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99 blessés sont en état d'"urgence absolue". L'état d'urgence a été décrété par le président François Hollande.
EN BREF
- 127 personnes, outre les assaillants, ont été tuées dans des attaques terroristes à Paris dans la nuit de vendredi à samedi. Il y a environ 250 blessés, dont 99 en état d'"urgence absolue", indique une source judiciaire.
- Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser. Il n'y a pas de revendication.
- Les attaques ont été menées au Stade de France, dans la salle de spectacle du Bataclan (11e arrondissement) ainsi que sur cinq axes de quartiers du centre de Paris très fréquentés : boulevard Voltaire, au coin de de la rue Bichat et de la rue Alibert, avenue de la République, boulevard Beaumarchais et rue Charonne. > De 21h15 à 1h11, la capitale livrée au terrorisme minute par minute
- "On a rampé. Les gens tombaient". Les survivants du Bataclan racontent l'horreur. > Récit d'une soirée de terreur
- L'état d'urgence a été décrété par le président François Hollande, ainsi que la fermeture des frontières. > Etat d'urgence, contrôles aux frontières : la France en guerre
Fait divers
Etat d'urgence: quelles conséquences pour les Français?
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 14/11/2015 à 03:14, mis à jour à 11:51
Juste après les premières attaques, François Hollande a décrété l'état d'urgence. Cette mesure extrêmement rare renforce les pouvoirs des forces de l'ordre pendant une durée maximale de 12 jours.
Le président François Hollande près du Bataclan après l'assaut donné par la police contre les assaillants de la salle de spectacle, le 14 novembre 2015
afp.com/MIGUEL MEDINA
A la suite des attentats de Paris, François Hollande a décrété l'état d'urgence sur tout le territoire, un fait rarissime. Cette procédure d'exception a été utilisée pour la dernière fois en 2005, pendant les émeutes en banlieue, elle renforce les pouvoirs des autorités.
L'exécutif et les forces de police pourront désormais :
- Interdire la circulation des personnes ou des véhicules.
- Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé.
- Interdire l'accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics.
- Assigner à résidence toute personne dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public.
- Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature.
- Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre.
- Obliger les propriétaires d'armes à les remettre aux autorités.
- Autorise les perquisitions à domicile de jour et de nuit.
- La prise de mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias.
Par ailleurs, d'autres mesures sans lien avec l'état d'urgence ont été prises :
- Les établissements scolaires et universitaires d'Île de France seront fermés samedi.
- Tous les équipements de la ville de Paris (écoles, musées, bibliothèques, gymnases, piscines et marchés alimentaires) seront fermés.
- La seule activité des mairies parisiennes sera la célébration des mariages
- Toutes les événements sportifs d'Ile-de-France sont annulés
- Les contrôles aux frontières ont été rétablies mais celle-ci ne sont pas fermées comme l'avait annoncé dans un premier temps le chef de l'Etat.
Le président a convoqué un Conseil des ministres cette nuit afin qu'un décret puisse être pris et que l'état d'urgence soir effectif dans les plus brefs délais. Sa prolongation au-delà de douze jours doit en revanche être autorisée par une loi, votée par le Parlement.
Plusieurs fois mis en oeuvre durant la guerre d'Algérie, cette procédure n'a été décrétée que deux fois depuis: en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l'archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues.
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Commentaires (14)
Nous sommes en état de guerre, c'est une évidence... allons-nous devoir faire attention à chaque fois que nous sortirons de chez nous, contrôler nos enfants pour être sûr qu'ils sont bien là où ils sont censés être, vivre dans la peur à chaque instant ?! Ces attentats n'auraient-ils pas pu être déjoués ?! Après les évènements du début d'année, nos politiques criaient haut et fort "plus jamais cela", et pourtant nous y re voilà...
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