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        <title>BRUXELLES KORNER  COPYRIGHT 2015-2026</title>
        <link>https://www.bruxelleskorner.com/</link>
        <description>Bruxelles Korner Posta
Son Dakika Haberleri: Türkiye, Orta Asya ve Belçika’nın Fransızca, İngilizce ve Türkçe Haber Portalı
Les dernières actualités en direct de Turquie, d’Asie centrale et de Belgique,  votre portail d’information trilingue en français, anglais et turc.</description>
        <language>tr</language>
                                <item>
                <title>KAZAKHSTAN : 36 ANS DE SOUVERAINETÉ, UNE NOUVELLE AMBITION GÉOPOLITIQUE AU CŒUR DE L’EURASIE</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-36-ans-de-souverainete-une-nouvelle-ambition-geopolitique-au-coeur-de-leurasie-15928</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-36-ans-de-souverainete-une-nouvelle-ambition-geopolitique-au-coeur-de-leurasie-15928</guid>
                <description><![CDATA[KAZAKHSTAN : 36 ANS DE SOUVERAINETÉ, UNE NOUVELLE AMBITION GÉOPOLITIQUE AU CŒUR DE L’EURASIE]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="766" height="431" src="https://www.youtube.com/embed/Lv-_6f5IS78" title="?? KAZAKHSTAN : 36 ANS DE SOUVERAINETÉ, UNE NOUVELLE AMBITION" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p>KAZAKHSTAN : 36 ANS DE SOUVERAINETÉ, UNE NOUVELLE AMBITION GÉOPOLITIQUE AU CŒUR DE L’EURASIE</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t94/1/16/1f1e7_1f1ea.png" style="height:16px; width:16px" /> Belgique–Kazakhstan : de la visite royale aux enjeux stratégiques de demain.</p>

<p>BRUXELLES KORNER | ÉDITION SPÉCIALE | 25 OCTOBRE 2026</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le 25 octobre 1990, le Kazakhstan adoptait sa Déclaration de souveraineté, ouvrant la voie à son indépendance proclamée le 16 décembre 1991.</p>

<p>Trente-six ans plus tard, le Kazakhstan ne se contente plus d’affirmer sa souveraineté : il cherche à transformer sa position géographique, ses ressources naturelles et ses partenariats internationaux en véritables leviers d’influence mondiale.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t3f/1/16/1f30d.png" style="height:16px; width:16px" /> Au carrefour de la Russie, de la Chine et de l’Europe, Astana s’impose comme un acteur incontournable des nouvelles dynamiques eurasiatiques : énergie, matières premières critiques, corridors logistiques, intelligence artificielle et innovation technologique.</p>

<p><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t94/1/16/1f1e7_1f1ea.png" style="height:16px; width:16px" /> L’année 2026 marque également un tournant dans les relations entre la Belgique et le Kazakhstan.</p>

<p>La visite d’État du roi Philippe et de la reine Mathilde, du 11 au 14 octobre, a donné une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.</p>

<p>Recherche scientifique, enseignement supérieur, médecine nucléaire, technologies industrielles, transports et investissements : les perspectives sont considérables.</p>

<p>Mais au-delà des accords diplomatiques, le véritable défi sera de transformer les engagements politiques en réalisations économiques, scientifiques et industrielles concrètes.</p>

<p>Le développement du corridor transcaspien, également appelé Middle Corridor, ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour les échanges entre l’Asie centrale et l’Europe, notamment pour la Belgique et ses plateformes logistiques.</p>

<p>Cependant, le Kazakhstan devra également relever des défis majeurs : diversification économique, transition technologique, formation, modernisation institutionnelle et consolidation de l’État de droit.</p>

<p>Mon analyse :</p>

<p>La souveraineté du XXIe siècle ne se mesure plus uniquement à l’indépendance territoriale. Elle dépend aussi de la maîtrise des technologies, des infrastructures, des chaînes de valeur et de la capacité d’un État à préserver son autonomie stratégique.</p>

<p>Le Kazakhstan de demain ne sera pas seulement jugé sur l’indépendance acquise en 1991, mais sur sa capacité à transformer cette souveraineté en prospérité, en stabilité et en influence internationale.</p>

<p>À l’occasion de la fête de la République, je vous invite à découvrir mon analyse géopolitique consacrée aux 36 années de souveraineté du Kazakhstan et aux nouvelles perspectives du partenariat belgo-kazakh.</p>

<p>Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner | Analyse géopolitique et relations internationales</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 17:42:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/10/kazakhstan-36-ans-de-souverainete-une-nouvelle-ambition-geopolitique-au-coeur-de-leurasie-1792939466.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Besik Toy : le berceau qui relie les générations</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/besik-toy-le-berceau-qui-relie-les-generations-14931</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/besik-toy-le-berceau-qui-relie-les-generations-14931</guid>
                <description><![CDATA[Besik Toy : le berceau qui relie les générations

Dans la culture kazakhe, le berceau n’est pas un simple objet. Il constitue un lien entre le nouveau-né, sa famille et la mémoire collective d’un peuple.

Le Besik Toy, littéralement la « fête du berceau », célèbre le premier placement de l’enfant dans le besik, le berceau traditionnel kazakh en bois. Le geste rituel lui-même est appelé Besikke salu.

Héritée de l’ancien mode de vie nomade de la Grande Steppe, cette tradition réunissait utilité, protection et transmission. Le besik protégeait le nourrisson du froid et facilitait les déplacements de la famille. Transmis d’un enfant à l’autre, parfois pendant plusieurs générations, il devenait aussi le gardien de l’histoire familiale.

La cérémonie est traditionnellement conduite par une femme âgée et respectée. Préparation du berceau, bénédictions, shashu, berceuse appelée besik jyry, cadeaux et repas partagé accompagnent l’entrée symbolique de l’enfant dans la communauté familiale.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="712" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/6ZqE6hM2EFc" title="?? Besik Toy : le berceau qui relie les générations" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:28px"><strong>Besik Toy : le berceau qui relie les générations</strong></span></p>

<p>Dans la culture kazakhe, le berceau n’est pas un simple objet. Il constitue un lien entre le nouveau-né, sa famille et la mémoire collective d’un peuple.</p>

<p>Le <strong>Besik Toy</strong>, littéralement la « fête du berceau », célèbre le premier placement de l’enfant dans le <strong>besik</strong>, le berceau traditionnel kazakh en bois. Le geste rituel lui-même est appelé <strong>Besikke salu</strong>.</p>

<p>Héritée de l’ancien mode de vie nomade de la Grande Steppe, cette tradition réunissait utilité, protection et transmission. Le besik protégeait le nourrisson du froid et facilitait les déplacements de la famille. Transmis d’un enfant à l’autre, parfois pendant plusieurs générations, il devenait aussi le gardien de l’histoire familiale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-09-20%20185354.png" style="height:445px; width:800px" /></p>

<p>La cérémonie est traditionnellement conduite par une femme âgée et respectée. Préparation du berceau, bénédictions, <strong>shashu</strong>, berceuse appelée <strong>besik jyry</strong>, cadeaux et repas partagé accompagnent l’entrée symbolique de l’enfant dans la communauté familiale.</p>

<p>Aujourd’hui, malgré la sédentarisation et la modernisation du Kazakhstan, le Besik Toy demeure vivant. Des villages de la steppe aux appartements urbains, et jusque dans la diaspora, les familles continuent de l’adapter et de le transmettre.</p>

<p>? Dans notre nouveau documentaire, Bruxelles Korner vous invite à découvrir l’histoire, les gestes et la signification profonde de cette tradition kazakhe.</p>

<p>Le Besik Toy nous rappelle qu’accueillir un enfant, c’est aussi lui transmettre une mémoire, une identité et une promesse de protection.</p>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p>#Kazakhstan #BesikToy #BesikkeSalu #CultureKazakhe #Traditions #PatrimoineCulturel #AsieCentrale #GrandeSteppe #BruxellesKorner</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 19:50:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/09/besik-toy-le-berceau-qui-relie-les-generations-1789923291.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Métro bruxellois : cinquante ans sous la capitale, entre mémoire, modernisation et avenir incertain</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/metro-bruxellois-cinquante-ans-sous-la-capitale-entre-memoire-modernisation-et-avenir-incertain-14930</link>
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                <description><![CDATA[Métro bruxellois : cinquante ans sous la capitale, entre mémoire, modernisation et avenir incertain
Le 20 septembre 1976, Bruxelles inaugurait son premier véritable métro. Cinquante ans plus tard, les rames orange ont rejoint le patrimoine affectif de la capitale, le réseau est devenu indispensable et de nouveaux trains parcourent les tunnels. Mais derrière cet anniversaire se dessinent aussi des défis majeurs : infrastructures vieillissantes, lisibilité du plan, contraintes budgétaires et avenir profondément remanié du Métro 3.

Par Kadir Duran — Bruxelles Korner | Bruxelles]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/g-ohwzAkngs" title="? Le métro bruxellois fête ses 50 ans !" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Métro bruxellois : cinquante ans sous la capitale, entre mémoire, modernisation et avenir incertain</h1>

<p><strong>Le 20 septembre 1976, Bruxelles inaugurait son premier véritable métro. Cinquante ans plus tard, les rames orange ont rejoint le patrimoine affectif de la capitale, le réseau est devenu indispensable et de nouveaux trains parcourent les tunnels. Mais derrière cet anniversaire se dessinent aussi des défis majeurs : infrastructures vieillissantes, lisibilité du plan, contraintes budgétaires et avenir profondément remanié du Métro 3.</strong></p>

<p><strong>Par Kadir Duran — Bruxelles Korner | Bruxelles</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d'%C3%A9cran%202026-09-20%20184341.png" style="height:441px; width:800px" /></strong></p>

<p>Le métro bruxellois fête ses cinquante ans. Un demi-siècle de trajets quotidiens, de correspondances, de quais bondés, de rames orange et de rendez-vous donnés sous la ville. Depuis le 20 septembre 1976, le « M » blanc sur fond bleu appartient au paysage de Bruxelles autant que l’Atomium, la Grand-Place ou les façades du quartier européen.</p>

<p>L’anniversaire dépasse pourtant la simple nostalgie. Le métro raconte la transformation de Bruxelles, l’évolution de ses quartiers et les choix politiques qui ont façonné sa mobilité. Il révèle aussi les difficultés particulières d’une capitale construite sur un sous-sol complexe, traversée par d’anciens cours d’eau et confrontée, aujourd’hui encore, à des chantiers aussi ambitieux que controversés.</p>

<h2>Un rêve souterrain né bien avant 1976</h2>

<p>L’histoire commence longtemps avant l’inauguration royale. Dès 1926 apparaissent les premiers projets de « chemin de fer urbain » destiné à soulager une ville en expansion. Bruxelles repose alors principalement sur son réseau de tramways, qui transporte les voyageurs au milieu d’une circulation encore relativement limitée.</p>

<p>Après la Seconde Guerre mondiale, la situation change rapidement. L’automobile gagne les boulevards, les axes du centre se saturent et les transports publics doivent trouver une autre voie. Cette voie sera souterraine.</p>

<p>En 1954 est créée la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, la STIB. Trois ans plus tard, le tunnel Constitution permet déjà aux trams de circuler sous terre entre Lemonnier et la Gare du Midi. Ce n’est pas encore un métro lourd, mais la capitale commence à déplacer une partie de sa mobilité sous ses rues.</p>

<p>Le véritable tournant intervient en 1965 avec le lancement du chantier de l’axe est-ouest. L’objectif est de relier le centre à Schuman, puis de desservir les quartiers orientaux. Bruxelles doit cependant composer avec un sous-sol difficile : sable, eau, terrains instables et zones marécageuses compliquent considérablement le travail des ingénieurs.</p>

<p>Les méthodes utilisées témoignent de l’ampleur du défi. Des parois sont construites avant la pose d’une dalle, sous laquelle les ouvriers poursuivent ensuite les excavations. Ailleurs, le sol est artificiellement congelé afin de pouvoir creuser sans provoquer d’effondrement. Sous l’ancienne usine Côte d’Or, entre terre gelée et odeur de chocolat, le chantier reçoit même le surnom très bruxellois de « Dame blanche ».</p>

<p>Le 17 décembre 1969, le roi Baudouin inaugure le prémétro entre De Brouckère et Schuman. Des tramways circulent dans les tunnels, mais les stations et les infrastructures ont été pensées pour permettre une conversion ultérieure en métro lourd.</p>

<h2>1976 : Bruxelles entre dans une nouvelle époque</h2>

<p>Durant la première moitié des années 1970, cette transformation s’accélère. La construction du dépôt Delta commence en 1972. Les premières voitures orange arrivent deux ans plus tard. La rame 101, dessinée par Philippe Meerman et construite par La Brugeoise et Nivelles, incarne alors la modernité industrielle belge.</p>

<p>Les véhicules sont fabriqués en aluminium riveté, selon une technique qui rappelle celle de l’aéronautique. Légers, robustes et conçus pour durer, ils deviendront l’un des symboles les plus reconnaissables de la capitale.</p>

<p>Transformer le prémétro en métro lourd ne consiste pas à changer quelques panneaux. Les quais doivent être rehaussés, un troisième rail électrique doit être installé et une nouvelle signalisation de sécurité doit être mise en place. La bascule finale est réalisée en seulement quatre jours et quatre nuits.</p>

<p>Le 20 septembre 1976 — et non le 16 septembre, comme cela est parfois indiqué — Bruxelles inaugure officiellement son premier métro lourd. Après onze années de travaux, le réseau forme un Y de onze kilomètres et seize stations. Depuis De Brouckère, un tronc commun rejoint Merode avant de se diviser : une branche part vers Tomberg, l’autre vers Beaulieu.</p>

<p>Le roi Baudouin coupe le ruban et devient le premier passager officiel. Dans la cabine se trouvent également Guy Cudell, alors président de la STIB, et Jos Chabert, ministre des Communications.</p>

<p>L’inauguration connaît même un imprévu resté dans les mémoires : tandis que le souverain se trouve encore au niveau de la mezzanine, la première rame démarre sans lui. La rame suivante doit être libérée pour lui permettre d’embarquer.</p>

<p>La journée prend les allures d’une grande fête populaire. Les trajets sont gratuits. Fanfares, danseurs, théâtre de rue, marchés et guirlandes envahissent les stations. Toots Thielemans compose pour l’occasion une chanson intitulée « Metro ». Bruxelles ne célèbre pas seulement un nouveau moyen de transport : elle affiche son entrée dans une ère urbaine nouvelle.</p>

<h2>D’une « patte d’oie » à un véritable réseau</h2>

<p>Le premier tracé ressemble à une patte d’oie. Mais ses branches vont rapidement s’allonger. Le métro atteint Sainte-Catherine, s’étend vers l’est et poursuit son développement vers l’ouest. Durant les années 1980, dix-neuf nouvelles stations sont mises en service.</p>

<p>En 1982, l’axe historique prend les appellations 1A et 1B. Six ans plus tard, une étape majeure est franchie : le prémétro de la Petite Ceinture devient la ligne 2 entre Simonis et Gare du Midi. Dans le même temps, à l’est, le métro atteint Stockel.</p>

<p>Les années 1990 et 2000 prolongent cette logique. La Petite Ceinture arrive à Clemenceau. Le nord-ouest est relié au Heysel puis à Roi Baudouin. Au sud-ouest, le réseau gagne Bizet avant d’atteindre Érasme en 2003.</p>

<p>En 2007 apparaissent les premières rames M6, surnommées « Boa » en raison de leur intérieur continu. Leur livrée argentée et bronze rompt avec la couleur orange des générations précédentes.</p>

<p>Le 4 avril 2009, la boucle de la Petite Ceinture est finalement fermée grâce aux liaisons entre Delacroix, Gare de l’Ouest et Beekkant. Le métro adopte alors l’organisation que connaissent les voyageurs d’aujourd’hui, avec les lignes 1, 2, 5 et 6.</p>

<p>En cinquante ans, le petit réseau de onze kilomètres est devenu une infrastructure d’environ quarante kilomètres. Métro et prémétro réunis comptent désormais soixante-neuf stations. Selon les chiffres présentés par la STIB pour cet anniversaire, les véhicules assurent plus de 140 millions de voyages par an.</p>

<h2>Les rames orange, patrimoine industriel et affectif</h2>

<p>Pour plusieurs générations de Bruxellois, le métro reste indissociable de ses rames orange. Leur longévité exceptionnelle ne relève pourtant pas du hasard. Elle repose sur un travail de maintenance permanent dans les dépôts et les ateliers.</p>

<p>Bogies, essieux, moteurs, systèmes électriques, freins et équipements pneumatiques sont inspectés, réparés ou remplacés. Les voitures des séries M1 à M5 ont été couplées, transformées et réorganisées pour composer des rames de quatre ou cinq éléments.</p>

<p>Elles témoignent d’un savoir-faire industriel aujourd’hui largement disparu. La Brugeoise et Nivelles, les Constructions ferroviaires du Centre et les Ateliers de constructions électriques de Charleroi ont contribué à fabriquer et à équiper ces véhicules. Certaines des premières voitures ont ainsi traversé cinq décennies grâce à une conception robuste et à une maintenance méthodique.</p>

<p>L’arrivée des M6, puis des M7, marque néanmoins une nouvelle génération. Mise en service à partir de juillet 2021, la M7 dispose de portes plus larges, d’un espace intérieur plus ouvert et d’une accessibilité renforcée. Elle est également préparée techniquement à une exploitation automatique.</p>

<p>La modernisation ne fait toutefois pas disparaître l’attachement aux rames orange. Elles représentent une époque, un son, une odeur et une esthétique immédiatement reconnaissables. Leur retrait progressif constitue donc autant une question technique qu’un passage de mémoire collective.</p>

<h2>Une galerie d’art sous Bruxelles</h2>

<p>Le métro bruxellois se distingue également par la place accordée à l’art. Dès les années 1960, les concepteurs refusent l’idée de stations entièrement anonymes et interchangeables. Une commission artistique est créée en 1969 afin d’intégrer des œuvres aux espaces souterrains.</p>

<p>Aujourd’hui, plus de quatre-vingt-dix œuvres pérennes accompagnent les voyageurs sur les quais, dans les couloirs et dans les salles des guichets. Peintures, sculptures, photographies, vitraux et mosaïques composent une galerie accessible au prix d’un simple trajet.</p>

<p>Paul Delvaux, Roger Somville, Jean-Michel Folon, François Schuiten, Hergé et de nombreux autres artistes ont inscrit leur travail dans le réseau. Parc, Sainte-Catherine, Comte de Flandre, Gare de l’Ouest, Alma ou Pannenhuis possèdent chacune une identité particulière. À Bruxelles, le métro ne sert donc pas seulement à traverser la ville : il permet aussi de parcourir une partie de son patrimoine culturel.</p>

<h2>Le Métro 3, symbole des ambitions et des limites bruxelloises</h2>

<p>Cet anniversaire intervient pourtant dans un contexte moins léger. Le réseau doit renouveler ses équipements, améliorer son accessibilité, maintenir ses fréquences, renforcer la sécurité dans les stations et contenir ses dépenses dans une Région soumise à de fortes contraintes financières.</p>

<p>Le dossier le plus emblématique est celui du Métro 3. Le projet initial prévoyait la conversion de l’axe nord-sud en métro lourd automatique et son prolongement de la Gare du Nord jusqu’à Bordet. Il devait améliorer la capacité d’un corridor déjà saturé et mieux desservir Schaerbeek et Evere.</p>

<p>Mais les difficultés techniques se sont accumulées : présence d’eau, instabilité du sous-sol, chantier de la future station Toots Thielemans et passage particulièrement délicat sous le Palais du Midi. À ces obstacles se sont ajoutés l’allongement du calendrier et une envolée des coûts.</p>

<p>En avril 2026, le programme est profondément réorienté. L’extension de la Gare du Nord à Bordet est officiellement gelée, dans l’attente d’une nouvelle évaluation technique, budgétaire et stratégique. Les efforts se concentrent désormais sur l’axe Albert–Gare du Nord, la finalisation de la station Toots Thielemans et le raccordement de la place Bara.</p>

<p>Contrairement au projet initial, cet axe doit être exploité, dans un premier temps, en prémétro avec des trams. Les ouvrages sont conçus pour ne pas empêcher une éventuelle conversion future en métro, mais celle-ci ne constitue plus l’objectif immédiat.</p>

<p>Cette réorientation montre le paradoxe bruxellois : la capitale a besoin de transports collectifs plus performants, mais ses contraintes géologiques, institutionnelles et financières rendent chaque extension extrêmement difficile.</p>

<h2>« Europa », « Louise » et « Atomium » : rendre le métro plus lisible ?</h2>

<p>À l’occasion du cinquantenaire, un autre débat a émergé : celui de la lisibilité du réseau. À la Gare du Midi, les visiteurs découvrant Bruxelles doivent souvent étudier longuement le plan ou demander l’aide d’un agent pour comprendre quelle direction emprunter.</p>

<p>Les parlementaires MR Anne-Charlotte d’Ursel et Olivier Willocx proposent de conserver les couleurs et les numéros, tout en ajoutant des appellations géographiques et patrimoniales.</p>

<p>Leur projet regrouperait les grands axes est-ouest sous le nom « Europa », avec deux branches : « Europa–Woluwe » vers Stockel et « Europa–Soignes » vers Herrmann-Debroux. L’actuelle ligne 2 deviendrait « Louise ». La liaison entre Gare du Midi et Stade Roi Baudouin serait présentée comme « Atomium » et recevrait le numéro M4.</p>

<p>Plusieurs stations seraient complétées par un repère mieux identifiable : « Gare Centrale–Grand-Place », « Schuman–Quartier européen », « Merode–Cinquantenaire », « Atomium–Heysel », « Tour &amp; Taxis–Pannenhuis » ou encore « Stade Roi Baudouin ».</p>

<p>La proposition part d’un constat réel. Les lignes 2 et 6 ont actuellement le même terminus affiché, Élisabeth, alors qu’elles n’y arrivent pas par le même itinéraire. Ce système peut désorienter les touristes, mais aussi les usagers occasionnels.</p>

<p>La réforme doit néanmoins être examinée avec prudence. Modifier une nomenclature implique de changer les cartes, les panneaux, les annonces, les applications numériques et les habitudes des voyageurs. La clarté ne dépend pas uniquement de noms plus évocateurs : elle suppose une information bilingue cohérente, une bonne signalisation des directions et des correspondances, ainsi que des tests auprès des touristes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.</p>

<p>À ce stade, « Europa », « Louise » et « Atomium » constituent donc une proposition politique destinée à ouvrir une consultation citoyenne, et non une décision officielle de la STIB.</p>

<h2>Cinquante ans de mémoire, un avenir encore à construire</h2>

<p>En un demi-siècle, près de cinq milliards de voyages auraient été réalisés sur le métro bruxellois. Derrière ce chiffre se trouvent des générations de travailleurs, d’étudiants, de familles, de touristes et de voyageurs anonymes.</p>

<p>Le métro a grandi avec Bruxelles. Il porte les ambitions de la capitale, mais aussi ses contradictions. Les rames orange racontent la solidité d’un patrimoine industriel. Les stations racontent la place de l’art dans la vie quotidienne. Les chantiers rappellent que construire sous Bruxelles reste un défi technique, budgétaire et politique.</p>

<p>L’avenir du réseau devra conjuguer trois exigences : la fiabilité, la lisibilité et la maîtrise financière. Car un métro ne devient pas véritablement moderne par ses seules technologies. Il doit aussi être compréhensible, accessible, sûr et digne de confiance.</p>

<p>Cinquante ans après le premier voyage du roi Baudouin, Bruxelles continue donc d’écrire son histoire souterraine. Une histoire faite de fierté et de nostalgie, mais aussi de décisions difficiles sur la mobilité que la capitale souhaite offrir aux prochaines générations.</p>

<h2>Sources principales</h2>

<ul>
	<li>
	<p>STIB Stories, <em>Le métro fête ses 50 ans</em>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>STIB Stories, <em>50 ans du métro : une exposition à Botanique pour redécouvrir Bruxelles sous terre</em>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>STIB Stories, <em>Des rames M1 au M7, la généalogie des métros bruxellois</em>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Région de Bruxelles-Capitale, <em>Le métro à l’honneur pour ses 50 ans</em>.</p>
	</li>
	<li>
	<p>Beliris, <em>État des lieux du programme Métro 3</em>, 7 avril 2026.</p>
	</li>
</ul>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 19:43:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Les Yakoutes (Sakhas) : l’histoire d’un peuple turcique aux confins de la Sibérie</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
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                <description><![CDATA[Les Yakoutes (Sakhas) : l’histoire d’un peuple turcique aux confins de la Sibérie]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="779" height="438" src="https://www.youtube.com/embed/01mIJ_IQwMo" title="À 8 000 km d’Istanbul, sous –50 °C, vit un peuple qui parle encore une langue turcique." frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:28px"><strong>Les Sakhas de Yakoutie, plus connus sous le nom de Yakoute</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/767001561_4104339159863993_5464156692592831062_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>À 8 000 km d’Istanbul, sous –50 °C, vit un peuple qui parle encore une langue turcique.</p>

<p>Ce sont les Sakhas de Yakoutie, plus connus sous le nom de Yakoutes.</p>

<p>Leur histoire constitue l’une des odyssées les plus extraordinaires du monde turcique.</p>

<p>Leurs ancêtres seraient venus des régions méridionales de Sibérie, en passant probablement par le lac Baïkal, avant de migrer progressivement vers la vallée de la Léna.</p>

<p>Ils ont emporté avec eux une civilisation pastorale.</p>

<p>Et surtout : le cheval.</p>

<p><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t1/1/16/1f40e.png" style="height:16px; width:16px" /> Comment une culture issue des steppes a-t-elle réussi à maintenir l’élevage équin dans une région où l’hiver peut descendre sous les –50 °C ?</p>

<p>C’est l’une des grandes singularités de l’histoire sakha.</p>

<p>Leur langue conserve également une remarquable mémoire turcique :</p>

<p>at → cheval</p>

<p>üüt → lait</p>

<p>uu → eau</p>

<p>taas → pierre</p>

<p>bas → tête</p>

<p>Taŋara → divinité / Dieu</p>

<p>Mais les Sakhas ne sont pas les vestiges figés d’un ancien peuple turcique.</p>

<p>Leur civilisation est le résultat de siècles de migrations, d’adaptations et de contacts avec les mondes mongol, toungouse et sibérien.</p>

<p>Ils ont traversé l’expansion russe à partir du XVIIe siècle, la christianisation, l’Empire russe, la révolution soviétique, la collectivisation, l’industrialisation et l’exploitation des immenses ressources minières de la Yakoutie.</p>

<p>Et pourtant, leur langue, Ysyakh, leur grande célébration estivale, et l’Olonkho, leur monumentale tradition épique orale, ont traversé les siècles.</p>

<p>Dans mon nouveau dossier pour Bruxelles Korner, je retrace cette trajectoire exceptionnelle :</p>

<p>De l’Altaï au Baïkal.</p>

<p>Du Baïkal à la Léna.</p>

<p>De la steppe à la taïga.</p>

<p>Du cheval des nomades au cheval sous la neige.</p>

<p>Une histoire qui rappelle que le monde turcique ne s’arrête ni à l’Anatolie, ni au Caucase, ni à l’Asie centrale.</p>

<p>Il se prolonge jusqu’aux portes de l’Arctique.</p>

<p>Kadir Duran | Bruxelles Korner</p>

<p><a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/sakha/?__cft__[0]=AZZPOOv2kxzNQQWvw0eYlzZTkQyoDcKulw98krRpAYacaZQCqNf6Nfcx6lhZTF0OZePzKMsKYzCNrk9am1cSVx0YJWOEJFYwSW2KI0of30DrjkUWpYZcZIXWhk3dNbgRlQ6LrQjr3dKCEO2SOazviqzk_801DZ2j0dNRMmAZurz8KDEqXneu7rkR2rlCWMo16r819OpVF0Jl0YlxRY0YqjOd&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Sakha</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/yakoutie/?__cft__[0]=AZZPOOv2kxzNQQWvw0eYlzZTkQyoDcKulw98krRpAYacaZQCqNf6Nfcx6lhZTF0OZePzKMsKYzCNrk9am1cSVx0YJWOEJFYwSW2KI0of30DrjkUWpYZcZIXWhk3dNbgRlQ6LrQjr3dKCEO2SOazviqzk_801DZ2j0dNRMmAZurz8KDEqXneu7rkR2rlCWMo16r819OpVF0Jl0YlxRY0YqjOd&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Yakoutie</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/yakuts/?__cft__[0]=AZZPOOv2kxzNQQWvw0eYlzZTkQyoDcKulw98krRpAYacaZQCqNf6Nfcx6lhZTF0OZePzKMsKYzCNrk9am1cSVx0YJWOEJFYwSW2KI0of30DrjkUWpYZcZIXWhk3dNbgRlQ6LrQjr3dKCEO2SOazviqzk_801DZ2j0dNRMmAZurz8KDEqXneu7rkR2rlCWMo16r819OpVF0Jl0YlxRY0YqjOd&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Yakuts</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/mondeturcique/?__cft__[0]=AZZPOOv2kxzNQQWvw0eYlzZTkQyoDcKulw98krRpAYacaZQCqNf6Nfcx6lhZTF0OZePzKMsKYzCNrk9am1cSVx0YJWOEJFYwSW2KI0of30DrjkUWpYZcZIXWhk3dNbgRlQ6LrQjr3dKCEO2SOazviqzk_801DZ2j0dNRMmAZurz8KDEqXneu7rkR2rlCWMo16r819OpVF0Jl0YlxRY0YqjOd&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#MondeTurcique</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/turkicworld/?__cft__[0]=AZZPOOv2kxzNQQWvw0eYlzZTkQyoDcKulw98krRpAYacaZQCqNf6Nfcx6lhZTF0OZePzKMsKYzCNrk9am1cSVx0YJWOEJFYwSW2KI0of30DrjkUWpYZcZIXWhk3dNbgRlQ6LrQjr3dKCEO2SOazviqzk_801DZ2j0dNRMmAZurz8KDEqXneu7rkR2rlCWMo16r819OpVF0Jl0YlxRY0YqjOd&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#TurkicWorld</a> Siberie Yakutia Histoire Eurasie Olonkho Ysyakh Culture BruxellesKorner</p>

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<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:28px"><strong>Les Yakoutes (Sakhas) : l’histoire d’un peuple turcique aux confins de la Sibérie</strong></span></p>

<p>L’histoire des Yakoutes, qui se désignent eux-mêmes comme les Sakhas, constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire du monde turcique. Alors que la majorité des peuples turciques historiques se sont développés dans les steppes d’Asie centrale, de Mongolie et d’Eurasie occidentale, les Sakhas ont construit une civilisation turcique à plusieurs milliers de kilomètres au nord, dans l’un des environnements habités les plus froids de la planète.</p>

<p>Leur langue est incontestablement turcique, mais leur ethnogenèse est plus complexe : elle résulte d’un substrat turcique méridional auquel se sont ajoutées, au cours des siècles, des influences mongoles, toungouses et sibériennes locales. Les données linguistiques, archéologiques et génétiques convergent vers une migration ancienne depuis les régions méridionales de Sibérie, probablement via le lac Baïkal, avant l’installation dans la vallée moyenne de la Léna.</p>

<p>Des steppes turciques au lac Baïkal</p>

<p>Il serait historiquement imprudent de présenter les Sakhas modernes comme les descendants directs et exclusifs d’une seule tribu antique.</p>

<p>L’hypothèse classique les rattache néanmoins à des populations turcophones de Sibérie méridionale et de la région Altaï-Saïan, qui auraient ensuite séjourné autour du lac Baïkal. Une partie de la recherche établit notamment un rapprochement avec les Kourykans, peuple connu dans les sources médiévales et associé à la région du Baïkal entre approximativement les VIe et Xe siècles.</p>

<p>Cette connexion est particulièrement intéressante dans l’histoire générale des peuples turciques.</p>

<p>Les populations qui donneront naissance aux Sakhas semblent avoir conservé plusieurs éléments caractéristiques des sociétés pastorales turciques méridionales :</p>

<p>* l’élevage du cheval ;</p>

<p>* l’élevage bovin ;</p>

<p>* une organisation sociale clanique ;</p>

<p>* une tradition épique et orale ;</p>

<p>* des croyances liées au ciel et aux forces naturelles ;</p>

<p>* une langue appartenant au monde turcique.</p>

<p>Mais leur déplacement vers le nord va profondément transformer cette civilisation.</p>

<p>⸻</p>

<p>La grande migration vers la Léna</p>

<p>L’un des épisodes déterminants se situe probablement entre les XIe et XIIIe siècles.</p>

<p>Les ancêtres des Sakhas auraient progressivement quitté la région du Baïkal pour remonter vers le nord, suivant notamment le système fluvial de la Léna.</p>

<p>Les travaux génétiques et archéologiques situent généralement leur arrivée dans la région de la moyenne Léna et du Viliouï autour de cette période. L’expansion des peuples mongols et les transformations politiques de la Sibérie méridionale pourraient avoir contribué à ce déplacement.</p>

<p>La chronologie doit toutefois rester prudente : il ne s’agit probablement pas d’une migration unique accomplie en quelques années, mais d’un processus composé de plusieurs mouvements et recompositions de populations.</p>

<p>Un déplacement extraordinaire</p>

<p>Il faut mesurer ce que représente cette migration.</p>

<p>Des populations possédant une culture fortement liée à l’élevage du cheval et du bétail s’installent progressivement dans une région où les températures hivernales peuvent descendre sous les –50 °C.</p>

<p>Et pourtant elles ne renoncent pas à leur civilisation pastorale.</p>

<p>Elles l’adaptent.</p>

<p>C’est probablement l’un des aspects les plus remarquables de l’histoire sakha.</p>

<p>⸻</p>

<p>Le cheval : survivance de la steppe dans l’Arctique</p>

<p>Le cheval occupe une place fondamentale dans la culture sakha.</p>

<p>Les ancêtres des Yakoutes semblent avoir amené avec eux des chevaux domestiques lorsqu’ils migrèrent vers le nord. Les recherches génétiques consacrées aux chevaux yakoutes indiquent que les populations équines modernes ne descendent pas simplement des chevaux sauvages préhistoriques qui vivaient déjà dans cette région : elles sont liées aux chevaux domestiques introduits beaucoup plus récemment et ont ensuite développé une adaptation extrêmement rapide au climat sibérien.</p>

<p>Le cheval devient ainsi beaucoup plus qu’un animal économique.</p>

<p>Il représente une mémoire culturelle des steppes méridionales transportée jusqu’au monde subarctique.</p>

<p>La viande de cheval, le lait fermenté, les traditions équestres et les représentations symboliques du cheval restent profondément intégrés à la culture sakha.</p>

<p>⸻</p>

<p>Une langue turcique très particulière</p>

<p>La preuve la plus évidente de l’appartenance historique des Sakhas au monde turcique demeure leur langue : le sakha, souvent appelé yakoute dans la littérature occidentale et russe.</p>

<p>Elle appartient aux langues turciques sibériennes, tout en ayant évolué pendant des siècles relativement loin des grands centres turcophones d’Asie centrale.</p>

<p>Cela explique son caractère très particulier.</p>

<p>On y retrouve un important fonds lexical et grammatical turcique, mais également des influences mongoles considérables ainsi que des contacts avec les langues toungouses, notamment l’evenki. Les échanges linguistiques entre Sakhas et Evenks sont abondamment documentés.</p>

<p>Quelques correspondances permettent néanmoins de percevoir immédiatement la parenté turcique.</p>

<p>Turc Sakha Sens</p>

<p>at at cheval</p>

<p>süt üüt lait</p>

<p>su uu eau</p>

<p>taş taas pierre</p>

<p>baş bas tête</p>

<p>kız kɯːs / kııs fille</p>

<p>Tanrı Taŋara divinité / Dieu</p>

<p>Les transformations phonétiques peuvent être importantes, mais la structure historique turcique demeure identifiable.</p>

<p>⸻</p>

<p>Tengri devient Tangara</p>

<p>Un élément particulièrement fascinant concerne l’univers religieux traditionnel.</p>

<p>Dans le monde turcique ancien apparaît la notion de Tengri, le Ciel divin.</p>

<p>Chez les Sakhas existe Taŋara/Tangara.</p>

<p>Mais la religion traditionnelle sakha ne doit pas être présentée comme une simple copie intacte du tengrisme des anciens Göktürks.</p>

<p>Au cours des siècles, elle a développé son propre système cosmologique, intégrant des traditions turciques mais également des éléments issus des contacts avec les cultures sibériennes.</p>

<p>Le monde est traditionnellement conçu comme structuré en plusieurs niveaux et peuplé d’entités spirituelles.</p>

<p>La nature n’est pas simplement un environnement matériel : forêt, feu, eau, ciel et terre participent à un univers spirituellement organisé.</p>

<p>⸻</p>

<p>Ysyakh : la grande fête sakha</p>

<p>L’une des manifestations les plus spectaculaires de cette continuité culturelle est Ysyakh.</p>

<p>Cette grande célébration estivale constitue aujourd’hui l’un des symboles de l’identité sakha.</p>

<p>Elle associe cérémonies, rassemblements populaires, vêtements traditionnels, nourriture, chants, danses et références aux forces de la nature.</p>

<p>La danse collective Osuokhai, exécutée en cercle, en constitue notamment une expression particulièrement emblématique.</p>

<p>Ysyakh permet de comprendre une particularité historique fondamentale : la christianisation puis la soviétisation n’ont pas entièrement effacé les structures symboliques antérieures.</p>

<p>⸻</p>

<p>1632 : l’arrivée de la Russie</p>

<p>L’équilibre politique change radicalement au XVIIe siècle.</p>

<p>Dans le contexte de l’expansion russe vers la Sibérie orientale, des détachements cosaques atteignent la région de la Léna.</p>

<p>En 1632, un établissement russe est fondé qui donnera naissance à Iakoutsk/Yakutsk.</p>

<p>Les populations locales sont progressivement intégrées au système impérial russe et soumises notamment au yasak, tribut généralement acquitté en fourrures.</p>

<p>Au XVIIe siècle, la Yakoutie est ainsi incorporée dans l’espace impérial russe.</p>

<p>Commence alors une nouvelle période : administration russe, christianisation orthodoxe, transformations économiques et progression de la langue russe.</p>

<p>Mais les Sakhas conservent leur langue et une part considérable de leur culture.</p>

<p>⸻</p>

<p>Les Sakhas sous l’Empire russe</p>

<p>Aux XVIIIe et XIXe siècles, les transformations s’accélèrent.</p>

<p>L’orthodoxie progresse et de nombreux Sakhas sont officiellement baptisés. Les prénoms russes deviennent fréquents.</p>

<p>Cependant, dans les campagnes, les croyances anciennes continuent souvent à coexister avec le christianisme.</p>

<p>Cette superposition culturelle constitue d’ailleurs une caractéristique importante de nombreuses sociétés sibériennes.</p>

<p>Parallèlement, une élite intellectuelle sakha commence progressivement à émerger.</p>

<p>La langue sakha entre davantage dans l’écrit et une littérature moderne se développe.</p>

<p>⸻</p>

<p>Révolution russe et période soviétique</p>

<p>Après 1917, la région connaît les bouleversements de la révolution et de la guerre civile.</p>

<p>En 1922 est créée la République socialiste soviétique autonome yakoute au sein de la Russie soviétique.</p>

<p>La période soviétique produit un paradoxe.</p>

<p>D’un côté, elle favorise :</p>

<p>l’alphabétisation, l’éducation, l’urbanisation, les infrastructures et l’institutionnalisation partielle de la langue et de la culture sakha.</p>

<p>De l’autre, les politiques antireligieuses et la collectivisation bouleversent profondément les structures traditionnelles.</p>

<p>Le territoire devient également stratégique en raison de ses immenses ressources naturelles.</p>

<p>⸻</p>

<p>Diamants, or et ressources : la transformation de la Yakoutie</p>

<p>La Yakoutie possède des ressources considérables :</p>

<p>diamants, or, charbon, hydrocarbures et autres matières premières.</p>

<p>À l’époque soviétique, leur exploitation transforme profondément le territoire.</p>

<p>Des villes minières apparaissent.</p>

<p>Les migrations en provenance d’autres régions de l’URSS modifient également la composition démographique.</p>

<p>La Yakoutie cesse progressivement d’être seulement un immense espace pastoral et devient également une région industrielle stratégique.</p>

<p>⸻</p>

<p>1991 : la République de Sakha (Yakoutie)</p>

<p>Après la disparition de l’Union soviétique, le territoire demeure au sein de la Fédération de Russie sous le nom de :</p>

<p>République de Sakha (Yakoutie).</p>

<p>Le choix du terme Sakha est politiquement et culturellement significatif.</p>

<p>« Yakoute » est l’appellation historiquement diffusée à l’extérieur.</p>

<p>Sakha est l’ethnonyme utilisé par le peuple lui-même.</p>

<p>Aujourd’hui, Iakoutsk constitue le principal centre politique, universitaire et culturel de cette civilisation turcique du Nord.</p>

<p>⸻</p>

<p>Une ethnogenèse turcique, mais pas exclusivement turcique</p>

<p>C’est ici qu’il faut éviter une simplification fréquente.</p>

<p>Dire que les Sakhas sont un peuple turcique est correct linguistiquement et historiquement.</p>

<p>Dire qu’ils seraient demeurés biologiquement ou culturellement « purs » depuis l’Antiquité serait en revanche scientifiquement infondé.</p>

<p>Les données génétiques montrent une histoire beaucoup plus complexe, comprenant des affinités avec différentes populations de Sibérie méridionale, du Baïkal et de Sibérie orientale.</p>

<p>L’étude génétique publiée sur les populations de Sakha conclut notamment à une origine probable des ancêtres yakoutes dans la région Altaï-Saïan, suivie d’une présence autour du Baïkal, puis d’une migration vers la moyenne Léna. Elle relève également des composantes partagées avec des populations mongoles telles que les Bouriates.</p>

<p>Autrement dit :</p>

<p>Altaï-Saïan → Baïkal → vallée de la Léna → formation du peuple sakha.</p>

<p>Mais ce schéma représente une reconstruction générale, non la trajectoire parfaitement documentée d’un peuple homogène.</p>

<p>⸻</p>

<p>Pourquoi les Yakoutes sont essentiels pour comprendre l’histoire turcique</p>

<p>Les Sakhas démontrent surtout que le monde turcique n’est pas réductible à la Turquie ou même à l’Asie centrale.</p>

<p>Il constitue un immense continuum historique allant de l’Anatolie jusqu’à la Sibérie orientale.</p>

<p>On trouve ainsi différentes branches turciques chez les :</p>

<p>Turcs d’Anatolie – Azerbaïdjanais – Turkmènes – Ouzbeks – Ouïghours – Kazakhs – Kirghizes – Tatars – Bachkirs – Altaïens – Khakasses – Touvains – Sakhas, entre autres.</p>

<p>Mais les Sakhas représentent probablement l’une des adaptations géographiques les plus spectaculaires de cet univers.</p>

<p>Des populations issues des civilisations pastorales de Sibérie méridionale ont progressivement transporté leur langue, leurs chevaux, leurs traditions et une partie de leur cosmologie jusqu’aux régions subarctiques.</p>

<p>Elles y ont rencontré des peuples mongoliques, toungouses et paléo-sibériens.</p>

<p>De ces rencontres est née une civilisation nouvelle.</p>

<p>La trajectoire historique peut donc être résumée ainsi :</p>

<p>Monde turcique de Sibérie méridionale</p>

<p>↓</p>

<p>Altaï-Saïan</p>

<p>↓</p>

<p>région du lac Baïkal</p>

<p>↓</p>

<p>Kourykans et autres populations médiévales — hypothèses d’ascendance</p>

<p>↓</p>

<p>XIe–XIIIe siècles : migrations vers le nord</p>

<p>↓</p>

<p>vallée moyenne de la Léna</p>

<p>↓</p>

<p>formation progressive de la société sakha</p>

<p>↓</p>

<p>1632 : expansion russe dans la région</p>

<p>↓</p>

<p>Empire russe</p>

<p>↓</p>

<p>1922 : République autonome soviétique yakoute</p>

<p>↓</p>

<p>1991 : République de Sakha (Yakoutie), Fédération de Russie</p>

<p>C’est finalement ce qui rend leur histoire exceptionnelle : les Sakhas sont la branche du monde turcique qui a poussé l’expérience de l’adaptation au Grand Nord à son degré le plus spectaculaire, tout en conservant jusqu’au XXIe siècle une langue turcique et une identité collective particulièrement fortes.</p>

<p>DOSSIER BRUXELLES KORNER</p>

<p>Les Sakhas de Yakoutie : l’incroyable odyssée d’un peuple turcique des steppes jusqu’au cercle arctique</p>

<p>Des anciens peuples turciques de Sibérie au lac Baïkal, des migrations médiévales vers la Léna à la conquête russe, du chamanisme à l’Olonkho : comment une civilisation du cheval est-elle devenue l’un des peuples emblématiques du Grand Nord ?</p>

<p>Par Kadir Duran | Bruxelles Korner</p>

<p>Il existe, à près de 8 000 kilomètres d’Istanbul, un peuple qui appelle le cheval at, le lait üüt, l’eau uu et dont la langue appartient incontestablement à la famille des langues turciques.</p>

<p>Ce peuple vit pourtant dans une région où l’hiver peut faire tomber le thermomètre sous les –50 °C.</p>

<p>Ce sont les Sakhas, plus connus internationalement sous le nom de Yakoutes.</p>

<p>Leur histoire oblige à regarder autrement la géographie du monde turcique.</p>

<p>Car celui-ci ne s’arrête ni à l’Anatolie, ni au Caucase, ni aux grandes républiques d’Asie centrale.</p>

<p>Il continue vers l’Altaï.</p>

<p>Puis vers la Sibérie.</p>

<p>Puis encore davantage vers le nord-est.</p>

<p>Jusqu’à la vallée de la Léna et aux portes de l’Arctique.</p>

<p>Et c’est précisément là que commence l’une des plus extraordinaires aventures humaines du monde turcique.</p>

<p>⸻</p>

<p>I. Les Sakhas sont-ils réellement turciques ?</p>

<p>Oui.</p>

<p>Mais cette affirmation doit être correctement comprise.</p>

<p>L’appartenance des Sakhas au monde turcique repose avant tout sur un élément scientifique solide : leur langue.</p>

<p>Le sakha appartient à la famille des langues turciques de Sibérie. Comme les autres langues turciques, il possède notamment une structure agglutinante et une harmonie vocalique.</p>

<p>Il s’est cependant séparé relativement tôt des autres ensembles turciques et a subi d’importantes influences mongoles et toungouses.</p>

<p>C’est pourquoi un Turc d’Anatolie ne peut généralement pas comprendre spontanément une conversation en sakha.</p>

<p>Cela ne remet nullement en cause leur parenté linguistique.</p>

<p>Le français et le roumain appartiennent également à la famille romane sans être immédiatement intercompréhensibles.</p>

<p>Le même principe s’applique ici.</p>

<p>⸻</p>

<p>II. Avant les Sakhas : la grande Sibérie turcique</p>

<p>Pour comprendre leur histoire, il faut revenir plusieurs siècles en arrière.</p>

<p>Bien avant la formation du peuple sakha actuel, l’immense espace compris entre l’Altaï, la Mongolie, le Baïkal et la Sibérie méridionale était traversé par des populations turciques, mongoliques, toungouses et d’autres peuples sibériens.</p>

<p>À partir du VIe siècle, les Göktürks construisent l’un des grands empires turciques de l’histoire eurasienne.</p>

<p>Leur influence politique s’étend sur une partie considérable des steppes.</p>

<p>Mais il serait excessif d’affirmer :</p>

<p>« Les Yakoutes sont directement les Göktürks. »</p>

<p>L’histoire est beaucoup plus complexe.</p>

<p>Les Sakhas résultent vraisemblablement de plusieurs processus démographiques et culturels successifs.</p>

<p>⸻</p>

<p>III. L’énigme des Kourykans</p>

<p>Un nom revient constamment lorsqu’on étudie les origines sakhas :</p>

<p>les Kourykans.</p>

<p>Ils apparaissent dans différentes sources relatives à la région du Baïkal au haut Moyen Âge.</p>

<p>Plusieurs chercheurs ont considéré ces populations comme une composante possible de l’ethnogenèse sakha.</p>

<p>Mais une distinction méthodologique est indispensable.</p>

<p>Ce que nous pouvons affirmer</p>

<p>Les ancêtres des Sakhas ont vraisemblablement entretenu des liens historiques avec les populations turcophones ou turquisées de Sibérie méridionale et du Baïkal.</p>

<p>Ce que nous ne pouvons pas affirmer avec certitude</p>

<p>Que chaque Sakha contemporain descendrait directement et exclusivement des Kourykans.</p>

<p>L’ethnogenèse sakha est étudiée depuis plus de trois siècles et plusieurs modèles concurrents ont été proposés. L’archéologue et historien Vasili Ushnitsky souligne précisément la complexité de cette historiographie.</p>

<p>Les Kourykans constituent donc une pièce importante du puzzle, pas nécessairement l’intégralité du puzzle.</p>

<p>⸻</p>

<p>IV. Baïkal : le grand tournant</p>

<p>La région du lac Baïkal représente probablement l’une des principales étapes de l’histoire des ancêtres sakhas.</p>

<p>Les données archéologiques, linguistiques et génétiques ont longtemps conduit les chercheurs à envisager une origine méridionale suivie d’un déplacement vers le nord.</p>

<p>Une étude génétique importante publiée en 2006 observait notamment une forte proximité des Sakhas avec des populations d’Asie centrale et de Sibérie méridionale et considérait compatible avec les données l’hypothèse d’une migration depuis les environs du Baïkal.</p>

<p>Mais pourquoi partir vers le nord ?</p>

<p>⸻</p>

<p>V. L’expansion mongole a-t-elle poussé les Sakhas vers l’Arctique ?</p>

<p>C’est l’une des grandes hypothèses historiques.</p>

<p>Entre les XIIIe et XVe siècles, des populations ancestrales des Sakhas auraient quitté progressivement les régions méridionales pour se déplacer vers la moyenne vallée de la Léna.</p>

<p>L’expansion mongole du XIIIe siècle a longtemps été considérée comme l’un des facteurs ayant provoqué ou accéléré ces déplacements.</p>

<p>Les études génétiques classiques ont fourni des résultats compatibles avec cette chronologie.</p>

<p>Mais il faut éviter l’image trop simple d’un peuple entier prenant la route un matin.</p>

<p>Il s’agit vraisemblablement de migrations successives, de déplacements de clans, d’alliances, d’assimilations et de recompositions démographiques.</p>

<p>C’est progressivement qu’émerge la société que nous identifions aujourd’hui comme sakha.</p>

<p>⸻</p>

<p>VI. L’impossible migration : emmener la civilisation du cheval vers –50 °C</p>

<p>C’est probablement l’élément le plus fascinant de toute cette histoire.</p>

<p>Les ancêtres des Sakhas appartenaient à une civilisation d’éleveurs.</p>

<p>Ils possédaient :</p>

<p>des chevaux, des bovins, des techniques pastorales et une culture profondément structurée autour de l’animal.</p>

<p>Or ils se dirigent vers une région présentant certaines des conditions climatiques les plus extrêmes de la planète.</p>

<p>Normalement, une telle migration aurait dû provoquer l’abandon du pastoralisme équin.</p>

<p>Il n’en fut rien.</p>

<p>Les Sakhas adaptèrent leur économie au Grand Nord.</p>

<p>Le cheval yakoute devint capable de supporter les hivers sibériens et de chercher sa nourriture sous la neige.</p>

<p>Le cheval devint ainsi une sorte d’archive vivante de leur migration.</p>

<p>⸻</p>

<p>VII. Du Tengri turcique au Tangara sakha</p>

<p>Les ressemblances ne sont pas uniquement linguistiques.</p>

<p>Dans les anciennes cultures turciques apparaît Tengri, associé au ciel.</p>

<p>Chez les Sakhas existe le terme Taŋara/Tangara.</p>

<p>Mais il serait là encore abusif de prétendre que la religion sakha contemporaine serait simplement le tengrisme des Göktürks conservé intact pendant quinze siècles.</p>

<p>Les Sakhas ont vécu pendant des siècles au contact de populations toungouses, mongoles et sibériennes.</p>

<p>Leur cosmologie s’est transformée.</p>

<p>Elle développe notamment une représentation complexe de l’univers, des esprits, des forces naturelles et des Aiyy, associés aux puissances bienveillantes du monde supérieur.</p>

<p>Le feu, les arbres, l’eau, le cheval et le soleil possèdent une forte dimension symbolique.</p>

<p>Nous sommes donc devant une tradition sibéro-turcique originale, issue d’une longue stratification historique.</p>

<p>⸻</p>

<p>VIII. Elley Bootur et Omogoy Baay : quand la légende conserve la mémoire des migrations</p>

<p>Deux personnages occupent une place fondamentale dans les traditions d’origine sakhas :</p>

<p>Elley Bootur et Omogoy Baay.</p>

<p>Selon différentes traditions orales, ils appartiennent aux ancêtres fondateurs du peuple.</p>

<p>Il serait évidemment erroné de les traiter comme des personnages historiques dont la biographie pourrait être vérifiée comme celle d’un souverain médiéval.</p>

<p>Mais les mythes peuvent conserver une mémoire transformée d’événements réels.</p>

<p>Derrière les récits d’Elley et d’Omogoy pourrait ainsi subsister le souvenir de migrations, de rencontres entre populations et de l’installation progressive des ancêtres sakhas dans la vallée de la Léna.</p>

<p>C’est précisément la frontière passionnante entre mémoire collective, mythologie et histoire.</p>

<p>⸻</p>

<p>IX. Ysyakh : le Nouvel An du soleil</p>

<p>Chaque été, lorsque la Sibérie sort enfin de son interminable hiver, les Sakhas célèbrent Ysyakh.</p>

<p>Cette fête représente le renouveau de la nature, la lumière, la communauté et la continuité culturelle.</p>

<p>Les participants portent des vêtements traditionnels.</p>

<p>Des cérémonies sont organisées.</p>

<p>Le cheval occupe une place importante.</p>

<p>On consomme traditionnellement des produits issus de l’élevage.</p>

<p>Et surtout, les participants exécutent l’Osuokhai, grande danse collective circulaire.</p>

<p>Le cercle devient alors symbole du soleil, du temps et de la communauté.</p>

<p>Ysyakh constitue aujourd’hui l’une des expressions les plus puissantes de la renaissance culturelle sakha.</p>

<p>⸻</p>

<p>X. Olonkho : l’Iliade des Sakhas</p>

<p>Mais pour pénétrer véritablement dans l’univers mental sakha, il faut écouter l’Olonkho.</p>

<p>Il s’agit d’une immense tradition épique orale.</p>

<p>Les récits mettent en scène :</p>

<p>des guerriers,</p>

<p>des héros,</p>

<p>des animaux,</p>

<p>des divinités,</p>

<p>des esprits,</p>

<p>des combats entre différentes puissances cosmiques.</p>

<p>Certains récits peuvent compter 10 000 à 15 000 vers.</p>

<p>Le conteur doit être simultanément narrateur, acteur, chanteur et improvisateur.</p>

<p>L’UNESCO considère l’Olonkho comme l’un des plus anciens arts épiques des peuples turciques. Proclamé initialement en 2005, il a été inscrit en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.</p>

<p>C’est un élément essentiel.</p>

<p>Car l’Olonkho constitue en quelque sorte la bibliothèque orale de la civilisation sakha.</p>

<p>⸻</p>

<p>XI. 1632 : les Russes arrivent sur la Léna</p>

<p>Puis vient une rupture historique majeure.</p>

<p>1632.</p>

<p>Dans le cadre de l’expansion du tsarat russe vers l’est, les cosaques atteignent durablement la région.</p>

<p>Un établissement est créé à partir duquel se développera Yakoutsk.</p>

<p>Les Sakhas entrent progressivement dans l’espace politique russe.</p>

<p>Le système du yasak, tribut notamment prélevé en fourrures, accompagne la conquête sibérienne.</p>

<p>Résistances, négociations, conflits et transformations économiques suivent.</p>

<p>La Yakoutie est progressivement intégrée à l’Empire russe.</p>

<p>⸻</p>

<p>XII. La christianisation</p>

<p>Avec la domination russe arrive également l’Église orthodoxe.</p>

<p>Les populations sakhas sont progressivement baptisées.</p>

<p>Les noms russes se diffusent.</p>

<p>Des églises apparaissent.</p>

<p>Mais la conversion officielle ne signifie pas la disparition immédiate des croyances anciennes.</p>

<p>Pendant longtemps, les deux univers coexistent.</p>

<p>Un Sakha pouvait être officiellement chrétien orthodoxe tout en conservant certaines représentations spirituelles héritées de ses ancêtres.</p>

<p>Ce syncrétisme laisse encore des traces aujourd’hui.</p>

<p>⸻</p>

<p>XIII. L’Empire transforme la Yakoutie</p>

<p>Aux XVIIIe et XIXe siècles, Yakoutsk devient progressivement un centre administratif important de la Sibérie orientale.</p>

<p>Le commerce se développe.</p>

<p>Les Russes arrivent en plus grand nombre.</p>

<p>Des explorateurs utilisent la région comme base pour progresser vers l’Arctique et l’Extrême-Orient.</p>

<p>Mais parallèlement se développe une nouvelle intelligentsia sakha.</p>

<p>La langue commence à être davantage étudiée et écrite.</p>

<p>Une littérature moderne apparaît.</p>

<p>L’identité sakha entre progressivement dans une nouvelle phase : elle ne repose plus uniquement sur la transmission orale.</p>

<p>⸻</p>

<p>XIV. 1917-1922 : révolution et naissance d’une autonomie</p>

<p>La révolution russe bouleverse à nouveau la région.</p>

<p>Après plusieurs années de conflits et de recompositions politiques, une République socialiste soviétique autonome yakoute est créée en 1922.</p>

<p>La période soviétique aura deux visages.</p>

<p>Elle favorise massivement :</p>

<p>l’alphabétisation,</p>

<p>l’éducation,</p>

<p>les infrastructures,</p>

<p>la médecine,</p>

<p>l’industrialisation,</p>

<p>la recherche scientifique.</p>

<p>Mais elle s’accompagne également de :</p>

<p>collectivisation,</p>

<p>répression politique,</p>

<p>affaiblissement des structures traditionnelles,</p>

<p>campagnes antireligieuses,</p>

<p>transformation des modes de vie.</p>

<p>Les traditions chamaniques subissent particulièrement la politique antireligieuse soviétique.</p>

<p>⸻</p>

<p>XV. Sous la neige : les diamants</p>

<p>Puis l’Union soviétique découvre l’immense richesse du sous-sol yakoute.</p>

<p>Diamants.</p>

<p>Or.</p>

<p>Charbon.</p>

<p>Gaz.</p>

<p>Pétrole.</p>

<p>La région devient stratégiquement fondamentale.</p>

<p>Des centres miniers apparaissent, notamment autour de Mirny.</p>

<p>La Yakoutie n’est désormais plus uniquement le territoire des chevaux, des chasseurs et des éleveurs.</p>

<p>Elle devient également une gigantesque réserve de matières premières.</p>

<p>Et cette réalité reste déterminante au XXIe siècle.</p>

<p>⸻</p>

<p>XVI. 1991 : Sakha revient dans le nom</p>

<p>Avec la disparition de l’URSS, la région devient la :</p>

<p>République de Sakha (Yakoutie)</p>

<p>au sein de la Fédération de Russie.</p>

<p>Le choix du terme Sakha est symboliquement considérable.</p>

<p>Il rétablit publiquement l’ethnonyme utilisé par le peuple lui-même.</p>

<p>Commence alors une période de renaissance culturelle.</p>

<p>Ysyakh retrouve une visibilité spectaculaire.</p>

<p>L’Olonkho est valorisé.</p>

<p>La langue sakha bénéficie d’un statut officiel dans la république aux côtés du russe.</p>

<p>Les traditions sont réinterprétées par de nouvelles générations.</p>

<p>⸻</p>

<p>XVII. Yakoute ou Sakha ?</p>

<p>Les deux termes sont utilisés, mais ils ne racontent pas exactement la même histoire.</p>

<p>Yakoute est l’appellation historiquement diffusée par les Russes puis dans les langues européennes.</p>

<p>Sakha est l’auto-désignation traditionnelle.</p>

<p>C’est pourquoi, lorsqu’on parle du peuple dans une perspective culturelle, Sakha est souvent préférable.</p>

<p>Lorsqu’on parle du territoire administratif, l’appellation officielle est :</p>

<p>République de Sakha (Yakoutie).</p>

<p>⸻</p>

<p>XVIII. Les Sakhas sont-ils les « cousins des Turcs de Turquie » ?</p>

<p>Oui, au sens linguistique et historique très large.</p>

<p>Mais pas au sens d’une parenté récente.</p>

<p>Les Turcs de Turquie appartiennent principalement à la branche oghuz du monde turcique.</p>

<p>Les Sakhas appartiennent à une branche sibérienne extrêmement divergente.</p>

<p>Leur séparation remonte à des périodes très anciennes.</p>

<p>Entre eux se trouvent des siècles de migrations, de mélanges, de changements linguistiques et de contacts avec des populations différentes.</p>

<p>On pourrait représenter très schématiquement le monde turcique ainsi :</p>

<p>Proto-Turcique</p>

<p>↙︎ Oghuz → Turcs, Azerbaïdjanais, Turkmènes</p>

<p>↘︎ Kiptchak → Kazakhs, Kirghizes, Tatars, Bachkirs…</p>

<p>↘︎ Karlouk → Ouzbeks, Ouïghours…</p>

<p>↘︎ branches sibériennes → Touvains, Khakasses, Altaïens, Sakhas…</p>

<p>Cette représentation est volontairement simplifiée : la classification scientifique précise est plus complexe.</p>

<p>⸻</p>

<p>XIX. Ce que la génétique nous apprend — et ce qu’elle ne permet pas de dire</p>

<p>La génétique moderne apporte une confirmation intéressante à l’histoire linguistique et archéologique.</p>

<p>Les études ont identifié chez les Sakhas des affinités importantes avec des populations d’Asie centrale et de Sibérie méridionale.</p>

<p>Une étude fondée sur l’ADN mitochondrial et le chromosome Y concluait que les données étaient compatibles avec une origine méridionale suivie d’une migration relativement récente vers leur territoire actuel. Elle observait également un fort effet fondateur dans certaines lignées masculines.</p>

<p>Mais la génétique ne permet pas de transformer une population moderne en descendant exclusif d’un peuple antique précis.</p>

<p>Les peuples sont toujours le produit de rencontres.</p>

<p>Et les Sakhas ne font pas exception.</p>

<p>⸻</p>

<p>XX. Une civilisation née du mouvement</p>

<p>C’est probablement ici que réside la véritable importance historique des Sakhas.</p>

<p>Leur histoire n’est pas celle d’un peuple demeuré immobile depuis l’Antiquité.</p>

<p>C’est exactement le contraire.</p>

<p>C’est une histoire de migration et d’adaptation.</p>

<p>La grande trajectoire sakha</p>

<p>Anciennes populations turciques de Sibérie</p>

<p>↓</p>

<p>Altaï / Sibérie méridionale</p>

<p>↓</p>

<p>Baïkal</p>

<p>↓</p>

<p>Kourykans et autres populations médiévales</p>

<p>↓</p>

<p>expansion mongole et recompositions du XIIIe siècle</p>

<p>↓</p>

<p>migration vers la Léna</p>

<p>↓</p>

<p>contacts avec les populations toungouses</p>

<p>↓</p>

<p>formation de la société sakha</p>

<p>↓</p>

<p>1632 : expansion russe</p>

<p>↓</p>

<p>Empire russe et christianisation</p>

<p>↓</p>

<p>1922 : autonomie soviétique yakoute</p>

<p>↓</p>

<p>industrialisation et exploitation minière</p>

<p>↓</p>

<p>1991 : République de Sakha (Yakoutie)</p>

<p>↓</p>

<p>renaissance culturelle contemporaine</p>

<p>⸻</p>

<p>Conclusion | Là où le monde turcique rencontre l’Arctique</p>

<p>Lorsque l’on pense au monde turcique, on imagine généralement les steppes du Kazakhstan, les montagnes kirghizes, Samarcande, l’Azerbaïdjan, l’Anatolie ou les plaines turkmènes.</p>

<p>Rarement les forêts glacées de Yakoutie.</p>

<p>Et pourtant, c’est peut-être là que l’histoire turcique révèle l’une de ses dimensions les plus extraordinaires.</p>

<p>Car les ancêtres des Sakhas ont accompli quelque chose de remarquable :</p>

<p>ils ont transporté une civilisation pastorale issue du monde méridional sibérien jusqu’au Grand Nord.</p>

<p>Ils ont conservé le cheval.</p>

<p>Ils ont conservé leur langue turcique.</p>

<p>Ils ont conservé une tradition épique.</p>

<p>Ils ont transformé leurs croyances.</p>

<p>Ils ont assimilé des influences mongoles et toungouses.</p>

<p>Ils ont résisté aux conditions climatiques parmi les plus difficiles du monde.</p>

<p>Puis ils ont traversé la conquête russe, la christianisation, la révolution, le communisme, l’industrialisation et la disparition de l’Union soviétique.</p>

<p>L’UNESCO décrit encore aujourd’hui l’Olonkho comme l’une des plus anciennes traditions épiques des peuples turciques.</p>

<p>Voilà pourquoi les Sakhas occupent une place particulière dans l’histoire de l’Eurasie.</p>

<p>Ils représentent l’un des points les plus septentrionaux de l’immense géographie historique turcique.</p>

<p>De l’Altaï au Baïkal.</p>

<p>Du Baïkal à la Léna.</p>

<p>De la steppe à la taïga.</p>

<p>Du cheval des nomades au cheval couvert de neige.</p>

<p>Les Sakhas montrent qu’une civilisation peut parcourir des milliers de kilomètres, rencontrer d’autres peuples, profondément se transformer et néanmoins conserver, des siècles plus tard, la mémoire linguistique et culturelle de ses origines.</p>

<p>Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 16:46:00 +0300</pubDate>
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                                <item>
                <title>Belçika’da vergi mükelleflerini ilgilendiren önemli bir gelişme yaşandı</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/belcikada-vergi-mukelleflerini-ilgilendiren-onemli-bir-gelisme-yasandi-13616</link>
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                <description><![CDATA[Belçika’da vergi mükelleflerini ilgilendiren önemli bir gelişme yaşandı]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/cR-DwzaZzCk" title="Le SPF Finances accorde un délai supplémentaire aux contribuables belges." frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:24px"><strong>Belçika’da vergi mükelleflerini ilgilendiren önemli bir gelişme yaşandı.</strong></span></p>

<p>Belçika Maliye Bakanlığı (SPF Finances), Tax-on-Web ve MyMinfin sistemlerinde yaşanan teknik sorunlar nedeniyle, çevrim içi gelir vergisi beyannamesi verme süresini dört gün uzattı.</p>

<p>Normalde sona erecek olan başvuru süresi, artık 19 Temmuz Pazar günü sonuna kadar devam edecek.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/745545590_1499880424745273_4189624385095043131_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Maliye Bakanlığı’nın açıklamasına göre, cuma günü başlayan teknik arıza hafta sonu boyunca bazı kullanıcıların MyMinfin üzerinden Tax-on-Web sistemine erişmesini zorlaştırdı.</p>

<p>Bu nedenle vatandaşların mağdur olmaması için ek süre verilmesine karar verildi. Böylece mükellefler hem gelir vergisi beyannamelerini elektronik ortamda gönderebilecek hem de varsa basitleştirilmiş vergi beyannamesi önerilerini çevrim içi olarak güncelleyebilecek.</p>

<p>Belçika Maliye Bakanlığı ayrıca dijital hizmetlerin daha güvenilir ve kesintisiz çalışması için teknik altyapıyı güçlendirmeye yönelik çalışmaların sürdüğünü açıkladı.</p>

<p>Eğer henüz vergi beyannamenizi vermediyseniz, yeni son tarihi unutmayın: 19 Temmuz 2026 Pazar günü.</p>

<p>Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-07-13%20172335.jpg" style="height:686px; width:800px" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 18:14:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/07/belcikada-vergi-mukelleflerini-ilgilendiren-onemli-bir-gelisme-yasandi-1783956043.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Bonne nouvelle pour les propriétaires bruxellois.</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/bonne-nouvelle-pour-les-proprietaires-bruxellois-13143</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/bonne-nouvelle-pour-les-proprietaires-bruxellois-13143</guid>
                <description><![CDATA[Bonne nouvelle pour les propriétaires bruxellois.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:20px"><strong><img alt="?" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tf6/1/16/1f3e0.png" style="height:16px; width:16px" /> Bonne nouvelle pour les propriétaires bruxellois</strong></span></p>

<p>Le gouvernement régional a décidé de doubler la prime Be Home, qui passera de 164 € à 328 € à partir de l’exercice d’imposition 2027.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/727304622_759172693918576_1672619878667970420_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtube.com/shorts/xzVRvUHP3c0">https://youtube.com/shorts/xzVRvUHP3c0</a></p>

<p>Cette mesure intervient alors que le précompte immobilier moyen a augmenté de 35 % entre 2017 et 2025 à Bruxelles, sous l’effet de l’inflation, de l’indexation du revenu cadastral et de la hausse des taxes locales.</p>

<p>Si cette aide constitue un soutien appréciable pour de nombreux ménages, elle relance également le débat sur la pression fiscale immobilière dans la capitale et sur les moyens de maintenir les classes moyennes à Bruxelles.</p>

<p><img alt="➡️" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t9e/1/16/27a1.png" style="height:16px; width:16px" /> Une compensation suffisante ou un simple correctif face à une fiscalité immobilière toujours plus lourde ?</p>

<p><a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/bruxelles/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Bruxelles</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/fiscalit%C3%A9/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Fiscalité</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/immobilier/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Immobilier</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/behome/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#BeHome</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/logement/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Logement</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/pouvoirdachat/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#PouvoirDAchat</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/bruxelleskorner/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#BruxellesKorner</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/belgique/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#Belgique</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/pr%C3%A9compteimmobilier/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#PrécompteImmobilier</a> <a href="https://www.facebook.com/watch/hashtag/kadirduran/?__cft__[0]=AZYNUBJvPdk9-A6AjzIBuJVbnARHFcTb3cT7oMq-Bh85wHltoTuCr4zddegqRLfmEYn_Rf8lhCkMoXQOZemVVKWOmeU4cZUzZltg_TRXXW41jwuNNryPfMn6R2yF70muU1QFRlFz7loKhRMl2gPQYeb6EE_ynV89Zv9WrtuLLvjpPg3ngtnOfUG1KytEvKyN8-YyPyWtiDUgy2kxgOgVWobH&amp;__tn__=*NK-R" tabindex="0">#KadirDuran</a></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:20px"><strong>Bruxelles double la prime Be Home : un coup de pouce face à l’explosion du précompte immobilier</strong></span></p>

<p>Le gouvernement bruxellois annonce le doublement de la prime Be Home pour les propriétaires occupants. Une mesure destinée à compenser une hausse du précompte immobilier qui atteint désormais des niveaux record dans la capitale.</p>

<p>Par Kadir Duran</p>

<p>Le gouvernement bruxellois a confirmé ce jeudi une mesure de soutien au pouvoir d’achat qui concernera directement des milliers de ménages propriétaires : la prime Be Home sera doublée à partir de l’exercice d’imposition 2027.</p>

<p>Créée en 2016, cette prime vise à compenser partiellement la hausse du précompte immobilier et à encourager les propriétaires à continuer d’habiter Bruxelles malgré une pression fiscale immobilière en constante augmentation.</p>

<p>Actuellement fixée à 164 euros, la prime passera à 328 euros dès 2027.</p>

<p>Une réponse à une augmentation spectaculaire du précompte immobilier</p>

<p>La décision intervient dans un contexte où le coût de la propriété à Bruxelles ne cesse d’augmenter.</p>

<p>Selon les chiffres avancés par le gouvernement régional, le précompte immobilier moyen a progressé de 35 % entre 2017 et 2025.</p>

<p>Cette hausse s’explique principalement par plusieurs facteurs :</p>

<p>* l’indexation régulière du revenu cadastral ;</p>

<p>* l’inflation élevée observée ces dernières années ;</p>

<p>* l’augmentation des taxes locales ;</p>

<p>* les difficultés budgétaires croissantes de nombreuses communes bruxelloises.</p>

<p>Les autorités constatent également une augmentation significative des demandes de plans de paiement introduites par des propriétaires ayant des difficultés à faire face à leurs obligations fiscales.</p>

<p>Une facture de 32,6 millions d’euros pour la Région</p>

<p>Le doublement de la prime Be Home représente un effort budgétaire important.</p>

<p>Le coût de la mesure est estimé à 32,6 millions d’euros pour les finances régionales.</p>

<p>Dans le même temps, le gouvernement prévoit également une légère réduction des centimes additionnels régionaux à l’impôt des personnes physiques (IPP), qui passeront de 32,591 % à 31,258 %.</p>

<p>L’objectif affiché est de soutenir le pouvoir d’achat des ménages bruxellois tout en envoyant un signal positif aux classes moyennes qui choisissent de rester dans la Région.</p>

<p>Un soutien bienvenu mais insuffisant ?</p>

<p>Pour de nombreux propriétaires, cette augmentation sera évidemment bienvenue.</p>

<p>Cependant, certains observateurs soulignent que même doublée, la prime de 328 euros reste modeste au regard de l’augmentation réelle du précompte immobilier subie ces dernières années.</p>

<p>Pour un ménage ayant vu son précompte augmenter de plusieurs centaines d’euros depuis 2017, cette compensation ne couvre qu’une partie de la hausse.</p>

<p>La mesure apparaît donc davantage comme un mécanisme de correction partielle qu’une véritable baisse de la pression fiscale immobilière.</p>

<p>Une question stratégique pour Bruxelles</p>

<p>Au-delà de l’aspect financier, la question est aussi démographique et économique.</p>

<p>Depuis plusieurs années, Bruxelles fait face à un phénomène de départ de certains ménages vers la périphérie flamande ou wallonne, attirés par des logements plus spacieux et parfois une fiscalité perçue comme plus favorable.</p>

<p>En renforçant la prime Be Home, le gouvernement cherche également à maintenir une base de propriétaires occupants dans la capitale, considérée comme essentielle pour la stabilité des quartiers et le financement futur de la Région.</p>

<p>Reste à voir si cette mesure sera suffisante pour inverser une tendance alimentée par la hausse générale du coût du logement, des charges énergétiques et de la fiscalité immobilière.</p>

<p>Ce qu’il faut retenir</p>

<p>* La prime Be Home passera de 164 € à 328 € en 2027.</p>

<p>* Le précompte immobilier moyen a augmenté de 35 % entre 2017 et 2025.</p>

<p>* La mesure coûtera 32,6 millions d’euros au budget régional.</p>

<p>* Les centimes additionnels régionaux à l’IPP diminueront légèrement.</p>

<p>* L’objectif est de soutenir le pouvoir d’achat et de maintenir les propriétaires à Bruxelles.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Jun 2026 01:25:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/06/bonne-nouvelle-pour-les-proprietaires-bruxellois-1781822103.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Les États séculiers dans le monde : entre neutralité religieuse et identité nationale</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/les-etats-seculiers-dans-le-monde-entre-neutralite-religieuse-et-identite-nationale-12487</link>
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                <description><![CDATA[Les États séculiers dans le monde : entre neutralité religieuse et identité nationale
Le cas particulier de la Turquie kémaliste
Par Kadir Duran – Bruxelles Korner

Le concept d’« État séculier » constitue l’un des piliers fondamentaux des démocraties modernes contemporaines. Pourtant, derrière ce terme souvent utilisé de manière générale se cachent des modèles politiques très différents selon les pays, leur histoire, leur culture et leur rapport à la religion.

Le sécularisme n’est pas simplement une absence de religion dans la vie publique. Il représente avant tout une organisation politique où l’État ne tire pas sa légitimité d’une autorité religieuse et où les institutions civiles gouvernent indépendamment des dogmes spirituels.

Mais tous les États séculiers ne fonctionnent pas de la même manière......]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/ll2w8qcXApk" title="Car en Turquie…la bataille entre République et identité religieuse n’a jamais réellement pris fin." frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Les États séculiers dans le monde : entre neutralité religieuse et identité nationale</h1>

<h2>Le cas particulier de la Turquie kémaliste</h2>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/b551b937-77c3-4d32-9d63-16b596b47eed.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtube.com/shorts/ll2w8qcXApk">https://youtube.com/shorts/ll2w8qcXApk</a></p>

<p>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>

<p>Le concept d’« État séculier » constitue l’un des piliers fondamentaux des démocraties modernes contemporaines. Pourtant, derrière ce terme souvent utilisé de manière générale se cachent des modèles politiques très différents selon les pays, leur histoire, leur culture et leur rapport à la religion.</p>

<p>Le sécularisme n’est pas simplement une absence de religion dans la vie publique. Il représente avant tout une organisation politique où l’État ne tire pas sa légitimité d’une autorité religieuse et où les institutions civiles gouvernent indépendamment des dogmes spirituels.</p>

<p>Mais tous les États séculiers ne fonctionnent pas de la même manière.</p>

<h1>Qu’est-ce qu’un État séculier ?</h1>

<p>Un État séculier repose généralement sur plusieurs principes fondamentaux :</p>

<ul>
	<li>séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux ;</li>
	<li>neutralité de l’État vis-à-vis des croyances ;</li>
	<li>liberté de conscience et de culte ;</li>
	<li>égalité juridique entre croyants et non-croyants ;</li>
	<li>élaboration des lois par des institutions civiles et non religieuses.</li>
</ul>

<p>Cependant, il existe plusieurs modèles de sécularisme.</p>

<h1>Les grands modèles de sécularisme dans le monde</h1>

<h2>1. Le modèle français : la laïcité stricte</h2>

<p>La France représente probablement le modèle le plus radical de séparation entre religion et État.</p>

<p>Depuis la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État :</p>

<ul>
	<li>l’État ne reconnaît officiellement aucun culte ;</li>
	<li>les institutions publiques doivent rester neutres ;</li>
	<li>les agents publics sont soumis à une obligation stricte de neutralité religieuse ;</li>
	<li>la religion est principalement renvoyée à la sphère privée.</li>
</ul>

<p>La laïcité française est née d’un long conflit historique avec le pouvoir de l’Église catholique et reste aujourd’hui un sujet politique majeur, notamment autour :</p>

<ul>
	<li>du voile islamique ;</li>
	<li>des signes religieux ;</li>
	<li>de l’école publique ;</li>
	<li>de l’identité républicaine.</li>
</ul>

<h2>2. Le modèle anglo-saxon : le sécularisme libéral</h2>

<h3>États-Unis</h3>

<p>Les États-Unis appliquent une séparation institutionnelle entre Église et État via le Premier Amendement de la Constitution.</p>

<p>Mais contrairement à la France :</p>

<ul>
	<li>la religion reste très présente dans l’espace public ;</li>
	<li>les présidents prêtent serment sur la Bible ;</li>
	<li>le discours religieux est omniprésent en politique ;</li>
	<li>la société américaine demeure fortement croyante.</li>
</ul>

<p>Le modèle américain vise surtout à protéger les religions contre le contrôle de l’État.</p>

<h3>Inde</h3>

<p>L’Inde représente un modèle unique de sécularisme multiculturel.</p>

<p>L’État indien :</p>

<ul>
	<li>reconnaît officiellement toutes les religions ;</li>
	<li>tente d’assurer un équilibre entre hindous, musulmans, sikhs, chrétiens et autres communautés ;</li>
	<li>intervient parfois dans les affaires religieuses pour préserver la cohésion nationale.</li>
</ul>

<p>Le sécularisme indien est donc davantage un outil de gestion de la diversité qu’une exclusion du religieux.</p>

<h1>Les principaux États séculiers dans le monde</h1>

<h2>Europe</h2>

<ul>
	<li>France</li>
	<li>Turquie</li>
	<li>Albanie</li>
	<li>Kosovo</li>
	<li>Azerbaïdjan</li>
	<li>Belgique</li>
	<li>Pays-Bas</li>
	<li>République tchèque</li>
	<li>Suisse</li>
</ul>

<h2>Amériques</h2>

<ul>
	<li>États-Unis</li>
	<li>Canada</li>
	<li>Mexique</li>
	<li>Uruguay</li>
	<li>Argentine</li>
</ul>

<h2>Asie</h2>

<ul>
	<li>Inde</li>
	<li>Kazakhstan</li>
	<li>Ouzbékistan</li>
	<li>Kirghizistan</li>
	<li>Japon</li>
	<li>Corée du Sud</li>
</ul>

<h2>Afrique</h2>

<ul>
	<li>Sénégal</li>
	<li>Mali (constitutionnellement)</li>
	<li>Côte d’Ivoire</li>
	<li>Burkina Faso</li>
</ul>

<p>Cependant, dans plusieurs de ces pays, le caractère séculier reste fragile ou débattu politiquement.</p>

<h1>La Turquie : le laboratoire du sécularisme musulman</h1>

<h2>Une révolution politique historique</h2>

<p>La Turquie occupe une place totalement particulière dans l’histoire du sécularisme mondial.</p>

<p>Pourquoi ?</p>

<p>Parce qu’elle fut le premier grand État à majorité musulmane à instaurer officiellement un système séculier moderne.</p>

<p>Après la chute de l’Empire ottoman, Mustafa Kemal Atatürk entreprend une transformation radicale du pays dans les années 1920 et 1930.</p>

<p>L’objectif :<br />
transformer une ancienne puissance islamique impériale en État-nation moderne inspiré de l’Europe.</p>

<h1>Les grandes réformes kémalistes</h1>

<p>Atatürk impose des réformes extrêmement profondes :</p>

<h2>Suppression du Califat (1924)</h2>

<p>Le Califat ottoman, symbole du leadership religieux sunnite mondial, est aboli.</p>

<p>C’est un choc historique dans le monde musulman.</p>

<h2>Fermeture des tribunaux religieux</h2>

<p>La justice islamique est remplacée par un système civil inspiré du modèle suisse et européen.</p>

<h2>Adoption de l’alphabet latin</h2>

<p>La Turquie abandonne l’écriture arabe ottomane pour moderniser le pays et accélérer l’occidentalisation.</p>

<h2>Interdiction des confréries religieuses</h2>

<p>Les tekkes et ordres soufis sont fermés afin de réduire l’influence politique du religieux.</p>

<h2>Modernisation sociale</h2>

<ul>
	<li>droit de vote des femmes ;</li>
	<li>égalité civile ;</li>
	<li>code vestimentaire occidental ;</li>
	<li>éducation nationale centralisée.</li>
</ul>

<h1>La laïcité turque : différente de la France</h1>

<p>La Turquie applique un modèle particulier appelé :</p>

<h2>« Laiklik »</h2>

<p>Contrairement à la France, l’État turc ne se contente pas d’être neutre.</p>

<p>Il contrôle activement le religieux.</p>

<p>L’exemple le plus emblématique est :</p>

<h2>la Diyanet</h2>

<p>(Direction des affaires religieuses)</p>

<p>Cette institution publique :</p>

<ul>
	<li>finance les mosquées ;</li>
	<li>nomme les imams ;</li>
	<li>supervise les sermons ;</li>
	<li>encadre officiellement l’islam sunnite.</li>
</ul>

<p>Ainsi, en Turquie :</p>

<ul>
	<li>l’État ne se sépare pas totalement de la religion ;</li>
	<li>il cherche plutôt à la contrôler pour éviter qu’elle ne devienne une force politique autonome.</li>
</ul>

<p>C’est une différence fondamentale avec le modèle français.</p>

<h1>Les tensions modernes autour du sécularisme turc</h1>

<p>Depuis les années 2000, la Turquie connaît un débat intense autour de la place de la religion.</p>

<p>L’arrivée au pouvoir de l’AK Parti de Recep Tayyip Erdoğan a profondément modifié l’équilibre historique kémaliste.</p>

<p>Plusieurs évolutions marquent cette transformation :</p>

<ul>
	<li>retour visible du religieux dans l’espace public ;</li>
	<li>développement des écoles religieuses Imam Hatip ;</li>
	<li>réhabilitation symbolique de l’héritage ottoman ;</li>
	<li>réouverture de Sainte-Sophie comme mosquée ;</li>
	<li>montée d’un conservatisme social.</li>
</ul>

<p>Pour les défenseurs du kémalisme :<br />
cela représente un recul du projet séculier.</p>

<p>Pour les partisans du gouvernement :<br />
il s’agit au contraire d’une normalisation démocratique permettant aux citoyens religieux d’exister pleinement dans l’espace public après des décennies de marginalisation.</p>

<h1>Pourquoi la Turquie reste un cas géopolitique majeur</h1>

<p>La Turquie demeure aujourd’hui un cas d’étude central pour les politologues.</p>

<p>Elle représente :</p>

<ul>
	<li>un pont entre monde musulman et institutions occidentales ;</li>
	<li>un modèle hybride entre nationalisme, démocratie électorale et identité religieuse ;</li>
	<li>un terrain d’affrontement entre héritage kémaliste et conservatisme contemporain.</li>
</ul>

<p>Très peu de pays musulmans ont connu une transformation séculière aussi profonde et aussi durable.</p>

<p>Même après plus de cent ans de République, le débat entre religion et État reste au cœur de la société turque.</p>

<h1>Le paradoxe du XXIe siècle</h1>

<p>Le XXIe siècle montre une réalité complexe :</p>

<p>Même dans les États séculiers :</p>

<ul>
	<li>la religion continue d’influencer la politique ;</li>
	<li>les identités religieuses reviennent fortement ;</li>
	<li>les débats sur l’immigration, l’identité et les valeurs nationales réactivent les tensions autour du sécularisme.</li>
</ul>

<p>Ainsi, le modèle séculier moderne n’est plus simplement une séparation entre État et religion.</p>

<p>Il devient désormais :<br />
une question de cohésion nationale, d’identité culturelle et de stabilité politique.</p>

<p>Et dans ce débat mondial, la Turquie reste probablement l’un des laboratoires politiques les plus observés de la planète.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 16:08:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/05/les-etats-seculiers-dans-le-monde-entre-neutralite-religieuse-et-identite-nationale-1779714890.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Lamartine ve Victor Hugo İslam hakkında yazarken</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/lamartine-ve-victor-hugo-islam-hakkinda-yazarken-12486</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/lamartine-ve-victor-hugo-islam-hakkinda-yazarken-12486</guid>
                <description><![CDATA[Lamartine ve Victor Hugo İslam hakkında yazarken
XIX. yüzyıl Fransız edebiyatının Doğu’ya ve İslam dünyasına bakışı
İki büyük Fransız yazarın gözünden İslam, Osmanlı ve Doğu medeniyeti

Fransız romantizminin iki dev ismi olan Alphonse de Lamartine ve Victor Hugo, XIX. yüzyılda İslam dünyası ve Osmanlı İmparatorluğu hakkında dikkat çekici eserler kaleme aldı.
Bugün Avrupa’da İslam üzerine yapılan tartışmaların aksine, o dönemde bazı Fransız entelektüelleri Doğu’ya yalnızca siyasi bir rakip olarak değil; aynı zamanda büyük bir medeniyet, kültür ve maneviyat merkezi olarak bakıyordu.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="695" height="391" src="https://www.youtube.com/embed/MLktAWgW7OA" title="Lamartine ve Victor Hugo İslam hakkında yazarken" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p style="text-align:center"><span style="font-size:26px"><strong>Lamartine ve Victor Hugo İslam hakkında yazarken</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/ChatGPT%20Image%2025%20mai%202026%2C%2011_54_39.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtu.be/MLktAWgW7OA">https://youtu.be/MLktAWgW7OA</a></p>

<h3><span style="font-size:18px"><em>XIX. yüzyıl Fransız edebiyatının Doğu’ya ve İslam dünyasına bakışı</em></span></h3>

<h3><span style="font-size:18px"><em>İki büyük Fransız yazarın gözünden İslam, Osmanlı ve Doğu medeniyeti</em></span></h3>

<p><span style="font-size:18px"><em>Fransız romantizminin iki dev ismi olan Alphonse de Lamartine ve Victor Hugo, XIX. yüzyılda İslam dünyası ve Osmanlı İmparatorluğu hakkında dikkat çekici eserler kaleme aldı.</em></span></p>

<p><br />
Bugün Avrupa’da İslam üzerine yapılan tartışmaların aksine, o dönemde bazı Fransız entelektüelleri Doğu’ya yalnızca siyasi bir rakip olarak değil; aynı zamanda büyük bir medeniyet, kültür ve maneviyat merkezi olarak bakıyordu.</p>

<p>Lamartine özellikle Hz. Muhammed hakkında yazdığı sözlerle dünya çapında tanınırken, Victor Hugo ise “Les Orientales” adlı eserinde Osmanlı ve Doğu dünyasını şiirsel bir dille anlattı.</p>

<h1>Lamartine’in İslam’a Bakışı</h1>

<p>Alphonse de Lamartine, 1832 yılında Osmanlı topraklarına ve Levant bölgesine seyahat etti.<br />
Bu yolculuk onun düşünce dünyasını derinden etkiledi.</p>

<p>Daha sonra yayımladığı:</p>

<ul>
	<li><em>Voyage en Orient</em> (Doğu’ya Yolculuk)</li>
	<li><em>Histoire de la Turquie</em> (Türkiye Tarihi)</li>
</ul>

<p>isimli eserlerinde Osmanlı medeniyetine ve İslam’a geniş yer verdi.</p>

<p>Lamartine’in en ünlü sözlerinden biri şöyledir:</p>

<p>“Eğer bir insanın büyüklüğü; hedefinin büyüklüğü, kullandığı araçların küçüklüğü ve elde ettiği sonucun büyüklüğüyle ölçülüyorsa, modern tarihte Muhammed ile kıyaslanabilecek başka bir insan var mıdır?”</p>

<p>Lamartine burada Hz. Muhammed’i yalnızca dini bir lider olarak değil;</p>

<ul>
	<li>filozof,</li>
	<li>yasa koyucu,</li>
	<li>devlet adamı,</li>
	<li>stratejist,</li>
	<li>medeniyet kurucusu</li>
</ul>

<p>olarak tanımlıyordu.</p>

<p>Bu yaklaşım, XIX. yüzyıl Avrupa’sında oldukça sıra dışıydı.</p>

<h1>Victor Hugo ve “Les Orientales”</h1>

<p>Victor Hugo’nun İslam’a yaklaşımı Lamartine kadar doğrudan değildi.<br />
Ancak Doğu ve Osmanlı dünyası onun eserlerinde önemli bir yer tuttu.</p>

<p>1829 yılında yayımladığı:</p>

<h2><em>Les Orientales</em></h2>

<p>isimli şiir kitabı, Fransız romantizminin en önemli eserlerinden biri kabul edilir.</p>

<p>Hugo bu eserinde:</p>

<ul>
	<li>Osmanlı şehirlerini,</li>
	<li>Akdeniz’i,</li>
	<li>Balkanları,</li>
	<li>Doğu’nun atmosferini,</li>
	<li>savaşları,</li>
	<li>sarayları,</li>
	<li>camileri</li>
</ul>

<p>şiirsel ve dramatik bir şekilde anlattı.</p>

<p>Ünlü ifadelerinden biri:</p>

<p>“Doğu! Doğu! İşte insanlığın büyük rüyası…”</p>

<p>Victor Hugo’nun Doğu’ya bakışı estetik ve şiirseldi.<br />
Ancak aynı zamanda dönemin Avrupa siyasi bakış açısından da tamamen bağımsız değildi.</p>

<h1>XIX. Yüzyılda Avrupa’nın Doğu Hayranlığı</h1>

<p>Lamartine ve Hugo yalnız değildi.</p>

<p>O dönemde birçok Avrupalı sanatçı ve düşünür Doğu’dan etkilenmişti:</p>

<ul>
	<li>Delacroix,</li>
	<li>Chateaubriand,</li>
	<li>Nerval,</li>
	<li>Flaubert,</li>
	<li>Pierre Loti</li>
</ul>

<p>gibi isimler Osmanlı coğrafyasını ziyaret etti.</p>

<p>İstanbul, Kahire, Şam ve Kudüs;<br />
Avrupa elitleri için hem egzotik hem de büyük medeniyet merkezleri olarak görülüyordu.</p>

<h1>Unutulan Bir Avrupa Hafızası</h1>

<p>Bugün Lamartine’in Hz. Muhammed hakkında yazdığı sözler sosyal medyada sıkça paylaşılmaktadır.<br />
Fakat çoğu zaman bu sözlerin tarihi bağlamı bilinmemektedir.</p>

<p>Aslında bu eserler bize şunu gösteriyor:</p>

<p>XIX. yüzyılda Avrupa’nın bir bölümü, İslam dünyasına yalnızca çatışma perspektifiyle bakmıyordu.</p>

<p>Bazı Avrupalı entelektüeller:</p>

<ul>
	<li>Osmanlı’yı büyük bir medeniyet,</li>
	<li>İslam’ı güçlü bir düşünce sistemi,</li>
	<li>Doğu’yu ise insanlık tarihinin merkezlerinden biri</li>
</ul>

<p>olarak görüyordu.</p>

<h3>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</h3>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/lamartine_hugo_islam-1(1).png" style="height:800px; width:566px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/lamartine_hugo_islam-2(1).png" style="height:800px; width:566px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/lamartine_hugo_islam-3(1).png" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/lamartine_hugo_islam-4(1).png" style="height:800px; width:566px" /></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/lamartine_hugo_islam-5(1).png" style="height:800px; width:566px" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 12:54:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/05/lamartine-ve-victor-hugo-islam-hakkinda-yazarken-1779703552.png"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Fatura Song OF Kadir Duran</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/fatura-song-of-kadir-duran-12464</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/fatura-song-of-kadir-duran-12464</guid>
                <description><![CDATA[Fatura Song OF Kadir Duran]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="696" height="391" src="https://www.youtube.com/embed/eWWtsWlkSMw" title="Fatura !" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p style="text-align:center"><span style="font-size:72px"><span style="font-family:Times New Roman,Times,serif">Fatura</span></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:72px"><span style="font-family:Times New Roman,Times,serif"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/705373896_2808434746197221_6136692687930942400_n.jpg" style="height:800px; width:800px" /></span></span></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p><a href="https://youtu.be/eWWtsWlkSMw?feature=shared&amp;fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExeGV2Sld5NlN3SVpFMkQ4U3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR6Y2J2UbNIWoyda7A2UoDTcS9IxhbfjbvcN5o60wRWqYbMG6Tg1HY-rhVgHVA_aem_6e6BHToLl8RU5dv0xRFXog" rel="nofollow noreferrer" tabindex="0" target="_blank">https://youtu.be/eWWtsWlkSMw?feature=shared</a></p>

<p><a href="https://youtu.be/eWWtsWlkSMw?is=zrr9YIgwM-tH0AmT&amp;fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExeGV2Sld5NlN3SVpFMkQ4U3NydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR7xh_mDsovpeIicoY-ybSRZBRYkUMbO3stkjJnPYz2KQwFq0WLsHhslpxmsIw_aem_6tez719Di_9sDj1GqEGMDQ" rel="nofollow noreferrer" tabindex="0" target="_blank">https://youtu.be/eWWtsWlkSMw?is=zrr9YIgwM-tH0AmT</a></p>

<p>[Couplet 1]</p>

<p>Fatura, fatura, partout où je regarde,</p>

<p>Comme une malédiction qui me suit et me garde.</p>

<p>L’argent rentre un peu puis repart aussitôt,</p>

<p>J’essaie d’avancer mais je tourne en rond trop tôt.</p>

<p>Les factures s’empilent comme un cyclone noir,</p>

<p>Je travaille chaque jour sans voir d’espoir.</p>

<p>Métro, boulot, paiements sans fin,</p>

<p>Chaque rêve s’efface avant demain.</p>

<p>[Refrain]</p>

<p>Je hustle fort pour payer mes dettes,</p>

<p>Fatura devant moi, la pression dans la tête.</p>

<p>Je cours vers la banque, pas le temps de souffler,</p>

<p>Je vis pour travailler sans jamais m’arrêter.</p>

<p>[Couplet 2]</p>

<p>Matin, midi, soir, toujours des paiements,</p>

<p>J’attends une pause mais ça revient constamment.</p>

<p>Que faire dans ce monde où tout coûte cher ?</p>

<p>L’argent file entre mes doigts comme de la poussière.</p>

<p>Je rentre à la maison, les factures m’attendent,</p>

<p>J’aimerais juste respirer une seconde.</p>

<p>Course contre les chiffres, combat sans fin,</p>

<p>J’essaie de tenir mais je tombe demain.</p>

<p>[Pré-Refrain]</p>

<p>À la maison aussi les problèmes me suivent,</p>

<p>Même quand je souris, les dettes me poursuivent.</p>

<p>Fatura partout, impossible d’oublier,</p>

<p>Dans cette vie moderne faut toujours payer.</p>

<p>[Refrain]</p>

<p>Je hustle fort pour payer mes dettes,</p>

<p>Fatura devant moi, la pression dans la tête.</p>

<p>Je cours vers la banque, pas le temps de souffler,</p>

<p>Je vis pour travailler sans jamais m’arrêter.</p>

<p>Fatura</p>

<p>[Verse 1]</p>

<p>Fatura, fatura, everywhere I look,</p>

<p>Feels like a curse, like I’m trapped in a book.</p>

<p>Money comes in, money goes out fast,</p>

<p>Trying to move forward but I’m stuck in the past.</p>

<p>Bills keep piling, spinning like a cyclone,</p>

<p>Grinding every day but I still feel alone.</p>

<p>Work, pay, repeat, man, what a life,</p>

<p>Every little dream getting cut like a knife.</p>

<p>[Chorus]</p>

<p>Hustle hard, gotta pay my dues,</p>

<p>Fatura in my face, what can I lose?</p>

<p>Running to the bank, got no time to play,</p>

<p>Living for the hustle, night and day.</p>

<p>[Verse 2]</p>

<p>Morning, noon, night, payments on my back,</p>

<p>Dreaming of a break but they keep coming back.</p>

<p>What can I do in this money-hungry land?</p>

<p>Counting all these digits slipping through my hand.</p>

<p>Home sweet home, but the bills still call,</p>

<p>Trying to stand tall while I’m close to the fall.</p>

<p>Fatura chase, it’s a never-ending race,</p>

<p>Trying to keep pace but I’m losing face.</p>

<p>[Chorus]</p>

<p>Hustle hard, gotta pay my dues,</p>

<p>Fatura in my face, what can I lose?</p>

<p>Running to the bank, got no time to play,</p>

<p>Living for the hustle, night and day.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 01:03:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/05/fatura-song-of-kadir-duran-1779660458.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>22 Mayıs 1967</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/22-mayis-1967-12463</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/22-mayis-1967-12463</guid>
                <description><![CDATA[22 Mayıs 1967]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/zkYzasr7MAk" title="22 Mayıs 1967: Brüksel’in cehennemi gördüğü gün" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h2><strong><span style="font-size:48px">22 Mayıs 1967</span></strong></h2>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Sabah başlamıştı her şey gibi.</strong></span></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Rue Neuve her zamanki gibi doluydu. Tramvaylar, paltolar, dolu çantalar, gülüşmeler. Brüksel'in kalbi, sıradan bir Pazartesi öğlesi ritminde atıyordu. Mağazanın vitrinleri parlıyordu. İçeride müzik çalıyordu. Kasiyerler para üstü veriyordu. Bir anne kızına kıyafet deniyor, bir çocuk oyuncak reyonunda duraksıyordu.</strong></span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:18px"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-05-24%20235208.jpg" style="height:535px; width:684px" /></strong></span></p>

<p>Saat öğleyi birkaç dakika geçiyordu.</p>

<p>Ve sonra bir yerde — bodrumlarda, depoların karanlığında — bir şey tutuştu.</p>

<p>Önce duman geldi.</p>

<p>Siyah, yoğun, tuhaf bir duman. Bir çalışan fark etti. Sonra bir diğeri. Koşuştular, bağırdılar, söndürmeye çalıştılar. Ama alevler onları dinlemiyordu. Yüksek tavanlı o dev bina, sanki yıllardır bu anı bekliyormuş gibi yanmaya başladı. Katlar arasındaki boşluklar birer baca oldu. Merdivenler dumana doldu. Çıkış kapılarının bir kısmı ya kilitliydi ya da erişilemezdi.</p>

<p>Dakikalar içinde "À l'Innovation" bir tuzağa dönüştü.</p>

<p>Yukarı katlar önce dumandan, sonra alev duvarlarından kesildi. İnsanlar pencere kenarlarında biriktiler. Aşağıda kalabalık, itfaiye araçları, çığlıklar. Bazıları bekledi. Bazıları bekleyemedi.</p>

<p>Kendilerini boşluğa bırakanlar oldu.</p>

<p>Bu görüntüler o gün akşam bütün Belçika'nın televizyonuna düştü. Ve bir daha silinmedi.</p>

<p>150'den fazla itfaiyeci saatlerce savaştı alevlerle. Ama binanın içinde zaten çok az şey kalmıştı kurtarılacak. Duman her şeyi önüne katmıştı. Sessizlik geldiğinde, geriye yalnızca yanmış beton ve rakamlar kaldı.</p>

<p>251 ölü.</p>

<p>Barış döneminde Belçika'nın yaşadığı en büyük sivil felaket.</p>

<p>Kral Baudouin ve Kraliçe Fabiola Koekelberg Bazilikası'ndaki ulusal törene katıldı. Yas ilan edildi. Haftalar boyunca aileler morglarda yürüdü. Pek çok ceset kimlik tespiti yapılamayacak kadar hasar görmüştü. Bazı aileler hiçbir zaman tam olarak vedalaşamadı.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-05-24%20235510.jpg" style="height:652px; width:379px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtube.com/shorts/zkYzasr7MAk">https://youtube.com/shorts/zkYzasr7MAk</a></p>

<p>Brüksel yas tuttu. Belçika yas tuttu. Ve sormaya başladı.</p>

<p>Çünkü yangından birkaç gün önce bir ihbar gelmiş, bir bomba tehdidi alınmıştı. Mağazada tam o hafta "Amerikan Haftaları" düzenleniyordu — Vietnam Savaşı'nın gölgesinde, aşırı sol grupların Amerikan hedeflerine öfke duyduğu o gergin günlerde. Sabotaj mıydı? Kaza mıydı? Yıllar süren soruşturma binlerce ifade aldı. Ve 1970'te kapandı — sonuçsuz.</p>

<p>Soru bugün hâlâ orada duruyor. Yanıtsız, tam yanıtsız.</p>

<p>O yangından sonra Belçika değişti. Yasalar değişti, standartlar değişti, binalar değişti. Sprinkler sistemleri mecburi oldu. Tahliye planları zorunlu hale geldi. İtfaiye yeniden yapılandırıldı. Güvenlik artık bir lüks değil, bir şart sayıldı.</p>

<p>Ama bütün bunlar, sonra geldi.</p>

<p>Yakılan 251 kişiden sonra.</p>

<p>Bugün Evere'deki anıtın önünde her yıl çiçekler bırakılıyor.</p>

<p>Yaşlı Brükselliler o günü bir keskinlikle hatırlıyor — haberi nerede öğrendiklerini, o an ne yaptıklarını. Tıpkı bir ulusun ortak bir anı gibi taşıdığı o tür günlerden biri. Silinmeyen türden.</p>

<p>Çünkü o gün mağazaya gidenler sıradan insanlardı. Sadece alışveriş yapıyorlardı. Sadece işe gitmişlerdi. Sadece çocuklarıyla birlikte bir öğleden sonra geçiriyorlardı.</p>

<p>Ve bir daha evlerine dönmediler.</p>

<p>22 Mayıs 1967'de Brüksel yalnızca bir mağaza kaybetmedi.</p>

<p>Bir şeylerin böyle de bitmeyebileceğine dair o kırılgan, sessiz inancı da kaybetti.</p>

<p><em>Son.</em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 00:49:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/05/22-mayis-1967-1779659993.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>L&#039;Homme qui voulait brûler l&#039;eau</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/lhomme-qui-voulait-bruler-leau-12462</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/lhomme-qui-voulait-bruler-leau-12462</guid>
                <description><![CDATA[L'Homme qui voulait brûler l'eau]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="696" height="391" src="https://www.youtube.com/embed/96jXjYid_4M" title="Stanley Meyer : l’homme qui prétendait faire rouler une voiture à l’eau" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p style="text-align:center"><span style="font-size:48px"><strong>L'Homme qui voulait brûler l'eau</strong></span></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-05-24%20233702.jpg" style="height:484px; width:789px" /></p>

<p style="text-align:center">BRUXELLES KORNER&nbsp; / KADIR DURAN</p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtu.be/96jXjYid_4M">https://youtu.be/96jXjYid_4M</a></p>

<h2>&nbsp;</h2>

<p><strong>Ohio. Années 1980.</strong></p>

<p>Il n'y a rien de particulièrement remarquable dans ce garage de Grove City, sinon peut-être l'obstination d'un homme seul face à ses câbles, ses fils électriques et ses bocaux en verre remplis d'eau ordinaire. Eau du robinet. Eau banale. L'eau de tout le monde.</p>

<p>Cet homme s'appelle Stanley Meyer.</p>

<p>Et il est convaincu, avec une certitude tranquille qui ressemble à de la folie ou au génie &nbsp;les deux se ressemblent souvent, de loin qu'il vient de changer le monde.</p>

<p>Il a grandi dans l'Ohio des usines et des plaines, fils de la classe ouvrière américaine, autodidacte dans l'âme, inventeur par nature. Pas un académicien. Pas un homme de laboratoires blancs et de publications savantes. Un homme de mains, d'intuitions et de nuits sans sommeil. Le genre d'homme qui démonte une radio pour comprendre, et finit par en construire une meilleure.</p>

<p>À partir du milieu des années quatre-vingt, il consacre tout &nbsp;son temps, son argent, sa réputation &nbsp;à ce qu'il appelle sa&nbsp;<em>Water Fuel Cell</em>. Une cellule à carburant à eau. L'idée, en apparence, est presque enfantine dans sa simplicité : prendre de l'eau, en extraire l'hydrogène, et le brûler. Conduire jusqu'à Los Angeles sur quelques bidons d'eau de pluie. Traverser l'Amérique pour le prix d'un seau.</p>

<p>Il présentera ses prototypes à la télévision locale. Un buggy de jardin. Un Chevrolet Camaro modifié. Des démonstrations filmées dans la lumière blafarde des caméras des années Reagan. Et le public &nbsp;ce public américain toujours prêt à croire au génie du garage, à l'Edison des bas-fonds, au miracle né dans l'arrière-cour ce public le regarde et se dit :&nbsp;<em>et si c'était vrai ?</em></p>

<p>Mais les physiciens, eux, ne se posent pas la question. Ils connaissent déjà la réponse.</p>

<p>L'eau n'est pas un carburant. L'eau est une cendre. Ce que la combustion de l'hydrogène laisse derrière elle, après avoir tout consumé. Pour en extraire à nouveau de l'hydrogène, il faut dépenser plus d'énergie qu'on n'en récupérera jamais. C'est la loi. Pas la loi des hommes &nbsp;celle-là peut être contournée, négociée, achetée. La loi de l'univers. Implacable, silencieuse, et parfaitement indifférente aux rêves de Stanley Meyer.</p>

<p>Ce n'est pas une découverte. C'est de l'électrolyse classique, vieille de deux siècles, repeinte aux couleurs d'une révolution.</p>

<p>Les experts mandatés par le tribunal de l'Ohio en 1996 le diront clairement, sans cruauté mais sans ambiguïté : rien ici ne dépasse les lois connues. Rien n'est nouveau. Les investisseurs qui avaient acheté des licences, convaincus d'avoir mis la main sur l'invention du siècle, réclament leur argent. Le juge parle de&nbsp;<em>fraude grave et flagrante</em>. Meyer est condamné à rembourser.</p>

<p>Il nie. Il a toujours nié.</p>

<p>Le 20 mars 1998, Stanley Meyer dîne dans un restaurant de l'Ohio avec deux hommes d'affaires belges. Des investisseurs, encore. Il y en aura toujours. Soudain, il se lève. Son visage est défait. Il sort en courant dans le parking, et là, dans le froid de l'Ohio, il prononce ces mots que son frère rapportera au monde entier :</p>

<p><em>"They poisoned me."</em></p>

<p>Ils m'ont empoisonné.</p>

<p>Puis il s'effondre. Il mourra quelques instants après. L'autopsie conclura à un anévrisme cérébral, aggravé par une hypertension sévère. Une mort naturelle, si tant est qu'une mort puisse l'être.</p>

<p>Mais ces trois mots —&nbsp;<em>they poisoned me</em>&nbsp;— suffiront à transformer un escroc condamné en martyr. Un inventeur raté en visionnaire assassiné. Les compagnies pétrolières. Le gouvernement. Les&nbsp;<em>forces obscures</em>&nbsp;qui ne pouvaient pas laisser un homme de l'Ohio détruire leur empire à coups de seaux d'eau.</p>

<p>Aucune preuve. Jamais. Mais dans l'ère des forums, puis des vidéos en ligne, puis des réseaux sociaux, la preuve n'a jamais vraiment été nécessaire.</p>

<p>Aujourd'hui, des milliers de vidéos continuent de circuler. Des forums en anglais, en français, en portugais, en arabe. Des passionnés qui refont les expériences dans leur garage. Des commentaires qui s'accumulent comme des pierres sur un cairn.</p>

<p>Pourtant, depuis sa mort, pas un seul laboratoire dans le monde, pas un seul ingénieur indépendant, pas une seule entreprise ne s'est levé pour dire :&nbsp;<em>ça fonctionne. Nous l'avons reproduit. Il avait raison.</em></p>

<p>Le silence de la science est total.</p>

<p>Alors que faut-il penser de Stanley Meyer ?</p>

<p>Peut-être simplement ceci : il a touché quelque chose de profondément humain. Ce rêve ancien, presque archaïque, d'une énergie gratuite, illimitée, pure &nbsp;une énergie qui ne brûlerait rien, ne salirait rien, ne coûterait rien. L'eau comme promesse. L'eau comme rédemption d'un siècle d'hydrocarbures.</p>

<p>Ce rêve-là n'est pas ridicule. Il est même, à sa manière, beau. Ce qui est triste, c'est qu'il n'ait pas survécu à la réalité.</p>

<p>Car la réalité, elle, continue son chemin. Dans les laboratoires de Tokyo et Stuttgart, des ingénieurs travaillent sur des voitures à hydrogène qui, elles, roulent vraiment. L'hydrogène y est produit grâce à des énergies renouvelables, extrait de l'eau par électrolyse solaire ou éolienne. L'eau participe au futur de l'énergie &nbsp;mais pas comme carburant magique. Comme matière première d'un processus lent, sérieux, exigeant.</p>

<p>Pas de miracle. Juste de la physique, et beaucoup de travail.</p>

<p>Stanley Meyer est mort dans un parking de l'Ohio, sous un ciel d'hiver, en criant qu'on l'avait tué.</p>

<p>L'histoire, elle, continue de se demander s'il croyait vraiment en ce qu'il promettait. S'il était un visionnaire trahi par ses propres limites, ou un homme qui savait très bien ce qu'il vendait.</p>

<p>La réponse, peut-être, se trouve quelque part entre les deux.</p>

<p>Et c'est précisément pour ça que nous ne pouvons pas nous empêcher de lui revenir.</p>

<p><em>Fin.</em></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 00:35:00 +0300</pubDate>
                <enclosure type="image/jpeg" url="https://www.bruxelleskorner.com/images/haberler/2026/05/lhomme-qui-voulait-bruler-leau-1779658948.jpg"/>
            </item>
                                <item>
                <title>Cannes 2026 : Belçika Altın Palmiye’yi Alamadı Ama Sinemasıyla Dünyaya Gücünü Gösterdi</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/cannes-2026-belcika-altin-palmiyeyi-alamadi-ama-sinemasiyla-dunyaya-gucunu-gosterdi-12461</link>
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                <description><![CDATA[Cannes 2026 : Belçika Altın Palmiye’yi Alamadı Ama Sinemasıyla Dünyaya Gücünü Gösterdi]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="256" height="455" src="https://www.youtube.com/embed/Asc1zRpu4qE" title="Cannes 2026: Belçika Altın Palmiye’yi Alamadı Ama Sinemasıyla Dünyaya Gücünü Gösterdi" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><h1>Cannes 2026 : Belçika Altın Palmiye’yi Alamadı Ama Sinemasıyla Dünyaya Gücünü Gösterdi</h1>

<p><strong>Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/6e06b8a3-b883-4c35-8dae-422dc9ca60fd.png" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p style="text-align:center"><a href="https://youtube.com/shorts/Asc1zRpu4qE">https://youtube.com/shorts/Asc1zRpu4qE</a></p>

<ol start="79">
	<li>Cannes Film Festivali sona erdi.</li>
</ol>

<p>Ve bu yıl da Belçika, prestijli Altın Palmiye ödülünü kazanamamış olsa bile, Croisette’den belki daha değerli bir şeyle ayrıldı: uluslararası kültürel ve sinematik etkisinin resmî olarak teyit edilmesiyle.</p>

<p>Fransa, Amerika Birleşik Devletleri, Rusya, İspanya ve Romanya gibi dünya sinemasının devlerinin gölgesinde geçen festivalde, Belçikalı yetenekler ödül listesinin zirvesine çıkmayı başardı.</p>

<p>Oyuncular…<br />
Yönetmenler…<br />
Senaristler…</p>

<p>Belçika sineması bu yıl Cannes’da adeta her yerdeydi.</p>

<h2>Cannes’da kalıcı hale gelen yeni Belçika kuşağı</h2>

<p>Bu yılın en güçlü sembollerinden biri hiç şüphesiz genç Emmanuel Macchia’nın yükselişi oldu.</p>

<p>Henüz birkaç ay önce Brüksel’de peyzaj mimarlığı eğitimi alan 20 yaşındaki genç, bugün Lukas Dhont’un <em>Coward</em> filmi sayesinde Cannes’dan En İyi Erkek Oyuncu ödülüyle dönüyor. Ödülü Fransız oyuncu Valentin Campagne ile paylaştı.</p>

<p>Bu olağanüstü yükseliş, çağdaş Belçika sineması hakkında önemli bir gerçeği de ortaya koyuyor:</p>

<p>Belçika sineması hâlâ bilinmeyen isimleri keşfetmeye, insani riskler almaya ve hassas hikâyeler anlatmaya cesaret ediyor.</p>

<p><em>Coward</em> filminde Lukas Dhont, izleyiciyi Birinci Dünya Savaşı’nın Belçika cephelerine geri götürüyor. Film, savaşın ortasında iki genç asker arasında doğan yasak bir ilişkiyi anlatıyor.</p>

<p>Tarihsel sertlik ile duygusal kırılganlık aynı filmde buluşuyor.</p>

<p>Emmanuel Macchia gibi profesyonel olmayan bir oyuncunun seçilmesi ise Avrupa sinemasındaki yeni eğilimi gösteriyor: gösterişli yıldız sisteminden çok gerçeklik ve samimiyet arayışı.</p>

<h2>Lukas Dhont artık dünya sinemasının büyük isimlerinden biri</h2>

<p>Bu yeni başarıyla birlikte Lukas Dhont artık yalnızca “gelecek vadeden Belçikalı yönetmen” değil.</p>

<p>O artık dünya auteur sinemasının önemli figürlerinden biri.</p>

<p><em>Girl</em> ve ardından <em>Close</em> filmleriyle dikkat çeken Dhont, yıllardır insan merkezli, duygusal ve son derece hassas bir sinema dili kuruyor.</p>

<p><em>Coward</em> ile ise bu çizgiyi daha da ileri taşıyarak savaş ortamında erkek aşkını ele alıyor.</p>

<p>Cannes’da verilen mesaj aslında sinemanın çok ötesinde:</p>

<p>Belçika artık kimlik, erkeklik, yalnızlık ve farklılık gibi meselelerin özgürce tartışıldığı kültürel bir laboratuvara dönüşüyor.</p>

<h2>Virginie Efira: uluslararası bir taçlanma</h2>

<p>Festivalde ödül alan bir diğer büyük Belçikalı isim ise Virginie Efira oldu.</p>

<p>Oyuncu, Japon yönetmen Ryūsuke Hamaguchi’nin <em>Soudain</em> filmiyle Japon oyuncu Tao Okamoto ile birlikte En İyi Kadın Oyuncu ödülünü kazandı.</p>

<p>Film, yaşlılık, hastalık ve insan onuru üzerine yoğunlaşan bir bakım evi hikâyesini anlatıyor.</p>

<p>Virginie Efira bu rol için Japonca öğrendi.</p>

<p>Bu detay, Belçikalı oyuncunun artık farklı kültürler ve farklı sinemalar arasında rahatça hareket edebilen büyük Avrupa oyuncularından biri hâline geldiğini gösteriyor.</p>

<p>Onun kariyeri aynı zamanda Fransızca konuşan Belçika sinemasının dönüşümünü de simgeliyor.</p>

<p>Bir dönem Paris’in gölgesinde görülen bu sinema, bugün kendi kimliğini kaybetmeden dünya çapında sanatçılar yetiştiriyor.</p>

<h2>Emmanuel Marre ve Belçika siyasi sinemasının dönüşü</h2>

<p>Festivaldeki üçüncü büyük Belçika başarısı ise Emmanuel Marre’nin <em>Notre Salut</em> filmiyle kazandığı En İyi Senaryo ödülü oldu.</p>

<p>Film, Vichy dönemini fırsatçı bir devlet memurunun gözünden yeniden yorumluyor.</p>

<p>Ancak tarihsel bir hikâyenin arkasında aslında çok güncel bir soru yatıyor:</p>

<p>Toplumlar korku, otoriterlik ve ahlaki çöküş karşısında nasıl tepki verir?</p>

<p>Filmin başarısı aynı zamanda Belçika sinemasının önemli bir özelliğini de yeniden doğruluyor: kişisel hikâyelerle politik eleştiriyi birleştirme kapasitesi.</p>

<h2>Küçük bir ülkenin büyük kültürel etkisi</h2>

<p>Cannes 2026 bize sık sık küçümsenen bir gerçeği yeniden hatırlattı:</p>

<p>Belçika’nın kültürel etkisi, nüfusundan çok daha büyük.</p>

<p>Müzikten çizgi romana, modadan tiyatroya ve sinemaya kadar ülke sürekli olarak dünya çapında etkili sanatçılar çıkarıyor.</p>

<p>Üstelik Belçika modeli, Avrupa’daki aşırı merkezileşmiş kültürel sistemlerden oldukça farklı:</p>

<ul>
	<li>uluslararası ortak yapımlar,</li>
	<li>bölgesel finansman sistemi,</li>
	<li>güçlü sanatsal özgürlük,</li>
	<li>Fransa’ya yakınlık,</li>
	<li>çok dilli ve çok kültürlü yapı.</li>
</ul>

<p>Tüm bu unsurlar bugün Belçika’yı son derece rekabetçi bir yaratıcı merkez hâline getiriyor.</p>

<h2>Siyasi gerilim altındaki bir Cannes</h2>

<p>2026 Cannes Festivali yalnızca sinema ile değil, politik tartışmalarla da gündeme geldi.</p>

<p>Festival boyunca Vincent Bolloré’ye ve büyük medya gruplarının Fransız sineması üzerindeki etkisine karşı yayımlanan bir bildiri büyük polemik yarattı.</p>

<p>Canal+ Başkanı Maxime Saada’nın, bildiriyi imzalayanlarla artık çalışmak istemediğini söylemesi sektörde şok etkisi oluşturdu.</p>

<p>Bu tartışmanın merkezinde ise kritik bir soru bulunuyor:</p>

<p>Avrupa sineması, medya ve finans gücünün yoğunlaşması karşısında bağımsız kalabilecek mi?</p>

<p>Bu soru Belçika için de oldukça önemli. Çünkü ülkenin sinema finansmanının bir bölümü uluslararası medya gruplarına bağlı durumda.</p>

<h2>Cannes 2026 : Belçika sineması artık outsider değil</h2>

<p>Belki de bu festivalin asıl mesajı tam olarak buydu.</p>

<p>Belçika sineması artık Avrupa festivallerinin “sempatik sürprizi” değil.</p>

<p>Dünya çapında tanınan yönetmenler, ödüllü oyuncular, güçlü senaryolar ve evrensel tartışmalar yaratabilen ciddi bir kültürel güç hâline geldi.</p>

<p>2026’da Altın Palmiye Romanya’ya gitti.</p>

<p>Ama festivalin ruhunun bir bölümü Belçika konuşuyordu.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 25 May 2026 00:19:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>La Belgique, royaume discret du tram : entre mémoire urbaine, patrimoine disparu et record mondial</title>
                <category>VIDEO HABER / VIDEO NEWS</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/la-belgique-royaume-discret-du-tram-entre-memoire-urbaine-patrimoine-disparu-et-record-mondial-12460</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/la-belgique-royaume-discret-du-tram-entre-memoire-urbaine-patrimoine-disparu-et-record-mondial-12460</guid>
                <description><![CDATA[La Belgique, royaume discret du tram : entre mémoire urbaine, patrimoine disparu et record mondial]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="696" height="391" src="https://www.youtube.com/embed/nXyHZfu8iWY" title="La Belgique, royaume discret du tram : entre mémoire urbaine, patrimoine disparu et record mondial" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><strong><span style="font-size:36px">La Belgique, royaume discret du tram : entre mémoire urbaine, patrimoine disparu et record mondial</span></strong><br />
<em><span style="font-size:26px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em></p>

<p><em><span style="font-size:20px">La Belgique possède un patrimoine ferroviaire et de tramway souvent sous-estimé.</span></em></p>

<p><em><span style="font-size:20px">Dans l’imaginaire collectif européen, les grandes références du transport urbain renvoient généralement à Paris, Londres, Berlin ou Amsterdam. Pourtant, un record mondial se trouve bien en Belgique : le plus long trajet de tramway du monde circule le long de la mer du Nord.</span></em></p>

<p><em><span style="font-size:20px">Mais derrière ce record touristique se cache une histoire beaucoup plus profonde : celle d’un pays qui fut autrefois l’un des plus grands territoires du tramway en Europe et dont Bruxelles reste encore aujourd’hui un musée vivant des mobilités urbaines.</span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:20px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/54859ca0-fccf-4180-9297-ba64d4c23a89(1).png" style="height:450px; width:800px" /></span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:20px"><a href="https://youtu.be/nXyHZfu8iWY?si=PXbzKl10WQf9L63M">https://youtu.be/nXyHZfu8iWY?si=PXbzKl10WQf9L63M</a></span></em></p>

<p style="text-align:center">&nbsp;</p>

<h2>Le Kusttram : la plus longue ligne de tram du monde</h2>

<p>Entre La Panne et Knokke-Heist, le célèbre tram du Littoral belge — le Kusttram — parcourt environ 67 kilomètres avec près de 68 arrêts.</p>

<p>Inauguré progressivement à partir de 1885, ce réseau était initialement conçu pour relier les nouvelles stations balnéaires qui émergeaient sur la côte belge à la fin du XIXe siècle.</p>

<p>À l’époque, la Belgique vit une révolution touristique :</p>

<ul>
	<li>Ostende devient la « reine des plages » ;</li>
	<li>les familles bourgeoises découvrent les bains de mer ;</li>
	<li>les stations comme Le Coq, Middelkerke ou Blankenberge explosent économiquement.</li>
</ul>

<p>Le tram côtier devient alors la colonne vertébrale du littoral.</p>

<p>Aujourd’hui encore :</p>

<ul>
	<li>le trajet complet dure environ 2 h 20 ;</li>
	<li>les trams circulent toute l’année ;</li>
	<li>des millions de voyageurs l’utilisent chaque saison.</li>
</ul>

<p>Le Guinness World Records reconnaît officiellement cette ligne comme la plus longue ligne de tramway du monde exploitée de manière continue.</p>

<h2>Bruxelles : une capitale construite autour du tram</h2>

<p>Mais pour comprendre l’importance du tram en Belgique, il faut revenir à Bruxelles.</p>

<p>La capitale belge a longtemps été considérée comme l’une des villes européennes les plus avancées en matière de mobilité par tramway.</p>

<p>Dès la fin du XIXe siècle :</p>

<ul>
	<li>les premiers trams hippomobiles apparaissent ;</li>
	<li>puis viennent les trams électriques ;</li>
	<li>Bruxelles développe un immense réseau reliant pratiquement toute l’agglomération.</li>
</ul>

<p>Dans les années 1950-1960, le réseau bruxellois faisait partie des plus denses d’Europe occidentale.</p>

<p>À cette époque :</p>

<ul>
	<li>les trams traversaient les grands boulevards ;</li>
	<li>ils pénétraient dans des quartiers aujourd’hui transformés ;</li>
	<li>certaines lignes reliaient directement les communes périphériques rurales.</li>
</ul>

<p>Le tram était alors plus qu’un moyen de transport : c’était un symbole du quotidien bruxellois.</p>

<h2>Les lignes disparues : une mémoire effacée de Bruxelles</h2>

<p>Beaucoup de Bruxellois ignorent aujourd’hui qu’une immense partie du patrimoine du tramway a disparu.</p>

<p>Dans les années 1960-1980, l’Europe entière entre dans l’ère du « tout automobile ».</p>

<p>Bruxelles n’échappe pas à cette logique :</p>

<ul>
	<li>suppression de nombreuses lignes ;</li>
	<li>destruction d’infrastructures historiques ;</li>
	<li>transformation de certains boulevards pour favoriser les voitures ;</li>
	<li>disparition progressive des anciens modèles de trams.</li>
</ul>

<p>Des lignes mythiques ont été raccourcies, fusionnées ou supprimées.</p>

<p>Certaines traversaient des quartiers aujourd’hui méconnaissables :</p>

<ul>
	<li>Schaerbeek ;</li>
	<li>Anderlecht ;</li>
	<li>Molenbeek ;</li>
	<li>les anciens axes industriels ;</li>
	<li>les zones ouvrières autour du canal.</li>
</ul>

<p>Des générations entières de véhicules ont également disparu de la circulation.</p>

<p>Saviez-vous que certains anciens trams bruxellois ont totalement disparu ?</p>

<p>La plupart des jeunes Bruxellois n’ont jamais connu :</p>

<ul>
	<li>les trams « standard » des années 1950 ;</li>
	<li>les motrices brunes et crème ;</li>
	<li>les vieux PCC historiques ;</li>
	<li>certains convois articulés devenus emblématiques.</li>
</ul>

<p>Certains modèles ont été :</p>

<ul>
	<li>détruits ;</li>
	<li>revendus ;</li>
	<li>transformés ;</li>
	<li>conservés dans des musées ;</li>
	<li>ou simplement oubliés.</li>
</ul>

<p>Le Musée du Transport Urbain Bruxellois, à Woluwe, conserve encore plusieurs véhicules historiques témoignant de cette époque.</p>

<p>Ces trams racontent aussi l’évolution sociale de Bruxelles :</p>

<ul>
	<li>l’expansion des quartiers populaires ;</li>
	<li>l’industrialisation ;</li>
	<li>l’arrivée des travailleurs immigrés ;</li>
	<li>la modernisation de la ville ;</li>
	<li>puis la « bruxellisation » et la domination automobile.</li>
</ul>

<h2>Le tram, identité silencieuse de la Belgique</h2>

<p>Contrairement à d’autres pays ayant totalement supprimé leurs réseaux historiques, la Belgique a conservé une forte culture du tram :</p>

<ul>
	<li>Bruxelles ;</li>
	<li>Anvers ;</li>
	<li>Gand ;</li>
	<li>la Côte belge.</li>
</ul>

<p>Le tram reste profondément ancré dans l’ADN urbain belge.</p>

<p>À Bruxelles notamment, certaines lignes sont devenues presque patrimoniales :</p>

<ul>
	<li>le tram 44 vers Tervuren ;</li>
	<li>les axes historiques de Schaerbeek ;</li>
	<li>les traversées de l’avenue Louise ;</li>
	<li>les anciennes motrices touristiques restaurées.</li>
</ul>

<h2>Entre nostalgie et modernité</h2>

<p>Aujourd’hui, le tram revient au centre des politiques urbaines européennes :</p>

<ul>
	<li>mobilité douce ;</li>
	<li>réduction des émissions ;</li>
	<li>lutte contre la congestion ;</li>
	<li>réhabilitation des centres-villes.</li>
</ul>

<p>La Belgique, parfois critiquée pour ses problèmes de mobilité, possède pourtant une expérience historique que beaucoup de pays redécouvrent seulement maintenant.</p>

<p>Le Kusttram n’est donc pas qu’un simple record mondial.</p>

<p>Il représente un héritage : celui d’un pays où le tram a façonné les villes, les quartiers, les vacances, les migrations quotidiennes et la mémoire collective.</p>

<p>Et à Bruxelles, derrière chaque ancienne ligne disparue, il reste encore les traces d’une autre époque : celle où le tram racontait la ville avant même que les voitures ne la redessinent.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 24 May 2026 23:59:00 +0300</pubDate>
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            </item>
            </channel>
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