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Ouzbékistan : diplomatie économique, croissance sous tension et recomposition régionale 15/3 AU 31/03

Ana SayfaOrta Asya - Asie CentraleOuzbékistan : diplomatie économique, croissance sous tension et recomposition régionale 15/3 AU 31/03
Ouzbékistan : diplomatie économique, croissance sous tension et recomposition régionale 15/3 AU 31/03

Ouzbékistan : diplomatie économique, croissance sous tension et recomposition régionale 15/3 AU 31/03

03 Nisan, 2026, Cuma 16:36
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Ouzbékistan : diplomatie économique, croissance sous tension et recomposition régionale

Analyse – Bruxelles Korner | Par Kadir Duran

Une quinzaine charnière entre ouverture et dépendances structurelles

Entre le 15 et le 31 mars 2026, l'Ouzbékistan a confirmé une trajectoire désormais lisible pour qui suit l'Asie centrale avec attention : celle d'un pays qui cherche à s'imposer comme hub régional, tout en administrant des déséquilibres internes que la croissance seule ne suffit pas à corriger. La séquence diplomatique a été dense, les annonces nombreuses, les chiffres macroéconomiques globalement positifs. Mais sous la surface de ces indicateurs, une réalité plus nuancée se dessine  celle d'une économie en expansion, encore exposée à ses vulnérabilités commerciales et aux chocs venus de l'extérieur.

Tachkent active tous les leviers de sa diplomatie économique

La rencontre entre le président Shavkat Mirziyoyev et son homologue tadjik Emomali Rahmon a marqué l'une des séquences diplomatiques les plus significatives de la période. L'objectif affiché  porter les échanges bilatéraux à deux milliards de dollars d'ici 2030 ne se présente pas comme une simple déclaration d'intention. La mécanique mise en place est structurée : digitalisation des procédures douanières via des systèmes de permis électroniques et de certification dématérialisée, développement du centre frontalier d'Oybek–Fotekhobod, coopération industrielle dans l'énergie, les mines, l'agriculture et l'ingénierie. Cette approche révèle une logique claire, celle de réduire les frictions logistiques intra-régionales pour accélérer les flux commerciaux entre deux économies qui partagent une frontière longtemps sous-exploitée. Un traité d'alliance a déjà été signé entre les deux pays en 2024 , et la coopération économique de mars 2026 s'inscrit dans la continuité de cet ancrage politique.

Dans la même dynamique régionale, Tachkent a consolidé son partenariat avec Astana. Le 31 mars, le ministre kazakh des Affaires étrangères Yermek Kosherbayev a été reçu à Tachkent par le président Mirziyoyev, qui a souligné l'importance d'approfondir les relations d'alliance entre les deux pays. La coopération bilatérale monte en gamme, s'étendant désormais aux métaux rares, à l'économie spatiale et aux industries créatives  bien au-delà du simple commerce de matières premières qui a longtemps dominé les échanges. Les deux pays avaient déjà conclu un accord pour la mise en œuvre conjointe de 34 projets d'investissement représentant 4,4 milliards de dollars, assortis de sept contrats commerciaux d'une valeur de 2,6 milliards de dollars supplémentaires.

L'Afghanistan, un pari économique sous contrainte géopolitique

La création d'un Business Council entre l'Ouzbékistan et l'Afghanistan constitue l'un des signaux les plus ambigus  et les plus révélateurs de la séquence. L'objectif annoncé, atteindre cinq milliards de dollars d'échanges bilatéraux, représente un multiple de trois ou quatre fois le niveau actuel. Les secteurs ciblés  construction, textile, agroalimentaire, pharmacie, produits pétroliers sont précisément ceux où l'appareil productif ouzbek dispose d'une capacité exportatrice réelle.

Tachkent affiche depuis plusieurs années une position pragmatique vis-à-vis du régime taliban, considérant l'Afghanistan comme partie intégrante de l'Asie centrale dont la stabilisation permettrait de développer la connectivité vers le sous-continent indien. Cette logique de corridor sud est cohérente avec la stratégie globale du pays. Mais elle pose une question fondamentale que les accords économiques ne résolvent pas : jusqu'où l'économie peut-elle compenser l'instabilité politique ? La réponse reste suspendue à des variables que Tachkent ne maîtrise pas.

L'Europe comme horizon de diversification : la mobilité au service de l'économie

L'accord signé avec l'Italie sur le travail saisonnier pourrait sembler marginal dans le panorama des accords conclus lors de cette quinzaine. Il ne l'est pas. Avec des contrats d'une durée de trois à neuf mois et un projet pilote ciblant une centaine de travailleurs dans l'agriculture spécialisée dès 2026, le dispositif s'inscrit dans une logique qui dépasse largement la simple gestion des flux migratoires. Les transferts de revenus vers l'Ouzbékistan constituent en effet un pilier structurel de son économie : les remises des travailleurs migrants ouzbeks, établis principalement en Russie, représentaient 14,8 milliards de dollars en 2024, soit 13 % du PIB. En diversifiant les destinations vers l'Europe, l'Ouzbékistan réduit une dépendance aux remises russes qui constitue elle-même un risque systémique. La mobilité humaine devient ici un instrument économique indirect, doublement utile : pour les revenus qu'elle génère et pour la montée en compétences qu'elle permet dans des filières agricoles à haute valeur ajoutée.

Sur le plan commercial européen, l'Ouzbékistan bénéficie depuis avril 2022 du statut de bénéficiaire du système de préférences généralisées SPG+, qui lui permet d'obtenir une baisse supplémentaire des droits de douane sur une liste élargie de produits exportés vers l'Union européenne. Et le processus d'adhésion à l'OMC, sur lequel Tachkent a réaffirmé son engagement lors d'une réunion du groupe de travail le 9 mars 2026 , viendrait compléter cet ancrage institutionnel dans les règles du commerce multilatéral.

Infrastructures : le verrou logistique comme priorité structurelle

Le financement de deux cents millions de dollars validé par la Banque mondiale pour moderniser les corridors de transport, notamment dans la région de Surkhandarya, n'est pas un investissement parmi d'autres. Il touche au cœur du problème de compétitivité ouzbek. L'Ouzbékistan est un pays doublement enclavé , une réalité géographique qui se traduit directement dans la structure de ses coûts et dans sa capacité à s'intégrer aux chaînes de valeur mondiales. Le transport représente environ 8 % du PIB et mobilise près d'un million d'emplois chiffres qui illustrent à la fois le poids du secteur et l'ampleur des gains potentiels d'une modernisation réussie. Sans transformation logistique profonde, la compétitivité externe restera contrainte, quels que soient les accords signés.

L'État prévoit une augmentation significative de ses investissements dans la modernisation des aéroports, le développement de zones économiques spéciales et la construction d'un centre de données durable de trois milliards de dollars. Ces chantiers dessinent une infrastructure de croissance à moyen terme, mais leur financement partiel par la dette et par des partenaires extérieurs soulève des questions de soutenabilité que les indicateurs conjoncturels ne permettent pas d'éluder.

Croissance interne : des indicateurs robustes, une structure fragile

Les données économiques du début 2026 sont objectivement solides. L'industrie progresse de 7,7 %, la construction de 10,6 %, le commerce de détail de 17,4 % et les services de 15,4 %. La croissance économique ouzbèke devrait rester robuste en 2025 et 2026, malgré un léger ralentissement, une résilience qui trouve son origine dans l'ampleur des réformes structurelles engagées depuis 2017. À première lecture, la dynamique est incontestable. Mais la structure du commerce extérieur révèle une autre réalité : sur la période considérée, les échanges totaux ont atteint 11,6 milliards de dollars, pour seulement 3,55 milliards d'exportations contre 8,06 milliards d'importations. Le déficit commercial est substantiel.

Plus préoccupant encore : la contraction relative des exportations s'explique en partie par l'absence d'exportations d'or sur la période, ce qui souligne une dépendance persistante à une ressource unique. L'or demeure le principal produit d'exportation, représentant 44 % des ventes en 2024, suivi du coton à 7 % et des carburants à 6 %. Une économie dont la performance exportatrice dépend à ce point d'un seul produit reste structurellement vulnérable aux fluctuations de prix et aux décisions d'allocation de la banque centrale. La concentration géographique des partenaires la Chine à 27,5 %, la Russie à 18,3 %, le Kazakhstan à 7,2 %  ancre par ailleurs l'Ouzbékistan dans une sphère économique régionale où sa marge de manœuvre reste limitée.

Inflation : le prix de la croissance importée

Le signal d'alerte le plus significatif de la période vient de la banque centrale. L'inflation atteint 7,3 %, au-dessus de la cible officielle. Les facteurs identifiés sont structurels autant que conjoncturels : hausse des prix de l'énergie, tensions logistiques, dépendance aux importations de biens intermédiaires et de consommation. La forte empreinte de l'État dans l'économie, via les entreprises publiques et les banques commerciales étatiques qui détiennent encore 65 % des actifs bancaires, freine la concurrence et limite l'émergence d'un secteur privé pleinement compétitif ce qui contribue à maintenir des inefficiences de prix dans plusieurs secteurs. Le schéma est classique pour une économie en transition rapide : la croissance interne amplifie l'exposition aux chocs externes, et les importations nécessaires à l'investissement alimentent le déséquilibre du compte courant.

Un modèle en construction, encore conditionné par trois variables

Sur cette quinzaine, l'Ouzbékistan ne se contente pas de signer des accords. Il construit méthodiquement une architecture économique cohérente : intégration régionale renforcée, diversification sectorielle progressive, investissements dans les infrastructures, ouverture aux marchés européens par le commerce et par la mobilité. L'Ouzbékistan poursuit une diplomatie d'équilibre, visant à préserver sa souveraineté tout en maximisant les opportunités économiques offertes par ses partenaires occidentaux, sans rompre ses liens stratégiques avec la Russie et la Chine.

Mais cette trajectoire reste conditionnée par trois variables que les accords de mars 2026 ne résolvent pas. La réduction du déficit commercial suppose une montée en gamme exportatrice que les données actuelles n'attestent pas encore. La diversification réelle des exportations suppose de sortir de la dépendance à l'or, ce qui implique des transformations industrielles de moyen terme. Et la maîtrise de l'inflation importée suppose des réformes structurelles du secteur financier et de la formation des prix des chantiers qui se mesurent en années, non en trimestres.

Conclusion — Une puissance émergente sur une ligne étroite

L'Ouzbékistan avance. Rapidement, méthodiquement, avec une vision de politique étrangère économique dont la cohérence est devenue manifeste depuis l'arrivée de Mirziyoyev au pouvoir en 2016. Le chef de l'État a présenté un objectif clair : rejoindre le groupe des pays à revenu supérieur à la moyenne dans les prochaines années  une ambition qui structure l'ensemble de l'agenda de réformes. Mais il avance sur une ligne étroite, entre ambition régionale et dépendances structurelles persistantes.

L'Ouzbékistan incarne aujourd'hui une réalité typique des économies émergentes en mutation accélérée : une croissance visible et robuste dans ses agrégats, mais encore vulnérable dans ses fondations. La question n'est plus de savoir si ce pays va émerger  c'est déjà en train de se produire. La question est désormais à quelle vitesse, et à quel coût macroéconomique la transition sera absorbée.

Sources : Qazinform, Coface, Ministère français des Affaires étrangères, Direction générale du Trésor (France), OMC, Bruxelles Korner (archives), Novastan.

Ouzbékistan : diplomatie économiquecroissance sous tension et recomposition régionale
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