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L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALE DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026

Ana SayfaUluslararasi / InternationaleL’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALE DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026
L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALE DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALEDIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026

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BRUXELLES KORNER

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALE

DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026

Édition du lundi 2 novembre 2026

Belgique • Europe • Türkiye • Russie–Ukraine • Asie centrale • Caucase • Balkans • Moyen-Orient • Afrique • Asie • Amériques

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner

Comprendre aujourd’hui. Anticiper demain.

À LA UNE

Sahara occidental : la MINURSO prend fin après 35 ans, l’Ukraine subit de nouvelles frappes énergétiques et l’OPEP+ maintient sa production pétrolière

L’actualité internationale du dimanche 1er novembre 2026 est dominée par trois enjeux étroitement liés : la sécurité internationale, la maîtrise des ressources énergétiques et la capacité des institutions à préserver la stabilité politique.

Au Sahara occidental, la mission des Nations unies MINURSO entame son démantèlement après l’échec des négociations entre les États-Unis et la Russie au Conseil de sécurité. Cette évolution marque une rupture majeure dans un conflit territorial qui demeure sans règlement définitif.

En Ukraine, de nouvelles frappes russes contre les infrastructures électriques ont privé des centaines de milliers de foyers d’électricité. Les forces ukrainiennes ont, de leur côté, poursuivi leurs attaques contre des installations industrielles russes.

Au Moyen-Orient, les négociations entre l’Iran et les médiateurs qataris se poursuivent, sans accord définitif. La situation dans le détroit d’Ormuz continue de peser sur les marchés énergétiques.

Dans ce contexte, sept membres de l’OPEP+ ont décidé de maintenir leurs objectifs de production pétrolière pour décembre. Le Kazakhstan et la Russie participent directement à cette décision.

En Türkiye, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a appelé Moscou et Kyiv à parvenir à un accord, estimant que la prolongation de la guerre entraîne des coûts économiques et humains devenus insoutenables.

En Europe, le second tour de l’élection présidentielle bulgare place Iliana Iotova en tête des estimations, tandis que l’Union européenne réaffirme son engagement pour la protection des journalistes.

En Asie centrale, le Kazakhstan commence à déployer son nouveau système électronique de contrôle des entrées, tandis que l’Ouzbékistan renforce la protection des consommateurs contre la publicité téléphonique non sollicitée.

En Asie, les exportations sud-coréennes connaissent une progression exceptionnelle, soutenue par la demande mondiale en semi-conducteurs destinés à l’intelligence artificielle.

Enfin, en Amérique du Nord, Donald Trump et le Premier ministre canadien Mark Carney évoquent la possibilité d’un nouvel accord commercial intégrant des projets énergétiques.

L’angle éditorial du jour : dans un monde traversé par les conflits, les États qui contrôlent leurs infrastructures, leurs ressources et leurs chaînes d’approvisionnement disposent d’un avantage stratégique croissant.

I. BELGIQUE

Logement, protection sociale et nouvelles règles applicables en novembre

1. Bruxelles : la trêve hivernale des expulsions entre en vigueur

LES FAITS — 1er NOVEMBRE 2026

La trêve hivernale des expulsions domiciliaires entre en application en Région de Bruxelles-Capitale.

Elle s’étend du 1er novembre 2026 au 15 mars 2027.

Pendant cette période, l’exécution d’une expulsion d’un logement couvert par les dispositions du Code bruxellois du Logement est suspendue, sauf exceptions prévues par la législation.

Le juge de paix peut toujours examiner un dossier, rendre une décision et autoriser une expulsion. C’est son exécution matérielle qui est normalement reportée.

Des dérogations restent possibles, notamment en présence de risques pour la sécurité, de problèmes graves de salubrité, d’une solution de relogement ou de certaines situations de force majeure.

Le locataire demeure tenu de payer le loyer ou l’indemnité d’occupation applicable.

Le propriétaire peut, sous conditions, solliciter une indemnisation auprès du Fonds régional de solidarité lorsque l’occupation se poursuit sans paiement.

La protection bruxelloise ne doit pas être confondue avec le régime wallon, où la trêve concerne principalement les logements publics. Levier

LES POSITIONS

Les défenseurs de cette réglementation mettent en avant la prévention du sans-abrisme pendant les mois les plus froids.

Les représentants des propriétaires soulignent les conséquences financières que peuvent entraîner les retards de paiement et le report de l’exécution des jugements.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La trêve hivernale répond à une exigence de protection sociale.

Mais son efficacité dépend également de l’accompagnement des ménages en difficulté et du fonctionnement des mécanismes d’indemnisation.

La question essentielle consiste à éviter que la protection temporaire du locataire ne se transforme en accumulation de dettes ou en conflit durable avec le bailleur.

Angle éditorial :Belgique — Comment concilier la prévention des expulsions, le droit au logement et la sécurité juridique des propriétaires ?

II. EUROPE

Liberté de la presse et tensions électorales dans l’Union européenne

2. L’Union européenne appelle à mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

À la veille de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, célébrée le 2 novembre, trois responsables européens ont publié une déclaration commune.

Il s’agit de Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, de Kaja Kallas, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, et de Michael McGrath, commissaire chargé notamment de la démocratie et de la justice.

La déclaration dénonce les violences, les détentions arbitraires, les intimidations et les menaces auxquelles sont confrontés les journalistes dans de nombreuses régions du monde. The Gazette

LES DÉCLARATIONS

Les responsables européens rappellent que les attaques contre les journalistes portent atteinte aux fondements des sociétés démocratiques.

Ils insistent sur la nécessité de poursuivre les auteurs de ces violences et de garantir des conditions permettant aux médias d’exercer leur mission d’information.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La liberté de la presse constitue un indicateur essentiel de la qualité démocratique.

Elle ne se limite pas à l’absence de censure.

Elle suppose également la protection physique des journalistes, leur indépendance professionnelle et leur capacité à enquêter sans intimidation.

Dans un environnement marqué par les conflits, la désinformation et les pressions économiques, cette protection devient une question de sécurité démocratique.

Angle éditorial :Europe — La protection des journalistes doit-elle devenir une priorité de la politique extérieure et de sécurité de l’Union européenne ?

III. TÜRKIYE

Hakan Fidan appelle à un accord entre la Russie et l’Ukraine

3. Ankara défend une nouvelle initiative diplomatique

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a accordé un entretien à l’agence Anadolu après sa participation à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, organisée à Atlanta.

Il a confirmé avoir eu des échanges avec plusieurs responsables internationaux, notamment ses homologues américain, russe, britannique, français, allemand, saoudien, mexicain et japonais.

Les discussions ont porté sur la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la sécurité des routes commerciales et les tensions au Moyen-Orient.

Fidan a également évoqué la candidature officielle du diplomate turc Feridun Sinirlioğlu au poste de secrétaire général des Nations unies. Anadolu Ajansı

LES DÉCLARATIONS

Hakan Fidan estime que la guerre russo-ukrainienne a atteint un stade où sa prolongation devient particulièrement coûteuse.

Il appelle les deux parties à rechercher un accord.

Il considère également qu’un règlement du conflit devrait permettre de redéfinir progressivement les relations entre la Russie et les pays européens.

Le ministre turc insiste sur les conséquences de la guerre pour les exportations céréalières, l’énergie et les chaînes mondiales d’approvisionnement.

Il souligne parallèlement la nécessité d’une solution diplomatique aux tensions entre Washington et Téhéran.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La position turque repose sur une logique de diplomatie pragmatique.

Ankara cherche à préserver ses relations avec Kyiv et Moscou tout en maintenant ses engagements au sein de l’OTAN.

La Türkiye possède également un avantage géographique déterminant grâce à son contrôle des détroits reliant la mer Noire à la Méditerranée.

Les questions commerciales et énergétiques pourraient constituer des domaines de négociation moins difficiles que les différends territoriaux.

Toutefois, les déclarations de Hakan Fidan ne signifient pas qu’un accord soit imminent.

Angle éditorial :Türkiye — Ankara peut-elle transformer son rôle dans la sécurité énergétique et alimentaire en véritable levier de négociation pour la paix ?

IV. RUSSIE–UKRAINE

La guerre énergétique s’intensifie malgré les initiatives humanitaires

4. Des centaines de milliers de foyers ukrainiens privés d’électricité

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

De nouvelles frappes russes ont visé des infrastructures énergétiques dans plusieurs régions ukrainiennes.

Selon le président Volodymyr Zelensky, les attaques ont affecté l’approvisionnement électrique de centaines de milliers de foyers.

Des opérations de réparation étaient notamment en cours dans la région de Ternopil.

Les autorités ukrainiennes ont déclaré avoir intercepté 371 drones sur les 433 engins de longue portée signalés au cours de l’attaque.

La Russie a, de son côté, annoncé avoir abattu 235 drones ukrainiens.

Ces chiffres sont ceux communiqués par les parties au conflit et ne constituent pas un bilan indépendant.

L’Ukraine a également revendiqué une frappe contre une installation industrielle russe dans la région de Rostov, présentée par Kyiv comme participant à la production de missiles.

Dans la région russe de Nijni Novgorod, les autorités ont signalé des dommages importants sur un site industriel. Reuters

LES POSITIONS

Kyiv affirme soutenir un cessez-le-feu concernant les infrastructures énergétiques.

Moscou accuse les attaques ukrainiennes contre les installations pétrolières de perturber les marchés et l’approvisionnement en carburants.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Les infrastructures énergétiques occupent désormais une place centrale dans la guerre.

La destruction des installations électriques affecte directement les ménages, les hôpitaux, les entreprises et les transports.

Elle peut également ralentir la production industrielle et aggraver les besoins humanitaires.

À l’approche de l’hiver, cette dimension devient particulièrement préoccupante.

Angle éditorial :Russie–Ukraine — La protection réciproque des infrastructures énergétiques pourrait-elle constituer une première étape vers une désescalade ?

5. Olechky : le pape Léon XIV souhaite prolonger les efforts humanitaires

LES FAITS

Le cessez-le-feu local de six jours conclu autour d’Olechky, dans la région de Kherson, est arrivé à son terme.

Cette trêve avait permis l’organisation d’opérations humanitaires et d’évacuations de civils.

Lors de son intervention dominicale, le pape Léon XIV a salué les efforts ayant rendu possible cette coopération.

Il a exprimé l’espoir que cette initiative puisse encourager de nouvelles démarches diplomatiques.

Le président ukrainien a indiqué que des discussions supplémentaires étaient envisagées au début du mois de novembre.

La fin de la trêve locale n’a cependant pas entraîné de cessation générale des combats. Reuters

ANALYSE BRUXELLES KORNER

L’expérience d’Olechky démontre que des arrangements humanitaires restent possibles entre des parties engagées dans une guerre prolongée.

Mais leur portée demeure limitée.

Le défi consiste à transformer ces accords ponctuels en mécanismes de protection plus durables.

Angle éditorial :Ukraine — Les trêves humanitaires locales peuvent-elles devenir les premiers éléments d’un processus de négociation plus large ?

V. ASIE CENTRALE

Kazakhstan : nouvelle procédure d’entrée ; Ouzbékistan : protection renforcée des consommateurs

6. Kazakhstan : déploiement progressif du système QazETA

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Le Kazakhstan a commencé le déploiement de son système électronique d’autorisation de voyage, QazETA.

Les premiers contrôles concernent notamment l’aéroport international d’Aktaou et plusieurs postes-frontières routiers.

Le dispositif vise les ressortissants étrangers de pays bénéficiant d’un régime d’entrée sans visa et relevant de cette nouvelle procédure.

Précision importante : l’autorisation électronique n’est pas encore obligatoire pour entrer au Kazakhstan.

Selon le calendrier actualisé par les autorités, son absence ne constitue pas, pendant la phase initiale, un motif de refus d’entrée.

Le déploiement doit se poursuivre dans les aéroports d’Astana et d’Almaty à partir du 1er janvier 2027, puis dans les autres postes-frontières.

L’obligation générale pour les catégories concernées est prévue à partir du 1er juillet 2027.

Cette précision corrige certaines informations antérieures qui présentaient le 1er novembre 2026 comme la date d’entrée en vigueur d’une obligation immédiate. Tengrinews

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La modernisation des procédures d’entrée s’inscrit dans la transformation numérique de l’administration kazakhe.

Elle peut améliorer la gestion des flux migratoires et les contrôles de sécurité.

Mais son efficacité dépendra de la simplicité des procédures, de la protection des données personnelles et de l’information donnée aux voyageurs.

Angle éditorial :Kazakhstan — La numérisation des frontières peut-elle renforcer la sécurité sans créer de nouveaux obstacles au tourisme et aux échanges économiques ?

7. Ouzbékistan : les SMS publicitaires désormais soumis au consentement préalable

LES FAITS

De nouvelles règles relatives aux communications publicitaires sont entrées en vigueur le 1er novembre.

Les entreprises doivent disposer du consentement écrit ou électronique des utilisateurs avant l’envoi de SMS promotionnels.

Les appels et messages publicitaires sont également interdits entre 18 heures et 9 heures.

Les opérateurs doivent prévoir des mécanismes permettant aux abonnés de bloquer certaines communications commerciales.

Ces mesures découlent d’une décision présidentielle adoptée en juillet 2026. UzDaily.uz

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Cette réglementation marque une évolution de la protection des consommateurs dans l’économie numérique ouzbèke.

Elle rapproche certains principes de la gestion des communications commerciales de ceux appliqués dans plusieurs marchés européens.

La question sera désormais celle de l’application effective des règles et du contrôle des pratiques des entreprises.

Angle éditorial :Ouzbékistan — La protection des données et du consentement devient-elle une nouvelle dimension de la modernisation économique ?

VI. CAUCASE

L’Arménie défend une paix fondée sur les infrastructures et les intérêts économiques communs

8. Ararat Mirzoyan présente la stratégie arménienne au Dialogue de Manama

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Le ministre arménien des Affaires étrangères et du Commerce international, Ararat Mirzoyan, a participé à la séance de clôture du Dialogue de Manama, à Bahreïn.

Il a consacré une partie importante de son intervention aux relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Il a également présenté les perspectives de développement des infrastructures régionales dans le cadre de l’initiative arménienne « Crossroads of Peace ».

Le projet TRIPP figure parmi les mécanismes évoqués.

Il comprend notamment des infrastructures ferroviaires, électriques, numériques et énergétiques destinées à améliorer les connexions régionales. Ministère des Affaires Étrangères

LES DÉCLARATIONS

Mirzoyan affirme que la paix doit produire des bénéfices économiques concrets pour les pays du Caucase, mais aussi pour leurs partenaires extérieurs.

Il présente la diversification des relations internationales et le développement des corridors comme des moyens de renforcer la stabilité.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La stratégie arménienne cherche à transformer les infrastructures économiques en instruments de stabilisation politique.

L’idée est que des échanges commerciaux réguliers peuvent créer des intérêts communs suffisamment importants pour décourager de nouvelles confrontations.

Cette approche présente un potentiel réel.

Mais elle ne remplace pas les garanties juridiques concernant la souveraineté, les frontières et les conditions d’exploitation des infrastructures.

Angle éditorial :Caucase — L’interdépendance économique peut-elle devenir une garantie durable de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ?

9. COP17 : les Nations unies présentent la « Feuille de route d’Erevan »

LES FAITS — BILAN PUBLIÉ LE 1er NOVEMBRE

Les Nations unies ont présenté les résultats de la COP17 sur la biodiversité, achevée à Erevan le 31 octobre.

Les participants ont adopté la Feuille de route d’Erevan, destinée à accélérer la réalisation des 23 objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal à l’horizon 2030.

Près de 50 décisions ont été adoptées au cours de la conférence.

Elles concernent notamment la protection des écosystèmes, les financements, les connaissances scientifiques et la participation des peuples autochtones et des communautés locales.

Les organisateurs ont également annoncé près de deux milliards de dollars de nouveaux engagements financiers.

Ces annonces ne doivent pas être confondues avec des financements déjà intégralement décaissés. Nations Unies

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La conférence a permis de préserver un cadre de coopération environnementale malgré les tensions géopolitiques.

Cependant, les évaluations internationales montrent que les progrès restent insuffisants pour atteindre les objectifs fixés pour 2030.

La principale difficulté concerne désormais le financement et la mise en œuvre nationale des engagements.

Angle éditorial :COP17 — Comment transformer les engagements environnementaux internationaux en résultats économiques et écologiques mesurables ?

VII. BALKANS

Bulgarie : Iliana Iotova en tête de l’élection présidentielle

10. Un second tour marqué par une participation particulièrement faible

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Les électeurs bulgares ont voté dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle.

Les premières estimations à la sortie des urnes placent la présidente par intérim Iliana Iotova devant son adversaire Andrey Gyurov.

Selon les premiers sondages publiés après la fermeture des bureaux, Iotova obtenait environ 51 % des voix, contre 43 à 45 % pour Gyurov.

D’autres projections lui attribuaient une avance plus importante.

La participation était estimée entre 27 et 29 %.

Au soir du 1er novembre, les résultats officiels définitifs n’étaient pas encore disponibles.

Le scrutin intervient dans un contexte de tensions en mer Noire, après plusieurs attaques de drones contre des navires commerciaux. Reuters

LES POSITIONS

Iotova défend une politique étrangère mettant l’accent sur les intérêts nationaux bulgares.

Gyurov soutient une orientation plus explicitement favorable à l’Ukraine et à la coopération euro-atlantique.

Les deux candidats ont condamné les attaques contre les navires commerciaux.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La Bulgarie occupe une position stratégique sur la mer Noire.

Ses choix politiques peuvent influencer les équilibres régionaux concernant l’Ukraine, la Russie et la sécurité maritime.

Mais la faiblesse de la participation pose également une question de légitimité démocratique.

Une victoire électorale importante en pourcentage peut correspondre à une mobilisation relativement limitée de l’ensemble du corps électoral.

Angle éditorial :Balkans — La Bulgarie pourrait-elle devenir un nouveau point de divergence stratégique au sein de l’Union européenne et de l’OTAN ?

VIII. MOYEN-ORIENT

Iran–États-Unis : les négociations se poursuivent ; Gaza reste sous tension

11. Doha accueille une troisième journée de discussions

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Les négociateurs iraniens et les médiateurs qataris ont poursuivi dimanche leurs discussions pour tenter de parvenir à un accord réduisant les tensions entre Téhéran et Washington.

Les échanges portent notamment sur les conditions de sécurité régionales et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé la poursuite des consultations.

Aucun accord définitif n’a été annoncé.

Les négociations interviennent après plusieurs mois de conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël.

Les perturbations de la navigation dans le Golfe continuent d’avoir des conséquences importantes sur les marchés énergétiques. Reuters

LES DÉCLARATIONS

Abbas Araghchi affirme que l’Iran demeure ouvert à une solution diplomatique tout en maintenant ses capacités de défense.

Donald Trump présente les discussions comme encourageantes, sans exclure de futures décisions militaires.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Le Qatar occupe une position importante dans les mécanismes de médiation régionale.

Son intérêt est directement lié à la sécurité des infrastructures énergétiques et des voies maritimes.

Cependant, la réussite des négociations dépendra de garanties acceptables pour les parties, notamment concernant la navigation et la prévention de nouvelles frappes.

Angle éditorial :Iran–États-Unis — La sécurisation du détroit d’Ormuz pourrait-elle constituer le premier élément d’un accord diplomatique plus large ?

12. Gaza : huit morts signalés dans de nouvelles frappes israéliennes

LES FAITS

Des responsables médicaux palestiniens ont annoncé la mort d’au moins huit personnes lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza.

Trois personnes auraient été tuées à Gaza-ville et cinq autres dans une frappe à Khan Younès.

L’armée israélienne a déclaré avoir visé des combattants dans le secteur de Khan Younès.

Les circonstances précises de chaque frappe et le statut des personnes tuées ne sont pas entièrement établis de manière indépendante.

Les désaccords concernant le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes continuent de compliquer l’application du cessez-le-feu. Reuters

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La persistance des frappes démontre la fragilité des arrangements sécuritaires.

La reconstruction et le retour à des conditions de vie normales nécessitent des garanties de sécurité, un accès humanitaire durable et un cadre politique crédible.

Angle éditorial :Gaza — Un cessez-le-feu peut-il produire une paix durable sans accord sur la sécurité, la gouvernance et la reconstruction ?

IX. AFRIQUE

Sahara occidental : la MINURSO prend fin après 35 ans

13. Les Nations unies commencent le retrait de leur mission

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO, entame son retrait après l’expiration de son mandat.

Créée en 1991, elle avait pour mission de contribuer à la surveillance du cessez-le-feu et à l’organisation d’un référendum sur l’avenir du territoire.

Ce référendum n’a jamais été organisé, notamment en raison des désaccords concernant le corps électoral.

Le Conseil de sécurité n’est pas parvenu à renouveler le mandat.

La Russie a opposé son veto à un projet soutenu par les États-Unis, tandis qu’un projet concurrent russe n’a pas obtenu le nombre de voix nécessaire à son adoption.

Une présence onusienne réduite doit superviser les opérations administratives et logistiques liées au retrait.

Le secrétaire général António Guterres a mis en garde contre les risques sécuritaires liés à cette évolution. Reuters

LES POSITIONS

Le Maroc considère la fin de la mission comme une évolution favorable à sa position diplomatique.

Le Front Polisario et l’Algérie dénoncent les conséquences du blocage au Conseil de sécurité.

La Russie et les États-Unis défendent des conceptions différentes du cadre de négociation.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La disparition de la MINURSO constitue une rupture institutionnelle majeure.

Elle ne signifie cependant ni la résolution du conflit ni une modification automatique du statut juridique du territoire.

Le Sahara occidental demeure une question territoriale et politique non résolue.

L’absence de mission de surveillance pourrait compliquer la prévention des incidents et la recherche d’un compromis.

Cette situation illustre également les limites du Conseil de sécurité lorsque ses membres permanents défendent des positions incompatibles.

Angle éditorial :Sahara occidental — La fin de la MINURSO ouvre-t-elle une nouvelle phase de négociations ou accroît-elle les risques de confrontation régionale ?

14. RDC : l’épidémie d’Ebola demeure une urgence sanitaire majeure

DOSSIER DE SUIVI — DERNIER BILAN CONSOLIDÉ PUBLIÉ LE 31 OCTOBRE

Selon les données des autorités congolaises rapportées par Associated Press, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a provoqué 5 026 décès parmi 10 351 personnes infectées.

La maladie touche huit provinces, avec une concentration importante des cas dans l’Ituri et le Nord-Kivu.

Les autorités sanitaires signalent des difficultés considérables dans le suivi des contacts et l’accès aux soins.

La propagation de l’épidémie est aggravée par les conflits armés, les difficultés logistiques et le manque de ressources.

Des cas ont également été signalés dans d’autres pays africains.

Ce bilan date du 31 octobre ; il ne doit pas être présenté comme un nouveau décompte établi le 1er novembre. AP News

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Cette crise démontre que la sécurité sanitaire dépend directement de la stabilité politique et des capacités administratives.

La lutte contre une épidémie exige des structures médicales fonctionnelles, une surveillance épidémiologique et une coopération régionale.

Angle éditorial :Afrique — Les crises sanitaires doivent-elles être intégrées aux politiques de sécurité et de développement à l’échelle continentale ?

X. ASIE

La Corée du Sud bénéficie de l’explosion des investissements dans l’intelligence artificielle

15. Les exportations sud-coréennes progressent de 93,7 % en octobre

LES FAITS — DONNÉES PUBLIÉES LE 1er NOVEMBRE

Les exportations sud-coréennes ont augmenté de 93,7 % sur un an en octobre 2026, atteignant environ 115,28 milliards de dollars.

Les ventes de semi-conducteurs ont progressé de 259,4 % pour atteindre 56,44 milliards de dollars.

Cette performance est notamment soutenue par la demande mondiale en équipements nécessaires aux centres de données et aux systèmes d’intelligence artificielle.

Il faut toutefois tenir compte d’un facteur statistique important : octobre 2026 comportait davantage de jours ouvrés qu’octobre 2025, en raison du calendrier des congés.

La hausse annuelle ne peut donc pas être attribuée exclusivement à l’intelligence artificielle. Reuters

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Cette évolution confirme l’importance stratégique des semi-conducteurs.

Les pays capables de concevoir et de produire des composants électroniques avancés disposent d’un avantage économique majeur.

La Corée du Sud bénéficie de la croissance des investissements technologiques mondiaux.

Mais sa dépendance à certains marchés et à un nombre limité de secteurs peut également constituer une vulnérabilité.

Angle éditorial :Asie — Les semi-conducteurs deviennent-ils la principale ressource stratégique de l’économie mondiale de l’intelligence artificielle ?

16. Inde : l’opposition manifeste contre la révision des listes électorales

LES FAITS

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche à New Delhi à l’appel de plusieurs partis d’opposition.

Ils contestent une révision des listes électorales ayant entraîné la suppression de plus de 130 millions d’inscriptions.

Les organisateurs accusent les autorités de favoriser indirectement le parti au pouvoir.

La Commission électorale rejette ces accusations et affirme que les procédures visent à supprimer les inscriptions irrégulières ou devenues inéligibles.

Le gouvernement conteste les accusations de manipulation électorale. AP News

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La fiabilité des listes électorales constitue une condition fondamentale de la démocratie.

Une actualisation administrative peut être nécessaire.

Mais elle doit s’accompagner de garanties permettant aux citoyens de contester les erreurs et de préserver leur droit de vote.

Angle éditorial :Inde — Comment concilier la fiabilité des registres électoraux et la protection effective du droit de vote ?

17. Bangladesh : les manifestations salariales paralysent une partie de l’industrie textile

LES FAITS

Le Bangladesh a annoncé la création d’une commission chargée de réexaminer les rémunérations dans le secteur de l’habillement.

Des mouvements sociaux ont provoqué la fermeture temporaire de 529 usines, affectant près de 987 200 travailleurs.

Les salariés réclament une augmentation du salaire minimum mensuel, actuellement fixé à 12 500 takas, jusqu’à 30 000 takas.

Les employeurs mettent en avant les coûts énergétiques, les marges industrielles limitées et la concurrence internationale.

Le secteur textile représente plus de 80 % des recettes d’exportation du Bangladesh. Reuters

ANALYSE BRUXELLES KORNER

Ce conflit met en évidence les contradictions des chaînes mondiales de production.

Les consommateurs et les entreprises internationales recherchent des prix compétitifs.

Les travailleurs demandent des revenus permettant de faire face à l’augmentation du coût de la vie.

La question concerne également les donneurs d’ordre internationaux et leur responsabilité dans les conditions de production.

Angle éditorial :Asie — La compétitivité industrielle mondiale peut-elle rester durablement fondée sur de faibles rémunérations ?

XI. AMÉRIQUES

Trump et Carney évoquent un nouvel accord commercial entre les États-Unis et le Canada

18. Un projet commercial qui pourrait inclure un oléoduc

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Le président américain Donald Trump a annoncé avoir discuté avec le Premier ministre canadien Mark Carney d’un nouveau cadre commercial entre les deux pays.

Trump a évoqué un projet comprenant la relance de l’oléoduc Keystone XL.

Mark Carney a qualifié les discussions de constructives.

Les équipes des deux gouvernements doivent poursuivre leurs échanges au cours des prochaines semaines.

Aucun accord définitif n’a été signé.

Les modalités financières, les autorisations nécessaires et la faisabilité du projet énergétique restent à déterminer.

Le Canada exporte plus de 90 % de son pétrole brut vers les États-Unis. Reuters

LES POSITIONS

Washington présente le projet comme une possibilité de renforcer la sécurité énergétique nord-américaine.

Ottawa insiste sur la nécessité de préserver les intérêts économiques et la souveraineté canadienne.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La relation entre les États-Unis et le Canada constitue l’un des partenariats économiques les plus importants au monde.

Mais les différends commerciaux et les questions énergétiques démontrent que cette interdépendance ne supprime pas les divergences politiques.

Le Canada cherche également à diversifier ses partenariats, notamment avec l’Union européenne.

La question sera donc de déterminer si le nouvel accord envisagé renforce réellement l’équilibre économique entre les deux pays.

Angle éditorial :Amérique du Nord — Un nouvel accord énergétique peut-il réduire les tensions commerciales sans accentuer la dépendance canadienne envers Washington ?

XII. ÉCONOMIE MONDIALE

L’OPEP+ maintient ses objectifs de production pétrolière pour décembre

19. Une décision stratégique dans un marché perturbé par la guerre

LES FAITS — 1er NOVEMBRE

Sept membres importants de l’OPEP+ ont décidé de maintenir inchangés leurs objectifs de production pétrolière pour décembre 2026.

Les pays concernés sont l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, le Kazakhstan et Oman.

Cette décision intervient alors que les perturbations liées au conflit avec l’Iran continuent de limiter certaines exportations.

Le baril de Brent avait terminé la séance de vendredi à près de 118 dollars.

La prochaine réunion de l’ensemble des membres de l’OPEP+ est prévue le 29 novembre 2026.

Elle devra notamment examiner le cadre de production pour 2027. Reuters

LES POSITIONS

Les producteurs cherchent à préserver la stabilité du marché dans un environnement particulièrement incertain.

Les analystes soulignent qu’un retour rapide des exportations du Golfe pourrait modifier fortement l’équilibre entre l’offre et la demande.

ANALYSE BRUXELLES KORNER

La décision de l’OPEP+ démontre que les marchés pétroliers restent étroitement liés aux évolutions géopolitiques.

Une perturbation du détroit d’Ormuz peut affecter les prix de l’énergie bien au-delà du Moyen-Orient.

Pour l’Europe, une hausse durable des prix peut alimenter l’inflation et peser sur la compétitivité industrielle.

Pour les pays producteurs, des prix élevés peuvent accroître les recettes publiques, mais aussi favoriser une réduction de la consommation ou une accélération des investissements dans d’autres sources d’énergie.

Angle éditorial :Économie mondiale — La sécurité des routes pétrolières devient-elle plus déterminante que les décisions de production des pays exportateurs ?

LE REGARD DE BRUXELLES KORNER

ANALYSE GÉOPOLITIQUE DU 1er NOVEMBRE 2026

LA PUISSANCE DES ÉTATS SE MESURE DÉSORMAIS À LEUR CAPACITÉ DE RÉSISTER AUX CRISES

Par Kadir Duran

L’actualité internationale du 1er novembre 2026 met en évidence une transformation profonde des rapports de puissance.

Pendant longtemps, la puissance d’un État a principalement été évaluée à partir de son territoire, de sa population, de son armée et de ses ressources économiques.

Ces éléments restent essentiels.

Mais ils ne suffisent plus à expliquer la capacité d’un pays à préserver sa souveraineté et sa stabilité.

Les événements de cette journée permettent d’identifier quatre évolutions majeures.

1. La maîtrise des infrastructures devient une question de sécurité nationale

Les frappes contre les installations énergétiques ukrainiennes montrent les conséquences directes de la vulnérabilité des infrastructures.

Une interruption prolongée de l’électricité peut paralyser les transports, les communications, les entreprises et les services de santé.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz illustrent une situation comparable à l’échelle internationale.

Lorsqu’une route maritime essentielle est perturbée, les conséquences peuvent se transmettre rapidement aux marchés énergétiques mondiaux.

Les États doivent donc développer une conception plus large de leur sécurité.

Cette conception doit intégrer la protection des réseaux électriques, des installations industrielles, des systèmes numériques et des voies de transport.

La souveraineté contemporaine dépend de la capacité à maintenir les fonctions essentielles de l’État et de l’économie, même en période de crise.

2. Les institutions internationales rencontrent des difficultés croissantes

La fin du mandat de la MINURSO constitue un exemple particulièrement significatif.

La mission avait été créée pour accompagner un processus politique et contribuer à la prévention des tensions.

Trente-cinq ans plus tard, le désaccord entre membres du Conseil de sécurité empêche la poursuite de son mandat.

Cet épisode pose une question fondamentale.

Comment préserver les mécanismes internationaux de sécurité lorsque les grandes puissances ne parviennent plus à s’accorder sur leurs objectifs ?

La situation du Sahara occidental démontre que la paralysie diplomatique peut avoir des conséquences opérationnelles concrètes.

Elle souligne également l’importance de distinguer les positions politiques des États du cadre juridique international applicable à un territoire.

3. L’économie mondiale se réorganise autour de ressources stratégiques

La décision de l’OPEP+ et la forte progression des exportations sud-coréennes révèlent deux dimensions complémentaires de la puissance économique.

La première concerne les ressources énergétiques.

La seconde concerne les technologies avancées.

Le pétrole reste indispensable à une partie importante de l’économie mondiale.

Les semi-conducteurs deviennent, quant à eux, essentiels à l’intelligence artificielle, aux télécommunications, à l’industrie et aux équipements de défense.

Les pays capables de produire ces ressources disposent d’un avantage considérable.

Mais cette position ne garantit pas automatiquement leur indépendance.

Ils peuvent rester dépendants de marchés extérieurs, de technologies étrangères ou de routes commerciales vulnérables.

La véritable souveraineté économique ne repose pas uniquement sur la possession de ressources. Elle dépend de la capacité à les produire, les transformer, les transporter et les commercialiser dans des conditions maîtrisées.

4. La coopération économique peut contribuer à la stabilité politique

La stratégie présentée par l’Arménie illustre une approche différente de la sécurité.

Elle repose sur l’idée que les infrastructures et les échanges économiques peuvent créer des intérêts communs entre États.

Les corridors ferroviaires, les réseaux électriques et les communications numériques peuvent contribuer à rapprocher des économies longtemps séparées par les conflits.

Mais cette logique comporte une condition fondamentale.

Les bénéfices doivent être suffisamment équilibrés pour que chaque partie considère la coopération comme préférable à la confrontation.

Le développement des infrastructures ne peut donc remplacer le droit international, les garanties de souveraineté et les mécanismes de règlement des différends.

Il peut néanmoins contribuer à leur consolidation.

CONCLUSION

Un monde où la résilience devient aussi importante que la puissance

Le 1er novembre 2026 révèle un système international confronté à des défis simultanés.

La Belgique cherche à préserver un équilibre entre protection sociale et sécurité juridique.

L’Union européenne défend la liberté de la presse dans un contexte de pressions croissantes contre les journalistes.

La Türkiye poursuit ses efforts diplomatiques concernant l’Ukraine et la sécurité des routes commerciales.

La Russie et l’Ukraine intensifient leurs attaques contre des infrastructures stratégiques.

Le Kazakhstan modernise ses procédures administratives et migratoires.

L’Ouzbékistan renforce les droits des consommateurs dans les communications numériques.

L’Arménie défend une stratégie de paix fondée sur les infrastructures et les intérêts économiques communs.

La Bulgarie traverse une séquence électorale importante pour ses orientations européennes.

Le Moyen-Orient reste exposé aux risques militaires et énergétiques.

Le Sahara occidental entre dans une nouvelle période d’incertitude après la fin de la MINURSO.

La République démocratique du Congo demeure confrontée à une crise sanitaire majeure.

La Corée du Sud bénéficie de la croissance mondiale de l’intelligence artificielle.

L’Inde et le Bangladesh connaissent des tensions sociales et institutionnelles.

Les États-Unis et le Canada envisagent un nouveau rapprochement commercial.

Ces événements appartiennent à des régions et à des domaines différents.

Ils révèlent pourtant une réalité commune.

Les États ne peuvent plus mesurer leur sécurité uniquement à partir de leur puissance militaire ou de leur richesse nationale.

Ils doivent également préserver la continuité de leurs infrastructures, la crédibilité de leurs institutions, la stabilité de leurs approvisionnements et la confiance de leurs populations.

Dans un monde de plus en plus interdépendant, la souveraineté ne consiste pas à supprimer les dépendances, mais à disposer des capacités nécessaires pour les maîtriser.

C’est cette capacité d’anticipation et de résilience qui pourrait devenir l’un des principaux critères de puissance au XXIe siècle.

Kadir Duran
Bruxelles Korner — Analyse politique, économique et géopolitique internationale

LES DOSSIERS PRIORITAIRES À SURVEILLER

RégionDossierProchaine étape
BelgiqueTrêve hivernale des expulsionsApplication jusqu’au 15 mars 2027
EuropeProtection des journalistesJournée internationale du 2 novembre
TürkiyeDiplomatie de Hakan FidanÉvolution des discussions sur l’Ukraine
Russie–UkraineInfrastructures énergétiquesIntensité des frappes et réparations
UkraineTrêve humanitaire d’OlechkyPossibilité de nouveaux accords locaux
KazakhstanQazETADéploiement progressif jusqu’en juillet 2027
OuzbékistanPublicité téléphoniqueContrôle du respect du consentement
CaucaseProjet TRIPPGaranties juridiques et investissements
BiodiversitéFeuille de route d’ErevanFinancements et objectifs de 2030
BalkansÉlection présidentielle bulgarePublication des résultats officiels
Moyen-OrientIran–États-UnisPoursuite de la médiation qatarie
GazaCessez-le-feuSécurité et accès humanitaire
Sahara occidentalFin de la MINURSORetrait et éventuelles nouvelles décisions de l’ONU
RDCEbolaÉvolution du bilan sanitaire
Corée du SudExportations de semi-conducteursMaintien de la demande liée à l’IA
IndeListes électoralesRéactions de la Commission électorale
BangladeshSalaires du textileTravaux de la commission salariale
États-Unis–CanadaNégociations commercialesClarification du projet énergétique
OPEP+Production pétrolièreRéunion du 29 novembre

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Période principale examinée : dimanche 1er novembre 2026.

Cette édition repose sur les informations publiées ou actualisées pendant cette journée. Les dossiers antérieurs sont repris uniquement lorsqu’ils présentent un intérêt de suivi clairement identifié.

Les faits vérifiés sont distingués des déclarations officielles, des résultats électoraux provisoires et des analyses éditoriales. Les bilans militaires annoncés par les parties au conflit ne sont pas présentés comme des chiffres indépendamment établis.

Les sources comprennent des dépêches internationales, des publications institutionnelles européennes, des communications officielles arméniennes, des informations gouvernementales kazakhes et des textes réglementaires belges.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ MONDIALE DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026
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