne sont pas le Kazakhstan contemporain, pas plus qu’ils ne correspondent à un seul pays actuel. Leur héritage est partagé par plusieurs peuples d’Eurasie, du Kazakhstan à la Turquie, de l’Azerbaïdjan au Kirghizstan, ainsi que par différentes communautés turciques de Russie, de Chine et de Mongolie.</p>

<p>La Route de la soie : bien plus qu’un commerce</p>

<p>La Route de la soie traverse ensuite le récit.</p>

<p>Elle ne fut jamais une route unique reliant directement la Chine à l’Europe, mais un ensemble mouvant de corridors commerciaux. Soieries, métaux, chevaux, épices, céramiques et pierres précieuses y circulaient de marché en marché.</p>

<p>Avec les marchandises voyageaient aussi les langues, les technologies, les religions et les idées.</p>

<p>Les villes du sud du Kazakhstan — notamment Otrar, Taraz, Sayram et Turkestan — devinrent des points de passage et de rencontre. Le territoire kazakh, souvent perçu depuis l’extérieur comme une simple étendue de steppes, fut donc aussi un espace urbain, marchand et intellectuel.</p>

<p>L’islamisation progressive de la région transforma ensuite son paysage spirituel.</p>

<p>Khoja Ahmed Yasawi, maître soufi du XIIᵉ siècle, demeure l’une des principales figures de cette histoire. Né traditionnellement à Sayram, il est associé à la ville de Yasi, devenue Turkestan. Son mausolée monumental fut construit sur ordre de Tamerlan entre 1389 et 1405. Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et reste l’un des grands centres spirituels d’Asie centrale. UNESCO⁠￼</p>

<p>Du khanat kazakh à la domination russe</p>

<p>La dernière partie du parcours aborde la formation du khanat kazakh, fondé au XVᵉ siècle, puis son organisation en trois grands ensembles territoriaux et tribaux : la Grande Jüz, la Moyenne Jüz et la Petite Jüz.</p>

<p>Ces trois jüz ne doivent pas être simplement comprises comme des régions administratives modernes. Elles constituaient des regroupements complexes de tribus, de lignages et de territoires.</p>

<p>Les khans gouvernaient avec l’appui d’autres figures de pouvoir : les bi, juges et sages chargés de résoudre les conflits, les batyr, guerriers reconnus pour leur bravoure, et les jırau, poètes et chroniqueurs transmettant oralement la mémoire des batailles et des héros.</p>

<p>L’histoire bascule au XVIIIᵉ siècle. Affaiblie par les affrontements régionaux, une partie de la Petite Jüz recherche la protection de l’Empire russe en 1731. Ce rapprochement ouvre progressivement la voie à une perte de souveraineté et à l’expansion impériale sur l’ensemble du territoire kazakh.</p>

<p>Plusieurs révoltes éclatent, notamment celles de Syrym Datuly, d’Issataï Taïmanuly et de Makhambet Utemisuly.</p>

<p>La résistance de Kenesary Kassymuly, dans les années 1830 et 1840, reste la plus emblématique. Souvent présenté comme le dernier khan des Kazakhs, Kenesary tenta de restaurer l’unité politique et de freiner l’avancée russe. Sa mort en 1847 mit fin à cette dernière grande tentative de reconstitution du pouvoir khanal.</p>

<p>La transcription de la visite mentionne ensuite une « révolution russe de 1916 ». Il s’agit plus précisément de l’insurrection d’Asie centrale de 1916, provoquée notamment par la décision du tsar Nicolas II de mobiliser les populations non russes de l’empire pour des travaux auxiliaires durant la Première Guerre mondiale. Cette révolte précède les révolutions russes de février et d’octobre 1917.</p>

<p>L’or comme instrument de mémoire nationale</p>

<p>Au terme de la visite, une évidence s’impose : le Musée national ne raconte pas seulement ce qui s’est passé sur le territoire du Kazakhstan. Il explique comment le Kazakhstan souhaite aujourd’hui se situer dans le temps long.</p>

<p>L’« Homme d’or » est devenu bien davantage qu’une découverte archéologique. Il incarne l’ancienneté du peuplement, la sophistication des civilisations de la steppe et l’idée d’une souveraineté précédant de plusieurs siècles les dominations mongole, russe puis soviétique.</p>

<p>Cette construction identitaire est compréhensible. Toute nation sélectionne des symboles dans son passé afin de donner une cohérence à son présent.</p>

<p>Mais le travail journalistique impose de distinguer trois niveaux : les données archéologiques établies, les interprétations scientifiques encore débattues et le récit national élaboré autour de ces découvertes.</p>

<p>C’est précisément cette tension qui rend la visite fascinante.</p>

<p>Dans les salles du Musée national, l’or ne sert pas uniquement à évoquer la richesse des élites anciennes. Il éclaire la volonté d’un pays indépendant de reprendre possession de son histoire, de replacer la Grande Steppe au centre des échanges eurasiatiques et d’affirmer que, bien avant les frontières contemporaines, ce territoire fut déjà un carrefour de peuples, de croyances et de civilisations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 14:30:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Initial Assessment from the Organization of Turkic States on Kazakhstan’s Elections</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/initial-assessment-from-the-organization-of-turkic-states-on-kazakhstans-elections-14335</link>
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                <description><![CDATA[Initial Assessment from the Organization of Turkic States on Kazakhstan’s Elections
Deputy Secretary General Guliyev: “Voting Took Place in an Orderly, Calm and Democratic Environment”
Bruxelles Korner / Kadir Duran — Astana

Deputy Secretary General Guliyev of the Organization of Turkic States (OTS) has shared the mission’s initial observations regarding Kazakhstan’s parliamentary elections. Noting that the electoral process was being monitored across different regions of the country, Guliyev said voting had generally proceeded in an orderly, calm and democratic atmosphere.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h2>Initial Assessment from the Organization of Turkic States on Kazakhstan’s Elections</h2>

<h3>Deputy Secretary General Guliyev: “Voting Took Place in an Orderly, Calm and Democratic Environment”</h3>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-23%20131431.jpg" style="height:396px; width:800px" /></strong></p>

<p>Deputy Secretary General Guliyev of the <strong>Organization of Turkic States (OTS)</strong> has shared the mission’s initial observations regarding Kazakhstan’s parliamentary elections. Noting that the electoral process was being monitored across different regions of the country, Guliyev said voting had generally proceeded in an orderly, calm and democratic atmosphere.</p>

<p>Guliyev stated that the OTS observation delegation included representatives with expertise in various fields and that members of the mission were continuing their work at a number of polling stations.</p>

<h3>Order and calm at polling stations</h3>

<p>According to Guliyev, the delegation received detailed information from election officials at the polling stations it visited and was able to observe electoral procedures directly.</p>

<p>He said order had been maintained at polling stations and that citizens appeared able to cast their ballots without visible pressure or tension.</p>

<p>Summarising the mission’s preliminary observations, Guliyev said:</p>

<p>“At the polling stations we have visited so far, we have had the opportunity to obtain comprehensive information. We observed that voting was continuing in a calm, orderly and democratic environment.”</p>

<p>Guliyev also stressed that elections are not merely a political process but an important test of the organisational capacity of state institutions. He highlighted the presence of young voters at polling stations as another noteworthy aspect of the election.</p>

<h3>Arrangements for voters in special circumstances</h3>

<p>The Organization of Turkic States delegation also examined measures designed to facilitate participation in the elections.</p>

<p>According to Guliyev, special arrangements had been introduced in some areas to enable citizens who were away from their registered place of residence, unable to reach their designated polling station because of working conditions, or operating under other exceptional circumstances to exercise their right to vote.</p>

<p>He said such measures were intended to improve voter access and added that the attention paid to practical details in the organisation of the election had made a positive impression on the delegation.</p>

<h3>Expectations for the new parliament</h3>

<p>Guliyev described the elections leading to the formation of Kazakhstan’s new parliament as an important stage in the country’s political development and expressed the expectation that the reform process would gain further momentum following the vote.</p>

<p>He said the Organization of Turkic States would continue to support Kazakhstan’s stability, sovereignty and development.</p>

<p>Concluding his preliminary assessment, Guliyev stated:</p>

<p>“We hope that brotherly Kazakhstan will continue to develop more strongly and more rapidly in the period ahead. As the Organization of Turkic States, we will continue to follow these processes closely and to stand by Kazakhstan.”</p>

<p>The delegation’s comprehensive and final assessment is expected to be released after voting has concluded and information collected by observers across the country has been consolidated.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 14:12:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/initial-assessment-from-the-organization-of-turkic-states-on-kazakhstans-elections-1787483730.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Astana vue depuis Bayterek : entre mythologie des steppes et nouveau Kurultai</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/astana-vue-depuis-bayterek-entre-mythologie-des-steppes-et-nouveau-kurultai-14334</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/astana-vue-depuis-bayterek-entre-mythologie-des-steppes-et-nouveau-kurultai-14334</guid>
                <description><![CDATA[Astana vue depuis Bayterek : entre mythologie des steppes et nouveau Kurultai
À la veille des élections législatives du 23 août 2026, une délégation internationale a visité le monument Bayterek, symbole architectural du Kazakhstan indépendant. Depuis ses hauteurs, Astana dévoile ses ambitions, ses traditions et une atmosphère électorale étonnamment discrète.

Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Astana vue depuis Bayterek : entre mythologie des steppes et nouveau Kurultai</h1>

<p>À la veille des élections législatives du 23 août 2026, une délégation internationale a visité le monument Bayterek, symbole architectural du Kazakhstan indépendant. Depuis ses hauteurs, Astana dévoile ses ambitions, ses traditions et une atmosphère électorale étonnamment discrète.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/784080433_2900268080347220_8657235953933161928_n.jpg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p>Notre programme à Astana, organisé dans le contexte des premières élections du nouveau Kurultai, a débuté par une visite du monument Bayterek.</p>

<p>À la veille du scrutin du 23 août, l’atmosphère électorale demeure particulièrement discrète dans la capitale. Quelques affiches dans les rues rappellent aux habitants que les élections se dérouleront le lendemain, mais nous n’avons observé ni campagne électorale omniprésente, ni agitation politique particulière, ni mobilisation populaire visiblement intense.</p>

<p>Cette retenue peut donner l’impression que la population est satisfaite de l’orientation politique actuelle du pays et relativement peu préoccupée par l’approche du scrutin. La prudence reste néanmoins nécessaire : l’absence de contestation visible ou d’enthousiasme électoral dans l’espace public ne permet pas, à elle seule, de refléter fidèlement l’opinion de l’ensemble de la société kazakhe.</p>

<p>Le contraste demeure frappant. Alors que le Kazakhstan s’apprête à élire les 145 membres de son nouveau Parlement monocaméral, la vie quotidienne à Astana se poursuit dans le calme.</p>

<h2>Bayterek, l’arbre de vie qui domine Astana</h2>

<p>Avec sa structure blanche élancée soutenant une immense sphère dorée, Bayterek est devenu l’image la plus reconnaissable de la capitale kazakhe. Son nom peut être traduit par « grand peuplier » ou « arbre majestueux ».</p>

<p>Le monument s’inspire d’une représentation traditionnelle de l’univers divisé en trois mondes. Ses racines plongent dans le monde souterrain, son tronc représente le monde terrestre et sa cime s’élève vers le monde céleste.</p>

<p>Au sommet de cet arbre mythologique, l’oiseau sacré Samruk dépose un œuf d’or symbolisant le soleil, la vie et l’espoir. Au pied de l’arbre, le dragon Aidahar tente de dévorer cet œuf et de replonger le monde dans les ténèbres.</p>

<p>Bayterek représente ainsi la lutte perpétuelle entre la lumière et l’obscurité, le bien et le mal, la vie et la destruction. Il évoque également le renouvellement du temps, l’alternance du jour et de la nuit ainsi que la renaissance continue du monde.</p>

<p>La structure atteint une hauteur de 105 mètres. Sa sphère dorée mesure environ 22 mètres de diamètre et pèse près de 300 tonnes. La plateforme d’observation panoramique se trouve à 97 mètres, un chiffre qui renvoie à 1997, année où Astana est officiellement devenue la capitale du Kazakhstan.</p>

<h2>Astana vue à 97 mètres de hauteur</h2>

<p>Depuis la plateforme d’observation de Bayterek, Astana apparaît comme une ville pensée à grande échelle.</p>

<p>Le boulevard Nurjol, considéré comme l’un des principaux axes urbains de la capitale, structure le centre administratif. Le regard se prolonge vers le palais présidentiel Ak Orda, dont le nom signifie littéralement « Quartier général blanc » ou « Palais blanc ».</p>

<p>Autour de celui-ci se dressent les bâtiments gouvernementaux, les tours dorées, les sièges des ministères et les constructions modernes de la rive gauche.</p>

<p>Plus loin apparaît le Palais de la paix et de la réconciliation, une pyramide conçue par l’architecte britannique Norman Foster pour accueillir, notamment, le Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles.</p>

<p>À l’extrémité opposée du panorama se trouve Khan Shatyr, une vaste structure en forme de tente devenue l’un des principaux centres commerciaux et de loisirs de la capitale.</p>

<p>La vue révèle surtout la division historique d’Astana. La rive droite de la rivière Ichim représente la partie la plus ancienne de la ville, héritée des périodes durant lesquelles elle portait les noms de Tselinograd et d’Akmola. La rive gauche incarne la nouvelle capitale administrative et monumentale.</p>

<h2>Une ville pensée comme un organisme vivant</h2>

<p>Le développement de la nouvelle capitale a été profondément influencé par l’architecte japonais Kisho Kurokawa, qui imaginait Astana comme un organisme capable de grandir, de se transformer et de s’adapter.</p>

<p>Son concept reposait sur une « architecture de la symbiose » : réconcilier la nature et la ville, l’Orient et l’Occident, les traditions nomades et les technologies modernes, tout en reliant la vieille ville de la rive droite aux nouveaux quartiers de la rive gauche.</p>

<p>Cette ambition explique l’apparence singulière d’Astana. La ville juxtapose des formes évoquant la tente, l’aigle, les tours de guet, la pyramide et l’arbre sacré. La capitale cherche constamment à intégrer des références historiques dans une architecture tournée vers l’avenir.</p>

<h2>L’empreinte présidentielle et la bénédiction des religions</h2>

<p>À l’intérieur de la sphère de Bayterek se trouve la composition appelée <em>Ayaly Alakan</em>, qui signifie « main bienveillante » et reproduit l’empreinte de la main droite de Noursoultan Nazarbaïev, premier président du Kazakhstan indépendant.</p>

<p>Les visiteurs sont invités à poser leur propre main dans l’empreinte. Ce geste est présenté comme une poignée de main symbolique avec le fondateur de la nouvelle capitale. Il reflète également la place considérable accordée au premier président dans le récit politique et architectural du Kazakhstan postsoviétique.</p>

<p>Une autre composition, appelée <em>Bata</em> — le mot kazakh désignant une bénédiction — commémore le premier Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles, organisé à Astana en 2003.</p>

<p>Des représentants de différentes confessions avaient prononcé une prière commune avant d’y apposer leur signature. L’œuvre entend présenter le Kazakhstan comme une terre de coexistence entre les religions et les communautés.</p>

<p>Elle relie ainsi Bayterek non seulement à l’identité nationale, mais également au discours diplomatique du Kazakhstan en faveur de la paix, du dialogue et de la tolérance.</p>

<h2>De l’Homme d’or aux instruments de la steppe</h2>

<p>L’exposition intérieure présente également plusieurs symboles culturels du pays.</p>

<p>Le plus célèbre est l’Homme d’or, un jeune personnage de l’époque saka découvert en 1969 dans le kourgane d’Issyk, près d’Almaty. Sa tenue, ornée de milliers de pièces d’or, est devenue l’un des principaux emblèmes archéologiques du Kazakhstan.</p>

<p>Les instruments traditionnels occupent également une place importante. La dombra, généralement munie de deux cordes, accompagne les chants, les récits oraux et les compositions instrumentales appelées <em>küy</em>. Le kobyz, traditionnellement associé à Korkyt Ata, relie symboliquement les mondes matériel et spirituel.</p>

<p>Le <em>saz-syrnay</em>, un instrument à vent fabriqué en argile ; le <em>sybyzgy</em>, proche de la flûte ; et le <em>dauylpaz</em>, un ancien tambour utilisé pour transmettre des signaux, rappellent une époque où la musique, la guerre, la spiritualité et la vie nomade appartenaient au même univers culturel.</p>

<p>Les arcs composites exposés témoignent du savoir-faire militaire des peuples de la steppe. Fabriqués à partir de plusieurs matériaux naturels — notamment le bois, la corne, les tendons et la colle animale —, ils étaient suffisamment compacts pour être utilisés à cheval tout en conservant une puissance considérable.</p>

<p>Les bijoux féminins en argent complètent ce récit. Dans les croyances traditionnelles, l’argent possédait des vertus protectrices et pouvait repousser les influences négatives. Bracelets, pendentifs, boucles d’oreilles et ornements pectoraux constituaient donc à la fois des objets esthétiques, des marqueurs sociaux et des talismans.</p>

<h2>Le calme d’une capitale à la veille d’un vote historique</h2>

<p>La visite de Bayterek revêt une signification particulière à la veille des élections du 23 août. Le monument incarne la naissance de la nouvelle capitale et la construction du Kazakhstan indépendant. Le scrutin, quant à lui, doit ouvrir un nouveau chapitre dans l’architecture institutionnelle du pays.</p>

<p>Dans les rues d’Astana, cependant, cette échéance historique n’a pas suscité l’effervescence souvent observée dans de nombreuses démocraties à l’approche d’élections nationales.</p>

<p>Ce calme peut être interprété comme un signe de stabilité ou de confiance envers les institutions. Il peut également refléter une campagne dont la visibilité demeure limitée dans l’espace public. Seuls les résultats, le taux de participation et l’observation du processus électoral permettront d’évaluer le véritable degré de mobilisation de la population.</p>

<p>Depuis Bayterek, Astana présente le visage d’une capitale ordonnée, ambitieuse et profondément symbolique. Pourtant, derrière ses façades monumentales, une autre histoire commence désormais : celle du nouveau Kurultai et de sa capacité à traduire dans les institutions les aspirations de la société kazakhe.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Astana</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Aug 2026 13:34:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/astana-vue-depuis-bayterek-entre-mythologie-des-steppes-et-nouveau-kurultai-1787481531.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Le Kazakhstan élit son premier Qurultay</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-elit-son-premier-qurultay-14332</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-elit-son-premier-qurultay-14332</guid>
                <description><![CDATA[UN NOUVEAU CHAPITRE POUR LA DÉMOCRATIE DES STEPPES

Le Kazakhstan élit son premier Qurultay]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><strong><span style="font-size:19.0pt"><span style="color:#0f4c81">UN NOUVEAU CHAPITRE POUR LA DÉMOCRATIE DES STEPPES</span></span></strong></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><em><span style="font-size:13.0pt"><span style="color:darkgoldenrod">Le Kazakhstan élit son premier Qurultay</span></span></em></span></span></p>

<div>
<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:#555555">Astana · 20 août 2026</span></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Ce dimanche 23 août 2026, des millions de Kazakhstanais se rendront aux urnes pour prendre part à l’un des moments les plus décisifs de l’histoire moderne de leur pays : la toute première élection du <strong>Qurultay</strong> (Құрылтай), le nouveau parlement monocaméral du Kazakhstan. Un scrutin qui allie les racines les plus profondes de la tradition politique kazakhe aux aspirations les plus audacieuses d’un État réformateur, confiant et résolument tourné vers le XXIe siècle.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/7dba3ddc-8f88-4e83-b0e8-245799875493.png" /></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>De l’assemblée ancestrale au parlement moderne</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Le mot <em>qurultay</em> est chargé de siècles d’histoire. Dérivé de la racine turque signifiant « rassemblement » ou « assemblée », le kurultai était le grand conseil des mondes nomades turc et mongol — le forum où l’on choisissait les chefs, réglait les différends et exprimait la volonté collective du peuple. En redonnant ce nom à son nouveau parlement, le Kazakhstan accomplit un geste profond : il enracine ses institutions démocratiques modernes dans un héritage authentiquement national plutôt que dans un modèle importé. Le président Kassym-Jomart Tokaïev évoque depuis longtemps la nécessité de « moderniser les traditions de la démocratie des steppes », et la naissance du Qurultay en est sans doute l’expression la plus aboutie.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Cette continuité n’a rien d’un hasard. Depuis 2022, le Kurultay national de Tokaïev — un organe consultatif réuni chaque année dans des régions historiquement emblématiques comme Oulytaou, Turkistan, Atyraou et Bourabay — a servi de plateforme vivante de dialogue entre l’État et ses citoyens, donnant naissance à des réformes sur les droits des femmes et des enfants, l’identité civique et les symboles nationaux. Désormais, cet esprit de concertation nationale inclusive se mue en une véritable chambre législative élue directement par le peuple.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>La réforme qui a tout rendu possible</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Le chemin vers le scrutin de dimanche a débuté avec l’Adresse à la Nation du président Tokaïev en septembre 2025, dans laquelle il proposait de transformer le Parlement bicaméral du Kazakhstan — le Sénat et le Majilis — en un organe monocaméral rationalisé. Les réformes se sont révélées si vastes que Tokaïev les a décrites, de fait, comme une nouvelle Constitution. Le 15 mars 2026, les Kazakhstanais ont approuvé ces changements lors d’un référendum national, avec environ 87 % de voix favorables et une participation d’environ 73 % — un mandat populaire retentissant en faveur du renouveau.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">La nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 1er juillet 2026, jour où le président Tokaïev a signé le décret convoquant les élections pour le 23 août. Les 145 députés du Qurultay seront élus au scrutin proportionnel de liste à l’échelle nationale, pour des mandats de cinq ans, avec un seuil de 5 % et une option « contre tous » maintenue sur le bulletin comme un véritable geste en faveur du choix des électeurs. Un système conçu pour la clarté, la cohésion nationale et le renforcement de partis politiques programmatiques à vocation nationale.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>Une campagne dynamique et disputée</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Loin d’être une simple formalité, la campagne a été énergique et réellement plurielle. Sept partis politiques se sont enregistrés pour le scrutin, et la campagne s’est officiellement déroulée du 23 juillet jusqu’à minuit le 22 août. L’éventail couvre tout le spectre politique : le réformateur Adilet (successeur du bloc gouvernemental longtemps dominant), le Parti social-démocrate national (OSDP), le Parti vert écologiste Baytaq, le Parti populaire du Kazakhstan, le parti rural Auyl, le parti Ak Zhol axé sur les entreprises, et le plus récent Respublica.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">La créativité dont ils font preuve témoigne d’une culture civique en pleine maturation. Adilet a lancé sa campagne dans un format numérique inédit, avec un modérateur doté d’intelligence artificielle, mobilisant quelque 30 000 représentants et prévoyant plus de 21 000 événements de campagne. L’OSDP a déployé des outils innovants d’engagement citoyen, dont une « Ligne directe du peuple » et un projet « Lettre au futur Qurultay ». Auyl s’est fixé pour objectif de toucher plus de 2,2 millions d’électeurs à travers le pays. Une campagne qui a atteint chaque région, chaque ville et chaque district de la nation.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>Le monde observe — et il est le bienvenu</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Le Kazakhstan a grand ouvert ses portes à l’observation internationale, signe d’une véritable confiance. La Commission électorale centrale a accrédité 777 observateurs internationaux issus de 42 pays et 13 organisations internationales, dont 138 parlementaires de 41 pays. Parmi eux figurent des missions du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, de la CEI, de l’Organisation de coopération de Shanghai et de l’Académie turcique, aux côtés d’observateurs de Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni, de Turquie, du Japon, d’Inde, de France, de Belgique et de bien d’autres pays. Pour servir les citoyens à l’étranger, 79 bureaux de vote ouvriront dans les missions diplomatiques du Kazakhstan réparties dans 61 pays.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Les médias internationaux sont également présents en nombre. Des journalistes de Belgique, de Pologne, du Royaume-Uni, du Liban et de nombreux autres pays se sont rendus au Kazakhstan pour couvrir le scrutin de première main — un témoignage éclatant de l’intérêt mondial suscité par cette élection historique et de l’engagement d’Astana en faveur de la transparence et d’une couverture ouverte.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Les experts internationaux ont d’ores et déjà présenté ce vote comme une étape stabilisatrice et porteuse de confiance. Des analystes des États-Unis, du Japon et d’ailleurs ont décrit l’élection comme une étape concrète dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et le lancement du modèle parlementaire monocaméral kazakhstanais — un scrutin qui, selon un commentateur, marque « une nouvelle étape du développement politique » et non un simple cycle électoral de plus.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>Ancré dans le monde turcique, célébrant 35 ans d’indépendance</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Ce scrutin survient dans une année à la résonance symbolique profonde. En décembre 2026, le Kazakhstan célèbre le <strong>35e anniversaire de son indépendance</strong>, proclamée le 16 décembre 1991. Le choix de nommer le nouveau parlement Qurultay constitue en soi un retour fier aux racines turciques : l’institution même qui unissait jadis le khanat kazakh et l’ensemble du monde nomade turc ancre aujourd’hui l’État moderne. En trois décennies et demie, le Kazakhstan s’est mué d’une jeune république indépendante en cœur politique et économique de l’Asie centrale — représentant environ 60 % du PIB de la région — tout en promouvant l’unité des peuples turciques à travers l’Organisation des États turciques et l’Académie turcique, dont les observateurs sont présents pour cette élection même.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Le Qurultay incarne une synthèse confiante : une institution ancestrale des steppes renée en un parlement démocratique moderne. En célébrant 35 ans de souveraineté, le Kazakhstan honore l’héritage de ses ancêtres tout en affirmant sa place de voix majeure du monde turcique contemporain.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>La nation la plus tournée vers l’Europe de la steppe</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Fait unique parmi ses voisins, le Kazakhstan n’est pas seulement une puissance d’Asie centrale, mais aussi un pays authentiquement <strong>européen</strong>. Le territoire situé à l’ouest du fleuve Oural — frontière conventionnelle entre l’Europe et l’Asie — place environ 148 000 kilomètres carrés du Kazakhstan fermement en Europe. Cette seule portion européenne fait du Kazakhstan le 14e plus grand pays d’Europe, légèrement plus vaste que la Grèce et d’une superficie supérieure à environ 70 % des États européens. Autrement dit, le territoire européen du Kazakhstan est plus étendu que celui de nombreuses nations européennes de longue date.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Il s’agit de bien plus qu’une curiosité cartographique. Le Kazakhstan s’est constamment posé en État le plus tourné vers l’Europe de la région, et sa politique étrangère emblématique dite « multi-vectorielle » — une stratégie de partenariat équilibré et pragmatique avec la Russie, la Chine, les États-Unis, l’Union européenne, la Turquie et d’autres, sans dépendance envers aucune puissance unique — en a fait un pont indispensable entre les continents. L’Union européenne est le premier partenaire commercial du Kazakhstan, représentant environ 30 % de son commerce total et recevant quelque 41 % de ses exportations. Le scrutin de dimanche, inspiré d’un modèle parlementaire européen tout en étant ancré dans la tradition turcique, incarne parfaitement cette double identité : une nation qui se tient, littéralement, un pied en Europe et un pied au cœur de l’Asie, et qui fait de sa géographie de carrefour une véritable force.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#0f4c81"><strong>Bien plus qu’une élection</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Pour le Kazakhstan, le 23 août ne se résume pas à pourvoir 145 sièges. C’est la pièce maîtresse du programme de réformes « Nouveau Kazakhstan » — un effort global de modernisation du système politique, de renforcement des partis nationaux, de décentralisation du pouvoir et d’approfondissement du dialogue entre l’État et ses citoyens. Le président Tokaïev n’a cessé de souligner que les réformes politiques et économiques doivent progresser de pair avec une évolution positive des consciences — une vision globale du développement national qui place le citoyen en son cœur.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">À l’aube de dimanche sur la steppe, le Kazakhstan honorera une tradition ancestrale sous une forme résolument moderne. Le Qurultay — jadis conseil des khans et des anciens — devient, pour la première fois, la voix élue d’un peuple uni et tourné vers l’avenir. C’est un moment de fierté pour une nation qui a choisi la voie d’une réforme progressive et enracinée dans son propre sol, et une démonstration éclatante que les traditions de la steppe et les institutions d’une démocratie moderne peuvent s’épanouir ensemble.</span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><em><span style="font-size:8.0pt"><span style="color:#888888">Sources : Akorda / Qazinform, The Astana Times, Tengrinews.kz, Kazakhstan Today, Commission électorale centrale de la République du Kazakhstan ; données géographiques et de politique étrangère d’après Wikipédia (Kazakhstan européen) et analyses académiques de la diplomatie multi-vectorielle du Kazakhstan.</span></span></em></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 23:20:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>The Akhal-Teke Horse and the Soul of Turkmenistan at Thirty-Five</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/the-akhal-teke-horse-and-the-soul-of-turkmenistan-at-thirty-five-14331</link>
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                <description><![CDATA[GOLD THAT CAME DOWN FROM HEAVEN

The Akhal-Teke Horse and the Soul of Turkmenistan at Thirty-Five

by Derya Soysal  ·  2026

“These horses are an unearthly breed. Perfection, miracles of miracles. … Gold that came down from heaven.”]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><strong><span style="font-size:20.0pt"><span style="color:#1e6b52">GOLD THAT CAME DOWN FROM HEAVEN</span></span></strong></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><em><span style="font-size:13.0pt"><span style="color:darkgoldenrod">The Akhal-Teke Horse and the Soul of Turkmenistan at Thirty-Five</span></span></em></span></span></p>

<div>
<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:#555555">by Derya Soysal&nbsp; ·&nbsp; 2026</span></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><em><span style="color:#555555">“These horses are an unearthly breed. Perfection, miracles of miracles. … Gold that came down from heaven.”</span></em></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/2122f22b-4279-45ce-8f2a-51fe28f4e02d.png" style="height:450px; width:800px" /></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">There is a moment, familiar to anyone who has stood on the edge of the Karakum at first light, when the desert seems to mint its own currency. As the sun lifts over the Kopet Dag, the flanks of an Akhal-Teke horse catch the low rays and ignite — not the dull warmth of a chestnut coat, but a genuine metallic blaze, copper and gold and silver poured over living muscle. For three thousand years the Turkmen have watched this happen, and for three thousand years they have understood it as something more than optics. In 2026, as Turkmenistan marks the thirty-fifth anniversary of its independence under the banner “Independent, Permanently Neutral Turkmenistan — the Homeland of Purposeful Heavenly Horses,” that ancient understanding has been raised, once again, to the level of national creed.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">This essay is an attempt to explain why a single breed of horse — rare, temperamental, and numbering only some 6,600 animals worldwide — can carry the weight of a nation’s identity at one of the most symbolically charged moments in its modern history. It is a story that runs from Bronze Age oases to UNESCO committee rooms, from the cavalry of Achaemenid kings to the state emblem of a twenty-first-century republic. And it is, above all, a story about how a people chose an animal to stand for everything they hoped to be: enduring, beautiful, loyal, and free.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>I. A Horse Older Than History</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The Akhal-Teke is widely regarded as one of the oldest domesticated horse breeds still in existence, with a lineage that scholars trace back at least three thousand years, and by some accounts considerably further. Its very name is a map of its origins: “Akhal” denotes the string of oases running along the northern slopes of the Kopet Dag mountains, while “Teke” names the Turkmen tribe that bred and guarded these horses there for centuries. The breed is the direct heir — possibly the last living representative — of the fabled Turkoman horse of antiquity, the mount of Scythians and Parthians whose fast, mobile cavalry terrified the settled empires of the ancient world.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The difficulty of dating the breed precisely is itself instructive. Before roughly 1600 AD, “breeds” in the modern sense did not exist; horses were known instead by local strain or type. What set the Turkmen tribes apart was the extraordinary discipline with which they recorded their horses’ pedigrees — not in writing, but orally, generation after generation, with a precision that modern genetics has since vindicated. When twenty-first-century studies confirmed the Akhal-Teke to be a genetically distinct breed of remarkably low diversity — the signature of a long, closed, carefully managed bloodline — they were merely confirming what the seyis, the master horse-breeders of Turkmenistan, had known and transmitted for millennia.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">As Herodotus already noted in the fifth century BC, the Scythians of this region were a people for whom “their country is the back of a horse” (Elmas &amp; Seven). Russian archaeologists later recovered almost perfectly preserved Scythian war-horses from the frozen kurgan tombs of the Altai, animals that resemble the Akhal-Teke in every respect and show that as early as 500 BC the nomads were already selecting tall, “dry,” fast horses. These Central Asian war-horses won great fame in antiquity and were known, according to time and place, as Median, Bactrian, Sogdian, Hyrcanian, Chorasmian or Parthian. The Chinese called them “heavenly horses” or “thousand-li horses,” coveting them so intensely that emperors sent expeditions west to acquire them; Chinese sources record that these animals “sweated blood.” Alexander the Great is said to have ridden one — his beloved Bucephalus traced, at least in part, to the steppes of Central Asia — and Marco Polo, crossing modern Turkmenistan on the Silk Road, praised the “good Turkoman horses” on the opening pages of his Travels.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/250118-MAN-CIRQUE%20SELECTION%202%20SAS-77(1).jpg.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>II. The Anatomy of a Miracle: Why the Coat Shines</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">No account of the Akhal-Teke can avoid the question that every photograph provokes: how does a horse come to look as though it were cast from precious metal? The answer is not pigment but physics. Most horses have hair with a thick, opaque central core. Akhal-Teke hair has a far thinner core — in some coat colours almost none at all — so that the outer layer of each strand behaves like a prism, bending and reflecting light to produce an iridescent, metallic effect. A bay animal takes on a warm copper sheen; a palomino turns to burnished gold; a black horse acquires a bluish, silvered cast; a grey can appear almost white beneath a veil of silver.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">This is beauty as a by-product of survival. The same sparse coat and fine, thin skin that scatter light also help the horse shed heat in a desert where daytime temperatures are punishing and nights turn cold. Everything about the Akhal-Teke’s physique — the lean, greyhound-like frame, the long neck and back, the sloping shoulder, the dry, hard legs — was shaped by the pitiless logic of the Karakum: long distances between water sources, extreme heat, and terrain ranging from loose sand to rocky mountain passes. The measured standards of the early studbook capture this precisely: an average height around 154 cm, a long body of roughly 154 cm, a narrow chest (girth circumference about 166 cm) and strong, muscular limbs, with common colours of grey, light bay and chestnut, plus the striking golden shade (Scekin &amp; Gorelov, 1939).</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The endurance is not folklore. Historical accounts describe Akhal-Tekes completing rides of extraordinary length, the most famous being the 1935 journey from Ashgabat to Moscow — roughly 4,300 kilometres in some 84 days, including a stretch of nearly 300 desert miles crossed with almost no water. It remains one of the most remarkable feats of equine endurance ever recorded, and Turkmen breeders cite it, rightly, as proof of what their horses can do.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>III. The Bond: A Horse That Chooses Its Rider</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">If the coat is what first captivates the eye, it is the temperament that captures the heart — and that lies closest to why the Turkmen love this animal as they do. The Akhal-Teke is famous for forming an intense, near-exclusive bond with a single person. Bred for centuries not in vast herds on open range but tethered close to the family tent, hand-fed a carefully managed diet of barley, alfalfa and animal fat, the breed developed a temperament as people-focused as a dog’s. Owners reach instinctively for comparisons to cats: bold, quick-thinking, sensitive, opinionated, and fiercely loyal to the one human it trusts.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The scholarly literature stresses that this character is fiery and passionate, and that it demands a particular psychological approach: because these horses possess exceptional intelligence and intuition and regard themselves as independent individuals, any use of physical force is counter-productive — the Akhal-Teke has an innate sense of honour, and can be brought to obedience only through great patience and respect (Elmas &amp; Seven). A Turkmen proverb captures the depth of the relationship: “to turn a foal into a horse, its owner becomes a dog.” Because the horse’s life could mean its rider’s survival, this loyalty was not a charming quirk but a survival trait — and it became, over time, a moral ideal, embodying the very virtues the Turkmen prize in a human being: fidelity, courage, dignity, and an independence that will not be broken by force but can be won by trust.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/1%20(10).jpg.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>IV. From Folklore to National Emblem</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The love of the Turkmen people for the Akhal-Teke has been poured, over the centuries, into an immense reservoir of oral heritage — fairy tales, epics, legends, poems and historical accounts in which the horse appears as man’s faithful friend, a companion able to cross great distances swiftly and never to desert its rider in difficulty. To read this folklore is to encounter a being that is at once utterly practical and frankly sacred: a source of livelihood and warfare, but also a creature woven into rituals of birth, marriage and death, and surrounded by beliefs about nobility, protection and good fortune.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">At independence in 1991, this cultural inheritance was elevated to the highest register of the state. The Akhal-Teke stands at the very centre of Turkmenistan’s national emblem — represented by the champion stallion Ýanardag — and appears on the country’s banknotes; it even gave its name to the Ahal province itself. The magnificent golden Monument of the Akhal-Teke Horses in Ashgabat, and the Independence Monument crowned with rearing golden steeds, translate the animal into architecture. In 2023, UNESCO inscribed “the art of Akhal-Teke horse breeding and the traditions of horse decoration” on the Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity, giving international recognition to what Turkmens had always known: that this is not merely animal husbandry but a living art form, complete with its own aesthetics of ornamentation, its silver-and-carnelian jewellery, its embroidered trappings and its ceremonial codes.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>V. The Living Calendar: Horse Day and the Rituals of Devotion</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">A national symbol is kept alive not by monuments alone but by repetition, by an annual rhythm of celebration — and here Turkmenistan is unusually rich. On the last Sunday of April, the country observes the National Day of the Turkmen Horse, a festival whose emotional centre is the Akhal-Teke Equestrian Sports Complex in Ashgabat. In 2026, the celebrations included the unveiling of a monument to the celebrated stallion Pyýada, exhibitions of paintings, sculpture, carpets and jewellery depicting the horses, and the climactic final of the international Akhal-Teke beauty contest — a genuine pageant in which the most magnificent representatives of the breed compete before the head of state and thousands of spectators.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">These are not empty spectacles. They are the modern, state-scale continuation of an ancient devotional relationship between a people and an animal, and they perform real cultural work: transmitting breeding knowledge to a new generation, sustaining the crafts of saddlery, weaving and jewellery that adorn the horses, and binding national pride to a shared, tangible inheritance. The horse is presented as a gift of the highest honour — offered by labour collectives, regions and institutions to the state, and by Turkmenistan itself to visiting heads of state as the ultimate expression of diplomatic esteem.</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/250118-MAN-CIRQUE%20SELECTION%202%20SAS-52%20(1).jpg.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>VI. Thirty-Five Years of Sovereignty, Ridden on Horseback</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Why, then, should the Akhal-Teke be the chosen face of the thirty-fifth anniversary of independence? The answer lies in the remarkable fit between the animal and the national story Turkmenistan tells about itself. When the Soviet Union dissolved in 1991, Turkmenistan — the last of the republics to leave — faced the double task of building a state at home and finding a posture abroad, in a neighbourhood shadowed by the civil war in Afghanistan and the uncertainties of the post-Cold-War world. Its answer was a policy of permanent neutrality, formally recognised by the United Nations, paired with a patient programme of nation-building and, increasingly, of connectivity — the Middle Corridor linking Central Asia across the Caspian to the South Caucasus, Türkiye and Europe.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">In declaring 2026 the Year of “Independent, Permanently Neutral Turkmenistan — the Homeland of Purposeful Heavenly Horses,” the Mejlis fused three things that Turkmens regard as inseparable: sovereignty, cultural heritage, and a forward-looking strategy of development. The image of the purposeful, determined horse, straining ahead, was explicitly chosen to reflect the country’s current pace of advancement and to set the direction of its political and cultural life for the year. It is a motto, and an animal, that faces forward.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The symbolic logic is elegant. A breed that survived the near-extinction of the Soviet decades — when the studbook was closed and the population collapsed — and was then deliberately revived as living national heritage becomes a perfect emblem for a state that likewise re-emerged from the Soviet collapse to reclaim its own name and destiny. The endurance the horse showed across the Karakum mirrors the endurance the nation claims across three and a half turbulent decades. The loyalty the horse gives its single rider mirrors the fidelity the citizen is asked to feel for the homeland. And the shining coat — gold that came down from heaven — supplies the note of pride, of beauty raised to the level of the miraculous, that every young nation seeks in its founding symbols.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>VII. The Foundation of the Thoroughbred: A Turkmen Legacy</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The influence of the Turkmen horse on world equestrian culture is not a matter of national pride alone but of documented pedigree. Two of the three foundation sires of the English Thoroughbred — the entire basis of modern flat racing — were of Turkoman stock: the Byerly Turk and the Darley Arabian (Elmas &amp; Seven; cf. Milyayev, Charyyev &amp; Atabayev, 2024). The Darley Arabian, though purchased at Aleppo in Syria in 1717, had been bred by Turkmen nomads on the Iranian plateau, and several of the mares in the royal stud of Charles II that contributed to the Thoroughbred’s birth were likewise of Turkmen origin. To the rider, the resemblance is unmistakable: with its long neck, high legs, sloping “loose” shoulder and characteristic soft, high-stepping trot, the Akhal-Teke closely recalls the first generations of the early English Thoroughbred — no coincidence, but a direct inheritance.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The breed’s prestige in the modern era was sealed on the world stage. At the end of the Second World War, Marshal Georgy Zhukov rode a white Akhal-Teke stallion at the Moscow Victory Parade; and at the 1960 Rome Olympics the most celebrated horse of the Soviet equestrian team was the Akhal-Teke stallion Absent, who won the first of several Olympic gold medals in dressage (Rottermann, 2009). From Alexander the Great to Olympic gold, the same golden thread runs unbroken.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>VIII. A Scholarly Interlude: The Testimony of Henri Moser (1882)</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Among the richest scholarly descriptions of the Akhal-Teke in its natural setting is the 1882 memoir of the Swiss traveller Henri Moser, resident in St. Petersburg, who visited Central Asia several times and left an account that modern researchers still treat as a primary source (cited in Elmas &amp; Seven). Moser recorded that Turkmen horses enjoyed the highest reputation far beyond the borders of Central Asia — that already in the time of Alexander the Great the horses of Sogdiana were famous, and that Marco Polo had marvelled that their hooves were so hard they needed no shoes. Even today, Moser noted, the Akhal-Teke is rarely shod. He also observed that over the centuries the line was occasionally refreshed from outside: Timur, for instance, is said to have distributed 5,000 Arabian mares among the Turkmen to improve the blood — yet the Teke remained closer to the English Thoroughbred than to the Arabian in build.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Moser’s ethnographic detail remains invaluable. He observed that among the Teke there were no horse-breeding farms in the European sense: the horse was raised among the tents and dwellings, hand-reared in intimate proximity to the family. Brush and comb were unknown; grooming was reduced to its most elemental form, the Turkmen scraping the coat with his knife along the direction of the hair and then polishing it with the sleeve of his robe or a piece of felt. Foals were kept blanketed in felt day and night, the number of coverings increased with age, so that skin and hair grew thinner than in any other horse — the very mechanism, we now understand, behind the celebrated metallic bronze and old-gold sheen that produces so incredible an effect in sunlight.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The regime of the desert runner was austere by design. “Our horses’ fat must melt,” the Teke insisted; the animals were to be pure muscle. Water was reduced to an almost incredible minimum, oats replaced by barley-flour mixed with tail-fat, hay by chopped dried alfalfa. Tethered by a long rope near the entrance of the owner’s dwelling, wearing a fine snaffle rather than a curb, ridden without spur or whip, the Akhal-Teke covered prodigious distances — Moser describes journeys of eight days at roughly two hundred versts a day, twenty hours out of twenty-four spent in the saddle. Because it was never beaten, the horse was extraordinarily gentle toward people, though ferocious toward its own kind; a loose stallion could provoke terrible and dangerous fights, which only the owner, with a soft “dour, dour” (“slowly, slowly”), could pacify. When a woman married, her dowry had to include a finely embroidered cover for her husband’s saddle — a detail that captures how completely the horse was woven into the social fabric. Because the Akhal-Teke stallion was believed to be a one-owner horse, it was not the custom in Turkmenistan to give, sell or barter it: rider and horse were an inseparable team, parted only by death, the long-lived horse often accompanying its master on his final journey.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>IX. The Colours of Gold: A Typology of the Coat</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Scholarly treatments of the breed classify its coats with some precision, and the proportions are themselves revealing (Elmas &amp; Seven, drawing on Turkmen breeding data). The bay (doruk), chocolate-bodied with darker legs and black mane and tail, accounts for some 40 percent of Akhal-Tekes; the golden-bay type (doru), golden or yellowish with black points, roughly 20 percent; the true chestnut/reddish (kızıl) about 11 percent. Rarer are the black (kara), fully black including mane and tail, at around 12 percent; the grey (kır) at about 8 percent; and the pale yellow-dun (sarı) at under 5 percent.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Rarest and most celebrated of all is the <strong>Isabella</strong> (İzabella) — a cream, pearlescent coat occurring in only about 25 of every 1,000 horses. Its milk-white, pinkish or yellowish hair carries an iridescent, mother-of-pearl lustre, with mane and tail slightly darker than the body. Across all colours, the defining trait is the same: a hair structure that throws back a bright golden or silver reflection. This is not merely the outcome of natural selection but of centuries of deliberate breeding by the Turkmen, who selected relentlessly for endurance, speed and intelligence as much as for beauty.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>X. “Gold Sent to the Sausage Factory”: The Stalinist Destruction of the Akhal-Teke</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">No academic account of the breed can omit its darkest chapter — the near-annihilation of the Akhal-Teke under Soviet rule, a history documented in detail by Elmas and Seven and by scholars such as Sébastien Peyrouse, Erika Fatland and David Wolff. After the Second World War, as the campaign of “Zhdanovism” reasserted ideological control over intellectual and cultural life, the traditional epics of resistance to Tsarist colonialism fell under suspicion. In Turkmenistan the scholar Baimuhammed Karryev was accused of “bourgeois nationalism” for his analysis of the Dede Korkut epic, and the authorities moved against the Akhal-Teke horse precisely because it was regarded as the living symbol of the Turkmen nomadic tradition (Peyrouse, 2015).</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The mechanics of destruction were brutal. The Soviet regime banned private horse-breeding, forced farmers to slaughter their horses for meat, and — under Marshal Budyonny — crossbred the pure Akhal-Teke with Don horses, diluting the ancient line. Noble breeds were branded a symbol of the bourgeoisie and declared unsuitable for the army. At one point only some 1,250 Akhal-Tekes remained in the entire Soviet Union; by the late Soviet period, studbook-registered Akhal-Tekes in Turkmenistan itself had fallen below a thousand — a staggering collapse for a breed of which, in Alexander’s day, the Parthian herds alone had numbered 50,000 to 100,000. It was against this backdrop that the legendary 1935 ride from Ashgabat to Moscow acquired its full meaning: not a mere sporting feat but a desperate act of advocacy, a demonstration to the authorities of the breed’s unique worth in a bid to halt the killing.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">The sources record that Stalin regarded the magnificent Akhal-Teke as an emblem of Turkmen “backwardness” and is said to have ordered horses sent to the sausage factories, offering tractors and apartment blocks in the name of modernisation — which the nomads detested. It is alleged that during and after the war some 80,000 Akhal-Teke horses were destroyed on orders connected to the suppression of Turkmen resistance (Hutmacher, 2024). Tellingly, when Russian forces first conquered Turkmenistan around 1880, General Grodekov had already grasped the political logic, remarking that if only the best stallions and mares could be taken from the Teke, “they would no longer pose a danger to us.” In Turkmen memory it is often Khrushchev whose name is cursed for ordering the slaughter of the desert horses (Fatland, 2019; Wolff, 2010).</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">Yet the Akhal-Teke survived — and how it survived is itself the moral of the story. Rather than see their horses butchered, Turkmen breeders released their beloved animals into the Karakum, the desert homeland from which the breed could later be recovered and revived. The old nomadic traditions, as Wolff observes, proved more durable than the USSR itself. When the Soviet Union withdrew from the stage of history and Turkmenistan regained its independence in 1991, increasing the breed’s numbers became official state policy: new private stud farms were established, export restrictions imposed to safeguard the line, and the population climbed once more into the thousands. The horse that Stalin tried to erase now stands, quite literally, at the centre of the sovereign state’s emblem.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1e6b52"><strong>XI. Conclusion: The Measure of a Nation</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">To ask why the Akhal-Teke matters so much to Turkmenistan at thirty-five is, in the end, to ask what a nation chooses to see when it looks in the mirror. Turkmenistan has chosen to see a horse: an animal three thousand years old and unmistakably its own, forged by the desert into something enduring, loyal, beautiful and free. In the golden flank of the Akhal-Teke the country reads its past and projects its future — the memory of the seyis and the oral pedigrees, the survival through Soviet neglect and outright destruction, the revival as sovereign heritage, and the ambition to be, once more, a homeland of purposeful heavenly horses.</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif">On the thirty-fifth anniversary of its independence, then, Turkmenistan does not merely celebrate a milestone of statehood. It celebrates a relationship — between a people and an animal, between endurance and beauty, between the deep past and the intended future — that it has decided is the truest expression of who the Turkmen are. When the horses run at Ashgabat this year, their coats alight in the desert sun, they will be carrying not just their riders but the whole self-image of a nation: gold that came down from heaven, and refused, across every century, to be tamed by anything but love.</span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><strong><span style="color:#1e6b52">References</span></strong></span></span></p>
</div>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:9.0pt"><span style="color:#555555">Elmas, A. &amp; Seven, Ö. (2024). Bozkırın Altın Parıltısı: Ahal Teke Atlarının Tarihi ve Soykırımı Üzerine Bir İnceleme [The Golden Gleam of the Steppe: A Study on the History and Genocide of the Akhal-Teke Horses]. (pp. 1035–1049).</span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:9.0pt"><span style="color:#555555">Fatland, E. (2019). Sovietistan: A Journey Through Turkmenistan, Kazakhstan, Tajikistan, Kyrgyzstan and Uzbekistan. MacLehose Press. — Hutmacher, H. (2024). Auf den Spuren des Achal-Tekkiners. — Milyayev, I., Charyyev, M. &amp; Atabayev, M. (2024). Ahal-Teke Horses: The Majestic Breed of Turkmenistan. Akademicheskaya Publitsistika.</span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:9.0pt"><span style="color:#555555">Peyrouse, S. (2015). Turkmenistan: Strategies of Power, Dilemmas of Development. Routledge. — Rottermann, S. (2009). “Absent: An Akhal-Teke on the Olympic Stage,” EuroDressage. — Scekin, V. A. &amp; Gorelov, K. I. (1939). The Akhal-Teke Horse. Moscow: Lenin Academy of Agricultural Sciences. — Wolff, D. (2010). Tibet Unconquered. Palgrave Macmillan.</span></span></span></span></p>

<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="font-size:9.0pt"><span style="color:#555555">Additional sources: UNESCO Intangible Cultural Heritage (Art of Akhal-Teke horse breeding, 2023); Akhal-Teke Association of America; Turkmenistan Altyn Asyr / turkmenistan.gov.tm; Eurasia Review (D. Soysal, “Turkmenistan: 35 Years of Sovereignty,” 2026); Visit Turkmenistan; chevauxdumonde.com.</span></span></span></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 22:58:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>La visite d’État du Roi Philippe au Kazakhstan</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/la-visite-detat-du-roi-philippe-au-kazakhstan-14236</link>
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                <description><![CDATA[La visite d’État du Roi Philippe au Kazakhstan]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="color:darkgoldenrod">DIPLOMATIE&nbsp; •&nbsp; ASIE CENTRALE&nbsp; •&nbsp; 2026</span></strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:26pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>La visite d’État du Roi Philippe au Kazakhstan</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><em><span style="font-size:13.0pt"><span style="color:#555555">Une première historique et le miroir d’un partenariat stratégique entre Bruxelles et Astana</span></span></em></span></span></span></p>

<div>
<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:#1f3864">&nbsp; Par Derya Soysal&nbsp; —&nbsp; Journaliste &amp; chercheuse spécialiste de l’Asie centrale</span></span></strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:#555555">Bruxelles, août 2026</span></span></span></span></span></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:#555555"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/307b5917-6a28-40e6-b947-8748b6fa5c3e.png" style="height:450px; width:800px" /></span></span></span></span></span></p>

<div style="page-break-after:always"><span style="display:none">&nbsp;</span></div>

<p>&nbsp;</p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>Sommaire</strong></span></span></span></p>
</div>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="page-break-after:always"><span style="display:none">&nbsp;</span></div>

<p>&nbsp;</p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>En résumé</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">À l’automne 2026, le Roi Philippe effectuera la <strong>première visite d’État d’un monarque belge au Kazakhstan</strong> depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a trente-quatre ans. Annoncée par la présidence kazakhe à l’issue de la rencontre entre le président Kassym-Jomart Tokaïev et le Premier ministre belge Bart De Wever à Bruxelles le 23 juin 2026, cette visite constitue un moment diplomatique rare et hautement symbolique.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Elle intervient dans un contexte d’intensification des échanges : un commerce bilatéral qui dépasse désormais le demi-milliard, des investissements belges de plus de 13 milliards de dollars accumulés en vingt ans, et un intérêt européen croissant pour l’Asie centrale, dont le Kazakhstan est la porte d’entrée. Cet article revient sur la portée de la visite, l’histoire des relations belgo-kazakhes, et l’importance réciproque des deux pays.</span></span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>1. Une visite d’État inédite dans l’histoire bilatérale</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">L’information a été rendue publique le 23 juin 2026, lors de la visite du président Tokaïev à Bruxelles. Recevant le Premier ministre belge Bart De Wever, le chef de l’État kazakh a souligné qu’il attachait « une importance exceptionnelle » à la venue prochaine du Roi Philippe, précisant qu’il s’agirait de <strong>la toute première visite de ce type dans l’histoire des relations bilatérales</strong>.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Le 8 août 2026, le Roi Philippe a confirmé son intention par un message adressé au président Tokaïev, en réponse aux vœux de ce dernier à l’occasion de la Fête nationale belge du 21 juillet. Le souverain y a exprimé sa gratitude et indiqué « attendre avec impatience » sa visite d’État à Astana, prévue plus tard dans l’année, sur invitation du chef de l’État kazakh.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Ce déplacement n’est pas le premier contact du souverain avec le pays. En tant que prince héritier, <strong>Philippe s’était déjà rendu au Kazakhstan à trois reprises — en 2002, 2009 et 2010</strong> —, à la tête de missions économiques. Lors de la remise des lettres de créance de l’ambassadeur kazakh Roman Vassilenko au palais de Laeken en septembre 2025, le Roi avait d’ailleurs rappelé « les impressions les plus mémorables » qu’il conservait du pays, de sa culture et de son potentiel de développement.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">La symbolique est forte : la visite d’État élève la relation au plus haut niveau protocolaire et crée une fenêtre d’attention que les deux capitales entendent traduire en projets concrets dans les domaines de la connectivité, de l’éducation, de l’innovation, de l’énergie, de l’industrie et des investissements.</span></span></span></p>

<table cellspacing="0" class="Table" style="border-collapse:collapse; border:none; width:624px">
	<tbody>
		<tr>
			<td style="background-color:#eaf0f8; border-bottom:1px #bbbbbb; border-left:3px darkgoldenrod; border-right:1px #bbbbbb; border-top:3px darkgoldenrod; vertical-align:top; width:624px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="color:#1f3864">❖&nbsp; À retenir</span></strong></span></span></span></p>

			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt">Premier déplacement d’un monarque belge au Kazakhstan en 34 ans de relations.</span></span></span></span></p>

			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt">Trois visites préalables du Roi comme prince héritier (2002, 2009, 2010).</span></span></span></span></p>

			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt">Confirmée officiellement le 8 août 2026, pour l’automne 2026.</span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>2. Trente-quatre ans de relations diplomatiques</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">La Belgique a reconnu la souveraineté du Kazakhstan le <strong>31 décembre 1991</strong>, quelques mois après l’indépendance de la République. Les relations diplomatiques ont été officiellement établies le <strong>25 août 1992</strong>. Le Kazakhstan a ouvert son ambassade à Bruxelles en avril 1993, tandis que la Belgique a inauguré la sienne à Astana en 2006, structurant durablement le dialogue politique et économique.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Sous la présidence de Noursoultan Nazarbaïev, les contacts de haut niveau se sont multipliés : le premier président kazakh a effectué neuf visites officielles et de travail en Belgique entre 1993 et 2018. En décembre 2006, il reçut du Roi Albert II la plus haute distinction belge, le Grand Cordon de l’Ordre de Léopold. En 2010, un monument dédié aux victimes des essais nucléaires — inspiré du mémorial « Plus fort que la mort » de Semeï — fut inauguré à Ypres, ville-symbole de la mémoire des deux guerres mondiales.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Le dialogue s’est encore approfondi ces dernières années. En octobre 2024, un cinquième cycle de consultations politiques s’est tenu à Bruxelles ; les deux parties y ont réaffirmé leur volonté de coopérer dans l’énergie, les transports, la finance, l’énergie verte et le numérique. La Belgique y a qualifié le Kazakhstan de « partenaire stratégique en Asie centrale », et Astana a salué la Belgique comme un « partenaire politique et économique important » au sein de l’Union européenne.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">En juin 2026, la visite du président Tokaïev à Bruxelles a marqué un nouveau jalon : au-delà de sa rencontre avec le Premier ministre De Wever, un forum d’affaires a débouché sur la signature d’une trentaine d’accords commerciaux d’une valeur d’environ 10 milliards d’euros avec des entreprises européennes. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a par ailleurs reçu son homologue kazakh au palais d’Egmont, rappelant les vingt ans de l’ambassade belge à Astana.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#2e5496"><strong>Repères chronologiques</strong></span></span></span></p>

<table cellspacing="0" class="Table" style="border-collapse:collapse; border:none; width:624px">
	<thead>
		<tr>
			<td style="background-color:#1f3864; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:1px solid #bbbbbb; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:white">Date</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:#1f3864; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:1px solid #bbbbbb; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:white">Événement</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
	</thead>
	<tbody>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">1991</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">La Belgique reconnaît l’indépendance du Kazakhstan (31 décembre).</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">1992</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Établissement officiel des relations diplomatiques (25 août).</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">1993</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Ouverture de l’ambassade du Kazakhstan à Bruxelles.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">2002 – 2010</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Trois visites du prince héritier Philippe au Kazakhstan.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">2006</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Ouverture de l’ambassade de Belgique à Astana.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">2024</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Cinquième cycle de consultations politiques à Bruxelles.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Juin 2026</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Visite du président Tokaïev à Bruxelles ; ~10 milliards d’euros d’accords.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:113px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Automne 2026</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:511px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Visite d’État historique du Roi Philippe au Kazakhstan.</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>&nbsp;</p>

<div style="page-break-after:always"><span style="display:none">&nbsp;</span></div>

<p>&nbsp;</p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>3. Le Kazakhstan, partenaire clé de la Belgique en Asie centrale</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Le Kazakhstan est le <strong>premier partenaire économique et commercial de la Belgique en Asie centrale</strong>. Il a longtemps abrité la première ambassade belge de la région, illustrant son rôle de porte d’entrée. Aujourd’hui, il concentre l’essentiel des échanges belges dans la zone et occupe une position pivot dans les nouvelles routes logistiques transcaspiennes.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#2e5496"><strong>Un commerce bilatéral en croissance</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Les échanges entre les deux pays ont franchi des seuils significatifs. Après un chiffre d’affaires d’environ 523,7 millions de dollars en 2023 et de 456 millions de dollars en 2024 selon les statistiques kazakhes, le commerce bilatéral a <strong>dépassé 750 millions d’euros en 2025</strong>, d’après le ministre belge des Affaires étrangères. Les flux sont relativement équilibrés et surtout complémentaires : ressources naturelles kazakhes d’un côté, produits manufacturés belges de l’autre.</span></span></span></p>

<table cellspacing="0" class="Table" style="border-collapse:collapse; border:none; width:624px">
	<thead>
		<tr>
			<td style="background-color:#1f3864; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:1px solid #bbbbbb; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:white">Le Kazakhstan exporte vers la Belgique</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:#1f3864; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:1px solid #bbbbbb; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:white">La Belgique exporte vers le Kazakhstan</span></span></strong></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
	</thead>
	<tbody>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Minerais et concentrés de molybdène</span></span></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Tracteurs et machines agricoles</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Oxydes de chrome, titane</span></span></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Produits pétroliers raffinés</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Graines de lin, blé et produits agricoles</span></span></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Médicaments et vaccins</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:1px solid #bbbbbb; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Charbon</span></span></span></span></span></p>
			</td>
			<td style="background-color:white; border-bottom:1px solid #bbbbbb; border-left:none; border-right:1px solid #bbbbbb; border-top:none; width:312px">
			<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><span style="font-size:10.0pt"><span style="color:black">Équipements industriels divers</span></span></span></span></span></p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#2e5496"><strong>Des investissements belges de premier plan</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">La Belgique figure parmi les dix premiers investisseurs au Kazakhstan. L’afflux brut d’investissements directs belges y a atteint <strong>1,2 milliard de dollars pour la seule année 2024</strong>, portant le volume cumulé à près de 14 milliards de dollars sur la période 2005-2024. Selon la présidence kazakhe, plus de 110 entreprises à capitaux belges opèrent aujourd’hui dans le pays, dans des secteurs allant de la logistique à la biopharmacie.</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#2e5496"><strong>Le Middle Corridor : un enjeu stratégique partagé</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Au cœur de la relation figure la <strong>Route transcaspienne internationale de transport (Middle Corridor)</strong>, qui relie la Chine et l’Asie à l’Europe en contournant les routes traditionnelles perturbées par les tensions géopolitiques. En six ans, les volumes de fret y ont été multipliés par cinq, passant de 0,8 à 4,1 millions de tonnes par an, avec un objectif de 10 millions de tonnes. Pour la Belgique — et ses ports —, ce corridor représente une alternative logistique majeure vers l’Asie ; pour le Kazakhstan, il consacre son statut de plaque tournante entre la Chine, la Turquie, le Moyen-Orient et l’Europe.</span></span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>4. La Belgique, passerelle du Kazakhstan vers l’Europe</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Réciproquement, la Belgique revêt une importance particulière pour Astana. Le président Tokaïev la décrit comme « l’un des partenaires clés du Kazakhstan au sein de l’Union européenne ». Siège des institutions européennes et de l’OTAN, <strong>Bruxelles est un point d’accès politique incontournable</strong> pour un pays qui cherche à diversifier ses partenariats et à renforcer ses liens avec l’Occident.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Cette dimension européenne se double d’un intérêt stratégique croissant de l’UE pour l’Asie centrale, illustré par le sommet de Samarcande d’avril 2025 et par un plan d’investissement « Global Gateway » de 12 milliards d’euros pour la région. La Belgique s’inscrit pleinement dans cette dynamique : elle prépare l’ouverture d’une seconde ambassade en Asie centrale, à Tachkent, confirmant son engagement de long terme.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">L’expertise belge — dans la logistique portuaire, la biopharmacie, l’agroalimentaire, la recherche et les technologies vertes — répond directement aux priorités de modernisation et de diversification économique fixées par les réformes du président Tokaïev. Comme le résumait Maxime Prévot : « La Belgique possède l’expertise. Le Kazakhstan dispose de l’ambition et d’une position stratégique. Réunir ces atouts est une évidence. »</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:12.5pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#2e5496"><strong>Le sport, langage commun de la diplomatie</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Les liens ne se mesurent pas qu’en chiffres. Chaque printemps, l’équipe cycliste Astana fait partie du paysage sportif belge. Le 16 août 2026, l’ambassade du Kazakhstan a célébré les 34 ans de relations diplomatiques par une randonnée cycliste au départ de l’Atomium, en présence de l’ancien coureur Andreï Kachetchkine. En septembre 2025, un match de football entre les équipes nationales kazakhe et belge à Bruxelles avait déjà illustré cette « diplomatie sportive » qui rapproche les deux peuples.</span></span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:15pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#1f3864"><strong>5. Perspectives : d’une visite symbolique à un partenariat durable</strong></span></span></span></p>
</div>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">La visite d’État du Roi Philippe agit comme un accélérateur. Les deux gouvernements ont d’ores et déjà identifié des chantiers communs : transport et logistique, matières premières critiques, pétrochimie, agriculture, transformation numérique, intelligence artificielle et finance, mais aussi coopération universitaire et scientifique.</span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Au-delà du protocole, l’enjeu sera de transformer ce moment rare en récit durable — compréhensible pour les citoyens, les entreprises et les jeunes générations des deux pays. Une visite royale ne vaut, in fine, que par les projets qu’elle enclenche et par la confiance qu’elle scelle. À l’automne 2026, Bruxelles et Astana disposeront d’une occasion inédite d’écrire ensemble le prochain chapitre d’une amitié déjà longue de trente-quatre ans.</span></span></span></p>

<div>
<p><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><strong><span style="color:#1f3864">Sources principales</span></strong></span></span></span></p>
</div>

<ul>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Présidence de la République du Kazakhstan (Akorda) ; agences Interfax-Kazakhstan, Tengrinews, Kazakhstan Today, Trend et Caliber.Az (juin-août 2026).</span></span></span></li>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Wikipédia, « Belgium–Kazakhstan relations » ; Wallonie-Bruxelles International (WBI) ; SPF Affaires étrangères et Agence pour le Commerce extérieur (ABH-ACE).</span></span></span></li>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222">Cabinet du ministre Maxime Prévot ; Euronews ; La Presse Turquoise ; EUReflect.</span></span></span></li>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><a href="https://abh-ace.be/fr/propos-de-lace" style="color:#0563c1; text-decoration:underline">A propos de l'ACE - Agence pour le Commerce extérieur</a></span></span></span></li>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><a href="https://eureflect.com/king-philippe-of-belgium-visits-kazakhstan-in-october-2026" style="color:#0563c1; text-decoration:underline">King Philippe of Belgium Visits Kazakhstan in October 2026 | EUReflect</a></span></span></span></li>
	<li><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><a href="https://eurasiafocus.com/la-visite-detat-du-roi-philippe-au-kazakhstan/" style="color:#0563c1; text-decoration:underline">https://eurasiafocus.com/la-visite-detat-du-roi-philippe-au-kazakhstan/</a> </span></span></span></li>
</ul>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Georgia,serif"><span style="color:#222222"><em><span style="font-size:9.0pt"><span style="color:#555555">Article rédigé à titre d’analyse journalistique — les données commerciales, variables selon les sources et les périodes, sont mentionnées à titre indicatif.</span></span></em></span></span></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 14:53:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/la-visite-detat-du-roi-philippe-au-kazakhstan-1787227308.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Ouzbékistan : leasing automobile, éolien, logistique et main-d’œuvre au cœur de l’actualité économique</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-leasing-automobile-eolien-logistique-et-main-doeuvre-au-coeur-de-lactualite-economique-14201</link>
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                <description><![CDATA[Ouzbékistan : leasing automobile, éolien, logistique et main-d’œuvre au cœur de l’actualité économique
Du 1er au 15 août 2026, l’Ouzbékistan a multiplié les initiatives pour attirer les capitaux étrangers, renforcer ses corridors vers l’Europe et diversifier ses partenariats industriels. Le pays ne se contente plus de vendre l’image d’un marché émergent : il construit progressivement les instruments financiers, énergétiques et logistiques nécessaires à son changement d’échelle.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Ouzbékistan : leasing automobile, éolien, logistique et main-d’œuvre au cœur de l’actualité économique</h1>

<p><strong>Du 1er au 15 août 2026, l’Ouzbékistan a multiplié les initiatives pour attirer les capitaux étrangers, renforcer ses corridors vers l’Europe et diversifier ses partenariats industriels. Le pays ne se contente plus de vendre l’image d’un marché émergent : il construit progressivement les instruments financiers, énergétiques et logistiques nécessaires à son changement d’échelle.</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/777851685_963304690105633_2672263811164408616_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<h2>Un partenariat de 40 millions de dollars dans le leasing automobile</h2>

<p>L’une des principales annonces de la quinzaine concerne la création, le 10 août, d’une société commune entre <strong>ADM</strong>, <strong>Hyundai Corporation Singapore</strong> et <strong>FINCOM</strong>.</p>

<p>Les partenaires prévoient un investissement initial d’environ <strong>40 millions de dollars</strong>, avec l’ambition de constituer, dans les cinq prochaines années, un portefeuille d’investissements et de leasing pouvant atteindre <strong>100 millions de dollars</strong>.</p>

<p>Les premiers produits financeront l’acquisition de véhicules <strong>Kia fabriqués en Ouzbékistan</strong>. Le dispositif devrait ensuite être étendu :</p>

<ul>
	<li>
	<p>aux autres marques du groupe ADM ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux véhicules de transport ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux équipements spécialisés ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>à l’immobilier commercial ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux besoins de financement des entreprises.</p>
	</li>
</ul>

<p>Cette opération révèle une évolution importante : l’Ouzbékistan cherche désormais à développer non seulement sa production automobile, mais aussi les outils de crédit permettant d’élargir son marché intérieur.</p>

<h2>ACWA Power obtient 226 millions de dollars pour un nouveau parc éolien</h2>

<p>Dans le secteur énergétique, <strong>ACWA Power</strong> a sécurisé un financement de <strong>226 millions de dollars</strong> pour le projet éolien <strong>Bash II</strong>, situé dans le district de Gijduvan, dans la région de Boukhara.</p>

<p>Le montage financier associe :</p>

<ul>
	<li>
	<p>la Banque asiatique de développement ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>Standard Chartered Bank.</p>
	</li>
</ul>

<p>D’une capacité de <strong>300 MW</strong>, le parc bénéficie d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans avec l’opérateur national du réseau ouzbek.</p>

<p>Il devrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter plus de <strong>336 000 foyers</strong> et éviter l’émission d’environ <strong>475 000 tonnes de CO₂ par an</strong>. Sa mise en service commerciale est annoncée pour le second semestre 2027.</p>

<p>Au-delà de ses objectifs climatiques, Tachkent utilise les énergies renouvelables comme un instrument d’attractivité financière. Les contrats de longue durée et le recours aux institutions multilatérales contribuent à réduire le risque supporté par les investisseurs privés.</p>

<h2>Vers un hub logistique ouzbek près du port de Bakou</h2>

<p>L’Ouzbékistan et l’Azerbaïdjan envisagent la création d’un <strong>centre logistique à proximité du port maritime international de Bakou</strong>.</p>

<p>Le projet devrait permettre de consolider, stocker et traiter les marchandises ouzbèkes avant leur acheminement vers le Caucase, la Türkiye et l’Europe. Il intégrerait les infrastructures ferroviaires azerbaïdjanaises et assurerait la gestion de conteneurs multimodaux.</p>

<p>L’enjeu est stratégique : pour un pays doublement enclavé, la compétitivité ne dépend pas uniquement de la production, mais également du prix et du temps nécessaires pour atteindre les marchés internationaux.</p>

<p>Le futur hub pourrait bénéficier de l’augmentation des flux générée par le chemin de fer <strong>Chine–Kirghizstan–Ouzbékistan</strong>. Il renforcerait également le rôle du corridor transcaspien, devenu une voie alternative majeure entre l’Asie et l’Europe.</p>

<h2>1,5 milliard de dollars de projets avec le Kirghizstan</h2>

<p>Tachkent poursuit parallèlement son intégration économique régionale. À la suite de la visite d’État du président Shavkat Mirziyoyev au Kirghizstan, les deux pays ont présenté un ensemble d’accords commerciaux et d’investissements évalué à environ <strong>1,5 milliard de dollars</strong>.</p>

<p>Les projets envisagés portent notamment sur :</p>

<ul>
	<li>
	<p>l’exploration géologique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>l’élevage bovin ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la culture du riz et de la pomme de terre ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les matériaux de construction ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>l’hydroélectricité ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les petites installations de production énergétique.</p>
	</li>
</ul>

<p>Le commerce bilatéral aurait progressé de <strong>45 %</strong>, pour atteindre <strong>624,6 millions de dollars</strong> depuis le début de l’année.</p>

<p>Les deux gouvernements veulent également améliorer le transit des marchandises, les opérations douanières et les capacités de transformation. L’objectif consiste à dépasser le simple commerce frontalier pour construire des chaînes de valeur régionales.</p>

<h2>Turkménistan : fluidifier le transit et rétablir les vols directs</h2>

<p>L’Ouzbékistan et le Turkménistan ont examiné plusieurs mesures destinées à améliorer leur connectivité :</p>

<ul>
	<li>
	<p>rétablissement éventuel des liaisons aériennes directes ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>visas électroniques pour les chauffeurs routiers ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>simplification des paiements ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>réduction des files au poste-frontière Farap–Alat ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>corridor prioritaire pour les marchandises périssables ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>nouvelle infrastructure dans la zone neutre frontalière ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>amélioration du transit par le port de Turkmenbashi.</p>
	</li>
</ul>

<p>Ces discussions sont essentielles pour les exportateurs ouzbeks. La traversée du Turkménistan permet d’accéder à la mer Caspienne, puis à l’Azerbaïdjan et aux marchés européens. Chaque réduction des délais frontaliers peut donc améliorer directement la compétitivité des produits ouzbeks.</p>

<h2>Fruits surgelés et travailleurs qualifiés vers l’Europe</h2>

<p>Les relations économiques avec l’Europe progressent également sur deux fronts : l’agroalimentaire et la mobilité professionnelle.</p>

<p>En République tchèque, l’entreprise <strong>NEGOCIO</strong> s’intéresse aux framboises, abricots, prunes et autres fruits ouzbeks transformés selon la technologie de surgélation rapide IQF. Des négociations B2B doivent être organisées avec les exportateurs ouzbeks, notamment sur les normes européennes, l’emballage et la qualité.</p>

<p>Prague étudie parallèlement la mise en place d’un canal organisé pour le recrutement d’infirmiers et de professionnels de santé ouzbeks. Des formations spécialisées pourraient être organisées en Ouzbékistan avant leur départ.</p>

<p>La France a, pour sa part, accueilli les premiers travailleurs saisonniers sélectionnés dans le cadre d’un projet pilote avec la <strong>FNSEA</strong>. Dix personnes ont été retenues pour des activités agricoles dans le Rhône et le Maine-et-Loire : six pour les récoltes estivales et quatre pour les récoltes d’automne.</p>

<p>L’expérience reste modeste, mais elle peut ouvrir une filière de migration légale et organisée entre l’Ouzbékistan et les employeurs français.</p>

<h2>L’immobilier tertiaire et l’hôtellerie montent en gamme</h2>

<p>L’arrivée de <strong>Trilliant Business Park</strong> parmi les membres d’EUROUZ illustre le développement du marché immobilier premium à Tachkent.</p>

<p>Présenté comme le premier parc d’affaires ouzbek de catégorie <strong>A+</strong>, Trilliant réunit deux tours de bureaux, l’InterContinental Tashkent, des espaces de conférence, des restaurants internationaux et des commerces. Le complexe vise la certification environnementale <strong>LEED Gold</strong>.</p>

<p>EUROUZ a également engagé des discussions avec le <strong>JW Marriott Tashkent</strong>, confirmant l’intérêt croissant des grandes enseignes internationales pour le marché hôtelier ouzbek.</p>

<p>Cette expansion accompagne la montée du tourisme, des congrès internationaux et de la présence des multinationales. Elle pose néanmoins une question : la demande réelle progressera-t-elle assez rapidement pour absorber la multiplication des projets haut de gamme ?</p>

<h2>De nouveaux services pour les grands projets industriels</h2>

<p>EUROUZ accueille également <strong>CIS Support Services OZB</strong>, spécialisé dans les services aux installations industrielles éloignées : restauration collective, nettoyage, blanchisserie et maintenance.</p>

<p>Le groupe, présent sur 416 sites dans 17 pays, a réalisé <strong>489,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025</strong>. Son installation en Ouzbékistan traduit les besoins croissants des secteurs minier, pétrolier, gazier et des infrastructures.</p>

<p>L’arrivée de <strong>CaspiGroup</strong>, actif dans les équipements HoReCa et les objets promotionnels, confirme pour sa part l’élargissement du marché des services aux entreprises, aux hôtels et aux institutions publiques.</p>

<h2>Les secteurs à surveiller</h2>

<p>La première quinzaine d’août fait apparaître six axes particulièrement dynamiques :</p>

<table>
	<thead>
		<tr>
			<th>Secteur</th>
			<th>Opportunité principale</th>
		</tr>
	</thead>
	<tbody>
		<tr>
			<td>Automobile</td>
			<td>Leasing, financement et équipements</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Énergie</td>
			<td>Éolien et financements internationaux</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Logistique</td>
			<td>Corridor transcaspien et hub de Bakou</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Agriculture</td>
			<td>Exportation de fruits surgelés vers l’UE</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Immobilier</td>
			<td>Bureaux premium et hôtellerie internationale</td>
		</tr>
		<tr>
			<td>Capital humain</td>
			<td>Formation professionnelle et migration organisée</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<h2>Une économie qui cherche désormais la connectivité</h2>

<p>Le message de cette quinzaine est clair : l’Ouzbékistan ne veut plus être considéré uniquement comme un réservoir de matières premières ou un marché de 38 millions d’habitants.</p>

<p>Tachkent cherche à devenir une plateforme régionale reliant la Chine, l’Asie centrale, le Caucase, la Türkiye et l’Union européenne. Pour y parvenir, le pays développe simultanément ses infrastructures, ses mécanismes financiers, ses capacités énergétiques et ses relations commerciales.</p>

<p>Le potentiel est considérable, mais les défis restent sérieux : coûts logistiques, convertibilité et financement, prévisibilité réglementaire, qualification de la main-d’œuvre et dépendance envers de grands partenaires publics ou étrangers.</p>

<p>L’Ouzbékistan avance néanmoins avec une méthode désormais identifiable : <strong>attirer les capitaux internationaux, produire localement et multiplier les routes permettant d’atteindre les marchés mondiaux.</strong></p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 21:59:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/ouzbekistan-leasing-automobile-eolien-logistique-et-main-doeuvre-au-coeur-de-lactualite-economique-1787079777.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Azerbaijan Subsidises Transport Costs: Can Non-Oil Exports Become a New Engine of Growth?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/azerbaijan-subsidises-transport-costs-can-non-oil-exports-become-a-new-engine-of-growth-14154</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/azerbaijan-subsidises-transport-costs-can-non-oil-exports-become-a-new-engine-of-growth-14154</guid>
                <description><![CDATA[Azerbaijan Subsidises Transport Costs: Can Non-Oil Exports Become a New Engine of Growth?
Abdulhamid Hamid Al-Kba
Opinion writer specialising in Central Asia and Azerbaijani affairs

Less than three weeks remain before 1 September 2026, when President Ilham Aliyev’s decree supporting transport costs for non-oil exporters, signed on 9 June, enters into force. As implementation approaches, one central question arises: can assistance covering up to 70% of transport costs make Azerbaijani non-oil products significantly more competitive in international markets?]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Azerbaijan Subsidises Transport Costs: Can Non-Oil Exports Become a New Engine of Growth?</h1>

<p><strong>Abdulhamid Hamid Al-Kba</strong><br />
<em>Opinion writer specialising in Central Asia and Azerbaijani affairs</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/1e9aa867-f954-417d-8fb5-51df1c79213b.png" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>Less than three weeks remain before 1 September 2026, when President Ilham Aliyev’s decree supporting transport costs for non-oil exporters, signed on 9 June, enters into force. As implementation approaches, one central question arises: can assistance covering up to 70% of transport costs make Azerbaijani non-oil products significantly more competitive in international markets?</p>

<p>The answer is closely linked to Azerbaijan’s broader efforts to diversify its economy and reduce its dependence on oil and gas revenues. Non-oil exports nearly doubled between 2020 and 2025, rising from approximately $1.9 billion to $3.6 billion. Yet logistics costs remain one of the main barriers to further expansion, particularly in more distant markets.</p>

<p>The new decree seeks to address that obstacle through a direct and practical mechanism at a time when Baku is trying to strengthen the international competitiveness of domestically produced goods.</p>

<h2>How the support mechanism works</h2>

<p>Under the decree, the amount of support will be determined according to two criteria: the transport expenses paid through non-cash transactions and the customs value of the exported goods.</p>

<p>When goods are transported by rail, air or sea—or by road vehicles registered in Azerbaijan—70% of the transport costs will be taken into account. When foreign-registered road vehicles are used, the applicable rate falls to 50%.</p>

<p>The scheme also imposes a ceiling based on the customs value of the goods: 15% for road, rail and air transport, and 5% for maritime transport. Exporters will receive whichever of the two calculated amounts is lower.</p>

<p>The mechanism also covers domestic transport from Nakhchivan to other parts of Azerbaijan, reimbursing 70% of eligible expenses. This provision is particularly significant given the exclave’s geographical position and the logistical constraints faced by its producers.</p>

<p>The support programme will run from 1 September 2026 until 30 September 2036.</p>

<h2>More than a symbolic measure</h2>

<p>These rates are economically significant. For an exporter sending agricultural or food products to European or Asian markets, transport can account for a substantial share of the final price—especially when profit margins are already narrow.</p>

<p>Covering between 50% and 70% of eligible transport expenses could reduce that burden considerably. Exporters may then be able to offer lower prices, retain higher margins or pursue a combination of both. In principle, this should improve price competitiveness and help Azerbaijani producers enter more distant and diversified markets.</p>

<p>Agricultural and food products, chemicals, aluminium and electricity have all contributed to the growth of non-oil exports over the past five years. Further expansion, however, will depend partly on whether Azerbaijani products can reach international customers at competitive logistical costs.</p>

<h2>A measured approach—with potential risks</h2>

<p>From an economic-policy perspective, the decree appears relatively balanced. The higher support rate for Azerbaijani-registered transport encourages the use of the domestic transport fleet and may stimulate investment in logistics capacity.</p>

<p>At the same time, ceilings linked to customs value should help limit abuse and discourage the artificial inflation of transport expenses. The programme’s ten-year duration also provides exporters with an unusually stable planning horizon, unlike short-term or temporary subsidy schemes.</p>

<p>Moreover, eligibility is restricted to products of Azerbaijani origin and to non-oil and non-gas exports. The measure is therefore clearly aligned with the government’s strategic objective of economic diversification.</p>

<p>Nevertheless, the difference between the 70% rate for Azerbaijani-registered vehicles and the 50% rate for foreign vehicles raises a legitimate concern: does the domestic transport fleet currently have enough capacity to absorb the anticipated increase in demand?</p>

<p>If the supply of trucks and logistics services proves insufficient, the programme could unintentionally drive up domestic transport prices, offsetting part of the intended benefit. Its financial sustainability over a ten-year period will also depend on the capacity of the state budget—or other funding mechanisms—to maintain the scheme if energy revenues come under renewed pressure.</p>

<h2>The first meaningful results may emerge in 2027</h2>

<p>The programme’s real impact is likely to become visible gradually, beginning in 2027, once exporters have adapted to the administrative procedures and started submitting applications through the Ministry of Economy.</p>

<p>Agricultural and food producers are expected to be among the main beneficiaries because their goods are particularly sensitive to transport costs. Their success, however, will depend on prompt reimbursement and on whether export support corresponds to actual demand in destination markets.</p>

<p>Producers in Nakhchivan could also benefit considerably from assistance with domestic transport, allowing the region to become more closely integrated into the national economy.</p>

<p>At the regional level, the measure may indirectly reinforce Azerbaijan’s logistical position along the Middle Corridor, particularly as transport links continue to develop with Georgia, Türkiye and Iran.</p>

<h2>Subsidies alone cannot guarantee competitiveness</h2>

<p>Government assistance is not a magic solution. Sustainable export competitiveness also depends on product quality, compliance with international standards, production efficiency, access to finance, branding and effective marketing.</p>

<p>There is also a risk that exporters could become excessively dependent on public support if the programme is not accompanied by structural improvements to the business environment.</p>

<p>Its success will therefore require transparent implementation, clearly defined lists of eligible goods and destination countries, straightforward application procedures and the prompt disbursement of payments.</p>

<p>In my view, the decree represents a logical and measured step in Azerbaijan’s economic-diversification strategy. It addresses a genuine obstacle through a direct policy instrument while introducing safeguards intended to limit market distortions.</p>

<p>Its long-term value, however, will depend on whether transport support is accompanied by improvements in infrastructure, customs procedures, quality standards, access to finance and international marketing. Without these complementary measures, its impact may remain limited.</p>

<p>Economic diversification remains a strategic necessity for Azerbaijan at a time of geopolitical uncertainty and volatile energy prices. The new transport-support programme is an important milestone on that road, but its ultimate success will be determined by the quality of its implementation—and by the private sector’s capacity to turn lower logistics costs into sustainable export growth.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 17 Aug 2026 12:51:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/azerbaijan-subsidises-transport-costs-can-non-oil-exports-become-a-new-engine-of-growth-1786960493.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan–Belgique : 34 ans de relations diplomatiques célébrés à vélo au cœur de Bruxelles</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstanbelgique-34-ans-de-relations-diplomatiques-celebres-a-velo-au-coeur-de-bruxelles-14127</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstanbelgique-34-ans-de-relations-diplomatiques-celebres-a-velo-au-coeur-de-bruxelles-14127</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan–Belgique : 34 ans de relations diplomatiques célébrés à vélo au cœur de Bruxelles]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Kazakhstan–Belgique : 34 ans de relations diplomatiques célébrés à vélo au cœur de Bruxelles</h1>

<p><strong>À l’occasion de la Journée du sport de la République du Kazakhstan, l’ambassade kazakhe en Belgique a organisé, dimanche 16 août 2026, une randonnée cycliste au départ de l’Atomium. Diplomates, étudiants, membres de la communauté kazakhe et partenaires belges ont participé à cette initiative symbolisant trente-quatre années d’amitié entre les deux pays.</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-16%20at%2022_59_03%20(2).jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<h2>Une célébration sportive au pied de l’Atomium</h2>

<p>Le Kazakhstan et la Belgique ont choisi le sport pour célébrer le 34ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.</p>

<p>Organisée à Bruxelles par l’ambassade de la République du Kazakhstan en Belgique, la randonnée cycliste a débuté devant l’Atomium, l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale belge.</p>

<p>Le choix de ce lieu chargé de symboles n’était pas anodin. Construit pour l’Exposition universelle de 1958, l’Atomium représente à la fois le progrès scientifique, la modernité et la confiance dans l’avenir. Il constituait donc un point de départ particulièrement approprié pour une initiative destinée à mettre en lumière l’évolution des relations entre Astana et Bruxelles.</p>

<p>L’événement s’est tenu à l’occasion de la Journée du sport de la République du Kazakhstan. Il a réuni des diplomates, des membres de la communauté kazakhe vivant en Belgique, des étudiants, ainsi que des partenaires et amis belges du Kazakhstan.</p>

<p>Dans une atmosphère conviviale et informelle, les participants ont ainsi célébré simultanément le sport, l’amitié entre les peuples et plus de trois décennies de coopération diplomatique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-16%20at%2022_59_06%20(5).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Andrey Kashechkin, invité d’honneur</h2>

<p>La randonnée a également été marquée par la présence d’<strong>Andrey Kashechkin</strong>, l’une des figures reconnues du cyclisme kazakh.</p>

<p>Ancien coureur de l’équipe Astana et participant aux Jeux olympiques, le sportif kazakh était l’invité d’honneur de cette journée. Sa présence a apporté une dimension particulière à une manifestation associant diplomatie et culture sportive.</p>

<p>Le Kazakhstan accorde traditionnellement une place importante au sport comme instrument de cohésion sociale, de rayonnement international et de rapprochement entre les peuples. Le cyclisme occupe, à cet égard, une place particulière dans l’image sportive internationale du pays.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-16%20at%2022_59_04%20(6).jpeg" style="height:800px; width:649px" /></p>

<h2>Roman Vassilenko : « Avancer ensemble demande équilibre, énergie et soutien mutuel »</h2>

<p>À l’ouverture de l’événement, l’ambassadeur du Kazakhstan en Belgique, <strong>Roman Vassilenko</strong>, a rappelé la solidité des relations construites entre les deux États depuis l’établissement de leurs liens diplomatiques.</p>

<p>Selon le diplomate, le Kazakhstan et la Belgique ont développé, au cours des trente-quatre dernières années, un partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et une volonté commune de renforcer leur coopération.</p>

<p>Roman Vassilenko a également établi un parallèle entre le cyclisme et les relations internationales.</p>

<p>À ses yeux, le vélo reflète symboliquement la nature du partenariat belgo-kazakh : pour avancer, il faut préserver son équilibre, conserver son élan et bénéficier du soutien mutuel de ses partenaires.</p>

<p>Cette comparaison sportive résume une réalité diplomatique essentielle. Une relation entre deux pays ne progresse pas uniquement grâce aux déclarations officielles ou aux accords économiques. Elle doit également être entretenue par des contacts réguliers, une confiance durable et la participation des citoyens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ff7b1b18-751a-4a54-9f41-d97ac38e2257.jpg" style="height:800px; width:445px" /></p>

<h2>Trente-quatre années de rapprochement</h2>

<p>Les relations diplomatiques entre la Belgique et le Kazakhstan ont été établies en 1992, quelques mois après l’indépendance de la République du Kazakhstan.</p>

<p>Depuis lors, les deux pays ont progressivement approfondi leur dialogue politique et développé leur coopération dans plusieurs secteurs. Les relations bilatérales couvrent aujourd’hui notamment le commerce, les investissements, l’industrie, les transports, la logistique, l’énergie, les nouvelles technologies, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.</p>

<p>La Belgique constitue également un interlocuteur important pour le Kazakhstan au sein de l’Union européenne. Bruxelles accueille en effet non seulement les institutions fédérales belges, mais également les principales institutions européennes et le siège de l’OTAN.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, qui cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à consolider ses relations avec l’Europe, Bruxelles représente donc un centre diplomatique particulièrement stratégique.</p>

<p>De son côté, la Belgique considère le Kazakhstan comme un partenaire important en Asie centrale, une région située au croisement des grands axes commerciaux reliant l’Europe et l’Asie.</p>

<h2>Le vélo comme instrument de diplomatie populaire</h2>

<p>La randonnée organisée dans les rues de Bruxelles dépasse ainsi le cadre d’une simple activité sportive.</p>

<p>Elle s’inscrit dans ce que l’on pourrait qualifier de diplomatie populaire : une diplomatie qui ne se limite pas aux rencontres entre dirigeants, mais qui repose également sur les échanges culturels, universitaires, associatifs et humains.</p>

<p>La participation de membres de la diaspora kazakhe, d’étudiants et de citoyens belges illustre cette volonté de rapprocher concrètement les deux sociétés.</p>

<p>Dans ce contexte, le vélo devient un langage universel. Il rassemble des participants d’origines différentes autour d’un effort collectif, accessible et visible dans l’espace public.</p>

<p>À Bruxelles, capitale européenne où la mobilité douce occupe une place croissante dans le débat urbain, cette initiative possédait également une dimension environnementale et citoyenne.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-16%20at%2022_59_06%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Une visite d’État historique attendue à l’automne</h2>

<p>La célébration du 34ᵉ anniversaire intervient à quelques mois d’une nouvelle étape importante dans les relations entre les deux pays.</p>

<p>Une visite d’État de <strong>Sa Majesté le roi Philippe des Belges au Kazakhstan</strong> est annoncée pour l’automne 2026, à l’invitation du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev.</p>

<p>Cette visite serait la première visite d’État d’un souverain belge au Kazakhstan depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle devrait constituer un moment historique et donner une impulsion supplémentaire au partenariat bilatéral.</p>

<p>Les discussions devraient notamment permettre d’approfondir le dialogue politique, mais aussi de renforcer les contacts entre les entreprises, les universités, les centres de recherche et les institutions publiques des deux pays.</p>

<p>Cette visite royale pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives dans les secteurs de l’innovation, de l’intelligence artificielle, des matières premières critiques, de l’énergie verte, de la logistique et de la connectivité entre l’Europe et l’Asie centrale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-16%20at%2022_59_16%20(1)(1).jpeg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<h2>Une amitié tournée vers l’avenir</h2>

<p>Trente-quatre ans après l’établissement de leurs relations diplomatiques, le Kazakhstan et la Belgique souhaitent donc poursuivre leur parcours commun.</p>

<p>La randonnée organisée au départ de l’Atomium offre, à cet égard, une image simple mais forte : deux pays qui avancent ensemble, en recherchant l’équilibre et en maintenant leur élan grâce à la confiance et au soutien mutuel.</p>

<p>Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la fragmentation des échanges, les initiatives rapprochant les sociétés civiles prennent une importance particulière.</p>

<p>Le sport ne remplace évidemment pas la diplomatie traditionnelle. Il peut toutefois lui donner un visage plus humain, renforcer les liens entre les communautés et rappeler que les relations internationales se construisent aussi par des rencontres concrètes.</p>

<p>À Bruxelles, la célébration du 34ᵉ anniversaire des relations diplomatiques belgo-kazakhes s’est donc déroulée sans protocole excessif, mais avec un symbole particulièrement parlant : celui d’une amitié qui continue d’avancer sur deux roues.</p>

<p><strong>Kadir Duran — Bruxelles Korner</strong></p>

<p><em>Source : <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa-brussels/press/news/details/1274756?lang=en">Ambassade de la République du Kazakhstan en Belgique</a></em></p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 17 Aug 2026 00:05:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ? 13 août 2026 — Numéro 77</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-cette-semaine-au-kazakhstan-13-aout-2026-numero-77-14110</link>
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                <description><![CDATA[Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ? 13 août 2026 — Numéro 77]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center"><span style="font-size:26px"><strong>Quoi de neuf cette semaine au Kazakhstan ?</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:26px"><strong>Kazakhstan à la une : les principaux développements en un coup d’œil</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:26px"><strong>13 août 2026 — Numéro 77</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:26px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/acd989e6-f1db-4a5c-bef2-90f489d08351.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></span></p>

<p>Énergie, diversification économique, minerais critiques, finance et transformation urbaine : Astana accélère son repositionnement stratégique</p>

<p>Par Kadir Duran | Bruxelles Korner</p>

<p>13 août 2026</p>

<p>Le Kazakhstan poursuit, semaine après semaine, sa transformation en puissance charnière de l’Eurasie. Les développements récents montrent un pays qui cherche simultanément à sécuriser ses exportations énergétiques, approfondir ses relations avec l’Union européenne, réduire sa dépendance au pétrole et attirer les capitaux internationaux vers de nouveaux secteurs stratégiques.</p>

<p>De la diplomatie énergétique aux gisements de tungstène, en passant par la croissance des activités non pétrolières, le développement de la place financière d’Astana et l’urbanisation accélérée de la capitale, une même ambition se dessine : ne plus être seulement un fournisseur de matières premières, mais devenir un centre régional de production, de transformation, de finance et d’innovation.</p>

<p>Kazakhstan–Union européenne : l’énergie reste au cœur du partenariat</p>

<p>Le ministre kazakh des Affaires étrangères, Yermek Kosherbayev, et la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, ont discuté du renforcement des relations entre Astana et Bruxelles.</p>

<p>Les échanges ont principalement porté sur le commerce, l’énergie et la protection des infrastructures internationales d’approvisionnement. Une attention particulière a été accordée au Consortium du pipeline de la Caspienne, plus connu sous son acronyme CPC.</p>

<p>Cette infrastructure transporte une part considérable du pétrole kazakh vers le terminal maritime de Novorossiïsk, sur la mer Noire. Toute perturbation du CPC dépasse donc largement le cadre des relations entre le Kazakhstan et la Russie : elle touche également la sécurité énergétique européenne, les marchés internationaux et les intérêts de plusieurs entreprises occidentales.</p>

<p>Pour l’Union européenne, le Kazakhstan représente un partenaire important dans la diversification de ses approvisionnements. Pour Astana, l’Europe constitue à la fois un débouché commercial, une source d’investissements et un partenaire technologique indispensable à sa modernisation industrielle.</p>

<p>Le CPC au centre des équilibres entre Washington, Kyiv, Moscou et Astana</p>

<p>Selon les informations rapportées cette semaine, l’Ukraine aurait suspendu ses frappes de drones contre les pétroliers utilisant le terminal du CPC près de Novorossiïsk, à la suite d’une demande du vice-président américain J. D. Vance.</p>

<p>Cette décision viserait à protéger les exportations pétrolières kazakhes, l’approvisionnement énergétique européen ainsi que les intérêts commerciaux américains liés à cette infrastructure.</p>

<p>L’épisode illustre la position particulièrement délicate du Kazakhstan. Le pays n’est pas partie au conflit russo-ukrainien, mais une grande partie de son pétrole destiné à l’exportation transite par le territoire russe.</p>

<p>Astana doit donc préserver ses relations avec Moscou tout en développant ses partenariats avec l’Union européenne, les États-Unis, la Chine et les puissances de la mer Caspienne. Cette politique dite « multivectorielle » n’est plus seulement une doctrine diplomatique : elle devient une nécessité économique et sécuritaire.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche parallèlement à renforcer des itinéraires alternatifs passant par la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Toutefois, à court terme, aucune de ces routes ne peut encore remplacer entièrement les capacités du CPC.</p>

<p>Une croissance de 4,1 % malgré la baisse de la production pétrolière</p>

<p>Sur le plan économique, le Kazakhstan a enregistré une croissance de 4,1 % au cours des sept premiers mois de 2026, alors même que la production pétrolière reculait de 8,9 %.</p>

<p>Le chiffre le plus révélateur est toutefois celui du secteur non pétrolier, dont la croissance est estimée à 5,4 %. L’industrie manufacturière, la construction, les transports, le commerce, les communications et l’agriculture ont soutenu l’activité.</p>

<p>L’industrie manufacturière aurait progressé de 9 %, avec des performances particulièrement importantes dans les produits pharmaceutiques, la métallurgie, la chimie, la mécanique et l’industrie alimentaire. La construction aurait augmenté de 15,3 %, tandis que les transports et l’entreposage progressaient de 7,4 %.</p>

<p>Ces résultats suggèrent que la croissance kazakhe commence à être mieux répartie entre plusieurs branches de l’économie. Ils ne signifient cependant pas que la dépendance aux hydrocarbures a disparu. Le pétrole continue de jouer un rôle déterminant dans les exportations, les recettes publiques et l’alimentation du Fonds national.</p>

<p>La question essentielle sera donc celle de la durabilité de cette progression : les secteurs non pétroliers pourront-ils maintenir leur rythme si les revenus énergétiques diminuent ou si les voies d’exportation sont durablement perturbées ? The Astana Times⁠￼</p>

<p>La Bourse kazakhe, futur marché « blue-chip » de l’Eurasie ?</p>

<p>Le marché boursier kazakh attire également davantage l’attention des investisseurs internationaux. Ses partisans mettent en avant des valorisations encore compétitives, des banques rentables, une économie en expansion et la position dominante du pays dans l’uranium ainsi que dans plusieurs matières premières stratégiques.</p>

<p>Les secteurs bancaire, énergétique, minier, infrastructurel et celui de la consommation pourraient offrir des perspectives intéressantes à long terme.</p>

<p>Mais le potentiel du marché kazakh doit être évalué avec prudence. Sa taille demeure limitée, sa liquidité est inférieure à celle des grandes places financières et une partie importante de l’économie reste directement ou indirectement liée à l’État.</p>

<p>L’opportunité existe, mais elle s’adresse surtout aux investisseurs capables d’intégrer les risques géopolitiques, réglementaires, monétaires et institutionnels propres à l’Asie centrale.</p>

<p>L’AIFC prépare Astana à la nouvelle ère financière</p>

<p>Le gouverneur du Centre financier international d’Astana, Renat Bekturov, a présenté les priorités de l’AIFC pour les prochaines années.</p>

<p>Créé afin de faire d’Astana un pôle financier régional, le centre veut désormais renforcer ses activités dans la finance islamique, les minerais critiques, les industries créatives, les actifs numériques et l’intelligence artificielle.</p>

<p>L’AIFC accueille aujourd’hui plus de 6 000 entreprises originaires de plus de 90 pays et aurait permis d’attirer plus de 25 milliards de dollars d’investissements.</p>

<p>Cette évolution montre que le Kazakhstan ne veut pas uniquement attirer des capitaux vers ses ressources naturelles. Le pays ambitionne également de construire l’environnement juridique, financier et technologique nécessaire pour organiser ces investissements depuis son propre territoire.</p>

<p>La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la transparence, de la sécurité juridique, de la qualité de la régulation et de la capacité du centre à produire des investissements durables dans l’économie réelle.</p>

<p>Le tungstène, nouveau test de souveraineté industrielle</p>

<p>L’un des projets les plus stratégiques annoncés concerne les gisements de Northern Katpar et d’Upper Kairakty, dans la région de Karaganda.</p>

<p>Le Kazakhstan souhaite y développer sa première filière entièrement intégrée de tungstène, allant de l’extraction du minerai à sa transformation métallurgique sur le territoire national.</p>

<p>Le projet est mené avec l’entreprise américaine Cove Capital, qui détient 70 % de la coentreprise, aux côtés de la société publique kazakhe Tau-Ken Samruk, qui en possède 30 %. L’investissement nécessaire est actuellement estimé à 1,1 milliard de dollars.</p>

<p>À terme, les deux gisements pourraient produire près de 12 000 tonnes de tungstène par an, soit environ 15 % de la production minière mondiale actuelle.</p>

<p>Le tungstène est indispensable à de nombreuses industries stratégiques : défense, aéronautique, électronique, énergie, machines-outils et technologies de pointe. Le marché mondial reste largement dominé par la Chine, ce qui pousse les États-Unis et l’Europe à rechercher des fournisseurs alternatifs.</p>

<p>Le véritable enjeu pour le Kazakhstan sera cependant d’éviter de reproduire l’ancien modèle consistant à extraire puis exporter une matière première sans créer suffisamment de valeur localement. Le projet prévoit précisément la transformation du minerai sur place.</p>

<p>Il convient néanmoins de rappeler qu’il se trouve encore au stade de l’étude de faisabilité définitive. Les capacités finales, le calendrier de production et le financement complet doivent encore être confirmés. The Astana Times⁠￼</p>

<p>Astana se prépare à accueillir 2,28 millions d’habitants</p>

<p>La transformation du pays est également visible dans sa capitale. Le plan directeur d’Astana a été actualisé jusqu’en 2035 afin de répondre à une croissance démographique particulièrement rapide.</p>

<p>La ville pourrait atteindre 2,28 millions d’habitants. Cette expansion impose la construction de nouveaux logements, écoles, jardins d’enfants, routes et réseaux de transport, mais aussi la modernisation des infrastructures d’eau, d’électricité et de chauffage.</p>

<p>Le plan accorde également une place plus importante aux espaces verts et au réaménagement des quartiers existants.</p>

<p>Astana constitue la vitrine politique et administrative du Kazakhstan moderne. Mais sa croissance rapide crée aussi des défis : pression immobilière, congestion routière, besoins énergétiques, inégalités territoriales et qualité des services publics.</p>

<p>La réussite du plan ne dépendra donc pas uniquement du nombre de bâtiments construits, mais de la capacité à créer une capitale fonctionnelle, inclusive et écologiquement soutenable.</p>

<p>Le sport « phygital », laboratoire de la prochaine génération</p>

<p>Les Games of the Future 2026, organisés à Astana, ont également mis en lumière le développement du sport « phygital », une discipline combinant compétition physique, jeux vidéo et compétences numériques.</p>

<p>Daniel Merkley, directeur général de Phygital International, considère ce modèle comme un mouvement mondial émergent. Selon lui, la prochaine génération ne séparera plus aussi nettement le sport traditionnel de l’univers numérique.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l’enjeu dépasse l’organisation d’un événement sportif. Le pays peut utiliser ce secteur pour rapprocher sport, technologie, éducation, entrepreneuriat et innovation.</p>

<p>Astana cherche ainsi à se positionner comme un laboratoire régional des nouvelles pratiques numériques, en particulier auprès d’une jeunesse très connectée.</p>

<p>Le retour de la pomme Aport, symbole d’une identité retrouvée</p>

<p>Enfin, le Kazakhstan poursuit ses efforts pour faire renaître la célèbre pomme Aport, étroitement associée à l’histoire d’Almaty et à l’identité agricole du pays.</p>

<p>De nouveaux vergers, des pépinières spécialisées et des programmes de recherche scientifique doivent permettre de rétablir sa culture commerciale à grande échelle.</p>

<p>Plus de cinq millions de dollars ont été alloués au programme 2024–2028.</p>

<p>Au-delà de l’agriculture, le retour de l’Aport possède une dimension patrimoniale. Il symbolise la volonté du Kazakhstan de moderniser son économie sans effacer les éléments constitutifs de son identité nationale.</p>

<p>Une semaine révélatrice du nouveau cap kazakh</p>

<p>Les nouvelles de cette semaine racontent finalement une même histoire : celle d’un Kazakhstan qui cherche à passer du statut de pays exportateur de ressources à celui de puissance économique, industrielle et financière de l’Eurasie.</p>

<p>La croissance non pétrolière, le projet de tungstène, l’expansion de l’AIFC, la modernisation d’Astana et les investissements dans les nouvelles technologies témoignent de cette ambition.</p>

<p>Mais le succès dépendra de la capacité du pays à transformer les annonces en réalisations, à diversifier véritablement ses routes commerciales et à produire davantage de valeur ajoutée sur son territoire.</p>

<p>Entre la Russie, la Chine, l’Europe, les États-Unis et le monde turcique, le Kazakhstan ne veut pas choisir un seul camp. Il cherche plutôt à devenir le point de rencontre de plusieurs espaces stratégiques.</p>

<p>C’est précisément cette position, à la fois prometteuse et vulnérable, qui fait aujourd’hui du Kazakhstan l’un des pays les plus importants à observer au cœur de l’Eurasie.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 11:22:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Déclaration de Cholpon-Ata : l’Asie centrale et l’Azerbaïdjan accélèrent leur rapprochement stratégique</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/declaration-de-cholpon-ata-lasie-centrale-et-lazerbaidjan-accelerent-leur-rapprochement-strategique-14073</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/declaration-de-cholpon-ata-lasie-centrale-et-lazerbaidjan-accelerent-leur-rapprochement-strategique-14073</guid>
                <description><![CDATA[Déclaration de Cholpon-Ata : l’Asie centrale et l’Azerbaïdjan accélèrent leur rapprochement stratégique
Réunis au bord du lac Issyk-Koul, les dirigeants des cinq États d’Asie centrale et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev ont affiché leur volonté de renforcer une architecture régionale fondée sur les corridors de transport, l’énergie, le commerce et une autonomie stratégique croissante.
Bruxelles Korner | Kadir Duran]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Déclaration de Cholpon-Ata : l’Asie centrale et l’Azerbaïdjan accélèrent leur rapprochement stratégique</h1>

<h3>Réunis au bord du lac Issyk-Koul, les dirigeants des cinq États d’Asie centrale et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev ont affiché leur volonté de renforcer une architecture régionale fondée sur les corridors de transport, l’énergie, le commerce et une autonomie stratégique croissante.</h3>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>

<p><strong>Cholpon-Ata, République kirghize — 31 juillet 2026</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/aa43f609-6ca6-4860-9139-9a059e7059a3.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>L’Asie centrale poursuit sa transformation.</p>

<p>Dans la station balnéaire de Cholpon-Ata, sur les rives du lac Issyk-Koul, le président kirghiz Sadyr Japarov a accueilli une réunion consultative informelle réunissant les chefs d’État des cinq républiques d’Asie centrale ainsi que le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev.</p>

<p>Autour de la table figuraient le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokayev, le président de l’Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev, le président du Tadjikistan Emomali Rahmon, le président du Turkménistan Serdar Berdimuhamedov, le président du Kirghizstan Sadyr Japarov et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev.</p>

<p>La rencontre s’est achevée par l’adoption de la <strong>Déclaration de Cholpon-Ata</strong>, destinée à consacrer la volonté des États participants de renforcer la paix, les relations de bon voisinage, le développement durable et l’intégration régionale.</p>

<p>Mais derrière le langage diplomatique apparaît une évolution géopolitique plus profonde.</p>

<p>L’Asie centrale cherche désormais non seulement à approfondir sa coopération interne, mais également à construire un espace stratégique plus vaste reliant la région à la mer Caspienne, au Caucase du Sud, à la Türkiye et, au-delà, à l’Europe.</p>

<h2>Une Asie centrale qui veut parler davantage d’une seule voix</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/769025105_2883011115406250_8857517898467427607_n.jpg" style="height:538px; width:800px" /></p>

<p>En ouvrant les discussions, Sadyr Japarov a souligné les progrès considérables enregistrés ces dernières années dans les relations entre les pays de la région.</p>

<p>Pendant plusieurs décennies, l’Asie centrale a été marquée par des différends frontaliers, des tensions liées à la gestion de l’eau, des rivalités économiques et une forte dépendance à l’égard des grandes puissances extérieures.</p>

<p>Cette situation évolue progressivement.</p>

<p>La normalisation de plusieurs contentieux frontaliers, l’intensification des rencontres présidentielles et la multiplication des accords économiques ont permis de créer un climat de confiance sensiblement différent de celui observé au cours des premières décennies ayant suivi la disparition de l’Union soviétique.</p>

<p>La dynamique actuelle repose sur une idée simple : plus les États d’Asie centrale coopèrent entre eux, plus leur capacité de négociation augmente face aux grands partenaires extérieurs.</p>

<h2>L’Azerbaïdjan devient le pont stratégique vers l’Ouest</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/769000093_2883011092072919_2927418495553921881_n.jpg" style="height:552px; width:800px" /></p>

<p>La présence d’Ilham Aliyev est probablement l’un des éléments les plus importants de cette rencontre.</p>

<p>L’Azerbaïdjan ne fait géographiquement pas partie de l’Asie centrale. Pourtant, son intégration croissante au mécanisme de consultation régionale modifie profondément la géographie politique de cet ensemble.</p>

<p>Car Bakou constitue le principal pont entre l’Asie centrale et le Caucase du Sud.</p>

<p>À travers la mer Caspienne, les États d’Asie centrale peuvent rejoindre l’Azerbaïdjan puis la Géorgie et la Türkiye avant d’accéder aux marchés européens.</p>

<p>Cette architecture correspond au développement du <strong>Corridor médian</strong>, ou Route internationale de transport transcaspienne.</p>

<p>Le schéma stratégique devient progressivement :</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/767762608_2883010985406263_594570703383475882_n.jpg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<p><strong>Chine → Asie centrale → mer Caspienne → Azerbaïdjan → Géorgie/Türkiye → Europe</strong></p>

<p>Dans cette nouvelle configuration, l’Azerbaïdjan n’est plus seulement un partenaire du Caucase.</p>

<p>Il devient également une pièce centrale de la stratégie de désenclavement économique de l’Asie centrale.</p>

<h2>Le corridor Chine–Kirghizstan–Ouzbékistan</h2>

<p>Parmi les projets mis en avant lors de la rencontre figure la ligne ferroviaire <strong>Chine–Kirghizstan–Ouzbékistan</strong>.</p>

<p>Ce projet constitue l’un des développements infrastructurels les plus stratégiques de la région.</p>

<p>Pour le Kirghizstan, pays montagneux dont le réseau ferroviaire demeure relativement limité, cette liaison pourrait profondément modifier la géographie économique nationale.</p>

<p>Pour l’Ouzbékistan, elle représente une connexion supplémentaire vers la Chine.</p>

<p>À plus grande échelle, le corridor pourrait à terme s’intégrer aux réseaux transcaspien et caucasien permettant de rejoindre la Türkiye puis l’Europe.</p>

<p>Il s’agit donc de bien davantage qu’une simple voie ferrée.</p>

<p>Cette infrastructure participe à la construction progressive d’une nouvelle géographie commerciale eurasiatique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/764719648_2172211533511597_3508474600624223915_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Kambarata-1 : l’énergie comme instrument d’intégration</h2>

<p>Le président kirghiz a également insisté sur l’importance du projet hydroélectrique <strong>Kambarata HPP-1</strong>, développé en coopération avec le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.</p>

<p>La question énergétique est indissociable de celle de l’eau en Asie centrale.</p>

<p>Le Kirghizstan et le Tadjikistan disposent d’importantes ressources hydroélectriques en amont, tandis que l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan sont fortement dépendants des ressources hydriques régionales, notamment pour leur agriculture.</p>

<p>Historiquement, cette interdépendance a parfois constitué un facteur de tensions.</p>

<p>Le développement conjoint d’infrastructures hydroélectriques pourrait progressivement inverser cette logique.</p>

<p>L’objectif serait de transformer l’eau et l’énergie, autrefois sources potentielles de rivalités, en instruments d’interdépendance économique.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/768949701_2883010945406267_8078386236129611201_n.jpg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<h2>La diplomatie kirghize prend une nouvelle dimension</h2>

<p>La réunion intervient également à un moment important pour la diplomatie du Kirghizstan.</p>

<p>Bichkek a obtenu un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période <strong>2027-2028</strong>.</p>

<p>Sadyr Japarov a remercié les États de la région pour leur soutien à cette candidature.</p>

<p>Cette présence au Conseil de sécurité pourrait offrir au Kirghizstan une plateforme internationale supplémentaire pour porter des sujets particulièrement importants pour l’Asie centrale : prévention des conflits, sécurité hydrique, changement climatique, développement durable et problématiques propres aux pays montagneux.</p>

<p>Bichkek pourrait ainsi utiliser son mandat pour donner davantage de visibilité aux préoccupations communes de la région.</p>

<h2>Vers un visa touristique commun pour l’Asie centrale ?</h2>

<p>Un autre dossier évoqué à Cholpon-Ata concerne le tourisme.</p>

<p>Le Kirghizstan défend depuis plusieurs années l’idée d’une coopération touristique renforcée entre les États d’Asie centrale, avec notamment la possibilité d’instaurer un visa régional commun ou coordonné.</p>

<p>Sur le plan touristique, la logique est évidente.</p>

<p>Les villes historiques de Samarcande et Boukhara, les montagnes du Tian Shan, le lac Issyk-Koul, les steppes kazakhes, les paysages du Tadjikistan et les sites historiques du Turkménistan peuvent être présentés aux visiteurs internationaux comme les composantes d’un même espace civilisationnel lié à l’ancienne Route de la soie.</p>

<p>Un visa commun permettrait ainsi de commercialiser l’Asie centrale comme une destination touristique intégrée.</p>

<p>Sa réalisation nécessiterait toutefois une coordination importante en matière de politique migratoire, de sécurité, de contrôle des frontières et de partage d’informations.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/767130915_1372212897612369_2490889764266564981_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Le climat et l’eau deviennent des questions géopolitiques</h2>

<p>Les dirigeants ont également abordé les conséquences du changement climatique.</p>

<p>L’Asie centrale figure parmi les régions particulièrement exposées à l’augmentation des températures, au recul des glaciers, à la désertification et à la pression croissante sur les ressources en eau.</p>

<p>Or aucune de ces problématiques ne peut être résolue exclusivement à l’échelle nationale.</p>

<p>Les principaux cours d’eau traversent plusieurs frontières et les systèmes énergétiques et agricoles restent étroitement interdépendants.</p>

<p>La coopération climatique devient donc progressivement une dimension fondamentale de la diplomatie régionale.</p>

<h2>La recherche d’une autonomie stratégique</h2>

<p>La transformation observée en Asie centrale ne signifie pas que la région s’éloigne de toutes les grandes puissances.</p>

<p>Elle signifie plutôt que les gouvernements cherchent à multiplier les partenaires.</p>

<p>La Chine conserve un rôle majeur dans les infrastructures et le commerce.</p>

<p>La Russie demeure profondément présente dans les domaines économique, linguistique, énergétique et sécuritaire.</p>

<p>L’Union européenne augmente ses investissements et développe ses partenariats dans les matières premières critiques, l’énergie et les corridors de transport.</p>

<p>La Türkiye renforce ses liens politiques, économiques et culturels.</p>

<p>Les pays du Golfe augmentent leurs investissements.</p>

<p>Et l’Azerbaïdjan devient un partenaire clé pour l’accès à la Caspienne et aux corridors occidentaux.</p>

<p>Cette diplomatie multidirectionnelle permet aux capitales d’Asie centrale de limiter leur dépendance envers un partenaire unique.</p>

<p>Elle renforce également leur marge de manœuvre.</p>

<h2>Une nouvelle continuité entre Asie centrale et Caucase du Sud</h2>

<p>La distinction traditionnelle entre Asie centrale et Caucase du Sud devient progressivement moins pertinente du point de vue économique.</p>

<p>Les ports, chemins de fer, pipelines, routes commerciales et infrastructures numériques créent une continuité croissante entre les deux régions.</p>

<p>Le Kazakhstan et le Turkménistan possèdent des accès portuaires sur la Caspienne.</p>

<p>L’Azerbaïdjan ouvre la voie vers le Caucase.</p>

<p>La Géorgie et la Türkiye permettent ensuite l'accès vers l'Europe et la Méditerranée.</p>

<p>L’Ouzbékistan, en pleine industrialisation, cherche de nouveaux débouchés commerciaux.</p>

<p>Le Kirghizstan mise sur la connexion ferroviaire avec la Chine et l’Ouzbékistan.</p>

<p>Peu à peu, une véritable <strong>colonne vertébrale Est-Ouest eurasiatique</strong> prend forme.</p>

<h2>Avaza, prochaine étape diplomatique</h2>

<p>Les dirigeants doivent poursuivre cette dynamique lors de la prochaine réunion consultative prévue le <strong>8 octobre 2026 à Avaza, au Turkménistan</strong>.</p>

<p>Cette rencontre constituera un test important.</p>

<p>L’enjeu sera de déterminer dans quelle mesure les déclarations politiques peuvent être transformées en projets opérationnels concernant le transport, les infrastructures énergétiques, la gestion de l’eau, le commerce et la connectivité régionale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-07%20215511.jpg" style="height:239px; width:800px" /></p>

<h2>Analyse Bruxelles Korner — Un nouveau centre de gravité eurasiatique ?</h2>

<p>La véritable importance de Cholpon-Ata dépasse largement la signature d’une déclaration.</p>

<p>Depuis la disparition de l’Union soviétique, l’Asie centrale a souvent été analysée à travers les stratégies des grandes puissances qui l’entourent.</p>

<p>Moscou.</p>

<p>Pékin.</p>

<p>Washington.</p>

<p>Bruxelles.</p>

<p>Ankara.</p>

<p>Aujourd’hui, une autre logique commence à apparaître.</p>

<p>Les États de la région construisent progressivement leur propre architecture de coopération.</p>

<p>Il ne s’agit ni d’une alliance militaire, ni d’une organisation supranationale comparable à l’Union européenne.</p>

<p>Le modèle est plus pragmatique.</p>

<p>Il repose sur les frontières, le commerce, les corridors de transport, l’énergie, l’eau et la coordination politique.</p>

<p>L’intégration de l’Azerbaïdjan dans cette dynamique ajoute une dimension géostratégique fondamentale : <strong>l’ouverture directe vers la Caspienne, le Caucase, la Türkiye et l’Europe.</strong></p>

<p>La Déclaration de Cholpon-Ata doit donc être replacée dans cette transformation historique.</p>

<p>L’Asie centrale cherche progressivement à passer du statut d’espace géographique situé entre les grandes puissances à celui d’acteur capable de défendre collectivement ses intérêts.</p>

<p>Si les corridors ferroviaires, les réseaux énergétiques et les connexions transcaspiennes actuellement en construction atteignent leur plein potentiel, la région pourrait connaître un changement profond de statut stratégique.</p>

<p>Pendant longtemps, l’Asie centrale a été décrite comme enclavée.</p>

<p>Demain, elle pourrait au contraire devenir l’un des principaux <strong>carrefours de l’Eurasie</strong>.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:44:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/declaration-de-cholpon-ata-lasie-centrale-et-lazerbaidjan-accelerent-leur-rapprochement-strategique-1786132583.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Cholpon-Ata Declaration Signed as Central Asian Leaders and Azerbaijani President Deepen Regional Integration</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/cholpon-ata-declaration-signed-as-central-asian-leaders-and-azerbaijani-president-deepen-regional-integration-14072</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/cholpon-ata-declaration-signed-as-central-asian-leaders-and-azerbaijani-president-deepen-regional-integration-14072</guid>
                <description><![CDATA[Cholpon-Ata Declaration Signed as Central Asian Leaders and Azerbaijani President Deepen Regional Integration]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Cholpon-Ata Declaration Signed as Central Asian Leaders and Azerbaijani President Deepen Regional Integration</h1>

<h3>From Central Asia to the South Caucasus, the Cholpon-Ata meeting signals the emergence of a broader Eurasian cooperation architecture built around connectivity, energy, trade and strategic autonomy.</h3>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>

<p><strong>Cholpon-Ata, Kyrgyz Republic – 31 July 2026</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a60497df-6877-446c-b865-e19d06a5cea3.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>A significant new chapter in Central Asian regional cooperation was opened on the shores of Lake Issyk-Kul as the leaders of the five Central Asian republics and Azerbaijan gathered in the Kyrgyz resort city of Cholpon-Ata for an informal Consultative Meeting.</p>

<p>Hosted by President of the Kyrgyz Republic <strong>Sadyr Zhaparov</strong>, the meeting brought together Kazakhstan’s President <strong>Kassym-Jomart Tokayev</strong>, Uzbekistan’s President <strong>Shavkat Mirziyoyev</strong>, Tajikistan’s President <strong>Emomali Rahmon</strong>, Turkmenistan’s President <strong>Serdar Berdimuhamedov</strong>, and Azerbaijani President <strong>Ilham Aliyev</strong>.</p>

<p>The participation of Azerbaijan is increasingly significant. What began as a mechanism for dialogue among the five Central Asian states is gradually developing into a wider geopolitical platform connecting <strong>Central Asia with the South Caucasus and, through the Caspian Sea, Türkiye and Europe</strong>.</p>

<p>Uzbekistan’s presidency described Azerbaijan’s participation as elevating the cooperation format to a “macro-regional” level, potentially creating a broader development space linking Central Asia, the South Caucasus and Afghanistan.</p>

<h2>Cholpon-Ata Declaration adopted</h2>

<p>The informal summit concluded with the adoption of the <strong>Cholpon-Ata Declaration</strong>, reflecting the participating states’ intention to deepen political dialogue, regional connectivity, economic cooperation and coordination on shared challenges.</p>

<p>The declaration comes at a moment when Central Asia is undergoing a profound geopolitical transformation.</p>

<p>For decades, relations among the states of the region were frequently complicated by unresolved borders, disputes over water resources, competing economic priorities and the geopolitical weight of larger external powers.</p>

<p>That picture is changing.</p>

<p>The settlement of several border disputes, the normalization of relations between Kyrgyzstan and Tajikistan, stronger trade links between neighbouring states and the multiplication of presidential summits have created a markedly different regional environment.</p>

<p>Central Asian governments are increasingly trying to define their interests collectively rather than exclusively through external powers.</p>

<p>Cholpon-Ata therefore represents more than another diplomatic meeting.</p>

<p>It reflects the emergence of <strong>Central Asia as a political region increasingly conscious of its own strategic weight</strong>.</p>

<h2>Azerbaijan changes the geographical equation</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/769000093_2883011092072919_2927418495553921881_n.jpg" style="height:552px; width:800px" /></p>

<p>Azerbaijan’s increasingly institutionalized participation deserves particular attention.</p>

<p>Geographically, Azerbaijan provides the natural bridge between Central Asia and the South Caucasus.</p>

<p>Economically, it occupies a pivotal position on the <strong>Trans-Caspian International Transport Route — commonly known as the Middle Corridor — linking China and Central Asia to the Caucasus, Türkiye and European markets.</strong></p>

<p>For Kazakhstan, Uzbekistan, Kyrgyzstan and Turkmenistan, developing westward transport corridors has become particularly important as Eurasian trade routes diversify.</p>

<p>The Caspian Sea is therefore no longer simply a geographical barrier.</p>

<p>It is becoming a strategic junction.</p>

<p>The emerging architecture can increasingly be visualized as:</p>

<p><strong>China → Central Asia → Caspian Sea → Azerbaijan → Georgia/Türkiye → Europe</strong></p>

<p>In this configuration, Baku becomes an indispensable transport and logistics partner for Central Asian economies seeking diversified access to international markets.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/768949701_2883010945406267_8078386236129611201_n.jpg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<h2>China–Kyrgyzstan–Uzbekistan railway: a strategic corridor</h2>

<p>President Zhaparov placed particular emphasis on transport connectivity.</p>

<p>Among the most important projects is the <strong>China–Kyrgyzstan–Uzbekistan railway</strong>, one of the most strategically significant infrastructure projects currently under development in Central Asia.</p>

<p>The railway is intended to establish a more direct transport connection between western China and Central Asia, before potentially connecting onward toward the Caspian Sea, the Middle East and Europe.</p>

<p>Its significance goes beyond commercial freight.</p>

<p>The project contributes to the gradual creation of an alternative Eurasian transport geography.</p>

<p>For Kyrgyzstan, historically disadvantaged by its mountainous terrain and limited railway network, the project could fundamentally alter the country's economic geography.</p>

<p>For Uzbekistan, it provides additional access toward China.</p>

<p>And at the broader Eurasian level, the railway may eventually complement the Middle Corridor linking Central Asia to Azerbaijan and Türkiye.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/766890100_1310335620926973_396622215690963015_n.jpg" style="height:472px; width:800px" /></p>

<h2>Energy security: Kambarata HPP-1</h2>

<p>Energy cooperation constituted another major pillar of the discussions.</p>

<p>President Zhaparov highlighted the <strong>Kambarata-1 Hydropower Plant</strong>, being developed by Kyrgyzstan in cooperation with Kazakhstan and Uzbekistan.</p>

<p>The project is strategically important because Central Asia faces a complicated relationship between energy production, water management, population growth and climate change.</p>

<p>Kyrgyzstan and Tajikistan possess substantial upstream hydropower resources, while Kazakhstan, Uzbekistan and Turkmenistan have historically depended heavily on downstream water flows for agriculture.</p>

<p>Regional hydropower cooperation can therefore become either a source of competition or an instrument of integration.</p>

<p>The joint participation of Kyrgyzstan, Kazakhstan and Uzbekistan in Kambarata-1 suggests that the region increasingly prefers the latter approach.</p>

<p>If successfully implemented, such projects could transform water and energy from sources of interstate tension into foundations for regional cooperation.</p>

<h2>Kyrgyzstan enters the UN Security Council</h2>

<p>The Cholpon-Ata discussions also took place only weeks after a major diplomatic success for Bishkek.</p>

<p>On <strong>3 June 2026</strong>, Kyrgyzstan was elected a non-permanent member of the United Nations Security Council for the <strong>2027–2028 term</strong>, receiving 142 votes.</p>

<p>President Zhaparov subsequently thanked the Central Asian states for supporting the Kyrgyz campaign and said Bishkek intends to promote issues including international peace, conflict prevention, climate security, water resources and the concerns of small and developing states during its Security Council mandate.</p>

<p>This development could also provide Central Asia with additional diplomatic visibility at the United Nations.</p>

<p>Rather than presenting itself solely as an individual national representative, Kyrgyzstan has an opportunity to place regional concerns — particularly water security, mountains, climate change and connectivity — more prominently on the international agenda.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/769025105_2883011115406250_8857517898467427607_n.jpg" style="height:538px; width:800px" /></p>

<h2>A common tourist visa?</h2>

<p>Another notable proposal concerned tourism.</p>

<p>President Zhaparov renewed Kyrgyzstan’s call for greater coordination between Central Asian states, including the possibility of creating a <strong>unified regional tourist visa</strong>.</p>

<p>The idea is strategically logical.</p>

<p>International visitors rarely perceive Kazakhstan, Kyrgyzstan, Uzbekistan, Tajikistan and Turkmenistan solely as isolated destinations.</p>

<p>The Silk Road, the Tian Shan mountains, Samarkand and Bukhara, the deserts of Turkmenistan, Lake Issyk-Kul and Kazakhstan’s vast steppe form parts of a broader historical and geographical space.</p>

<p>A common or coordinated visa regime could eventually allow Central Asia to market itself as a single multidestination tourism region.</p>

<p>However, implementing such a project would require considerable coordination over border procedures, security databases, immigration policy and visa regulations.</p>

<p>It therefore remains an ambitious political objective rather than an immediately operational mechanism.</p>

<h2>Climate, water and regional resilience</h2>

<p>Climate change featured prominently in the regional agenda.</p>

<p>Central Asia is particularly vulnerable to rising temperatures, glacier retreat, desertification and growing pressure on water resources.</p>

<p>The problem is inherently transnational.</p>

<p>Rivers do not respect political borders, while the region’s energy and agricultural systems remain deeply interconnected.</p>

<p>This creates a compelling logic for joint policy.</p>

<p>Water management, renewable energy, hydroelectric infrastructure and environmental protection are consequently becoming central components of Central Asian diplomacy.</p>

<p>The emerging regional dialogue is therefore increasingly moving beyond traditional questions of sovereignty and border security toward more complex forms of shared governance.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/767762608_2883010985406263_594570703383475882_n.jpg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<h2>From regional dialogue to strategic autonomy</h2>

<p>The deeper significance of Cholpon-Ata lies in the concept of <strong>strategic autonomy</strong>.</p>

<p>Central Asian states do not appear to be replacing one geopolitical patron with another.</p>

<p>Instead, they are multiplying partnerships.</p>

<p>China remains crucial for infrastructure and trade.</p>

<p>Russia continues to retain deep economic, political, linguistic and security connections.</p>

<p>The European Union is expanding investment and connectivity partnerships.</p>

<p>Türkiye is strengthening political, commercial and cultural ties.</p>

<p>The Gulf states are becoming increasingly active investors.</p>

<p>And Azerbaijan is emerging as the essential Caspian bridge toward the South Caucasus.</p>

<p>This multi-vector diplomacy allows Central Asian capitals to increase their bargaining power while avoiding excessive dependence on any single external actor.</p>

<p>Regional integration reinforces that strategy.</p>

<p>The stronger their cooperation with one another, the greater their ability to negotiate collectively with China, Russia, Europe, Türkiye and other powers.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/767130915_1372212897612369_2490889764266564981_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Central Asia and the South Caucasus are moving closer</h2>

<p>Azerbaijan’s participation may ultimately prove one of the most consequential developments in this process.</p>

<p>The traditional geographical distinction between “Central Asia” and the “South Caucasus” is becoming less relevant in economic terms.</p>

<p>Transport corridors, energy infrastructure, ports, railways and digital networks are increasingly connecting the two regions.</p>

<p>Kazakhstan and Turkmenistan possess Caspian ports.</p>

<p>Azerbaijan provides access westward.</p>

<p>Georgia and Türkiye connect these networks to European markets.</p>

<p>Uzbekistan is rapidly industrializing and searching for diversified export routes.</p>

<p>Kyrgyzstan could gain new connectivity through the China–Kyrgyzstan–Uzbekistan railway.</p>

<p>The result is the gradual formation of an <strong>East–West Eurasian economic axis</strong> in which Central Asia is no longer merely an interior continental region but a transit and production hub linking major markets.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/764719648_2172211533511597_3508474600624223915_n.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Avaza: the next stage</h2>

<p>The diplomatic process will continue shortly.</p>

<p>The next Consultative Meeting of the Heads of State of Central Asia and Azerbaijan is scheduled for <strong>8 October 2026 in Avaza, Turkmenistan</strong>.</p>

<p>Turkmenistan has already begun preparing for the summit, which will form part of a wider series of high-level meetings in the Avaza National Tourist Zone.</p>

<p>The October summit will provide an important test.</p>

<p>The key question will be whether the political principles expressed in Cholpon-Ata can be translated into concrete projects — particularly in transport, energy, water management, trade facilitation and regional connectivity.</p>

<h2>Bruxelles Korner Analysis: a new Eurasian centre of gravity</h2>

<p>The Cholpon-Ata meeting should not be viewed in isolation.</p>

<p>What is taking shape across Central Asia is a gradual but increasingly visible geopolitical rebalancing.</p>

<p>For three decades after the collapse of the Soviet Union, the five Central Asian republics were frequently analysed primarily through the influence of outside powers: Russia, China, the United States, Türkiye or the European Union.</p>

<p>Today, another dynamic is emerging.</p>

<p>Central Asian states themselves are becoming actors in the construction of a regional order.</p>

<p>Their cooperation does not constitute a military alliance, nor does it resemble the European Union.</p>

<p>It is more pragmatic.</p>

<p>It is based on borders, trade, transport corridors, energy, water security and diplomatic coordination.</p>

<p>Azerbaijan’s participation strengthens this architecture by giving Central Asia a direct political and logistical bridge across the Caspian.</p>

<p>The <strong>Cholpon-Ata Declaration</strong> is therefore important not simply because six presidents met on the shores of Issyk-Kul.</p>

<p>Its significance lies in the geopolitical map that is slowly emerging behind the diplomatic language:</p>

<p><strong>Central Asia is becoming more integrated internally, more connected to the South Caucasus and increasingly capable of positioning itself as an autonomous Eurasian strategic centre.</strong></p>

<p>If the railway corridors, energy projects and cross-Caspian connections now under discussion become fully operational, Cholpon-Ata may eventually be remembered not merely as another regional summit, but as one of the milestones in the transformation of Central Asia from a landlocked periphery into a central junction of the Eurasian continent.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-08-07%20215737.jpg" style="height:153px; width:709px" /></strong></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:43:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/cholpon-ata-declaration-signed-as-central-asian-leaders-and-azerbaijani-president-deepen-regional-integration-1786132957.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Bruxelles à vélo : le Kazakhstan et la Belgique célèbrent 34 ans de relations diplomatiques avec la « Friendship Ride 2026 »</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/bruxelles-a-velo-le-kazakhstan-et-la-belgique-celebrent-34-ans-de-relations-diplomatiques-avec-la-friendship-ride-2026-14069</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/bruxelles-a-velo-le-kazakhstan-et-la-belgique-celebrent-34-ans-de-relations-diplomatiques-avec-la-friendship-ride-2026-14069</guid>
                <description><![CDATA[Bruxelles à vélo : le Kazakhstan et la Belgique célèbrent 34 ans de relations diplomatiques avec la « Friendship Ride 2026 »]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Bruxelles à vélo : le Kazakhstan et la Belgique célèbrent 34 ans de relations diplomatiques avec la « Friendship Ride 2026 »</h1>

<h3>Le 16 août 2026, une randonnée cycliste autour de l’Atomium et du Domaine royal de Laeken réunira les communautés kazakhe et belge sous le signe de l’amitié, de la santé et de la mobilité durable.</h3>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/f2d2c937-9c54-424d-a0ad-827763b9b52d.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><strong>Par Kadir Duran | Bruxelles Korner</strong></p>

<p>Bruxelles s’apprête à accueillir une initiative à la fois sportive, diplomatique et symbolique. Le <strong>dimanche 16 août 2026</strong>, l’Ambassade de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique organise la <strong>« Kazakhstan–Belgium Friendship Ride 2026 »</strong>, une randonnée cycliste destinée à célébrer les liens d’amitié entre les deux pays.</p>

<p>L’événement intervient dans une année particulière : <strong>2026 marque le 34e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Kazakhstan et la Belgique</strong>, nouées en 1992.</p>

<p>Mais derrière cette balade à vélo se dessine une forme de diplomatie contemporaine : moins protocolaire, davantage tournée vers les citoyens, la santé publique, la mobilité durable et les contacts directs entre les sociétés.</p>

<h2>34 kilomètres pour 34 ans de relations diplomatiques</h2>

<p>Le choix du chiffre n’est pas anodin.</p>

<p>Le parcours recommandé atteint environ <strong>34 kilomètres</strong>, soit symboliquement <strong>un kilomètre pour chaque année de relations diplomatiques entre le Kazakhstan et la Belgique, de 1992 à 2026</strong>.</p>

<p>Le circuit de base représente environ <strong>16 à 17 kilomètres</strong>. Les participants souhaitant accomplir la distance symbolique effectueront donc <strong>deux boucles</strong>, pour un total d'environ 34 kilomètres.</p>

<p>Le départ et l’arrivée sont prévus à la <strong>Place du Centenaire, au pied de l’Atomium</strong>, l’un des monuments les plus emblématiques de Bruxelles.</p>

<p>L’accueil et l’enregistrement des participants commenceront à <strong>8 h 30</strong>, avant un départ fixé à <strong>9 h</strong>.</p>

<p>Les participants sont invités à venir avec <strong>leur propre vélo</strong>.</p>

<h2>Un parcours au cœur du patrimoine bruxellois</h2>

<p>Le tracé retenu possède lui aussi une dimension symbolique. La randonnée doit traverser ou longer plusieurs sites majeurs du nord de Bruxelles et de Laeken.</p>

<p>Depuis l’Atomium, les cyclistes évolueront notamment autour du <strong>Domaine royal de Laeken</strong>, en passant à proximité des <strong>Serres royales</strong>, de la <strong>Tour japonaise</strong> et du <strong>Pavillon chinois</strong>.</p>

<p>Le parcours annoncé emprunte principalement des pistes cyclables et des voies adaptées à la circulation des vélos.</p>

<p>La première boucle conduira les participants sur un itinéraire d'environ 16 à 17 kilomètres avant leur retour vers l'Atomium. Une deuxième boucle permettra d'atteindre les quelque 34 kilomètres prévus pour la distance commémorative.</p>

<p>Au-delà de l'aspect sportif, le tracé permet donc également de présenter aux participants plusieurs éléments remarquables du patrimoine architectural et paysager bruxellois.</p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<h2>Une initiative organisée à l'occasion de la Journée du sport du Kazakhstan</h2>

<p>La date du 16 août s'inscrit également dans le contexte de la <strong>Journée du sport du Kazakhstan</strong>, célébrée le troisième dimanche du mois d'août.</p>

<p>L'Ambassade place ainsi la manifestation sous plusieurs thèmes complémentaires : <strong>activité physique, mode de vie sain, mobilité durable, amitié entre les peuples et rapprochement entre les sociétés kazakhe et belge</strong>.</p>

<p>La formule choisie est révélatrice d'une évolution plus large des pratiques diplomatiques.</p>

<p>Les relations internationales ne se construisent plus exclusivement dans les ministères, les ambassades ou lors de sommets politiques. Elles passent également par la culture, le sport, les universités, les entreprises et les échanges entre citoyens.</p>

<p>C'est précisément ce que l'on appelle la <strong>« people-to-people diplomacy »</strong>, ou diplomatie entre les peuples.</p>

<h2>Kazakhstan–Belgique : une relation qui dépasse le cadre bilatéral</h2>

<p>L'événement intervient par ailleurs dans une période où les relations entre le Kazakhstan et l'Europe prennent une importance croissante.</p>

<p>Bruxelles occupe dans cette architecture une position particulière.</p>

<p>La capitale belge est non seulement le centre politique de la Belgique, mais également le principal centre institutionnel de l'Union européenne et le siège de nombreuses organisations internationales. Pour Astana, entretenir une présence diplomatique active à Bruxelles signifie donc travailler simultanément sur plusieurs niveaux : <strong>Belgique, Union européenne et institutions euro-atlantiques</strong>.</p>

<p>Le Kazakhstan, première économie d'Asie centrale, cherche depuis plusieurs années à approfondir ses relations avec l'Europe dans des secteurs allant des investissements aux matières premières critiques, en passant par l'énergie, les transports, la connectivité et les échanges universitaires.</p>

<p>La Belgique constitue dans cette stratégie un partenaire économique et diplomatique, mais Bruxelles représente surtout une porte d'entrée politique majeure vers l'espace européen.</p>

<h2>Le vélo comme instrument de diplomatie publique</h2>

<p>La <strong>Friendship Ride 2026</strong> peut ainsi sembler, à première vue, n'être qu'une randonnée dominicale dans les rues et les parcs bruxellois.</p>

<p>Sa portée symbolique est pourtant plus large.</p>

<p>Faire parcourir ensemble 34 kilomètres à des participants kazakhs, belges et internationaux revient à matérialiser, de manière simple, <strong>34 années de relations diplomatiques</strong>.</p>

<p>Le vélo possède en outre une dimension particulièrement pertinente à Bruxelles, où les politiques de mobilité et la place accordée aux déplacements actifs occupent depuis plusieurs années une position centrale dans le débat urbain.</p>

<p>L'événement associe ainsi trois messages : <strong>diplomatie, santé et transition vers une mobilité plus durable</strong>.</p>

<p>Il s'agit d'une diplomatie publique qui ne se limite pas à expliquer le Kazakhstan, mais cherche à créer une expérience commune.</p>

<h2>De l'Atomium à Astana : deux symboles tournés vers l'avenir</h2>

<p>Le choix de l'Atomium comme point de départ offre enfin une intéressante lecture symbolique.</p>

<p>Construit pour l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958, l'Atomium incarnait alors la confiance dans la science, la modernité et le progrès technologique.</p>

<p>Astana, de son côté, s'est imposée depuis plusieurs décennies comme une capitale à l'architecture futuriste et comme l'un des principaux symboles de la transformation du Kazakhstan indépendant.</p>

<p>Le visuel de la manifestation rapproche d'ailleurs les silhouettes architecturales des deux capitales.</p>

<p>Deux pays géographiquement éloignés, deux histoires profondément différentes, mais une volonté commune affichée de développer leurs échanges.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/B5CCA732-563E-4255-9513-79BF0DBB5F1C.jpeg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<h2>Informations pratiques</h2>

<ul>
	<li>
	<p><strong>Événement :</strong> Kazakhstan–Belgium Friendship Ride 2026</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Date :</strong> dimanche 16 août 2026</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Enregistrement :</strong> 8 h 30</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Départ :</strong> 9 h</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Départ et arrivée :</strong> Place du Centenaire – Atomium, Bruxelles</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Circuit :</strong> environ 16–17 km par boucle</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Distance commémorative :</strong> environ 34 km, soit deux boucles</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Parcours :</strong> Atomium – Laeken – Serres royales – Tour japonaise – Pavillon chinois – Domaine royal – retour vers l'Atomium</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Organisation :</strong> Ambassade de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique</p>
	</li>
	<li>
	<p><strong>Concept :</strong> célébrer 34 années de relations diplomatiques Kazakhstan–Belgique, promouvoir l'activité physique, la mobilité durable et les contacts entre citoyens.</p>
	</li>
</ul>

<h2>Bruxelles Korner — Analyse</h2>

<p>La <strong>Kazakhstan–Belgium Friendship Ride 2026</strong> illustre une évolution intéressante de la diplomatie kazakhe en Europe : à côté des grands dossiers économiques, énergétiques et géopolitiques, Astana développe également une diplomatie de proximité.</p>

<p>Le message est volontairement accessible : <strong>34 ans de relations, 34 kilomètres parcourus ensemble.</strong></p>

<p>À une époque où les relations internationales sont souvent dominées par les crises, les sanctions, les rivalités stratégiques et les rapports de puissance, une randonnée cycliste ne modifiera évidemment pas l'équilibre géopolitique entre l'Europe et l'Asie centrale.</p>

<p>Mais elle remplit une autre fonction.</p>

<p>Elle transforme une relation diplomatique abstraite en rencontre humaine.</p>

<p>Et parfois, la diplomatie commence précisément ainsi : <strong>non pas autour d'une table de négociation, mais sur une route parcourue ensemble.</strong></p>

<p><strong>Kadir Duran</strong><br />
<em>Bruxelles Korner</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 21:18:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Chairman of the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan  Dmitry Malakhov</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/chairman-of-the-high-judicial-council-of-the-republic-of-kazakhstan-dmitry-malakhov-14068</link>
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                <description><![CDATA[Chairman of the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan

Dmitry Malakhov]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Chairman of the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan</strong></span></p>

<p><span style="font-size:28px"><strong>Dmitry Malakhov</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:28px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/763089230_995839856859608_2745753183658053687_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></strong></span></p>

<p>Academy of Justice under the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan: Ten Years of Formation, Development and Institutional Consolidation</p>

<p>In 2026, the Academy of Justice under the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan marks the tenth anniversary of its operation. Over this relatively short historical period, the Academy has evolved from a specialised educational establishment into a key institution for developing the personnel capacity of the country’s judicial system, becoming an important element of the judicial and legal reforms under way in Kazakhstan. The anniversary of the Academy has coincided with a new stage in its development, associated with its transfer to the authority of the High Judicial Council, the implementation of large-scale institutional transformations, and the expansion of its educational, research and international activities.</p>

<p>The establishment of the Academy of Justice was a natural stage in the development of the judicial system of independent Kazakhstan. Throughout the years of sovereignty, the country has steadily built a modern model of justice founded on the principles of the rule of law, judicial independence and the professionalism of the judiciary. Against this background, particular importance attached to the task of training a new generation of judges capable of working effectively amid constantly evolving legislation and society’s growing expectations of the quality of justice. It was precisely to address this task that the Academy of Justice was established; today, it is the only specialised higher education institution in Kazakhstan with special status that trains the personnel reserve for the judicial system.</p>

<p>The particular importance of the work of the Academy has been repeatedly emphasised by the country’s leadership. Speaking at the Ninth Congress of Judges in 2024, the President of the Republic of Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, highlighted the need to pay particular attention to the rigorous selection of judicial candidates and to the continuous professional development of the judiciary. These priorities largely define the strategic mission of the Academy and its place within the system of judicial authorities.</p>

<p>Over ten years of operation, the Academy has made a significant contribution to building the country’s professional judiciary. Between 2017 and 2025, a total of 638 students completed their studies at the Academy. Of these, 476 have been appointed as judges, and a further 11 have been recommended for appointment to judicial office. Thus, around 80 per cent of graduates have already realised their professional potential directly within the judicial system. The high quality of the training provided is borne out by the results of the qualification examination: in 2025, it was passed successfully by 96 per cent of the graduates of the Academy. It should be noted that comparable results have been maintained over the past four years – one of the most compelling testaments to the effectiveness of the educational model of the Academy.</p>

<p>A landmark event in the institution’s history was its transfer to the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan with effect from 15 July 2024. This step was taken as part of the broader policy of further improving the judicial system and strengthening personnel policy in the justice sector. The change in the institutional subordination of the Academy has made it possible to forge a closer link between the educational process and the practical needs of the judicial system. At the same time, the analysis carried out revealed the need to address a number of tasks relating to the modernisation of educational programmes, the development of research capacity, the launch of doctoral programmes, the improvement of the system of judicial professional development, the strengthening of international cooperation and the modernisation of infrastructure.</p>

<p>The response to these challenges came with the adoption, on 11 February 2025, of the Development Concept of the Academy of Justice for 2025-2027. The document set out six strategic directions of development: improving postgraduate education programmes, developing the system of continuing education, intensifying research activity, introducing new approaches to personnel policy, modernising the physical and technical infrastructure, and strengthening the positive image of the Academy. In essence, the Concept has become a road map for transforming the Academy into a modern research and education centre that meets the best international standards in judicial training.</p>

<p>One of the most important areas of modernisation has been the improvement of the postgraduate education system. In 2025, new curricula were approved for the profession-oriented and the research-and-pedagogical Master’s programmes, developed in the light of the demands of judicial practice and current trends in the development of law. For the first time in the history of the Academy, students were admitted to the research-and-pedagogical Master’s programme, which is designed to build the institution’s own reserve of academic teaching staff. The Master’s programmes of the Academy are attended by employees of the judicial system, the prosecution service and state bodies, as well as by advocates, notaries, private enforcement agents and other representatives of the legal community. The average age of the Master’s students is 35, and their average length of legal service is 11 years, which attests to the high level of professional maturity of the student body.</p>

<p>Of particular significance for the further development of the Academy was the granting, on 4 June 2025, of a state licence to deliver doctoral degree programmes in the field of Law. For the first time in its history, the Academy gained the capacity to train doctoral candidates and to conduct fundamental research into pressing issues in the development of justice. The first doctoral admissions took place as early as October, and the first doctoral students commenced their studies in November.</p>

<p>A distinctive feature of the educational model of the Academy remains the principle of ‘judges teaching judges’. Serving judges, legal scholars and practising lawyers all take part in the educational process. This approach makes it possible to combine fundamental theoretical training seamlessly with the study of real judicial practice. Teaching makes extensive use of modern interactive methods, including the analysis of court cases, simulated trials, role-playing exercises, discussions and team-taught classes. An essential role is played by practical placements in the courts of the city of Astana, where students have the opportunity to study the real mechanisms of the administration of justice and the specific nature of judicial work.</p>

<p>Guest lectures by members of the High Judicial Council have become a new element in the training of future judges. For the first time in the history of the Academy, this format was incorporated into the educational process as a dedicated instrument for the professional development of Master’s students. At these meetings, members of the Council share their practical experience and speak about the current requirements of the judicial profession, the specifics of the competitive selection process, the most common mistakes made by candidates, and the professional qualities needed for success as a judge. Such lectures have enabled a direct dialogue between future judges and representatives of the body responsible for the formation of the country’s judiciary.</p>

<p>Significant changes have also taken place in the field of continuing education. In 2025, the Academy began, for the first time, a phased transition from traditional standardised professional development programmes to individualised learning pathways. The new approach involves designing training programmes around judges’ specific professional needs and identified gaps in knowledge. This mechanism makes it possible to enhance considerably both the effectiveness of training and its practical orientation.</p>

<p>During the period under review, specialised courses were organised on judicial proceedings involving jurors, as well as on the protection of honour, dignity and business reputation in civil proceedings.</p>

<p>For the first time, some of the face-to-face professional development courses were held directly on the premises of the High Judicial Council. This format strengthened the link between the continuing education system and the work of the body responsible for the personnel development of the judicial system, and broadened the opportunities for professional interaction between course participants and members of the Council.</p>

<p>In addition, the institution of the referendariat – an intensive preparation programme for candidates for judicial office – was introduced for the first time. To date, four training cohorts have been held in civil, criminal and administrative law, attended by 90 participants, including advocates, prosecutors, notaries, law-enforcement officers and members of other legal professions.</p>

<p>Another significant initiative was a large-scale intensive legal training course for judicial candidates, organised in December 2025 at the initiative of the High Judicial Council jointly with the Supreme Court, the Academy of Justice, the Judicial Administration and the OSCE Programme Office in Astana. The aim of the training was to raise the quality of preparation of judicial candidates, to develop practical skills in legal analysis, argumentation and the drafting of judicial acts, and to provide comprehensive preparation for all stages of the qualification examination. More than one hundred candidates from various regions of the country took part. At the premises of the Academy, participants undertook mock tests on knowledge of legislation, practical classes and specialised training sessions in preparation for the qualification examination. The implementation of this project was an important step in improving the mechanisms for forming the personnel reserve of the judicial system.</p>

<p>The strengthening of its research capacity has lent substantial impetus to the development of the Academy. On 10 April 2025, the Science Committee of the Ministry of Science and Higher Education accredited the Academy, for the first time, as a research entity. This decision opened up opportunities to participate in national and international grant programmes, to carry out research projects and to expand expert and analytical work. As early as 2025, members of the teaching staff of the Academy took part in competitions for grant funding of scientific research.</p>

<p>An important milestone was the inclusion, on 14 July 2025, of the academic journal Bulletin of the Academy of Justice in the list of recommended scholarly publications. The journal has been modernised in line with international requirements and migrated to the Open Journal Systems platform, and all published articles are now assigned international Digital Object Identifiers (DOIs). This has substantially raised the standing of the journal and broadened the scope for integrating domestic research into the global research community.</p>

<p>The international activities of the Academy merit particular attention. In 2025, the geographical scope of cooperation with foreign educational and research institutions was considerably expanded. Memoranda of cooperation were signed with 12 organisations from Kazakhstan, Germany, Russia, Azerbaijan, Kyrgyzstan and Uzbekistan. Of particular importance is the developing partnership with the Academy of Justice of the Republic of Uzbekistan, aimed at sharing experience in judicial training and implementing joint educational initiatives.</p>

<p>Overseas placements and academic mobility programmes have become an important instrument of international integration. Master’s students of the Academy have completed placements in Germany, the Russian Federation and Azerbaijan. The practice of inviting foreign experts to lecture on judicial work, the protection of human rights and current trends in the development of justice has continued.</p>

<p>The largest international event of 2025 was the International Forum of the Turkic Judicial Training Network, on the theme ‘Protection of Human Rights and Effective Justice: Balancing National Traditions and International Standards’, held in December 2025 and timed to coincide with the tenth anniversary of the High Judicial Council. The Forum brought together representatives of educational institutions from Kazakhstan, Türkiye, Azerbaijan, Kyrgyzstan and Uzbekistan engaged in training personnel for the judicial and law-enforcement systems.</p>

<p>On 28 April 2026, an international research-and-practice conference was held to mark the tenth anniversary of the Academy of Justice under the High Judicial Council of the Republic of Kazakhstan, on the theme ‘Continuous Judicial Education in the 21st Century: Integration of Theory and Practice as the Basis for Improving the Quality of Justice’. Alongside the heads of state bodies, members of the judiciary and Kazakhstani scholars, the conference was attended by foreign experts from Azerbaijan, the United Kingdom, Germany, Kyrgyzstan, Poland, Uzbekistan, Russia and Türkiye. The conference provided a significant platform for discussing contemporary approaches to the training and professional development of judges.</p>

<p>An important component of the modernisation of the Academy has been the improvement of its facilities and technical resources. For the first time, a forensic training facility has been established for conducting practical classes and research using modern forensic equipment. An information system has been introduced that automates the educational process and increases the transparency of learning management. Work continues on modernising and automating the library collection, upgrading computer equipment and developing the digital infrastructure. Looking further ahead, consideration is being given to a project to construct a new campus for the Academy.</p>

<p>Serious attention is being paid to building a positive public image of the institution. Throughout 2025, the Academy considerably stepped up its information and outreach activities. Articles and interviews were published, television and radio programmes were organised and live broadcasts featuring members of the teaching staff and students were held. For the first time, the results of the work of the Academy were presented at the Central Communications Service under the President of the Republic of Kazakhstan – an important step in strengthening openness and public trust.</p>

<p>Another significant event was the state attestation of the Academy, conducted for the first time by the High Judicial Council. Following a comprehensive review, the educational activities of the Academy were found to be fully compliant with the state compulsory standards of higher and postgraduate education. Work is currently continuing on the implementation of the commission’s recommendations aimed at the further development of research and educational activity.</p>

<p>In summing up the first decade, it can be stated with confidence that the Academy of Justice under the High Judicial Council has become a key institution in strengthening the country’s judicial system. At the same time, it was the transfer of the Academy to the authority of the High Judicial Council in 2024 that marked the starting point of a new stage in its development. Thanks to the Council’s systematic support, the introduction of modern approaches to governance and the consistent implementation of personnel policy, it proved possible within a short period to launch large-scale transformations in education, research, international cooperation and infrastructure development. The very first results of the implementation of the Development Concept for 2025-2027 attest to the strong momentum of institutional change and the effectiveness of the chosen course.</p>

<p>At present, the Academy performs not only educational and research functions but also serves as a centre for professional dialogue and international cooperation in the field of judicial education.</p>

<p>Today, the Academy of Justice is moving beyond the bounds of a national educational institution. It is gradually becoming an important regional platform for professional engagement among the states of Central Asia and the Turkic world on matters of judicial training and the improvement of judicial education. International cooperation, research, modern educational technologies and practice-oriented training are laying the foundations for the formation of a new generation of judges capable of responding effectively to the challenges of the times and upholding the rule of law.</p>

<p>Over the past eighteen months, the Academy has gained fresh impetus for growth, substantially expanded its areas of activity and consolidated its position as the national centre of judicial education.</p>

<p>The next stage of its development involves the pursuit of still more ambitious objectives: the development of research schools, the introduction of digital technologies, further integration into the international educational space and the creation of a modern infrastructure for judicial education. Yet it is already evident today that the Academy of Justice under the High Judicial Council occupies a special place in the country’s justice system and makes a significant contribution to building a professional, independent and effective judiciary for the Republic of Kazakhstan.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 17:03:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Mise à jour sur l’Ouzbékistan (15–31 juillet 2026) : Analyse stratégique ECONOMIQUE  Bruxelles Korner | Kadir Duran</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/mise-a-jour-sur-louzbekistan-1531-juillet-2026-analyse-strategique-economique-bruxelles-korner-kadir-duran-14066</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/mise-a-jour-sur-louzbekistan-1531-juillet-2026-analyse-strategique-economique-bruxelles-korner-kadir-duran-14066</guid>
                <description><![CDATA[Mise à jour sur l’Ouzbékistan (15–31 juillet 2026) : Analyse stratégique ECONOMIQUE

Bruxelles Korner | Kadir Duran]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>Mise à jour sur l’Ouzbékistan (15–31 juillet 2026) : Analyse stratégique ECONOMIQUE</strong></span></p>

<p><span style="font-size:24px"><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:24px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/763103848_2186016212188330_6682483048926581711_n.jpg" /></strong></span></p>

<p>La seconde moitié du mois de juillet 2026 confirme que l’Ouzbékistan accélère sa transformation pour devenir l’un des principaux pôles géopolitiques et économiques d’Asie centrale. La diplomatie du pays adopte une approche de plus en plus multidirectionnelle, conciliant investissements européens, intégration régionale, coopération pragmatique avec l’Afghanistan et partenariats stratégiques avec les États voisins.</p>

<p>Plutôt que de dépendre d’un seul partenaire stratégique, Tachkent poursuit une politique active de diversification de ses relations politiques, financières et industrielles.</p>

<p>1. L’Europe renforce son empreinte économique</p>

<p>La tendance la plus marquante de cette période est la poursuite de l’expansion de la présence européenne en Ouzbékistan.</p>

<p>France</p>

<p>La France a considérablement renforcé son partenariat énergétique avec l’Ouzbékistan.</p>

<p>Les principaux éléments sont :</p>

<p>* Six nouveaux projets représentant 1,8 milliard de dollars ;</p>

<p>* Un portefeuille global de projets français dépassant désormais 4 milliards de dollars ;</p>

<p>* EDF poursuit le développement de plus de 3,1 GW de capacités de production électrique à partir de centrales à gaz.</p>

<p>La coopération couvre désormais :</p>

<p>* la production d’électricité ;</p>

<p>* les réseaux de transport d’énergie ;</p>

<p>* les infrastructures gazières ;</p>

<p>* le stockage énergétique ;</p>

<p>* l’ingénierie ;</p>

<p>* la digitalisation ;</p>

<p>* la formation technique.</p>

<p>Cette dynamique confirme que la France s’impose progressivement comme l’un des principaux partenaires énergétiques de long terme de l’Ouzbékistan.</p>

<p>Suisse</p>

<p>La coopération suisse privilégie davantage le renforcement institutionnel que les investissements directs.</p>

<p>Les discussions ont principalement porté sur :</p>

<p>* le Fonds monétaire international (FMI) ;</p>

<p>* la Banque mondiale ;</p>

<p>* la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ;</p>

<p>* la régulation financière ;</p>

<p>* les banques centrales ;</p>

<p>* l’assistance technique ;</p>

<p>* l’intégration aux marchés internationaux.</p>

<p>La Suisse continue ainsi d’exporter son expertise en matière de gouvernance économique et financière plutôt que des capacités industrielles.</p>

<p>2. L’intégration régionale s’accélère</p>

<p>L’intégration économique régionale demeure l’une des priorités majeures de Tachkent.</p>

<p>Kirghizistan</p>

<p>Le sommet du 30 juillet 2026 entre les présidents :</p>

<p>* Shavkat Mirziyoyev</p>

<p>* Sadyr Japarov</p>

<p>a débouché sur plusieurs décisions stratégiques.</p>

<p>Les objectifs annoncés comprennent :</p>

<p>* porter les échanges commerciaux bilatéraux à 2 milliards de dollars ;</p>

<p>* créer un Conseil interétatique ;</p>

<p>* renforcer la coopération industrielle ;</p>

<p>* développer les infrastructures logistiques ;</p>

<p>* accroître les partenariats pharmaceutiques ;</p>

<p>* intensifier la coopération agricole ;</p>

<p>* développer l’industrie textile.</p>

<p>Environ 450 entreprises conjointes opèrent déjà entre les deux pays.</p>

<p>L’accord consolide également la coopération autour du projet hydroélectrique Kambarata HPP-1, l’un des projets énergétiques régionaux les plus importants d’Asie centrale.</p>

<p>Azerbaïdjan</p>

<p>Les relations économiques continuent de progresser rapidement.</p>

<p>Chiffres clés</p>

<p>* Commerce bilatéral en 2025 :</p>

<p>307 millions de dollars</p>

<p>* Croissance entre janvier et mai 2026 :</p>

<p>près de 40 %</p>

<p>Les nouveaux projets concernent notamment :</p>

<p>* les fonds d’investissement ;</p>

<p>* les parcs industriels ;</p>

<p>* la géologie ;</p>

<p>* l’exploitation minière ;</p>

<p>* le tourisme ;</p>

<p>* l’industrie manufacturière ;</p>

<p>* le développement régional.</p>

<p>Les deux gouvernements ambitionnent désormais d’atteindre 1 milliard de dollars d’échanges commerciaux.</p>

<p>3. Afghanistan : une approche pragmatique plutôt qu’idéologique</p>

<p>L’Ouzbékistan considère avant tout l’Afghanistan comme un partenaire économique.</p>

<p>Deux évolutions importantes ont marqué cette période.</p>

<p>Agriculture</p>

<p>Une délégation ouzbèke s’est rendue dans les provinces de :</p>

<p>* Bamyan ;</p>

<p>* Hérat.</p>

<p>Les objectifs sont :</p>

<p>* importer des pommes de terre à moindre coût ;</p>

<p>* renforcer la sécurité alimentaire ;</p>

<p>* créer des maisons de commerce ;</p>

<p>* développer les échanges directs entre entreprises.</p>

<p>Transport</p>

<p>Les ministres des Transports ont convenu de réduire davantage les coûts du transport routier transfrontalier.</p>

<p>Les réductions déjà appliquées comprennent :</p>

<p>Droit d’entrée en Afghanistan</p>

<p>* de 5 000</p>

<p>* à 3 500 afghanis</p>

<p>Péage du Pont de l’Amitié</p>

<p>* de 12 000</p>

<p>* à 7 000 afghanis</p>

<p>De nouvelles réductions devraient être proposées avant le 10 août.</p>

<p>Cette politique illustre la stratégie de long terme de Tachkent visant à faire de l’Ouzbékistan la principale plateforme logistique reliant l’Asie centrale à l’Asie du Sud.</p>

<p>4. Biélorussie et énergie nucléaire</p>

<p>La Biélorussie devient un partenaire technique important dans le domaine nucléaire.</p>

<p>Les discussions portent notamment sur :</p>

<p>* l’ingénierie nucléaire ;</p>

<p>* la construction des réacteurs ;</p>

<p>* l’exploitation des centrales ;</p>

<p>* la formation du personnel ;</p>

<p>* la coopération universitaire.</p>

<p>Minsk apporte essentiellement son expérience technique acquise grâce à son propre programme nucléaire.</p>

<p>5. La connectivité aérienne continue de s’étendre</p>

<p>Le développement des liaisons aériennes régionales se poursuit.</p>

<p>Arménie</p>

<p>La compagnie FlyOne Armenia a inauguré une liaison :</p>

<p>Erevan → Tachkent</p>

<p>à raison de deux vols hebdomadaires.</p>

<p>En complément des vols déjà assurés par Shirak Avia, cette nouvelle ligne améliore la mobilité des voyageurs d’affaires, favorise le tourisme et renforce les échanges économiques entre les deux pays.</p>

<p>6. EUROUZ poursuit son expansion</p>

<p>EUROUZ accueille plusieurs nouveaux membres majeurs.</p>

<p>TEXTIMA</p>

<p>Entreprise allemande basée à Berlin.</p>

<p>Spécialisations :</p>

<p>* machines textiles ;</p>

<p>* plasturgie ;</p>

<p>* industrie du caoutchouc ;</p>

<p>* industrie pharmaceutique ;</p>

<p>* lignes de production clé en main.</p>

<p>Groupe Knauf</p>

<p>La division Isolation du groupe, dont le siège est situé en Belgique, renforce fortement sa présence en Asie centrale.</p>

<p>Points marquants :</p>

<p>* plus de 25 ans de présence en Ouzbékistan ;</p>

<p>* trois usines de plâtre ;</p>

<p>* nouvelle usine de laine minérale à Tachkent ;</p>

<p>* développement de solutions favorisant l’efficacité énergétique des bâtiments.</p>

<p>7. Les secteurs bancaire et du conseil se renforcent</p>

<p>Ipoteka Bank (Groupe OTP)</p>

<p>Adam Szentpeteri est officiellement devenu président du directoire.</p>

<p>Ses priorités comprennent :</p>

<p>* la transformation numérique ;</p>

<p>* l’amélioration des performances opérationnelles ;</p>

<p>* le développement de nouveaux services bancaires ;</p>

<p>* la mise en œuvre de la stratégie du groupe OTP.</p>

<p>EY-Parthenon</p>

<p>Daniyar Adigamov rejoint EY-Parthenon comme associé.</p>

<p>Cette nomination renforce les compétences régionales dans les domaines suivants :</p>

<p>* fusions-acquisitions (M&amp;A) ;</p>

<p>* valorisation d’entreprises ;</p>

<p>* restructurations ;</p>

<p>* modélisation financière ;</p>

<p>* conseil en transactions.</p>

<p>Analyse stratégique</p>

<p>Plusieurs tendances structurelles se dégagent.</p>

<p>L’Ouzbékistan devient le principal carrefour économique d’Asie centrale</p>

<p>Plutôt que de choisir entre l’Europe, la Russie, la Chine ou ses voisins régionaux, Tachkent cherche à devenir un pont reliant l’ensemble de ces espaces économiques.</p>

<p>L’Europe investit dans les secteurs stratégiques</p>

<p>Les investissements européens ciblent désormais principalement :</p>

<p>* l’énergie ;</p>

<p>* les infrastructures ;</p>

<p>* la gouvernance ;</p>

<p>* la finance ;</p>

<p>* l’industrie.</p>

<p>L’approche dépasse désormais largement les simples échanges commerciaux.</p>

<p>La diplomatie régionale demeure la priorité</p>

<p>La dynamique diplomatique la plus forte concerne les États voisins.</p>

<p>Les partenariats avec :</p>

<p>* le Kirghizistan ;</p>

<p>* l’Azerbaïdjan ;</p>

<p>* l’Afghanistan</p>

<p>confirment que l’intégration régionale constitue aujourd’hui le pilier central de la politique étrangère ouzbèke.</p>

<p>L’Afghanistan est perçu comme une opportunité économique</p>

<p>Contrairement à de nombreux acteurs internationaux qui abordent principalement l’Afghanistan sous l’angle sécuritaire, l’Ouzbékistan privilégie :</p>

<p>* le commerce ;</p>

<p>* la logistique ;</p>

<p>* l’agriculture ;</p>

<p>* les corridors de transport.</p>

<p>Cette approche pragmatique reflète la volonté de Tachkent de favoriser la stabilité régionale par le développement économique et la connectivité.</p>

<p>Conclusion</p>

<p>La période du 15 au 31 juillet 2026 illustre une politique étrangère ouzbèke de plus en plus mature, ambitieuse et équilibrée. Le pays approfondit simultanément ses relations avec l’Union européenne, accélère son intégration régionale, développe ses corridors de transport, attire des investissements industriels et prépare des infrastructures stratégiques d’envergure.</p>

<p>Pour les entreprises européennes, le message est clair : l’Ouzbékistan n’est plus seulement un marché émergent, mais devient progressivement une plateforme régionale reliant l’Europe à l’Asie centrale et, de plus en plus, à l’Asie du Sud. Son engagement en faveur de la sécurité énergétique, de la modernisation industrielle, de la logistique et des réformes institutionnelles devrait renforcer sa position parmi les destinations d’investissement les plus attractives de la région au cours de la prochaine décennie.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 16:47:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Le Kazakhstan se prépare aux élections législatives du 23 août : les contrôles des bureaux de vote ont commencé, le pays devient l’État le plus prospère d’Asie centrale</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/le-kazakhstan-se-prepare-aux-elections-legislatives-du-23-aout-les-controles-des-bureaux-de-vote-ont-commence-le-pays-devient-letat-le-plus-prospere-dasie-centrale-14063</link>
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                <description><![CDATA[Le Kazakhstan se prépare aux élections législatives du 23 août : les contrôles des bureaux de vote ont commencé, le pays devient l’État le plus prospère d’Asie centrale]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>Le Kazakhstan se prépare aux élections législatives du 23 août : les contrôles des bureaux de vote ont commencé, le pays devient l’État le plus prospère d’Asie centrale</strong></span></p>

<p>Bruxelles Korner | Kadir Duran</p>

<p>À quelques semaines des élections législatives (Kurultay) prévues le 23 août 2026, le Kazakhstan accélère ses préparatifs électoraux. La Commission électorale centrale (CEC) a annoncé le lancement d’un vaste programme de contrôle des bureaux de vote afin de garantir la sécurité, la transparence et le bon déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/765637563_1539939550931416_5517860064504722094_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Ces inspections concernent les grandes villes, les régions et les districts du pays. Les autorités vérifient notamment la conformité technique des bureaux de vote, les infrastructures électorales ainsi que l’ensemble des dispositifs organisationnels.</p>

<p>Plus de 12,6 millions d’électeurs appelés aux urnes</p>

<p>Selon les données de la Commission électorale centrale, 12 605 788 citoyens figurent sur les listes électorales.</p>

<p>Plus de 10 000 bureaux de vote seront ouverts le jour du scrutin.</p>

<p>À partir du 7 août, les électeurs pourront vérifier, via le système officiel, leur inscription sur les listes électorales ainsi que leur droit de vote.</p>

<p>La Commission électorale a également indiqué que les préparatifs destinés à accueillir les observateurs nationaux et internationaux chargés de suivre le scrutin étaient désormais achevés.</p>

<p>Sept partis politiques en lice</p>

<p>Le 23 août, les citoyens kazakhs éliront les 145 députés du Mazhilis, la chambre basse du Parlement.</p>

<p>Les députés élus exerceront un mandat de cinq ans.</p>

<p>Au total, sept partis politiques participent à cette élection.</p>

<p>La Commission électorale centrale a également présenté le bulletin de vote officiel. Outre les sept formations politiques, celui-ci comportera l’option « Contre tous », permettant aux électeurs d’exprimer leur rejet de l’ensemble des candidatures proposées.</p>

<p>Une forte mobilisation attendue</p>

<p>D’après une enquête publiée par la Commission électorale centrale, 72 % des citoyens kazakhs déclarent être prêts à participer au scrutin.</p>

<p>Ce niveau d’intention de vote est considéré comme un indicateur d’une forte mobilisation électorale à l’approche des élections.</p>

<p>Le Kazakhstan devient le pays le plus prospère d’Asie centrale</p>

<p>Alors que les préparatifs électoraux se poursuivent, le Kazakhstan enregistre également une progression remarquable sur la scène internationale.</p>

<p>Selon le Legatum Prosperity Index 2026, le Kazakhstan est désormais considéré comme le pays le plus prospère d’Asie centrale.</p>

<p>Parmi 161 États évalués dans le classement mondial, le pays atteint la 66ᵉ place.</p>

<p>L’indice repose sur de nombreux critères, notamment :</p>

<p>la qualité de l’économie ;</p>

<p>le climat d’investissement ;</p>

<p>l’environnement des affaires ;</p>

<p>le système de santé ;</p>

<p>la sécurité ;</p>

<p>l’éducation ;</p>

<p>la qualité des institutions ;</p>

<p>la qualité de vie ;</p>

<p>le capital social.</p>

<p>Le Legatum Institute attribue cette progression à la stabilité économique du pays, aux réformes institutionnelles engagées ces dernières années ainsi qu’à l’amélioration continue de plusieurs indicateurs sociaux.</p>

<p>Une influence régionale qui se renforce</p>

<p>Les élections du 23 août constituent non seulement une étape majeure dans le renouvellement du Parlement kazakh, mais également une nouvelle phase des réformes politiques engagées sous la présidence de Kassym-Jomart Tokaïev.</p>

<p>Fort de sa première place en Asie centrale dans le classement international de prospérité, le Kazakhstan entend consolider sa stabilité politique, renforcer la confiance des investisseurs internationaux et accroître son influence géopolitique et économique au sein de la région.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 16:14:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Championnat mondial des chevaux Akhal-Teke aux Pays-Bas : 4 au 6 septembre</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/championnat-mondial-des-chevaux-akhal-teke-aux-pays-bas-4-au-6-septembre-14060</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/championnat-mondial-des-chevaux-akhal-teke-aux-pays-bas-4-au-6-septembre-14060</guid>
                <description><![CDATA[Championnat mondial des chevaux Akhal-Teke aux Pays-Bas : 4 au 6 septembre]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Championnat mondial des chevaux Akhal-Teke aux Pays-Bas : 4 au 6 septembre</strong></span></p>

<p>de Derya Soysal</p>

<p>Du 4 au 6 septembre 2026, Kronenberg, aux Pays-Bas, accueillera un événement d’envergure internationale consacré à l’un des symboles les plus prestigieux du patrimoine turkmène : le cheval Akhal-Teke. Le World Beauty Championship and the Equestrian Sports Competition among the Heavenly Akhal-Teke Horses réunira au Peelbergen Equestrian Centre des chevaux, des cavaliers, des experts, des artistes et des invités de haut niveau autour d’un programme mêlant compétition, culture, sciences et diplomatie équestre.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/766072452_1376434554002234_2852993667817440096_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Avant l’ouverture officielle, les journées du 1er au 3 septembre seront consacrées à l’arrivée et à l’hébergement des chevaux participant au championnat mondial de beauté et aux compétitions sportives. Cette phase préparatoire se déroulera au Peelbergen Equestrian Centre, qui deviendra pendant plusieurs jours un véritable centre international dédié à l’art équestre turkmène.</p>

<p>La journée du vendredi 4 septembre marquera le début des compétitions avec un concours de beauté destiné aux chevaux et juments âgés d’un, deux, trois et quatre ans. Cette première épreuve se tiendra dans la Maya Delorez Grass Arena du Peelbergen Equestrian Centre, avant une pause déjeuner puis la poursuite du concours dans l’après-midi. Le programme sportif se poursuivra ensuite avec une compétition de dressage organisée à Milestone Farm, mettant en valeur l’élégance, la discipline et les qualités athlétiques des chevaux Akhal-Teke.</p>

<p>En parallèle des compétitions, une dimension scientifique et culturelle occupera une place importante dans l’événement. Le 4 septembre, une conférence internationale intitulée Akhal-Teke Horse: The Turkmen Art of World-Class Horse Breeding se tiendra dans la salle de conférence de l’Asteria Hotel, à Venray. Cette rencontre offrira un cadre de réflexion autour de l’élevage du cheval Akhal-Teke, de son importance historique et de son rayonnement dans le monde.</p>

<p>Le samedi 5 septembre constituera le temps fort du championnat. La matinée débutera par l’arrivée des invités de haut niveau au Peelbergen Equestrian Centre, suivie d’une conférence ouverte de l’International Akhal-Teke Horse Breeding Association dans un bâtiment spécialement construit pour l’occasion. Les participants seront ensuite invités à visiter une exposition consacrée à l’art équestre turkmène, à la culture, à la créativité artistique ainsi qu’à l’industrie équestre européenne.</p>

<p>La suite de la journée mettra à l’honneur les chevaux adultes avec un concours de beauté à Milestone Farm. Les organisateurs procéderont ensuite à la sélection du champion du monde parmi les vainqueurs des différentes catégories, incluant les jeunes chevaux, les chevaux adultes et les juments. Une compétition du « Best Decorated Horse » viendra également souligner l’importance de l’esthétique, de l’ornementation et des traditions visuelles associées au cheval Akhal-Teke. [Peelbergen...Programme | Word]</p>

<p>Après un déjeuner sous forme de buffet au restaurant du Peelbergen Equestrian Centre, l’après-midi sera consacré à une compétition de saut d’obstacles à Milestone Farm. Cette épreuve sportive permettra de présenter une autre facette des qualités du cheval Akhal-Teke, souvent associé à la beauté, à l’endurance et à la noblesse de sa silhouette.</p>

<p>La journée se poursuivra par une cérémonie de remise de prix dans la Maya Delorez Grass Arena. Celle-ci récompensera à la fois les lauréats d’un concours créatif organisé pour des peintres, sculpteurs et tisserands de tapis, ainsi que les vainqueurs des concours de beauté et des compétitions sportives consacrés aux chevaux Akhal-Teke.</p>

<p>Ce moment illustrera le dialogue entre l’art, l’artisanat et le monde équestre, en mettant en avant la beauté du cheval dans les arts plastiques et décoratifs.</p>

<p>En soirée, un dîner de gala sera organisé à l’occasion du championnat mondial de beauté des chevaux Akhal-Teke. Le programme prévoit également des performances de maîtres de la culture et des arts du Turkménistan, faisant de cette soirée non seulement un moment protocolaire, mais aussi une célébration vivante du patrimoine culturel turkmène.</p>

<p>Le dimanche 6 septembre clôturera l’événement par des performances culturelles au Peelbergen Equestrian Centre et la fermeture de l’exposition. Cette dernière journée prolongera l’esprit du championnat en donnant une place centrale à la culture, à la transmission et à la mise en valeur du cheval Akhal-Teke comme symbole d’identité, d’excellence et de tradition.</p>

<p>À travers ce programme, le World Beauty Championship and the Equestrian Sports Competition among the Heavenly Akhal-Teke Horses s’annonce comme bien plus qu’un simple événement équestre. Il constituera une rencontre internationale entre sport, patrimoine, art et diplomatie culturelle, tout en offrant une vitrine exceptionnelle à l’héritage turkmène et à l’élégance légendaire des chevaux Akhal-Teke.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/765008379_2813757255648459_1448790537907638983_n.jpg" /></p>

<p>Entry for all visitors is free. The venue is Peelbergen Equestrian Centre, Travers 5, 5976 NJ Kronenberg, Netherlands. Registration, tickets, and media accreditation: <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fpeelbergen.eu%2F%3Ffbclid%3DIwcGRvZgVleHRuA2FlbQIxMABicmlkETEwdnpVb1dsSThJNlA3U1Ayc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHgOD_iIctE4T7GWclz6wWNFsPwbhHAhlhIr0p8xlPSmK3oPQK4drdLRYk5NJ_aem_FTG0-qOOlPzoenEgLIaM-w&amp;h=AUDQ413PADCwup9ec1r_NNerL5QyL5XvnBHXv302LdJkYYkwKF7FT2UzMhfnAFN9o1whHe8gGEE6LHgPlIncpBymci4bcsLv0UpYmae_JmP7otkgwzrSizkHrgOIsJTmcYaNjADKTpJem1h26X8GBKMm-k1lnxtN&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AUDXAjheE0kaTAy9d8lUNOy3J5_hngz3nakVssLZfcK2K-juhzQTvsMk4DGzGr-LdQEhtMkaog0bxfxLTWJm5_B0PbcHFGivLBWRzy8fWyc4tEHIXavrDb4NmRhkta-4dYUIWbEmHG97ZYkEi-Xtco0eDx1rptMTv-7g97-9ncH92TviFmcLQQ81o0DssPCJjCV25peA9Y87vr7vNRt3XNt4Mw" rel="nofollow" tabindex="0" target="_blank">peelbergen.eu</a> | csi@peelbergen.eu | +31 (0) 6 38273834.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 15:45:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/championnat-mondial-des-chevaux-akhal-teke-aux-pays-bas-4-au-6-septembre-1786107107.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : diplomatie ukrainienne, élections, IA et corridors eurasiatiques au cœur d’une semaine stratégique</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-diplomatie-ukrainienne-elections-ia-et-corridors-eurasiatiques-au-coeur-dune-semaine-strategique-13967</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-diplomatie-ukrainienne-elections-ia-et-corridors-eurasiatiques-au-coeur-dune-semaine-strategique-13967</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : diplomatie ukrainienne, élections, IA et corridors eurasiatiques au cœur d’une semaine stratégique

Entre l’appel de Kassym-Jomart Tokaïev à relancer les négociations russo-ukrainiennes, la campagne pour les élections du 23 août, l’accélération numérique et la modernisation des infrastructures énergétiques et ferroviaires, le Kazakhstan poursuit simultanément sa transformation intérieure et son affirmation sur la scène internationale.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Kazakhstan : diplomatie ukrainienne, élections, IA et corridors eurasiatiques au cœur d’une semaine stratégique</strong></span></p>

<p><span style="font-size:20px"><strong>Entre l’appel de Kassym-Jomart Tokaïev à relancer les négociations russo-ukrainiennes, la campagne pour les élections du 23 août, l’accélération numérique et la modernisation des infrastructures énergétiques et ferroviaires, le Kazakhstan poursuit simultanément sa transformation intérieure et son affirmation sur la scène internationale.</strong></span></p>

<p><em><span style="font-size:20px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em></p>

<p>Le Kazakhstan avance sur plusieurs fronts à la fois.</p>

<p>Diplomatie, réforme politique, intelligence artificielle, énergie, transport ferroviaire, sport et patrimoine : le numéro 75 de la newsletter Kazakhstan in Focus, publié le 30 juillet 2026, offre une photographie particulièrement révélatrice des ambitions actuelles d’Astana.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/761747435_1929651047707761_720462613122114740_n%20(1).jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Derrière cette succession d’actualités apparaît une même stratégie : consolider la transformation intérieure du pays tout en renforçant sa position de puissance charnière entre l’Europe, la Russie, la Chine et l’Asie centrale.</p>

<p>Tokaïev et la guerre en Ukraine : l’équilibre diplomatique kazakh</p>

<p>Le développement géopolitique le plus significatif concerne incontestablement la guerre en Ukraine.</p>

<p>Lors d’un forum interrégional Russie–Kazakhstan organisé à Omsk, le président Kassym-Jomart Tokaïev a évoqué avec Vladimir Poutine la possibilité de « geler » le conflit et de revenir à des négociations inspirées du processus d’Istanbul, dans ce qui est présenté comme une « Formule d’Istanbul 2.0 ».</p>

<p>L’idée repose sur un constat : après plusieurs années de guerre, la poursuite des hostilités entraîne des coûts humains, économiques et géopolitiques considérables sans garantir une solution durable.</p>

<p>Le Kazakhstan plaide donc pour une reprise du dialogue et un règlement négocié accompagné de garanties internationales de sécurité.</p>

<p>Mais Astana prend soin de préciser qu’elle ne cherche pas à devenir un médiateur officiel.</p>

<p>Cette nuance est essentielle.</p>

<p>Depuis le début de la guerre, le Kazakhstan tente de préserver un équilibre diplomatique particulièrement délicat. Le pays entretient des relations économiques, historiques et stratégiques extrêmement importantes avec la Russie, avec laquelle il partage près de 7 600 kilomètres de frontière.</p>

<p>Parallèlement, Astana développe ses relations avec l’Union européenne, la Chine, la Turquie, les États-Unis et les autres puissances asiatiques.</p>

<p>Cette politique étrangère dite « multivectorielle » constitue depuis plusieurs décennies l’un des piliers de la diplomatie kazakhe.</p>

<p>Dans le contexte ukrainien, elle devient cependant un exercice d’équilibriste.</p>

<p>Les élections du 23 août : un test politique important</p>

<p>Sur le plan intérieur, le Kazakhstan entre dans une période politique déterminante.</p>

<p>Les partis ont intensifié leurs campagnes en vue des élections du Kurultai prévues le 23 août 2026.</p>

<p>Forums publics, déplacements dans les régions, rencontres avec les entrepreneurs, initiatives environnementales et campagnes de proximité se multiplient.</p>

<p>Les principales priorités affichées concernent la croissance économique, les PME, la numérisation, la protection de l’environnement, la politique sociale et le développement rural.</p>

<p>Ces élections revêtent une importance particulière puisqu’elles interviennent dans le contexte plus large de la transformation institutionnelle engagée par le Kazakhstan.</p>

<p>Au-delà du résultat électoral lui-même, une question sera donc particulièrement observée : dans quelle mesure les nouvelles institutions permettront-elles une représentation politique plus diversifiée et un débat parlementaire plus substantiel ?</p>

<p>Pour les partenaires européens du Kazakhstan, la crédibilité du processus électoral, la participation des citoyens et le pluralisme politique constitueront nécessairement des indicateurs importants.</p>

<p>L’intelligence artificielle devient une priorité nationale</p>

<p>Un autre chantier stratégique avance rapidement : la transformation numérique.</p>

<p>Le Kazakhstan renforce progressivement son cadre juridique concernant les technologies numériques et l’intelligence artificielle.</p>

<p>Mais Astana ne souhaite manifestement pas limiter sa stratégie à la réglementation.</p>

<p>Le pays investit parallèlement dans la formation, l’enseignement supérieur, les compétences numériques et les infrastructures technologiques.</p>

<p>Parmi les projets annoncés figure notamment la création d’une université spécialisée dans l’intelligence artificielle.</p>

<p>L’objectif dépasse la simple modernisation administrative.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche à devenir l’un des principaux pôles technologiques d’Asie centrale et à préparer son économie à une transformation profonde du marché du travail provoquée par l’automatisation et l’IA.</p>

<p>Cette ambition pourrait devenir un élément important de la diversification économique du pays, historiquement fortement dépendant des hydrocarbures et des matières premières.</p>

<p>Énergie : moderniser sans faire exploser les prix</p>

<p>La transformation économique kazakhe passe également par un chantier beaucoup plus matériel : l’énergie.</p>

<p>Une partie importante des infrastructures électriques et thermiques du pays doit être modernisée.</p>

<p>La stratégie gouvernementale combine donc plusieurs éléments : nouvelles capacités de production, rénovation des réseaux électriques, modernisation des systèmes de chauffage et déploiement de technologies numériques.</p>

<p>Les compteurs intelligents et les systèmes centralisés de gestion énergétique devraient notamment permettre une meilleure surveillance de la consommation et des infrastructures.</p>

<p>Le défi est considérable.</p>

<p>Le Kazakhstan doit simultanément répondre à l’augmentation de la demande intérieure, sécuriser son approvisionnement énergétique, moderniser des infrastructures vieillissantes et préserver des prix suffisamment compétitifs pour les ménages comme pour les entreprises.</p>

<p>Le rail, autre instrument de puissance</p>

<p>Le développement du transport ferroviaire constitue un autre pilier de cette stratégie.</p>

<p>Les volumes de fret ferroviaire ont poursuivi leur progression durant le premier semestre 2026.</p>

<p>Cette évolution confirme une tendance géopolitique beaucoup plus large.</p>

<p>Grâce à sa position géographique, le Kazakhstan se trouve au centre des nouvelles routes commerciales reliant la Chine à l’Europe.</p>

<p>Le développement du Corridor médian, qui traverse notamment le Kazakhstan, la mer Caspienne, le Caucase et la Turquie avant de rejoindre l’Europe, offre au pays une opportunité stratégique majeure.</p>

<p>Astana investit donc dans l’extension du réseau, la modernisation du matériel roulant, les plateformes logistiques, la numérisation et même des systèmes de maintenance utilisant l’intelligence artificielle.</p>

<p>Le Kazakhstan ne veut plus seulement être un territoire traversé par les marchandises.</p>

<p>Il cherche progressivement à devenir un véritable hub logistique eurasiatique capable de capter une partie de la valeur économique générée par ces flux.</p>

<p>Astana accueille les Games of the Future 2026</p>

<p>Cette volonté d’accroître la visibilité internationale du pays passe également par le sport.</p>

<p>Astana accueille les Games of the Future 2026, une compétition réunissant sports traditionnels et e-sport.</p>

<p>Plus de 800 participants représentant plus de 50 nationalités participent à l’événement, organisé jusqu’au 9 août sur quatre sites.</p>

<p>La cérémonie d’ouverture a également revêtu une dimension diplomatique avec la présence des présidents de l’Ouzbékistan, du Kirghizstan et du Tadjikistan.</p>

<p>Pour Kassym-Jomart Tokaïev, l’événement doit incarner l’unité, l’amitié et l’innovation.</p>

<p>Mais il constitue aussi une vitrine du Kazakhstan moderne qu’Astana souhaite présenter au monde : technologiquement ambitieux, connecté à sa jeunesse et capable d’organiser de grandes manifestations internationales.</p>

<p>Un titre mondial historique en escrime</p>

<p>Le sport kazakh a parallèlement enregistré un résultat historique à Hong Kong.</p>

<p>L’équipe masculine d’épée a remporté la première médaille d’or du Kazakhstan aux Championnats du monde d’escrime de la FIE.</p>

<p>Les Kazakhs ont battu l’Ukraine 45 à 40 en finale après avoir éliminé successivement la Finlande, l’Ouzbékistan, le Danemark et l’Égypte.</p>

<p>Il s’agit du plus grand résultat obtenu jusqu’ici par le Kazakhstan dans l’histoire des Championnats du monde d’escrime.</p>

<p>Le patrimoine du Mangystau reconnu par l’UNESCO</p>

<p>Enfin, la semaine a également apporté une reconnaissance internationale importante au patrimoine culturel kazakh.</p>

<p>Cinq mosquées historiques creusées dans la roche dans la région du Mangystau ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.</p>

<p>Cette inscription constitue le premier nouveau site kazakh reconnu par l’organisation depuis plus de vingt ans.</p>

<p>Au-delà de la dimension patrimoniale et spirituelle, cette reconnaissance pourrait contribuer au développement touristique du Mangystau et renforcer la visibilité internationale d’une région encore relativement méconnue en Europe.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche désormais à transformer sa géographie en avantage stratégique</p>

<p>Pris séparément, ces différents événements pourraient sembler appartenir à des domaines très différents.</p>

<p>Mais ils dessinent en réalité une même trajectoire.</p>

<p>Le Kazakhstan cherche à transformer ce qui fut longtemps considéré comme une contrainte — son immense territoire enclavé entre plusieurs grandes puissances — en avantage géopolitique.</p>

<p>Sa proximité avec la Russie lui donne une importance diplomatique particulière dans le contexte ukrainien.</p>

<p>Sa frontière avec la Chine et son accès à la mer Caspienne lui permettent de devenir un maillon essentiel des corridors commerciaux eurasiatiques.</p>

<p>Ses ressources énergétiques et minérales renforcent son importance pour l’Europe.</p>

<p>Sa transformation numérique vise, quant à elle, à préparer l’après-hydrocarbures.</p>

<p>Et ses réformes institutionnelles doivent désormais accompagner cette montée en puissance économique et diplomatique.</p>

<p>C’est probablement là que se trouve le principal défi.</p>

<p>Car construire des chemins de fer, des centrales électriques, des plateformes logistiques ou des infrastructures numériques peut être relativement rapide.</p>

<p>Construire durablement la confiance politique, renforcer les institutions et développer une véritable culture du pluralisme demande généralement beaucoup plus de temps.</p>

<p>Le Kazakhstan entre ainsi dans une phase particulièrement intéressante de son histoire contemporaine.</p>

<p>Il ne cherche plus seulement à maintenir l’équilibre entre les grandes puissances qui l’entourent.</p>

<p>Il tente progressivement de devenir lui-même un acteur capable de peser sur les équilibres de l’Eurasie.</p>

<p>Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 21:38:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/kazakhstan-diplomatie-ukrainienne-elections-ia-et-corridors-eurasiatiques-au-coeur-dune-semaine-strategique-1785609786.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>İzmir ile Almatı arasında direkt uçuşlar başladı</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/izmir-ile-almati-arasinda-direkt-ucuslar-basladi-13945</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/izmir-ile-almati-arasinda-direkt-ucuslar-basladi-13945</guid>
                <description><![CDATA[Havalimanı işletmeciliğinde Türkiye’nin dünyadaki lider markası TAV Havalimanları tarafından işletilen İzmir Adnan Menderes ve Almatı havalimanları arasında direkt uçuşlar düzenlenen törenlerle başladı. SunExpress’in İzmir-Almatı hattındaki ilk seferi, 31 Temmuz 2026 tarihinde XQ822 sefer sayılı uçuşla, Boeing 737-800 tipindeki uçak ve 177 yolcuyla İzmir Adnan Menderes Havalimanı’ndan gerçekleştirildi. İlk sefer kapsamında İzmir Adnan Menderes Havalimanı’nda uğurlama, Almatı Havalimanı’nda ise karşılama töreni düzenlendi. İzmir-Almatı seferleri 31 Temmuz 2026’dan tarihinden itibaren Salı ve Cuma günleri olmak üzere haftada iki frekans olarak gerçekleştirilecek.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Havalimanı işletmeciliğinde Türkiye’nin dünyadaki lider markası TAV Havalimanları tarafından işletilen İzmir Adnan Menderes ve Almatı havalimanları arasında direkt uçuşlar düzenlenen törenlerle başladı. SunExpress’in İzmir-Almatı hattındaki ilk seferi, 31 Temmuz 2026 tarihinde XQ822 sefer sayılı uçuşla, Boeing 737-800 tipindeki uçak ve 177 yolcuyla İzmir Adnan Menderes Havalimanı’ndan gerçekleştirildi. İlk sefer kapsamında İzmir Adnan Menderes Havalimanı’nda uğurlama, Almatı Havalimanı’nda ise karşılama töreni düzenlendi. İzmir-Almatı seferleri 31 Temmuz 2026’dan tarihinden itibaren Salı ve Cuma günleri olmak üzere haftada iki frekans olarak gerçekleştirilecek.</p>

<p><strong>TAV Havalimanları Havalimanları Grup Başkanı Mete Erna </strong>”Portföyümüzde yer alan iki stratejik havalimanımızın bu yeni hatla birbirine bağlanmasından büyük memnuniyet duyuyoruz. TAV Havalimanları olarak faaliyet gösterdiğimiz her coğrafyada havayolu iş ortaklarımız ve tüm paydaşlarımızla birlikte destinasyonlarımızın bağlantılarını güçlendirmek, turizmin gelişimine katkı sağlamak ve yolcularımıza en iyi seyahat deneyimi sunmak için çalışıyoruz. Bu yeni hattın da Türkiye ile Kazakistan arasındaki turizm, ticaret ve kültürel ilişkileri daha da güçlendireceğine inanıyoruz,” dedi.</p>

<p>TAV Havalimanları tarafından işletilen İzmir Adnan Menderes Havalimanı, 2026 yılının ilk altı ayında 5 milyon 994 bin 584  yolcuya hizmet verirken, Almatı Havalimanı aynı dönemde 5 milyon 761 bin 269  yolcu ağırladı. Her iki havalimanı da 2025 yılında Skytrax Dünya Havalimanı Ödülleri’nde en iyi havalimanları arasında gösterildi.</p>

<p><strong>TAV Havalimanları hakkında</strong></p>

<p>Havalimanı finansmanı, geliştirme ve işletmeciliğinde küresel bir marka olan TAV Havalimanları, 2025’te 113 milyon yolcuya hizmet verdi. Şirket Türkiye, K. Makedonya, Gürcistan, Kazakistan, Tunus, Letonya, Suudi Arabistan ve Hırvatistan’da toplam 15 havalimanında faaliyet gösteriyor. TAV Havalimanları, iştirakleriyle gümrüksüz mağazacılık, yiyecek-içecek, yer hizmetleri, bilişim, özel güvenlik ve ticari işler olmak üzere havalimanı operasyonun her adımında entegre hizmet sunuyor. Şirket hisseleri Borsa İstanbul’da işlem görüyor ve BIST Sürdürülebilirlik Endeksi’nde yer alıyor. TAV Havalimanları 2050’de net sıfır emisyon hedefiyle hareket ediyor.</p>

<p> </p>

<p>Kaynak: (BYZHA) Beyaz Haber Ajansı</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 21:06:02 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/08/izmir-ile-almati-arasinda-direkt-ucuslar-basladi-1785607562.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Guerre en Ukraine : Tokaïev propose à Poutine un gel du conflit et un retour aux négociations sous un format « Istanbul 2.0 »</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/guerre-en-ukraine-tokaiev-propose-a-poutine-un-gel-du-conflit-et-un-retour-aux-negociations-sous-un-format-istanbul-20-13784</link>
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                <description><![CDATA[Guerre en Ukraine : Tokaïev propose à Poutine un gel du conflit et un retour aux négociations sous un format « Istanbul 2.0 »]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Guerre en Ukraine : Tokaïev propose à Poutine un gel du conflit et un retour aux négociations sous un format « Istanbul 2.0 »</h1>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p>Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a proposé à son homologue russe Vladimir Poutine d’envisager un gel de la guerre en Ukraine et une reprise des négociations de paix dans le cadre d’un nouveau format diplomatique qu’il a qualifié d’« Istanbul 2.0 ».</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/4d3537d0-622a-4461-8e73-348f54cd60f6.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Cette proposition aurait été formulée lors d’une rencontre entre les deux dirigeants à Omsk, en marge du 22ᵉ Forum de coopération interrégionale entre le Kazakhstan et la Russie, selon le média kazakh Ulysmedia.kz.</p>

<h2>Une guerre dont les fondements restent « difficiles à comprendre »</h2>

<p>Au cours de leurs échanges, Kassym-Jomart Tokaïev a estimé que la guerre entre la Russie et l’Ukraine se distinguait profondément de nombreux autres conflits régionaux.</p>

<p>Le président kazakh a notamment établi une comparaison avec le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, dont les racines historiques, territoriales et politiques étaient, selon lui, clairement identifiables.</p>

<p>« La nature de ce conflit n’est pas entièrement claire pour beaucoup de personnes, y compris pour nous. Le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, y compris lorsqu’il était gelé, avait des causes parfaitement identifiables, profondément enracinées dans l’histoire. Ici, il est très difficile d’en comprendre l’essence », a déclaré Tokaïev.</p>

<p>Par cette analyse, le dirigeant kazakh semble vouloir souligner le caractère particulièrement complexe de la guerre russo-ukrainienne, dans laquelle se mêlent considérations historiques, rivalités géopolitiques, enjeux sécuritaires et confrontation indirecte entre la Russie et les puissances occidentales.</p>

<h2>La proposition d’un format « Istanbul 2.0 »</h2>

<p>Kassym-Jomart Tokaïev a ensuite suggéré qu’un gel des hostilités pourrait permettre d’ouvrir une nouvelle phase diplomatique.</p>

<p>Le président kazakh a évoqué la possibilité de reprendre les discussions dans le cadre d’une formule qu’il a baptisée « Istanbul 2.0 », en référence aux négociations organisées en Turquie au début de la guerre.</p>

<p>Selon lui, les précédents pourparlers d’Istanbul avaient permis d’enregistrer des avancées significatives et pourraient servir de base à une nouvelle tentative de règlement politique.</p>

<p>La proposition ne signifie pas nécessairement la conclusion immédiate d’un accord de paix. Elle vise plutôt à suspendre les opérations militaires, stabiliser les lignes de front et créer les conditions minimales nécessaires à une reprise des négociations.</p>

<p>En réponse, Vladimir Poutine aurait indiqué qu’il informerait son homologue kazakh de l’état actuel du dossier ainsi que de la position russe sur cette éventuelle initiative diplomatique.</p>

<h2>Le Kazakhstan cherche-t-il à jouer un rôle de médiateur ?</h2>

<p>Cette déclaration confirme la volonté croissante du Kazakhstan de se positionner comme un acteur diplomatique équilibré entre la Russie, l’Ukraine, l’Union européenne, la Chine et les États-Unis.</p>

<p>Astana entretient des relations stratégiques étroites avec Moscou, notamment dans les domaines économique, énergétique et sécuritaire. Toutefois, les autorités kazakhes veillent également à préserver leur souveraineté politique et à maintenir des relations solides avec les puissances occidentales.</p>

<p>Depuis le début de la guerre, le Kazakhstan tente ainsi de préserver une ligne diplomatique prudente : ne pas rompre avec la Russie, tout en évitant de s’aligner totalement sur les positions du Kremlin.</p>

<p>La proposition d’un « Istanbul 2.0 » pourrait donc être interprétée comme une tentative de renforcer le rôle du Kazakhstan en tant que puissance de médiation au cœur de l’Eurasie.</p>

<h2>Une rencontre bilatérale stratégique à Omsk</h2>

<p>Kassym-Jomart Tokaïev s’est rendu à Omsk le 25 juillet afin de participer au 22ᵉ Forum de coopération interrégionale entre le Kazakhstan et la Russie.</p>

<p>En marge de cet événement, les présidents kazakh et russe ont tenu des discussions bilatérales consacrées au développement de la coopération économique et politique entre les deux pays, mais également aux principales crises internationales.</p>

<p>Les relations entre Astana et Moscou reposent sur une forte interdépendance économique. La Russie demeure l’un des principaux partenaires commerciaux du Kazakhstan, tandis que les deux pays partagent une frontière de plus de 7 500 kilomètres, l’une des plus longues frontières terrestres au monde.</p>

<p>Dans ce contexte, toute évolution de la guerre en Ukraine a des conséquences directes sur la sécurité, les échanges commerciaux et les équilibres diplomatiques de l’Asie centrale.</p>

<h2>Les attaques contre le CPC également au centre des discussions</h2>

<p>Les attaques visant les infrastructures du Caspian Pipeline Consortium, plus connu sous le sigle CPC, figuraient également parmi les sujets susceptibles d’être abordés lors de la rencontre.</p>

<p>À la veille des discussions, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait indiqué que les frappes contre les installations du consortium ne concernaient pas uniquement les intérêts russes.</p>

<p>Selon lui, ces attaques affectent également le Kazakhstan ainsi que plusieurs entreprises américaines présentes dans l’actionnariat du CPC.</p>

<p>Le Caspian Pipeline Consortium constitue en effet la principale voie d’exportation du pétrole kazakh vers les marchés internationaux. Le réseau transporte une part majeure de la production pétrolière du Kazakhstan depuis les champs situés près de la mer Caspienne jusqu’au terminal russe de Novorossiïsk, sur la mer Noire.</p>

<p>Toute perturbation de cette infrastructure représente donc un risque stratégique pour Astana, mais également pour les marchés énergétiques mondiaux.</p>

<h2>Une proposition diplomatique aux enjeux multiples</h2>

<p>L’initiative avancée par Kassym-Jomart Tokaïev intervient dans un contexte où les perspectives d’une résolution militaire du conflit paraissent de plus en plus incertaines.</p>

<p>Le concept de gel du conflit pourrait permettre de réduire temporairement les affrontements, mais il comporte également plusieurs risques. Une suspension des hostilités sans accord politique définitif pourrait transformer la guerre en conflit durablement gelé, comme cela a été observé dans plusieurs régions de l’espace postsoviétique.</p>

<p>Tout dépendrait donc des garanties de sécurité, du statut des territoires occupés, des modalités de contrôle du cessez-le-feu et de la volonté réelle des parties de parvenir à une solution politique.</p>

<p>Pour le Kazakhstan, l’enjeu dépasse néanmoins la seule guerre en Ukraine. Astana cherche à protéger ses intérêts économiques, à préserver ses relations avec la Russie et à éviter que l’instabilité géopolitique ne menace ses exportations énergétiques.</p>

<p>En proposant un retour au dialogue sous un format « Istanbul 2.0 », Kassym-Jomart Tokaïev tente ainsi de promouvoir une voie diplomatique pragmatique, tout en renforçant le positionnement du Kazakhstan comme acteur central de la stabilité régionale.</p>

<p>La question reste désormais de savoir si Moscou, Kyiv et leurs partenaires internationaux sont prêts à envisager sérieusement cette nouvelle formule de négociation.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 13:02:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/guerre-en-ukraine-tokaiev-propose-a-poutine-un-gel-du-conflit-et-un-retour-aux-negociations-sous-un-format-istanbul-20-1785060335.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Taz Skylar annoncé comme nouvel invité vedette du Comic Con Astana 2026</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/taz-skylar-annonce-comme-nouvel-invite-vedette-du-comic-con-astana-2026-13783</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/taz-skylar-annonce-comme-nouvel-invite-vedette-du-comic-con-astana-2026-13783</guid>
                <description><![CDATA[Taz Skylar annoncé comme nouvel invité vedette du Comic Con Astana 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px">Taz Skylar annoncé comme nouvel invité vedette du Comic Con Astana 2026</span></p>

<p><em><span style="font-size:14px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:14px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/755287897_898118926689463_1079002166711493092_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></span></em></p>

<p>ASTANA – L’acteur britannico-espagnol Taz Skylar, mondialement connu pour son interprétation de Sanji dans l’adaptation en prises de vues réelles de One Piece produite par Netflix, a été annoncé comme nouveau headliner de la cinquième édition du Comic Con Astana, qui se déroulera du 6 au 9 août 2026.</p>

<p>Au-delà de sa carrière d’acteur, Taz Skylar est également scénariste, réalisateur et producteur. Passionné de sports extrêmes, il a remporté un People’s Choice Award pour son court métrage Multi-Facial.</p>

<p>Rencontre avec les fans</p>

<p>Durant le festival, Taz Skylar participera à plusieurs événements majeurs :</p>

<p>* une apparition sur la scène principale ;</p>

<p>* une séance de questions-réponses (Q&amp;A) avec le public ;</p>

<p>* des séances de dédicaces ;</p>

<p>* des séances photos avec les visiteurs.</p>

<p>Une programmation prestigieuse</p>

<p>L’acteur rejoint une affiche déjà très attendue, qui comprend notamment :</p>

<p>* Nikolaj Coster-Waldau, célèbre pour son rôle de Jaime Lannister dans Game of Thrones ;</p>

<p>* Iñaki Godoy, interprète de Monkey D. Luffy dans One Piece ;</p>

<p>Le festival accueillera également :</p>

<p>* le célèbre duo Kamui Cosplay ;</p>

<p>* les créateurs de contenu SuperCrastan (Danya Kraster), Jane Kravitz, Karrambaby, Dobryak et Dalbek.</p>

<p>Le groupe K-pop Kandis également attendu</p>

<p>Le groupe sud-coréen Kandis se produira également sur scène. Le quatuor s’était fait connaître au Kazakhstan lors du concours télévisé international Silk Way Star, où son interprétation en coréen de la chanson kazakhe « Kesh Meni » (« Pardonne-moi ») était devenue virale sur les réseaux sociaux.</p>

<p>Deux sites pour célébrer le cinquième anniversaire</p>

<p>Pour cette édition anniversaire, le Comic Con Astana sera organisé sur deux sites :</p>

<p>* Barys Arena accueillera la scène principale ainsi que les rencontres avec les célébrités internationales.</p>

<p>* Le Palais de glace Alau sera consacré aux espaces thématiques, aux exposants, aux partenaires, aux zones de jeux vidéo, aux présentations et aux animations interactives.</p>

<p>L’un des plus grands concours cosplay d’Asie centrale</p>

<p>Le concours international de cosplay fera son retour avec une dotation totale de 20 millions de tenges (environ 42 800 dollars américains), ce qui en fait l’un des tournois de cosplay les mieux dotés de toute l’Asie centrale.</p>

<p>Un rendez-vous incontournable de la pop culture en Asie centrale</p>

<p>En seulement cinq éditions, Comic Con Astana s’est imposé comme le plus grand festival de culture populaire moderne d’Asie centrale. Parmi les précédents invités prestigieux figurent notamment :</p>

<p>* Mads Mikkelsen ;</p>

<p>* Andy Serkis ;</p>

<p>* Pilou Asbæk ;</p>

<p>* Scott Adkins ;</p>

<p>* Esai Morales ;</p>

<p>* Michael Rooker ;</p>

<p>* Sean Gunn ;</p>

<p>* Percy Hynes White ;</p>

<p>* Pierre Spengler ;</p>

<p>* Alexander Kuznetsov.</p>

<p>Pour plus d’informations sur le festival, consultez l’article original de The Astana Times⁠</p>

<p><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fastanatimes.com%2F2026%2F07%2Ftaz-skylar-announced-as-new-headline-guest-for-comic-con-astana-2026%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExQldsZDZIb2t0dlRNbGVFWnNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR4ahjPIToYvcV8a79OQZGnyxt0uCHokDABoeVi8MCZCeSsl2ZzgJ8R9s9bVJA_aem_J-sYDUIoKpsEJC_isyvk7g&amp;h=AUC4U8HjI6GzBTdZ5lPhvTcsZmF5LptvTGVjMnFkQu9JX2_fxepTqK02D3IIM047BVbujYAyuudCMJ5oEA7-lSMOOcRzQwFfYbQpKXQ5mRHzgn1RrBSHpiCWXy0jleg9UPhIlXth3YKbf7kHwjGgEPzL7IS_ZBTQ&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AUC4tfyOxPZyBI3OIPBbrqjwA1W5K_vEF5EVVf1oh4ttZDSs71KXqFXPsNH6FhgXDPp4Tcby5qaKnTWILeHOzHW8eqEiOHWUCAsfekL3ISEMX9qRPDRb3B4NcIr8eGnlW9iBRrBvwri1gD5qL_23rJepcQJwfnjANXfIv2eGCxfUEMntrar7TWb5Y7tNMtc" rel="nofollow" tabindex="0" target="_blank">https://astanatimes.com/.../taz-skylar-announced-as-new.../</a></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 12:48:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/taz-skylar-annonce-comme-nouvel-invite-vedette-du-comic-con-astana-2026-1785059450.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : énergie, diplomatie, souveraineté technologique… les dix faits marquants de la semaine</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-energie-diplomatie-souverainete-technologique-les-dix-faits-marquants-de-la-semaine-13730</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-energie-diplomatie-souverainete-technologique-les-dix-faits-marquants-de-la-semaine-13730</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : énergie, diplomatie, souveraineté technologique… les dix faits marquants de la semaine]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px"><strong>Kazakhstan : énergie, diplomatie, souveraineté technologique… les dix faits marquants de la semaine</strong></span></p>

<p><span style="font-size:20px"><em>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</em></span></p>

<p><span style="font-size:24px">La semaine du 17 au 23 juillet 2026 a confirmé la volonté du Kazakhstan de poursuivre sa stratégie de diversification économique tout en consolidant son rôle d’acteur géopolitique incontournable entre l’Europe et l’Asie.</span></p>

<p>Entre les attaques contre ses infrastructures pétrolières, le renforcement de ses relations avec la Belgique, ses investissements dans les technologies spatiales, la transition énergétique, la restauration de la mer d’Aral et la préparation de nouvelles réformes institutionnelles, Astana poursuit une politique visant à renforcer sa souveraineté dans un environnement international de plus en plus instable.</p>

<p>1. Une crise énergétique après les attaques contre les pétroliers du CPC</p>

<p>L’événement majeur de la semaine reste l’attaque menée par des drones contre plusieurs pétroliers au terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC) en mer Noire.</p>

<p>Le CPC constitue la principale artère énergétique du Kazakhstan, puisqu’il assure près de 80 % des exportations nationales de pétrole.</p>

<p>À la suite de ces attaques :</p>

<p>1. Le chargement des navires a été temporairement suspendu.</p>

<p>2. Plusieurs compagnies ont réduit leur production.</p>

<p>3. Le gigantesque champ pétrolier de Tengiz a fortement ralenti son activité afin d’éviter une saturation des capacités de stockage.</p>

<p>Si aucun déversement de pétrole ni perte humaine n’ont été signalés, Astana considère désormais ces attaques comme une menace directe contre la sécurité énergétique mondiale et contre les chaînes internationales d’approvisionnement.</p>

<p>Au-delà du conflit régional, cette affaire rappelle la vulnérabilité des infrastructures énergétiques stratégiques.</p>

<p>2. Le rapprochement diplomatique avec la Belgique se poursuit</p>

<p>La diplomatie kazakhe a également occupé une place importante cette semaine.</p>

<p>À l’occasion de la Fête nationale belge, le président Kassym-Jomart Tokaïev a adressé un message officiel de félicitations au roi Philippe, saluant les excellentes relations entre les deux pays.</p>

<p>À Bruxelles, l’ambassadeur Roman Vassilenko a participé aux cérémonies officielles et a rencontré plusieurs responsables politiques belges, notamment :</p>

<p>1. Le Premier ministre Bart De Wever.</p>

<p>2. Le président de la Chambre Peter De Roover.</p>

<p>3. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot.</p>

<p>4. Le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale Boris Dilliès.</p>

<p>Cette séquence confirme la dynamique engagée après la récente visite officielle de Tokaïev à Bruxelles et témoigne du renforcement du partenariat entre le Kazakhstan, la Belgique et l’Union européenne.</p>

<p>3. KazSat-3R : un nouveau satellite pour renforcer la souveraineté numérique</p>

<p>Le gouvernement kazakh a officiellement lancé le développement du satellite de télécommunications KazSat-3R, pour un investissement initial de 22 millions de dollars.</p>

<p>Ce futur satellite remplacera KazSat-3, dont la durée de vie opérationnelle prendra fin en 2029.</p>

<p>Les objectifs sont multiples :</p>

<p>1. Moderniser les télécommunications nationales.</p>

<p>2. Améliorer la couverture Internet dans les régions isolées.</p>

<p>3. Développer les services audiovisuels.</p>

<p>4. Renforcer la cybersécurité.</p>

<p>5. Accroître l’autonomie technologique du pays.</p>

<p>Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance technologique extérieure.</p>

<p>4. Le Kazakhstan demeure le principal pôle d’investissements étrangers en Asie centrale</p>

<p>Les dernières statistiques régionales confirment que le Kazakhstan reste la première destination des investissements directs étrangers (IDE) en Asie centrale.</p>

<p>Le pays concentre près de 66 % du stock régional, soit 156,4 milliards de dollars.</p>

<p>Cette position dominante repose notamment sur :</p>

<p>1. Les secteurs miniers.</p>

<p>2. L’énergie.</p>

<p>3. Les infrastructures.</p>

<p>4. Les transports.</p>

<p>5. Les industries de transformation.</p>

<p>Toutefois, l’Ouzbékistan affiche une progression particulièrement dynamique en attirant davantage de nouveaux investissements au cours de l’année 2025, ce qui traduit une concurrence régionale de plus en plus forte.</p>

<p>5. QaJET : la transition énergétique se prépare avant la COP31</p>

<p>Le Kazakhstan poursuit également les préparatifs de la plateforme QaJET (National Investment Platform for a Just Energy Transition) en coopération avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).</p>

<p>Son lancement officiel est prévu lors de la COP31, organisée à Antalya.</p>

<p>Cette plateforme doit permettre :</p>

<p>1. D’attirer davantage de capitaux internationaux.</p>

<p>2. De financer les infrastructures vertes.</p>

<p>3. D’accélérer les investissements climatiques.</p>

<p>4. D’accompagner la transition énergétique du pays.</p>

<p>6. La restauration de la mer d’Aral se poursuit</p>

<p>Le gouvernement poursuit l’un des plus importants programmes environnementaux de la région.</p>

<p>Parmi les principaux projets figurent :</p>

<p>1. La reconstruction du barrage de Kokaral.</p>

<p>2. La création de 42 nouveaux réservoirs.</p>

<p>3. La rénovation de 37 ouvrages hydrauliques.</p>

<p>4. La modernisation de 14 500 kilomètres de canaux d’irrigation.</p>

<p>Ces investissements répondent aux défis du changement climatique et visent à renforcer la sécurité hydrique du Kazakhstan.</p>

<p>7. Les élections du Kurultai sous observation internationale</p>

<p>Le processus de mise en œuvre de la nouvelle Constitution adoptée le 1er juillet 2026 se poursuit.</p>

<p>L’OSCE/BIDDH déploiera 22 observateurs internationaux de longue durée afin de suivre les élections du futur Kurultai, prévues au mois d’août.</p>

<p>Cette mission constitue une étape importante dans l’accompagnement des nouvelles réformes politiques engagées par Astana.</p>

<p>8. Kashagan : des tensions avec le consortium pétrolier</p>

<p>Le gouvernement kazakh a également adopté un ton plus ferme vis-à-vis du consortium exploitant le gigantesque gisement pétrolier de Kashagan.</p>

<p>Les autorités reprochent au consortium de ne pas avoir réglé une importante amende environnementale de plusieurs milliards de dollars.</p>

<p>Alors qu’un arbitrage international est en cours, Astana évoque désormais d’éventuelles poursuites pénales.</p>

<p>Ce dossier illustre la volonté croissante des autorités kazakhes de mieux encadrer les grands groupes internationaux opérant sur leur territoire.</p>

<p>9. L’acier automobile devient une nouvelle priorité industrielle</p>

<p>Le groupe sidérurgique Qarmet, en partenariat avec plusieurs industriels, prépare la création d’une filière nationale de production d’acier destiné à l’industrie automobile.</p>

<p>L’objectif est de lancer cette production d’ici 2028 afin d’augmenter la valeur ajoutée industrielle du pays et de réduire sa dépendance aux importations dans ce secteur stratégique.</p>

<p>10. Bibisara Assaubayeva parmi les meilleures joueuses du monde</p>

<p>Sur le plan sportif, la grande maîtresse internationale Bibisara Assaubayeva figure parmi les finalistes des premiers FIDE Excellence Awards, dans la catégorie de la meilleure joueuse d’échecs.</p>

<p>La cérémonie de remise des prix se déroulera en septembre prochain à Samarcande, confirmant une nouvelle fois le rayonnement international des échecs kazakhs.</p>

<p>Analyse – Bruxelles Korner</p>

<p>Les développements de cette semaine mettent en évidence quatre axes stratégiques qui structurent désormais la politique du Kazakhstan.</p>

<p>1. Sécuriser les exportations énergétiques, devenues un enjeu géopolitique majeur après les attaques contre les infrastructures du CPC.</p>

<p>2. Renforcer la souveraineté technologique grâce aux investissements dans les satellites, les télécommunications et les infrastructures numériques.</p>

<p>3. Maintenir l’attractivité économique du pays tout en développant une industrie nationale davantage orientée vers la transformation et les technologies à forte valeur ajoutée.</p>

<p>4. Poursuivre les réformes institutionnelles et environnementales à travers la nouvelle Constitution, la préparation du Kurultai, les investissements dans la transition énergétique et les projets de restauration de la mer d’Aral.</p>

<p>Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la compétition croissante pour les ressources stratégiques, le Kazakhstan cherche à consolider sa position de puissance pivot entre l’Europe et l’Asie. Cette stratégie s’appuie sur un équilibre entre diplomatie, sécurité énergétique, modernisation économique et affirmation progressive de sa souveraineté technologique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 25 Jul 2026 00:29:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstan-energie-diplomatie-souverainete-technologique-les-dix-faits-marquants-de-la-semaine-1784929014.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Tajikistan and the Industrialization Option: Opportunities for Transformation and Implementation Challenges</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistan-and-the-industrialization-option-opportunities-for-transformation-and-implementation-challenges-13690</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/tajikistan-and-the-industrialization-option-opportunities-for-transformation-and-implementation-challenges-13690</guid>
                <description><![CDATA[Tajikistan and the Industrialization Option: Opportunities for Transformation and Implementation Challenges]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px"><strong>Tajikistan and the Industrialization Option: Opportunities for Transformation and Implementation Challenges</strong></span><br />
<br />
<em><span style="font-size:18px">By Abdulhamid Hamid Al-Kba</span></em><br />
<br />
<span style="font-size:18px"><em><strong>Opinion Writer Specializing in Central Asia and South Caucasus Affairs</strong></em></span><br />
<br />
Tajikistan is currently facing a decisive test of its development ambitions. During a recent meeting in the Sughd region, President Emomali Rahmon delivered a clear and unequivocal message: exporting raw minerals is no longer acceptable. Every ton of mineral resources must now be processed domestically and transformed into finished products before being exported. This policy represents a determined effort to move away from the country’s traditional resource-dependent economic model. What stands out most is the government’s commitment to advancing this strategy despite significant structural challenges.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/745940844_1416755283716192_6038925200304720151_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /><br />
<br />
The Ministry of Energy and Water Resources stated that the President has instructed regional and local authorities to urgently improve the industrial investment climate, develop infrastructure, allocate land for new projects, and support private export-oriented initiatives.<br />
<br />
President Rahmon stressed that developing the mining sector is a national priority and that raw minerals must be processed locally before export. He also called on entrepreneurs and investors to expand manufacturing capacity and produce competitive industrial goods. Consequently, attracting private investment has become a cornerstone of the country’s industrial policy, particularly in mining, construction materials, energy, chemicals, and food processing.<br />
<br />
The core strategic shift lies in gradually moving from exporting raw minerals to producing high-value industrial goods. To support this transition, the President has ordered the preparation of a national ferrous metals industry development program through 2035, with the objective of establishing a complete industrial value chain.<br />
<br />
According to Minister of Industry Sherali Kabir, industrial output reached 33.8 billion somoni during the first half of 2026, representing a 14.1% increase compared with the same period last year. Tajikistan now ranks among the fastest-growing industrial economies in the Commonwealth of Independent States (CIS), with the Sughd region accounting for 60.8% of the country’s total industrial production. During this period, 191 new industrial enterprises were established, creating 1,160 jobs and attracting approximately 4.9 billion somoni in investments.<br />
<br />
This momentum is also reflected in foreign trade. Total trade with 127 countries reached $6.8 billion during the first half of 2026, an increase of 43.8% year-on-year. Exports rose to $1.6 billion (+65.3%), with industrial products accounting for 97.4% of total exports. The country’s principal export destinations included Switzerland, China, Türkiye, Uzbekistan, and Belgium. Precious metals and gemstones generated $517 million, while ores and concentrates contributed $451.7 million.<br />
<br />
None of these ambitions can be achieved without modern infrastructure. Tajikistan is currently implementing 11 major road and transport projects valued at more than $1.193 billion. Meanwhile, construction of the Tajik Metallurgical Complex continues, with plans to incorporate seven industrial enterprises by 2029.<br />
<br />
President Rahmon has explicitly linked this project to strengthening the country’s industrial self-reliance. He argues that greater self-sufficiency in the metals sector will enable Tajikistan to carry out large-scale national projects with fewer external constraints, whether arising from international sanctions or global crises. A fully integrated production cycle would enhance the country’s capacity to build industrial cities, strategic transport corridors, power plants, and other critical infrastructure.<br />
<br />
This strategy is significant because it aims to increase domestic value addition, generate sustainable employment, reduce dependence on imports, and strengthen exports. It also creates new opportunities for international cooperation, particularly with China.<br />
<br />
Nevertheless, significant challenges remain. Limited domestic financing, a shortage of skilled technical workers, difficulties in attracting Western investment in a complex geopolitical environment, and periodic electricity shortages could all constrain the development of heavy industry. At the same time, heavy reliance on Chinese investment presents both opportunities and strategic risks. Ultimately, the success of this industrial transformation will depend on sustained political commitment and transparent implementation.<br />
<br />
Today, Tajikistan is attempting to write a new chapter in its economic history. Recent indicators—14.1% industrial growth, $1.6 billion in exports, and $6.8 billion in total trade—provide grounds for cautious optimism.<br />
<br />
If the country successfully implements its ferrous metals development program through 2035 and succeeds in building genuine domestic industrial capacity, it could achieve meaningful economic diversification and emerge as a significant industrial player in Central Asia.<br />
<br />
The opportunity is real, and the political commitment appears strong. In the end, however, implementation will be the decisive factor.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 02:16:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/tajikistan-and-the-industrialization-option-opportunities-for-transformation-and-implementation-challenges-1784589491.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : une semaine décisive entre réformes politiques, souveraineté économique et ambition technologique</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-une-semaine-decisive-entre-reformes-politiques-souverainete-economique-et-ambition-technologique-13668</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-une-semaine-decisive-entre-reformes-politiques-souverainete-economique-et-ambition-technologique-13668</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : une semaine décisive entre réformes politiques, souveraineté économique et ambition technologique]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px">Kazakhstan : une semaine décisive entre réformes politiques, souveraineté économique et ambition technologique</span><br />
<br />
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>

<p>Kazakhstan in Focus – Analyse stratégique / Newsletter n°73 – 16 juillet 2026</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/748873702_1056159496847716_4768331331301338005_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p><br />
<br />
La 73e édition de la newsletter de l’Ambassade du Kazakhstan en Belgique met en évidence une stratégie désormais clairement assumée par Astana : construire simultanément un État politiquement plus institutionnalisé, une économie plus diversifiée, une place financière régionale et un pôle technologique de premier plan en Asie centrale.<br />
<br />
Plutôt qu’une succession d’annonces isolées, cette édition révèle une vision cohérente autour de cinq axes majeurs.<br />
<br />
1. Le Kazakhstan entre dans la dernière ligne droite des élections du Kurultai<br />
<br />
La Commission électorale centrale a clôturé la phase de dépôt des candidatures pour les élections du 23 août 2026.<br />
<br />
Les chiffres sont significatifs :<br />
<br />
* 7 partis politiques<br />
* 546 candidats<br />
* premières délégations d’observateurs internationaux déjà accréditées<br />
* accent particulier sur l’accessibilité pour les personnes handicapées.<br />
<br />
Le pouvoir souhaite démontrer que les nouvelles institutions créées par la réforme constitutionnelle fonctionnent désormais selon un calendrier démocratique normalisé.<br />
<br />
Le Kurultai devient progressivement l’une des nouvelles institutions centrales de la gouvernance kazakhe.<br />
<br />
2. Astana confirme son ambition de devenir le centre financier de l’Asie centrale<br />
<br />
Les Astana Finance Days 2026 (9-10 septembre) réuniront :<br />
<br />
* investisseurs internationaux<br />
* banques<br />
* fonds souverains<br />
* fintech<br />
* intelligence artificielle<br />
* finance verte<br />
* marchés des capitaux.<br />
<br />
L’objectif est clair :<br />
<br />
faire de l’AIFC l’équivalent régional du DIFC de Dubaï ou du Singapore Financial Centre.<br />
<br />
Le Kazakhstan ne cherche plus uniquement à attirer des investisseurs dans les matières premières mais également dans :<br />
<br />
* les services financiers<br />
* les technologies<br />
* les capitaux internationaux.<br />
<br />
3. Les indicateurs économiques restent solides<br />
<br />
Les chiffres publiés sont particulièrement positifs.<br />
<br />
Investissements<br />
<br />
Plus de 9,5 trillions de tenges investis au premier semestre 2026.<br />
<br />
Le secteur privé représente désormais :<br />
<br />
87 % de l’investissement national.<br />
<br />
La croissance est particulièrement forte dans :<br />
<br />
* les télécommunications<br />
* l’industrie manufacturière<br />
* la construction<br />
* l’agriculture.<br />
<br />
Le PIB progresse de 4,1 %.<br />
<br />
Ces résultats montrent que la diversification économique avance progressivement.<br />
<br />
4. Le Kazakhstan domine toujours l’investissement en Asie centrale<br />
<br />
Les données de l’ESCAP sont particulièrement impressionnantes.<br />
<br />
En 2025 :<br />
<br />
* 19 milliards de dollars d’investissements Greenfield<br />
* 89 % de tous les nouveaux investissements industriels d’Asie centrale.<br />
<br />
Le Kazakhstan confirme très largement sa position de première économie régionale.<br />
<br />
Les principaux secteurs restent :<br />
<br />
* industrie<br />
* commerce<br />
* mines<br />
* production.<br />
<br />
5. Une offensive dans les actifs numériques<br />
<br />
Le président Kassym-Jomart Tokaïev a signé un nouveau décret destiné à accélérer le développement :<br />
<br />
* des crypto-actifs réglementés<br />
* des stablecoins<br />
* des paiements transfrontaliers<br />
* des incitations fiscales<br />
* de la finance numérique.<br />
<br />
L’objectif est double :<br />
<br />
attirer des capitaux internationaux tout en développant une réglementation favorable mais encadrée.<br />
<br />
Astana cherche ici à prendre une longueur d’avance sur plusieurs pays voisins.<br />
<br />
6. L’intelligence artificielle devient une priorité nationale<br />
<br />
Astana Hub lance MedHub HAQ, une plateforme entièrement dédiée à l’IA médicale.<br />
<br />
Objectifs annoncés :<br />
<br />
* plus de 150 startups<br />
* une centaine de projets pilotes<br />
* accès sécurisé aux données médicales anonymisées<br />
* validation clinique des solutions.<br />
<br />
Le Kazakhstan ne veut plus uniquement être consommateur de technologies mais producteur d’innovations régionales.<br />
<br />
7. L’archéologie au service du soft power<br />
<br />
Les fouilles de Kultobe ont permis de découvrir :<br />
<br />
* 14 nouveaux fragments d’inscriptions<br />
* plusieurs centaines de caractères inconnus<br />
* de nombreux objets de l’ancien royaume de Kangju.<br />
<br />
Ces découvertes renforcent la stratégie culturelle du Kazakhstan visant à valoriser son patrimoine historique et son identité nationale.<br />
<br />
8. Le “Golden Man” continue de livrer ses secrets<br />
<br />
Une étude publiée dans Science Advances conclut que le célèbre Golden Man appartenait très probablement au peuple Saka.<br />
<br />
Les chercheurs montrent également que le pouvoir politique se transmettait largement au sein des lignées familiales durant l’âge du Fer.<br />
<br />
Cette découverte apporte de nouvelles informations sur l’organisation sociale des peuples nomades des steppes eurasiennes.<br />
<br />
<br />
<br />
À quelques semaines des premières élections du Kurultai prévues le 23 août 2026, le Kazakhstan traverse une période charnière. Les annonces de cette semaine ne relèvent pas d’une simple communication gouvernementale : elles traduisent une stratégie d’ensemble visant à repositionner le pays comme puissance régionale, capable de conjuguer stabilité politique, souveraineté économique et innovation technologique.<br />
<br />
Au-delà des indicateurs économiques, Astana cherche aujourd’hui à redéfinir sa place dans l’Eurasie de demain.<br />
<br />
Le Kurultai : première étape du nouveau modèle institutionnel<br />
<br />
La Commission électorale centrale a officiellement achevé la phase de dépôt des candidatures pour les élections du Kurultai. Sept partis politiques ont présenté 546 candidats, tandis que les premiers observateurs internationaux ont été accrédités. Les autorités ont également annoncé des mesures renforçant l’accessibilité du scrutin aux personnes en situation de handicap. (Wikipédia⁠￼)<br />
<br />
Ces élections représentent bien davantage qu’un simple renouvellement parlementaire. Elles constituent le premier test grandeur nature de la nouvelle architecture institutionnelle issue de la Constitution entrée en vigueur le 1er juillet 2026, qui remplace l’ancien Parlement bicaméral par un Kurultai monocaméral. Cette réforme vise à moderniser les institutions tout en consolidant la gouvernance de l’État. (Wikipédia⁠￼)<br />
<br />
Une souveraineté économique assumée<br />
<br />
Sur le plan économique, les signaux demeurent solides.<br />
<br />
Les investissements en capital fixe ont dépassé 9 500 milliards de tenges au premier semestre 2026, tandis que le secteur privé représente désormais près de 87 % des investissements nationaux. La croissance touche notamment les télécommunications, l’industrie manufacturière, la construction et l’agriculture.<br />
<br />
Ces performances confirment que le Kazakhstan poursuit sa stratégie de diversification afin de réduire progressivement sa dépendance aux hydrocarbures et de renforcer sa résilience économique. Les investissements étrangers continuent d’affluer, le pays concentrant près de 89 % des investissements Greenfield de toute l’Asie centrale, confirmant son statut de première destination régionale pour les capitaux internationaux. (<a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Feureporter.co%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExbnBiQzdRYWczREJjMTFFR3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR66sRizB_X4LJyouipKcwlAMi3NROH__chzeX85esWDbJaxe_13pIr07mErew_aem_WWSAlV-PDPn1yXm4_26xTg&amp;h=AUCmgAPXc-hw1TzK8PORRobAacy5xd2aCxsyqhhrZiuv6RjkrC5IYWyYezMiD7eUbihbSimnGiIiMKsenY7FWBS-dDtlzfiqImnvyyhZAPqwJcD_dzyPmOJFppE3CEXp8aRBWJ7iTpttBcR47P2Ml3SU-VovvF5F&amp;__tn__=-UK*F&amp;c[0]=AUBkiqlSxuHV1S8FHAtmPSxaa8fIOYY613VlH871uECmWSrok2PipUZ4BWUoQFJPrTlzGbYrlky8U0bm1agu2c0DNGZf32YyVSQ758riBTF1saZIwlb0s7vS1t7QkLyt1xQB9oM9jRsHKNqYmtm75adyiWFZZ1aJ1otRC_tav5TVSgcWQY-i6o_dkmsYyt0ZjSQ9zBssANp164BvA3LNML0yhg" rel="nofollow" tabindex="0" target="_blank">eureporter.co</a>⁠￼)<br />
<br />
Astana veut devenir la capitale financière de l’Asie centrale<br />
<br />
Cette ambition sera mise en avant lors des Astana Finance Days 2026, organisés les 9 et 10 septembre par l’Astana International Financial Centre (AIFC).<br />
<br />
Le forum réunira investisseurs internationaux, banques, fintechs, autorités publiques et grands fonds autour de thèmes stratégiques : marchés de capitaux, finance durable, intelligence artificielle et technologies financières.<br />
<br />
L’objectif est clair : faire d’Astana un véritable hub financier eurasiatique, capable de rivaliser avec les grandes places régionales du Golfe et d’Asie. (<a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Feureporter.co%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExbnBiQzdRYWczREJjMTFFR3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR66sRizB_X4LJyouipKcwlAMi3NROH__chzeX85esWDbJaxe_13pIr07mErew_aem_WWSAlV-PDPn1yXm4_26xTg&amp;h=AUCmgAPXc-hw1TzK8PORRobAacy5xd2aCxsyqhhrZiuv6RjkrC5IYWyYezMiD7eUbihbSimnGiIiMKsenY7FWBS-dDtlzfiqImnvyyhZAPqwJcD_dzyPmOJFppE3CEXp8aRBWJ7iTpttBcR47P2Ml3SU-VovvF5F&amp;__tn__=-UK*F&amp;c[0]=AUBkiqlSxuHV1S8FHAtmPSxaa8fIOYY613VlH871uECmWSrok2PipUZ4BWUoQFJPrTlzGbYrlky8U0bm1agu2c0DNGZf32YyVSQ758riBTF1saZIwlb0s7vS1t7QkLyt1xQB9oM9jRsHKNqYmtm75adyiWFZZ1aJ1otRC_tav5TVSgcWQY-i6o_dkmsYyt0ZjSQ9zBssANp164BvA3LNML0yhg" rel="nofollow" tabindex="0" target="_blank">eureporter.co</a>⁠￼)<br />
<br />
Les actifs numériques deviennent un levier géopolitique<br />
<br />
L’annonce majeure de la semaine concerne toutefois la signature par le président Kassym-Jomart Tokaïev d’un décret accélérant le développement de l’industrie des actifs numériques.<br />
<br />
Ce texte prévoit notamment :<br />
<br />
* le développement d’un marché réglementé des actifs numériques ;<br />
* l’utilisation de stablecoins dans certains paiements internationaux ;<br />
* des incitations destinées aux investisseurs ;<br />
* une meilleure intégration entre l’AIFC et le système financier national.<br />
<br />
Cette initiative dépasse largement le cadre technologique. Dans un contexte de fragmentation des systèmes financiers internationaux, le Kazakhstan cherche à se positionner comme une plateforme de confiance pour les capitaux internationaux et les nouvelles infrastructures financières numériques. (AIFC⁠￼)<br />
<br />
L’intelligence artificielle au cœur de la stratégie nationale<br />
<br />
Parallèlement, Astana Hub poursuit sa montée en puissance avec le lancement de MedHub HAQ, une plateforme destinée à accélérer le développement de solutions d’intelligence artificielle appliquées à la santé.<br />
<br />
L’objectif annoncé est ambitieux : accompagner plus de 150 startups et lancer une centaine de projets pilotes grâce à un accès sécurisé aux données médicales anonymisées et à des infrastructures de validation clinique.<br />
<br />
Ce choix illustre une évolution profonde : le Kazakhstan ne souhaite plus seulement attirer des technologies étrangères, mais devenir un producteur d’innovation à l’échelle régionale. (The Astana Times⁠￼)<br />
<br />
Une diplomatie économique de plus en plus affirmée<br />
<br />
Ces évolutions interviennent alors que le gouvernement adopte une posture plus ferme dans la défense de ses intérêts stratégiques, notamment dans les secteurs énergétique et financier.<br />
<br />
La politique économique kazakhe s’oriente désormais vers un équilibre entre ouverture aux investisseurs étrangers et affirmation de la souveraineté nationale. Cette approche vise à préserver l’attractivité du pays tout en renforçant son contrôle sur les secteurs jugés essentiels.<br />
<br />
Analyse Bruxelles Korner<br />
<br />
Le Kazakhstan n’est plus uniquement un grand exportateur de pétrole, de gaz ou d’uranium. Il construit progressivement un modèle de puissance reposant sur quatre piliers complémentaires :<br />
<br />
* une gouvernance modernisée à travers les nouvelles institutions constitutionnelles ;<br />
* une économie diversifiée soutenue par un fort niveau d’investissements privés ;<br />
* une place financière internationale articulée autour de l’AIFC ;<br />
* une stratégie offensive dans les domaines de l’intelligence artificielle et des actifs numériques.<br />
<br />
À la croisée des intérêts de l’Europe, de la Chine, de la Russie et du Moyen-Orient, Astana entend désormais jouer un rôle de puissance d’équilibre au sein de l’Eurasie.<br />
<br />
Les semaines qui mèneront aux élections du 23 août seront déterminantes. Elles permettront d’évaluer la capacité des nouvelles institutions à s’installer durablement et de mesurer si les ambitions économiques et technologiques affichées peuvent s’accompagner d’une consolidation politique à long terme.<br />
<br />
Une chose apparaît déjà certaine : le Kazakhstan entre dans une nouvelle phase de son développement, où les enjeux géopolitiques, économiques et numériques convergent pour redéfinir son rôle sur l’échiquier régional et international</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 12:04:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstan-une-semaine-decisive-entre-reformes-politiques-souverainete-economique-et-ambition-technologique-1784279352.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf au Kazakhstan cette semaine ? Newsletter n°72 – 9 juillet 2026</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-cette-semaine-newsletter-n072-9-juillet-2026-13536</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-cette-semaine-newsletter-n072-9-juillet-2026-13536</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf au Kazakhstan cette semaine ?
Newsletter n°72 – 9 juillet 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px">Quoi de neuf au Kazakhstan cette semaine ?<br />
Newsletter n°72 – 9 juillet 2026</span><br />
<span style="font-size:18px"><em>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</em></span><br />
<br />
<span style="font-size:28px"><em>Le Kazakhstan poursuit son offensive diplomatique, économique et culturelle sur la scène internationale. Cette semaine, Astana a multiplié les initiatives visant à renforcer son partenariat stratégique avec l’Union européenne, tout en accélérant ses projets énergétiques et logistiques. Retour sur les principaux événements.</em></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:28px"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/743609953_916359774810286_1568103251771316226_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></em></span><br />
<br />
<img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/td0/1/16/1f1f0_1f1ff.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Astana célèbre la Journée de la Capitale<br />
<br />
Le Kazakhstan a célébré la Journée de la Capitale, mettant à l’honneur Astana, devenue en moins de trente ans le cœur politique, économique et diplomatique du pays.<br />
<br />
Au-delà des festivités, les autorités ont rappelé le rôle stratégique de la capitale dans les réformes institutionnelles engagées sous la présidence de Kassym-Jomart Tokayev ainsi que dans le développement des relations internationales du Kazakhstan.<br />
<br />
<img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/td0/1/16/1f1f0_1f1ff.png" style="height:16px; width:16px" /><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tdd/1/16/1f1ea_1f1fa.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Le partenariat Kazakhstan–Union européenne franchit une nouvelle étape<br />
<br />
Bruxelles a accueilli une rencontre de haut niveau consacrée au renforcement des relations entre le Kazakhstan et l’Union européenne.<br />
<br />
Les discussions ont porté sur plusieurs domaines prioritaires :<br />
<br />
* les matières premières critiques ;<br />
* les corridors de transport entre l’Europe et l’Asie ;<br />
* la transition énergétique ;<br />
* la digitalisation ;<br />
* la sécurité régionale ;<br />
* le développement des investissements.<br />
<br />
Les participants ont confirmé leur volonté d’approfondir un partenariat désormais considéré comme stratégique.<br />
<br />
<img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t20/1/16/1f6d6.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Une yourte kazakhe au cœur de Bruxelles<br />
<br />
À Bruxelles, le Kazakhstan a également misé sur sa diplomatie culturelle.<br />
<br />
Installée au cœur d’un événement consacré aux relations euro-kazakhes, une yourte traditionnelle a permis de présenter au public européen les traditions nomades kazakhes tout en servant de cadre aux échanges économiques et diplomatiques.<br />
<br />
L’objectif était double : promouvoir la richesse culturelle du pays et renforcer son image de partenaire fiable auprès des institutions européennes.<br />
<br />
<img alt="✈️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tb6/1/16/2708.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;L’Asie centrale devient un nouveau hub mondial du fret aérien<br />
<br />
Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), les volumes de fret aérien en Asie centrale ont plus que doublé depuis 2019.<br />
<br />
Grâce à sa position géographique entre l’Europe et l’Asie, le Kazakhstan confirme son rôle de principal carrefour logistique régional.<br />
<br />
Le développement des infrastructures aéroportuaires et des corridors de transport permet désormais au pays de jouer un rôle croissant dans les nouvelles routes commerciales internationales.<br />
<br />
<img alt="?️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tbb/1/16/1f6e2.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Trente nouveaux gisements pétroliers et gaziers<br />
<br />
Le gouvernement kazakh a annoncé le développement de 30 nouveaux gisements de pétrole et de gaz.<br />
<br />
Cette stratégie vise à :<br />
<br />
* renforcer la sécurité énergétique du pays ;<br />
* augmenter la production nationale de gaz ;<br />
* répondre à la demande intérieure ;<br />
* soutenir la croissance du secteur énergétique jusqu’en 2035.<br />
<br />
Cette annonce confirme que, parallèlement à ses investissements dans les énergies renouvelables, le Kazakhstan continue de valoriser ses importantes ressources en hydrocarbures.<br />
<br />
<img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t87/1/16/1f4fa.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Euronews lance un service en langue kazakhe<br />
<br />
Euronews devient le premier média international à proposer un service d’information entièrement en langue kazakhe.<br />
<br />
Cette décision constitue une reconnaissance importante de la place grandissante du Kazakhstan sur la scène internationale et marque une nouvelle étape dans la coopération médiatique entre l’Europe et l’Asie centrale.<br />
<br />
<img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t9e/1/16/1f3b5.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;La Journée nationale de la Dombyra<br />
<br />
Le Kazakhstan a célébré la Journée nationale de la Dombyra.<br />
<br />
Cet instrument traditionnel à deux cordes demeure l’un des symboles les plus forts de l’identité nationale kazakhe.<br />
<br />
Bien plus qu’un simple instrument de musique, la dombyra transmet depuis des siècles les récits historiques, les traditions orales et les valeurs culturelles des peuples de la steppe.<br />
<br />
<img alt="?️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t89/1/16/1f3db.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;Le saviez-vous ?<br />
<br />
L’ancienne cité de Djend, située sur la Route de la Soie, fut l’un des principaux centres commerciaux du Moyen Âge.<br />
<br />
Elle accueillait également un atelier monétaire de la Horde d’Or, témoignant de son importance économique dans les échanges entre l’Orient et l’Occident.<br />
<br />
Aujourd’hui encore, ce site archéologique illustre le riche patrimoine historique du Kazakhstan.<br />
<br />
Analyse – Bruxelles Korner&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 09 Jul 2026 16:31:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf économique en Ouzbékistan ?  Du 15 au 30 juin 2026</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-economique-en-ouzbekistan-du-15-au-30-juin-2026-13486</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-economique-en-ouzbekistan-du-15-au-30-juin-2026-13486</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf économique en Ouzbékistan ?

Du 15 au 30 juin 2026]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Quoi de neuf économique en Ouzbékistan ?</strong></span></p>

<p><span style="font-size:28px"><strong>Du 15 au 30 juin 2026</strong></span></p>

<p><span style="font-size:16px"><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></span></p>

<p><em><span style="font-size:28px">L’Ouzbékistan poursuit sa transformation en l’un des marchés les plus dynamiques d’Asie centrale. La deuxième quinzaine de juin 2026 a été marquée par d’importants investissements étrangers, de nouveaux projets d’infrastructures, le renforcement des relations avec l’Union européenne et une accélération des réformes économiques.</span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:28px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/740917556_2261430404609702_2969607867694997718_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></span></em></p>

<p>L’Union européenne renforce sa présence économique</p>

<p>Le 17 juin, à l’occasion du Tashkent International Investment Forum (TIIF 2026), EUROUZ a organisé la plus grande réception européenne de son histoire.</p>

<p>Près de 500 dirigeants d’entreprises, investisseurs, ambassadeurs et représentants d’organisations internationales ont participé à cet événement, devenu l’un des principaux rendez-vous économiques entre l’Europe et l’Ouzbékistan.</p>

<p>Parmi les annonces majeures figure l’ouverture officielle du bureau régional de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour l’Asie centrale à Tachkent.</p>

<p>La BEI dispose désormais d’un portefeuille de projets avoisinant 1 milliard d’euros, concentré sur :</p>

<p>* les infrastructures,</p>

<p>* les transports,</p>

<p>* la transition énergétique,</p>

<p>* la connectivité numérique,</p>

<p>* le développement durable.</p>

<p>Une nouvelle gouvernance pour EUROUZ</p>

<p>Lors de son Assemblée générale annuelle, EUROUZ a élu son nouveau Conseil d’administration pour le mandat 2026-2028.</p>

<p>Plus de 105 entreprises européennes ont participé au vote, illustrant la montée en puissance de la communauté économique européenne présente en Ouzbékistan.</p>

<p>Une vague d’investissements étrangers</p>

<p>Le TIIF 2026 a permis l’annonce de nombreux investissements majeurs.</p>

<p>Rhenus investit 11 millions d’euros</p>

<p>Le groupe allemand Rhenus modernisera le terminal logistique d’Andijan.</p>

<p>Le projet de 11 millions d’euros permettra de créer un important hub multimodal rail-route.</p>

<p>Objectifs :</p>

<p>* capacité annuelle de 200 000 conteneurs (TEU),</p>

<p>* développement du corridor transcaspien,</p>

<p>* soutien aux exportations ouzbèkes.</p>

<p>SUEZ participe au projet “Zero Waste”</p>

<p>Le groupe français SUEZ participera à un projet de 78 millions de dollars consacré au traitement des déchets industriels et ménagers.</p>

<p>Le programme prévoit :</p>

<p>* recyclage,</p>

<p>* traitement des déchets dangereux,</p>

<p>* normes environnementales européennes.</p>

<p>Voltalia lance un projet agrivoltaïque</p>

<p>Le groupe français Voltalia construit une première centrale solaire de 500 kW installée directement sur des terres agricoles.</p>

<p>L’objectif national est ambitieux :</p>

<p>2 000 hectares équipés de systèmes agrivoltaïques dans les prochaines années.</p>

<p>Coca-Cola mise sur l’économie circulaire</p>

<p>Durant le TIIF, Coca-Cola a organisé un forum consacré :</p>

<p>* au recyclage,</p>

<p>* à la gestion de l’eau,</p>

<p>* aux emballages durables,</p>

<p>* à la décarbonation des villes.</p>

<p>Le groupe souhaite partager son expertise avec les autorités ouzbèkes.</p>

<p>ACWA Power investit dans les compétences</p>

<p>Le groupe saoudien ACWA Power lance un vaste programme de formation professionnelle avec les autorités ouzbèkes.</p>

<p>Dès la première année :</p>

<p>* 100 jeunes Ouzbeks seront formés,</p>

<p>* développement des compétences dans l’énergie,</p>

<p>* coopération avec l’Energy and Water Academy saoudienne.</p>

<p>Les banques européennes élargissent leurs financements</p>

<p>La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) poursuit son soutien.</p>

<p>De nouveaux accords ont été signés avec :</p>

<p>* Uzpromstroybank,</p>

<p>* Uzbekistan Mortgage Refinancing Company.</p>

<p>Les financements viseront notamment :</p>

<p>* les PME,</p>

<p>* les jeunes entrepreneurs,</p>

<p>* le crédit immobilier,</p>

<p>* les marchés financiers.</p>

<p>Le transport ferroviaire continue sa modernisation</p>

<p>Skoda remporte un contrat de 120 millions d’euros</p>

<p>Le constructeur tchèque livrera :</p>

<p>* 10 trains électriques modernes,</p>

<p>* création d’un centre local de maintenance,</p>

<p>* transfert de technologies,</p>

<p>* création d’emplois qualifiés.</p>

<p>Samarkand Express</p>

<p>L’Ouzbékistan poursuit également son ambitieux projet de train de luxe.</p>

<p>Le futur Samarkand Express reliera :</p>

<p>* Tachkent</p>

<p>* Samarcande</p>

<p>* Boukhara</p>

<p>* Khiva</p>

<p>en visant une clientèle internationale haut de gamme.</p>

<p>L’industrie textile continue son développement</p>

<p>Le salon international CAITME 2026 prépare déjà sa prochaine édition.</p>

<p>L’objectif :</p>

<p>* attirer davantage d’investissements étrangers,</p>

<p>* moderniser l’industrie textile,</p>

<p>* développer les exportations.</p>

<p>Toyota renforce son implantation régionale</p>

<p>Summit Motors Central Asia devient officiellement :</p>

<p>Toyota Central Asia FC LLC</p>

<p>L’entreprise continuera à assurer la distribution de Toyota en :</p>

<p>* Ouzbékistan,</p>

<p>* Turkménistan,</p>

<p>* Tadjikistan.</p>

<p>Coopération avec le Royaume-Uni</p>

<p>Le 25 juin, le président Shavkat Mirziyoyev a reçu Tony Blair.</p>

<p>Les deux parties souhaitent approfondir leur coopération autour :</p>

<p>* de la transformation numérique,</p>

<p>* des réformes économiques,</p>

<p>* de l’amélioration du climat des affaires,</p>

<p>* de l’attraction des investisseurs.</p>

<p>La France confirme son partenariat stratégique</p>

<p>Le 30 juin, Saida Mirziyoyeva a rencontré :</p>

<p>* le président français Emmanuel Macron ;</p>

<p>* le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.</p>

<p>Les discussions ont porté sur cinq secteurs prioritaires :</p>

<p>* énergie,</p>

<p>* infrastructures,</p>

<p>* transports,</p>

<p>* santé,</p>

<p>* éducation.</p>

<p>La France confirme ainsi son statut de partenaire stratégique européen de l’Ouzbékistan.</p>

<p>Analyse</p>

<p>La seconde moitié de juin 2026 confirme une tendance observée depuis plusieurs années : l’Ouzbékistan accélère son intégration dans l’économie mondiale.</p>

<p>Les investissements européens se concentrent désormais sur des secteurs structurants :</p>

<p>* infrastructures logistiques,</p>

<p>* énergie renouvelable,</p>

<p>* finance,</p>

<p>* économie circulaire,</p>

<p>* transport ferroviaire,</p>

<p>* industrie textile.</p>

<p>L’ouverture du bureau régional de la Banque européenne d’investissement à Tachkent constitue un signal fort de la confiance européenne dans le potentiel économique du pays.</p>

<p>Parallèlement, les projets annoncés lors du Tashkent International Investment Forum 2026 illustrent la volonté des autorités ouzbèkes de faire du pays une plateforme régionale pour les investissements, la logistique et les échanges entre l’Europe et l’Asie.</p>

<p>Dans un contexte de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales et de montée en puissance du Corridor transcaspien (Middle Corridor), l’Ouzbékistan cherche à consolider sa position comme carrefour économique incontournable de l’Asie centrale.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 22:07:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/quoi-de-neuf-economique-en-ouzbekistan-du-15-au-30-juin-2026-1783538873.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan–European Union: In Brussels, the  Shanyraq Dialogue Paves the Way for the New Kurultai</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstaneuropean-union-in-brussels-the-shanyraq-dialogue-paves-the-way-for-the-new-kurultai-13432</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstaneuropean-union-in-brussels-the-shanyraq-dialogue-paves-the-way-for-the-new-kurultai-13432</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan–European Union: In Brussels, the Shanyraq Dialogue Paves the Way for the New Kurultai

Just weeks before the installation of the new Kurultai, Kazakhstan concludes in Brussels its cycle of dialogues dedicated to the country’s new Constitution
By Kadir Duran – Bruxelles Korner

Brussels, 7 July 2026. Just weeks before the official establishment of the new Kurultai, scheduled for the end of August, the Embassy of the Republic of Kazakhstan to the Kingdom of Belgium, the European Union and NATO organized an edition of the Shanyraq Dialogues before the summer break.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="700" height="394" src="https://www.youtube.com/embed/ATdm_ROFzC8" title="Mon İntervention Kazakhstan – European Union:New Horizons" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:36px">Kazakhstan–European Union: In Brussels, the &nbsp;Shanyraq Dialogue Paves the Way for the New Kurultai</span></p>

<h2>Just weeks before the installation of the new Kurultai, Kazakhstan concludes in Brussels its cycle of dialogues dedicated to the country’s new Constitution</h2>

<p><strong>By Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p><strong>Brussels, 7 July 2026.</strong> Just weeks before the official establishment of the new Kurultai, scheduled for the end of August, the Embassy of the Republic of Kazakhstan to the Kingdom of Belgium, the European Union and NATO organized an&nbsp;&nbsp;edition of the Shanyraq Dialogues before the summer break.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_03_49.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Held under the theme <strong>“Kazakhstan–European Union: New Horizons of Enhanced Partnership and Cooperation,”</strong> the meeting brought together in Brussels several dozen representatives of European institutions, the diplomatic corps, business and academic circles, the media and civil society to discuss the future of relations between Kazakhstan and the European Union in the context of Kazakhstan’s new Constitution.</p>

<p>The conference took place only a few days after the entry into force, on 1 July 2026, of Kazakhstan’s new Constitution, described by the authorities as the culmination of a broad process of institutional modernization initiated by President Kassym-Jomart Tokayev.</p>

<p>The reform will be fully completed at the end of August with the installation of the new Kurultai, a new assembly expected to become one of the pillars of Kazakhstan’s political system.</p>

<h2>A High-Level Audience</h2>

<p>The event was chaired by <strong>H.E. Mr. Roman Vassilenko</strong>, Ambassador of the Republic of Kazakhstan to the Kingdom of Belgium and Head of Mission to the European Union and NATO.</p>

<p>The keynote speaker was <strong>Ms. Audrone Perkauskiene</strong>, Deputy Managing Director for Eastern Europe and Central Asia at the European External Action Service.</p>

<p>The meeting also brought together several leading figures, The diversity of participants reflected Brussels’ growing interest in Kazakhstan’s political evolution and in the development of the strategic partnership between Astana and the European Union.</p>

<h2>The Shanyraq: Much More Than a Yurt</h2>

<p>In his opening speech, Roman Vassilenko recalled the profound meaning of the <strong>Shanyraq</strong>, the central element of the Kazakh yurt.</p>

<p>Far more than a simple architectural symbol, the Shanyraq represents family, continuity, trust, dialogue and collective responsibility.</p>

<p>Quoting a Kazakh proverb <strong>“What is decided through consultation never misses its goal”</strong> the ambassador underlined that dialogue remains at the heart of Kazakhstan’s political culture.</p>

<p>According to him, this philosophy perfectly captures the spirit of the meetings regularly organized in Brussels.</p>

<h2>A Relationship Entering a New Dimension</h2>

<p>The ambassador returned to the recent official visit of President Kassym-Jomart Tokayev to Brussels, which marked a turning point in relations between Astana and the European Union.</p>

<p>During that visit, more than 30 economic agreements worth over 12 billion dollars in investments were concluded in strategic sectors, including:</p>

<p>transport and logistics;</p>

<p>aviation;</p>

<p>agriculture;</p>

<p>critical raw materials;</p>

<p>energy;</p>

<p>infrastructure.</p>

<p>The horizontal aviation agreement was notably signed, while significant progress was also made on visa facilitation between Kazakhstan and the European Union.</p>

<p>For Roman Vassilenko, this visit marks the transition from a phase of political declarations to a phase of concrete implementation.</p>

<p><strong>“The real work begins after the handshakes and official photographs,”</strong> he summarized.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>A New Constitution as a New Social Contract</h2>

<p>The ambassador then explained at length the political significance of the Constitution that entered into force on 1 July.</p>

<p>According to him, this reform goes far beyond a mere legal amendment.</p>

<p>It represents a new social contract between the state and its citizens.</p>

<p>The new Constitution strengthens:</p>

<p>the rule of law;</p>

<p>constitutional guarantees;</p>

<p>fundamental freedoms;</p>

<p>the accountability of public institutions;</p>

<p>dialogue with society;</p>

<p>institutional stability.</p>

<p>For European partners, this development also brings greater legal certainty, political predictability and confidence for long-term investment.</p>

<p>Roman Vassilenko emphasized that the strength of national institutions has now become one of the main drivers of the deepening partnership with the European Union.</p>

<h2>Cooperation That Now Goes Beyond Trade</h2>

<p>The ambassador recalled that the European Union remains Kazakhstan’s leading trading partner and its largest foreign investor.</p>

<p>However, according to him, the relationship is no longer limited to economic exchanges.</p>

<p>It now extends to:</p>

<p>energy security;</p>

<p>the development of the Middle Corridor, also known as the Trans-Caspian corridor;</p>

<p>critical raw materials;</p>

<p>infrastructure;</p>

<p>digitalization;</p>

<p>innovation;</p>

<p>artificial intelligence;</p>

<p>higher education;</p>

<p>people-to-people exchanges.</p>

<p>He stressed that every new railway line, every new air connection, every visa simplification and every university project brings Kazakh and European societies closer together.</p>

<p>Finally, Roman Vassilenko recalled that after several years of negotiations, relations between Brussels and Astana have now entered a new phase.</p>

<p>The challenge is no longer to sign new agreements.</p>

<p>The challenge is now to implement them concretely.</p>

<p>It was in this context that he invited Ms. Audrone Perkauskiene to share her vision for the future of Kazakhstan–European Union relations, opening a particularly rich exchange with the many diplomats, experts and institutional representatives present.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(7).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h1>Kazakhstan–European Union: A Partnership Entering a New Phase</h1>

<h2>Part 2 – The European Union’s Perspective and Exchanges with Participants</h2>

<p>Taking the floor after Ambassador Roman Vassilenko, <strong>Ms. Audrone Perkauskiene</strong>, Deputy Managing Director for Eastern Europe and Central Asia at the European External Action Service, delivered a particularly notable address combining geopolitical analysis, a review of bilateral relations and future prospects.</p>

<p>From the very beginning of her speech, she congratulated Kazakhstan on two events she described as major milestones.</p>

<p>The first was the entry into force, on 1 July 2026, of Kazakhstan’s new Constitution, which she considered an important step in the country’s institutional modernization and in the construction of a new contract between the state and its citizens.</p>

<p>The second was the official visit of President Kassym-Jomart Tokayev to Brussels two weeks earlier, which she described as one of the most successful bilateral visits in recent years.</p>

<h2>A Political Relationship That Has Never Been So Intense</h2>

<p>Audrone Perkauskiene recalled that political exchanges between Brussels and Astana have accelerated significantly.</p>

<p>Since the first European Union–Central Asia Summit held in Samarkand, meetings between President Tokayev, European Council President António Costa and European Commission President Ursula von der Leyen have multiplied.</p>

<p>She also emphasized that several European leaders have visited Kazakhstan in recent months, illustrating the growing strategic importance attached to the country.</p>

<p>According to her, this intensification of contacts is far from insignificant.</p>

<p><strong>“This level of political dialogue had never been reached before between Kazakhstan and the European Union.”</strong></p>

<p>For the European official, this development shows that Kazakhstan is now regarded as a fully-fledged strategic partner.</p>

<h2>A Reliable Partner in a Complex Geopolitical Context</h2>

<p>In the face of global upheavals, Audrone Perkauskiene argued that partnerships based on trust have become essential.</p>

<p>She highlighted several values shared by Brussels and Astana:</p>

<p>respect for the United Nations Charter;</p>

<p>support for multilateralism;</p>

<p>regional stability;</p>

<p>international cooperation;</p>

<p>the search for peaceful solutions.</p>

<p>According to her, Kazakhstan now plays a stabilizing role in Central Asia and constitutes a credible interlocutor for the European Union.</p>

<p>She recalled that Kazakhstan was the first Central Asian country to sign an Enhanced Partnership and Cooperation Agreement with the European Union, as well as the first to conclude negotiations on visa facilitation and cooperation on critical raw materials.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(5).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Concrete Results from President Tokayev’s Visit</h2>

<p>Returning to the presidential visit to Brussels, Audrone Perkauskiene cited several concrete achievements.</p>

<p>She notably mentioned:</p>

<p>industrial agreements concluded with Airbus, representing several billion euros;</p>

<p>new projects in infrastructure and transport;</p>

<p>the development of the Trans-Caspian corridor, or Middle Corridor;</p>

<p>the strengthening of European investment in Kazakhstan;</p>

<p>the deepening of energy cooperation.</p>

<p>However, according to her, one of the most significant advances remains the conclusion of negotiations on visa facilitation.</p>

<p>She recalled that this issue had been among the priorities of the EU–Kazakhstan partnership for nearly ten years.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>The Time for Implementation</h2>

<p>While agreements are now numerous, the European representative believes that the real challenge begins now.</p>

<p><strong>“It is no longer just about signing agreements. They must now be implemented.”</strong></p>

<p>She stressed the need to transform political commitments into tangible results.</p>

<p>According to her, several sectors are expected to develop significantly in the coming years:</p>

<p>connectivity;</p>

<p>rail infrastructure;</p>

<p>energy transition;</p>

<p>digital technologies;</p>

<p>artificial intelligence;</p>

<p>scientific research;</p>

<p>higher education;</p>

<p>university exchanges.</p>

<p>She particularly called for the strengthening of Erasmus+, Horizon Europe and scientific cooperation between European and Kazakh universities.</p>

<h2>Questions and Answers: An Open Dialogue</h2>

<p>The second part of the meeting took the form of a direct exchange with participants.</p>

<p>Diplomats, European representatives, political leaders, journalists and economic actors questioned the representative of the European External Action Service on the prospects of the partnership.</p>

<p>Among the topics discussed were:</p>

<p>Kazakhstan’s political evolution;</p>

<p>the effects of the new Constitution;</p>

<p>opportunities for young people;</p>

<p>academic mobility;</p>

<p>economic cooperation;</p>

<p>tourism;</p>

<p>regional security;</p>

<p>major infrastructure projects.</p>

<h2>Astana, Symbol of a Transformation</h2>

<p>Asked by Roman Vassilenko about Kazakhstan’s evolution since her first visit nearly twenty years ago, Audrone Perkauskiene offered a personal testimony.</p>

<p>She explained that at the time she had discovered a capital still under construction.</p>

<p>During her recent visit, she said she was impressed by the transformation of the city.</p>

<p>Today, she described Astana as a modern, green, dynamic, lively capital turned toward the future.</p>

<p>According to her, this evolution reflects the broader transformation of Kazakhstan.</p>

<h2>Jean Spinette: Making Kazakhstan Better Known</h2>

<p>The Mayor of Saint-Gilles, <strong>Jean Spinette</strong>, took the floor to underline a paradox.</p>

<p>Although Kazakhstan is the ninth-largest country in the world and a major geopolitical actor, it remains largely unknown to the European public.</p>

<p>He regretted the lack of publications, books and documentation available in French about Kazakhstan.</p>

<p>For him, cultural and academic exchanges, as well as local initiatives, will gradually help make the country better known in Europe.</p>

<p>He confirmed his support for future cultural projects developed with the Embassy of Kazakhstan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(6).jpeg" style="height:800px; width:535px" /></p>

<h2>The Question from Bruxelles Korner</h2>

<p>During the exchanges, <strong>Kadir Duran</strong>, Editor-in-Chief of Bruxelles Korner, intervened to ask Audrone Perkauskiene about two issues.</p>

<p>The first question concerned the recently concluded agreement between Brussels and Astana that she considered the most important.</p>

<p>The second focused on the area in which cooperation is currently progressing most rapidly: energy, artificial intelligence or transport.</p>

<p>The European official answered without hesitation.</p>

<p>In her view, visa facilitation represents the most important advance of recent years.</p>

<p>She recalled that this file had required nearly a decade of negotiations and that it would above all promote human exchanges between Kazakh and European citizens.</p>

<p>As for future sectors, she believes that connectivity has now become the priority.</p>

<p>The development of the Middle Corridor, rail infrastructure, air links, ports and logistics corridors are today the most dynamic axes of cooperation between the European Union and Kazakhstan.</p>

<p>According to her, connectivity is not only about transporting goods.</p>

<p>It also brings economies, universities, businesses, researchers and citizens closer together.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(4).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>What Impact Will the New Constitution Have on Relations with the European Union?</h2>

<p>Asked about the consequences of the new Constitution for bilateral relations, Audrone Perkauskiene stated that it would not directly change relations between Brussels and Astana.</p>

<p>However, it will strengthen the very foundations of the partnership.</p>

<p>Stronger institutions, more predictable governance and a consolidated rule of law create a more favorable environment for investment, economic cooperation and joint projects.</p>

<p>For Brussels, greater institutional stability in Kazakhstan represents an additional factor of confidence.</p>

<p>The question-and-answer session continued in a particularly open atmosphere, illustrating the spirit of the Shanyraq Dialogues: to encourage frank, direct and constructive dialogue between European officials, Kazakh authorities and various actors from civil society.</p>

<h1>Kazakhstan–European Union: A Partnership Entering a New Phase</h1>

<h2>Part 3 – A Dialogue That Continues Beyond the Speeches</h2>

<p>As the official exchanges drew to a close, several speakers wished to share a more personal reflection on the evolution of relations between Kazakhstan and the European Union.</p>

<p>Among them was <strong>Kęstutis Jankauskas</strong>, former European Union Ambassador to Kazakhstan and currently Head of Division for Field Security at the European External Action Service. Drawing on several years spent in Astana, he delivered a testimony that was particularly appreciated by the audience.</p>

<h2>“Kazakhstan Is a Country That Remains to Be Discovered”</h2>

<p>Reflecting on his years of mission in Kazakhstan, Kęstutis Jankauskas explained that he had rarely encountered a country so open to dialogue.</p>

<p>According to him, Kazakhstan has demonstrated its ability to develop a balanced foreign policy, based on the defense of its own interests while maintaining constructive relations with all its international partners.</p>

<p>He also emphasized the country’s still largely underestimated potential among Europeans.</p>

<p><strong>“There is now in Europe a real desire to discover new destinations. Kazakhstan has all the assets: exceptional landscapes, great cultural diversity, stability appreciated by travelers and tremendous tourism potential. Yet it remains largely unknown.”</strong></p>

<p>For the former ambassador, future visa facilitation should help bring populations closer together and encourage not only tourism, but also academic, economic and cultural exchanges.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>A Partnership Now Built on Citizens</h2>

<p>Throughout the interventions, one observation was repeated several times: relations between Kazakhstan and the European Union can no longer be driven solely by governments.</p>

<p>Businesses, universities, local authorities, the media, researchers, students and civil society organizations are called upon to play an increasingly important role.</p>

<p>Cooperation between Astana and Brussels is no longer limited to major diplomatic agreements. It is now being built through human exchanges, economic projects, university partnerships, cultural initiatives and contacts between citizens.</p>

<p>Several speakers also recalled that every new air connection, every joint university project, every investment and every administrative simplification brings the two societies a little closer together.</p>

<h2>The New Kurultai at the Heart of Expectations</h2>

<p>This final edition of the Shanyraq Dialogues had particular significance.</p>

<p>It concluded several months of meetings organized in Brussels around Kazakhstan’s new Constitution, only a few weeks before the establishment of the new Kurultai, scheduled for the end of August.</p>

<p>For the Kazakh authorities, this new institution represents one of the main innovations of the constitutional reform. It is expected to support the modernization of the country’s governance, strengthen participation in public debate and consolidate dialogue between institutions and society.</p>

<p>Throughout the meeting, European speakers emphasized that they would closely follow the concrete implementation of this new institutional architecture.</p>

<p>The message from Brussels was clear: beyond the constitutional reform itself, it is its practical translation that will be decisive.</p>

<h2>A Family Photo Under the Shanyraq</h2>

<p>After more than two hours of exchanges, Ambassador Roman Vassilenko thanked all participants for their presence and for the quality of the discussions.</p>

<p>He recalled that the aim of the Shanyraq Dialogues was not merely to organize conferences, but to create a space where diplomats, political leaders, academics, journalists, entrepreneurs and representatives of civil society could engage freely and build lasting relationships.</p>

<p>Before officially closing the meeting, all participants gathered in the embassy garden for a group photograph, symbolizing this community of partners brought together under the Shanyraq — an image of the openness and dialogue that characterize these meetings.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/a4d234c3-a1fa-4b89-a85a-b2b74161b75e.jpg" style="height:535px; width:800px" /></p>

<h2>A Reception with the Flavors of Kazakhstan</h2>

<p>The evening then continued with a friendly reception organized by the embassy.</p>

<p>Guests were able to discover several traditional Kazakh specialties, accompanied by refreshments, while discussions continued in a more informal setting.</p>

<p>European diplomats, representatives of EU institutions, political leaders, business executives, academics, journalists and members of civil society continued to exchange views on the prospects for cooperation between Brussels and Astana.</p>

<p>These conversations, often extending well beyond the official session, illustrated the very spirit of the Shanyraq Dialogues: making dialogue a concrete instrument of rapprochement between peoples.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(2).jpeg" style="height:535px; width:800px" /></p>

<h2>A New Stage in Relations Between Brussels and Astana</h2>

<p>Beyond the political announcements, this final meeting before the summer break confirmed a deeper evolution.</p>

<p>In just a few years, relations between Kazakhstan and the European Union have changed dimension.</p>

<p>The European Union remains Kazakhstan’s leading trading partner and largest foreign investor, but the partnership now extends to increasingly strategic areas: connectivity, energy transition, critical raw materials, regional security, innovation, artificial intelligence, research, higher education and mobility.</p>

<p>The recent visit of President Kassym-Jomart Tokayev to Brussels, the numerous agreements concluded with European institutions and companies, the progress made on visa facilitation and the projects linked to the Middle Corridor all reflect this new dynamic.</p>

<p>At the same time, the entry into force of the new Constitution and the forthcoming installation of the Kurultai mark a new stage in Kazakhstan’s institutional evolution.</p>

<p>For the European partners present in Brussels, the priority is now clearly identified: to support this new phase through concrete cooperation, based on trust, stability and shared projects.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(7).jpeg" style="height:800px; width:535px" /></p>

<p>As Roman Vassilenko recalled, quoting a Kazakh proverb:</p>

<p><strong>“The path is built by walking.”</strong></p>

<p>At the end of this final edition of the Shanyraq Dialogues before the holidays, one conviction seemed to be shared by all participants: the partnership between Kazakhstan and the European Union has entered a new phase one of implementation, concrete achievements and lasting rapprochement between societies.</p>

<p>Just weeks before the installation of the new Kurultai, Brussels thus became the stage for a final moment of collective reflection before the opening of a new chapter in Kazakhstan’s institutional life.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 02:52:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstaneuropean-union-in-brussels-the-final-shanyraq-dialogue-paves-the-way-for-the-new-kurultai-1783468842.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le  Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-union-europeenne-a-bruxelles-le-shanyraq-dialogue-ouvre-la-voie-au-nouveau-kurultai-13431</link>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le  Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/btd672DltPM" title="Kazakhstan – European Union" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1><strong>Kazakhstan – Union européenne : à Bruxelles, le&nbsp;Shanyraq Dialogue ouvre la voie au nouveau Kurultai</strong></h1>

<h3><strong>À quelques semaines de l'installation du nouveau Kurultai, le Kazakhstan poursuit à Bruxelles son cycle de dialogues consacrés à sa nouvelle Constitution</strong></h3>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_03_49.jpeg" style="height:800px; width:600px" /></strong></p>

<p><strong>Bruxelles, 7 juillet 2026.</strong> À quelques semaines de la mise en place officielle du nouveau <strong>Kurultai</strong>, prévue à la fin du mois d'août, l'Ambassade de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, de l'Union européenne et de l'OTAN a organisé la dernière édition des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> avant la pause estivale.</p>

<p>Placée sous le thème <strong>« Kazakhstan–European Union: New Horizons of Enhanced Partnership and Cooperation »</strong>, cette rencontre a réuni à Bruxelles plusieurs dizaines de représentants des institutions européennes, du corps diplomatique, des milieux économiques, universitaires, des médias ainsi que de la société civile afin d'échanger sur l'avenir des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne dans le contexte de la nouvelle Constitution kazakhe.</p>

<p>Cette conférence intervenait quelques jours seulement après l'entrée en vigueur, le <strong>1er juillet 2026</strong>, de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, considérée par les autorités comme l'aboutissement d'un vaste processus de modernisation institutionnelle lancé par le président <strong>Kassym-Jomart Tokayev</strong>.</p>

<p>La réforme sera pleinement complétée à la fin du mois d'août avec l'installation du <strong>nouveau Kurultai</strong>, nouvelle assemblée appelée à devenir l'un des piliers du système politique kazakh.</p>

<h2>Une assistance de très haut niveau</h2>

<p>L'événement était présidé par <strong>S.E. M. Roman Vassilenko</strong>, ambassadeur de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, chef de mission auprès de l'Union européenne et de l'OTAN.</p>

<p>La principale intervenante était <strong>Mme Audrone Perkauskiene</strong>, Deputy Managing Director pour l'Europe orientale et l'Asie centrale au sein du Service européen pour l'action extérieure (EEAS).</p>

<p>La rencontre a également réuni plusieurs personnalités de premier plan.</p>

<p>La diversité des participants illustrait l'intérêt croissant porté par Bruxelles à l'évolution politique du Kazakhstan ainsi qu'au développement du partenariat stratégique entre Astana et l'Union européenne.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(5).jpeg" style="height:535px; width:800px" /></p>

<h2>Le Shanyraq : bien plus qu'une yourte</h2>

<p>Dans son discours d'ouverture, Roman Vassilenko a rappelé la signification profonde du <strong>Shanyraq</strong>, élément central de la yourte kazakhe.</p>

<p>Bien plus qu'un simple symbole architectural, le Shanyraq représente la famille, la continuité, la confiance, le dialogue et la responsabilité collective.</p>

<p>Citant un proverbe kazakh <em>« Ce qui est décidé par la concertation ne manque jamais son objectif »</em> &nbsp;l'ambassadeur a rappelé que le dialogue demeure au cœur de la culture politique kazakhe.</p>

<p>Selon lui, cette philosophie résume parfaitement l'esprit de ces rencontres organisées régulièrement à Bruxelles.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(1).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Une relation qui change de dimension</h2>

<p>L'ambassadeur est revenu sur la récente visite officielle du président Kassym-Jomart Tokayev à Bruxelles, qui a marqué un tournant dans les relations entre Astana et l'Union européenne.</p>

<p>Pendant cette visite, plus de <strong>30 accords économiques</strong> représentant plus de <strong>12 milliards de dollars d'investissements</strong> ont été conclus dans des secteurs stratégiques :</p>

<ul>
	<li>
	<p>transport et logistique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aviation ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>agriculture ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>matières premières critiques ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>énergie ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>infrastructures.</p>
	</li>
</ul>

<p>L'accord horizontal sur l'aviation a notamment été signé, tandis que des progrès importants ont été enregistrés concernant la facilitation des visas entre le Kazakhstan et l'Union européenne.</p>

<p>Pour Roman Vassilenko, cette visite marque le passage d'une phase de déclarations politiques à une phase de <strong>mise en œuvre concrète</strong>.</p>

<p>« Le véritable travail commence après les poignées de main et les photos officielles », a-t-il résumé.</p>

<h2>Une nouvelle Constitution comme nouveau contrat social</h2>

<p>L'ambassadeur a ensuite longuement expliqué la portée politique de la Constitution entrée en vigueur le 1er juillet.</p>

<p>Selon lui, cette réforme dépasse largement une simple modification juridique.</p>

<p>Elle représente un <strong>nouveau contrat social</strong> entre l'État et les citoyens.</p>

<p>La nouvelle Constitution renforce :</p>

<ul>
	<li>
	<p>l'État de droit ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les garanties constitutionnelles ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les libertés fondamentales ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la responsabilité des institutions publiques ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le dialogue avec la société ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la stabilité institutionnelle.</p>
	</li>
</ul>

<p>Pour les partenaires européens, cette évolution apporte également davantage de sécurité juridique, de prévisibilité politique et de confiance pour les investissements à long terme.</p>

<p>Roman Vassilenko a insisté sur le fait que la solidité des institutions nationales constitue désormais l'un des principaux moteurs du renforcement du partenariat avec l'Union européenne.</p>

<h2>Une coopération qui dépasse désormais le commerce</h2>

<p>L'ambassadeur a rappelé que l'Union européenne reste aujourd'hui le premier partenaire commercial ainsi que le premier investisseur étranger du Kazakhstan.</p>

<p>Mais selon lui, la relation ne se limite plus aux échanges économiques.</p>

<p>Elle s'étend désormais :</p>

<ul>
	<li>
	<p>à la sécurité énergétique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>au développement du Middle Corridor (corridor transcaspien) ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux matières premières critiques ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux infrastructures ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>à la numérisation ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>à l'innovation ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>à l'intelligence artificielle ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>à l'enseignement supérieur ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>aux échanges humains.</p>
	</li>
</ul>

<p>Il a souligné que chaque nouvelle ligne ferroviaire, chaque nouvelle liaison aérienne, chaque simplification des visas ou chaque projet universitaire rapproche davantage les sociétés kazakhe et européenne.</p>

<p>Enfin, Roman Vassilenko a rappelé qu'après plusieurs années de négociations, les relations entre Bruxelles et Astana sont désormais entrées dans une nouvelle phase.</p>

<p>Le défi n'est plus de signer de nouveaux accords.</p>

<p>Le défi est désormais de les appliquer concrètement.</p>

<p>C'est dans ce contexte qu'il a invité <strong>Mme Audrone Perkauskiene</strong> à partager sa vision de l'avenir des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne, ouvrant ainsi une séance d'échanges particulièrement riche avec les nombreux diplomates, experts et représentants institutionnels présents.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h1><strong>Kazakhstan – Union européenne : un partenariat qui entre dans une nouvelle phase</strong></h1>

<h2><strong>Partie 2 – Le regard de l'Union européenne et les échanges avec les participants</strong></h2>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(7).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></strong></p>

<p>Prenant la parole après l'ambassadeur Roman Vassilenko, <strong>Mme Audrone Perkauskiene</strong>, Deputy Managing Director pour l'Europe orientale et l'Asie centrale au sein du Service européen pour l'action extérieure (EEAS), a livré une intervention particulièrement remarquée, mêlant analyse géopolitique, bilan des relations bilatérales et perspectives d'avenir.</p>

<p>Dès les premières minutes de son intervention, elle a tenu à féliciter le Kazakhstan pour deux événements qu'elle a qualifiés de majeurs.</p>

<p>Le premier est l'entrée en vigueur, le <strong>1er juillet 2026</strong>, de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, qu'elle considère comme une étape importante dans la modernisation institutionnelle du pays et dans la construction d'un nouveau contrat entre l'État et les citoyens.</p>

<p>Le second est la visite officielle du président <strong>Kassym-Jomart Tokayev</strong> à Bruxelles, organisée deux semaines auparavant, qu'elle a décrite comme l'une des visites bilatérales les plus réussies de ces dernières années.</p>

<h2>Une relation politique qui n'a jamais été aussi intense</h2>

<p>Audrone Perkauskiene a rappelé que les échanges politiques entre Bruxelles et Astana se sont fortement accélérés.</p>

<p>Depuis le premier sommet Union européenne–Asie centrale organisé à Samarcande, les rencontres entre le président Tokayev, le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont multipliées.</p>

<p>Elle a également souligné que plusieurs dirigeants européens se sont rendus au Kazakhstan ces derniers mois, illustrant l'importance stratégique grandissante accordée au pays.</p>

<p>Selon elle, cette intensification des contacts n'a rien d'anodin.</p>

<p>« Ce niveau de dialogue politique n'avait jamais été atteint auparavant entre le Kazakhstan et l'Union européenne. »</p>

<p>Pour la responsable européenne, cette évolution démontre que le Kazakhstan est désormais considéré comme un partenaire stratégique à part entière.</p>

<h2>Un partenaire fiable dans un contexte géopolitique complexe</h2>

<p>Face aux bouleversements internationaux, Audrone Perkauskiene estime que les partenariats fondés sur la confiance deviennent essentiels.</p>

<p>Elle a insisté sur plusieurs valeurs partagées entre Bruxelles et Astana :</p>

<ul>
	<li>
	<p>le respect de la Charte des Nations unies ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le soutien au multilatéralisme ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la stabilité régionale ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la coopération internationale ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la recherche de solutions pacifiques.</p>
	</li>
</ul>

<p>Selon elle, le Kazakhstan joue aujourd'hui un rôle stabilisateur en Asie centrale et constitue un interlocuteur crédible pour l'Union européenne.</p>

<p>Elle a rappelé que le Kazakhstan fut le premier pays d'Asie centrale à signer un <strong>Accord de partenariat et de coopération renforcé (EPCA)</strong> avec l'Union européenne, ainsi que le premier à conclure les négociations relatives à la facilitation des visas et à la coopération sur les matières premières critiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(5).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Les résultats concrets de la visite du président Tokayev</h2>

<p>Revenant sur la visite présidentielle à Bruxelles, Audrone Perkauskiene a cité plusieurs réalisations concrètes.</p>

<p>Elle a notamment évoqué :</p>

<ul>
	<li>
	<p>les accords industriels conclus avec Airbus, représentant plusieurs milliards d'euros ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les nouveaux projets dans les domaines des infrastructures et des transports ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le développement du corridor transcaspien (Middle Corridor) ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le renforcement des investissements européens au Kazakhstan ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>l'approfondissement de la coopération énergétique.</p>
	</li>
</ul>

<p>Mais selon elle, l'un des progrès les plus significatifs reste l'aboutissement des négociations sur la <strong>facilitation des visas</strong>.</p>

<p>Elle a rappelé que cela faisait près de dix ans que ce dossier figurait parmi les priorités du partenariat UE–Kazakhstan.</p>

<h2>L'heure de la mise en œuvre</h2>

<p>Si les accords sont désormais nombreux, la représentante européenne estime que le véritable défi commence maintenant.</p>

<p>« Il ne s'agit plus seulement de signer des accords. Il faut désormais les mettre en œuvre. »</p>

<p>Elle a insisté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en résultats tangibles.</p>

<p>Selon elle, plusieurs secteurs devraient connaître un développement important dans les prochaines années :</p>

<ul>
	<li>
	<p>la connectivité ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les infrastructures ferroviaires ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la transition énergétique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le numérique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>l'intelligence artificielle ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la recherche scientifique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>l'enseignement supérieur ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les échanges universitaires.</p>
	</li>
</ul>

<p>Elle a notamment plaidé pour un renforcement des programmes <strong>Erasmus+</strong>, <strong>Horizon Europe</strong> et des coopérations scientifiques entre universités européennes et kazakhes.</p>

<h2>Questions-réponses : un dialogue ouvert</h2>

<p>La seconde partie de la rencontre a pris la forme d'un échange direct avec les participants.</p>

<p>Diplomates, représentants européens, responsables politiques, journalistes et acteurs économiques ont interrogé la représentante du Service européen pour l'action extérieure sur les perspectives du partenariat.</p>

<p>Parmi les thèmes abordés figuraient :</p>

<ul>
	<li>
	<p>l'évolution politique du Kazakhstan ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les effets de la nouvelle Constitution ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les opportunités offertes aux jeunes ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la mobilité académique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la coopération économique ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>le tourisme ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>la sécurité régionale ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>les grands projets d'infrastructures.</p>
	</li>
</ul>

<h2>Astana, symbole d'une transformation</h2>

<p>Interrogée par Roman Vassilenko sur l'évolution du Kazakhstan depuis sa première visite il y a près de vingt ans, Audrone Perkauskiene a livré un témoignage personnel.</p>

<p>Elle a expliqué avoir découvert à l'époque une capitale encore en construction.</p>

<p>Lors de son récent déplacement, elle dit avoir été impressionnée par la transformation de la ville.</p>

<p>Elle décrit aujourd'hui Astana comme une capitale moderne, verte, dynamique, animée et tournée vers l'avenir.</p>

<p>Selon elle, cette évolution reflète la transformation plus large du Kazakhstan.</p>

<h2>Jean Spinette : mieux faire connaître le Kazakhstan</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(6).jpeg" style="height:800px; width:535px" /></p>

<p>Le bourgmestre de Saint-Gilles, <strong>Jean Spinette</strong>, a pris la parole pour souligner un paradoxe.</p>

<p>Alors que le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays du monde et un acteur géopolitique majeur, il demeure encore largement méconnu auprès du grand public européen.</p>

<p>Il a regretté le manque de publications, d'ouvrages et de documentation accessibles en français sur le Kazakhstan.</p>

<p>Pour lui, les échanges culturels, universitaires et les initiatives locales permettront progressivement de mieux faire connaître le pays en Europe.</p>

<p>Il a confirmé son soutien aux futurs projets culturels développés avec l'ambassade du Kazakhstan.</p>

<h2>La question de Bruxelles Korner</h2>

<p>Au cours des échanges, <strong>Kadir Duran</strong>, rédacteur en chef de <strong>Bruxelles Korner</strong>, est intervenu pour interroger Audrone Perkauskiene sur deux sujets.</p>

<p>La première question portait sur l'accord conclu récemment entre Bruxelles et Astana qu'elle considérait comme le plus important.</p>

<p>La seconde concernait le domaine où la coopération progresse aujourd'hui le plus rapidement : l'énergie, l'intelligence artificielle ou les transports.</p>

<p>La responsable européenne a répondu sans hésitation.</p>

<p>À ses yeux, <strong>la facilitation des visas constitue l'avancée la plus importante</strong> de ces dernières années.</p>

<p>Elle a rappelé que ce dossier avait nécessité près d'une décennie de négociations et qu'il favorisera avant tout les échanges humains entre les citoyens kazakhs et européens.</p>

<p>Concernant les secteurs d'avenir, elle estime que <strong>la connectivité est désormais devenue la priorité</strong>.</p>

<p>Le développement du <strong>Middle Corridor</strong>, les infrastructures ferroviaires, les liaisons aériennes, les ports et les corridors logistiques constituent aujourd'hui les axes les plus dynamiques de la coopération entre l'Union européenne et le Kazakhstan.</p>

<p>Selon elle, la connectivité ne consiste pas seulement à transporter des marchandises.</p>

<p>Elle permet aussi de rapprocher les économies, les universités, les entreprises, les chercheurs et les citoyens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(4).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<h2>Quel impact de la nouvelle Constitution sur les relations avec l'Union européenne ?</h2>

<p>Interrogée sur les conséquences de la nouvelle Constitution pour les relations bilatérales, Audrone Perkauskiene a estimé que celle-ci ne modifiera pas directement les relations entre Bruxelles et Astana.</p>

<p>En revanche, elle renforcera les fondements mêmes du partenariat.</p>

<p>Des institutions plus solides, une gouvernance plus prévisible et un État de droit consolidé créent un environnement plus favorable aux investissements, aux coopérations économiques et aux projets communs.</p>

<p>Pour Bruxelles, une plus grande stabilité institutionnelle du Kazakhstan constitue un facteur de confiance supplémentaire.</p>

<p>La séance de questions-réponses s'est poursuivie dans une atmosphère particulièrement ouverte, illustrant l'esprit des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> : favoriser un dialogue franc, direct et constructif entre les responsables européens, les autorités kazakhes et les différents acteurs de la société civile.</p>

<p>&nbsp;</p>

<h1><strong>Kazakhstan – Union européenne : un partenariat qui entre dans une nouvelle phase</strong></h1>

<h2><strong>Partie 3 – Un dialogue qui se poursuit au-delà des discours</strong></h2>

<p>Alors que les échanges officiels touchaient à leur fin, plusieurs intervenants ont souhaité partager une réflexion plus personnelle sur l'évolution des relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne.</p>

<p>Parmi eux figurait <strong>Kęstutis Jankauskas</strong>, ancien ambassadeur de l'Union européenne au Kazakhstan et aujourd'hui responsable de la Division de la sécurité des missions au Service européen pour l'action extérieure (EEAS). Fort de plusieurs années passées à Astana, il a livré un témoignage particulièrement apprécié de l'assistance.</p>

<h2>« Le Kazakhstan est un pays qu'il reste à découvrir »</h2>

<p>Revenant sur ses années de mission au Kazakhstan, Kęstutis Jankauskas a expliqué qu'il avait rarement rencontré un pays aussi ouvert au dialogue.</p>

<p>Selon lui, le Kazakhstan a démontré sa capacité à développer une politique étrangère équilibrée, fondée sur la défense de ses propres intérêts tout en entretenant des relations constructives avec l'ensemble de ses partenaires internationaux.</p>

<p>Il a également insisté sur le potentiel encore largement sous-estimé du pays auprès des Européens.</p>

<p>« Il existe aujourd'hui en Europe une véritable envie de découvrir de nouvelles destinations. Le Kazakhstan possède tous les atouts : des paysages exceptionnels, une grande diversité culturelle, une stabilité appréciée des voyageurs et un formidable potentiel touristique. Il reste pourtant encore largement méconnu. »</p>

<p>Pour l'ancien ambassadeur, la future facilitation des visas devrait contribuer à rapprocher davantage les populations et à favoriser non seulement les voyages touristiques, mais aussi les échanges universitaires, économiques et culturels.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Un partenariat qui repose désormais sur les citoyens</h2>

<p>Au fil des interventions, un constat est revenu à plusieurs reprises : les relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne ne peuvent plus être uniquement portées par les gouvernements.</p>

<p>Les entreprises, les universités, les collectivités locales, les médias, les chercheurs, les étudiants et les organisations de la société civile sont appelés à jouer un rôle croissant.</p>

<p>La coopération entre Astana et Bruxelles ne se limite plus aux grands accords diplomatiques. Elle se construit désormais à travers les échanges humains, les projets économiques, les partenariats universitaires, les initiatives culturelles et les contacts entre les citoyens.</p>

<p>Plusieurs intervenants ont d'ailleurs rappelé que chaque nouvelle liaison aérienne, chaque projet universitaire commun, chaque investissement ou chaque simplification administrative rapproche un peu plus les deux sociétés.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57%20(3).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Le nouveau Kurultai au cœur des attentes</h2>

<p>Cette dernière édition des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> revêtait une portée particulière.</p>

<p>Elle clôturait plusieurs mois de rencontres organisées à Bruxelles autour de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, à quelques semaines seulement de la mise en place du <strong>nouveau Kurultai</strong>, prévue à la fin du mois d'août.</p>

<p>Pour les autorités kazakhes, cette nouvelle institution constitue l'une des principales innovations de la réforme constitutionnelle. Elle doit accompagner la modernisation de la gouvernance du pays, renforcer la participation aux débats publics et consolider le dialogue entre les institutions et la société.</p>

<p>Tout au long de la rencontre, les intervenants européens ont insisté sur le fait qu'ils suivraient avec attention la mise en œuvre concrète de cette nouvelle architecture institutionnelle.</p>

<p>Le message adressé par Bruxelles était clair : au-delà de la réforme constitutionnelle elle-même, c'est sa traduction dans la pratique qui sera déterminante.</p>

<h2>Une photo de famille sous le Shanyraq</h2>

<p>Après plus de deux heures d'échanges, l'ambassadeur Roman Vassilenko a remercié l'ensemble des participants pour leur présence et pour la qualité des discussions.</p>

<p>Il a rappelé que l'objectif des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> n'était pas uniquement d'organiser des conférences, mais de créer un espace où diplomates, responsables politiques, universitaires, journalistes, entrepreneurs et représentants de la société civile puissent dialoguer librement et construire des relations durables.</p>

<p>Avant de clore officiellement la rencontre, l'ensemble des participants s'est réuni dans le jardin de l'ambassade pour une <strong>photo de groupe</strong>, symbole de cette communauté de partenaires réunie sous le Shanyraq, image de l'ouverture et du dialogue qui caractérisent ces rencontres.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(2).jpeg" style="height:535px; width:800px" /></p>

<h2>Une réception aux saveurs du Kazakhstan</h2>

<p>La soirée s'est ensuite poursuivie autour d'une réception conviviale organisée par l'ambassade.</p>

<p>Les invités ont pu découvrir plusieurs <strong>spécialités traditionnelles kazakhes</strong>, accompagnées de rafraîchissements, tandis que les discussions se poursuivaient dans un cadre plus informel.</p>

<p>Diplomates européens, représentants des institutions de l'Union, responsables politiques, chefs d'entreprise, universitaires, journalistes et membres de la société civile ont continué à échanger sur les perspectives de coopération entre Bruxelles et Astana.</p>

<p>Ces conversations, souvent prolongées bien au-delà de la séance officielle, ont illustré l'esprit même des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> : faire du dialogue un instrument concret de rapprochement entre les peuples.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_57.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Une nouvelle étape des relations entre Bruxelles et Astana</h2>

<p>Au-delà des annonces politiques, cette dernière rencontre avant la pause estivale a confirmé une évolution plus profonde.</p>

<p>En quelques années, les relations entre le Kazakhstan et l'Union européenne ont changé de dimension.</p>

<p>L'Union européenne demeure le premier partenaire commercial et le premier investisseur étranger du Kazakhstan, mais le partenariat s'étend désormais à des domaines de plus en plus stratégiques : connectivité, transition énergétique, matières premières critiques, sécurité régionale, innovation, intelligence artificielle, recherche, enseignement supérieur et mobilité.</p>

<p>La récente visite du président Kassym-Jomart Tokayev à Bruxelles, les nombreux accords conclus avec les institutions européennes et les entreprises, l'avancement du processus de facilitation des visas ainsi que les projets liés au <strong>Middle Corridor</strong> témoignent de cette nouvelle dynamique.</p>

<p>Dans le même temps, l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution et l'installation prochaine du <strong>Kurultai</strong> marquent une nouvelle étape dans l'évolution institutionnelle du Kazakhstan.</p>

<p>Pour les partenaires européens présents à Bruxelles, la priorité est désormais clairement identifiée : accompagner cette nouvelle phase par une coopération concrète, fondée sur la confiance, la stabilité et des projets communs.</p>

<p>Comme l'a rappelé Roman Vassilenko en citant un proverbe kazakh : <strong>« Le chemin se construit en marchant. »</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-08%20at%2001_05_56%20(7).jpeg" style="height:800px; width:535px" /></strong></p>

<p>Au terme de cette dernière édition des <strong>Shanyraq Dialogues</strong> avant les vacances, une conviction semblait partagée par l'ensemble des participants : le partenariat entre le Kazakhstan et l'Union européenne est entré dans une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre, des réalisations concrètes et d'un rapprochement durable entre les sociétés.</p>

<p>À quelques semaines de l'installation du nouveau Kurultai, Bruxelles a ainsi été le théâtre d'un ultime moment de réflexion collective avant l'ouverture d'un nouveau chapitre de la vie institutionnelle du Kazakhstan.</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 02:14:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstan-union-europeenne-a-bruxelles-le-dernier-shanyraq-dialogue-ouvre-la-voie-au-nouveau-kurultai-1783467233.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Quoi de neuf au Kazakhstan ?</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-13429</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-13429</guid>
                <description><![CDATA[Quoi de neuf au Kazakhstan ?

Les principaux développements de la semaine (Newsletter n°71 – 2 juillet 2026)

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size:48px">Quoi de neuf au Kazakhstan ?</span></strong></p>

<p><em><span style="font-size:22px">Les principaux développements de la semaine (Newsletter n°71 – 2 juillet 2026)</span></em></p>

<p><em><span style="font-size:22px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em></p>

<p>Le Kazakhstan poursuit la mise en œuvre de sa profonde transformation politique tout en renforçant son rôle de partenaire stratégique de l’Union européenne. Cette semaine a été marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, l’annonce des élections du Kurultai, plusieurs rencontres à Bruxelles et des avancées économiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/739175432_972886092452167_792466042107881363_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>1. Le Kazakhstan fixe les élections du Kurultai au 23 août</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokaïev a fixé au 23 août 2026 les premières élections du Kurultai, nouvelle assemblée issue de la réforme constitutionnelle.</p>

<p>Ce scrutin doit finaliser la transition vers la nouvelle architecture institutionnelle du pays et mettre en place le Parlement monocaméral prévu par la Constitution entrée en vigueur le 1er juillet.</p>

<p>2. Bruxelles accueille un nouveau Shanyraq Dialogue</p>

<p>L’Ambassade du Kazakhstan en Belgique a organisé à Bruxelles une nouvelle édition des Shanyraq Dialogues consacrée aux réformes politiques.</p>

<p>Diplomates européens, experts et parlementaires ont échangé autour de plusieurs thèmes :</p>

<p>* la nouvelle Constitution ;</p>

<p>* l’État de droit ;</p>

<p>* les réformes institutionnelles ;</p>

<p>* le rapprochement entre le Kazakhstan et l’Union européenne.</p>

<p>L’événement confirme la volonté d’Astana d’expliquer directement ses réformes auprès des institutions européennes.</p>

<p>3. Le Parlement européen débat du partenariat UE-Kazakhstan</p>

<p>Au Parlement européen, une rencontre a porté sur :</p>

<p>* les réformes politiques kazakhes ;</p>

<p>* les corridors de transport Europe-Asie ;</p>

<p>* le développement du Middle Corridor ;</p>

<p>* les perspectives de coopération économique.</p>

<p>Les discussions montrent que Bruxelles considère de plus en plus le Kazakhstan comme un partenaire stratégique en Asie centrale.</p>

<p>4. La nouvelle Constitution est officiellement entrée en vigueur</p>

<p>Depuis le 1er juillet 2026, la nouvelle Constitution est pleinement applicable.</p>

<p>Les principales nouveautés comprennent :</p>

<p>* une nouvelle organisation des pouvoirs publics ;</p>

<p>* un renforcement des garanties constitutionnelles ;</p>

<p>* davantage de droits civiques ;</p>

<p>* une participation citoyenne accrue ;</p>

<p>* une modernisation des institutions.</p>

<p>Cette réforme constitue l’un des plus importants changements institutionnels depuis l’indépendance.</p>

<p>5. Le Kazakhstan met en avant son expérience du dialogue interreligieux</p>

<p>Un nouvel article publié cette semaine souligne la volonté du Kazakhstan de partager son expérience en matière de :</p>

<p>* dialogue entre religions ;</p>

<p>* tolérance ;</p>

<p>* coexistence pacifique ;</p>

<p>* diplomatie interculturelle.</p>

<p>Le pays souhaite développer davantage cette coopération avec l’Union européenne.</p>

<p>6. Le Forum annuel de la Banque eurasiatique de développement</p>

<p>Lors de la réunion annuelle de la Banque eurasiatique de développement (EDB), les participants ont estimé que les futurs corridors eurasiens devront reposer sur :</p>

<p>* des infrastructures modernes ;</p>

<p>* la numérisation des échanges ;</p>

<p>* des procédures douanières simplifiées ;</p>

<p>* une meilleure coordination régionale.</p>

<p>Le Kazakhstan entend rester un acteur central du corridor reliant l’Europe à l’Asie.</p>

<p>7. Les coopératives agricoles progressent fortement</p>

<p>Le secteur agricole poursuit sa modernisation.</p>

<p>En 2025, les coopératives agricoles ont enregistré :</p>

<p>* +40 % de production ;</p>

<p>* une hausse des investissements ;</p>

<p>* davantage de mécanisation ;</p>

<p>* une augmentation des ventes.</p>

<p>Ces résultats illustrent la transformation progressive de l’agriculture kazakhe.</p>

<p>8. Astana parmi les villes les plus sûres</p>

<p>Selon le Global Crime Index (mi-2026), Astana figure parmi les villes les plus sûres étudiées.</p>

<p>Cette reconnaissance renforce l’image du Kazakhstan comme destination stable et sécurisée en Asie centrale.</p>

<p>9. Une découverte archéologique majeure</p>

<p>Des archéologues ont découvert, dans le centre du Kazakhstan, un tumulus exceptionnel contenant des sépultures appartenant à deux périodes historiques distinctes.</p>

<p>Cette découverte apporte de nouveaux éléments sur les anciennes civilisations des steppes kazakhes.</p>

<p>Analyse Bruxelles Korner</p>

<p>Cette semaine confirme une tendance déjà observée depuis plusieurs mois : 2026 est l’année de la concrétisation des réformes constitutionnelles engagées par le président Kassym-Jomart Tokaïev.</p>

<p>L’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, les élections du Kurultai et l’intensification du dialogue avec les institutions européennes illustrent une stratégie visant à renforcer la légitimité des institutions tout en consolidant les relations avec l’Union européenne.</p>

<p>Sur le plan économique, Astana continue de mettre en avant trois priorités : le développement du Middle Corridor, la modernisation agricole et la connectivité eurasiatique. En parallèle, le Kazakhstan poursuit sa politique de « soft power » en valorisant son modèle de dialogue interreligieux et son patrimoine historique.</p>

<p>Pour Bruxelles, le Kazakhstan apparaît désormais comme le partenaire le plus actif et le plus structuré d’Asie centrale dans ses relations avec l’Union européenne, combinant réformes internes, ouverture diplomatique et ambitions économiques</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 05 Jul 2026 15:25:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/quoi-de-neuf-au-kazakhstan-1783254430.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Dombra Day Celebrated in the Heart of Europe</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/dombra-day-celebrated-in-the-heart-of-europe-13424</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/dombra-day-celebrated-in-the-heart-of-europe-13424</guid>
                <description><![CDATA[Dombra Day Celebrated in the Heart of Europe]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="700" height="394" src="https://www.youtube.com/embed/eOMjzKgqHng" title="Dombra Day  Celebrated in  the Heart of Europe" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Dombra Day Celebrated in the Heart of Europe</h1>

<p>03 July 2026 00:39</p>

<p>Brussels, 3 July 2026. On the eve of National Dombra Day, the Embassy of the Republic of Kazakhstan in the Kingdom of Belgium hosted a special musical performance by the DOMBRAssadors ensemble, bringing together Embassy staff, members of the Kazakh diaspora, students, and Belgian friends of Kazakhstan.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/736857937_2849848212055874_6512554443570308541_n.jpg" style="height:534px; width:800px" /></p>

<p>The ensemble performed some of the most celebrated works of the Kazakh musical heritage, including&nbsp;<em>Erke Sylkym</em>,&nbsp;<em>Alqissa</em>,&nbsp;<em>Ata Tolgauy</em>,&nbsp;<em>Balbyrauyn</em>, and&nbsp;<em>Sulu Kyz</em>. A highlight of the concert was the captivating fusion of traditional Kazakh instruments—the dombra, zhetigen, sazsyrnai, shankobyz, kobyz, and dauylpaz—with European instruments such as the oboe, violin, and accordion. The performance offered a compelling demonstration of music's unique ability to transcend borders and bring together people of different cultures and generations.</p>

<p>Ambassador of Kazakhstan to Belgium Roman Vassilenko stated:&nbsp;<em>"The dombra is the soul of our nation, carrying within it our history, identity, and the memory of generations. It is especially meaningful that, on the eve of National Dombra Day, its melodies resonate in the heart of Europe. Music speaks a universal language, and through the dombra we are honoured to share the richness of Kazakhstan's cultural heritage while strengthening the bonds of friendship between our peoples."</em></p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/737422235_2849848218722540_1420347463392031986_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></em></p>

<p>Earlier this year, two Kazakh Cultural Centres were established in Belgium, providing children and members of the Kazakh diaspora with opportunities to study the Kazakh language, learn to play the dombra, and discover Kazakhstan's traditional dances, customs, and cultural heritage. The centres play an important role in preserving national identity among the diaspora while promoting Kazakhstan's rich cultural legacy and fostering greater cultural understanding in Belgium.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 04 Jul 2026 16:47:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/dombra-day-celebrated-in-the-heart-of-europe-1783173128.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan: In Brussels, Zhandos Shaimardanov Presents Astana’s New Constitutional Architecture</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-in-brussels-zhandos-shaimardanov-presents-astanas-new-constitutional-architecture-13402</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-in-brussels-zhandos-shaimardanov-presents-astanas-new-constitutional-architecture-13402</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan: In Brussels, Zhandos Shaimardanov Presents Astana’s New Constitutional Architecture

By Kadir Duran – Bruxelles Korner

On July 1, 2026, the date on which Kazakhstan’s new Constitution entered into force, the Embassy of the Republic of Kazakhstan in Brussels hosted a new edition of the Shanyraq Dialogues, dedicated to a central theme: “The New Constitution of Kazakhstan: A New Chapter for Democratic Governance and Kazakhstan–EU Cooperation.”]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/ws7inrtN5jM" title="2 juillet 2026" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:36px"><strong>Kazakhstan: In Brussels, Zhandos Shaimardanov Presents Astana’s New Constitutional Architecture</strong></span></p>

<p><strong>By Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p><em><span style="font-size:26px">On July 1, 2026, the date on which Kazakhstan’s new Constitution entered into force, the Embassy of the Republic of Kazakhstan in Brussels hosted a new edition of the <strong>Shanyraq Dialogues</strong>, dedicated to a central theme: <strong>“The New Constitution of Kazakhstan: A New Chapter for Democratic Governance and Kazakhstan–EU Cooperation.”</strong></span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:26px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/9ddcdd14-1f79-4156-90ab-89b6ce1a9a3b.png" style="height:450px; width:800px" /></strong></span></em></p>

<p>The event took place at the Embassy of Kazakhstan on Avenue Van Bever in Uccle, opening with remarks by <strong>H.E. Mr. Roman Vassilenko</strong>, Ambassador of the Republic of Kazakhstan to the Kingdom of Belgium and Head of Mission to the European Union and NATO.</p>

<p>The keynote speaker was <strong>Mr. Zhandos Shaimardanov</strong>, Director of the <strong>Kazakhstan Institute for Strategic Studies under the President of the Republic of Kazakhstan</strong>, an institution closely linked to the strategic thinking of the Kazakh presidency.</p>

<p>In front of an audience composed of Belgian and European political representatives, diplomats, academics, journalists and international relations observers, the discussion provided an opportunity to explain the outlines of Kazakhstan’s new parliamentary structure and the next stages of its institutional transition.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(5).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>A New Constitution for a New Political Stage</h2>

<p>In his opening remarks, Ambassador Roman Vassilenko underlined that <strong>July 1, 2026</strong> represents a major political date for Kazakhstan. The new Constitution officially enters into force and, according to him, opens a new phase of political modernization.</p>

<p>This reform aims to build a system of governance that is more accountable, more representative and more oriented toward the future. It also reflects President <strong>Kassym-Jomart Tokayev’s</strong> intention to consolidate institutions, strengthen the rule of law and anchor Kazakhstan in a path of gradual modernization.</p>

<p>The Ambassador also highlighted the symbolic importance of the calendar: one week earlier, on <strong>June 22 and 23, 2026</strong>, President Tokayev had paid an official visit to Brussels. That visit confirmed the growing strength of the partnership between Kazakhstan and the European Union in several strategic areas: transport connectivity, energy security, critical raw materials, digital transformation, higher education, research, innovation and people-to-people contacts.</p>

<p>The diplomatic message was clear: Kazakhstan intends to link its domestic transformation to a strengthened partnership with Europe.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(3).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>The Quryltai: A New Unicameral Parliament</h2>

<p>At the heart of the discussion was the transformation of Kazakhstan’s legislative system. The new Constitution provides for the establishment of a <strong>unicameral Parliament</strong>, the <strong>Quryltai</strong>, with elections scheduled for <strong>August 2026</strong>, before the beginning of its work in September.</p>

<p>This development marks a break with the previous parliamentary architecture. The new model seeks to simplify political representation and make the institutional system more understandable. Members of Parliament will be elected on the basis of party lists, which, according to the explanations given during the debate, should strengthen democratic participation and avoid institutional mandates reserved for specific structures.</p>

<p>Mr. Shaimardanov presented this reform as a step toward political rationalization, but also as a tool designed to increase the accountability of elected representatives before citizens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>The People’s Council: Regional Representation, Civil Society and National Diversity</h2>

<p>A significant part of the discussion focused on the role of the <strong>People’s Council</strong>, which will operate alongside the unicameral Parliament. The question raised was direct: what will be the interaction between this Council and the Quryltai?</p>

<p>According to Mr. Shaimardanov’s explanations, the People’s Council will not constitute a legislative branch in the same way as Parliament. It will, however, have a role of initiative and proposal. Its main mission will be to bring grassroots concerns to the national level, particularly those coming from the regions.</p>

<p>The Council will be based on three pillars: regional representation, participation by NGOs, and representation of ethnocultural associations. This last dimension is particularly important in a country made up of more than <strong>120 ethnic groups</strong>.</p>

<p>The objective is to preserve national unity while offering a platform of expression to the different components of Kazakh society. Projects or proposals coming from the Council may be transmitted to Parliament, which will then be required to examine them.</p>

<p>Mr. Shaimardanov also described this Council as an alternative form of participation in public life. Figures who do not sit in Parliament will be able to build legitimacy there, gain visibility and potentially enter conventional political competition at a later stage.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(8).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Vice Presidency: An Institutional Innovation Under Close Observation</h2>

<p>Another topic addressed was the creation of the office of <strong>Vice President</strong>. This institutional innovation, rare in Central Asia, raised several questions among participants.</p>

<p>Mr. Shaimardanov explained that the precise role of the Vice President could evolve depending on the country’s priorities and the profile of the person appointed. In an initial version of the constitutional project, the Vice President could represent the President abroad. This wording was later removed in order to allow for a more flexible function, potentially linked to specific projects, whether in domestic or foreign policy.</p>

<p>The order of succession was also clarified: in the event of the President’s incapacity, the Vice President would succeed him. If the Vice President were also unable to serve, the Speaker of the Quryltai would come next, followed by the Prime Minister.</p>

<p>This new institutional hierarchy confirms the political importance of the Vice Presidency in Kazakhstan’s new architecture.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_05_54%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>A Reform Welcomed, But Judged by Its Implementation</h2>

<p>On the European side, participants welcomed these reforms while emphasizing one essential point: implementation.</p>

<p>European speakers recalled that the value of a constitutional reform is not measured only by its text, but by its concrete effects: political pluralism, respect for the rule of law, transparency, public trust and the consolidation of genuine institutional practices.</p>

<p>Kazakhstan, they stressed, will be judged not only on the design of its new system, but also on its ability to translate these principles into daily governance.</p>

<p>This European caution was not presented as a direct criticism, but rather as a political expectation: the expectation that institutional commitments will be transformed into visible results.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>A Constitution Born from a Consultation Process</h2>

<p>Mr. Shaimardanov also explained the process that led to the adoption of the new constitutional text.</p>

<p>According to him, the reform began after President Tokayev’s announcement in <strong>September 2025</strong> of the transition toward a unicameral Parliament. A working group was then established with the participation of experts, political representatives, academics, members of government and citizens.</p>

<p>More than <strong>2,000 proposals</strong> were initially submitted through electronic platforms, around <strong>600</strong> of which directly concerned parliamentary reform. Subsequently, more than <strong>10,000 additional contributions</strong> were examined within the framework of an expanded constitutional commission.</p>

<p>The meetings of this commission were reportedly broadcast live, in the interest of transparency. The final text was presented as the result of several stages of consultation, not as a project imposed from outside or prepared in advance.</p>

<p>Mr. Shaimardanov specified that more than <strong>80% of the constitutional text</strong> had been amended, which legally justified the adoption of a new Constitution rather than a simple revision.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/736032923_4461875917379330_6596229783770415810_n.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center">Avec Mr Rakhat Nurgaliyev Diplomate de Kazakhstan <img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/td0/1/16/1f1f0_1f1ff.png" style="height:16px; width:16px" /> et Mr Alberto Turkstra - Project Director at Diplomatic World</p>

<h2>Kazakhstan and the European Union: A Strategic Convergence</h2>

<p>Beyond strictly constitutional questions, the exchanges also focused on relations between Kazakhstan and the European Union.</p>

<p>President Tokayev’s recent visit to Brussels was presented as an important moment. Both sides reaffirmed their willingness to strengthen their partnership within the framework of the <strong>Enhanced Partnership and Cooperation Agreement</strong>.</p>

<p>Among the advances mentioned were connectivity, critical raw materials, aviation, scientific cooperation, investment and mobility. Negotiations on visa facilitation and readmission agreements were also said to have been concluded at negotiators’ level.</p>

<p>The visa issue occupied a particular place in the debate. Mr. Shaimardanov stressed that visa procedures directly influence how Kazakh citizens perceive their international partners. In his view, easing the visa regime could improve the image of the European Union in Kazakhstan and increase human, economic and academic exchanges.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Central Asia Between Regional Cooperation and Institutional Prudence</h2>

<p>The discussion then broadened to the future of Central Asia. Mr. Shaimardanov acknowledged that regional cooperation has gained new momentum in recent years, especially since 2022.</p>

<p>He emphasized the importance of the <strong>C5 format</strong>, which brings together the five Central Asian states, and the gradual inclusion of Azerbaijan in certain regional discussions. This opening is viewed as strategic, particularly because of the role of the South Caucasus in the <strong>Middle Corridor</strong>.</p>

<p>For Astana, it is still too early to speak of regional integration comparable to that of the European Union. The immediate objective would rather be to institutionalize cooperation mechanisms in order to better monitor decisions already taken and move from the production of ideas to their implementation.</p>

<p>Several unifying priorities were mentioned: human capital development, water management, energy, transport corridors, supply chain resilience and critical raw materials.</p>

<p>The Middle Corridor was presented as a structuring axis of this cooperation. Over time, it could become one of the economic pillars of a more connected, more organized and more visible Central Asia on the international stage.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/737819524_1561153849375912_8545559439665184511_n.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center">Mr. Zhandos Shaimardanov, Director, Kazakhstan Institute for</p>

<p style="text-align:center">Strategic Studies under the President of the Republic of Kazakhstan.</p>

<h2>A Kazakh Diplomacy Seeking Greater Clarity</h2>

<p>Through this meeting, Kazakhstan sought to send a double message.</p>

<p>Domestically, Astana wants to show that its constitutional reform is not merely a legal operation, but a political transformation intended to strengthen representation, accountability and institutional resilience.</p>

<p>Externally, the country aims to position itself as a stable, predictable and strategic partner for the European Union in a geopolitical context marked by the war in Ukraine, energy tensions, competition for critical raw materials and the reconfiguration of trade routes between Europe and Asia.</p>

<p>In this perspective, the Shanyraq Dialogues play the role of a bridge. The term <strong>“Shanyraq”</strong>, which refers to the upper part of the Kazakh yurt and symbolizes home, stability, unity and family prosperity, takes on a diplomatic dimension here: creating a structured yet open space for dialogue between Kazakhstan and its European partners.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/737502469_1336371235271788_9010004870584447251_n%20(1).jpg" style="height:602px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">The New Constitution of Kazakhstan:</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">A New Chapter for Democratic Governance and Kazakhstan – EU Cooperation</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">Opening Remarks: H.E. Mr. Roman Vassilenko, Ambassador of the Republic of</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">Kazakhstan to the Kingdom of Belgium, Head of Mission of the Republic of Kazakhstan</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">to the European Union and NATO.</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">Keynote Speaker: Mr. Zhandos Shaimardanov, Director, Kazakhstan Institute for</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:10px">Strategic Studies under the President of the Republic of Kazakhstan.</span></p>

<h2>Brussels as a Stage for Kazakh Modernization</h2>

<p>The presence of political representatives, diplomats, researchers, journalists and European observers gave this meeting a significance that went beyond a purely academic setting.</p>

<p>Kazakhstan wants to convince its partners that its political modernization is real, gradual and compatible with a deeper partnership with Europe. The European Union, for its part, is observing this reform with interest, but also with clear expectations.</p>

<p>July 1, 2026 will therefore remain an important date for Astana. But as several speakers recalled, the true measure of this new Constitution will come in the months and years ahead: during the elections to the Quryltai, in the functioning of the new Parliament, in the effective role of the People’s Council, in the balance between institutions and, above all, in Kazakhstan’s ability to transform institutional reform into lasting democratic practices.</p>

<p>In Brussels, Kazakhstan’s message was clearly stated: internal modernization and European cooperation are now moving forward together.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/734298662_990421343760819_8101932046497622297_n.jpg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p style="text-align:center">With Ms Anna SUSSAROVA, Honorary consul of Kazakhstan,&nbsp;Kingdom of Belgium,&nbsp;Walloon Brabant District</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 16:38:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstan-in-brussels-zhandos-shaimardanov-presents-astanas-new-constitutional-architecture-1782999999.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : à Bruxelles, Zhandos Shaimardanov présente la nouvelle architecture constitutionnelle d’Astana</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-a-bruxelles-zhandos-shaimardanov-presente-la-nouvelle-architecture-constitutionnelle-dastana-13401</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-a-bruxelles-zhandos-shaimardanov-presente-la-nouvelle-architecture-constitutionnelle-dastana-13401</guid>
                <description><![CDATA[Kazakhstan : à Bruxelles, Zhandos Shaimardanov présente la nouvelle architecture constitutionnelle d’Astana

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner

Le 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, l’Ambassade de la République du Kazakhstan à Bruxelles a accueilli une nouvelle édition des Shanyraq Dialogues, consacrée à un thème central : « The New Constitution of Kazakhstan: A New Chapter for Democratic Governance and Kazakhstan – EU Cooperation ».]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/ws7inrtN5jM" title="2 juillet 2026" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:36px"><strong>Kazakhstan : à Bruxelles, Zhandos Shaimardanov présente la nouvelle architecture constitutionnelle d’Astana</strong></span></p>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p><em><span style="font-size:22px">Le 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, l’Ambassade de la République du Kazakhstan à Bruxelles a accueilli une nouvelle édition des <strong>Shanyraq Dialogues</strong>, consacrée à un thème central : <strong>« The New Constitution of Kazakhstan: A New Chapter for Democratic Governance and Kazakhstan – EU Cooperation »</strong>.</span></em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_05_54%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>L’événement s’est tenu à l’Ambassade du Kazakhstan, avenue van Bever à Uccle, sous l’ouverture de <strong>S.E. M. Roman Vassilenko</strong>, Ambassadeur de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique, chef de mission auprès de l’Union européenne et de l’OTAN. L’orateur principal était <strong>M. Zhandos Shaimardanov</strong>, directeur du <strong>Kazakhstan Institute for Strategic Studies under the President of the Republic of Kazakhstan</strong>, institution directement liée à la réflexion stratégique de la présidence kazakhe.</p>

<p>Devant un public composé de représentants du monde politique belge et européen, de diplomates, d’académiciens, de journalistes et d’observateurs des relations internationales, la rencontre a permis d’expliquer les contours de la nouvelle structure parlementaire kazakhe et les prochaines étapes de la transition institutionnelle.</p>

<h2>Une Constitution nouvelle pour une étape politique nouvelle</h2>

<p>Dans son allocution d’ouverture, l’Ambassadeur Roman Vassilenko a rappelé que le 1er juillet 2026 représentait une date politique majeure pour le Kazakhstan. La nouvelle Constitution entre officiellement en vigueur et ouvre, selon lui, une nouvelle phase de modernisation politique.</p>

<p>Cette réforme entend construire un système de gouvernance plus responsable, plus représentatif et davantage tourné vers l’avenir. Elle accompagne également la volonté du président Kassym-Jomart Tokaïev de consolider les institutions, de renforcer l’État de droit et d’ancrer le Kazakhstan dans une trajectoire de modernisation progressive.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(5).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>L’ambassadeur a aussi souligné le caractère symbolique du calendrier : une semaine auparavant, les 22 et 23 juin 2026, le président Tokaïev était en visite officielle à Bruxelles. Cette visite a permis de confirmer la montée en puissance du partenariat entre le Kazakhstan et l’Union européenne dans plusieurs domaines stratégiques : connectivité des transports, sécurité énergétique, matières premières critiques, transformation numérique, enseignement supérieur, recherche, innovation et contacts humains.</p>

<p>Le message diplomatique était clair : le Kazakhstan entend lier sa transformation interne à un partenariat renforcé avec l’Europe.</p>

<h2>Le Quryltai, nouveau Parlement monocaméral</h2>

<p>Au cœur de la discussion figurait la transformation du système législatif kazakh. La nouvelle Constitution prévoit la mise en place d’un Parlement monocaméral, le <strong>Quryltai</strong>, dont les élections sont prévues en août 2026, avant le début de ses travaux en septembre.</p>

<p>Cette évolution marque une rupture avec l’ancienne architecture parlementaire. Le nouveau modèle vise à simplifier la représentation politique et à renforcer la lisibilité institutionnelle du système. Les membres du Parlement seront élus sur la base de listes de partis, ce qui, selon les explications données lors du débat, doit renforcer la participation démocratique et éviter les mandats institutionnels réservés à certaines structures.</p>

<p>M. Shaimardanov a présenté cette réforme comme une étape de rationalisation politique, mais aussi comme un instrument destiné à accroître la responsabilité des acteurs élus devant les citoyens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Le Conseil du peuple : représentation régionale, société civile et diversité nationale</h2>

<p>Une partie importante des échanges a porté sur le rôle du <strong>Conseil du peuple</strong>, appelé à fonctionner à côté du Parlement monocaméral. La question posée était directe : quelle sera l’interaction entre ce Conseil et le Quryltai ?</p>

<p>Selon les explications de M. Shaimardanov, le Conseil du peuple ne constitue pas une branche législative au même titre que le Parlement. Il aura toutefois un rôle d’initiative et de proposition. Sa mission principale sera de faire remonter les préoccupations du terrain, notamment celles des régions.</p>

<p>Le Conseil reposera sur trois piliers : une représentation régionale, une participation des ONG et une représentation des associations ethnoculturelles. Cette dernière dimension revêt une importance particulière dans un pays composé de plus de 120 groupes ethniques.</p>

<p>L’objectif est de maintenir l’unité nationale tout en offrant une plateforme d’expression aux différentes composantes de la société kazakhe. Les projets ou propositions émanant du Conseil pourront être transmis au Parlement, qui devra les examiner.</p>

<p>M. Shaimardanov a également présenté ce Conseil comme une forme alternative de participation à la vie publique. Des personnalités qui ne siègent pas au Parlement pourront y construire une légitimité, se faire connaître et éventuellement intégrer plus tard la compétition politique classique.</p>

<h2>Vice-présidence : une innovation institutionnelle surveillée de près</h2>

<p>Autre sujet abordé : la création d’une fonction de vice-président. Cette innovation, rare en Asie centrale, a suscité plusieurs questions parmi les participants.</p>

<p>M. Shaimardanov a expliqué que le rôle exact du vice-président pourrait évoluer selon les priorités du pays et le profil de la personne nommée. Dans une première version du projet constitutionnel, le vice-président pouvait représenter le président à l’extérieur. Cette formulation a ensuite été retirée, afin de permettre une fonction plus souple, potentiellement liée à des projets spécifiques, qu’ils soient de politique intérieure ou de politique étrangère.</p>

<p>L’ordre de succession a également été clarifié : en cas d’empêchement du président, le vice-président lui succéderait. Si le vice-président était lui-même empêché, le président du Quryltai viendrait ensuite, puis le Premier ministre.</p>

<p>Cette nouvelle hiérarchie institutionnelle confirme l’importance politique de la vice-présidence dans la nouvelle architecture kazakhe.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(4).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Une réforme saluée, mais jugée à l’aune de son application</h2>

<p>Du côté européen, les interventions ont exprimé un accueil favorable à ces réformes, tout en insistant sur un point essentiel : la mise en œuvre.</p>

<p>Les participants européens ont rappelé que la valeur d’une réforme constitutionnelle ne se mesure pas uniquement à son texte, mais à ses effets concrets : pluralisme politique, respect de l’État de droit, transparence, confiance publique et consolidation de pratiques institutionnelles réelles.</p>

<p>Le Kazakhstan, ont-ils souligné, sera jugé non seulement sur la conception de son nouveau système, mais aussi sur sa capacité à traduire ces principes dans la gouvernance quotidienne.</p>

<p>Cette prudence européenne n’a pas été présentée comme une critique frontale, mais comme une attente politique : celle de voir les engagements institutionnels se transformer en résultats visibles.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(8).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Une Constitution issue d’un processus de consultation</h2>

<p>M. Shaimardanov a également expliqué le processus ayant conduit à l’adoption du nouveau texte constitutionnel.</p>

<p>Selon lui, la réforme a débuté après l’annonce du président Tokaïev, en septembre 2025, de la transition vers un Parlement monocaméral. Un groupe de travail a ensuite été constitué avec la participation d’experts, de représentants politiques, d’universitaires, de membres du gouvernement et de citoyens.</p>

<p>Plus de 2.000 propositions auraient d’abord été transmises via des plateformes électroniques, dont environ 600 concernaient directement la réforme parlementaire. Par la suite, plus de 10.000 contributions supplémentaires auraient été examinées dans le cadre d’une commission constitutionnelle élargie.</p>

<p>Les réunions de cette commission auraient été diffusées en direct, dans un souci de transparence. Le texte final a été présenté comme le résultat de plusieurs étapes de consultation, et non comme un projet imposé de l’extérieur ou préparé d’avance.</p>

<p>M. Shaimardanov a précisé que plus de 80 % du texte constitutionnel avait été modifié, ce qui justifiait juridiquement l’adoption d’une nouvelle Constitution plutôt qu’une simple révision.</p>

<h2>Kazakhstan – Union européenne : une convergence stratégique</h2>

<p>Au-delà des questions strictement constitutionnelles, les échanges ont aussi porté sur les relations entre le Kazakhstan et l’Union européenne.</p>

<p>La récente visite du président Tokaïev à Bruxelles a été présentée comme un moment important. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat dans le cadre de l’Accord de partenariat et de coopération renforcé.</p>

<p>Parmi les avancées évoquées figurent la connectivité, les matières premières critiques, l’aviation, la coopération scientifique, les investissements et la mobilité. Les négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission auraient également été conclues au niveau des négociateurs.</p>

<p>Cette question des visas a occupé une place particulière dans les débats. M. Shaimardanov a souligné que les procédures de visa influencent directement la perception des citoyens kazakhs à l’égard de leurs partenaires internationaux. Selon lui, l’assouplissement du régime de visas pourrait améliorer l’image de l’Union européenne au Kazakhstan et accroître les échanges humains, économiques et académiques.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>L’Asie centrale entre coopération régionale et prudence institutionnelle</h2>

<p>La discussion s’est ensuite élargie à l’avenir de l’Asie centrale. M. Shaimardanov a reconnu que la coopération régionale connaissait depuis quelques années une dynamique nouvelle, en particulier depuis 2022.</p>

<p>Il a insisté sur l’importance du format C5, regroupant les cinq États d’Asie centrale, et sur l’intégration progressive de l’Azerbaïdjan dans certaines discussions régionales. Cette ouverture est perçue comme stratégique, notamment en raison du rôle du Caucase du Sud dans le corridor médian.</p>

<p>Pour Astana, il est encore trop tôt pour parler d’intégration régionale comparable à celle de l’Union européenne. L’objectif immédiat serait plutôt l’institutionnalisation des mécanismes de coopération, afin de mieux suivre les décisions déjà prises et de passer de la production d’idées à leur mise en œuvre.</p>

<p>Parmi les thèmes fédérateurs, plusieurs priorités ont été citées : le développement du capital humain, la gestion de l’eau, l’énergie, les corridors de transport, la résilience des chaînes d’approvisionnement et les matières premières critiques.</p>

<p>Le corridor médian a été présenté comme un axe structurant de cette coopération. Il pourrait devenir, à terme, l’un des piliers économiques d’une Asie centrale plus connectée, plus organisée et plus visible sur la scène internationale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_39%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Une diplomatie kazakhe en quête de lisibilité</h2>

<p>À travers cette rencontre, le Kazakhstan a cherché à envoyer un double message.</p>

<p>Sur le plan intérieur, Astana veut montrer que sa réforme constitutionnelle n’est pas une simple opération juridique, mais une transformation politique destinée à renforcer la représentation, la responsabilité et la résilience institutionnelle.</p>

<p>Sur le plan extérieur, le pays entend se positionner comme un partenaire stable, prévisible et stratégique pour l’Union européenne, dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine, les tensions autour de l’énergie, la compétition pour les matières premières critiques et la recomposition des routes commerciales entre l’Europe et l’Asie.</p>

<p>Les Shanyraq Dialogues, dans cette perspective, jouent un rôle de passerelle. Le terme « Shanyraq », qui désigne la partie supérieure de la yourte kazakhe et symbolise le foyer, la stabilité, l’unité et la prospérité familiale, prend ici une dimension diplomatique : créer un espace de dialogue structuré, mais ouvert, entre le Kazakhstan et ses partenaires européens.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(9).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<h2>Bruxelles comme scène de la modernisation kazakhe</h2>

<p>La présence de responsables politiques, diplomates, chercheurs, journalistes et représentants européens a donné à cette rencontre une portée qui dépasse le simple cadre académique.</p>

<p>Le Kazakhstan veut convaincre que sa modernisation politique est réelle, progressive et compatible avec un partenariat approfondi avec l’Europe. L’Union européenne, de son côté, observe avec intérêt, mais aussi avec exigence, l’évolution de cette réforme.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-02%20at%2013_08_40%20(11).jpeg" style="height:800px; width:600px" /></p>

<p>Le 1er juillet 2026 restera donc une date importante pour Astana. Mais comme l’ont rappelé plusieurs intervenants, la vraie mesure de cette nouvelle Constitution viendra dans les mois et les années à venir : lors des élections au Quryltai, dans le fonctionnement du nouveau Parlement, dans le rôle effectif du Conseil du peuple, dans l’équilibre entre institutions, et surtout dans la capacité du Kazakhstan à transformer une réforme institutionnelle en pratiques démocratiques durables.</p>

<p>À Bruxelles, le message kazakh a été posé clairement : modernisation interne et coopération européenne avancent désormais ensemble.</p>

<p><em>Source utilisée : invitation, discours d’ouverture/clôture et échanges , enregistrements, incluant les discussions sur le Conseil du peuple, le Quryltai, la vice-présidence, la coopération régionale, le corridor médian et les visas.</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 14:03:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kazakhstan-a-bruxelles-zhandos-shaimardanov-presente-la-nouvelle-architecture-constitutionnelle-dastana-1782991729.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Kyrgyz SNAP Initiative: A Step Toward Empowering Small Nations in Artificial Intelligence</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyz-snap-initiative-a-step-toward-empowering-small-nations-in-artificial-intelligence-13360</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kyrgyz-snap-initiative-a-step-toward-empowering-small-nations-in-artificial-intelligence-13360</guid>
                <description><![CDATA[Kyrgyz SNAP Initiative: A Step Toward Empowering Small Nations in Artificial Intelligence]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:28px"><strong>Kyrgyz SNAP Initiative: A Step Toward Empowering Small Nations in Artificial Intelligence</strong></span></p>

<p><strong>By Abdulhamid Hamid Al-Kaba</strong><br />
Opinion writer specializing in Central Asia and Azerbaijan</p>

<p><em><span style="font-size:20px">On June 25, 2026, Kyrgyzstan chose the United Nations headquarters in New York to launch the SNAP initiative — Small Nations AI Powerhouses.</span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:20px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/5dc1e0f6-8edc-4731-bc13-e48eb8797009.png" style="height:450px; width:800px" /></span></em></p>

<p>The goal was clear: to create a shared space for countries that are often left out of the spotlight in the global AI race. The Kyrgyz mission organized a side event titled “AI for All,” focusing on practical issues far removed from mere slogans.</p>

<p>How do we build open datasets? How can we make speech-to-text technologies serve local languages such as Kyrgyz? The meeting produced practical recommendations on strengthening partnerships and supporting local linguistic content, with Kyrgyzstan emphasizing the importance of digital inclusion and cultural diversity.</p>

<p>What is even more impressive is that this initiative was not born out of the moment. It was the culmination of tangible previous steps.</p>

<p>On October 28, 2025, the AiRUN team presented a new language model. What caught my attention personally was that the model was not a translated or modified version of an existing one — it was built almost from scratch using 59 million words of authentic Kyrgyz data.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/c086d5f1-ccc2-4ec2-8a4c-19c6d24af1d8.jpg" style="height:533px; width:800px" /></p>

<p>This is not just a statistic. When you see the model successfully passing BoolQ, HellaSwag, and PIQA benchmarks with remarkable results, you feel that something truly different is happening. These tests do not measure rote memorization of information, but rather the machine’s ability to think in a human-like manner: Does it understand context? Can it logically complete a story? Does it realize that ice melts faster in hot water? AiRUN succeeded in ways that make you wonder: Why did we wait so long to develop local models?</p>

<p>Frankly, AiRUN gives a feeling of hope. Suddenly, it has become possible to build government services that understand citizens naturally in Kyrgyz, a banking assistant that grasps customer intent, or an educational platform that interacts with students in a personalized way.</p>

<p>Even better, it fully supports voice technologies — STT and TTS — opening the door wide to local voice solutions without the need to rely on foreign servers. Chingiz Arziyev, the company’s CEO, summarized it powerfully: “We have proven that Kyrgyzstan is capable of innovation. Our language is no longer on the margins — it has moved to the heart of progress.” The team is now continuing to expand the model, support local dialects, and develop a multilingual version: KG-RU-EN.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-07-01%20125123.jpg" style="height:486px; width:489px" /></p>

<p>Then, in January 2026, another global touch was added. At CES in Las Vegas, the startup NineNineSix stood out with its KaniTTS speech synthesis model. The model is three times faster and ten times cheaper than its leading global competitors. It can generate 15 seconds of speech in just one second on a standard NVIDIA RTX 5080 graphics card, and it has been downloaded more than 15,000 times on Hugging Face.</p>

<p>In parallel, the company introduced the Kyrgyz Whisper model, which reduced the word error rate in Kyrgyz speech recognition from nearly 100% to just 0.2%, after training on more than 2,000 hours of local audio. These are truly impressive numbers.</p>

<p>All of this reflects real growth in Kyrgyzstan’s technology sector. Over the past five years, exports of IT services have increased 45-fold, and the sector alone generated $130 million in 2024, with 40% coming from the U.S. market.</p>

<p>Within the Organization of Turkic States, Kyrgyzstan has helped place digital transformation among the summit priorities — whether through designating Bishkek as a Digital Capital, developing models like AkylAI, or signing digital economy agreements.</p>

<p>In the end, the Kyrgyz scene raises an important question: Can countries that are not among the big powers create a place for themselves in the world of artificial intelligence? The answer so far appears positive, but it is conditional. True success will not come from announcements and experimental models alone, but from the ability to transform these technologies into everyday services that serve ordinary people while preserving their linguistic and cultural identity.</p>

<p>The SNAP initiative may be just the beginning. But it is a promising one, carrying within it the hope that the digital future does not have to be the exclusive domain of a handful of countries and companies. The coming days will reveal whether Kyrgyzstan can turn this ambition into a sustainable reality.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:40:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/kyrgyz-snap-initiative-a-step-toward-empowering-small-nations-in-artificial-intelligence-1782903208.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Ouzbékistan : 43,1 milliards de dollars d’accords signés, Tachkent confirme son statut de nouveau hub économique d’Asie centrale</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/ouzbekistan-431-milliards-de-dollars-daccords-signes-tachkent-confirme-son-statut-de-nouveau-hub-economique-dasie-centrale-13358</link>
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                <description><![CDATA[Ouzbékistan : 43,1 milliards de dollars d’accords signés, Tachkent confirme son statut de nouveau hub économique d’Asie centrale]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px"><strong>Quoi de Neuf économique en Ouzbekistan ?</strong></span></p>

<p><span style="font-size:18px"><em>Ouzbékistan : 43,1 milliards de dollars d’accords signés, Tachkent confirme son statut de nouveau hub économique d’Asie centrale</em></span></p>

<p>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/733964052_2889668724700646_7364695461675460670_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>L’Ouzbékistan poursuit son ascension parmi les économies les plus dynamiques d’Eurasie. À l’occasion de la 5e édition du Tashkent International Investment Forum (TIIF 2026), organisée du 16 au 18 juin, le pays a franchi une nouvelle étape en attirant des investissements record et en consolidant son rôle de plateforme stratégique entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.</p>

<p>Plus de 7.600 participants issus de 100 pays ont participé au forum, qui s’est conclu par la signature de 166 accords représentant 43,1 milliards de dollars (environ 37,6 milliards d’euros). Parmi eux figurent 139 nouveaux projets industriels et d’infrastructures d’une valeur de 31,8 milliards de dollars.</p>

<p>Les métaux critiques au cœur de la stratégie</p>

<p>L’un des axes majeurs du forum a concerné les matières premières critiques, devenues essentielles pour les batteries, les véhicules électriques et les nouvelles technologies.</p>

<p>Le complexe métallurgique public Technological Metals Complex (TMK) a signé dix accords internationaux portant sur :</p>

<p>l’exploration minière,</p>

<p>le lithium,</p>

<p>le cuivre,</p>

<p>les terres rares,</p>

<p>la recherche et développement,</p>

<p>les investissements conjoints.</p>

<p>Ces partenariats ont notamment été conclus avec des industriels internationaux et des institutions financières lors du Dialogue d’investissement Chine-OCS.</p>

<p>Samarcande poursuit sa transformation</p>

<p>La région de Samarcande bénéficie également d’un nouvel élan avec plus de 700 millions de dollars d’investissements destinés à :</p>

<p>moderniser les infrastructures industrielles ;</p>

<p>développer le tourisme autour du nouvel aéroport international ;</p>

<p>renforcer les liaisons commerciales sur l’ancienne Route de la Soie.</p>

<p>Un partenariat spécifique a également été signé avec une entreprise chinoise de la province du Shaanxi afin de développer les flux touristiques historiques entre la Chine et l’Ouzbékistan.</p>

<p>Des investisseurs mondiaux au rendez-vous</p>

<p>Sept forums bilatéraux ont permis de conclure des accords entre l’Ouzbékistan et plusieurs grandes puissances économiques.</p>

<p>Parmi les groupes présents figuraient notamment :</p>

<p>BlackRock</p>

<p>Franklin Templeton</p>

<p>Masdar</p>

<p>ACWA Power</p>

<p>DP World</p>

<p>AD Ports Group</p>

<p>Les domaines concernés couvrent :</p>

<p>les infrastructures ;</p>

<p>les énergies renouvelables ;</p>

<p>les transports ;</p>

<p>les plateformes logistiques ;</p>

<p>les chaînes d’approvisionnement ;</p>

<p>l’intelligence artificielle ;</p>

<p>les services financiers.</p>

<p>Un partenariat stratégique renforcé avec l’Allemagne</p>

<p>Le 17 juin, le président Shavkat Mirziyoyev et le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier ont signé une déclaration commune ouvrant une nouvelle phase de coopération.</p>

<p>Plusieurs projets majeurs ont été annoncés :</p>

<p>implantation d’une usine d’assemblage Volkswagen à Tachkent ;</p>

<p>création d’un grand hub logistique dans la région d’Andijan ;</p>

<p>financement de projets urbains durables ;</p>

<p>création de centres spécialisés de formation ferroviaire et industrielle.</p>

<p>Les États-Unis renforcent leur présence</p>

<p>Le président ouzbek a également reçu une importante délégation américaine composée notamment de représentants de :</p>

<p>US EXIM Bank ;</p>

<p>Development Finance Corporation (DFC) ;</p>

<p>BlackRock ;</p>

<p>Boeing ;</p>

<p>Meta ;</p>

<p>JPMorgan.</p>

<p>Les discussions ont principalement porté sur :</p>

<p>les minerais critiques ;</p>

<p>l’intelligence artificielle ;</p>

<p>la finance numérique ;</p>

<p>les infrastructures énergétiques.</p>

<p>Des documents bilatéraux de mise en œuvre ont été officiellement échangés afin de lancer plusieurs projets industriels.</p>

<p>Première coopération économique avec l’Albanie</p>

<p>Autre fait marquant du forum : la création d’une Commission intergouvernementale Ouzbékistan-Albanie.</p>

<p>Les deux pays souhaitent développer leur coopération dans :</p>

<p>les énergies vertes ;</p>

<p>l’agriculture ;</p>

<p>la géologie ;</p>

<p>les nouvelles technologies.</p>

<p>Le port albanais de Durrës devrait devenir une nouvelle porte d’accès maritime pour les exportations ouzbèkes vers l’Europe du Sud.</p>

<p>Un Conseil des investisseurs toujours plus influent</p>

<p>Le président Mirziyoyev a également présidé la réunion du Foreign Investors Council.</p>

<p>Les autorités ont étudié 120 propositions réparties autour de sept priorités :</p>

<p>fiscalité ;</p>

<p>système bancaire ;</p>

<p>gouvernance ;</p>

<p>énergie ;</p>

<p>intelligence artificielle ;</p>

<p>économie numérique ;</p>

<p>amélioration du climat des affaires.</p>

<p>Le Conseil regroupe aujourd’hui 85 entreprises représentant 23 secteurs économiques.</p>

<p>Une forte présence internationale</p>

<p>Le TIIF 2026 a réuni plusieurs chefs de gouvernement et ministres, notamment :</p>

<p>Azerbaïdjan ;</p>

<p>Kazakhstan ;</p>

<p>Malaisie ;</p>

<p>Russie ;</p>

<p>Biélorussie ;</p>

<p>Kirghizistan ;</p>

<p>Oman ;</p>

<p>Royaume-Uni.</p>

<p>Le secteur privé était également représenté par des dirigeants de :</p>

<p>Air Products ;</p>

<p>Boeing ;</p>

<p>Meta ;</p>

<p>Visa ;</p>

<p>JPMorgan ;</p>

<p>China Railway Rolling Stock Corporation (CRRC) ;</p>

<p>China CAMC Engineering ;</p>

<p>Masdar ;</p>

<p>DP World ;</p>

<p>AD Ports Group ;</p>

<p>ACWA Power.</p>

<p>EUROUZ renforce les liens entre l’Europe et l’Ouzbékistan</p>

<p>En marge du forum, EUROUZ (Europe-Uzbekistan Association for Economic Cooperation) a organisé sa traditionnelle European Evening Reception, devenue le principal rendez-vous européen du TIIF.</p>

<p>Près de 500 chefs d’entreprise, investisseurs, ambassadeurs et représentants d’organisations internationales y ont participé.</p>

<p>L’événement, organisé avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a également marqué l’ouverture officielle de la représentation régionale de la BEI pour l’Asie centrale.</p>

<p>Parmi les intervenants figuraient notamment :</p>

<p>Marek Mora (Vice-président de la BEI) ;</p>

<p>Lord Jason Stockwood (Ministre britannique de l’Investissement) ;</p>

<p>Pierre-Paul Antheunissens (EDF Central Asia) ;</p>

<p>Jean-Philippe Gillet (SES) ;</p>

<p>Djasur Djumaev (UZUM).</p>

<p>Une nouvelle gouvernance pour EUROUZ</p>

<p>L’Assemblée générale annuelle d’EUROUZ a également officialisé l’élection de son nouveau Conseil d’administration pour la période 2026-2028.</p>

<p>Les neuf administrateurs élus sont issus notamment de :</p>

<p>PwC ;</p>

<p>Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ;</p>

<p>Franklin Templeton ;</p>

<p>Commerzbank ;</p>

<p>Banque européenne d’investissement ;</p>

<p>EDF Power Solutions ;</p>

<p>Crowe Uzbekistan.</p>

<p>Plus de 105 entreprises membres ont participé au scrutin.</p>

<p>Une nouvelle étape dans la stratégie ouzbèke</p>

<p>Quelques années seulement après le lancement des grandes réformes économiques, l’Ouzbékistan démontre sa capacité à attirer les principaux investisseurs internationaux.</p>

<p>En mettant l’accent sur les infrastructures, les métaux critiques, l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables et les corridors logistiques reliant l’Europe à l’Asie, Tachkent confirme son ambition de devenir l’un des principaux pôles économiques d’Asie centrale.</p>

<p>Le succès du TIIF 2026 constitue un signal fort : l’Ouzbékistan n’est plus uniquement un marché émergent, mais s’impose désormais comme un acteur incontournable des investissements internationaux dans la région</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:13:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>European Parliament Supports Parliamentary Reforms in Kazakhstan</title>
                <category>ORTA ASYA - ASIE CENTRALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/european-parliament-supports-parliamentary-reforms-in-kazakhstan-13336</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/european-parliament-supports-parliamentary-reforms-in-kazakhstan-13336</guid>
                <description><![CDATA[European Parliament Supports Parliamentary Reforms in Kazakhstan]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>&nbsp;European Parliament Supports Parliamentary Reforms in Kazakhstan</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:24px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-06-25%20at%2020_38_31.jpeg" style="height:600px; width:800px" /></strong></span></p>

<p>A conference titled *"Kazakhstan and the European Union: Building the Next Chapter of a Strategic Partnership"* was held today at the European Parliament.</p>

<p>The event was organized by Andrey Kovatchev, a member of the European Parliament’s largest political group, the European People's Party.</p>

<p>Opening the roundtable, Mr. Kovatchev highlighted the strategic nature of the EU–Central Asia partnership, the dynamically evolving agenda of bilateral cooperation, and the positive progress of democratic reforms.</p>

<p>In his speech, the Ambassador of the Republic of Kazakhstan to Belgium, Roman Vassilenko, briefed members of the European Parliament on the outcomes of President Kassym-Jomart Tokayev's talks with European Council President António Costa and European Commission President Ursula von der Leyen. Both sides reaffirmed their shared commitment to further deepening cooperation under the Enhanced Partnership and Cooperation Agreement (EPCA).</p>

<p>&nbsp;"As President Tokayev noted in Brussels, Kazakhstan highly values the European Union’s unwavering support for the political reform agenda in Kazakhstan, as well as the constructive dialogue on the rule of law, human rights, and good governance," the Kazakh diplomat emphasized. "Consequently, the main political takeaway of the visit is obvious: Kazakhstan and the European Union increasingly see each other not just as reliable partners, but as strategic partners with a shared long-term agenda."</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-06-25%20at%2020_38_31%20(1).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Economic and Transport Connectivity</strong></span></p>

<p>Ambassador Vassilenko added that a particularly significant outcome was the mutual focus on the growing role of the *Trans-Caspian International Transport Route (TITR). Kazakhstan welcomes the European Union’s increasing involvement in this area, notably through the *Global Gateway initiative.</p>

<p>As the largest economy with the biggest landmass in Central Asia, Kazakhstan forms the core of the Trans-Caspian transport corridor, also known as the *Middle Corridor. Today, the Middle Corridor is emerging as one of the most vital and dynamically expanding transport routes between Asia and Europe. Over the past six years, cargo volume along the TITR has increased fivefold, reaching approximately **4.1 million tons annually*, demonstrating the corridor's growing appeal for international trade and supply chains.</p>

<p>The visit also yielded substantial and highly tangible results in the economic sphere:</p>

<p>The Kazakhstan–EU Business Roundtable in Brussels demonstrated that political understanding is translating into concrete economic outcomes.<br />
During the visit, *over 30 commercial agreements* were signed, totaling more than *$12 billion (€10.6 billion)*.<br />
Following the conference, *four additional agreements* in transport and logistics worth *$462 million (€407 million)* were concluded to strengthen the Middle Corridor.</p>

<p>Another critical area of mutual interest is critical raw materials. The leaders of Kazakhstan and the EU committed to advancing the Roadmap for the implementation of the Strategic Partnership on Sustainable Raw Materials, Batteries, and Renewable Hydrogen Value Chains.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-06-25%20at%2020_38_31%20(2).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p><span style="font-size:18px">Human Dimension and Mobility</span></p>

<p>In the humanitarian and cultural spheres, the visit underscored the growing importance of people-to-people ties:</p>

<p>* *Education &amp; Science:* Kazakhstan highly values cooperation under the *Erasmus+* program, which has built long-term networks of trust between societies. Equal importance is placed on collaboration in science, research, and innovation through the *Horizon Europe* program.<br />
* *Visa Facilitation:* The sides announced the successful conclusion of negotiations at the technical level on the *Visa Facilitation Agreement* and the *Readmission Agreement*. This shift will ease travel, support academic exchanges, and boost business contacts.<br />
* *Aviation:* The signing of the *Horizontal Aviation Agreement* aims to expand traffic rights. Under this agreement, any EU airline will be able to fly between Kazakhstan and any of the 17 EU member states that already have bilateral agreements with Kazakhstan, removing previous restrictions that limited access to specific national carriers.</p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Moving to Implementation</strong></span></p>

<p>"The Kazakh leader's visit to Brussels was a success. Its political signal was powerful, economic outcomes were substantial, and humanitarian value was evident. However, the true measure of success will be implementation," Ambassador Vassilenko noted.</p>

<p>The Ambassador requested legislative support from the European Parliament to expedite two key processes:</p>

<p>1. *The Horizontal Aviation Agreement:* The text will be submitted to the European Parliament for consent, and the Kazakh side hopes internal procedures will be completed swiftly.<br />
2. *Visa Facilitation and Readmission Agreements:* Following the successful conclusion of text negotiations, timely progress on the European side is anticipated to benefit students, researchers, and the business community.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-06-25%20at%2020_38_31%20(3).jpeg" style="height:600px; width:800px" /></p>

<p>&nbsp;<span style="font-size:18px"><strong>Expert Assessments</strong></span></p>

<p>Marat Terterov, President of the Brussels Press Club, remarked that the past week was effectively "Kazakhstan Week." He noted that bilateral relations are developing dynamically, adding that the total volume and number of signed contracts are "truly impressive."</p>

<p>On the eve of June 24, the European Parliament's Delegation for relations with Central Asia (DCAS) also discussed the results of President Tokayev’s visit.</p>

<p>The Chair of DCAS, Giusi Princi, highly praised the outcomes of the Kazakh leader's visit:</p>

<p>"The Delegation for relations with Central Asia, which I have the honor to chair, has already witnessed firsthand how Kazakhstan is increasingly engaging in processes aimed at democracy, respect for human rights, and major constitutional reforms. Therefore, the results of the March referendum stand as the greatest testament to democracy in Kazakhstan, a country that is opening up more and more to Europe," said Ms. Princi.</p>

<p>Sergey Lagodinsky, a Member of the European Parliament from Germany, also praised the outcomes of the negotiations between Kazakhstan and the European Union, putting a special emphasis on the new horizons for cooperation in the transport sector.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 02:35:00 +0300</pubDate>
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