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2 août : le génocide des Roms, le génocide oublié de l’Europe et le cri silencieux d’un peuple FR / TR

Ana SayfaKültür Sanat & Spor - Culture Et Sport2 août : le génocide des Roms, le génocide oublié de l’Europe et le cri silencieux d’un peuple FR / TR

2 août : le génocide des Roms, le génocide oublié de l’Europe et le cri silencieux d’un peuple FR / TR2 Ağustos Roman Soykırımı: Avrupa’nın Unutulan Soykırımı ve Sessiz Çığlığı

02 Ağustos, 2026, Pazar 23:17
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2 août : le génocide des Roms, le génocide oublié de l’Europe et le cri silencieux d’un peuple

Porajmos : la chronologie, les causes et l’héritage contemporain de la politique d’extermination systématique menée par l’Allemagne nazie contre les Roms et les Sintis

 

2 août 1944 : le génocide oublié des Roms et des Sintis

Le Porajmos, une tragédie longtemps effacée de la mémoire européenne

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner

Une nuit qui a marqué l'histoire

Dans la nuit du 2 au 3 août 1944, l'une des pages les plus sombres de l'histoire européenne s'est écrite au camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz II-Birkenau.

Dans le secteur du camp connu sous le nom de « Zigeunerlager » (camp des familles roms), environ 4 300 Roms et Sintis – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – furent conduits dans les chambres à gaz et assassinés par les unités SS.

Cette nuit-là, ce ne sont pas seulement des milliers de vies qui ont été anéanties.

C'est aussi la mémoire, la culture, la langue et l'avenir d'un peuple que le régime nazi a tenté d'effacer.

Aujourd'hui, le 2 août est reconnu comme la Journée européenne de commémoration du génocide des Roms et des Sintis. Pourtant, cette tragédie demeure encore largement méconnue du grand public, malgré son ampleur et sa portée historique.

Le génocide oublié : le Porajmos

Si la Shoah occupe une place centrale dans la mémoire collective européenne, le génocide des Roms est longtemps resté dans l'ombre.

Les Roms désignent cette tragédie sous le nom de « Porajmos », qui signifie « la Dévoration », ou, selon certaines communautés, « Samudaripen », c'est-à-dire « le meurtre de tous ».

Les historiens estiment aujourd'hui qu'entre 220 000 et 500 000 Roms et Sintis ont été assassinés par l'Allemagne nazie et ses régimes collaborateurs durant la Seconde Guerre mondiale. Certains chercheurs avancent même que le nombre réel pourrait être supérieur.

Pendant des décennies, ce génocide n'a bénéficié ni de la reconnaissance politique ni de la visibilité accordées à d'autres crimes nazis. Les survivants ont souvent été confrontés au silence, au déni et à l'absence de justice.

Comment tout a commencé ?

1933 : Hitler arrive au pouvoir

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler devient chancelier d'Allemagne.

Le nouveau régime met rapidement en œuvre une politique fondée sur une idéologie raciale visant à créer une prétendue société « racialement pure ».

Les Roms sont alors qualifiés par la propagande nazie de :

  • « asociaux » ;
  • « dangereux » ;
  • « enclins à la criminalité » ;
  • « racialement inférieurs ».

Cette propagande prépare progressivement l'opinion publique aux politiques de persécution qui suivront.

1935 : les lois de Nuremberg

Le 15 septembre 1935, les lois raciales de Nuremberg ne visent pas uniquement les Juifs ; elles s'appliquent également aux Roms et aux Sintis.

Ces lois entraînent :

  • la perte de la citoyenneté allemande ;
  • la suppression de nombreux droits civiques ;
  • l'exclusion de la fonction publique ;
  • des restrictions aux mariages ;
  • un fichage systématique par les autorités.

À partir de ce moment, appartenir à la communauté rom devient un motif de persécution institutionnalisée.

1936-1938 : le racisme sous couvert de science

À l'approche des Jeux olympiques de Berlin de 1936, le régime nazi entreprend de « nettoyer » la capitale des populations jugées indésirables.

Des centaines de familles roms sont expulsées.

Le psychiatre Dr Robert Ritter mène alors des recherches prétendument scientifiques destinées à classer les Roms selon des critères raciaux.

Ces travaux, dénués de toute valeur scientifique, serviront néanmoins de justification pseudo-scientifique aux politiques de persécution et d'extermination.

1939 : le début de la guerre

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne.

La Seconde Guerre mondiale commence.

Dans les territoires occupés, les communautés roms sont progressivement arrêtées, déportées vers des camps de concentration et privées de leurs biens.

Des milliers de familles sont arrachées à leurs villages.

Leur patrimoine est confisqué.

Beaucoup sont envoyées dans des camps de travail forcé.

1941 : les massacres de masse

Après l'invasion de l'Union soviétique, les Einsatzgruppen, unités mobiles d'extermination nazies, commencent à assassiner systématiquement les populations juives mais aussi les communautés roms.

Exécutions par fusillade, fosses communes et massacres de villages entiers deviennent une réalité quotidienne dans les territoires occupés.

16 décembre 1942 : l'ordre de Himmler

Le chef de la SS, Heinrich Himmler, signe un décret ordonnant la déportation des Roms d'Allemagne et des territoires occupés vers Auschwitz-Birkenau.

Cette décision marque un tournant majeur.

L'objectif n'est plus seulement la persécution.

Il devient l'extermination.

Le camp des familles roms à Auschwitz

En 1943, Auschwitz II-Birkenau ouvre un secteur réservé aux Roms : le « Zigeunerlager ».

Près de 23 000 Roms et Sintis y sont internés.

Les détenus subissent :

  • la faim ;
  • les épidémies ;
  • le typhus ;
  • le travail forcé ;
  • les expérimentations médicales ;
  • les violences permanentes.

Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés par ces conditions inhumaines.

16 mai 1944 : la résistance rom

Cet épisode reste l'un des moins connus de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque les SS tentent de liquider le camp, les prisonniers roms refusent de se laisser conduire aux chambres à gaz.

Sans armes à feu, ils se défendent avec :

  • des pelles ;
  • des marteaux ;
  • des pioches ;
  • des barres de fer.

Cette résistance inattendue contraint les autorités nazies à reporter la liquidation du camp pendant plusieurs mois.

Aujourd'hui encore, cette journée est considérée comme un symbole de courage et de dignité dans l'histoire du peuple rom.

2 août 1944 : la nuit du massacre

Dans la nuit du 2 au 3 août 1944, les SS reviennent.

Les quelque 4 300 derniers prisonniers roms – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – sont conduits vers les chambres à gaz.

La majorité des victimes sont des enfants.

Après leur assassinat, leurs corps sont incinérés dans les crématoires.

Cette nuit marque la destruction définitive du camp des familles roms d'Auschwitz.

C'est cet événement qui est aujourd'hui commémoré chaque 2 août.

Pourquoi les nazis ont-ils pris les Roms pour cible ?

Une idéologie raciale

Les nazis considéraient les Roms comme une menace pour la prétendue « race aryenne ».

Les politiques eugénistes

Des milliers de femmes roms furent stérilisées de force.

Des enfants furent utilisés dans des expérimentations médicales.

Le corps humain devint un objet d'expérimentation au nom d'une pseudo-science raciale.

La propagande

Le régime entretenait l'image des Roms comme :

  • criminels ;
  • paresseux ;
  • nomades ;
  • marginaux.

Cette propagande facilita l'acceptation sociale des persécutions.

Un projet totalitaire

Le régime nazi voulait construire une société homogène, débarrassée de toute diversité ethnique et culturelle.

Les Roms furent désignés comme incompatibles avec cette vision.

Pourquoi ce génocide est-il resté si longtemps oublié ?

Après 1945, la guerre prend fin.

Mais le combat des survivants pour la reconnaissance ne fait que commencer.

Pendant de nombreuses années, les autorités ouest-allemandes soutiennent que les Roms n'avaient pas été déportés pour des raisons raciales mais pour des motifs de sécurité publique.

Cette position prive de nombreux survivants de réparations et retarde considérablement leur reconnaissance.

En 1982, le chancelier fédéral Helmut Schmidt reconnaît officiellement que les crimes commis contre les Roms relèvent bien d'un génocide fondé sur des critères raciaux.

En 2015, le Parlement européen proclame officiellement le 2 aoûtJournée européenne de commémoration du génocide des Roms.

Pourquoi cette mémoire reste-t-elle essentielle aujourd'hui ?

Le génocide des Roms n'appartient pas uniquement au passé.

Aujourd'hui encore, dans plusieurs pays européens, les communautés roms sont confrontées à des discriminations dans l'accès :

  • à l'éducation ;
  • à l'emploi ;
  • au logement ;
  • aux soins de santé ;
  • à la pleine participation à la vie sociale.

Commémorer le 2 août ne consiste pas seulement à honorer les victimes.

C'est aussi rappeler que la lutte contre le racisme, les discours de haine, les discriminations et les atteintes aux droits fondamentaux demeure une responsabilité collective.

Conclusion

Dans la nuit du 2 au 3 août 1944, ce ne sont pas seulement des milliers de Roms et de Sintis qui ont été réduits au silence à Auschwitz-Birkenau.

C'est toute une mémoire, une culture et une identité que le régime nazi a tenté d'anéantir.

Plus de huit décennies après ces événements, préserver le souvenir du Porajmos demeure indispensable.

La mémoire historique ne sert pas uniquement à regarder le passé ; elle constitue aussi un rempart contre la résurgence des idéologies de haine, du racisme et de l'exclusion.

Se souvenir du génocide des Roms, c'est défendre les valeurs universelles de dignité humaine, d'égalité et de démocratie afin que de tels crimes ne puissent plus jamais se reproduire.

 

2 Ağustos Roman Soykırımı: Avrupa’nın Unutulan Soykırımı ve Sessiz Çığlığı

Porajmos: Nazi Almanyası’nın Roman ve Sintilere karşı yürüttüğü sistematik yok etme politikasının kronolojisi, nedenleri ve günümüze uzanan mirası

Bruxelles Korner | Kadir Duran

Bir gecede yok edilmek istenen bir halk

2 Ağustos 1944 gecesi, Nazi Almanyası’nın kurduğu Auschwitz II–Birkenau Toplama ve İmha Kampı’nda tarihin en karanlık sayfalarından biri yazıldı.

Kampın “Zigeunerlager” (Roman Aile Kampı) olarak adlandırılan bölümünde kalan yaklaşık 4.300 Roman ve Sinti kadın, erkek, yaşlı ve çocuk, SS birlikleri tarafından gaz odalarına gönderilerek öldürüldü.

O gece yalnızca binlerce insan yaşamını yitirmedi.

Bir halkın hafızası, kültürü, dili ve geleceği de yok edilmek istendi.

Bugün 2 Ağustos, Avrupa’da Roman Soykırımı Anma Günü olarak kabul ediliyor. Ancak bu tarih, hâlâ birçok kişi tarafından yeterince bilinmeyen bir insanlık trajedisini temsil ediyor.

Unutulan Soykırım: Porajmos

Yahudi Soykırımı (Holokost) dünya tarihinde hak ettiği yeri alırken, Romanlara yönelik sistematik imha politikası uzun yıllar gölgede kaldı.

Romanların kendi dillerinde bu felaket "Porajmos" (Yutuluş) ya da bazı topluluklarda "Samudaripen" (Toplu Katliam) olarak anılıyor.

Tarihçilerin büyük bölümü, II. Dünya Savaşı boyunca 220 bin ile 500 bin arasında Roman ve Sinti'nin, Nazi rejimi ve onun işbirlikçileri tarafından öldürüldüğünü kabul ediyor. Bazı araştırmacılar ise gerçek sayının bunun da üzerinde olabileceğini belirtiyor.

Uzun yıllar boyunca bu soykırım ne eğitim kitaplarında yeterince yer aldı ne de uluslararası hafızada hak ettiği görünürlüğe kavuşabildi.

Her şey nasıl başladı?

1933: Hitler'in iktidara gelişi

30 Ocak 1933'te Adolf Hitler Almanya Başbakanı oldu.

Kısa sürede kurulan Nazi diktatörlüğü, toplumun "ırksal olarak temizlenmesi" gerektiğini savunan ideolojisini devlet politikası haline getirdi.

Romanlar;

  • "asosyal",

  • "tehlikeli",

  • "suça eğilimli",

  • "ırksal açıdan aşağı"

olarak damgalandı.

Bu söylem, daha sonra uygulanacak sistematik baskıların ve kitlesel katliamların ideolojik temelini oluşturdu.

1935: Nürnberg Yasaları

15 Eylül 1935'te kabul edilen Nürnberg Yasaları yalnızca Yahudileri değil, Roman ve Sintileri de hedef aldı.

Bu yasalarla birlikte Romanlar;

  • Alman vatandaşlığından çıkarıldı,

  • temel haklarını kaybetti,

  • kamu görevlerinden uzaklaştırıldı,

  • evlilik hakları sınırlandırıldı,

  • devlet tarafından fişlenmeye başlandı.

Artık Roman olmak, yalnızca etnik kimlik değil, devlet tarafından cezalandırılan bir "suç" gibi görülüyordu.

1936–1938: Bilim kisvesi altında ırkçılık

Berlin Olimpiyatları öncesinde Nazi yönetimi, başkenti "istenmeyen unsurlardan temizleme" kararı aldı.

Yüzlerce Roman aile şehirlerden zorla çıkarıldı.

Bu dönemde psikiyatrist Dr. Robert Ritter, sözde bilimsel araştırmalar yürüterek Romanların "ırksal özelliklerini" sınıflandırdı.

Bu çalışmaların hiçbir bilimsel temeli yoktu.

Ancak Nazi yönetimi, bu sahte raporları Romanlara yönelik baskı ve imha politikalarını meşrulaştırmak için kullandı.

1939: Savaşın başlaması

1 Eylül 1939'da Almanya'nın Polonya'yı işgal etmesiyle II. Dünya Savaşı başladı.

İşgal edilen bölgelerde yaşayan Roman toplulukları toplama kamplarına gönderilmeye başlandı.

Binlerce aile evlerinden koparıldı.

Mallarına el konuldu.

Çalışma kamplarına sürüldüler.

1941: Toplu infazlar

Almanya'nın Sovyetler Birliği'ni işgal etmesinin ardından Doğu Avrupa'da faaliyet gösteren Einsatzgruppen adlı seyyar ölüm birlikleri, Yahudilerle birlikte Romanları da sistematik biçimde katletmeye başladı.

Kurşuna dizmeler, toplu mezarlar ve köy katliamları kısa sürede Nazi işgal bölgelerinde rutin hale geldi.

16 Aralık 1942: Himmler'in emri

SS lideri Heinrich Himmler, Avrupa'daki Romanların Auschwitz-Birkenau'ya gönderilmesini emreden kararı imzaladı.

Bu karar, Roman Soykırımı'nın en önemli dönüm noktalarından biri oldu.

Artık hedef yalnızca baskı değildi.

Tam anlamıyla yok etmekti.

Auschwitz'teki Roman Aile Kampı

1943 yılında Auschwitz II-Birkenau içinde yalnızca Romanlar için ayrılan "Zigeunerlager" kuruldu.

Yaklaşık 23 bin Roman ve Sinti bu bölüme getirildi.

Kampta insanlar;

  • açlık,

  • salgın hastalıklar,

  • tifüs,

  • zorla çalıştırma,

  • insanlık dışı tıbbi deneyler,

  • ağır işkence

nedeniyle her gün yaşamını yitiriyordu.

Özellikle çocuklar ve yaşlılar, kötü yaşam koşulları nedeniyle en büyük kayıpları verdi.

16 Mayıs 1944: Roman Direnişi

Tarihin çok az bilinen olaylarından biri de Roman mahkûmların direnişidir.

SS birlikleri kampı tasfiye etmeye geldiğinde Romanlar teslim olmadı.

Silahları yoktu.

Ancak ellerine geçen;

  • kürekler,

  • çekiçler,

  • kazmalar,

  • demir çubuklarla

direndiler.

Bu beklenmedik direniş nedeniyle Nazi yönetimi tasfiyeyi birkaç ay ertelemek zorunda kaldı.

Bugün bu olay, Roman tarihinin en önemli direniş sembollerinden biri olarak kabul edilmektedir.

2 Ağustos 1944: Katliam Gecesi

2 Ağustos'u 3 Ağustos'a bağlayan gece SS birlikleri yeniden harekete geçti.

Kampta kalan yaklaşık 4.300 Roman ve Sinti, kadın, erkek, yaşlı ve çocuk ayrımı yapılmaksızın gaz odalarına götürüldü.

Kurbanların büyük bölümü çocuklardan oluşuyordu.

Öldürülenlerin cesetleri krematoryumlarda yakıldı.

O gece Auschwitz'teki Roman Aile Kampı tamamen ortadan kaldırıldı.

Bugün her 2 Ağustos'ta anılan tarih işte bu gecedir.

Nazi rejimi Romanları neden hedef aldı?

Irkçı ideoloji

Naziler yalnızca "Aryan ırkını" üstün kabul ediyor, Romanları ise "ırksal tehdit" olarak tanımlıyordu.

Öjeni politikaları

Roman kadınlar zorla kısırlaştırıldı.

Çocuklar üzerinde tıbbi deneyler yapıldı.

İnsan bedeni bilim adına istismar edildi.

Propaganda

Romanlar sistematik biçimde;

  • suçlu,

  • tembel,

  • göçebe,

  • toplum dışı

olarak gösterildi.

Bu söylemler, toplumun katliamlara sessiz kalmasını kolaylaştırdı.

Totaliter devlet anlayışı

Naziler, tek tip ve homojen bir toplum yaratmayı hedefliyordu.

Farklı kültürler ve etnik kimlikler bu ideoloji açısından ortadan kaldırılması gereken unsurlar olarak görülüyordu.

Savaş sonrası neden unutuldu?

1945'te savaş sona erdi.

Ancak Romanların adalet mücadelesi yeni başlıyordu.

Batı Almanya uzun yıllar boyunca Romanların "ırksal nedenlerle değil, güvenlik gerekçesiyle" kamplara gönderildiğini savundu.

Bu nedenle çok sayıda mağdur tazminat alamadı.

Roman Soykırımı'nın resmî olarak tanınması onlarca yıl gecikti.

1982 yılında Batı Almanya Şansölyesi Helmut Schmidt, Romanlara yönelik Nazi suçlarını resmen ırk temelli bir soykırım olarak kabul etti.

2015 yılında ise Avrupa Parlamentosu, 2 Ağustos'u Avrupa Roman Soykırımı Anma Günü ilan etti.

Bugün neden hâlâ önem taşıyor?

Roman Soykırımı yalnızca tarih kitaplarında kalan bir trajedi değildir.

Avrupa'nın birçok ülkesinde Roman toplulukları bugün de;

  • eğitim,

  • istihdam,

  • barınma,

  • sağlık hizmetlerine erişim,

  • sosyal hayata katılım

gibi alanlarda ayrımcılık ve dışlanmayla mücadele etmektedir.

Geçmişi anmak, yalnızca kurbanları hatırlamak anlamına gelmez.

Aynı zamanda nefret söylemine, ayrımcılığa, ırkçılığa ve insan hakları ihlallerine karşı ortak bir toplumsal sorumluluk üstlenmek anlamına gelir.

Son söz

2 Ağustos 1944 gecesi, Auschwitz-Birkenau'da susturulmak istenen yalnızca binlerce Roman ve Sinti değildi.

Bir halkın sesi, kültürü ve geleceği de yok edilmek istendi.

Aradan geçen seksen yılı aşkın süreye rağmen bu trajedinin hatırlanması, yalnızca geçmişe duyulan saygının değil; insan haklarını, hukukun üstünlüğünü ve demokratik değerleri koruma iradesinin de bir göstergesidir.

Roman Soykırımı'nı hatırlamak, tarihin karanlık sayfalarını canlı tutmak için değil; benzer nefret ideolojilerinin, ırkçılığın ve ayrımcılığın bir daha asla insanlığı felakete sürüklememesi için ortak hafızayı güçlendirmek adına tarihsel ve ahlaki bir sorumluluktur.

 

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