Ouzbékistan Day aux Pays-Bas : de Bruxelles à Veldhoven, un voyage au cœur des traditions, de la gastronomie et de la diplomatie culturelle ouzbèke
BRUXELLES KORNER | REPORTAGE INTERNATIONAL – CULTURE – GASTRONOMIE – TOURISME – RENCONTRES
Une vingtaine de participants issus de différentes nationalités et cultures se sont retrouvés aux Pays-Bas pour une expérience consacrée à la découverte de l'Ouzbékistan. Parmi eux, six invités venus spécialement de Bruxelles, dont des personnalités actives dans les domaines diplomatique, économique, sportif et médiatique. Au programme : une présentation approfondie du pays par Shoira, une initiation à la cuisine traditionnelle de Boukhara et des échanges autour du bien-être et du rapprochement entre les cultures.
Veldhoven (Pays-Bas), 17 octobre 2026 — Par Kadir Duran, Bruxelles Korner

Une invitation à découvrir l'Ouzbékistan autrement
Il existe différentes manières de découvrir un pays. On peut parcourir ses villes, admirer ses monuments, étudier son histoire ou analyser son évolution politique et économique. Mais il existe aussi une approche plus humaine, plus chaleureuse et parfois plus révélatrice : découvrir un peuple à travers ses traditions, sa gastronomie et son hospitalité.
C'est précisément l'expérience que nous avons vécue aux Pays-Bas, à l'occasion d'une rencontre interculturelle organisée dans le cadre de « Wellness & Uzbek Cooking Experience », une initiative originale associant découverte de l'Ouzbékistan, cuisine traditionnelle, activité physique et bien-être.
Organisée par Shoira, représentante du tourisme ouzbek et coach de vie, en collaboration avec Ronny, coach sportif de Moves & More, cette manifestation s'inscrivait dans un programme de rencontres proposé les 10 et 17 octobre 2026 à Veldhoven.
Une vingtaine de participants venus d'horizons géographiques, professionnels et culturels différents avaient répondu à l'invitation.
Parmi eux, notre délégation composée de six personnes venues spécialement de Bruxelles, désireuses de découvrir de plus près les richesses de l'Ouzbékistan et de partager une expérience humaine autour d'une culture encore insuffisamment connue d'une partie du public européen.
Dès les premiers échanges, la diversité des invités et la convivialité de la rencontre ont donné à cette journée une dimension dépassant largement le cadre d'un simple atelier culinaire.
Une délégation bruxelloise réunissant sport, diplomatie, économie et médias
La présence de plusieurs personnalités venues de Bruxelles a apporté une dimension internationale particulière à cette rencontre.
Parmi les invités figurait Jeannot Mulolo, champion de karaté, dont le parcours sportif évoque les valeurs de discipline, de persévérance, de respect et de dépassement de soi. Sa participation s'inscrivait naturellement dans l'esprit d'une initiative associant culture, activité physique et bien-être.
Également présent, Awad Chamas, dirigeant d'entreprise et conseiller stratégique spécialisé dans les relations entre l'Union européenne, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Asie. Son expertise couvre notamment les affaires gouvernementales, la promotion des investissements, les partenariats internationaux et l'accompagnement stratégique sur les marchés émergents.
Sa présence rappelait l'intérêt croissant que représente l'Asie centrale pour les échanges économiques, les investissements et les nouvelles coopérations entre l'Europe et les marchés internationaux.
Lilija Geisler, de BJacht, faisait également partie des invités bruxellois, contribuant à la diversité des profils réunis autour de cette découverte culturelle.
La rencontre comptait aussi parmi ses participants Monia Ben Amor, attachée sociale auprès du Consulat général de Tunisie à Bruxelles. Sa présence, à titre de participante, témoignait de l'intérêt que peuvent susciter ces initiatives interculturelles auprès de personnes issues de différents environnements professionnels et institutionnels.
Enfin, Kadir Duran, chroniqueur et représentant de Bruxelles Korner, participait à cette rencontre afin de découvrir et de faire connaître cette initiative consacrée à la culture ouzbèke, à la gastronomie et aux échanges entre les peuples.
Au total, six personnes avaient fait le déplacement depuis Bruxelles.
La diversité de leurs parcours constituait déjà, à elle seule, une illustration de l'esprit de cette journée : réunir des personnes aux expériences différentes autour d'une découverte commune, sans distinction d'origine, de nationalité ou de profession.
Shoira : une présentation passionnante pour mieux comprendre l'Ouzbékistan
L'un des temps forts de cette rencontre fut incontestablement la présentation détaillée de l'Ouzbékistan proposée par Shoira.
Bien au-delà de l'organisation d'un atelier de cuisine, elle avait souhaité faire découvrir aux participants l'histoire, les traditions, l'identité culturelle et les richesses touristiques de son pays.
Son intervention nous a permis d'approfondir notre connaissance de cette nation d'Asie centrale, dont l'histoire est intimement liée aux grandes routes commerciales et culturelles qui reliaient autrefois l'Orient à l'Occident.
Situé au cœur de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan occupe une place singulière dans l'histoire des civilisations.
Son territoire a accueilli, au fil des siècles, des centres majeurs du commerce, des sciences, de la philosophie, de l'architecture et des échanges intellectuels.
Les noms de Samarcande, Boukhara et Khiva évoquent immédiatement les grandes heures de la Route de la soie.
Samarcande, avec sa célèbre place du Régistan et ses monuments majestueux, demeure l'un des symboles les plus remarquables du patrimoine architectural d'Asie centrale.
Boukhara, ancienne cité marchande et centre religieux et intellectuel, témoigne de plusieurs siècles de rayonnement culturel.
Khiva, avec son centre historique fortifié d'Itchan Kala, offre quant à elle un témoignage exceptionnel de l'architecture urbaine traditionnelle de la région.
À travers cette présentation, Shoira a permis aux invités de mieux saisir l'importance de cet héritage historique, mais aussi de découvrir un Ouzbékistan contemporain, attaché à ses traditions tout en développant son ouverture touristique et internationale.
Ce fut également l'occasion de comprendre combien l'hospitalité, le respect des invités, les relations familiales et le partage occupent une place importante dans la culture ouzbèke.
Pour notre groupe venu de Bruxelles, cette présentation a constitué une véritable découverte, apportant une dimension historique et culturelle à l'expérience gastronomique qui allait suivre.
Boukhara à l'honneur : quand un plat de riz raconte l'histoire d'un peuple
Après cette immersion dans l'histoire et la culture du pays, les participants ont été invités à découvrir une autre richesse de l'Ouzbékistan : sa gastronomie.
Le plat choisi pour cette expérience était un riz traditionnel préparé à la manière de Boukhara, l'une des régions historiques les plus emblématiques du pays.
Le palov, également appelé plov ou osh, est considéré comme l'un des plats les plus représentatifs de la cuisine ouzbèke.
À base de riz, de légumes, d'épices et, selon les recettes, de viande ou d'autres ingrédients, il existe sous différentes variantes régionales.
Chaque région, chaque famille et parfois chaque cuisinier possède sa propre manière de préparer ce plat, dont la transmission repose largement sur les traditions et le savoir-faire.
Mais le palov ne représente pas seulement une spécialité gastronomique.
En Ouzbékistan, il occupe une place centrale dans la vie sociale. Il accompagne les grandes célébrations, les mariages, les rassemblements familiaux et les moments importants de la communauté.
En 2016, la culture et les traditions associées au palov ont été inscrites sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.
Cette reconnaissance internationale souligne que la valeur d'un plat ne réside pas uniquement dans ses ingrédients ou sa préparation, mais également dans les traditions, les relations sociales et les savoirs transmis entre générations.
À Veldhoven, la découverte du riz à la manière de Boukhara a permis aux participants de mieux comprendre cette dimension culturelle.
Sous les explications de Shoira, chacun a pu découvrir les particularités de cette préparation, les ingrédients utilisés et les traditions qui entourent la cuisine ouzbèke.
La préparation collective est ainsi devenue un moment privilégié d'échanges, de curiosité et de convivialité.
Une vingtaine de participants, plusieurs cultures et une même table
Ce qui rendait cette rencontre particulièrement intéressante était la diversité des participants.
Autour de la cuisine ouzbèke se retrouvaient des personnes issues de différents pays, parlant différentes langues et possédant des traditions parfois très éloignées les unes des autres.
Pourtant, autour de la préparation du repas, ces différences n'étaient plus des obstacles, mais des occasions d'apprendre et de partager.
Chacun pouvait découvrir de nouvelles saveurs, comparer les habitudes culinaires et échanger sur les traditions de son propre pays.
Notre délégation bruxelloise a particulièrement apprécié cette dimension multiculturelle.
Bruxelles, ville internationale et cosmopolite, constitue elle-même un carrefour de cultures, de nationalités et de traditions.
Retrouver cette diversité autour d'une initiative consacrée à l'Ouzbékistan, organisée aux Pays-Bas, démontrait combien les échanges culturels peuvent dépasser les frontières nationales.
Il n'était pas nécessaire de parler la même langue, de partager la même histoire ou d'appartenir au même environnement professionnel pour participer à cette expérience.
La curiosité, le respect et le plaisir de découvrir suffisaient à créer un terrain commun.
Ronny et Shoira : la gastronomie associée au sport et au bien-être
L'originalité de cette initiative reposait également sur la volonté de ne pas limiter la rencontre à la seule découverte culinaire.
Avec la participation de Ronny, coach sportif de Moves & More, les organisateurs avaient souhaité intégrer une dimension consacrée à l'activité physique, à la motivation et à l'adoption d'habitudes de vie plus saines.
Le slogan de l'événement résumait parfaitement cette philosophie :
« Beweeg. Kook. Voel je sterker. Leef gezonder. »
En français : « Bougez. Cuisinez. Sentez-vous plus forts. Vivez plus sainement. »
L'idée était de montrer qu'une meilleure qualité de vie repose sur plusieurs éléments complémentaires : une alimentation équilibrée, une activité physique adaptée, une motivation personnelle et le plaisir de partager des moments positifs.
La découverte de la cuisine traditionnelle ouzbèke s'inscrivait ainsi dans une approche plus globale du bien-être.
L'objectif n'était pas d'opposer les plaisirs gastronomiques à une alimentation saine, mais plutôt d'encourager les participants à mieux connaître les produits, les préparations et les habitudes qui peuvent contribuer à un mode de vie équilibré.
Cette approche, ouverte aussi bien aux femmes qu'aux hommes, donnait à la rencontre un caractère accessible et convivial.
L'Ouzbékistan, un pays qui mérite davantage de visibilité en Europe
Cette journée a également soulevé une réflexion plus large sur la place de l'Ouzbékistan dans les échanges culturels et touristiques entre l'Asie centrale et l'Europe.
Malgré son patrimoine historique exceptionnel, le pays demeure encore relativement peu connu d'une partie du public européen.
Pourtant, ses villes historiques, ses traditions artisanales, sa gastronomie et son héritage architectural constituent autant d'atouts pour le développement du tourisme culturel.
Au-delà de ces richesses, l'Ouzbékistan occupe également une position géographique importante au cœur de l'Asie centrale, région qui suscite un intérêt croissant en matière de connectivité, de commerce, de transports et de coopération internationale.
Les relations entre l'Union européenne et les pays d'Asie centrale ne se limitent donc plus aux seules questions diplomatiques.
Elles englobent progressivement les échanges économiques, les investissements, l'éducation, le tourisme et les initiatives culturelles.
Dans ce contexte, des rencontres comme celle organisée par Shoira et Ronny contribuent à rapprocher les sociétés européennes des réalités culturelles de cette région.
Elles permettent de découvrir les pays d'Asie centrale non seulement à travers leurs enjeux géopolitiques, mais également à travers leurs populations, leurs traditions et leur patrimoine vivant.
La diplomatie culturelle ne se limite pas aux ambassades
L'un des enseignements les plus intéressants de cette expérience concerne précisément la notion de diplomatie culturelle.
Lorsqu'on évoque les relations internationales, on pense généralement aux chefs d'État, aux ministres, aux ambassadeurs, aux accords commerciaux et aux institutions.
Pourtant, les relations entre les peuples se construisent également à travers des initiatives beaucoup plus modestes, mais dont la portée humaine peut être considérable.
Une présentation culturelle, un atelier gastronomique ou une rencontre entre personnes de nationalités différentes peuvent contribuer à faire tomber certains préjugés et à encourager la connaissance mutuelle.
L'initiative de Shoira en constitue un exemple concret.
Sans cérémonie officielle ni protocole diplomatique, elle a permis à une vingtaine de personnes de découvrir l'histoire et la culture de son pays, tout en participant à une expérience gastronomique collective.
La présence de participants issus du sport, des médias, de l'entrepreneuriat et de milieux liés à la diplomatie a renforcé la richesse des échanges.
Ce type de rencontre illustre ce que l'on pourrait qualifier de diplomatie culturelle citoyenne, dans laquelle les individus deviennent eux-mêmes des acteurs du rapprochement entre les sociétés.
Bruxelles Korner : une expérience humaine au-delà de la découverte gastronomique
Pour notre rédaction, cette invitation aux Pays-Bas a constitué une expérience particulièrement enrichissante.
Nous avons eu l'occasion de découvrir de plus près l'Ouzbékistan grâce à la présentation de Shoira, d'approfondir notre connaissance de son histoire et de ses traditions, mais également de participer à une expérience culinaire autour du riz traditionnel de Boukhara.
La présence de nos compagnons de voyage venus de Bruxelles, ainsi que celle des autres participants issus de différents horizons, a donné à cette rencontre une dimension humaine et interculturelle particulièrement appréciable.
En tant que média attaché à l'analyse des relations internationales, à la découverte des sociétés et au dialogue entre les cultures, Bruxelles Korner considère que ces initiatives méritent une attention particulière.
Car les relations entre les peuples ne peuvent se construire uniquement à travers les intérêts économiques, les accords politiques ou les considérations géostratégiques.
Elles nécessitent également une connaissance réciproque, une curiosité sincère et une volonté de comprendre les traditions et les sensibilités de l'autre.
Dans un monde souvent marqué par les tensions, les incompréhensions et les rivalités, une rencontre autour d'une table peut rappeler une évidence fondamentale : la diversité culturelle n'est pas un obstacle au dialogue, mais une richesse lorsqu'elle s'accompagne de respect et d'ouverture.
Une journée de découverte, de partage et de reconnaissance
Au terme de cette expérience, nous souhaitons exprimer nos sincères remerciements à Shoira et Ronny pour leur invitation, leur accueil et leur engagement dans l'organisation de cette rencontre.
Nous saluons particulièrement la présentation de Shoira, qui nous a permis de mieux connaître l'Ouzbékistan, son patrimoine, son histoire et ses traditions.
Nous remercions également l'ensemble des participants pour les échanges et les moments de convivialité partagés tout au long de cette expérience.
Notre déplacement depuis Bruxelles nous aura permis de découvrir bien davantage qu'un plat traditionnel.
Nous avons découvert une culture, approfondi notre connaissance d'un pays et participé à une rencontre où les différences d'origine et de parcours ont laissé place à la curiosité et au partage.
Six invités venus de Bruxelles, une vingtaine de participants de différentes cultures, une présentation de l'Ouzbékistan et un riz traditionnel de Boukhara : tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette rencontre un véritable voyage culturel et humain.
Et si cette journée devait se résumer en une seule réflexion, ce serait celle-ci :
On peut découvrir un pays en parcourant des milliers de kilomètres. Mais parfois, il suffit de s'asseoir autour d'une table, d'écouter son histoire et de partager sa cuisine pour commencer à comprendre l'âme de son peuple.
Kadir Duran
Bruxelles Korner
Reportage – Culture, gastronomie et diplomatie citoyenne
Veldhoven, Pays-Bas — 17 octobre 2026






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