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120 M refugies dans UE, des pays refuses..

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120 M  refugies dans UE, des pays refuses..
  • 23 Eylül 2015, Çarşamba 23:55

INTERNATIONAL

 

 

INTERNATIONAL

Les ministres européens de l'Intérieur ont approuvé mardi à Bruxelles, lors d'un rare vote à la majorité qualifiée dans ce genre de matière, le plan de relocalisation de 120.000 réfugiés et migrants, révélant une fracture entre la "Vieille Europe" et certains des nouveaux Etats membres est-européens, bien que la décision s'appliquera en principe aux 28 pays. "La décision sur la relocalisation de 120.000 personnes a été adoptée par une très très large majorité" d'Etats membres, "au delà de celle qui est prévue dans les traités", faute de consensus, a annoncé le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères - qui a aussi l'Asile et la Migration dans ses compétences -, Jean Asselborn, au cours d'une conférence de presse.

Quatre pays d'Europe de l'est (Roumanie, République tchèque, Slovaquie et Hongrie) se sont opposés à la proposition de compromis sur la table à propos de la répartition de 120.000 réfugiés arrivés en Grèce, en Italie et en Hongrie, lors de ce vote à la majorité qualifiée entre ministres européens de l'Intérieur, face à une crise migratoire sans précédent.

La Finlande s'est pour sa part abstenue, a-t-on précisé de source belge.

"Nous avons eu un vote, conforme au traité" qui régit le fonctionnement de l'Union européenne, a ajouté M. Asselborn, au nom de la présidence tournante de l'UE, expliquant que les chiffres du nombre de personnes à accueillir par pays "sur une base volontaire" avaient été "légèrement adaptés" par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne sans qu'il ne soit plus question de "quotas".

Car la décision de mardi s'appliquera à tous les Etats-membres, y compris la Hongrie, qui était très réticente, a souligné le chef de la diplomatie grand-ducale. "Chaque pays doit accepter le nombre (de demandeurs d'asile) qui lui a été attribué. Aucun Etat n'a le droit de refuser, a-t-il renchéri en faisant valoir l'"urgence" et la "solidarité", non seulement entre pays européens, mais envers les personnes en situation de détresse.

"Je ne doute pas qu'ils (ces quatre pays) mettront les décisions pleinement en oeuvre comme ils ont l'habitude de le faire, comme nous tous, dans le plein respect du droit communautaire", a-t-il lancé.

M. Asselborn a assuré que cet instrument permettant de relocaliser 120.000 réfugiés "pourra maintenant être très rapidement mis en oeuvre" avec l'aide de la Commission européenne, notament pour l'installation de "hotspots" (les premiers centres d'enregistrement des migrants arrivant aux frontières extérieures de l'UE) en Italie et en Grèce.

31.000 réfugiés seront accueillis en Allemagne, a indiqué mardi soir le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Pour la Belgique, le nombre devrait être de 4.450 personnes, alors que la proposition initiale de la Commission portait sur 4.564, après que la répartition se soit finalement imposée à tous les Etats membres.

 

La réunion ministérielle de Bruxelles sera suivie mercredi d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat ou de gouvernement, concentré notamment sur l'aide à apporter aux pays tiers pour endiguer le flux de demandeurs d'asile, et qualifié de "dernière chance" par le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).

 

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré qu'il n'accepterait pas de "diktat" de l'UE et préférait transgresser les règles européennes que d'implanter les quotas obligatoires décidés mardi à Bruxelles, selon un média. "Je préfère plutôt faire face à une procédure de transgression contre la République slovaque que d'accepter ce diktat de la majorité qui n'était pas en mesure de faire passer sa position en se basant sur des arguments rationnels et de parvenir à un consensus au sein de l'UE", a déclaré M. Fico, cité par la chaîne d'information en continu de la télévision slovaque TA3.

Le Premier ministre slovaque a fait cette déclaration peu après la réunion des ministres européens de l'Intérieur à Bruxelles sur la relocalisation de 120.000 personnes, malgré la ferme opposition des pays de l'Europe centrale.

A la veille du sommet de l'UE de mercredi, M. Fico n'a pas exclu de bloquer ce sommet extraordinaire des chefs d'Etat ou de gouvernement, concentré notamment sur l'aide à apporter aux pays tiers pour endiguer le flux de demandeurs d'asile, et qualifié de "dernière chance" par le HCR.

"Nous ne serons jamais pour les quotas obligatoires, même si nous devons être isolés dans notre position", a-t-il déclaré à la presse.

"Si quelqu'un pense qu'on peut nous faire peur, il se trompe", a-t-il ajouté.

La Slovaquie s'est opposée, avec plusieurs autres pays d'Europe de l'est dont la Pologne, la Hongrie et la République tchèque farouchement hostile à ce mécanisme de solidarité entre Européens face à une crise migratoire sans précédent.

 

La Pologne a changé de position à la dernière minute mardi et a voté pour l'accueil des réfugiés, pour pouvoir un jour compter sur la solidarité européenne, en cas d'escalade du conflit en Ukraine et de l'arrivée d'une éventuelle vague de réfugiés ukrainiens en Pologne.

 

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