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        <title>BRUXELLES KORNER  BLOG COPYRIGHT 2015-2026 SOLUTION BUILDING ENGINEERING S-B-E Ltd.</title>
        <link>https://www.bruxelleskorner.com/</link>
        <description>Bruxelles Korner Posta
Son Dakika Haberleri: Türkiye, Orta Asya ve Belçika’nın Fransızca, İngilizce ve Türkçe Haber Portalı
Les dernières actualités en direct de Turquie, d’Asie centrale et de Belgique,  votre portail d’information trilingue en français, anglais et turc.</description>
        <language>tr</language>
                                <item>
                <title>Kazakhstan : la première élection après le référendum, un test historique pour le nouveau Kurultai</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/kazakhstan-la-premiere-election-apres-le-referendum-un-test-historique-pour-le-nouveau-kurultai-14333</link>
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                <description><![CDATA[Kazakhstan : la première élection après le référendum, un test historique pour le nouveau Kurultai]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:22px"><strong>Kazakhstan : la première élection après le référendum, un test historique pour le nouveau Kurultai</strong></span></p>

<p>Bruxelles Korner / Kadir Duran — Depuis Astana</p>

<p>À deux jours des premières élections législatives organisées sous la nouvelle Constitution, le Kazakhstan entre dans une séquence politique décisive. Le scrutin du 23 août 2026 ne consiste pas seulement à renouveler un Parlement : il doit donner corps à l’ordre institutionnel approuvé par référendum cinq mois plus tôt.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-08-21%20at%2023_08_08.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Pour Bruxelles Korner, cette échéance aura également une dimension particulière. J’aurai la chance de couvrir l’événement depuis Astana avec mes collaboratrices Liliya Geisler et Derya Soysal, aux côtés de dizaines de journalistes venus du monde entier.</p>

<p>Du référendum au premier Kurultai</p>

<p>Le 15 mars 2026, les citoyens kazakhs ont approuvé par référendum une nouvelle Constitution. Selon les résultats officiels, le texte a recueilli 87,15 % des suffrages exprimés, avec une participation de 73,12 %. La nouvelle Loi fondamentale est entrée en vigueur le 1er juillet 2026. Library of Congress⁠￼</p>

<p>Parmi ses principales transformations figure la disparition de l’ancien Parlement bicaméral, composé du Sénat et du Majilis. Il est remplacé par une chambre unique : le Kurultai.</p>

<p>Le 23 août, les électeurs seront donc appelés à désigner les 145 députés de cette nouvelle institution. Sept listes de partis sont en compétition dans une circonscription nationale unique, selon un système de représentation proportionnelle. Les futurs députés exerceront un mandat de cinq ans.</p>

<p>Il s’agit de la première traduction électorale concrète de la Constitution adoptée en mars. Le Kazakhstan passe ainsi, en quelques mois, du référendum fondateur à la mise en place effective de sa nouvelle architecture politique.</p>

<p>Une élection historique, mais aussi un test politique</p>

<p>Le président Kassym-Jomart Tokaïev présente cette campagne comme le signe d’un réveil de « l’énergie passionnelle de la nation ». Selon le chef de l’État, la mobilisation des jeunes et le caractère plus compétitif de la campagne témoigneraient de la progression de la modernisation politique.</p>

<p>Le rendez-vous est incontestablement historique sur le plan institutionnel. Mais sa portée devra être évaluée au-delà du discours officiel.</p>

<p>Plusieurs questions seront au cœur de l’observation du scrutin :</p>

<p>* la diversité réelle des candidatures ;</p>

<p>* l’équité des conditions de campagne ;</p>

<p>* le pluralisme politique et médiatique ;</p>

<p>* le niveau de participation électorale ;</p>

<p>* la transparence du dépouillement ;</p>

<p>* la capacité du futur Kurultai à contrôler l’action du gouvernement.</p>

<p>Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des pressions exercées contre certains journalistes et commentateurs indépendants avant les élections. Ces critiques rappellent que la modernisation institutionnelle ne peut être mesurée uniquement par la création de nouvelles structures. Elle dépend également de la liberté du débat public, de l’indépendance de l’information et de la possibilité d’exprimer des opinions divergentes.</p>

<p>Le défi du Kazakhstan sera donc de démontrer que le nouveau Kurultai ne constitue pas seulement une simplification administrative du système parlementaire, mais qu’il peut devenir une institution politique réellement influente.</p>

<p>Une élection observée par la communauté internationale</p>

<p>L’événement attire une importante présence étrangère. Des journalistes et observateurs venus de nombreux pays sont attendus à Astana, notamment d’Azerbaïdjan, d’Albanie, de Belgique, du Brésil, de Hongrie, d’Allemagne, de Géorgie, d’Inde, d’Italie, du Liban, de Lituanie, de Moldavie, de Mongolie, de Norvège, du Pakistan et de Suisse.</p>

<p>L’Organisation des États turciques a également déployé une mission internationale chargée de suivre les préparatifs et le déroulement des élections. Organisation des États turciques⁠￼</p>

<p>Cette présence internationale répond à un double objectif : observer les conditions électorales et comprendre la trajectoire stratégique d’un pays devenu incontournable entre la Russie, la Chine, l’Europe, la mer Caspienne et l’ensemble de l’Asie centrale.</p>

<p>Bruxelles Korner accrédité à Astana</p>

<p>J’ai l’honneur d’avoir été accrédité pour couvrir cette mission avec l’équipe de Bruxelles Korner. Je remercie le ministère des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan et l'ambassade de Kazakhstan en Belgique pour cette accréditation accordée à notre rédaction et à mes collaboratrices, Liliya Geisler et Derya Soysal.</p>

<p>Durant cette mission, nous travaillerons sans relâche afin de recueillir des témoignages, interroger des responsables politiques et institutionnels, rencontrer des observateurs internationaux et analyser les premières conséquences de cette transformation constitutionnelle.</p>

<p>Notre objectif sera de dépasser les déclarations officielles pour comprendre ce que ce scrutin change réellement pour le Kazakhstan, sa population et ses partenaires internationaux.</p>

<p>Un programme politique et diplomatique particulièrement dense</p>

<p>La mission de presse prévoit plusieurs rencontres et séances de travail.</p>

<p>Une table ronde organisée conjointement par CFive et le Hudson Institute sera consacrée au thème :</p>

<p>« Kazakhstan and the New Eurasian Landscape: Strategic Partnerships, Connectivity and Economic Opportunities »</p>

<p>Les discussions devraient porter sur la place du Kazakhstan dans le nouvel environnement eurasien, ses partenariats stratégiques, les corridors de transport et les possibilités économiques liées à sa position géographique.</p>

<p>Les journalistes étrangers participeront également à un briefing du vice-ministre kazakh des Affaires étrangères, avant une rencontre avec les représentants de la Commission électorale centrale.</p>

<p>D’autres séances seront consacrées :</p>

<p>* à l’organisation matérielle du scrutin ;</p>

<p>* à la présentation et à l’analyse des résultats électoraux ;</p>

<p>* aux évaluations formulées par les observateurs internationaux ;</p>

<p>* aux conséquences institutionnelles de la nouvelle Constitution ;</p>

<p>* à la place du Kazakhstan dans les équilibres politiques et économiques eurasiens.</p>

<p>Une table ronde du Kazakhstan Institute for Strategic Studies — KazISS — doit également réunir des experts autour de l’évaluation internationale du scrutin et de la nouvelle architecture institutionnelle.</p>

<p>Des briefings sont enfin prévus avec les missions d’observation internationales, notamment au Hilton Astana, ainsi que des rencontres organisées par l’administration de la ville d’Astana pour les participants à la tournée de presse.</p>

<p>Le Kazakhstan entre réforme intérieure et repositionnement international</p>

<p>Cette élection ne peut pas être isolée de la stratégie extérieure du pays. Le Kazakhstan cherche simultanément à moderniser ses institutions et à renforcer sa position entre l’Europe et l’Asie.</p>

<p>Astana veut être davantage qu’un fournisseur de pétrole, de gaz, d’uranium et de matières premières critiques. Le pays souhaite devenir un partenaire stratégique dans les domaines de la connectivité, des transports transcaspiennes, de l’énergie, de la finance, de la numérisation et des technologies émergentes.</p>

<p>Pour l’Union européenne, le Kazakhstan représente un partenaire important dans la diversification des approvisionnements et le développement du Corridor médian reliant la Chine et l’Asie centrale à l’Europe par la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie.</p>

<p>Pour Astana, le rapprochement avec l’Europe permet d’attirer des investissements, des technologies et de nouveaux débouchés commerciaux. Mais cette coopération sera aussi influencée par la perception internationale de la qualité des réformes politiques.</p>

<p>Le scrutin du 23 août sera donc observé non seulement comme un événement intérieur, mais comme un indicateur de la crédibilité internationale du « Nouveau Kazakhstan ».</p>

<p>Où voter en Belgique et au Luxembourg ?</p>

<p>Les citoyens kazakhs résidant temporairement ou durablement en Belgique ou au Luxembourg pourront participer au scrutin le dimanche 23 août 2026, de 7 heures à 20 heures.</p>

<p>Le vote sera organisé au bureau électoral n°405, installé à l’ambassade du Kazakhstan à Bruxelles :</p>

<p>Ambassade de la République du Kazakhstan</p>

<p>Avenue Van Bever 30</p>

<p>1180 Bruxelles, Belgique</p>

<p>Les électeurs devront présenter un passeport kazakh ou une carte d’identité kazakhe en cours de validité.</p>

<p>Le premier test du nouvel ordre politique</p>

<p>Le scrutin du 23 août ne marquera pas seulement l’élection d’un nouveau Parlement. Il constituera le premier test grandeur nature de l’ordre politique issu du référendum du 15 mars.</p>

<p>Le Kazakhstan veut présenter le Kurultai comme le symbole d’une nouvelle étape de sa modernisation. Mais la solidité de cette réforme sera jugée sur des critères concrets : la transparence du vote, la crédibilité de la compétition, la liberté du débat et l’autonomie réelle du futur Parlement.</p>

<p>Depuis Astana, Bruxelles Korner suivra cette échéance au plus près, rencontrera les acteurs politiques et les observateurs internationaux et donnera la parole à celles et ceux qui participent à cette transformation historique.</p>

<p>Kadir Duran</p>

<p>Bruxelles Korner — Astana, Kazakhstan</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 22 Aug 2026 00:03:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Sebahattin Tetik critique sévèrement certains responsables politiques belgo-turcs en direct sur ES TV : « Donnez aux gens des informations correctes »</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/sebahattin-tetik-critique-severement-certains-responsables-politiques-belgo-turcs-en-direct-sur-es-tv-donnez-aux-gens-des-informations-correctes-14076</link>
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                <description><![CDATA[Sebahattin Tetik critique sévèrement certains responsables politiques belgo-turcs en direct sur ES TV : « Donnez aux gens des informations correctes »
Invité en direct sur ES TV, Sebahattin Tetik, président de la Plateforme européenne et conseiller communal à Odunpazarı, a livré une critique appuyée de plusieurs responsables politiques d’origine turque actifs en Belgique. Fort d’environ quarante années d’expérience en Europe, il a notamment mis en cause Emir Kır, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, ainsi que Veli Yüksel, conseiller communal à Gand et ancien député fédéral. Tetik avait déjà exprimé des critiques similaires lors d’un précédent échange avec Kadir Duran de Bruxelles Korner.
Bruxelles Korner | Kadir Duran]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Sebahattin Tetik critique sévèrement certains responsables politiques belgo-turcs en direct sur ES TV : « Donnez aux gens des informations correctes »</h1>

<h3>Invité en direct sur ES TV, Sebahattin Tetik, président de la Plateforme européenne et conseiller communal à Odunpazarı, a livré une critique appuyée de plusieurs responsables politiques d’origine turque actifs en Belgique. Fort d’environ quarante années d’expérience en Europe, il a notamment mis en cause Emir Kır, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, ainsi que Veli Yüksel, conseiller communal à Gand et ancien député fédéral. Tetik avait déjà exprimé des critiques similaires lors d’un précédent échange avec Kadir Duran de Bruxelles Korner.</h3>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/77ac0118-1bd8-43a4-b511-0726cc95d71f.png" /></strong></p>

<p>Lors d’une émission diffusée en direct sur <strong>ES TV à Eskişehir</strong>, le débat a porté sur la représentation politique de la communauté turque en Europe, les relations entre les citoyens expatriés et les institutions publiques, ainsi que sur l’attitude de certains responsables politiques belgo-turcs lorsqu’ils se rendent en Türkiye.</p>

<p>Invité de l’émission animée par <strong>Güray Ateş, directeur général de l’information d’ES TV</strong>, <strong>Sebahattin Tetik</strong>, président de la Plateforme européenne, a tenu des propos particulièrement critiques à l’égard de plusieurs responsables politiques d’origine turque actifs en Belgique.</p>

<p>Selon les informations institutionnelles publiées par la Plateforme européenne, Sebahattin Tetik a vécu de longues années aux Pays-Bas et en Belgique, notamment près de trente ans à Gand, avant de revenir s’installer en Türkiye et de participer à la création d’une structure destinée à développer les liens entre l’Europe et la Türkiye.</p>

<p>La question centrale posée par Tetik durant l’émission peut se résumer ainsi :</p>

<p>« Lorsqu’ils viennent ici, nous leur ouvrons toutes les portes. Mais lorsque nous allons en Europe, pourquoi ne bénéficions-nous pas de la même attitude ? »</p>

<h2>« Ne valorisons-nous pas excessivement les responsables politiques venant d’Europe ? »</h2>

<p>Sebahattin Tetik a ouvert le débat en s’interrogeant sur l’attention accordée en Türkiye aux responsables politiques d’origine turque venus d’Europe.</p>

<p>Soulignant que les systèmes politiques et électoraux belge et turc fonctionnent selon des logiques très différentes, il estime que certaines fonctions politiques locales exercées en Europe sont parfois présentées en Türkiye avec une importance disproportionnée.</p>

<p>Tetik a déclaré :</p>

<p>« Lorsqu’ils viennent ici, est-ce que nous ne leur accordons pas parfois trop d’importance ? Est-ce que nous ne les faisons pas paraître plus puissants qu’ils ne le sont réellement ? La politique européenne et la politique turque sont différentes. »</p>

<p>Il a notamment insisté sur les différences d’échelle entre les fonctions politiques exercées en Belgique et celles exercées en Türkiye.</p>

<p>Une précision reste toutefois nécessaire : en Belgique, les conseils communaux, les parlements régionaux, le Parlement flamand et la Chambre des représentants sont des institutions distinctes. Une fonction de conseiller communal ne peut donc pas être assimilée juridiquement ou politiquement à celle de député.</p>

<h1>Emir Kır au centre de critiques particulièrement sévères</h1>

<p>L’un des passages les plus remarqués de l’émission concernait <strong>Emir Kır, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode</strong>.</p>

<p>Sebahattin Tetik a raconté qu’il avait, par le passé, personnellement facilité certaines visites d’Emir Kır à Eskişehir, notamment en organisant des rencontres avec des responsables publics et en lui réservant un accueil particulièrement attentif.</p>

<p>Selon Tetik, cette disponibilité n’aurait pas toujours été réciproque lors de visites effectuées en Belgique.</p>

<p>Il a notamment évoqué un épisode au cours duquel Emir Kır aurait, selon son récit, renoncé à participer à une rencontre avec la presse organisée à l’occasion d’une visite à Eskişehir.</p>

<p>Ces déclarations relèvent du témoignage et de l’appréciation personnelle de Sebahattin Tetik. Bruxelles Korner les rapporte donc comme telles, tout en rappelant que les personnes citées disposent pleinement d’un droit de réponse et de rectification.</p>

<p>Tetik a déclaré :</p>

<p>« Quand Emir Kır vient ici, nous l’accueillons très correctement. Mais lorsque nous allons là-bas, pouvons-nous bénéficier de la même facilité ? C’est précisément ce que je questionne. »</p>

<h2>Tetik : « Les relations de jumelage doivent être réévaluées »</h2>

<p>Sebahattin Tetik a également remis en question les relations entre Eskişehir et Saint-Josse-ten-Noode, en soulignant les différences importantes de taille et de poids institutionnel entre les collectivités concernées.</p>

<p>Il convient cependant de préciser que l’expression de <strong>« kayyum »</strong>, utilisée durant l’émission, ne correspond pas exactement à la réalité juridique belge.</p>

<h3>Vérification Bruxelles Korner</h3>

<p>À Saint-Josse-ten-Noode, il n’existe pas de mécanisme comparable au système turc consistant à destituer un bourgmestre pour le remplacer directement par un administrateur nommé par l’État.</p>

<p>En revanche, en raison de difficultés budgétaires graves, le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a enclenché, le <strong>28 mai 2026</strong>, une procédure de <strong>tutelle coercitive</strong> à l’égard de la commune.</p>

<p>Le déficit budgétaire cumulé aurait atteint environ <strong>30 millions d’euros</strong>.</p>

<p>Dans le cadre de cette procédure, un contrôle renforcé de certaines décisions financières peut être instauré, éventuellement avec l’intervention d’un commissaire régional. Mais cela ne signifie pas automatiquement que le bourgmestre Emir Kır est démis de ses fonctions.</p>

<p>À l’été 2026, Emir Kır demeure bien officiellement <strong>bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode</strong>.</p>

<p>Par conséquent, même si la critique politique formulée par Sebahattin Tetik peut être débattue, l’expression « un administrateur a été nommé à sa place » n’est pas juridiquement exacte. La formulation correcte est : <strong>« la commune a été placée sous une procédure renforcée de tutelle régionale »</strong>.</p>

<h1>Combien de voix Emir Kır a-t-il réellement obtenues ?</h1>

<p>Durant l’émission, il a également été affirmé qu’Emir Kır avait été élu bourgmestre avec « six ou sept mille voix ».</p>

<p>Les résultats électoraux officiels permettent d’apporter une précision.</p>

<p>Lors des élections communales répétées à Saint-Josse-ten-Noode le <strong>9 février 2025</strong>, <strong>Emir Kır a recueilli 4 680 voix de préférence</strong>.</p>

<p>Sa liste est cependant arrivée très largement en tête du scrutin.</p>

<p>Cette donnée montre également pourquoi les comparaisons directes entre la politique locale belge et la politique turque doivent être effectuées avec prudence.</p>

<p>Saint-Josse-ten-Noode est en effet l’une des dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale et constitue une entité locale relativement petite en termes de population.</p>

<h1>Deuxième cible : Veli Yüksel — « Il faut donner des informations exactes aux citoyens »</h1>

<p>Le deuxième responsable politique particulièrement critiqué par Sebahattin Tetik fut <strong>Veli Yüksel</strong>.</p>

<p>Tetik a notamment contesté la communication entourant l’ouverture du <strong>consulat honoraire de Belgique à Eskişehir</strong>.</p>

<p>Son objection principale était la suivante :</p>

<p>« Un consulat honoraire a été ouvert. Mais un citoyen peut-il y prolonger son passeport ? Peut-il y demander son visa ? Il faut expliquer correctement aux gens quelles sont réellement ses compétences. »</p>

<p>Sur ce point, la distinction faite par Tetik correspond largement à la réalité institutionnelle belge.</p>

<h2>À Eskişehir, il s’agit bien d’un « consulat honoraire »</h2>

<p>Selon les informations officielles du ministère belge des Affaires étrangères, la représentation située à Eskişehir possède le statut de :</p>

<p><strong>Consulat honoraire de Belgique à Eskişehir.</strong></p>

<p>Le consul honoraire est <strong>Ahmet Emir Turan</strong> et sa circonscription couvre notamment <strong>Eskişehir, Afyonkarahisar et Kütahya</strong>.</p>

<p>Les autorités belges précisent clairement que les consulats honoraires disposent de <strong>compétences beaucoup plus limitées</strong> que les ambassades et consulats généraux.</p>

<p>Pour de nombreuses démarches administratives, les citoyens doivent continuer à s’adresser à l’Ambassade de Belgique à Ankara ou au Consulat général à Istanbul.</p>

<p>Les demandes de visa, par exemple, relèvent principalement des services consulaires compétents à Istanbul, tandis que de nombreuses démarches relatives aux passeports et cartes d’identité restent traitées par les services consulaires officiels.</p>

<p>Par conséquent, l’expression générale <strong>« un consulat belge a ouvert à Eskişehir »</strong> peut créer l’impression qu’un consulat de plein exercice y a été installé.</p>

<p>La formulation institutionnellement correcte est donc :</p>

<p><strong>« un consulat honoraire de Belgique a été ouvert à Eskişehir ».</strong></p>

<p>Il faut cependant également rappeler que, dans des déclarations publiques antérieures, Veli Yüksel avait lui-même utilisé l’expression <strong>« consulat honoraire de Belgique »</strong>.</p>

<p>Il serait donc excessif d’affirmer comme un fait établi qu’il aurait personnellement présenté cette structure comme un consulat disposant de toutes les compétences classiques, en l’absence d’un enregistrement précis démontrant le contraire.</p>

<p>Cette distinction est importante du point de vue journalistique.</p>

<h1>Quelle est aujourd’hui la fonction politique de Veli Yüksel ?</h1>

<p>Sebahattin Tetik a également estimé que la fonction politique actuelle de Veli Yüksel devait être présentée avec davantage de précision au public turc.</p>

<p>Les informations officielles permettent là encore de clarifier la situation.</p>

<p><strong>Veli Yüksel est aujourd’hui conseiller communal à Gand.</strong></p>

<p>Il a cependant réellement exercé auparavant des mandats parlementaires importants :</p>

<p><strong>2009-2014 : député au Parlement flamand</strong></p>

<p><strong>2014-2019 : député fédéral à la Chambre des représentants de Belgique</strong></p>

<p>La formulation la plus précise pour le présenter aujourd’hui est donc :</p>

<p><strong>« Veli Yüksel, ancien député fédéral et actuellement conseiller communal à Gand ».</strong></p>

<h1>« Lorsqu’ils viennent en Türkiye, nous leur ouvrons toutes les portes »</h1>

<p>L’intervention de Sebahattin Tetik ne concernait cependant pas uniquement Emir Kır et Veli Yüksel.</p>

<p>Son discours s’inscrivait dans une critique beaucoup plus large de ce qu’il considère comme certaines dérives de la <strong>politique de diaspora</strong>.</p>

<p>Il affirme que les responsables politiques européens d’origine turque qui se rendent en Türkiye bénéficient fréquemment d’un accompagnement destiné à leur permettre de rencontrer des gouverneurs, des maires ou d’autres responsables institutionnels.</p>

<p>Mais selon lui, les délégations venues de Türkiye ne bénéficient pas toujours de la même attention lorsqu’elles se rendent en Belgique.</p>

<p>Tetik a ainsi déclaré :</p>

<p>« Quand ils viennent ici, ils demandent à rencontrer le maire métropolitain, le gouverneur, le directeur de la population ou d’autres responsables. Nous leur ouvrons les portes. Mais quand nous allons là-bas, pourquoi n’avons-nous pas droit au même traitement ? »</p>

<p>À ses yeux, la question centrale n’est donc pas celle de l’appartenance partisane, mais celle de la <strong>réciprocité et du service rendu aux citoyens de la diaspora</strong>.</p>

<h1>« Peu importe votre parti, aidez les gens »</h1>

<p>Sebahattin Tetik a ensuite lancé un appel direct aux élus d’origine turque actifs en Europe :</p>

<p>« Si vous faites de la politique, faites-la avec une colonne vertébrale. Donnez aux gens des informations correctes. »</p>

<p>Selon lui, le rôle d’un élu d’origine turque ne devrait pas se limiter à participer à des visites protocolaires en Türkiye ou à apparaître sur des photographies avec des responsables locaux.</p>

<p>Il devrait avant tout être capable d’aider concrètement les citoyens vivant en Belgique lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes liés aux communes, aux services sociaux, à l’administration, au séjour ou à d’autres institutions publiques.</p>

<p>Cette dimension constituait l’un des messages politiques les plus importants de son intervention.</p>

<h1>Sebahattin Tetik avait déjà formulé des critiques similaires auprès de Bruxelles Korner</h1>

<p>Les déclarations prononcées sur ES TV ne sont pas totalement nouvelles.</p>

<p>Sebahattin Tetik avait récemment exprimé des critiques similaires lors d’un entretien avec <strong>Kadir Duran de Bruxelles Korner</strong>.</p>

<p>Il avait notamment évoqué ce qu’il considère comme un décalage entre l’accueil réservé en Türkiye aux élus de la diaspora et l’attention accordée en Europe aux citoyens d’origine turque ou aux délégations venues de Türkiye.</p>

<p>Lors du direct d’ES TV, il a toutefois franchi une nouvelle étape en formulant publiquement et explicitement ses critiques à l’encontre d’<strong>Emir Kır et de Veli Yüksel</strong>.</p>

<h1>Güray Ateş rappelle un principe journalistique essentiel : « Toutes les personnes citées disposent d’un droit de réponse »</h1>

<p>Un autre élément important du direct fut l’intervention du modérateur <strong>Güray Ateş</strong>.</p>

<p>Alors que Sebahattin Tetik formulait ses critiques à l’encontre de Veli Yüksel, Ateş a clairement rappelé :</p>

<p>« Toute personne citée dispose d’un droit de parole et ce droit lui est garanti sur ES TV. »</p>

<p>Cette intervention constitue un rappel important des principes journalistiques fondamentaux, particulièrement lorsqu’une émission en direct donne lieu à des critiques personnelles ou politiques fortes.</p>

<p>Le même principe s’applique évidemment à Bruxelles Korner.</p>

<p><strong>Si Emir Kır ou Veli Yüksel souhaitent répondre aux affirmations et critiques formulées par Sebahattin Tetik, leurs réactions, explications ou demandes de rectification devront être publiées selon les mêmes principes d’équilibre journalistique.</strong></p>

<h1>Tetik critique également Ankara</h1>

<p>La deuxième partie de l’émission s’est ensuite recentrée sur la politique locale à Eskişehir.</p>

<p>Sebahattin Tetik a estimé que les investissements de l’État central dans la région étaient insuffisants.</p>

<p>Il a évoqué plusieurs dossiers : infrastructures routières, zones industrielles, transport aérien, fret aérien, vols réguliers, éducation, crèches ou encore projets de développement économique.</p>

<p>Rappelant qu’il avait précédemment identifié « 18 problèmes » majeurs à Eskişehir, Tetik a lancé :</p>

<p>« Il y avait 18 problèmes. Aujourd’hui, il y en a 30. »</p>

<p>Ces affirmations relatives au niveau d’investissement public nécessiteraient toutefois une analyse distincte fondée sur les budgets officiels, les données des ministères concernés et celles des collectivités locales.</p>

<h1>Éloges adressés à la municipalité d’Odunpazarı</h1>

<p>Sebahattin Tetik s’est montré beaucoup plus positif lorsqu’il a évoqué la municipalité d’Odunpazarı, dont il est lui-même conseiller communal.</p>

<p>Il a notamment insisté sur la possibilité donnée aux différents groupes politiques de s’exprimer au conseil communal, sur la retransmission en direct des réunions et sur l’importance qu’il accorde à la discipline financière.</p>

<p>Il a particulièrement salué la manière dont le maire d’Odunpazarı, <strong>Kazım Kurt</strong>, préside les réunions du conseil communal en permettant aux élus appartenant à différentes formations politiques de prendre la parole.</p>

<p>Tetik a également rappelé qu’il exerce des responsabilités au sein de l’<strong>Union des municipalités d’Anatolie centrale</strong>, notamment dans des domaines liés aux projets spéciaux, aux financements et aux relations internationales.</p>

<h1>La représentation politique des habitants originaires d’Emirdağ également évoquée</h1>

<p>Dans la dernière partie de l’émission, le débat s’est déplacé vers la présence économique, sociale et politique des habitants originaires d’Emirdağ à Eskişehir.</p>

<p>Tetik estime qu’environ <strong>150 000 à 160 000 personnes originaires d’Emirdağ</strong> entretiennent aujourd’hui un lien étroit avec Eskişehir.</p>

<p>Selon lui, leur poids économique et social ne se reflète pas encore suffisamment dans leur représentation politique.</p>

<p>Il a déclaré :</p>

<p>« Les habitants originaires d’Emirdağ sont présents dans le commerce, dans l’économie et dans la vie sociale d’Eskişehir. Mais politiquement, nous ne sommes pas représentés au même niveau. »</p>

<p>Il a expliqué que la nouvelle structure fédérative en cours de développement vise notamment à réduire les divisions existantes et à réunir des personnes appartenant à différentes sensibilités politiques autour de dossiers communs.</p>

<h1>Analyse | Le débat dépasse largement Emir Kır et Veli Yüksel</h1>

<p>Réduire l’intervention de Sebahattin Tetik à une simple polémique personnelle visant deux responsables politiques belgo-turcs serait insuffisant.</p>

<p>Le débat pose en réalité une question beaucoup plus profonde concernant la politique de diaspora :</p>

<p><strong>Comment mesurer réellement la réussite d’un responsable politique issu de l’immigration ?</strong></p>

<p>Est-ce sa capacité à se faire photographier avec un gouverneur, un maire ou un ministre lors d’un déplacement en Türkiye ?</p>

<p>Est-ce simplement le fait de remporter une élection en Belgique ?</p>

<p>Est-ce son origine turque ?</p>

<p>Ou faut-il plutôt mesurer son action à sa capacité à défendre concrètement les citoyens, à faciliter leur accès aux institutions et à construire de véritables passerelles politiques et administratives entre l’Europe et la Türkiye ?</p>

<p>C’est précisément sur ce terrain que se situe la critique de Sebahattin Tetik.</p>

<p>Mais le même niveau d’exigence doit évidemment également s’appliquer à ceux qui formulent ces critiques.</p>

<p>Dire qu’un responsable politique est <strong>« peu sincère »</strong> relève d’un jugement politique.</p>

<p>En revanche, affirmer qu’« un administrateur a été nommé à sa place », qu’« il n’aide personne » ou qu’« il diffuse de fausses informations » correspond à des affirmations pouvant faire l’objet d’une vérification factuelle et nécessitant donc des preuves, du contexte et un droit de réponse.</p>

<p>Les vérifications effectuées permettent ainsi d’établir deux éléments principaux.</p>

<p><strong>Premièrement :</strong> Saint-Josse-ten-Noode fait bien face à une situation financière grave et à une procédure renforcée de tutelle régionale, mais Emir Kır n’a pas été remplacé par un « kayyum » au sens turc du terme. Il reste officiellement bourgmestre.</p>

<p><strong>Deuxièmement :</strong> la représentation belge ouverte à Eskişehir est bien un <strong>consulat honoraire</strong>, et non un consulat général disposant de l’ensemble des compétences administratives classiques.</p>

<p>Le débat lancé sur ES TV gagnerait donc à se poursuivre non pas uniquement sur le terrain des déclarations politiques, mais sur celui des <strong>documents, des compétences institutionnelles, des réalisations concrètes et des résultats obtenus pour les citoyens</strong>.</p>

<h1>Conclusion : vers un nouveau débat sur la responsabilité des élus de la diaspora ?</h1>

<p>La sortie médiatique de Sebahattin Tetik pourrait ouvrir une discussion beaucoup plus large sur le rôle des élus d’origine turque en Belgique et, plus généralement, sur la représentation politique de la diaspora turque en Europe.</p>

<p>Car la question n’est désormais plus simplement :</p>

<p><strong>« Combien de responsables politiques d’origine turque ont été élus ? »</strong></p>

<p>La question devient :</p>

<p><strong>« Qu’ont-ils réellement fait pour les citoyens ? »</strong></p>

<p>C’est finalement tout le sens de l’interpellation lancée par Sebahattin Tetik sur ES TV :</p>

<p>« Si nous ouvrons nos portes en Türkiye aux citoyens et aux responsables politiques venant d’Europe, les responsables politiques qui vivent en Europe doivent également aider nos citoyens. Ils doivent leur donner des informations correctes. »</p>

<p>Les éventuelles réponses d’<strong>Emir Kır et de Veli Yüksel</strong> détermineront maintenant si cette controverse restera un simple affrontement médiatique ou si elle ouvrira un véritable débat sur la <strong>représentation, le service aux citoyens et la responsabilité politique au sein de la diaspora turque d’Europe</strong>.</p>

<p><strong>Bruxelles Korner | Kadir Duran</strong></p>

<p><em>Note éditoriale : les témoignages personnels, critiques et appréciations formulés par Sebahattin Tetik sont rapportés comme étant ses propres déclarations. Les éléments institutionnels vérifiables ont été distingués des opinions et replacés dans leur contexte. Les personnes citées disposent pleinement d’un droit de réponse et de rectification.</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 08 Aug 2026 12:04:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumu</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/22-rusya-kazakistan-bolgelerarasi-is-birligi-forumu-13775</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/22-rusya-kazakistan-bolgelerarasi-is-birligi-forumu-13775</guid>
                <description><![CDATA[Vladimir Putin ile Kassym-Jomart Tokayev, ”Küresel Bir Lojistik Ekosisteminin Oluşturulması: Rusya-Kazakistan İş Birliği İçin Yeni Ufuklar” temasıyla düzenlenen 22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumunun genel kurul oturumuna katıldı.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p data-end=”294” data-start=”35”><strong data-end=”79” data-start=”35”>Vladimir Putin ile Kassym-Jomart Tokayev</strong>, <strong data-end=”182” data-start=”81”>”Küresel Bir Lojistik Ekosisteminin Oluşturulması: Rusya-Kazakistan İş Birliği İçin Yeni Ufuklar”</strong> temasıyla düzenlenen <strong data-end=”260” data-start=”204”>22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumu</strong>nun genel kurul oturumuna katıldı.</p>

<p data-end=”625” data-start=”296”>Forum, <strong data-end=”319” data-start=”303”>24-25 Temmuz</strong> tarihlerinde <strong data-end=”341” data-start=”333”>Omsk</strong> kentinde gerçekleştiriliyor. Etkinliğe iki ülkenin başbakan yardımcıları, bakanlık ve kurum başkanları, Rusya Federasyonu’na bağlı bölgelerin yöneticileri ile Kazakistan Cumhuriyeti’nin eyalet temsilcileri, parlamenterler, iş dünyası ve uzman çevrelerinden çok sayıda isim katılıyor.</p>

<p data-end=”674” data-start=”634”><strong data-end=”674” data-start=”634”>Rusya Devlet Başkanı Vladimir Putin:</strong></p>

<p data-end=”740” data-start=”676”><strong data-end=”740” data-start=”676”>Sayın Cumhurbaşkanı, değerli katılımcılar, kıymetli dostlar,</strong></p>

<p data-end=”840” data-start=”742”>Hepinizi Rusya’nın Omsk kentinde bir kez daha içtenlikle selamlamaktan büyük memnuniyet duyuyorum.</p>

<p data-end=”1215” data-start=”842”>Bugün <strong data-end=”904” data-start=”848”>22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumu</strong> kapsamında bir aradayız. Az önce ikili çalışma görüşmemizde de ifade ettiğim gibi, ülkelerimizin bölgesel temsilcilerini bir araya getiren ilk forum 2003 yılında yine burada, Omsk’ta düzenlenmişti. O tarihten bu yana bu forumlar güzel bir gelenek haline geldi ve düzenli olarak gerçekleştirilmeye devam ediyor.</p>

<p data-end=”1480” data-start=”1217”>Az önce bir konuyu hatırlıyordum. Cumhurbaşkanı Tokayev’in Omsk’u ziyaret etmekten ayrıca memnuniyet duymasının özel bir nedeni var. Babası <strong data-end=”1374” data-start=”1357”>Kemel Tokayev</strong>, 1945 yılının kışında cephede ağır yaralandıktan sonra bu şehirdeki bir askerî hastanede tedavi görmüştü.</p>

<p data-end=”1611” data-start=”1482”>Konuşmama bu notla başlamak istedim. İzninizle kısa değerlendirmemi yaptıktan sonra sözü Kazakistan Cumhurbaşkanı’na bırakacağım.</p>

<p data-end=”2030” data-start=”1613”>Bu yılki forum, Rusya ve Kazakistan’dan <strong data-end=”1681” data-start=”1653”>650’den fazla temsilciyi</strong> bir araya getirdi. Katılımcılar arasında Rusya Federasyonu’na bağlı bölgelerin ve Kazakistan eyaletlerinin yöneticileri, başbakan yardımcıları, bakanlar, milletvekilleri, iş insanları ve uzmanlar yer alıyor. Kısacası, iki ülke arasındaki ekonomik, siyasi ve sosyal ilişkilerin geliştirilmesine doğrudan katkı sağlayan tüm kesimler burada bulunuyor.</p>

<p data-end=”2396” data-start=”2032”>Az önce Kazakistan Cumhurbaşkanı ile gerçekleştirdiğimiz görüşmede, bölgelerin Rusya-Kazakistan ortaklığının her alanda geliştirilmesine sunduğu aktif katkıyı özellikle takdir ettiğimizi ifade ettik. Ticaret hacminin artması ve karşılıklı yatırımların büyümesi büyük ölçüde bölgesel yönetimlerin ve iş dünyasının koordineli çalışmaları sayesinde mümkün olmaktadır.</p>

<p data-end=”2599” data-start=”2398”>Nitekim <strong data-end=”2422” data-start=”2406”>2025 yılında</strong> iki ülke arasındaki ticaret hacmi <strong data-end=”2492” data-start=”2457”>yaklaşık 29 milyar ABD dolarına</strong> ulaştı. Rusya’nın Kazakistan ekonomisine yaptığı yatırımların toplamı ise <strong data-end=”2599” data-start=”2567”>30 milyar ABD dolarını aştı.</strong></p>

<p>Kaynak: (BYZHA) Beyaz Haber Ajansı</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 12:22:56 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Putin Kazakistan Cumhurbaşkanı Kassym-Jomart Tokayev ile Görüştü</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/putin-kazakistan-cumhurbaskani-kassym-jomart-tokayev-ile-gorustu-13774</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/putin-kazakistan-cumhurbaskani-kassym-jomart-tokayev-ile-gorustu-13774</guid>
                <description><![CDATA[Vladimir Putin ile Kassym-Jomart Tokayev, 22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumu kapsamında bir araya gelerek Rusya-Kazakistan ilişkileri ile bölgesel ve uluslararası iş birliğini ele aldı.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p data-end=”312” data-start=”97”><strong data-end=”115” data-start=”97”>Vladimir Putin</strong> ile <strong data-end=”145” data-start=”120”>Kassym-Jomart Tokayev</strong>, <strong data-end=”203” data-start=”147”>22. Rusya-Kazakistan Bölgelerarası İş Birliği Forumu</strong> kapsamında bir araya gelerek Rusya-Kazakistan ilişkileri ile bölgesel ve uluslararası iş birliğini ele aldı.</p>

<p data-end=”647” data-start=”314”>Görüşme öncesinde iki lider, iki ülke arasındaki iş birliğini anlatan bilgi stantlarını ziyaret etti. Sunumlar, Rusya-Kazakistan Hükümetlerarası İş Birliği Komisyonu Rus Eş Başkanı ve Rusya Başbakan Yardımcısı <strong data-end=”543” data-start=”524”>Aleksey Overçuk</strong> ile Kazakistan Başbakan Yardımcısı ve Yapay Zekâ Bakanı <strong data-end=”618” data-start=”600”>Jaslan Madiyev</strong> tarafından gerçekleştirildi.</p>

<h2 data-end=”695” data-section-id=”gz3nl2” data-start=”656”>Rusya Devlet Başkanı Vladimir Putin:</h2>

<p data-end=”715” data-start=”697”><strong data-end=”715” data-start=”697”>Sayın Tokayev,</strong></p>

<p data-end=”737” data-start=”717”><strong data-end=”737” data-start=”717”>Değerli dostlar,</strong></p>

<p data-end=”987” data-start=”739”>Sizi Rusya’nın Omsk kentinde ağırlamaktan büyük memnuniyet duyuyoruz. İlk Bölgeler Forumu 2003 yılında burada düzenlenmişti. O tarihten bu yana bu alandaki çalışmalar kesintisiz devam ederek ikili ilişkilerimizin gelişimine önemli katkılar sağladı.</p>

<p data-end=”1398” data-start=”989”>İlişkilerimiz başarılı bir şekilde gelişiyor. Bunlar yalnızca sözde değil, fiiliyatta da stratejik nitelik taşıyan ilişkilerdir. Bunun en önemli göstergesi artan ticaret hacmidir. Geçtiğimiz yıl ikili ticaret hacmimiz tam olarak <strong data-end=”1246” data-start=”1218”>27,8 milyar ABD dolarına</strong> ulaştı. Bu oldukça iyi bir seviyedir. Bu yılın ilk beş ayında ise, en azından elimizdeki verilere göre, ticaretimiz yüzde 4’ün üzerinde artış gösterdi.</p>

<p data-end=”1791” data-start=”1400”>Bu olumlu ivme geleceğe yönelik güçlü beklentilere sahip olduğumuzu gösteriyor. Bu beklentilerin temelinde ise yatırımlar yer alıyor. Çünkü bugün yapılan yatırımlar geleceğin koşullarını ve hedeflerini belirlemektedir. Bu alanda da gurur duyabileceğimiz sonuçlara sahibiz. Rus şirketlerinin yer aldığı yaklaşık <strong data-end=”1735” data-start=”1711”>30 milyar ABD doları</strong> değerinde <strong data-end=”1774” data-start=”1746”>70 ortak yatırım projesi</strong> yürütülmektedir.</p>

<p data-end=”1974” data-start=”1793”>Bu yönüyle Rusya, Kazakistan ekonomisinin en büyük yatırımcısı konumundadır. İş birliğimiz metalurji, makine sanayi, enerji, ilaç sektörü ve birçok farklı alana yayılmış durumdadır.</p>

<p data-end=”2435” data-start=”1976”>İnsani ilişkiler alanındaki iş birliğimiz de büyük önem taşımaktadır. Özellikle eğitim öncelikli konular arasında yer alıyor. Binlerce Kazakistan vatandaşı Rus üniversitelerinde eğitim görüyor. Burada, Omsk’ta Kazak Milli Üniversitesi’nin bir şubesinin açılmış olmasını özellikle vurgulamak isterim. Ayrıca Rus öğrencilerine <strong data-end=”2321” data-start=”2301”>100 devlet bursu</strong> tahsis edilmesinden dolayı da size teşekkür ediyorum. Böylece öğrenciler ücretsiz eğitim alma imkânına kavuşuyor.</p>

<p data-end=”2851” data-start=”2437”>Uluslararası platformlarda da aktif şekilde birlikte çalışıyoruz. Bölgesel kuruluşlarımızın faaliyetlerine etkin biçimde katılıyoruz. Bu yıl Rusya <strong data-end=”2630” data-start=”2584”>Kolektif Güvenlik Antlaşması Örgütü (KGAÖ)</strong> dönem başkanlığını yürütürken, Kazakistan ise <strong data-end=”2711” data-start=”2677”>Avrasya Ekonomik Birliği (AEB)</strong> dönem başkanlığını üstleniyor. Bu alanlarda da görüş alışverişi yapacak ve ortak tutumlarımızı uyumlu hâle getirecek birçok konu bulunuyor.</p>

<p data-end=”3059” data-start=”2853”>Doğrudan ilişkilerimiz hızla gelişmeye devam ediyor. Bu noktada bölgesel düzeyde yürütülen çalışmalar büyük önem taşıyor. Her iki taraftaki çalışma arkadaşlarımıza özverili katkıları için teşekkür ediyorum.</p>

<p data-end=”3287” data-start=”3061”>Bugünkü etkinliğe, üst düzey devlet yetkilileri, valiler, bölge yöneticileri ve iş insanları dâhil olmak üzere <strong data-end=”3189” data-start=”3172”>650 katılımcı</strong> iştirak ediyor. Bildiğim kadarıyla bugün de her zaman olduğu gibi çok sayıda anlaşma imzalanacak.</p>

<p data-end=”3528” data-start=”3289”>Sizi bir kez daha hoş geldiniz diyerek selamlıyorum. Bu sabah hastaneyi ziyaret ettiğinizi biliyorum. Omsk sizin için Rusya’daki sıradan şehirlerden biri değil. Bunu biraz sonra meslektaşlarımızla yapacağımız görüşmede de dile getireceğim.</p>

<p data-end=”3838” data-start=”3530”>Cumhurbaşkanı Tokayev’in babası, <strong data-end=”3648” data-start=”3563”>1945 yılının kışında cephede ağır yaralandıktan sonra bu şehirde tedavi görmüştü.</strong> Bu durum, Büyük Vatanseverlik Savaşı’nın hatırasını yaşatmaya ve halklarımızın Nazizm’e karşı kazanılan zafere yaptığı ortak katkıyı unutmamaya verdiğimiz önemi bir kez daha göstermektedir.</p>

<p data-end=”3902” data-start=”3840”>Sayın Cumhurbaşkanı, sizi burada görmekten mutluluk duyuyoruz.</p>

<h2 data-end=”3959” data-section-id=”1qjheu6” data-start=”3909”>Kazakistan Cumhurbaşkanı Kassym-Jomart Tokayev:</h2>

<p data-end=”3997” data-start=”3961”>Teşekkür ederim Sayın Cumhurbaşkanı.</p>

<p data-end=”4185” data-start=”3999”>Beni Rus tarihinin önemli şehirlerinden biri olan ve halklarımız arasındaki iş birliğinin geliştirilmesinde önemli rol üstlenen güzel Omsk şehrine davet ettiğiniz için teşekkür ediyorum.</p>

<p data-end=”4317” data-start=”4187”>Astana’dan Omsk’a <strong data-end=”4240” data-start=”4205”>40 dakikadan biraz fazla sürede</strong> ulaştım. İki şehir birbirine oldukça yakın; her ikisi de sınır şehirleridir.</p>

<p data-end=”4481” data-start=”4319”>Bugün de ifade edildiği gibi, Kazakistan ile Rusya dünyanın en uzun kesintisiz kara sınırını paylaşmaktadır. Bu nedenle bu sınır, dostluk ve iş birliği sınırıdır.</p>

<p data-end=”4830” data-start=”4483”>Söyledikleriniz tamamen doğrudur. Gerçekten de birbirimizin en büyük ticaret ortaklarından biriyiz. <strong data-end=”4656” data-start=”4583”>2025 yılında ticaret hacmimiz yaklaşık 28 milyar ABD dolarına ulaştı.</strong> Bu yıl ise göstergeler son derece olumlu seyrediyor. 2025’in ilk beş ayıyla karşılaştırıldığında bu yılın aynı döneminde karşılıklı ticaretimiz önemli ölçüde artış gösterdi.</p>

<p data-end=”4987” data-start=”4832”>Yatırımlara gelince; gerçekten de Rusya, ekonomimize en fazla yatırım yapan ülkedir. Rus yatırımlarının toplamı <strong data-end=”4979” data-start=”4944”>yaklaşık 30 milyar ABD dolarına</strong> ulaştı.</p>

<p data-end=”5263” data-start=”4989”>Ayrıca birlikte belirlediğimiz <strong data-end=”5055” data-start=”5020”>177 umut vadeden sanayi projesi</strong> bulunuyor. Bunlardan <strong data-end=”5087” data-start=”5077”>122’si</strong> şimdiden hayata geçirildi. Bu projelerin toplam değeri <strong data-end=”5171” data-start=”5143”>53 milyar ABD dolarıdır.</strong> Günümüzün zorlu jeopolitik koşulları dikkate alındığında bu son derece önemli bir rakamdır.</p>

<p data-end=”5456” data-start=”5265”>İnsani iş birliği alanında da yoğun çalışmalar yürütüyoruz. Az önce Kazak Milli Üniversitesi’nin Omsk’taki şubesinin açılışından söz ettiniz. Bu, üniversitemizin yurt dışındaki ilk şubesidir.</p>

<p data-end=”5728” data-start=”5458”>Sayın Cumhurbaşkanı, bu projeye verdiğiniz destekten dolayı size içten teşekkür ediyorum. Aslında diğer tüm ortak projelerimiz de sizin siyasi iradeniz olmasaydı mümkün olmazdı. Ayrıca Rus Hükûmeti’nin bu alandaki aktif çalışmalarını da özellikle takdir etmek istiyorum.</p>

<p data-end=”5884” data-start=”5730”>Eğitim konusunda da belirttiğiniz gibi <strong data-end=”5787” data-start=”5769”>Sirius Projesi</strong> kapsamında büyük beklentilerimiz var. Almatı ve Astana’da iki okulun inşasına başlanmış durumda.</p>

<p data-end=”6172” data-start=”5886”>Uzay çalışmaları ise iki ülke arasındaki geleneksel iş birliği alanlarından biridir. Bu alanda aktif şekilde birlikte çalışıyoruz. Ortak bir uzay fırlatma operasyonu gerçekleştirdik. İlgili kurumlarımız yakın iş birliği içinde faaliyet gösteriyor ve herhangi bir ciddi sorun bulunmuyor.</p>

<p data-end=”6276” data-start=”6174”>Bu vesileyle Rusya’nın ilgili uzay kurumunun yapıcı çalışmalarını da özellikle takdir etmek istiyorum.</p>

<p>Kaynak: (BYZHA) Beyaz Haber Ajansı</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 12:22:40 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Putin’den Deniz Kuvvetleri Günü Mesajı: ”Rus Donanması Güçlenmeye Devam Ediyor”</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/putinden-deniz-kuvvetleri-gunu-mesaji-rus-donanmasi-guclenmeye-devam-ediyor-13773</link>
                <guid>https://www.bruxelleskorner.com/haber/putinden-deniz-kuvvetleri-gunu-mesaji-rus-donanmasi-guclenmeye-devam-ediyor-13773</guid>
                <description><![CDATA[Rusya Devlet Başkanı Vladimir Putin, Deniz Kuvvetleri Günü dolayısıyla yayımladığı mesajda Rus Donanması’nın ülkenin savunmasındaki kritik rolüne dikkat çekerek, donanmanın modernizasyon çalışmalarının aralıksız sürdüğünü vurguladı.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Rusya Devlet Başkanı Vladimir Putin, Deniz Kuvvetleri Günü dolayısıyla yayımladığı mesajda Rus Donanması’nın ülkenin savunmasındaki kritik rolüne dikkat çekerek, donanmanın modernizasyon çalışmalarının aralıksız sürdüğünü vurguladı.</p>

<p>Putin, Rus denizcilerinin yalnızca askeri görevleri yerine getirmekle kalmadığını, aynı zamanda zorlu doğa koşullarıyla da mücadele ettiğini belirterek, görev bilinci, cesaret ve vatan sevgisinin Rus Donanması’nın temel değerleri olduğunu ifade etti.</p>

<p>Rusya’nın 13 denize kıyısı bulunduğunu hatırlatan Putin, donanmanın ülkenin güvenliği ile dünya denizlerindeki meşru çıkarlarının korunmasında stratejik bir görev üstlendiğini söyledi.</p>

<p>Açıklamasında, Rusya’nın nükleer caydırıcılık kapasitesinin deniz ayağının güçlendirildiğini belirten Putin, yeni savaş gemileri ve özel amaçlı deniz araçlarının seri üretiminin devam ettiğini, denizaltı, suüstü, kıyı birlikleri ve deniz havacılığının modern silah ve teçhizatlarla donatıldığını kaydetti.</p>

<p>Putin ayrıca, Ukrayna’daki ”özel askeri operasyon” olarak nitelendirdiği süreçte görev yapan deniz kuvvetleri personelinin önemli başarılar elde ettiğini belirterek, binlerce denizci ve subayın devlet nişanlarıyla ödüllendirildiğini söyledi.</p>

<p>Mesajının sonunda tüm deniz kuvvetleri personeline ve ailelerine teşekkür eden Putin, ”Rus Donanması’nın güçlenmesine katkı sağlayan tüm denizcilerimize minnettarız. Deniz Kuvvetleri Gününüz kutlu olsun.” ifadelerini kullandı.</p>

<p>Kaynak: (BYZHA) Beyaz Haber Ajansı</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 12:22:34 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Putin Marks Navy Day, Highlights Strengthening of Russia’s Naval Forces</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/putin-marks-navy-day-highlights-strengthening-of-russias-naval-forces-13772</link>
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                <description><![CDATA[Russian President Vladimir Putin has marked Navy Day by praising the country’s naval personnel and emphasizing the continued modernization of Russia’s Navy.]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Russian President Vladimir Putin has marked Navy Day by praising the country’s naval personnel and emphasizing the continued modernization of Russia’s Navy.</p>

<p>In his address, Putin said Russian sailors serve not only in combat but also under some of the world’s most challenging maritime conditions, describing courage, loyalty, and devotion to the nation as the defining values of the Russian Navy.</p>

<p>Noting that Russia is bordered by 13 seas, Putin stressed that the Navy plays a crucial role in ensuring national defense, security, and protecting the country’s legitimate interests across the world’s oceans.</p>

<p>The Russian leader also stated that the naval component of Russia’s nuclear deterrence is being strengthened, while serial production of new warships and specialized vessels continues. He added that submarine, surface, coastal, and naval aviation units are steadily receiving advanced weapons and military equipment.</p>

<p>Referring to what Moscow calls the ”special military operation,” Putin said the professionalism and resilience of Russian naval personnel have played a significant role, adding that tens of thousands of sailors and officers have received state decorations, including the Hero of Russia award.</p>

<p>Concluding his message, Putin thanked all members of the Russian Navy for their service and wished them and their families well, extending his congratulations on Navy Day.</p>

<p>Kaynak: (BYZHA) Beyaz Haber Ajansı</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 12:22:24 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Rupture historique dans la politique turque : comment le YENİ Parti est-il né ? Comment Özgür Özel a-t-il été élu président ? Jusqu’où ira l’hémorragie au sein du CHP ?  Une décision de justice, la cr</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
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                <description><![CDATA[Rupture historique dans la politique turque : comment le YENİ Parti est-il né ? Comment Özgür Özel a-t-il été élu président ? Jusqu’où ira l’hémorragie au sein du CHP ?

Une décision de justice, la création du YENİ Parti avec 91 députés et une vague de démissions qui s’étend désormais de province en province, de district en district…

Par Kadir Duran – Bruxelles Korner]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<iframe width="315" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/irC1i9TYLk8" title="yeni parti" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe><p><span style="font-size:26px"><strong>Rupture historique dans la politique turque : comment le YENİ Parti est-il né ? Comment Özgür Özel a-t-il été élu président ? Jusqu’où ira l’hémorragie au sein du CHP ?</strong></span></p>

<p><span style="font-size:20px"><em>Une décision de justice, la création du YENİ Parti avec 91 députés et une vague de démissions qui s’étend désormais de province en province, de district en district…</em></span></p>

<p>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-07-25%20134218.jpg" /></p>

<p>La Turquie traverse l’une des plus importantes recompositions politiques de ces dernières années.</p>

<p>Le processus engagé par la décision de justice annulant le congrès ordinaire de 2023 du CHP pour « nullité absolue » (mutlak butlan) a profondément bouleversé non seulement la direction du Parti républicain du peuple (CHP), mais également l’ensemble de l’opposition parlementaire turque.</p>

<p>Après cette décision, le départ d’Özgür Özel, sa décision de créer une nouvelle formation politique, la naissance du YENİ Parti avec 91 députés, le transfert du statut de principal parti d’opposition à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) et, enfin, la multiplication des démissions dans les provinces, les districts et les collectivités locales ouvrent une nouvelle page de la vie politique turque.</p>

<p>Retour chronologique sur les événements.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>1. Une crise déclenchée par une décision de justice</strong></p>

<p>Tout commence avec la décision rendue concernant le congrès ordinaire du CHP de 2023.</p>

<p>Le tribunal juge le congrès juridiquement nul et prononce la fin du mandat d’Özgür Özel à la présidence du parti, rétablissant Kemal Kılıçdaroğlu à la tête du CHP.</p>

<p>Cette décision provoque une onde de choc au sein du parti.</p>

<p>De nombreux députés, maires et responsables locaux soutenant Özgür Özel estiment que cette décision dépasse largement le cadre juridique et constitue une intervention directe dans la vie politique.</p>

<p>Deux lignes politiques distinctes apparaissent alors clairement au sein du CHP.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>2. 15 juillet : le premier signal d’un nouveau parti</strong></p>

<p>Le 15 juillet, Özgür Özel confirme publiquement qu’un nouveau mouvement politique est en préparation.</p>

<p>Il annonce que les travaux sur le programme, les statuts et l’équipe fondatrice sont pratiquement achevés et que la création officielle du parti interviendra rapidement.</p>

<p>Dans les jours qui suivent, de nombreuses réunions sont organisées avec les députés, les membres du Conseil du parti, les membres du Comité exécutif central (MYK) ainsi que les présidents provinciaux.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>3. 21 juillet : le dernier discours du groupe parlementaire du CHP</strong></p>

<p>Le 21 juillet marque un tournant historique.</p>

<p>Lors de la réunion du groupe parlementaire du CHP à la TBMM, Özgür Özel ouvre son intervention par une phrase devenue symbolique :</p>

<p>« Chaque fin est un nouveau commencement. »</p>

<p>Il annonce officiellement qu’il créera un nouveau parti avec les députés qui le soutiennent.</p>

<p>Il affirme notamment que :</p>

<p>* le nouveau parti deviendra la principale force d’opposition au Parlement ;</p>

<p>* le combat politique se poursuivra sous une nouvelle bannière ;</p>

<p>* une grande partie des cadres élus du CHP rejoindra cette nouvelle formation.</p>

<p>À partir de ce moment, la rupture devient irréversible.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>4. 22 et 23 juillet : les derniers préparatifs</strong></p>

<p>Après cette annonce, Ankara connaît une intense activité politique.</p>

<p>Des réunions successives sont organisées avec les députés, les présidents provinciaux, les membres du Parti, les maires et les principaux responsables de l’organisation.</p>

<p>Lors des réunions à huis clos, un accord est trouvé sur le ralliement de 91 députés au nouveau parti.</p>

<p>Le nom du parti, ses statuts, son programme et la liste des fondateurs sont définitivement validés.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>5. 24 juillet : naissance officielle du YENİ Parti</strong></p>

<p>Le 24 juillet au matin, Özgür Özel démissionne officiellement du CHP.</p>

<p>Quelques heures plus tard, les documents constitutifs du YENİ Parti sont déposés auprès du ministère de l’Intérieur.</p>

<p>Le nouveau parti acquiert ainsi officiellement la personnalité juridique.</p>

<p>Le choix de cette date, correspondant à l’anniversaire du traité de Lausanne, est largement perçu comme hautement symbolique.</p>

<p>À l’issue du dépôt des statuts, Özgür Özel déclare :</p>

<p>« Que cela soit bénéfique pour notre patrie et notre nation. »</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/756038591_2036671540289777_7623604623197562773_n.jpg" style="height:800px; width:800px" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>6. Le rapport de forces au Parlement est bouleversé</strong></p>

<p>Avec la création du YENİ Parti, la composition de la Grande Assemblée nationale est profondément modifiée.</p>

<p>La nouvelle répartition des sièges est la suivante :</p>

<p>* AK Parti : 277 députés</p>

<p>* YENİ Parti : 91 députés</p>

<p>* DEM Parti : 56 députés</p>

<p>* MHP : 46 députés</p>

<p>* CHP : 44 députés</p>

<p>* İYİ Parti : 29 députés</p>

<p>* Yeni Yol Partisi : 20 députés</p>

<p>* Autres partis et indépendants : 29 députés</p>

<p>Conséquences immédiates :</p>

<p>* le YENİ Parti devient le deuxième groupe parlementaire du pays ;</p>

<p>* il récupère le statut de principale force d’opposition ;</p>

<p>* le CHP recule à la cinquième place de l’hémicycle.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>7. Une étape symbolique à la mosquée Hacı Bayram-ı Veli</strong></p>

<p>Après les formalités de création du parti, Özgür Özel et les députés fondateurs se rendent à la mosquée Hacı Bayram-ı Veli d’Ankara pour la prière du vendredi.</p>

<p>Cette visite revêt une forte portée symbolique.</p>

<p>Le 23 avril 1920, avant l’ouverture de la première Assemblée nationale, Mustafa Kemal Atatürk avait lui aussi participé à la prière dans cette même mosquée avant de rejoindre le premier Parlement.</p>

<p>En empruntant ce même parcours, le YENİ Parti entend faire référence à l’esprit fondateur de la République.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>8. Première réunion du Conseil des fondateurs à l’Anadolu Kulübü</strong></p>

<p>Après la prière, les fondateurs se réunissent à l’Anadolu Kulübü d’Ankara.</p>

<p>Le choix de ce lieu est lui aussi hautement symbolique.</p>

<p>Créé sur instruction de Mustafa Kemal Atatürk, ce club historique est considéré comme l’un des lieux emblématiques de la République.</p>

<p>Au cours de cette première réunion :</p>

<p>* la direction provisoire du parti est constituée ;</p>

<p>* les fondateurs reçoivent leur insigne ;</p>

<p>* le calendrier de l’organisation territoriale est adopté ;</p>

<p>* l’élection du président du parti est organisée.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202026-07-25%20135136.jpg" style="height:637px; width:745px" /></p>

<p><strong>9. Özgür Özel élu président à l’unanimité</strong></p>

<p>À l’issue du vote du Conseil des fondateurs, Özgür Özel est élu à l’unanimité premier président du YENİ Parti.</p>

<p>Quelques jours seulement après avoir quitté la présidence du CHP, il devient ainsi le chef de cette nouvelle force politique.</p>

<p>Dans sa première déclaration, il annonce que la première visite officielle du parti aura lieu le lendemain à 11 heures au mausolée d’Atatürk (Anıtkabir).</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/753522371_1545099703205110_3258409522241150250_n.jpg" style="height:449px; width:800px" /></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>10. L’hémorragie commence au sein du CHP</strong></p>

<p>La création du YENİ Parti ne provoque pas seulement le départ de députés.</p>

<p>Une vague de démissions touche désormais les structures locales du CHP.</p>

<p>Des maires, conseillers municipaux, présidents provinciaux, présidents de district et responsables locaux annoncent progressivement leur ralliement au nouveau parti.</p>

<p>L’un des cas les plus emblématiques est celui d’Eskişehir.</p>

<p>Le maire d’Odunpazarı, Kazım Kurt, quitte le CHP après près de quarante ans de militantisme, accompagné de la grande majorité des membres du conseil municipal.</p>

<p>Le maire de Çanakkale, Muharrem Erkek, affiche également son soutien à Özgür Özel.</p>

<p>Selon plusieurs observateurs politiques à Ankara, d’autres maires de métropoles, de villes et de districts pourraient suivre dans les prochains jours.</p>

<p>Les organisations locales connaissent elles aussi une forte désorganisation.</p>

<p>Des présidents de fédérations locales, des responsables des sections jeunesse et femmes ainsi que des milliers de militants auraient déjà quitté le CHP.</p>

<p>De son côté, la direction nationale tente de contenir cette hémorragie en révoquant plusieurs présidents provinciaux afin de préserver la discipline interne.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>11. Une nouvelle ère s’ouvre au Parlement</strong></p>

<p>L’accession du YENİ Parti au rang de principale force d’opposition ouvre une nouvelle phase parlementaire.</p>

<p>Dans les prochains jours :</p>

<p>* les présidents et vice-présidents du groupe parlementaire seront désignés ;</p>

<p>* la composition des commissions sera réorganisée ;</p>

<p>* les temps de parole en séance plénière seront redistribués ;</p>

<p>* la représentation au Bureau de l’Assemblée sera revue ;</p>

<p>* les prérogatives réservées au principal parti d’opposition seront désormais exercées par le YENİ Parti.</p>

<p>Ces changements auront des conséquences directes sur le fonctionnement du Parlement et sur l’équilibre politique national.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>12. Les regards se tournent désormais vers l’organisation du parti</strong></p>

<p>Dans les prochains jours, le YENİ Parti devrait annoncer :</p>

<p>* la composition de son Comité exécutif central ;</p>

<p>* les vice-présidents du parti ;</p>

<p>* son porte-parole ;</p>

<p>* la direction de son groupe parlementaire ;</p>

<p>* les responsables provinciaux et départementaux ;</p>

<p>* son programme politique.</p>

<p>La rapidité avec laquelle le parti parviendra à s’implanter, notamment dans les grandes villes historiquement acquises au CHP, sera déterminante pour son avenir.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/751864967_1031153205972215_4307101980314175106_n.jpg" /></p>

<p><strong>Conclusion</strong></p>

<p>La Turquie n’a pas seulement vu naître un nouveau parti politique.</p>

<p>C’est toute l’architecture de l’opposition qui vient d’être redessinée.</p>

<p>L’équilibre des forces au Parlement a changé.</p>

<p>Le CHP traverse l’une des crises internes les plus graves de son histoire, tandis que le YENİ Parti s’impose dès sa création comme la deuxième force politique de la Grande Assemblée nationale et le nouveau principal parti d’opposition.</p>

<p>Mais le mouvement est loin d’être terminé.</p>

<p>Les démissions qui se multiplient dans les provinces, les districts, les municipalités et les organisations locales laissent penser que « l’hémorragie » au sein du CHP pourrait encore s’amplifier dans les semaines à venir.</p>

<p>Désormais, l’attention ne se porte plus uniquement sur Ankara, mais sur l’ensemble du territoire turc, où les prochains ralliements, les éventuels basculements de municipalités et la capacité du YENİ Parti à structurer rapidement son implantation pourraient profondément remodeler le paysage politique turc.</p>

<p>Les prochains jours seront déterminants, non seulement pour l’avenir du YENİ Parti, mais aussi pour l’ensemble de l’opposition en Turquie.</p>

<p>Voir moins</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 25 Jul 2026 14:45:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Donald Trump brandit la menace des droits de douane après l&#039;amende contre Google : comprendre les véritables enjeux derrière son discours</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
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                <description><![CDATA[Donald Trump brandit la menace des droits de douane après l'amende contre Google : comprendre les véritables enjeux derrière son discours]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1>Donald Trump brandit la menace des droits de douane après l'amende contre Google : comprendre les véritables enjeux derrière son discours</h1>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p>L'annonce a immédiatement provoqué un regain de tensions entre Washington et Bruxelles.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-25%20at%2010_41_15.jpeg" /></p>

<p>Quelques heures après que la Commission européenne a infligé une <strong>amende de 890 millions d'euros à Google</strong>, Donald Trump a menacé l'Union européenne de nouvelles mesures commerciales, évoquant notamment une augmentation des droits de douane visant les produits européens.</p>

<p>Le président américain accuse Bruxelles de mener une politique discriminatoire contre les entreprises américaines et a annoncé le lancement d'une enquête commerciale afin d'examiner les pratiques européennes.</p>

<p>Ce discours s'inscrit dans une stratégie politique bien connue de Donald Trump. Depuis plusieurs années, il présente régulièrement les entreprises américaines comme victimes de réglementations étrangères afin de justifier une politique protectionniste et le renforcement des droits de douane. Cette rhétorique trouve un écho auprès d'une partie de son électorat, sensible au thème de la défense de l'industrie américaine face aux puissances étrangères.</p>

<p>Mais les faits confirment-ils réellement que l'Union européenne cible exclusivement les entreprises américaines ?</p>

<p>L'examen des décisions prises par Bruxelles montre une réalité beaucoup plus complexe.</p>

<p>Les sanctions européennes concernent des entreprises américaines, chinoises et, dans certains cas, des entreprises européennes. Surtout, elles ne reposent pas toutes sur les mêmes bases juridiques. C'est précisément cette confusion qui nourrit aujourd'hui le débat public.</p>

<p>Pour comprendre cette affaire, il faut distinguer quatre catégories totalement différentes : le droit de la concurrence, le Digital Markets Act (DMA), le Digital Services Act (DSA) et le droit fiscal européen.</p>

<h1>Première confusion : Google n'a pas été sanctionnée pour des raisons fiscales</h1>

<p>De nombreux commentaires évoquent une « taxe européenne contre Google » ou une « sanction fiscale ».</p>

<p>C'est faux.</p>

<p>L'amende de 890 millions d'euros ne concerne absolument pas l'impôt.</p>

<p>Elle sanctionne des pratiques commerciales jugées contraires au <strong>Digital Markets Act</strong> et aux règles européennes de concurrence.</p>

<p>Autrement dit, il ne s'agit pas de savoir combien Google paie d'impôts, mais de vérifier si le groupe utilise sa position dominante pour empêcher une concurrence équitable.</p>

<h1>Les quatre grands types de procédures européennes</h1>

<h2>1. Le droit de la concurrence</h2>

<p>Il s'agit du plus ancien mécanisme européen.</p>

<p>Son objectif est simple :</p>

<p>empêcher une entreprise devenue dominante d'utiliser son pouvoir pour éliminer ses concurrents.</p>

<p>Les autorités européennes peuvent intervenir lorsqu'une entreprise :</p>

<ul>
	<li>abuse de sa position dominante ;</li>
	<li>favorise ses propres services ;</li>
	<li>conclut des ententes illicites ;</li>
	<li>verrouille un marché.</li>
</ul>

<p>Google est poursuivie depuis plusieurs années sur ce fondement.</p>

<h2>2. Le Digital Markets Act (DMA)</h2>

<p>Entré en vigueur afin d'encadrer les géants du numérique, le DMA ne concerne qu'un nombre limité de très grandes plateformes qualifiées de <strong>gatekeepers</strong>.</p>

<p>Il leur impose notamment :</p>

<ul>
	<li>de ne pas favoriser leurs propres services ;</li>
	<li>de laisser davantage de choix aux consommateurs ;</li>
	<li>d'autoriser les développeurs à proposer des offres concurrentes ;</li>
	<li>d'assurer une concurrence équitable entre plateformes.</li>
</ul>

<p>Il ne s'agit donc pas d'une réglementation fiscale.</p>

<p>Le DMA vise exclusivement le fonctionnement des marchés numériques.</p>

<h2>3. Le Digital Services Act (DSA)</h2>

<p>Le DSA poursuit un objectif totalement différent.</p>

<p>Il concerne la responsabilité des plateformes vis-à-vis des consommateurs.</p>

<p>Il impose notamment :</p>

<ul>
	<li>la lutte contre les produits contrefaits ;</li>
	<li>la suppression des contenus illicites ;</li>
	<li>la protection des mineurs ;</li>
	<li>la transparence des algorithmes ;</li>
	<li>le contrôle des vendeurs ;</li>
	<li>la sécurité des places de marché.</li>
</ul>

<p>C'est dans ce cadre qu'AliExpress ou X ont été sanctionnés.</p>

<h2>4. Les règles fiscales européennes</h2>

<p>Les affaires fiscales constituent encore un autre domaine.</p>

<p>Elles concernent :</p>

<ul>
	<li>les aides d'État ;</li>
	<li>les rescrits fiscaux ;</li>
	<li>les prix de transfert ;</li>
	<li>l'impôt sur les sociétés ;</li>
	<li>la TVA ;</li>
	<li>l'optimisation fiscale agressive.</li>
</ul>

<p>Ces dossiers n'ont aucun rapport avec Google Play, les algorithmes ou les plateformes numériques.</p>

<h1>Les entreprises américaines sanctionnées</h1>

<p>Les groupes américains représentent naturellement une part importante des procédures européennes puisqu'ils dominent largement l'économie numérique mondiale.</p>

<h2>Google (Alphabet)</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Procédures :</p>

<ul>
	<li>droit de la concurrence ;</li>
	<li>Digital Markets Act.</li>
</ul>

<p>Motifs :</p>

<ul>
	<li>favoritisme dans Google Search ;</li>
	<li>restrictions imposées aux développeurs via Google Play ;</li>
	<li>abus de position dominante.</li>
</ul>

<p>Dernière sanction :</p>

<p><strong>890 millions d'euros.</strong></p>

<h2>Apple</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Procédure :</p>

<p>Digital Markets Act.</p>

<p>Motif :</p>

<p>Apple empêchait certains développeurs d'informer leurs utilisateurs qu'il existait des offres moins chères en dehors de l'App Store.</p>

<p>Sanction :</p>

<p><strong>500 millions d'euros.</strong></p>

<h2>Meta (Facebook – Instagram)</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Procédure :</p>

<p>Digital Markets Act.</p>

<p>Motif :</p>

<p>Le modèle « payer ou accepter la publicité personnalisée » a été considéré comme contraire aux obligations européennes.</p>

<p>Sanction :</p>

<p><strong>200 millions d'euros.</strong></p>

<h2>X (ancien Twitter)</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Procédure :</p>

<p>Digital Services Act.</p>

<p>Motifs :</p>

<ul>
	<li>manque de transparence ;</li>
	<li>insuffisance des contrôles ;</li>
	<li>obligations d'information incomplètes.</li>
</ul>

<p>Sanction :</p>

<p><strong>120 millions d'euros.</strong></p>

<h2>Amazon</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Situation :</p>

<p>Plusieurs enquêtes DMA sont actuellement ouvertes.</p>

<p>Aucune décision définitive n'a encore été rendue.</p>

<h2>Microsoft</h2>

<p>Nationalité : États-Unis</p>

<p>Situation :</p>

<p>Le groupe est soumis aux obligations du DMA en tant que gatekeeper.</p>

<p>Plusieurs contrôles sont en cours.</p>

<h1>Les entreprises chinoises concernées</h1>

<p>L'argument selon lequel Bruxelles ne viserait que les entreprises américaines ne résiste pas davantage à l'analyse.</p>

<p>Plusieurs groupes chinois figurent également parmi les sociétés poursuivies.</p>

<h2>AliExpress (Alibaba)</h2>

<p>Nationalité : Chine</p>

<p>Procédure :</p>

<p>Digital Services Act.</p>

<p>Motifs :</p>

<ul>
	<li>insuffisance des contrôles ;</li>
	<li>produits dangereux ;</li>
	<li>contrefaçons ;</li>
	<li>vendeurs frauduleux.</li>
</ul>

<p>Sanction :</p>

<p><strong>550 millions d'euros.</strong></p>

<h2>Temu</h2>

<p>Nationalité : Chine</p>

<p>Procédure :</p>

<p>Digital Services Act.</p>

<p>Motif :</p>

<p>Contrôles insuffisants sur les produits vendus sur la plateforme.</p>

<p>Sanction :</p>

<p><strong>200 millions d'euros.</strong></p>

<h2>TikTok (ByteDance)</h2>

<p>Nationalité : Chine</p>

<p>Situation :</p>

<p>La plateforme fait actuellement l'objet d'une enquête concernant :</p>

<ul>
	<li>la protection des mineurs ;</li>
	<li>les obligations de transparence ;</li>
	<li>certaines dispositions du DSA.</li>
</ul>

<p>Aucune décision définitive n'a encore été rendue.</p>

<h1>Les entreprises européennes ne sont pas exemptées</h1>

<p>Contrairement à une idée répandue, les sociétés européennes ne bénéficient d'aucune immunité.</p>

<p>Lorsque leur taille dépasse les seuils fixés par le DMA, elles doivent respecter exactement les mêmes obligations.</p>

<h2>Booking.com</h2>

<p>Nationalité : Pays-Bas</p>

<p>Situation :</p>

<p>La plateforme a été désignée gatekeeper.</p>

<p>Elle est désormais soumise aux mêmes règles que Google, Apple ou Amazon.</p>

<h1>Les grands dossiers fiscaux</h1>

<p>Les affaires fiscales sont souvent citées à tort dans le même débat.</p>

<p>Elles concernent pourtant un tout autre domaine.</p>

<p>Parmi les principaux dossiers :</p>

<h2>Apple (Irlande)</h2>

<p>La Commission européenne a contesté les accords fiscaux accordés par l'Irlande, considérant qu'ils constituaient une aide d'État illégale.</p>

<h2>Amazon (Luxembourg)</h2>

<p>L'entreprise a été visée pour des avantages fiscaux susceptibles de constituer une aide d'État.</p>

<h2>Fiat Finance (Luxembourg)</h2>

<p>Affaire portant sur un rescrit fiscal.</p>

<h2>Starbucks (Pays-Bas)</h2>

<p>Affaire relative aux prix de transfert.</p>

<h2>Engie (Luxembourg)</h2>

<p>La Commission a examiné certains avantages fiscaux accordés au groupe.</p>

<p>Ces dossiers n'ont aucun lien avec le Digital Markets Act ni avec le Digital Services Act.</p>

<h1>Pourquoi Donald Trump dénonce-t-il ces décisions ?</h1>

<p>Pour Donald Trump, la multiplication des sanctions contre plusieurs géants américains alimente son argument selon lequel l'Europe chercherait à pénaliser les États-Unis.</p>

<p>Ce discours lui permet également de justifier le recours aux droits de douane, présentés comme une réponse destinée à protéger les entreprises américaines face à ce qu'il considère comme des pratiques commerciales injustes.</p>

<p>Cette lecture est toutefois contestée par la Commission européenne.</p>

<p>Bruxelles rappelle que les règles européennes s'appliquent à toute entreprise opérant sur le marché européen dès lors qu'elle remplit les critères fixés par la législation, indépendamment de son pays d'origine.</p>

<p>La présence de sociétés chinoises comme AliExpress, Temu ou TikTok parmi les entreprises visées, ainsi que l'application du DMA à une entreprise européenne comme Booking.com, illustre cette approche fondée sur le statut de la plateforme et ses pratiques, et non sur sa nationalité.</p>

<h1>Ce qu'il faut retenir</h1>

<p>L'affaire Google dépasse largement le cas d'une seule entreprise.</p>

<p>Elle révèle deux visions profondément différentes de la régulation économique.</p>

<p>D'un côté, les États-Unis, où l'administration Trump considère que ces sanctions constituent un frein au développement des entreprises américaines et un argument supplémentaire en faveur d'une politique commerciale plus protectionniste.</p>

<p>De l'autre, l'Union européenne, qui affirme appliquer un cadre juridique uniforme à toutes les entreprises présentes sur son marché, qu'elles soient américaines, chinoises ou européennes.</p>

<p>La polémique actuelle montre surtout combien il est essentiel de distinguer les différents régimes juridiques. Les sanctions liées au <strong>droit de la concurrence</strong>, au <strong>Digital Markets Act</strong>, au <strong>Digital Services Act</strong> et au <strong>droit fiscal</strong> répondent à des objectifs distincts et ne peuvent être confondues. Sans cette distinction, le débat risque d'être réduit à une opposition politique entre Washington et Bruxelles, alors qu'il porte avant tout sur la manière dont les grandes plateformes mondiales doivent être régulées dans le marché européen.</p>

<h1>Les banques ne sont pas épargnées non plus</h1>

<p>Les sanctions européennes ne concernent pas uniquement les géants de la technologie. Depuis plusieurs années, de nombreuses banques internationales ont également été condamnées par la Commission européenne ou par les autorités européennes de supervision pour des infractions aux règles de concurrence, de transparence financière, de lutte contre le blanchiment d'argent ou de manipulation des marchés financiers.</p>

<p>Contrairement aux affaires visant Google, Apple ou AliExpress, ces procédures relèvent principalement du <strong>droit bancaire</strong>, du <strong>droit de la concurrence</strong> ou de la <strong>réglementation financière</strong>, et non du Digital Markets Act (DMA) ou du Digital Services Act (DSA).</p>

<p>Parmi les établissements ayant fait l'objet de sanctions figurent notamment :</p>

<ul>
	<li><strong>Deutsche Bank (Allemagne)</strong> : plusieurs condamnations pour participation à des ententes sur les marchés financiers, notamment dans les secteurs des obligations et du change, ainsi que des sanctions dans l'affaire du LIBOR.</li>
	<li><strong>UBS (Suisse)</strong> : sanctionnée dans plusieurs affaires liées à des cartels bancaires et à la manipulation de certains marchés financiers.</li>
	<li><strong>Crédit Suisse (Suisse)</strong> : visée dans plusieurs enquêtes européennes concernant des pratiques anticoncurrentielles sur les marchés obligataires.</li>
	<li><strong>JPMorgan Chase (États-Unis)</strong> : condamnée dans différentes affaires d'ententes entre établissements financiers et de manipulation de marchés.</li>
	<li><strong>Bank of America (États-Unis)</strong> : impliquée dans plusieurs procédures relatives aux marchés obligataires européens.</li>
	<li><strong>Citigroup (États-Unis)</strong> : sanctionnée pour sa participation à des cartels sur les marchés des changes (Forex).</li>
	<li><strong>Barclays (Royaume-Uni)</strong> : condamnée dans plusieurs dossiers concernant le marché des devises et certaines pratiques anticoncurrentielles.</li>
	<li><strong>HSBC (Royaume-Uni)</strong> : également sanctionnée dans des affaires relatives aux marchés des changes et à des ententes entre établissements financiers.</li>
	<li><strong>NatWest (Royaume-Uni)</strong> (anciennement Royal Bank of Scotland) : impliquée dans plusieurs procédures européennes concernant des cartels bancaires.</li>
</ul>

<p>Ces affaires démontrent que les autorités européennes ne concentrent pas leurs actions sur un seul secteur économique. Les sanctions peuvent viser les plateformes numériques, les banques, les constructeurs automobiles, les laboratoires pharmaceutiques, les compagnies aériennes ou encore les industriels, dès lors qu'une enquête établit une violation des règles européennes applicables.</p>

<h2>Une logique fondée sur les règles plutôt que sur la nationalité</h2>

<p>L'ensemble de ces décisions montre que la Commission européenne applique différents cadres juridiques selon la nature des infractions constatées :</p>

<ul>
	<li>le <strong>droit de la concurrence</strong> pour les cartels, les abus de position dominante et certaines pratiques bancaires ;</li>
	<li>le <strong>Digital Markets Act (DMA)</strong> pour les grandes plateformes numériques (« gatekeepers ») ;</li>
	<li>le <strong>Digital Services Act (DSA)</strong> pour les obligations des plateformes en matière de protection des consommateurs et de sécurité en ligne ;</li>
	<li>les <strong>règles financières et prudentielles</strong> pour les établissements bancaires ;</li>
	<li>les <strong>règles fiscales</strong> pour les aides d'État, les rescrits fiscaux et certaines formes d'optimisation fiscale.</li>
</ul>

<p>Cette diversité de dossiers montre que les procédures européennes ne sont pas conçues pour cibler une nationalité particulière, mais pour faire respecter des règles spécifiques à chaque secteur d'activité. C'est précisément ce point qui constitue aujourd'hui le principal sujet de désaccord entre Bruxelles et l'administration Trump, laquelle estime que ces décisions touchent de manière disproportionnée les grandes entreprises américaines, tandis que l'Union européenne affirme appliquer un cadre juridique identique à toutes les entreprises opérant sur son marché.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 25 Jul 2026 11:38:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>Rupture historique dans la politique turque : Özgür Özel fait ses adieux au CHP et annonce la création d’un nouveau parti</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/rupture-historique-dans-la-politique-turque-ozgur-ozel-fait-ses-adieux-au-chp-et-annonce-la-creation-dun-nouveau-parti-13728</link>
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                <description><![CDATA[Rupture historique dans la politique turque : Özgür Özel fait ses adieux au CHP et annonce la création d’un nouveau parti]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<h1><span style="font-size:36px">Rupture historique dans la politique turque : Özgür Özel fait ses adieux au CHP et annonce la création d’un nouveau parti</span></h1>

<h2>Le premier soutien majeur venu d’Eskişehir est celui de Kazım Kurt</h2>

<p><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></p>

<p style="text-align:center"><strong><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/WhatsApp%20Image%202026-07-21%20at%2022_20_01.jpeg" style="height:450px; width:800px" /></strong></p>

<p>La vie politique turque a connu, le 21 juillet 2026, un développement historique susceptible de modifier directement la structure et l’avenir de la principale force d’opposition du pays.</p>

<p>Écarté de la présidence du CHP à la suite d’une décision de justice, mais toujours considéré comme le « président élu » par une partie importante de l’organisation du parti, Özgür Özel a annoncé, lors de son discours devant le groupe parlementaire du CHP à la Grande Assemblée nationale de Turquie, la création prochaine d’un nouveau parti politique.</p>

<p>Özel a déclaré que les procédures de constitution de cette nouvelle formation seraient engagées avec les députés et que celle-ci deviendrait, au regard de son nombre de parlementaires, le principal parti d’opposition au sein de la Grande Assemblée nationale.</p>

<h2>Des adieux empreints de tristesse à la tribune du CHP</h2>

<p>Özgür Özel a commencé son intervention en évoquant les arrestations en Turquie, les opérations visant des maires ainsi que les personnes condamnées dans le cadre du procès de Gezi.</p>

<p>En adressant un message de solidarité aux maires, responsables politiques, journalistes, juristes et représentants de la société civile emprisonnés, Özel a présenté la situation non seulement comme une intervention politique dirigée contre le CHP, mais aussi comme une pression plus large exercée sur le droit du peuple à élire ses représentants et à être lui-même éligible.</p>

<p>Le véritable point de rupture de son discours est toutefois intervenu lorsqu’il a décrit l’état d’esprit dans lequel il montait à la tribune du groupe parlementaire du CHP :</p>

<p>« Aujourd’hui, je suis monté à cette tribune avec des sentiments différents de ceux que j’éprouvais habituellement, portant peut-être la tristesse d’un adieu dont le moment est venu. »</p>

<p>Par ces paroles, Özel a signifié que la crise de direction et de légitimité ouverte au sein du CHP avait atteint un stade dont il devenait difficile de revenir.</p>

<h2>« Nous trouverons une voie ou nous en ouvrirons une nouvelle »</h2>

<p>Dans son long discours, Özgür Özel a retracé chronologiquement les événements survenus depuis le congrès du CHP de novembre 2023.</p>

<p>Il a soutenu que la volonté de changement apparue dans la base du parti après les élections générales de 2023 avait transformé sa conception du pouvoir. Selon lui, son accession à la présidence du CHP ne constituait pas un simple changement personnel à la tête de l’organisation, mais la traduction dans la direction du parti de la volonté de ses militants et de ses électeurs.</p>

<p>Özel a rappelé qu’aux élections locales de 2024, le CHP était devenu, pour la première fois depuis quarante-sept ans, le premier parti de Turquie, tandis que l’AKP avait reculé à la deuxième place lors d’un scrutin organisé à l’échelle nationale.</p>

<p>Il a affirmé qu’après ce succès, des opérations judiciaires et politiques avaient été engagées contre les municipalités, les maires et les responsables du CHP. Il a qualifié ce processus de tentative visant à priver le parti de candidats, d’institutions et de dirigeants.</p>

<h2>Les décisions judiciaires ont aggravé la crise au sein du CHP</h2>

<p>Les décisions de justice relatives aux congrès du CHP se trouvent au cœur du processus ayant conduit Özgür Özel à annoncer la création d’un nouveau parti.</p>

<p>En mai 2026, une décision judiciaire a annulé le congrès de 2023 au cours duquel Özel avait été élu président et a permis le retour de l’ancien président Kemal Kılıçdaroğlu à la tête du parti. Cette décision a provoqué une grave crise de légitimité au sein du CHP.</p>

<p>Özel et ses partisans ont dénoncé une intervention politique, affirmant que la volonté des adhérents et des délégués du parti avait été annulée par voie judiciaire.</p>

<p>Özel a également déclaré que les demandes visant à organiser un nouveau congrès étaient restées sans réponse et que la volonté de la majorité du conseil du parti ainsi que celle des présidents provinciaux n’avaient pas été prise en considération.</p>

<p>Il a par ailleurs affirmé que des responsables élus des branches féminines et de jeunesse avaient été remplacés par décision de la direction centrale. Selon lui, il ne s’agissait plus d’un simple conflit interne, mais d’une intervention dirigée contre les organes élus du CHP.</p>

<h2>« Nous avons quitté le bâtiment, mais nous avons emporté l’héritage »</h2>

<p>Dans l’un des passages les plus marquants de son discours, Özgür Özel a établi une distinction entre l’héritage historique du CHP, d’une part, et le bâtiment ainsi que le mécanisme actuel de direction du parti, d’autre part.</p>

<p>Il a déclaré :</p>

<p>« Nous avons quitté le bâtiment. Mais en partant, nous avons emporté avec nous l’héritage et le dépôt qui nous avaient été confiés. L’héritage est avec nous. La légitimité est avec nous. L’autorité et la mission sont avec nous. »</p>

<p>Ces propos montrent que le nouveau parti ne se présentera pas uniquement comme une structure technique formée par des députés ayant quitté le CHP. Il cherchera également à se positionner comme le continuateur de la tradition du CHP, à travers le kémalisme, la social-démocratie, les Six Flèches et les valeurs fondatrices de la République.</p>

<p>Affirmant que le CHP était désormais « sous occupation », Özel a fait référence au passage de Mustafa Kemal Atatürk d’Istanbul vers l’Anatolie :</p>

<p>« Plutôt que de rester à Istanbul occupée comme un pacha fantoche du palais, notre voie est celle tracée par Mustafa Kemal Atatürk, qui a risqué sa vie en passant en Anatolie pour mener la lutte de libération. »</p>

<h2>Le nouveau parti sera fondé par les députés</h2>

<p>Özgür Özel a également communiqué les premières informations concrètes sur le processus de création de la nouvelle formation politique.</p>

<p>Il a indiqué que des réunions auraient d’abord lieu avec les présidents provinciaux élus, les membres du conseil du parti, les membres du comité exécutif central et les députés. Il a ensuite précisé que le nouveau parti serait officiellement fondé par les parlementaires :</p>

<p>« Nous créons notre nouveau parti en franchissant la première étape avec les députés auxquels notre peuple a confié son choix et son mandat. »</p>

<p>Özel a affirmé qu’une fois les formalités techniques accomplies, le nouveau parti deviendrait, avec une avance nette, la principale force d’opposition à la Grande Assemblée nationale de Turquie.</p>

<p>Le CHP compterait 135 députés au Parlement et une partie importante d’entre eux devrait rejoindre la formation créée par Özel. Le nombre exact ne pourra toutefois être confirmé qu’après l’accomplissement des procédures officielles de fondation et la formalisation des démissions.</p>

<h2>« Nous n’abandonnons pas la tribune de la principale opposition »</h2>

<p>En faisant ses adieux à la tribune du CHP, Özgür Özel a insisté sur le fait qu’ils ne renonçaient pas à leur rôle de principale force d’opposition :</p>

<p>« Aujourd’hui, en faisant mes adieux à la tribune du groupe du Parti républicain du peuple, nous n’abandonnons en aucun cas la tribune du principal parti d’opposition. »</p>

<p>Il a précisé que l’objectif de la nouvelle formation ne serait pas seulement de conserver le statut actuel de principale opposition, mais de devenir le parti au pouvoir lors des prochaines élections.</p>

<p>« Nous comptons désormais les jours qui nous séparent du moment où nous quitterons la tribune du principal parti d’opposition pour rejoindre celle du parti au pouvoir. »</p>

<h2>Un appel à l’« Alliance de Turquie »</h2>

<p>Özgür Özel a également livré plusieurs messages sur l’orientation idéologique et politique du nouveau mouvement.</p>

<p>Il a indiqué que ses membres continueraient à se définir comme sociaux-démocrates et à rester attachés aux Six Flèches du CHP.</p>

<p>Il a néanmoins souligné que le mouvement ne se limiterait pas à l’électorat traditionnel du parti. Il a appelé les sociaux-démocrates, les démocrates conservateurs, les démocrates nationalistes, les démocrates kurdes, les socialistes et les libéraux à se rassembler sous l’égide de l’« Alliance de Turquie ».</p>

<p>Selon le cadre présenté par Özel, le nouveau parti :</p>

<ul>
	<li>
	<p>restera attaché aux valeurs d’Atatürk et de la République ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>adoptera une orientation sociale-démocrate ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>sera ouvert aux différentes sensibilités démocratiques ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>poursuivra sa solidarité avec Ekrem İmamoğlu et les autres maires emprisonnés ;</p>
	</li>
	<li>
	<p>agira avec l’objectif d’obtenir des élections anticipées et d’accéder au pouvoir.</p>
	</li>
</ul>

<h2>Les maires ne seront pas poussés à rejoindre immédiatement le nouveau parti</h2>

<p>Özgür Özel a également affirmé que le processus de transition vers la nouvelle formation serait géré de manière progressive et contrôlée.</p>

<p>Il a demandé que les maires, conseillers municipaux et responsables locaux ne subissent pas de pression pour quitter immédiatement le CHP :</p>

<p>« Dès demain matin, que personne ne demande à un maire : “Pourquoi n’as-tu pas encore rejoint le nouveau parti ?” ou à un conseiller municipal : “Pourquoi es-tu encore là-bas ?” »</p>

<p>Selon Özel, le processus devra être mené en tenant compte des risques juridiques, politiques et institutionnels. Les transferts devraient donc être progressifs, notamment en raison des conséquences qu’une démission du CHP pourrait avoir sur l’équilibre des conseils municipaux et sur le droit des administrations locales.</p>

<p>Özel a également souligné qu’Ekrem İmamoğlu, Mansur Yavaş, Zeydan Karalar et Vahap Seçer ne seraient pas laissés en dehors de cette lutte politique.</p>

<h2>Le premier soutien majeur venu d’Eskişehir : Kazım Kurt</h2>

<p>Après l’annonce d’Özgür Özel, l’un des premiers soutiens importants venus d’Eskişehir a été celui de Kazım Kurt, maire d’Odunpazarı.</p>

<p>Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Kazım Kurt a présenté la décision de créer un nouveau parti non comme une séparation personnelle, mais comme le début d’une marche historique menée au nom de la démocratie et de la volonté populaire.</p>

<p>Il a déclaré :</p>

<p>« L’histoire n’écrit pas le nom de ceux qui attendent dans leur zone de confort, mais celui de ceux qui acceptent d’en payer le prix et d’ouvrir de nouvelles voies. Aujourd’hui, nous assistons aux premiers pas d’un nouveau départ pour celles et ceux qui croient en la démocratie, à la volonté populaire et au changement. »</p>

<p>Affirmant que ce choix était celui des principes plutôt que des fauteuils, du courage plutôt que du silence et du changement plutôt que de la soumission, Kazım Kurt a poursuivi :</p>

<p>« Il ne s’agit pas d’une démarche personnelle, mais collective ; non pas provisoire, mais historique. Je crois de tout cœur à la détermination d’Özgür Özel, à son courage et à sa conception d’une politique tournée vers le peuple. »</p>

<p>Il a conclu son message en soulignant que ce combat était celui de millions de personnes réclamant la justice, la démocratie, l’égalité et la liberté :</p>

<p>« Avec la force que nous puisons dans les valeurs auxquelles nous croyons, avec le même courage et la même détermination… Que notre route soit ouverte. »</p>

<h2>Le nom officiel du nouveau parti n’est pas encore arrêté</h2>

<p>Bien qu’Özgür Özel ait utilisé l’expression « nouveau parti » dans son discours, il n’est pas encore certain qu’il s’agisse de la dénomination officielle de la future formation.</p>

<p>Dans la presse nationale et internationale, le mouvement est provisoirement désigné sous le nom de « Yeni Parti », soit « Nouveau Parti ». Le nom officiel sera confirmé lorsque le dossier de fondation sera déposé auprès du ministère turc de l’Intérieur.</p>

<p>L’emblème, les statuts, le comité des fondateurs, le siège national et l’équipe dirigeante provisoire devraient également être dévoilés à l’issue du processus officiel de création.</p>

<h2>Une nouvelle période pour la politique turque</h2>

<p>La décision d’Özgür Özel ne doit pas être considérée comme une simple scission interne au CHP.</p>

<p>Si la majorité des députés rejoint le nouveau parti, le nom, la direction et la structure institutionnelle de la principale opposition turque pourraient être profondément modifiés dans un délai très court.</p>

<p>Le CHP conservera son nom historique et son existence institutionnelle, mais devra répondre à une question centrale : quelle part de sa base électorale, de ses députés, de ses maires et de ses structures locales parviendra-t-il à conserver ?</p>

<p>Pour le nouveau mouvement, le principal défi consistera à démontrer dans quelle mesure il peut représenter l’héritage historique et idéologique du CHP sous une nouvelle bannière politique.</p>

<p>À l’issue de son discours, Özgür Özel a également dévoilé le slogan politique de cette nouvelle période sur ses réseaux sociaux :</p>

<p>« Nous avons déterminé notre direction avec le peuple. Que notre route soit ouverte. Le propriétaire et la force de cette voie, c’est le peuple. »</p>

<p><span style="font-size:26px"><strong>Le 21 juillet 2026 pourrait ainsi rester dans l’histoire politique turque non seulement comme la date d’une séparation au sein du CHP, mais aussi comme celle de la restructuration de la principale opposition et de l’émergence d’une nouvelle ambition de conquête du pouvoir.</strong></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 23:18:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title>À 56 ans, Steffi Graf sort de l’ombre pour devenir le nouveau visage</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/a-56-ans-steffi-graf-sort-de-lombre-pour-devenir-le-nouveau-visage-13689</link>
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                <description><![CDATA[À 56 ans, Steffi Graf sort de l’ombre pour devenir le nouveau visage]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:24px"><strong>À 56 ans, Steffi Graf sort de l’ombre pour devenir le nouveau visage sportif de Lidl</strong></span></p>

<p><span style="font-size:20px"><em><strong>La légende allemande du tennis ne reprend pas la compétition, mais rejoint Lidl comme ambassadrice internationale de sa marque CRIVIT</strong></em></span></p>

<p><em><span style="font-size:14px"><strong>Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</strong></span></em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/751819231_2518538405293567_6534931334732476128_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></p>

<p>Près de vingt-sept ans après avoir quitté les courts, Steffi Graf effectue un retour remarqué sur le devant de la scène. À 56 ans, l’ancienne numéro un mondiale devient l’ambassadrice internationale de CRIVIT, la marque de vêtements et d’équipements sportifs commercialisée par Lidl.</p>

<p>Contrairement à ce que certains titres pourraient laisser penser, la légende allemande ne reprend pas sa raquette pour participer à une nouvelle compétition. Elle ne devient pas non plus employée dans les rayons d’un supermarché. Steffi Graf prête désormais son image à une vaste campagne publicitaire destinée à renforcer la position de Lidl sur le marché européen du sport accessible.</p>

<p>« Find your move » : bouger plutôt que performer</p>

<p>Lancée sous le slogan « Find your move », que l’on pourrait traduire par « Trouvez votre manière de bouger », la campagne doit être diffusée dans plus de trente pays.</p>

<p>L’objectif affiché consiste à présenter l’activité physique non comme une obligation de performance, mais comme une source de plaisir, d’équilibre et de bien-être quotidien.</p>

<p>À travers Steffi Graf, Lidl cherche ainsi à toucher un public particulièrement large : sportifs réguliers, débutants, familles, personnes âgées ou consommateurs souhaitant simplement reprendre une activité physique.</p>

<p>La championne incarne une vision du sport fondée sur la régularité, la simplicité et le mouvement accessible à tous, indépendamment de l’âge ou du niveau sportif. (RetailDetail EU⁠￼)</p>

<p>Une opération commerciale particulièrement calculée</p>

<p>Le choix de Steffi Graf ne relève évidemment pas du hasard.</p>

<p>Avec ses 22 titres du Grand Chelem, ses 377 semaines passées à la tête du classement mondial et son Golden Slam historique réalisé en 1988, l’Allemande demeure l’une des personnalités les plus respectées de l’histoire du tennis.</p>

<p>En remportant, la même année, l’Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, l’US Open et la médaille d’or olympique, Steffi Graf avait réalisé un exploit encore unique dans l’histoire du tennis individuel. Elle avait pris sa retraite sportive en 1999, à l’âge de 30 ans. (Wikipédia⁠￼)</p>

<p>Son image offre à Lidl plusieurs avantages : une réputation internationale, une crédibilité sportive incontestable et une notoriété qui dépasse largement le monde du tennis.</p>

<p>Elle permet également au distributeur allemand d’associer une marque historiquement positionnée sur les prix bas à une figure symbolisant l’excellence, la discipline et la longévité.</p>

<p>Lidl veut sortir du seul univers alimentaire</p>

<p>Derrière cette campagne se dessine une stratégie économique plus large.</p>

<p>Depuis plusieurs années, Lidl ne souhaite plus être perçu uniquement comme une chaîne de supermarchés à bas prix. Le groupe développe également ses propres marques dans les secteurs du bricolage, de l’électroménager, du textile, des loisirs et désormais plus fortement dans l’équipement sportif.</p>

<p>Avec CRIVIT, Lidl ambitionne de proposer des vêtements et accessoires pour la course à pied, le cyclisme, le fitness ou les sports collectifs, tout en conservant son principal argument commercial : des produits accessibles financièrement au plus grand nombre.</p>

<p>Le recrutement de Steffi Graf doit donc permettre à CRIVIT de gagner en visibilité et en crédibilité face aux grandes enseignes spécialisées dans le sport. La campagne internationale a notamment été pensée comme un instrument de consolidation de la marque dans plus de trente marchés. (RetailDetail EU⁠￼)</p>

<p>Une nouvelle bataille autour du sport populaire</p>

<p>Le marché des vêtements sportifs ne concerne plus seulement les athlètes.</p>

<p>Les tenues de sport sont désormais utilisées dans la vie quotidienne, au travail, lors des déplacements ou pendant les loisirs. Cette évolution a transformé les équipements sportifs en produits de consommation de masse.</p>

<p>Lidl tente ainsi d’occuper un espace situé entre les grandes marques internationales, souvent plus coûteuses, et les enseignes spécialisées proposant de très larges gammes de produits.</p>

<p>Le groupe ne cherche pas nécessairement à vendre le rêve du sport de très haut niveau. Il veut plutôt convaincre le consommateur qu’une pratique sportive régulière ne nécessite ni un budget considérable ni un équipement réservé aux professionnels.</p>

<p>Dans cette perspective, Steffi Graf devient le symbole d’un sport prestigieux rendu accessible.</p>

<p>Un retour public maîtrisé</p>

<p>Depuis sa retraite, l’ancienne championne s’est montrée relativement discrète, privilégiant sa vie familiale et ses engagements personnels aux apparitions médiatiques permanentes.</p>

<p>Son retour dans une campagne internationale constitue donc un événement de communication important. Il ne s’agit pas d’un retour à la compétition, mais d’un retour contrôlé dans l’espace public, autour d’un message cohérent avec son parcours : continuer à bouger, préserver son équilibre et maintenir une activité physique à tout âge.</p>

<p>À 56 ans, Steffi Graf ne cherche plus à gagner Wimbledon. Elle aide désormais Lidl à gagner une autre compétition : celle du marché européen des vêtements et équipements sportifs accessibles.</p>

<p>Cette alliance entre une championne historique et un géant de la distribution illustre parfaitement l’évolution du sport contemporain. Les légendes ne disparaissent plus véritablement après leur retraite. Elles deviennent des marques, des références et des instruments de confiance au service de nouvelles stratégies commerciales.</p>

<h2>Qui est Steffi Graf ?</h2>

<p><strong>Steffi Graf</strong>, de son nom complet <strong>Stefanie Maria Graf</strong>, est une ancienne joueuse de tennis allemande, née le <strong>14 juin 1969</strong> à Mannheim, en Allemagne. Elle est considérée comme l’une des plus grandes championnes de l’histoire du tennis.</p>

<h3>Un palmarès exceptionnel</h3>

<p>Au cours de sa carrière, elle a remporté :</p>

<ul>
	<li><strong>22 titres du Grand Chelem en simple</strong> ;</li>
	<li><strong>7 Wimbledon</strong> ;</li>
	<li><strong>6 Roland-Garros</strong> ;</li>
	<li><strong>5 US Open</strong> ;</li>
	<li><strong>4 Open d’Australie</strong> ;</li>
	<li><strong>107 titres en simple sur le circuit professionnel</strong> ;</li>
	<li><strong>377 semaines à la première place mondiale</strong>.</li>
</ul>

<h3>L’unique « Golden Slam » de l’histoire</h3>

<p>Son exploit le plus célèbre date de <strong>1988</strong>. Cette année-là, à seulement 19 ans, elle remporte les quatre tournois du Grand Chelem — Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open — ainsi que la médaille d’or olympique à Séoul.</p>

<p>Elle réalise ainsi le <strong>Golden Slam</strong>, ou Grand Chelem doré. À ce jour, aucun autre joueur ou joueuse n’a accompli cet exploit en simple au cours d’une même année civile.</p>

<h3>Son style de jeu</h3>

<p>Steffi Graf était notamment réputée pour :</p>

<ul>
	<li>son <strong>coup droit extrêmement puissant</strong> ;</li>
	<li>sa vitesse de déplacement ;</li>
	<li>son excellente condition physique ;</li>
	<li>son revers coupé ;</li>
	<li>sa capacité à gagner sur toutes les surfaces.</li>
</ul>

<p>Son coup droit lui avait valu le surnom de <strong>« Fräulein Forehand »</strong>.</p>

<h3>Vie personnelle</h3>

<p>Elle a pris sa retraite sportive en <strong>1999</strong>, à l’âge de 30 ans. Elle est mariée depuis 2001 à l’ancien champion américain <strong>Andre Agassi</strong>, avec lequel elle a deux enfants.</p>

<p>Depuis la fin de sa carrière, elle mène une vie relativement discrète et s’engage notamment dans des activités caritatives. Elle a créé la fondation <strong>Children for Tomorrow</strong>, destinée à soutenir les enfants victimes de guerres, de persécutions et de violences.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Kadir Duran – Bruxelles Korner</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 02:04:00 +0300</pubDate>
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            </item>
                                <item>
                <title> L’Italie inscrit le féminicide dans son Code pénal : un tournant historique contre les violences faites aux femmes</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/litalie-inscrit-le-feminicide-dans-son-code-penal-un-tournant-historique-contre-les-violences-faites-aux-femmes-13685</link>
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                <description><![CDATA[ L’Italie inscrit le féminicide dans son Code pénal : un tournant historique contre les violences faites aux femmes]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px"><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/tb9/1/16/1f1ee_1f1f9.png" style="height:16px; width:16px" />&nbsp;L’Italie inscrit le féminicide dans son Code pénal : un tournant historique contre les violences faites aux femmes</span><br />
<br />
<em><span style="font-size:16px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em><br />
<br />
<span style="font-size:18px">L’Italie vient de franchir une étape majeure dans la lutte contre les violences fondées sur le genre. Le Parlement italien a définitivement adopté une loi qui fait du féminicide un crime autonome dans le Code pénal. Désormais, le meurtre d’une femme commis en raison de son sexe, dans un contexte de domination, de contrôle, de haine ou de refus d’une relation, pourra être poursuivi sous cette qualification spécifique et sera passible de la réclusion criminelle à perpétuité.</span></p>

<p style="text-align:center"><span style="font-size:18px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/750871066_2190195981552636_9130027277783997280_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></span><br />
<br />
<strong>Une adoption quasi unanime</strong><br />
<br />
Le texte a été adopté par 237 voix pour et aucune contre lors du vote final à la Chambre des députés, après avoir déjà été approuvé à l’unanimité par le Sénat. Cette convergence entre la majorité de Giorgia Meloni et les partis d’opposition illustre la volonté politique de répondre à une problématique devenue centrale dans la société italienne.<br />
<br />
Cette réforme est le fruit de plusieurs années de mobilisation de la société civile et intervient dans un contexte marqué par une succession de féminicides ayant profondément bouleversé le pays, notamment celui de Giulia Cecchettin, dont le meurtre en 2023 avait suscité une émotion nationale et relancé le débat sur les violences de genre.<br />
<br />
<strong>Une définition juridique inédite</strong><br />
<br />
La nouvelle disposition, introduite à l’article 577-bis du Code pénal italien, ne se limite pas au simple homicide d’une femme.<br />
<br />
Le féminicide est désormais défini comme le fait de tuer une femme lorsque l’acte est motivé par :<br />
<br />
* la haine ou la discrimination envers les femmes ;<br />
* une volonté de domination, de contrôle ou de possession ;<br />
* le refus de la victime d’entamer ou de poursuivre une relation affective ;<br />
* ou encore la volonté de restreindre sa liberté et son autodétermination.<br />
<br />
Cette reconnaissance juridique distingue le féminicide des autres homicides en tenant compte de son mobile spécifique.<br />
<br />
<strong>Un arsenal pénal renforcé</strong><br />
<br />
La réforme ne s’arrête pas à la création de cette nouvelle infraction.<br />
<br />
Elle prévoit également un durcissement des sanctions contre plusieurs formes de violences fondées sur le genre, notamment :<br />
<br />
* le harcèlement (stalking) ;<br />
* les violences domestiques ;<br />
* la diffusion non consentie d’images intimes (« revenge porn ») ;<br />
* ainsi que le renforcement de plusieurs mesures de protection des victimes au cours de la procédure judiciaire.<br />
<br />
Le gouvernement affirme également avoir augmenté les moyens consacrés aux centres d’accueil, aux lignes d’urgence et aux campagnes de sensibilisation.<br />
<br />
<strong>Une avancée saluée, mais un débat loin d’être clos</strong><br />
<br />
Si le vote a réuni un large consensus politique, plusieurs associations et responsables de l’opposition estiment que la répression ne peut constituer l’unique réponse.<br />
<br />
Selon eux, la lutte contre les féminicides passe également par :<br />
<br />
* l’éducation à l’égalité ;<br />
* la prévention dès le plus jeune âge ;<br />
* la protection économique des victimes ;<br />
* et une évolution des mentalités.<br />
<br />
Le débat reste particulièrement vif en Italie autour de l’éducation affective et sexuelle dans les établissements scolaires, que le gouvernement souhaite davantage encadrer, tandis qu’une partie de l’opposition réclame son caractère obligatoire comme outil de prévention.<br />
<br />
<strong>Une évolution qui pourrait inspirer d’autres pays européens</strong><br />
<br />
Avec cette réforme, l’Italie rejoint le cercle des États qui reconnaissent explicitement le féminicide comme une infraction distincte, affirmant que certaines violences contre les femmes relèvent d’une logique spécifique de domination et nécessitent une réponse pénale adaptée.<br />
<br />
Reste désormais une question essentielle : la création d’un nouveau crime permettra-t-elle de réduire durablement le nombre de femmes tuées ?<br />
<br />
L’expérience d’autres pays montre que le durcissement des peines constitue un signal fort, mais que son efficacité dépend également de la prévention, de la rapidité des procédures judiciaires, de la protection des victimes et de l’évolution des comportements sociaux.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 01:25:00 +0300</pubDate>
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            </item>
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                <title>Une présidente juive en Hongrie ? Judit Polgár proposée par Péter Magyar</title>
                <category>ULUSLARARASI / INTERNATIONALE</category>
                <link>https://www.bruxelleskorner.com/haber/une-presidente-juive-en-hongrie-judit-polgar-proposee-par-peter-magyar-13684</link>
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                <description><![CDATA[Une présidente juive en Hongrie ? Judit Polgár proposée par Péter Magyar]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:36px"><strong>Une présidente juive en Hongrie ? Judit Polgár proposée par Péter Magyar</strong></span></p>

<p><span style="font-size:26px"><img alt="??" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t20/1/16/1f1ed_1f1fa.png" style="height:16px; width:16px" /> Échecs, politique et symbole national : Judit Polgár aux portes de la présidence de la Hongrie</span></p>

<p><em><span style="font-size:16px">Par Kadir Duran – Bruxelles Korner</span></em></p>

<p style="text-align:center"><em><span style="font-size:16px"><img alt="" src="https://www.bruxelleskorner.com/public/images/detay/751563542_2327618501397771_2496917316385408974_n.jpg" style="height:450px; width:800px" /></span></em></p>

<p>19 juillet 2026 (dimanche soir) : Péter Magyar publie un message sur Facebook annonçant qu’il souhaite proposer officiellement Judit Polgár à la présidence de la République et qu’il la rencontrera le lendemain pour lui demander si elle accepte</p>

<p>La Hongrie pourrait bientôt écrire une nouvelle page de son histoire politique en confiant la magistrature suprême à une personnalité qui n’a jamais exercé de fonction gouvernementale, mais qui s’est imposée comme une référence mondiale dans un tout autre domaine : les échecs.</p>

<p>Le Premier ministre Péter Magyar a annoncé qu’il proposerait officiellement Judit Polgár, considérée comme la plus grande joueuse d’échecs de tous les temps, au poste de présidente de la République. Le chef du gouvernement doit la rencontrer afin de lui demander si elle accepte cette candidature.</p>

<p>Une légende mondiale des échecs</p>

<p>À 49 ans, Judit Polgár demeure une figure unique dans l’histoire des échecs.</p>

<p>Judit Polgár est d’origine juive, née dans une famille juive hongroise.</p>

<p>Son père, László Polgár, et sa mère, Klára Polgár, ont élevé leurs trois filles – Susan (Zsuzsa), Sofia (Zsófia) et Judit – selon une méthode éducative devenue célèbre dans le monde des échecs. La famille est connue pour ses racines juives, et plusieurs biographies ainsi que des médias spécialisés le mentionnent.</p>

<p>Son parcours est exceptionnel :</p>

<p>* seule femme à avoir dépassé les 2700 points Elo (2735 au sommet de sa carrière) ;</p>

<p>* ancienne numéro 8 mondiale toutes catégories confondues ;</p>

<p>* vingt-six années consécutives au sommet du classement féminin ;</p>

<p>* victoires contre plusieurs champions du monde, dont Garry Kasparov et Anatoli Karpov ;</p>

<p>* pionnière ayant choisi de concourir presque exclusivement dans les compétitions masculines, bouleversant les codes d’un univers longtemps réservé aux hommes.</p>

<p>Son nom dépasse aujourd’hui largement le cadre du sport. En Hongrie, elle incarne le mérite, l’excellence et le rayonnement international.</p>

<p>Une nomination hautement politique</p>

<p>Cette proposition intervient dans un contexte de profonde transformation institutionnelle.</p>

<p>Après la victoire historique du parti TISZA aux élections législatives d’avril 2026, mettant fin à seize années de pouvoir de Viktor Orbán, Péter Magyar dispose d’une majorité des deux tiers lui permettant de réformer les institutions du pays.</p>

<p>Quelques jours auparavant, le président Tamás Sulyok, considéré comme proche de l’ancien pouvoir, a quitté ses fonctions après l’adoption d’un amendement constitutionnel mettant fin à son mandat. Cette réforme s’inscrit dans la volonté affichée par le nouveau gouvernement de renouveler les principales institutions de l’État.</p>

<p>Un message adressé à la société hongroise</p>

<p>En choisissant Judit Polgár, Péter Magyar ne sélectionne pas une figure partisane.</p>

<p>Il mise sur une personnalité largement respectée, dont la carrière repose sur le travail, la discipline, l’intelligence stratégique et la reconnaissance internationale.</p>

<p>Le Premier ministre a déclaré que la Hongrie avait besoin « d’unité, de paix et d’un président dont tous les Hongrois puissent être fiers ».</p>

<p>Même si la présidence de la République reste essentiellement une fonction de chef de l’État, distincte de la direction du gouvernement, son titulaire joue un rôle majeur dans la représentation du pays, la signature des lois et l’incarnation des institutions.</p>

<p>Une nouvelle image pour la Hongrie ?</p>

<p>Depuis son arrivée au pouvoir, Péter Magyar cherche à présenter une Hongrie davantage tournée vers l’Europe, tout en rompant avec le système politique mis en place durant les années Orbán.</p>

<p>La possible élection de Judit Polgár constituerait un symbole fort de cette nouvelle orientation : celui d’un État qui mise sur le mérite, la compétence et le prestige international plutôt que sur les appartenances partisanes.</p>

<p>Si le Parlement valide cette nomination, la Hongrie deviendrait l’un des rares pays européens à porter à sa présidence une personnalité issue du monde intellectuel et sportif, sans parcours politique traditionnel.</p>

<p>Au-delà de la politique, cette décision illustrerait également une autre victoire de Judit Polgár : après avoir renversé les certitudes du monde des échecs, elle pourrait désormais contribuer à redessiner l’image institutionnelle de son pays sur la scène européenne.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 01:04:00 +0300</pubDate>
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