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  • 03 Mayıs 2017, Çarşamba 17:50
KadirDuran

Kadir Duran

Journée mondiale de la liberté de la presse 3 mai en Turquie

Bruxelles Korner

Journée mondiale de la liberté de la presse

3 mai en Turquie


Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias.

 

Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de :

 

• célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse,

• d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde,

• de défendre l’indépendance des médias et

• de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.


 

Pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, Le parlement européen a organisé une exposition et une conférence sur les journalistes et écrivains turcs emprisonnés en Turquie.

 

La Turquie  134 ème pays sur 180 au classement mondial de la liberté d’expression.

 

La conférence a été organisée par Dutch S&D Délégation des socialistes démocrates, (S&D), Parti Liberal (ALDE) et les ecolos  (Greens-EFA) avec la participation de Rebecca Harms, Kati Piri, Marju Lauristin, Terry Reintke et Bodil Valero.

Ainsi que de l’épouse du caricaturiste Musa Kart du journal « Cumhuriyet »qui a été détenu plus de 180 jours comme invités et l’écrivaine Asli Erdogan à participé en live à la conférence.

Etant coutume, de tenir une minute de silence, il n y a pas eu de minute de silence pour rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession, en 103 ans, il y a eu 112 journalistes tués en Turquie selon l’association des journalistes turcs.

(http://www.gazeteciler.com/haber/103-ylda-112-gazeteci-ve-yazar-ldrld/207017)


Afin d’évaluer la liberté de presse, les journalistes et écrivains emprisonnés en Turquie ont été le centre de gravité  de la conférence.


 

Pour rappel, Après le putsch raté du 15 juillet 2016 en Turquie, dans la nuit du 15 au 16 juillet en Turquie, une tentative de coup d'Etat avorté  s'est soldée par la mort de 273 personnes et a représenté la pire menace pour le pays,

 

Le prédicateur septuagénaire Fethullah Gülen a été accusé du putsch.


Les cercles très larges de ses sympathisants présumés sont, qui touche notamment l'armée, les médias, la justice ou l'éducation: plus de 60 000 limogeages, parmi les détenues, 163 journalistes et écrivains en prison, en attente de leurs procès, détentions ou gardes à vue sont recensées.

En novembre 2016, le Parlement européen demande le gel des négociations d'adhésion en raison des accords concernant la crise migratoire européenne et les mesures de répression jugées

« Disproportionnées » prises par Ankara suite à la tentative de coup d'État de juillet 2016.

Avec la validation du référendum constitutionnel sur le changement de régime politique en mars 2017, des représentants nationaux et européens se prononcent pour un arrêt de la procédure.

La détention des journalistes ont attirées la foudre au gouvernement turc par les européens à suspendre les négociations d’adhésion et à inviter à respecter les conditions de droit de l homme.

Le référendum de16 avril 2017 en Turquie est un scrutin qui vise à inscrire dans la Constitution de 1982 les amendements de 2017 qui constituent le passage des institutions d'un régime parlementaire vers un régime présidentiel.

Pour finir, la Turquie dira « au revoir » à l’Union européenne si celle-ci n’ouvre pas de nouveaux chapitres de négociations pour l’adhésion d’Ankara, a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan.


Alors qu’Il y a peu d’un an, la Turquie était le partenaire idéal pour l’UE, les turcs allaient voyager dans l’union européenne librement moyennant un passeport spécial, en moins d’un an, les relations ont dégradées, elles sont arrivées au point mort, en état de saturation, entente corrompue.

Des milliers de personnes ont perdu leur travail, des milliers de procès en cours, des milliers d’instructions, des milliers d’engagé, … et l’état d’urgence ont mené l’état au ralentissement du système judiciaire.

 

Beaucoup de détenus sont dans l attente d’un procès équitable, qui est actuellement mis en doute par l’UE.

Beaucoup de journalistes mis en examen sympathisants présumés d’une appartenance à l’organisation  Guleniste,  terroriste,  PKK ou  encore d’apologie à la haine ou au terrorisme.


Parmi les journalistes emprisonnés, il y a eu Aslı Erdoğan

Née en 1967, Sa mère est une intellectuelle originaire de Salonique tandis que son père est un Circassien qui a dû abandonner sa région natale, Aslı Erdoğan est une romancière turque et une journaliste qui milite pour les droits humains et les droits des femmes. Elle a écrit son premier roman, Kabuk Adam (L’Homme écorce) en 1993. Ses thèmes récurrents sont l’amour impossible, la vie en terre étrangère, le monde carcéral… Elle a été arrêtée le 17 août 2016 et emprisonnée dans la prison Barkirköy d’Istanbul, puis libérée le 29 décembre 2016.


 

Alors que l'écrivaine turque a obtenu la liberté provisoire il y a quelques jours, ses chroniques parues dans le journal pro-kurde Özgür Gündem sont parues le 4 janvier dernier chez Actes Sud. Intitulé Le silence même n'est plus à toi, le recueil dresse le portrait d'une femme déterminée à lutter par les mots contre toute forme d'oppression.

«Je ne veux pas être complice de l'assassinat des hommes, ni de celui des mots, c'est à dire de la vérité.» Elle est donc «ce mot qui refuse de se taire», ce mot qui refuse d'être complice de la politique islamo-conservatrice de Recep Tayyip Erdogan. Asli Erdogan, remise en liberté provisoire le 29 décembre dernier, risque aujourd'hui la prison à perpétuité. Officiellement, l'AKP reproche à la romancière de 49 ans d'être une «terroriste». ( le Figaro )


«J'essaie de me rendre invisible, de me fondre et de m'évanouir dans l'obscurité pâlissante, de me mêler aux ombres, de m'enrouler dans un ultime bout d'étoffe arraché aux lambeaux de la nuit»

Asli Erdogan

15 Juillet, 2016 (tentative de putsch en Turquie)

Asli Erdogan , toujours interdite de voyager, à participé à la conférence en LIVE à distance, elle a témoigné de la situation actuelle en Turquie à son sujet et celui des autres journalistes emprisonnés en dénonçant du durcissement du régime turc , un appel à la UE à agir pour la liberté de presse en Turquie compromise depuis le putsch avorté du 15 juillet 2016 et à respecter les Articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, - Liberté d’opinion et liberté d’expression.

Un extrait du livre

Le silence même n’est plus à toi, Aslı Erdoğan

Ecrit par Sylvie Ferrando 25.02.17

Le silence même n’est plus à toi, janvier 2017, trad. turc Julien Lapeyre de Cabanes, 176 p.

Ecrivain(s): Aslı Erdoğan Edition: Actes Sud

C’est un long cri d’alarme et de douleur que pousse Aslı Erdoğan tout au long de ce petit et précieux recueil composé de vingt-neuf chroniques de la vie turque d’aujourd’hui. De nombreux thèmes sont abordés : le statut des femmes dans la société, le manque de liberté, d’égalité, la répression, l’enfermement, l’étouffement.

Le titre du recueil est tiré d’un poème de Georges Séféris, Gymnopédie, « Mycènes » :

« Le silence même n’est plus à toi,

En ce lieu où les meules ont cessé de tourner ».

Dans ce pays d’oppression, même notre propre mort nous est confisquée. En temps de guerre, il semble que le monde ait moins besoin de vérité. C’est pour la défense d’une vérité intangible de l’humain et de la femme, en laquelle elle croit et pour laquelle elle s’engage jusqu’à l’emprisonnement, qu’Erdogan prend la plume.

La Turquie est décrite comme un régime fasciste qui casse l’espoir, représenté par la virgule emprisonnée du présent : « Un jour sans commencement ni fin, un jour de plus… Comme une virgule placée au hasard entre deux longues phrases, entre le passé et le présent, et qui attend en silence à son point d’accroche… Deux immenses phrases monotones qui se répètent l’une l’autre… ».

Les métaphores de la Turquie se succèdent : « Etre coincé dans un immeuble en feu… », Avec des morts, du sang, de la fumée à l’intérieur et à l’extérieur de l’immeuble. La torture, la prison, la douleur sont décrites : « Quand on entrait dans la prison, ils nous appelaient la caravane d’estropiés en se moquant, et ils se tordaient de rire. […] Au fond de nous-mêmes, là où la vie nous rattache à elle, nous ne cessons et ne cesserons jamais de saigner… ».

La défense des femmes dans une société dominée par les hommes revient à de nombreuses reprises : « La forme de tyrannie la plus antique, la plus tenace, la plus profonde et sournoise, est liée à celle que les hommes exercent sur les femmes ». Ainsi que les textes institutionnels sur l’égalité hommes-femmes le précisent, la Turquie est mal placée : le taux de représentation des femmes en politique est l’un des plus bas des pays industrialisés. Les femmes ne sont plus du côté de la loi, mais elles sont passées ou doivent passer du côté de la révolte. Quand la plume se fait poétique, Erdogan exprime un véritable hymne à la femme : « Je suis le corps qui accouche du temps, […] la mémoire de tous les secrets, ceux des eaux et de la première lueur s’accouplant avec l’ombre, […] la matrice, la mélodie qui initie toute chose, […] la poitrine emplie de lait, […] la terre sortant de son sommeil ».

L’un des plus touchants passages du recueil est sa rencontre avec l’écrivain Yachar Kemal, qui lui rappelle ce qu’est le « métier d’écrire », et dont les phrases ont le « goût de sagesse et de terroir ». Dans cet acharnement à écrire, le véritable espoir pour Erdogan réside dans un autre signe de ponctuation, à savoir les points de suspension : « Quand on met trois points à la suite, cela marque une pause, un vide, une incomplétude, et c’est selon moi le plus significatif des signes de ponctuation. […] “Être femme” et, comme une libération intérieure davantage que comme une respiration, j’avais ajouté trois petits points […] ».

Sylvie Ferrando


Le second témoignage a été par l’épouse du caricaturiste Musa Kart du journal « Cumhuriyet »qui a été détenu plus de 180 jours. Elle a dénoncé l’impartialité douteuse de la cour suprême de l’état ainsi que des magistraux.


Le discours complet est disponible sur notre chaîne youtube ;

 

La conférence à continué avec l intervention des invités, chacun d’entres elles, Rebecca Harms, Kati Piri, Marju Lauristin, Terry Reintke et Bodil Valero ont partagé leurs expériences de journalistes ou de reporters en Turquie avant le putsch, ainsi que des conditions de la liberté d’opinion et d’expression.

 

L’appel en aide des journalistes et des écrivains turcs de Turquie a été écouté au parlement européen devant diverses presses nationales et internationales, la demande au gouvernement turc à respecter les Articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, - Liberté d’opinion et liberté d’expression.

Ainsi que le respect et le droit des conditions de détentions des journalistes et des écrivains.

 

Le droit international stipule que la liberté d'expression doit être la règle. Les restrictions sont une exception et ne sont autorisées que dans le but de protéger :

 

• les droits ou la réputation d'autrui

• la sécurité nationale

• l'ordre public

• la santé publique

• les bonnes mœurs


 

Le discours complet est disponible sur notre chaîne youtube ;

Pour finir, une exposition sur les journalistes emprisonnées actuellement a suivie la conférence.


 

Duran K

 


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