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Le Plan entre UE et La Turquie

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Selon Le Soir

La Turquie se montre prête à accueillir davantage de réfugiés. En échange, l’UE va investir 500 millions d’euros, notamment pour la création de centres de réfugiés et la prise en charge des enfants.

La Commission européenne a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi qu’elle avait conclu un «  plan d’action commun  » avec la Turquie pour endiguer les flux migratoires, à l’issue d’un sommet des chefs d’Etats à Bruxelles.

Investir en financièrement en Turquie

«  Nous nous sommes mis d’accord sur le contenu exact de ce plan d’action  », a indiqué le chef de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, lors d’une conférence de presse dans la nuit de jeudi à vendredi.

«  La Turquie se montre prête à accueillir davantage de réfugiés et à leur offrir plus de perspectives pour leur éducation et leur travail, à mieux les enregistrer, à une surveillance des frontières plus efficace et aussi à une lutte commune contre les réseaux criminels de trafic d’êtres humains  », a détaillé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

En échange, «  on va aider, car investir financièrement en Turquie est aussi dans notre intérêt à nous  », a-t-il ajouté, confirmant qu’Ankara exige trois milliards d’euros d’aide de la part des Européens. M. Juncker a indiqué que cet aspect du plan devait encore être négocié «  dans les jours qui viennent  ».

Le président français François Hollande a confirmé qu’«  il n’y a pas de montant qui a été fixé  ». «  Il ne s’agit pas de donner de l’argent. Il s’agit de savoir  » à quoi ces fonds peuvent servir, a-t-il plaidé. Les aides doivent notamment être consacrées «  à la création de centres de réfugiés  » et «  la prise en charge des enfants  », a souligné M. Hollande.

La Commission a d’ores et déjà prévu de dégager « 500 millions d’euros sur ses moyens propres  » pour «  assurer de premières actions  », a-t-il précisé.

Un système intégré de gestion des frontières

Les Européens promettent en échange à Ankara d’«  accélérer  » les négociations pour faciliter l’octroi de visas aux ressortissants turcs voyageant dans l’UE.

«  Mais ceci ne veut pas dire que nous renonçons aux critères de base qui sont la règle dans ce domaine  », a souligné M. Juncker, ajoutant qu’une première évaluation des progrès dans les négociations sera réalisée au printemps 2016. «  Il ne peut y avoir de libéralisation des visas s’il n’y a pas de contrôles. C’est un mouvement parallèle  », a renchéri le président François Hollande.

Les dirigeants de l’UE sont également convenus d’œuvrer à un système intégré de gestion des frontières qui «  ira au-delà du mandat de Frontex  », l’agence européenne de surveillance des frontières.

«  Notre but est de donner à Frontex le droit de renvoyer les migrants illégaux de sa propre initiative, et de la rendre plus proactive en ce qui concerne la protection des frontières extérieures  » de l’UE, a indiqué le président du Conseil.

Enfin, les 28 ont également débattu de la création d’un corps de gardes-frontières européens pour renforcer les frontières extérieures de l’Union européenne. « L’idée a progressé  », a assuré M. Hollande. «  Cette proposition n’est plus une proposition, c’est une décision. Ce sera un coût bien moins élevé que s’il fallait rétablir des frontières nationales  », a-t-il ajouté.

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