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Europe
Crash du MH17: l'espace aérien aurait dû être fermé
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 13/10/2015 à 18:36
Le MH17 n'aurait jamais dû avoir le droit de voler au-dessus du Donbass, selon les résultats de l'enquête internationale sur le crash de cet avion. Les autorités ukrainiennes sont pointées du doigt.
L'espace aérien aurait dû être fermé au-dessus de la zone de conflit en Ukraine
AFP/DIMITAR DILKOFF
Le crash avait fait 298 morts le 17 juillet 2014. L'enquête internationale menée par les Pays-Bas sur le crash du vol MH17 a conclu mardi que l'Ukraine aurait dû fermer l'espace aérien au-dessus de la zone de conflit dans la région du Donbass. "Nous avons conclu qu'il y avait suffisamment de raisons, pour les autorités ukrainiennes, de fermer par précaution l'espace aérien au dessus de la partie est du pays", a déclaré Tjibbe Joustra, directeur du Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV).
Les résultats définitifs de cette enquête ont été rendus publics ce mardi et ont conclu qu'un missile de type BUK (de fabrication russe) avait percuté l'avion de ligne. En revanche, il n'a pas été possible de savoir qui avait tiré ce missile.
Le gouvernement ukrainien a réagi en assurant avoir fait "tout son possible pour éviter ce genre de catastrophe" et avoir rempli toutes les exigences de l'Organisation de l'aviation civile internationale. "Les accusations contre l'Ukraine sont infondées", a déclaré le vice-Premier ministre ukrainien Guennadi Zoubko. "Toutes les recommandations de l'OACI ont été remplies. L'Ukraine fermait graduellement ses corridors aériens jusqu'à 9750 mètres d'altitude", a-t-il assuré.
Impossible de savoir qu'un BUK serait utilisé
Selon le responsable de l'administration aérienne ukrainienne, Kiev a été pris au dépourvu par le recours à une arme aussi puissante que le système BUK dans la zone de conflit. "A ce moment-là, il était impossible d'imaginer l'éventualité d'un recours à un système aussi puissant que le BUK contre un avion civil. Sur terre, nous avions affaire à une opération "militaire" avec utilisation d'armes à feu", a-t-il déclaré.
Avant la catastrophe du MH17, les rebelles avaient abattu plusieurs avions et hélicoptères militaires ukrainiens dans l'Est, mais à une altitude bien inférieure à celle à laquelle volait le Boeing malaisien.
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Selon Le Soir
Le Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité a livré ce mardi ses conclusions sur le crash du MH17 en Urkaine, ayant coûté la vie à 298 personnes, le 17 juillet 2014. Voici quatre choses à savoir.
1.Un missile BUK
Un missile de type BUK tiré depuis une zone tenue par des rebelles prorusses a provoqué le crash du vol MH17 a conclu l’enquête internationale menée par les Pays-Bas. « Le vol MH17 s’est crashé suite à la détonation d’une ogive à l’extérieur de l’avion contre le côté gauche du cockpit », a déclaré le directeur du Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), Tjibbe Joustra, lors d’une conférence de presse. « Cette ogive correspond au type de missiles installés sur les systèmes de missile sol-air BUK. »
©EPA
2.Le constructeur russe de missiles BUK rejette les conclusions de l’enquête
Almaz-Anteï, le constructeur russe des systèmes de défense antiaérienne BUK, a contesté mardi les conclusions de l’enquête internationale menée par les Pays-Bas.
Le fabricant russe a tenu mardi une conférence de presse pour présenter ses propres conclusions après avoir mené une « expérience en conditions réelles » en faisant exploser au sol un missile BUK près du cockpit et de parties du fuselage d’un Iliouchine qui n’est plus en exploitation.
Cette expérience « dément complètement la version des Néerlandais à propos du type de missile utilisé et de l’endroit depuis lequel il a été tiré », a déclaré devant les journalistes le PDG de Almaz-Anteï, Ian Novikov.
3.Une « opération des services secrets russes », accuse Kiev
©Reuters
Le crash du vol MH17 était une « opération des services secrets russes », a accusé mardi le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. « Je n’ai aucun doute sur le fait que c’était une opération planifiée des services secrets russes pour abattre » un avion de ligne, a lancé M. Iatseniouk en ouvrant le conseil des ministres.
Kiev affirme avoir réalisé sa propre « enquête technique » sur cette catastrophe dont les résultats coïncident plus ou moins avec ceux des Occidentaux.
Si l’enquête internationale n’a pas expressément déterminé « qui a appuyé sur la gâchette », les Ukrainiens mettent en cause les militaires russes déployés selon eux par Moscou dans la zone du conflit pour épauler les rebelles. Le tir « était effectué depuis le territoire contrôlé par des rebelles prorusses », a ainsi affirmé M. Iatseniouk. « Il n’y a aucun doute que des séparatistes ivres ne savent pas opérer les systèmes BUK, ce qui veut dire que ces systèmes étaient opérés uniquement par des militaires russes », a-t-il poursuivi.
4.L’espace aérien n’aurait jamais dû rester ouvert
Les autorités ukrainiennes auraient dû fermer l’espace aérien au-dessus de l’est du pays en raison du conflit entre rebelles et forces gouvernementales, a conclu l’enquête internationale menée par les Pays-Bas sur le crash du vol MH17, abattu alors qu’il survolait cette zone.
« Nous avons conclu qu’il y avait suffisamment de raisons, pour les autorités ukrainiennes, de fermer par précaution l’espace aérien au-dessus de la partie est du pays », a déclaré le directeur du Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), Tjibbe Joustra.
Selon le Figaro










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